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 Un petit Sykes of Woodbury sur terre! *pv Apo*

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MessageSujet: Un petit Sykes of Woodbury sur terre! *pv Apo*   Mer 4 Nov - 18:34

Britanny arrivait doucement mais surement au terme d’une grossesse passée sans encombre si ce n’est le manque cruel d’une personne essentiel dans ce genre d’aventure. Voilà pourquoi en cette matinée de début de printemps, la jeune femme avait décidé de rendre une petite visite à son cousin préféré et accessoirement père de la future crevette. La sorcière était assez angoissée à l’idée de le revoir, surtout maintenant, aucune nouvelle depuis ce jour de dispute, rien, si ce n’est les questions qu’elle lui avait fait parvenir pour les besoins de son articles dans la Gazette du Sorcier et auxquelles il avait répondu avec un grand professionnalisme.

Lorsqu’elle arriva devant la maison qu’elle ne reconnu que trop bien, puisque c’était ici de que la petite chose qui habitait son bidon avait été conçu. Elle poussa la porte qui s’ouvrit sans effort, apparement Apophis n’était pas revenu depuis la dernière fois, ou bien il n’avait pas encore eu le temps de retaper la demeure… c’était au choix, de toute façon avec son travail de directeur de l’école Taliesin, il ne devait pas lui rester beaucoup de temps pour lui. La jeune femme entra donc sans trouver aucune résistance quel qu’elle soit. L’endroit lui parut un tout petit peu plus ranger que la première fois, lorsqu’elle eu parcouru du regard l’entrée et les pièces qu’elle pouvait voir de là.


- Apophis?

Sa voix oscillait entre la peur et l’attente d’une grande chose, elle n’était pas vraiment certaine que c’était une bonne idée que de venir ici, mais puisque l’envie de le voir avait été la plus forte elle n’avait pu faire autrement que de céder à cette envie.

Britanny avança jusque dans la cuisine, puisque son appel était resté sans réponse, et elle trouva sur la table ses lettres ouvertes. Au moins il les avait reçus et lu pensa la jeune femme plutôt soulagée de voir ses papiers posés là. Elle tira une chaise et s’assit, porter une grossesse quasiment à terme était un effort qui demandait beaucoup d’énergie, et s’assoir après avoir autant marché était vraiment une des choses les mieux venues. Elle se saisit du paquet de lettres et les relus, de toute façon elle n’avait plus qu’à attendre son cousin en espérant qu’il aurait la bonne intuition de rentrer chez lui ce soir là.



----------------------------

Cher Apophis,

Je te remercie d’avoir répondu aussi rapidement à mon questionnaire, tu pourras retrouver la totalité de l’article dans la Gazette de Lundi prochain.
Mais tu dois bien te douter que ça n’est pas seulement pour cela que je t’écris, et tu auras bien raison de le penser, car l’annonce que contient cette lettre est bien plus importante que mon poste dans ce journal. Comme tu l’espérais, je suis bel et bien enceinte, le verdict est tombé hier mais je n’ai pas eu le courage de t écrire avant aujourd’hui. Comme tu t’y attendais, je pense que tu n’auras aucune attention vis-à-vis de cela et je tiens à te dire que je n’en attend aucune. Comme tu as pu le voir lors de notre dernière rencontre j’ai arrêté de fumer dans cette crainte, alors à présent que je suis certaine d’attendre un enfant, tu peux être soulagé de savoir que je ne reprendrai pas avant la fin de la grossesse. Je suis peut-être bien moins mature que toi, mais je peux te jurer que ton enfant ne subira aucune agression de ce type.
Je ne vais pas te retenir plus longtemps par des mots qui ne t’atteignent peut-être qu’à peine, alors je te remercie une dernière fois pour ta participation dans mon article, et puis je te félicite pour ce que nous sommes en train de construire… à distance.
Je t’embrasse,
Britanny


***

Apophis,

Cette fois je t’écris dans l’espoir que tu répondes, j’arrive au terme du premier semestre et je n’ai toujours aucune nouvelles de ta part. Je ne sais plus que penser de tout ça, si tu savais à quel point j’ai besoin de toi!
J’ai été voir le médecin moldu de ma Mère, il m’a dit que tout allait très bien, l’enfant se développe tout à fait normalement, mais je n’ai pas souhaité savoir si nous allions avoir un garçon ou une fille. J’espère que cela ne te gène pas?
Mes parents étaient ravis de la nouvelle, même en apprenant que c’était toi le père. Tu vois, ils t’accueillent toujours à bras ouverts! Je ne les ai pas encore vu, tout c’est passé par lettres interposées, tu peux imaginé à quel point ma Mère trépigne pour me voir, mais je lui ai dis que je ne pouvais pas venir à cause du travail. En réalité je ne veux pas les voir sans toi… Me feras-tu ce plaisir? Si ça n’est pas pour moi, fait le pour mon Père qui t’affectionne toujours autant.
Je te laisse dans l’espoir d’une réponse.
Britanny

***

Apophis,

N’ayant pas de nouvelles de ta part, je te préviens par cette lettre que je ne serai pas là durant les deux prochaines semaines. Je vais me reposer chez mes parents suite à un malaise fait au travail, rassure toi tout de suite ça n’était rien de grave, juste de la fatigue, le bébé va très bien. Je peux te dire qu’il a de l’énergie car il bouge vraiment beaucoup depuis quelques temps, peut-être que son papa lui manque, tout comme il manque énormément à sa Maman…
Je t’embrasse,
Britanny

***

Cher Apophis,

Mes parents sont pleins d’attentions, comme tu t’en doutes, et souhaite t’embrasser pour te féliciter et te parler de quelques petites choses « entre hommes » comme à dis papa. Si tu savais à quel point ils te portent dans leur cœur, s’en est très touchant. Je leur ai expliqué qu’avec ton école tu ne pouvais pas te libérer comme tu le souhaitais, ils ont eu l’air de comprendre. S’ils savaient que c’est moi qui est tout gâché….
J’ai réfléchis à des prénoms cet après-midi, que penses-tu de Mary pour une petite fille, et Tristan pour un garçon? C’est assez classique, surtout Mary, mais j’aime bien. « Rosabahrn » pense que c’est une fille, je pense plutôt qu’elle veut que ce soit une fille. En tout cas elle m’a déjà fais le portait qu’elle imagine de la tête de notre enfant, et elle lui a mis ton nez! Je ne pensais pas qu’elle dessinait si bien. Ma sœur est vraiment une perle!
Tu sais, je me demande comment je vais faire si tu ne reprends pas contact… Je ne m’attendais déjà pas à avoir d’enfant mais si tu me laisses tombé… Je me raccroche aux paroles que tu m’as dites, en espérant que ça n’était pas des mots en l’air. Je sais que tu respectes tes paroles, mais les circonstances sont contre toi en ce moment… S’il te plait, ne me fait pas ça! Si j’étais devant toi, je pense que j’irai jusqu’à me mettre à genou pour te supplier.
Je ne vais pas tomber dans un pathétique qui te fera peut-être rire, même si cela est certainement déjà fais, alors je termine cette lettre ici.
Je t’embrasse,
Britanny



-------------------------

Les autres lettres n’étaient que répétition de ces quatre là, Britanny avait hésité plusieurs fois avant de le les lui envoyer, mais le manque faisant elle avait finalement envoyé une bonne dizaine de lettres durant les neufs derniers mois, qu’elle retrouvait ici laissées sur une table et dans le désordre. Elle avait conscience que ça faisait peut-être beaucoup, surtout s’il avait du travail à n’en plus trouver le temps de dormir, mais il était la seule personne sur qui elle pouvait compter ici, et surtout la seule qui devait la soutenir.

Une horloge, quelque part dans la maison, sonna les coups de quatorze heure. S’il était à Taliesin, Apophis n’était pas près de rentrer. La jeune femme relut certaines de ses lettres, seule occupation qu’elle avait pour passer le temps, et finalement elle s’endormit. La position était plutôt inconfortable, mais lorsqu’on est fatiguée, on s’endort un peu n’importe comment, et une table accompagnée d’une chaise faisaient parfaitement l’affaire. La tête posée sur son bras droit, tandis que le gauche était recourbée vers elle tenant l’une des lettres, la jeune femme avait sombrée dans un demi-sommeil sans rêve.

Endormie ainsi sur la table, comme on ne voyait pas son ventre, elle ne donnait vraiment pas l'impression d'être enceinte. La vie avait suivis son cours, et le travail lui avait bien pompé l'énergie, de ce fait elle n'avait quasiment pas prit les kilos qui accompagnent normalement une grossesse et s'était contentée d'avoir son ventre qui s'était bien arrondit. De plus, comme elle avait revêtu une robe, le vêtement noyait un peu son corps.
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MessageSujet: Re: Un petit Sykes of Woodbury sur terre! *pv Apo*   Sam 14 Nov - 14:58

Apophis s'était battu pour ravoir son appartement ! Dès son arrestation celui-ci avait été condamné, son mobilier abandonné pour les pièces les moins riches -le reste vendu aux enchères, ses affaires personnelles remises à des personnes de son entourage (dont Amanda Collins) ce qui laisait à penser que ce territoire n'était plus à personne. Le Ministère, faute d'acquéreurs, l'avait peu à peu laisser tomber en ruine... ou plutôt entre les mains de clochards et squateurs bien mal avisés et peu soigneux (c'était rien de le dire). Devenu maître de Taliesin, l'ancien Auror n'avait donc aucune raison de reprendre ce taudis... et pourtant ! Il avait fait des pieds et des mains et avait finalement réussi à le ravoir, et ce de la manière la plus bête qui soit. Oui, il avait dû racheter à l'Etat son propre appartement... et même s'il avait demandé à quelques relations qu'elles lui prêtent main forte il n'avait jamais été exaucé. Lorsque l'on veut très fort quelque chose, tous les sacrifices possibles sont bons voire nécessaires.

Cela faisait donc depuis le mois d'Octobre qu'il jouissait d'un des endroits qu'il avait le plus chéri sur Terre. Un lieu de recueillement, de souvenirs, de joie que n'avaient pas les autres demeures qu'il avait pu cotoyer. Celui-ci était spécial. Il avait un parfum spécial même... C'était son chez lui.
La première fois qu'il était entré dans ce vieil immeuble il était plus jeune que sa cousine. Ah ça oui ! Il ne devait pas avoir vingt ans... La vieille propriétaire lui avait donné un bref aperçu des lieux, insistant sur le fait qu'elle n'entreprendrait jamais de travaux de rénovation et qu'il devrait donc se contenter d'un appartement d'époque. Et lui avait répliqué, sans animosité aucune, mais plutôt avec un grand sourire aux bords des lèvres :

"Ne touchez à rien, ça sera parfait".

La pauvre femme ne devait pas s'attendre à ce qu'un "gosse de riche" vêtu d'un manteau au col de fourrure et de gants de soie blancs lui tienne un si aimable discours, leur amitié était ainsi partie de là... Jusqu'à ce que la vieille femme ne décède trois ans plus atrd et que ses héritiers ne décident de vendre les lieux. Apophis avait réuni assez d'argent pour se l'offrir, et grassement. Il en était ainsi l'heureux propriétaire.
Au fil du temps des collègues, des amis et surtout des femmes y avaient défilé. Jamais personne n'y restait longtemps d'ailleurs... à peine le temps d'un soir. C'était son antre, son repaire, sa caverne au trésor où depuis son "malheureux" incident de parcours il en avait tapissé les murs de photos anciennes afin de se rappeler... de ne jamais oublier...
Lola Jalyn était venue le voir ici. Son propre fils, Néron, avait été conçu dans sa chambre. La première fois que Rosasharn of Woodbury était allée à la rencontre de son cousin ils avaient pris une tasse de thé dans le salon. Un Aaron Millers bafoué et trahi l'avait cogné dans le hall d'entrée -si bien qu'il croyait encore voir sous la poussière du plancher les traces séchées de leurs deux sangs.

Un petit bruit de pas tatonnants se fit entendre juste derrière son dos et Sykes se rappela qu'il n'était pas seul... mais bel et bien suivi. Il fit une halte dans sa contemplation, déposa le lourd sac de toile qu'il avait sur l'épaule et se tourna vers sa petite ombre, exacte réplique de lui-même. Néron, encore un peu titubant sur ses petits petons, offrit un regard attentif et éveillé à son père, s'efforçant de tendre la main afin que celui-ci s'en saisisse. Engonçé dans ses habits d'hiver, le petit avait du mal à progresser depuis leur dernier transplanage et Sykes soupçonnait son fils d'être aussi fainéant que lui pour les balades à pieds. Il engloutit dans sa grosse patte la petite de son garçon et progressa en direction du salon dans la ferme attention d'aller y déposer quelques affaires... Rien de réellement important mais juste afin qu'il réinvestisse les lieux petit à petit. Il comptait y rester quelques jours avec Néron, et ce dans le but qu'ils puissent un peu faire connaissance tous les deux. Heureusement qu'il y était revenu la semaine dernière aux vus des saletés et autres immondices qui pouvaient trainer dans tous les coins... et Madame Jalyn lui aurait sans doute fait une jaunisse en voyant son fiston revenir avec une grippe jaune ou une inflammation explosive des poumons. Merlin, l'angoisse !

Sykes ouvrit la double porte du salon, y déposa son sac pour de bon et jeta un regard circulaire dans toute la zone sinistrée. L'humidité stagnait si bien que même des champignons avaient commencé à pousser au quatre coins du plafond et du plancher. Néron tendit son petit doigt boudiné, cherchant à attirer l'attention de son père en un :

"Gade les champions, sont oranzes !".

"Hein ? -puis de se pencher un peu plus à sa hauteur- de quoi tu parles ?".

"Les sampions !!".

Alors oui "gade les sampions" il ne voyait pas trop ce que ça voulait dire. Cependant c'est en voyant les mycoses multicores qu'il comprit enfin, lançant dans une grande plainte :

"Aaahhh ouuiii !! Les chamPiGNONS. Pas les champions, Néron...".

Désespéré oui... Et mains sur les hanches de considérer son rejeton, juste avant de lui tourner le dos en maugréant.

"Faudra que je parle à ta mère, voir dans quelle école elle t'a mis ! Ca m'étonnerait pas qu'elle t'ait flanqué chez les moldus...".

"Les moldus !! Claironna l'enfant, moldus, moldus !".

"C'est ça, oui...".

"Eireen elle est pas zentille, elle manze mes zouets !".

Il tourna ses yeux angéliques dans un sourire tout... Sykesque. Apophis rencontra son regard et hocha longuement la tête.

"C'est un bébé, laisse-lui le temps".

Juste avant d'en revenir à son sac et de commencer à en sortir tout un nécessaire de tout petit mobilier allant du lit jusqu'à la table en passant par la bassine en fonte... le parfait nécessaire de tout camp de chef des armées qui se respecte. Même Napoléon en aurait rougi ! Tout un confort matériel en miniature. Apophis ajouta :

"Et tu vas pas à la salle de bain dans la maison, d'accord ? C'est pas encore bien propre... ça prendra du temps...".

*J'suis pas femme de ménage non plus...*.

"La salle de bain c'est cracra !!".

"C'est ça...".

"Cracra !! Cracra !!".

L'enfant s'empara d'une petite malle pas plus grande qu'un grille-pain et commença à la secouer dans tous les sens histoire de vérifier si elle faisait aussi boîte à musique. Apophis eut à peine le temps de s'en emparer que l'enfant, surpris par le geste, lâchait la petite boîte.

"Mais Néron !!! S'écria-t-il de sa grosse voix qui fait peur, mais c'est pas vrai !!! Bordel !!".

Le petit resta stoïque, sans voix, pâli par la crainte. Il fit mine de se baisser pour ramasser l'objet juste avant que son père ne le devance et ne lui chipe.

"Ca t'apprendra à faire que des c*nneries !".

"Mais je...".

"Silence !".

Néron ravala sa salive. Ses yeux verts clairs se mirent à briller. Et Sykes fit du ton de celui à qui on ne la fait pas :

"Ouais bien sûr. Avec ta mère, ça. Pas avec moi".

Il laissa s'installer un moment de silence -instant durant lequel il finissait d'arranger les affaires, triait les vêtements, disposait les petits meubles. Il avait fait s'installer l'enfant dans un coin dans l'attente que les minis-fauteuils deviennent de grands fauteuils. Le petit était fatigué, l'heure du déjeuner largement dépassée. Il s'osa à protester :

"Mais p'paaa ! Moi j'ai faaimmm ! Et j'ai soif en plus...".

Sykes père releva la tête, crispé.

"Néron chéri... tu as mangé y a à peine deux heures...".

"Mais z'ai cor' faaaimm ! Et z'ai soif !".

*Il va me rendre fou, ce gosse...*.

"S'il te p'aît...".

De cette petite voix absolument attendrissante qu'emprunte les enfants en mal de reconnaissance CRUEL. Apophis se redressa, bien droit, bien tendu, et ajouta sur un tout grand sourire :

"Bien ! Je doute que l'on m'ait coupé l'eau alors je vais de ce pas chercher ce qu'il faut à la cuisine. D'accord ?".

"D'accord, papa !".

Le père acquiesça d'un signe de tête et pria son garçon de l'attendre sagement jusqu'à ce qu'il soit revenu de la cuisine avec de l'eau. On se serait cru en camp de vacances, Apophis partit dans sa propre maison, gourde d'eau à la main, pour aller y puiser de quoi satisfaire la soif du morveux. Il marchait d'un pas décidé et irrité à travers le couloir, bifurquant à la première porte à gauche direction la cuisine. Porte qu'il ouvrit. Yeux qui ne tardèrent pas à faire la même chose et en grand, en très grand face à ce qu'il avait sous le nez. Et sourire qui lentement fila doucement, découvrant des dents carnassières, plissant ses grosses joues d'enfant bien nourri, affinant ses yeux clairs de reptile. Apophis fit un pas, puis un autre, puis encore un autre, prédateur lent et captivé par sa proie, juste avant de sortir les griffes et d'exploser juste derrière son dos en un grand :

"BWAH !!".

Oui ou le "boo!" amélioré. Apophis ne lui laissa pas le temps de réagir que déjà il la tournait vers lui en se saisissant de ses bras, cherchant à apprivoiser sa frayeur :

"C'est moi, Britanny ! C'est moi là ! Tu me reconnais ?".

Il passa une main sur sa joue, laissant filer quelques mèches d'or décoiffées le long de sa tempe.

"C'est moi... Apophis. C'est moi...".

Son sourire se transforma et devint plus candide.

"Pardon si je t'ai fait peur -il retint un léger rire- non mais, c'était trop tentant !".

Il la laissa se remettre de ses émotions quelques minutes, s'asseyant tout près d'elle, l'enlaçant pour mieux la réchauffer. Mieux valait qu'elle ne perde rien, encore moins la vie et celle qui grandissait en elle... Cette pensée lui vint immédiatement en lumière et il risqua un coup d'oeil vers son ventre. Puis redevenu tout à fait sérieux :

"Ca fait combien de temps que tu es ici à m'attendre ?".

Mais qu'elle ne s'attende pas à une quelconque excuse et encore moins à une explication solide et valable ! Il n'était pas dans son genre de se justifier de ses allées et venues, encore moins auprès d'une femme. Même plus que cela, il prenait comme une défiance personnelle le fait d'être venue lui rendre visite ici-même, dans sa demeure...
Et quelle demeure ! Délabrée, humide, croupissante... et dangereuse. L'endroit rêvé pour perdre la vie.

"Quelle idiote tu peux être. Tu pouvais pas aller à Taliesin, c'était trop ch*ant ? Comment pouvais-tu être sûre que je passerai par chez moi un de ces quatre, hein ? J'y vais quasiment plus du tout.

A moins que tu m'observes...", conclut-il sur un regard luisant.

Puis il se défit de sa présence, se levant, faisant quelques pas à travers la pièce tandis que sa main furetait dans le revers de son manteau noir. Il se saisit du petit paquet en papier à moitié chiffonné, en tira une cigarette et la coinça entre ses lèvres. D'un claquement de doigts il fit jaillir une flamme qui vint caresser ses traits ronds de bébé jouflu. Il tira dessus par petite bouffée.

"A moins que... je sais pas... la mer tout ça... ça soit pas bon pour le bébé.
Aux sombres héros de l'amer qui ont su traverser les océans du vide, pas vrai ?".

Il se mit à ricaner... puis à toussotter. Trois petits coups de poing dans le moteur et il repart. Sykes s'adossa au mur juste en face d'elle et ajouta sur un long et lent soupir :

"Okay, raconte, soeurette.
Bouffée de trouille de plus avoir de nouvelles ?".
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MessageSujet: Re: Un petit Sykes of Woodbury sur terre! *pv Apo*   Dim 22 Nov - 18:33

Britanny n’avait pas entendu les bruits qu’avaient pu faire Apophis et son fils, et pourtant ils en avaient fais! Evidemment personne ne pouvaient deviner qu’une femme enceinte s’était assoupie juste dans la pièce à côté. Toujours est-il que dans cette évidente position de faiblesse elle ne put pas prendre garde au sadique qu’était son cousin, et que bien sûr elle sursauta comme pas possible lorsqu’il lui fit peur. Il avait vraiment un grain ce gars! Mais comme elle était faible! Oh oui! Surtout dans les bras d’Apophis, car à peine l’avait-il saisit que déjà elle était prête à tout oublier…

Enfin remise de ses frayeurs, elle lui accordait un petit, mais tellement sincère, sourire. Comment pouvait-elle cacher toute la joie que lui procurait sa présence? Le bébé du ressentir tout cela car il se mit à faire de nouvelles galipettes, obligeant la future mère à poser une main sur son ventre volumineux.

Mais comme souvent, cette impression de bonheur en sa présence ne fut que de courte durée, car déjà il lui repprochait d’être venue ici. La jeune femme perdit son sourire instantanément, et le regarda lui faire tous ces reproches. Et elle? Que faisait-elle? Et bien elle l’écoutait. Non pas qu’elle était trop fatiguée pour réagir, oh non ça elle le pouvait encore tout à fait, peut-être plus violement que ce que son état pouvait laisser penser. Mais elle ne bougea pas le laissant terminer sa crise.

Elle n’était plus seule, la crevette était là pour la soutenir, et ce tout petit être même pas encore présent lui procurait la force de se taire, de laisser passer l’orage sans lui fournir les foudres. A quoi bon envenimer les choses, Apophis s’en chargeait tellement bien tout seul!

« Okay, raconte, soeurette.
Bouffée de trouille de plus avoir de mes nouvelles?
» Cruel… mais tellement vrai! Elle aurait souhaité pouvoir faire une chose: prendre ses affaires et partir sans un mot, comme elle était venue. Mais ne pas lui donner satisfaction, c’est certainement ce qu’elle avait le mieux compris de leurs dernières rencontres. Elle n’allait pas lui tenir tête, elle perdrait et il le savait, mais essayer de s’approcher de son jeu. Mieux copier pour se protéger et non pas vaincre.

Britanny se leva donc et alla se poster devant lui, un petit sourire aux lèvres. Pourquoi ce grand échalat ne voulait pas comprendre qu’elle l’aimait? Qu’elle l’aimait à en crever! Bon dieu que cela était difficile, jamais elle n’avait imaginé sa vie de cette façon… La jeune fille qu’elle avait été avait toujours rêvé mariage puis enfants… Là, non seulement l’ordre était inversé, mais elle allait avoir l’enfant sans jamais avoir le mari.


- Je ne suis pas ta sœur. Elle n’avait pas perdu son sourire, et le regardait droit dans les yeux en employant un ton des plus calmes. J’étais venue m’assurer que le courrier avait suivit, si tu ne veux pas de ma présence je ne m’imposerai pas.

Une manière très peu dissimulée de dire « Laisse moi rester auprès de toi! ». Oui, la sorcière avait encore beaucoup de travail à fournir avant de pouvoir prétendre rivaliser avec le cynisme de son cousin. Elle sonda le regard d’Apophis, sans parvenir à le décrypter totalement, mais Britanny espérait que les mots qu’elle redoutait ne viendrait pas aux lèvres de son cousin.
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MessageSujet: Re: Un petit Sykes of Woodbury sur terre! *pv Apo*   Sam 28 Nov - 22:06

Et Apophis, à sa réponse, de tendre le doigt vers le monceau de feuilles caligraphiées exposées sur sa table de travail.

"Bah voila, le courrier a bien suivi".

Et de répartir sur un sourire vengeur :

"C'est la réponse qui n'a pas suivi...".

Il la considéra un instant, bras croisés, adossé au mur lui faisant face. Ce ventre arrondi, cette nature féminine transcendée par son seul acte, créant son oeuvre, entreprenant là les fondations d'une des plus hautes et plus influentes branches de la famille Sykes. Apophis contemplait là ce qui serait bientôt petit garçon ou petite fille puis homme ou femme d'affaire ou d'action -des battants, des héros, des inflexibles comme lui s'évertuait d'être et comme il s'efforçerait de les éduquer. il obserait cette future mère non avec animosité, sournoiserie ou encore dédain mais avec ce respect retranché dû à une femme dans son état et de son statut. Il se détacha de son mur et poussa un long soupir ; mais son visage d'éternel enfant n'avait rien perdu de sa malice.

"Oui, Brit'. Je t'ai dit que je serai là et je le serai. Pas besoin d'aller aux nouvelles histoire de vérifier... je suis un homme de parole".

Ses yeux se firent plus accérés, plus froids. Il savait être pétri de défaut et de choses que, oui, l'on ne pouvait que lui repprocher. Toujours était-il que lorsque Sykes avait une idée derrière la tête il allait juqu'au bout des choses... et mêmee si cela incluait de devoir s'occuper d'une bouche ou deux de plus. N'empêche il regrettait amérement l'époque ou sa tendre et belle cousine n'était pas ronde... quand pourrait-il enfin jouir de ce corps si parfait, de ses lèvres à croquer, de son front angélique ?... car s'il y avait bien quelque chose d'incroyablement beau et touchant c'était ce front large et pâle, la voûte d'opaline de ses pensées et rêves les plus doux. Tendre enfant...
Ah ! Il ne savait pas pourquoi mais, tout d'un coup, elle l'enflammait. Ah ! Vraiment, si elle n'avait pas été enceinte...
Hélas...


"Au fait, cousine, fit-il en insistant biiien sur ce dernier mot, tu sais si c'est une fille ou un garçon ?".

Si elle l'avait stipulé dans l'une de ses lettres, il était mal...

"J'ai pas d'idées de prénom... Oh, sauf peut-être pour une fille ! Rachael ou Mélandra, je sais pas...
Tu te souviens quand on était gosses les délires que tu pouvais me faire là-dessus ? Tu étais là, à la maison, à trimbaler ta poupée et à leur inventer des noms... c'était touchant".

Mot cinglant dans sa bouche et puant malgré tout l'ironie. Pour sa part, il lui semblait bien qu'Honoria, sa mère, n'avait pas eu son mot à dire concernant son propre prénom. Son mort-né de frère ainé avait été affublé du nom d'Arès, dieu de la guerre (ça veut tout dire) et papa Montgomery avait juger bon d'en rajouter une couche question symbolisme avec cette magnifique référence au dieu du néant qu'il... incarnait si bien, n'est-il pas ? Mais Honoria avait toujours été d'un romantisme un peu vieillot et ne jugeait ben souvent que par les tragédies et héros magnifiés : Parîs (mouais bof...), Rodrigue, Neron (tiens, tiens...), Britannicus (ç'aurait été drôle pour le coup...), Tristan... oute une belle panoplie édifiante.

Mais alors qu'il s'apprêtait à relancer la conversation, un bruit venu du couloir attira son attention, comme la chute assourdie de quelques choses de mou. La relation ne fut pas longue à se faire et Apophis ouvrit brusquement la porte de la cuisine pour se précipiter en dehors. il s'arrêta net devant un petit garçon blond assit sur ses petites fesses et se frottant douloureusement le crâne. Des larmes au bord des yeux, l'enfant fixa son père avec tout le désespoir du monde.


"Tombé...".

"Non, j'avais pas remarqué, Neron...".

Il se baissa pour l'aider à se relever et jeta un coup d'oeil discret... histoire de ne pas dire qu'il s'était inquiété quand même. Certains instincts ne vous quittent jamais. Il lui donna une légère tape dans le dos et répliqua :


"Et droit s'il te plaît...".

L'enfant s'exécuta aussitôt. Quant à son père, il s'empressa d'introduire dérechef son rejeton auprès de la future maman. Un air bien disjoncté imprimé sur son visage, il annonça d'une voix claironnante :

"Et voila ce que ça donne quand c'est plus graaaaannndd !!!".


Et il le poussa afin qu'il s'avance vers Britanny.

"Neron, dis bonjour à ta cousine... et future belle-mère : Britanny".

L'enfant resta interdit, oscillant entre son père et la jeune inconnue, visiblement mal à l'aise sur ses petits petons. Il ne cilla pas alors qu'un sourire étrange que la jeune femme ne connaissait que trop bien s'affichait sur le visage rond et angélique du petit blond, exacte image de son père.


"B'zour, Madame Britanny...".
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MessageSujet: Re: Un petit Sykes of Woodbury sur terre! *pv Apo*   Mer 2 Déc - 10:23

- Je suis heureuse de te l’entendre dire, mais je ne venais pas pour ça. Je te fais confiance et ta réaction prouve que j’ai raison de te l’accorder.

Elle esquissa un petit sourire. Inutile de se mentir, ça crevait les yeux qu’elle était venue pour être certaine qu’il ne l’abandonnerait pas avec le gamin. Mais au-delà de ça, il y avait surtout ce désir d’être, à un moment ou un autre, l’illusion d’une petite famille. Bien sûr ils faisaient déjà partit de la même famille, si tant est qu’on la considère toujours comme unie. Mais ça n’était pas la même chose, en tout cas pas ce à quoi aspirait la sorcière.

Son sourire se fit plus large lorsqu’il lui demanda si elle savait si c’était une fille ou un garçon. Il s’intéressait enfin à la crevette! Quelle fierté pour elle, quelle victoire! Ca n’était pourtant pas grand-chose, surtout que c’était la question qui revenait le plus souvent, mais venant de la part d’Apophis c’était comme si elle l’entendait pour la première fois.


- Non, je n’ai pas voulu savoir sans toi.

Savoir le sexe de leur enfant sans lui n'aurait pas été pareil, la joie aurait été tronquée par l'abscence.
Puis il enchaina sur ses jeux d'enfant, que de souvenirs!


Oui je me souviens de ça! Je voulais toujours que ce soit toi le Père, même si y’avait d’autres garçons, mon choix n’allait que sur toi. Ce que tu pouvais t’énerver quand j’insistais trop, mais j’arrivai toujours à mes fins quand on regarde bien. Et ce nom que je leur donnais, toujours des noms de filles mais surtout un qui revenait: Mélusine.

Britanny eu un petit moment de réflexion, ils avaient évoquer trois prénoms féminins en moins de cinq minutes et aucun masculin. Encore un signe? Après tout, tout le monde lui avait répondu que c’était forcément une fille. Selon une grand-mère parce qu’elle le portait de telle façon, selon sa sœur parce que c’était comme ça et pas autrement, etc… La surprise serait bientôt levée de toute façon!

- Je t’avouerai que je n’y ai pas trop songé non plus, sans toi c’était pas facile… Elle osa lui porter un regard légèrement triste, mais enchaina direct. Mary ou Tristan. Eh, c’est les deux seuls prénoms que j’ai retenu pour le moment.

Voilà qui n’était pas mal comme enchainement, et ça comportait un prénom masculin! Mais sa réflexion fut interrompue par un bruit provenant du couloir. Apophis alla directement voir comme s’il savait déjà ce qu’il allait y trouver. Notre sorcière s’avança un peu et découvrit un gamin qui était le portrait craché de son cousin au même âge. Britanny eu alors l’impression que son cœur avait cessé de battre, elle ne pouvait plus détacher ses yeux de cette réplique miniature de l’homme qui était le futur père de son enfant.

Les présentations furent rapides, le «belle-mère » n’eu pas l’impact qu’il aurait eu dans d’autres circonstances, car tout de suite la jeune femme aurait repensé à son rêve de mariage…mais là, non, il avait une connotation nettement plus sèche.

Elle n’avait plus beaucoup de couleur depuis que la petite chose lui était apparue et c’est la voix de ce dernier qui la ramena un peu à la situation.


- Bonjour mon petit Néron…

La sorcière s’efforça de sourire à l’enfant au prix d’un effort surhumain. Sans réellement maitriser l’impact de ses actes, elle lança un regard glacial à Apophis. Cela n’annonçait rien de bon, encore une fois…. Mais d’abort, elle voulait régler le « cas Néron » tout de suite. Ne pouvant plus se baisser aussi facilement qu’il y a quelques mois, la future mère se débrouilla pour récupérer son sac et en tirer un petite bouteille de jus de fruits.

- Tiens, tu veux bien le boire tranquillement ici pendant que ton papa et moi on va discuter dans le couloir?

Sans demander autre chose au petite garçon, elle agrippa Apophis par le bras, ne lui laissant aucun autre choix que de la suivre. A peine furent-ils dans le couloir qu’elle accompagna son regard toujours aussi froid, d’un ton glacial et de gestes nerveux.

- Tu en as d’autres des comme lui? J’avais bien vu le berceau la dernière fois, mais plutôt que de me prévenir tu as préférer me faire ce genre de surprise! Il a des frères et sœurs? Non laisse-moi deviner! Des demi frère et sœur! Oui ça te ressemble déjà nettement mieux! Dis moi, tu te souviens de tous leurs noms ou tu leurs attribut un numéro? Le notre, il est entre un et cinq ou plutôt entre huit et douze?

Britanny était furieuse et pourtant elle n’haussait pas vraiment la voix, peut-être la présence du fils d’Apophis dans la pièce d’à-côté l’empéchait de faire le scandale qui la démangeait. Etrangement, lorsqu’elle s’énervait de cette manière, un accent apparaissait, un accent australien. Personne n’avait cette origine dans sa famille, mais elle avait toujours eu cette petite particularité dans ses colères.

Evidemment, on dit toujours des tonnes de choses dans les disputes, des choses que l’on ne pense pas vraiment mais qui nous échappent sous le coup de la colère. C’était exactement ça avec notre sorcière qui ne cessait plus de déverser son flot de parole sur son pauvre cousin.


- Ne me dis pas que il y en a déjà une autre derrière moi? Tu ne me ferais quand même pas ça Apophis? Je sais bien que je suis arrivée d’un seul coup et que tout est arrivé très vite, mais tu n’aurais pas pu trouver le temps de me mettre au courant de ce « léger » détail? Et moi qui croyait toujours aussi naïvement qu’il n’y avait personne d’autre… Non seulement je ne suis pas la seule, mais tu as déjà au moins un fils! Je me demande bien pourquoi je t’ai…

La jeune femme cessa tout de suite de faire ses aller-retour devant le sorcier, et posa un regard terrifié sur ce dernier.

- J’ai perdu les eaux!

Une façon originale de mettre fin à la tornade, Apophis était sauvé par le gong, et quel gong! Leur enfant venait pointer le bout de son nez une semaine en avance. Maintenant il s’agissait de ne pas paniquer et de garder son calme. Une semaine ça n’était rien, et puis Apophis pourrait montrer l’étendue de ses connaissances en la matière.

Une organisation expresse du se mettre en place, tout d’abort installer Britanny quelque part où ni elle, ni le bébé ne risquait quelque chose, Apophis porta donc sa cousine jusqu’à ce qui restait de sa chambre. Ensuite empêcher Néron d’assister à ce spectacle. C’était bien la dernière chose que voulait Britanny: traumatiser un enfant.

Ensuite tout se passa pas trop trop mal, le fils d’Apophis avait trouver une occupation dans le salon, et le sorcier restait au près de sa cousine d’en l’attente que l’évènement se produise.


- Je suis désolée Apophis, je me suis énervée… pardonne-moi.

Britanny souffrait le martyre, et elle s’en voulait d’avoir incendier son cousin de cette façon, surtout en voyant comment il était à cet instant. Toute trace d’ironie malsaine ou de choses complètements irréfléchies ne semblaient plus avoir sa place en lui. Et elle le reconnaissait bien là, toujours là quand on avait besoin de lui. Il ne l’avait jamais abandonné, et à cet instant précis elle était plus que fière de lui donner un enfant.

Après trois heures de travail, un petit être fragile avait vu le jour. Tout c’était merveilleusement bien passé, hormis un malaise de la maman après deux heures de souffrance. Apophis tenait leur enfant dans ses bras et Britanny pouvait enfin souffler en les regardant tout le deux. Elle ne savait même pas si c’était une fille ou un garçon, voir son cousin aussi heureux avec ce petit bout dans les bras était déjà tellement merveilleux.
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MessageSujet: Re: Un petit Sykes of Woodbury sur terre! *pv Apo*   Sam 12 Déc - 10:51

Apophis avait été, comment dire, assez pris de court par l'arrivée de son fils et par le déroulement de la situation. Etre entraîné dans son salon puis subir le déballage soudain des jalousies et colères de Madame qui lui repprochait de lui avoir fait d'autres enfants dans le dos, tout ceci n'était pas pour lui déplaire -car autant d'attention satisfait bien son homme- mais... un peu quand même. Ce qu'il ne supportait pas chez elle, et chez toutes les femmes, c'était cette façon ridicule de s'emporter pour un rien en poussant des cris d'orfraie et employant de grands mots comme : "tu m'as trahi", "je ne peux pas croire que tu me traites comme ça", "tu n'es qu'un sala*d qui a joué avec moi" etc... Sykes finissait à force par en avoir l'habitude, mais ce qui lui filait une gerbe monstre c'était de voir sa cousine, femme si belle et si grande, se complaire dans le rôle pathétique de la femelle soumise et de la mégère outrée. Il s'apprêtait à répliquer que, oui, il ne l'avait pas attendu, que non elle n'était pas la première et ne serait sans doute pas la dernière -si on considérait que la jolie Meredith avait pris ses quartiers à Taliesin...- et qu'en tant qu'Apophis Sykes il faisait entièrement ce qu'il voulait. Qu'attendait-elle d'autre ? Qu'il devienne le mari idéal ? L'amant parfait (déjà fait, héhé...) ? Le père rêvé pour tout grignoteur de joujoux et de biberons, c'était ça le plan ? Plutôt retourner à Azkaban...

Hélas, notre blondinet de service n'avait pas pu se lancer dans une de ses longues tirades dont il avait le secret. Son lyrisme frénétique le quitta aussitôt lorsque sa tendre cousine déclara qu'elle venait de perdre les eaux, se courbant comme jamais contre son ventre arrondi et donnant du dos contre le mur. Sykes qui n'aimait guère voir des animaux blessés, encore moins des anges, se précipita à son aide et la souleva pour mieux la porter jusqu'à sa chambre -ouvrant la porte d'un coup de pied violent juste histoire de dramatiser un peu plus la scène du sauvetage. Il allongea la belle sur son lit, pria pour que rien ne tache ses draps blancs et ouvragés venus tout droit du Pays de Galles, et soupirant rien qu'à l'idée de devoir officier... Et son fils qui était resté là-bas, dans la cuisine. Tout pour plaire celle-là ! Et il fallait la rassurer en plus car les douleurs qu'engendraient l'accouchement n'étaient pas des plus plaisantes encore moins supportables. Oh, il ne savait pas lui ! Il n'était encore qu'un homme après tout... Mais Brit' était une enfant et lui, bah lui... avait son âge. Elle se sentirait alors trop vite hapée par l'angoisse et la panique s'il n'intervenait pas pour la calmer. Oh des menottes aux barreaux de la tête de lit et il n'y paraîtrait plus ! Sans pour autant réfuter l'idée qu'assouvir ce genre de fantasmes une fois le moment venu ne serait pas déplaisant, il n'avait pas le temps d'y penser, encore moins de l'espérer... Le bébé arrivait et avec lui sa cohorte de soucis.

Epuisée, reposant sur les oreillers maintenant trempés de sueur, ses cheveux blonds collés sur son front et le teint huileux, Britanny of Woodbury respirait lentement, profondément -comme si chaque souffle était fait afin de s'assurer qu'elle ne souffrirait plus, qu'elle renaissait. Les broderies Galloises de sa literie y était passées mais fort heureusement l'enfant allait bien. Il est de ses instincts animaux que, tout grand que vous soyez, vous ne pouvez guère réprimer. Aussi s'installa-t-il chez Sykes un sourire plein d'une béatitude naïve qu'en d'autres circonstances personne n'aurait toléré, encore moins lui-même. Il se serait donné des claques, oui !
Il était venu s'asseoir auprès de sa cousine, ses bras soutenant le petit paquet de chair emmailloté dans des draps blancs et propres. L'aller-retour de la salle de bain à la chambre s'était fait sans trop d'encombre, malgré que l'endroit ne fut pas des plus hygiéniques. C'était d'ailleurs ce qui inquiétait le nouveau père -ouuhh qu'il détestait ce nom !- quant à la survie de son fils dans cet univers des plus hostiles. Il fallait que la mère tout comme l'enfant soient transportés à Sainte-Mangouste. Il soupira, lessivé, le regard baissé sur Britanny.

"Note à moi-même : les cloîtrer dans une chambre d'hôpital durant les neuf mois de grossesse...".

Il passa un revers de main sur son front humide de sueur. Une drôle sensation s'empara de ses trippes, comme si quelque chose chatouillait ses entrailles et remontait progressivement jusqu'à son estomac pour mieux serrer son coeur.
La fatigue, l'anéantissement face à ce dur labeur et à cette crainte due au malaise de Britanny, la beauté que revêtait sa chair renouvelée finirent par prendre le dessus et Sykes éclata en sanglots, bêtement, simplement, comme tout être humain ferait mais en silence afin de ne pas la réveiller... L'idée de ronger peu à peu le désespoir et la fatalité mis en place par son père et sa mère, la pensée que jamais la famille Sykes of Woodbury ne serait digne à nouveau s'effaçait de plus en plus, grignotté par ces naissances, par son oeuvre.
Oui, à l'heure actuelle, il était père de quatre enfants. Erika, Néron, Eireen et maintenant Tristan. Deux filles et deux garçons. L'ainée disposait déjà des talents de son père puisqu'elle venait d'intégrer Taliesin... En serait-il de même pour les autres ? Pour le petit dernier nul doute : il était un sorcier d'un sang quasiment pur si l'on fermait les yeux sur le sang bâtard de ses deux parents.

Alors que ces pensées lui éfleuraient l'esprit et tandis qu'il observait son fils nouveau-né, Apophis laissa pendre un doux sourire à ses lèvres -de ceux qui le font non pas ressembler à une bête mais à un ange. Tristan Sykes of Woodbury et Néron Jalyn Sykes of Woodbury, ses deux fils, ses deux combattants non pas d'une même famille mais bientôt d'une dynastie. Il imposerait son empire au monde... et ses enfants pourraient éprouver le voeux de faire toute autre chose, il s'en ficherait ! Leurs mères ? Donner leur avis ? Que neni ! C'était lui, le nouveau "Sykes père", qui déciderait de tout, chapoterait le tout. Et pour un peu qu'ils aient pris de son côté ils seraient rage et soif de vaincre.

"Pas vrai, Tristan, murmura-t-il, tu seras aussi combattif et vaillant que ton père, hmm ? N'est-ce pas ? Cette force qui coule dans MES veines coulera dans les tiennes, sois-en sûr...
Et personne ne pourra vous arrêter".

A ces mots il sentit comme une présence juste derrière son dos. Il jeta un regard par-dessus son épaule, se tourna à demi et découvrit son fils, le plus grand des deux bien sûr, le visage barbouillé de couleurs, mastiquant quelque chose, les doigts huilé et crasseux par ses crayons. Un regard à sa bouche, puis à ses mains et il comprit que l'inévitable venait de se produire.

"Néron ! S'écria-t-il... mais à voix basse, tu viens de manger tes crayons ?!".

"Bon les crayons...".

Pas un mot, puis dans un soupir :

"J'ai honte...".

Et il s'empara immédiatement du reste des pastels non consommés, les jetant par terre et levant l'index sous le nez du gamin afin qu'il cesse toutes plaisanteries.

"Ca se mange pas, crétin !! CA. NE. SE. MANGE. PAS".

Mais évidemment, comme lui prenait le soin de feutrer les sons de sa voix, son fils de trois ans n'en voyant sans doute pas l'intérêt n'hésita pas à crier et à brailler qu'il VOULAIT ses crayons, que papa était "pas gentil" et tout un tas de mots ou phrases ou insultes allez savoir dans la langue "bébé" ou celle que les parents et adultes de tout poil ne comprendront jamais.

"Mais chuuut, Néron ! Mais chuuuuutt...", toujours dans un murmure. Mais à quoi bon ?!

Oui d'ailleurs, c'était vrai, à quoi bon s'en donner la peine ?...
Puisque Tristan, de concert, se mettait à pleurer.
Et Apophis, contenant la colère qui tempestait en lui, demeurant stoïque et calme, une moue pincée et irritée pour seule expression.

"Le prochain qui hurle je le fais enfermer...".

Plus un son. Enfin pour Néron. Ouff... Mais un grand éclat de rire à la place avec un doigt pointé, bien accusateur, histoire de dire que maman Lola devait en raconter de belle elle aussi sur son compte.

"Hahahahahaaa !! Enfermé, avec des barreauuuxx !!".

"Hi-la-rant".

En attendant, c'était comme même elle qui l'avait accueilli lorsqu'il en était sorti, il fallait l'avouer. Et de là était née Eireen. Et s'il racontait qu'après de longs mois d'abstinance sa soeur avait été conçue, hmmm ?
Non il préférait se taire et réserver cette histoire pour le jour où son gredin de gosse finirait par se sentir lui aussi investi d'une mission reproductive... c'est-à-dire à 15 ans, tout comme lui !
Pour le moment la seule chose qu'il attendait c'était que Brit' se réveille. Une femme, n'est-ce pas, savait calmer les enfants ! Alors au boulot !!
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MessageSujet: Re: Un petit Sykes of Woodbury sur terre! *pv Apo*   Sam 12 Déc - 22:03

Dire de quoi elle avait rêvé aurait été vraiment impossible. Britanny était tellement fatiguée qu'elle n'avait aucun souvenir de cette pause, ni même le seul souvenir de s'être assoupie. Une chose était certaine, elle s'était réveillé à cause de cris. Elle fut prise d'une soudaine angoisse, était-ce Tristan qui pleurait? Encore trop dans les nuages pour arriver à préciser toute seule ce qu'elle entendait.

- Apophis... Tristan...

Moins de deux minutes plus tard, elle avait son fils dans les bras. Lui ne pleurait, ni ne criait. Mais à vrai dire, plus personne ne criait depuis un certain temps en fait.
La jeune maman regarda sa chose, oui ce petit être qu'elle avait réussi à mettre au monde. Il n'y avait vraiment pas d'exception, il était peut-être tout rose et pas franchement encore très joli, pour elle il était le plus beau!
Petite, elle n'avait pas beaucoup jouer avec les poupées, comme toutes les petites filles elle avait eu sa période, mais qui s'était avérer être nettement plus courte que celle de sa petite soeur. Et pourtant, maintenant qu'elle en avait un vrai, et qui plus est, le sien, elle était fière, tellement fière!

Tristant la regardait. Est-ce qu'il savait que c'était sa Mère? Les médecins sont tous unanimes là-dessus, un bébé reconnait sa mère. Mais comment ils peuvent en être si certain? En fait, peu importe, Britanny savait qu'il la reconnaissait.
A bien le regarder, il était un parfait mélange de ses parents, il n'était ni le portrait d'Apophis, ni le sien, mais un subtile mixe des deux. Si son caractère était aussi mélangé, il risquait de faire plus d'une surprise à sa famille!

Le bébé, blottit sur la poitrine de sa mère toujours emitoufflé dans sa couverture, s'endormit les yeux clos tourner vers elle. Britanny souriait devant sa merveille. Une parfaite plainitude l'avait envahi, jusqu'à ce qu'Apophis s'aperçoive qu'elle était apte à s'occuper de Néron. Le pauvre petit garçon avait l'air d'un chef apache qui aurait raté ses peintures de guerre.


- Il a la même perception de l'art que toi!

Dit-elle avec un sourire moqueur sur les lèvres en direction du père des deux enfants. A vrai dire, elle n'était absolument pas décidée à l'aider dans cette tache, leur fils dormait sur elle et il était hors de question qu'elle le réveille, ni même ne le bouge pour le poser ailleurs afin qu'il poursuive son petit somme tranquille.
Sa voix n'avait d'ailleurs pas réveiller le nourrisson qui dormait comme un bien heureux. Tiens d'ailleurs, est-ce que ce père indigne avait seulement pensé à faire les présentations entre les deux frères?


- Est-ce que ton papa t'as montré le bébé, Néron?

Elle sourit au gamin à la peau arc-en-ciel, surtout au niveau des lèvres. Peut-être que finalement elle allait donner un tout petit coup de main à son cher et tendre! Les petits chantages marchent toujours sur les enfants. Un petit "vas te nettoyer avant de le voir" et hop! il serait propre comme un sou neuf sans qu'Apo est eu besoin de crier une seconde fois, ou un trosième fois, peut-être bien une quatrième fois en fait.

Lorsqu'elle fut de nouveau à peu près tranquille, elle regarda sa crevette qui dormait toujours aussi bien sur elle.


*Tu mangeras aussi tes crayons de couleur toi?*

En fait, il était quasiment certain qu'un jour ou l'autre il cherche à goûter à ses crayons. Un enfant mastique tout ce qui lui passe sous la main, alors les crayons étaient certainement les objets qui subissaient le plus facilement l'assaut de leurs queunottes en développement.
Elle sourit au nourisson et posa une main sur son dos, l'enfant bougea ses petits doigts mais ne se réveilla pas le moins du monde.

Britanny trouvait ça ridicule, mais elle le trouvait vraiment magnifique! C'était le plus beau des bébés! La jeune femme ne se lassait pas de le regarder dormir, et en fait c'était de pire en pire en le regardant, il devenait absolument parfait! Et dire qu'elle trouvait ça ridicule toutes ces mères qui s'extasient devant ces petites choses qui braillent... la maternité vous change une femme! Maintenant elle était l'une des premières à trouver le sien magnifique.
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