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 Rendez-vous galant [PV Filius]

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MessageSujet: Rendez-vous galant [PV Filius]   Dim 29 Nov - 4:39

Irma se sentait stupidement intimidée. Allons, quoi! Elle n'était plus une jouvencelle ! Il est vrai qu'elle n'avait jamais été embrassée sur la bouche par un garçon, mais tout de même, elle avait de l'expérience, on lui avait baisé deux fois la main !

Forte de cette suprématie indéniable, Irma passa hautaine devant les autres représentants féminins de l'assistance. Elle trouva une petit table ronde et attendit. Elle préférait ne pas commander avant que Filius soit là, pour ne pas lui donner l'impression qu'elle l'attendait depuis longtemps.

C'est qu'elle était en avance! D'une heure au moins. Mais elle avait tellement hâte d'être en sa compagnie qu'elle avait quasiment sauté dans ses vêtements. Elle espéra qu'elle n'avait pas mis sa robe à l'envers, au moins. Elle savait en tous cas que les oiseaux sur son chapeau étaient très seyants: on le lui avait dit.

Quel dommage qu'elle ait ces oignons déformants aux pieds! Ils rendaient le port de ses chaussures de ville pénible et délicat. Discrètement, sous la table, elle les retira. Elle les ré-enfilerait juste avant de partir, qui s'en apercevrait?

Soudain, le coeur d'Irma bondit... c'était lui !
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MessageSujet: Re: Rendez-vous galant [PV Filius]   Ven 8 Jan - 22:45

« Pfiou », soupirait le vieux nain, en levant les yeux au ciel, avec sur son visage, sillonné de profondes crevasses, ravage d’un temps délateur, une expression de profond soulagement, un petit sourire pointant au bout de ses lèvres desséchées ; tout en poursuivant ses pérégrinations effrénées sur les sentiers de l’Amour, qui le mèneraient inexorablement vers l’Unique, la douce Irma. Une légère brise agitait les innombrables bouquets de lavande, teintant l’air d’un agréable parfum, un festin pour l’odorat, un baume pour le cœur, et les violettes sauvages semblaient danser sous un soleil de plomb, qui venait inlassablement frapper les myosotis, les iris, les bleuets, asséchant les esprits, revigorant les cœurs lascifs. Tant de souvenirs se bouleversaient dans l’esprit chaotique de Filius, là, ce buisson, combien de fois ils étaient venus s’y rencontrer en secret, comme des adolescents honteux d’aimer, ici, ces roses, c’était celles qu’ils avaient planté un beau matin de février, en souvenir d’une dévotion indéfectible ; alors qu’il amorçait une légère pente, ajustant son col de chemise hawaïenne, qu’il lui avait paru bon de porter en cette radieuse fin d’après midi. Ce jour faste sonnait la fin de l’année, la fin des examens, le début du temps si convoité des vacances, alors au diable les codes, au diable la morale, vivons, et aimons, avant qu’il ne soit trop tard, imitons ces couples, aux regards délicieusement perdus dans les yeux de l’autre, les mains serrées, affalés sur l’herbe, au bord du lac, profitant de la vie avant que la dure séparation des vacances ne retentisse le lendemain. Et quel jour, un véritable enfer sur terre, sorte de chemin initiatique à suivre pour pouvoir rejoindre l’être désiré, une fois deux ou trois dragons terrassés après une dure lutte comprenant un nain, un canard en plastique un peu roussi et un oreiller, un troll transformé en cure dent, sans oublier les habituels tracas de la vie professorale en ces fins d’années, toujours tellement chargées que certains professeurs devaient haranguer les foules passives des cours de Charmes à grands coups de menaces pour espérer boucler les programmes, après deux trimestres de glande revendiquée. Et quel quotidien.

D’abord, et ce qui n’était ni mince affaire ni anecdote fumeuse, venait la dure et primordiale étape du réveil, qui ne devait pas être trop matinal, sous peine de subir une mauvaise humeur sacrément contagieuse et carabinée, celle qui était en pôle position des raisons à la grande question « Comment vais-je faire pour finir l’Himalaya de devoirs comprenant un sujet de BUSE, un livre, fort passionnant, intitulé « Les Secrets d’un sortilège d’Oblitération réussi », édition rembourrée (pour les éventuels endormissements), et les révisions pour l’examen blanc surprise de demain ? ». Ni trop tardif, qui plus est, notamment en raison de la fâcheuse tendance qui consistait à se dire, le soir venu « demain, juré, je me lève tôt pour pouvoir arriver en avance au festin » pour finir avec un petit sourire coincé devant une Macgonagall à la mine revêche, un profond air de réprobation plantée en plein milieu de la figure, sourcils pliés et yeux lançant des éclairs, pour un retard de 25 minutes et pour avoir manqué de se ramasser lamentablement à cause d’un sol trop lustré, probablement par un elfe à la solde des Serpentards. A vrai dire, le professeur Macgonagall, recordwoman du chignon serré, était une directrice exigeante, structurée et cartésienne, qui avait en exaspération tout ce qui était joyeux, sémillant, rayonnant, fâché avec son agenda, tout ce qui faisait installer des poufs volants en salle des professeurs, ce qui toquait à sa porte à sa porte à 3 heures du matin à propos d’une désormais célèbre augmentation, ce qui ne tapait délicatement sur son verre en cristal pour exiger le silence au début d’un festin diététique. Aussi s’entendaient-ils comme larrons en foire, malgré quelques éclats de voix quotidiens, pour des sujets épineux : au premier rang, les toilettes (« Et comment je fais, moi, madame, pour m’asseoir sur une cuvette plus haute que moi ? »). Immédiatement suivies par la Bibliothèque : « il faut débloquer des fonds pour cette fabuleuse institution conservatrice de notre patrimoine de la sorcellerie », ce à quoi un sourire nauséabond répondit : « Commençons par faire des économies sur les manuels d’enchantements inutiles ». Dernièrement, une dispute avait retenti à propos des repas, à cause d’un nouveau trait de personnalité de Minerva jusqu’alors insoupçonné, et fort incommodant. La pauvre femme, dont les articulations qui n’étaient plus de premières fraîcheur produisaient un affreux bruit métallique, ayant découvert que son taux de cholestérol frôlait la limite de l’acceptable, était devenue une hypochondriaque compulsive, et il n’était pas rare de la voir avancer dans les couloirs, rasant les murs, tel le Rusard moyen parti en mission d’espionnage, un mouchoir sur le nez, un pulvérisateur de javel à la main, maudissant les malheureux éternueurs du dimanche, fuyant les élèves, narquois, qui simulaient une violente quinte de toux à son passage. Aussi exigeait-elle des repas diététiques, composés par ses soins, et qui avaient une fâcheuse tendance à ressembler à une galette de soja agrémentée d’une unique feuille de laitue, en prétendant que toutes les protéines essentielles à l’Homme étaient contenues dans ce misérable débris de festin. Ainsi, bonbons à la menthe (trop de sucre), harengs fumés (trop de sel), poisson (trop d’arrêtes), viande (trop de protéines), fruits (trop de noyaux) et beurre (elle faillit tomber à la renverse) étaient devenus des marchandises rares à Poudlard, et il n’était plus rare non plus que des groupes d’élèves, mettant en fuite la Macgonagall moyenne à grands coups de reniflements, s’échangent entre les cours chocolat et autres mottes de beurre. Le dimanche dernier, après un nouvel embargo sur la dernière rescapée du blocus de Minerva, la carotte, Filius et Irma, profitant d’une Susan trop naïve (« si vous corrigez ces copies, Bones, je vous donne votre lundi en permission »), avaient même organisé un pique-nique derrière le rayon enchantements, dont Filius venait vérifier l’intégrité toutes les deux heures après les sous entendus de mauvais goût de la directrice, où quelques barres de chocolats avaient fait les bonheur d’une après midi studieuse, occupée à un inventaire méticuleux. Fort d’un amour invincible, il avait pris un plaisir sauvage à demander à Bones de lui répéter plus de 20 fois en une journée le récit de sa course poursuite avec Irma, la douce ayant cru que le brave Flitwick avait des vues sur sa jeune diplodocus, heu, assistante, se délectant de la furie vengeresse d’Irma, et une idée farfelue avait traversé son esprit pourtant au combien loufoque et dérangé. Il devait passer la vitesse supérieure avec Irma, c’était décidé.

Son esprit tourmenté ne pouvait plus tolérer cette infâme situation tâtonnante, il avait mené une cours lamentable, manqué à tous ses devoirs, oublié que ce qu’il fallait à Irma, c’était une épaule solide, et pas une chiffe molle qui ne pouvait pas lui accorder le dimanche après midi pour pouvoir corriger ses copies, préparer ses cours, tourmenter Bones et faire un tour dans la tour des Serdaigles, histoire de faire remonter sa cotte de popularité, qui atteignait des profondeurs abyssales en ces temps de diète. La pauvre femme en devenait folle, attaquant ouvertement les membres de la gente féminine qui partageait le quotidien de son aimé, comme Bones, les espionnant jours après jours, alors que lui-même commençait à perdre la raison, parce que l’étape cruciale du réveil, chez le Flitwick moyen, consistait la plupart du temps en une violente chute du haut de son lit rembourré, après un rêve complètement farfelu. Aussi, la nuit précédente, il avait rêvé qu’allant se dégourdir l’esprit aux Trois Balais, alors qu’il accordait un grand sourire à une charmante Rosmerta, une alarme retentit, stridente, la nouvelle serveuse éclatant en un rire diabolique, des gyrophares surgissant des murs de la scène qui virait au rouge, avec un message clignotant « Game Over, c’est Irma que tu aimes ». Après un rapide changement de décor, il se retrouvait dans Londres, à courir après une Irma en pleurs qui bousculait les moldus sur son passage, déclamant sur son destin fatal, lançant des sorts au hasard à de pauvres clochards qui se retrouvaient avec des pattes de canard à la place des pieds, invoquant la furie des Dieux anciens des Bibliothécaires contre ce misérable puceron professeur de charmes. Immédiatement après, tous les moldus prenaient l’apparence d’Irma, tantôt au bras d’un Slughorn suintant de transpiration, qu’elle complimentait sur sa grande beauté, tantôt aux bras d’un Rusard goguenard, qui serrait sec la donzelle contre son manteau de pie démodé et fleurant bon la naphtaline, un baise main maladroit lui valant un vaste éclat de rire de la supposément puritaine Irma, qui lui valut un lumbago carabiné après un réveil en douceur partant en fiasco. Le restant de sa journée, il avait du le passer loin de sa chère et tendre, qui devait assurément se languir, tentée par des hommes en proie, tout comme lui, à sa beauté hors du commun, son nez délicat (nous jugeons bon de rappeler aux potentiels autres lecteurs que Flitwick est vraiment fou amoureux, mais alors vraiment, parce que là…)… C’était bien là le problème, cette beauté extraordinaire attirait les émules, hâtifs de chasser un Filius trop absent et pas assez aimant, ce maudit Rusard par exemple, que le petit professeur avait surpris hier à rôder autour de la bibliothèque, furetant et collant son oreille contre les portes, et qui avait fait, de mémoires de semi gobelin, la plus belle grimace rusardienne de tous les temps quand Flitwick avait agité le double des clés de la bibliothèque, gracieusement offert par la dame. Mais il n’était pas le seul à manigancer dans l’ombre, lui aussi, en bon amant, devait surprendre sa dulcinée, autrement que par des piques niques mièvres dans la Bibliothèque, et il observait souvent les actes de la bibliothécaire, un peu par jalousie, surtout par amour, par diverses subterfuges plus ou moins probants. Un de ses plus brillants coups fut, alors qu’il revenait de son bureau où les durs sujets de la compréhension de l’esprit féminin l’avaient chagriné, de manquer de se faire dévorer le petit doigt par les « Choses » du professeur Chourave, délicatement déposées sur une pile des Défis de l’Enchantement en salle des professeurs, dont les tentacules et autres missiles à têtes chercheuses avaient trouvé à leur goût le brave Filius. Le professeur Sinistra, amatrice de sortilèges et agacée par une Chourave qui s’obstinait à troubler la quiétude de ce sanctuaire de la connaissance, engagea une discussion passionnante avec Filius, que ce dernier orienta non sans habileté en sa faveur.

« Oh, vous savez, je n’ai jamais trop pris la peine de m’intéresser à l’astronomie, c’est un peu trop nébuleux pour moi, pouffa le minuscule maître des sorts, mais je suis sûr que ce doit être un domaine fort intéressant. Lorsque j’aidais Mrs Pince le week-end dernier à dresser l’inventaire des livres, j’ai eu l’occasion de lire quelques ouvrages sur les étoiles, dit-t-il alors que son visage rayonnant un peu plus à l’évocation du nom de sa chère amie, et j’avoue qu’une initiation ne serait pas de refus.

- Comme cela est étrange, s’enjoua le professeur Sinistra, Mrs Pince est justement venue me voir pour contrôler la longueur de mes télescopes, vous savez, la réglementation, tout ça, et je dois dire qu’elle a tout de suite été prise d’intérêt pour ces merveilleux instruments, elle est revenu le soir même à la tour d’Astronomie tester la vue à l’Ouest. Elle semblait passionnée, mais je crois qu’elle a eu du mal à voir les étoiles tout de même, elle pointait son télescope vers la Tour Ouest, sans doute des douleurs cervicales, avec son métier exigeant, commenta-t-elle sans la moindre ironie.

- Mrs Sinistra, vous êtes une bénédiction venue du ciel, déclara un Flitwick tout enjoué. Pouvez-vous m’apprendre quelques rudiments, disons ce soir, avant les épreuves des quatrièmes années ? Vous savez, j’ai une affection tout particulière, mais naturellement très professionnel pour Mrs Pince… Mais n’allez pas le raconter à Slughorn, ou pire, à Macgonagall, elle trouverait là un moyen de repousser mon augmentation… Quoiqu’il en soit, je serais ravi de pouvoir passer un peu de temps avec cette bonne amie à observer les étoiles dans le ciel d’été, se réjouit-il.

- Vous pouvez naturellement compter sur ma discrétion et ma dévotion, Filius, assura Sinistra. Mais il nous faudra travailler dur, tous les soirs avant jeudi, sans exception. Vous viendrez dès ce soir à mes appartements, et je vous présenterai quelques bases théoriques, avant d’attaquer la pratique vers onze heures. Veillez à être discret également, le moindre bruit est suspect à ces heures tardives. Et promettez-moi de dégotter un livre qui nous débarrassera de ces affreuses plantes tueuses, ajouta-t-elle avec un clin d’œil. »

Pré-au-Lard, et son cortège de couples, d’adolescents en rut, fraîchement sortis des dernières épreuves de la session 1998, brailleurs à souhaits, farfouillant dans les boutiques de Farces et Attrapes pour faire des provisions bienvenues pour deux longs mois d’ennui, et un nain en chemise hawaïenne verte et bleue, qui passait une main sauvage dans une tignasse tout aussi indomptée, histoire de se donner un air parfaitement décontracté. Les Trois balais étaient en vue, avec, comme à son habitude, une salle bondée, où devait se trouver, coincer entre un groupe de joueurs de Quidditch potentiellement séducteurs et une tablée d’élèves surexcités, une femme, la seule pour laquelle il vaille la peine de vivre dans ce monde de fous. Prenant une grande bouffée d’air, c’est avec résignation que Filius poussa la porte, un sourire rayonnant aux lèvres, les yeux pétillants, vers celle qu’il avait de suite repérer dans un coin un peu bruyant, comme il l’avait prédis. Il s’avança d’un pas faraud, la poitrine bombée, et se mit à genoux devant une splendide bibliothécaire, un peu contrite dans sa robe délicate, un peu surpris qu’il était de la voir aborder une tenue aussi légère devant tant de potentiels émules, il lui prit la main et y apporta avec délicatesse sa bouche ridée, fixant Irma d’un regard de braise. La pauvre chèvre ne papillonna des yeux, après avoir manqué la pâmoison, affichant un vaste sourire à l’adresse des autres femmes du bar, rayonnant de supériorité, alors que Filius lui décrochait un « Elle vous va à ravir », sa main gauche jusqu’alors cachée dans son dos arborant un bouquet de fleurs coloré, dont il arracha une fleur de nénuphar, qu’il accrocha délicatement entre une caille et autre rapace non identifié du chapeau de la douce Irma. « Quelle merveilleuse idée pour bien finir l’année, Irma, j’avoue avoir été totalement subjugué par votre proposition d’aller boire un verre en public, ensemble. Je ne vous ai pas fais attendre, au moins, je serais de bien vilaine compagnie ! Je trouve votre chapeau charmant, soit dit en passant, mais vous n’avez pas eu trop chaud, avec cette affreuse canicule ? ». Il but littéralement les paroles d’Irma, captivé par sa douce voix aux aigües si raffinés et rares, attendant qu’elle ait finit pour conclure sur un « Vous prendrez bien un verre, c’est moi qui offre ! En tout cas, encore une fois, c’est une idée exquise, ça nous changera les idées, après ces durs temps d’examens et de fin d’année, j’avoue avoir été lessivé, entre la rédaction et la correction des examens, les réunions du club de duel, les cours à boucler et le week-end de détente post-examen pour les Serdaigles, les papiers pour Susan, et Macgonagall qui me redemande au dessus d’aider cette vieille canaille de Rusard à traquer les frisbees à dents de serpents… Et puis, à part ce pique nique fort romantique dans la bibliothèque, je trouve que nous avons été trop souvent séparés de l’autre en ces durs moments à mon goût… Mais j’arrête de vous embarrasser avec mon quotidien ennuyant, parlez moi plutôt de vous, dit-il en sirotant un peu de son sirop de cerise avec boule de glace et ombrelle ». Il ne prit même pas la peine de regarder la serveuse, bien que la voix éthérée et rêveuse de cette dernière lui semblât étrangement familière, et qu’une petite musique du genre « toc toc toc flip toc toc toc » retentisse sans raison dans son cerveau de semi gobelin, même s’il avait risqué en s’assaillant un minuscule regard vers le comptoir où la brave Rosmerta se demandait bien pourquoi un de ses clients habituels n’était pas venu la saluer avec son habituel discours charmant. Seule l'intéressait Irma et son esprit cultivé, avide de bavardages érudits, et ses cheveux, aussi redoutables que ceux d'une gorgogne antique sous ce chapeau effrayant, ses joues encore rosées du baise-main, ces joues...
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MessageSujet: Re: Rendez-vous galant [PV Filius]   Mar 23 Fév - 16:36

Irma passa un ongle entre deux de ses dents pour enlever un fil de citrouille du petit-déjeuner - dame, les citrouilles sont tellement filandreuses, cette année - et effectua son geste rêveusement, le cœur éperdu d'amour et les yeux baissés sur son bien-aimé.

Son regard à lui exprimait qu'il l'aimait. Mais ce n'était pas suffisant, pour Irma. S'il passait tant de temps obnubilé par son travail, c'était qu'il ne l'aimait pas assez au goût d'Irma, qui rêvait d'absolu quand il était sujet de Filius Flitwick, homme de séduction.

Elle en oubliait - on devient déraisonnable en amour - qu'elle même n'eut pas négligé la bibliothèque même pour son Fifi. Mais Irma détenait la solution, dans une petite fiole soigneusement dissimulée au fond de la poche de sa jupe noire.


Elle avait - avec bien du mal, il était difficile d'être laissée un moment tranquille à Poudlard - réalisé un philtre d'amour, qu'elle avait enrichi d'ingrédients découverts dans un manuscrit du 16e. Toute une marmite de ce philtre précieux et surpuissant était dissimulée dans la bibliothèque dans une grosse caisse en bois, étiquetée comme contenant des livres aux titres rébarbatifs.

Irma comptait bien en faire ingurgiter régulièrement à l'élu de son coeur, pour l'inciter à la passion déraisonnable et excessive dont elle rêvait, qui couplée aux sentiments sincères et profonds que Flitwick nourrissaient déjà à son égard, devaient donner un résultat détonnant, qui ferait de la vie d'Irma une féerie. Voilà ce que c'est que de lire trop de romans.

Las, Irma avait compté sans Luna Lovegood...


Alors qu'Irma venait de prendre discrètement dans sa poche la précieuse fiole, et de la déboucher sous la table, tout en soutenant avec son Fifi une délicieuse conversation sur les progrés récents des chercheurs en métamorphose afin de donner le change, Irma disais-je y était à peine lorsque...

"Oooooooooh, quelle jolie fiole vous avez dans les mains, mademoiselle!!!!"

Irma en lâcha le flacon, qui éclata sur le sol, répandant son précieux contenu sur les oignons d'Irma et le parquet boisé.

"Oooooooh, excusez-moi, je vous ai fait peur; je vais réparer les dégâts"
, s'excusa l'horrible petite Lovegood en agitant sa baguette pour faire retourner le liquide dans la fiole et réparer celle-ci.

Avec le sentiment du devoir accompli, Luna remit la fiole dans les mains d'Irma et retourna à son travail; elle devait s'occuper d'un autre client.


Irma se retrouvait la fiole à la main devant son Fifi. Un ange passa.

Jouant le tout pour le tout et tablant sur la confiance de Filius à son égard, Irma proposa: "je teste les effets d'un nouvel ajoutateur d'arôme, voulez-vous essayer? Cela ne change que le goût." Et hop, elle versa le liquide dans le verre de Fifi.

Un homme de son expérience allait-il se laisser prendre? Qu'il soit crédule ou non (mais il était peut-être trop ébloui par la nouvelle coiffure d'Irma pour faire attention), Flirwick le bu.

Or, Luna utilisait de nouveaux ingrédients, dans la potion qu'elle utilisait pour nettoyer le sol. Ceux-ci s'étaient mêlés à l'elixir d'amour déjà trafiqué par Irma. Les effets risquaient d'être inattendus...
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