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 TERMINE - L'Education Sentimentale

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MessageSujet: TERMINE - L'Education Sentimentale   Lun 7 Déc - 16:39


«Les passions s'étiolent quand on les dépayse.»
[ Gustave Flaubert ] - L'Education sentimentale

    Les vacances d’été… Il y avait quelques années de ça, elle les détestait ! Mais maintenant Fredericke profitait comme tout un chacun de ces moments de bonheur entre amis… plus précisément, c’était le moment de l’année où elle passait deux mois avec Vincent sans qu’ils se séparent. Sauf là. Pour une semaine environ Vincent était rentré chez ses parents. Sa décision avait été motivée par la mascarade annuelle qui devait avoir lieu chez les Maiden, à savoir un grand bal pour présenter les héritiers. Fredericke ne pouvait y couper et Vincent n’était pas invité. Il avait préféré rentrer chez lui ce qui lui permettrait au passage d’y prendre des affaires qu’il voulait récupérer et de revoir certaines personnes. Comme Vincent ne devait rentrer que le dimanche, Fredericke avait demandé l’autorisation à sa tante pour le rejoindre avant, elle voulait en profiter pour faire des courses à Londres. Liza Maiden n’y avait vu que du feu… Car en réalité, ce n’était pas chez Vincent que Fredericke se rendait… mais chez Adrien Sallers.

    A l’origine, c’était surtout pour répéter sa chorégraphie mais ils avaient aussi prévu de regarder des films d’horreurs le soir tout en grignotant des pops corn. Adrien avait aussi prévu de l’alcool mais Fredericke ne savait pas si c’était très prudent qu’elle y touche. Un verre, et elle était grise, deux verres et elle aimait tout le monde au point de faire des avances à Axel… méfiance donc !

    Une fois devant chez Adrien, elle sortit du taxi et fut surprise de voir qu’il l’attendait sur le perron, une cigarette à la main. Depuis quand fumait-il celui-ci ? Si Anabelle l’apprenait, elle allait l’attacher pour le désintoxiquer ! « Eh ! Salut toi, qu’est-ce que tu fiches ! C’est super mauvais pour la santé ce truc… » Adrien regarda le bout de sa cigarette se consumer en souriant à son amie. « Je sais mais c’est juste pour cet été. Je suis à fond dans mon rôle de mauvais garçon. Tu veux essayer ? » Montant les marches pour rejoindre le poufsouffle, Fredericke hésita.

    « Tu ne trouves pas ma santé assez mauvaise comme ça ?
    - Hum… si tu te mets à fumer tous les jours si, mais si c’est juste là, ça n’aggravera pas plus ton cas que de me regarder faire. Et puis, moi je dis qu’il faut tout essayer dans la vie.
    - Dis le qu’en fait tu veux me droguer pour me mettre dans ton lit.
    persifla-t-elle, pince sans rire
    - J’aurais été plus subtil que ça, j’aurais drogué les pops corn.
    - Crétin va ! Allez passe m’en une, j’espère que c’est pas de la camelote au moins.
    - Voyons chérie, je suis un Sallers.
    - Et moi une Maiden, ne cherche pas à te faire mousser, tu ne fais pas le poids ! »


    Elle prit une cigarette et galéra pour l’allumer, ce qui fit qu’Adrien l’aida en se moquant gentiment d’elle. Elle était vraiment trop petite fille de bonne famille. Sortez la de ses habitudes et il n’y avait plus personne. Fredericke toussota mais elle devait avouer que le rougeoiement de la braise au bout de ses doigts avait quelque chose de fascinant. Cette petite expérience terminée, elle sentit son haleine et grimaça « J’veux me laver les dents ! Il faut tout essayer mais ça ne sous entends pas sentir mauvais ! »

    Adrien lui montra la salle de bain et il la laissa aussi mettre sa tenue de danse. Le reste de l’après midi se passa à répéter leur duo (Adrien remplaçait Olwen qui avait quitté la troupe en janvier) et le soir venu, Ady sortit des bières et des trucs à grignoter. Le film mis, Fredericke le regarda sans broncher. Elle n’était pas une de ces petites peureuses… enfin, certains films pouvaient lui faire peur, mais pas ceux de factures aussi classiques que celui qu’ils étaient en train de regarder. Machinalement, elle sirotait sa bière – de marque, on échappait aussi au vulgaire complet – et grignotait tout en faisant des commentaires. Ainsi, sans y penser, le film était à peine fini qu’elle avait déjà bu trois bières. Plus qu’assez – malgré le peu d’alcool que celles-ci contenaient – pour la griser.
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MessageSujet: Re: TERMINE - L'Education Sentimentale   Lun 7 Déc - 18:46


« Tout n'est peut-être qu'une immense blague, j'en ai peur,
Et quand nous serons de l'autre côté de la page,
Nous serons peut-être fort étonnés d'apprendre
Que le mot du rébus était si simple. »
[ Gustave Flaubert ] - Correspondance


    Sauf qu’Adrien ne s’en aperçut que lorsqu’ils arrivèrent dans sa chambre. Fredericke sautilla sur son canapé et il la laissa faire parce que ses meubles ils s’en foutaient complètement alors si ça l’amusait de casser les ressorts de son canapé, ce n’était pas lui qui l’en empêcherait. Ses parents n’étaient mêmes pas là, ils étaient seuls avec la cuisinière et l’elfe de maison.

    « Adyyyyyyy ! S’exclama Fredericke en rejoignant son ami avec des airs de félin à l’affût qui ne disait trop rien à notre Poufsouffle.
    - Oui ma puce ? répondit-il donc prudemment…
    - Dis, tu m’aimes ?
    - Heu…
    - Pas d’amour grand con ! Mais tu m’aimes quand même hein ?
    - Bah… oui… bien sûr. Dis Fred’, faut que t’arrête la bière toi. Ça ne te réussit pas visiblement. »


    Visiblement, mais c’était un peu tard pour y penser maintenant. D’ailleurs, si lui avait l’esprit clair, il devait bien admettre qu’ayant bu autre chose que de la bière, il se sentait un peu joyeux aussi. Moins qu’elle toutefois…

    Depuis le début de l’été, Adrien faisait tout son possible pour faire péter un câble à son père. Il allait en boite tous les soirs de semaine, il rentrait à des heures indues, dormait toute la journée, mangeait des trucs moldus, le week-end il allait à Londres côté moldu pour faire des battles. Il buvait, fumait, draguait les filles ouvertement… Et son père n’avait pas encore craqué. Adrien se demandait ce qu’il faudrait qu’il fasse pour qu’on le déshérite une bonne fois pour toute !

    Quand Fredericke vint se coller à lui, il se dit que ce serait peut-être une idée mais ce qui lui restait de moral fit qu’il se contenta de la prendre dans ses bras et de l’embrasser sur le front. « Il n’y en a pas une pour rattraper l’autre… » murmura-t-il pour lui-même autant que pour son amie qui lui souriait avec innocence. Amenant Fred’ sur le canapé, il s’y coucha de tout son long et fit tomber Fred’ sur lui. Elle s’installa sans gêne, comme un petit chat, et il s’amusa à la voir comme ça, comme un petit animal en manque d’affection. Quoiqu’elle ne devait pas en manquer tant que ça dernièrement puisqu’elle était tout le temps fourré avec son imbécile.

    « Tu demandes à Vincent de te dire qu’il t’aime aussi ? finit-il par demander parce que finalement, ce n’était pas une bonne idée qu’il s’endorme maintenant, ici. Certes, ça mettrait hors de lui son paternelle mais ça causerait peut-être aussi des problèmes à Fred’ et il essayait de mêler le moins de monde possible à ses affaires.
    - Nan. Mais si j’lui demandais j’suppose qu’il me le dirait.
    - Sauf que ce ne serait pas dans le sens que tu veux…
    Leur situation était vraiment identique par moment. Lui aussi, il savait qu’il comptait pour Anabelle, mais pas comme lui le voulait… il devait pourtant s’en contenter.
    - C’est vrai. Mais est-ce vraiment important ? Elle se redressa légèrement et observa son ami quelques secondes. J’ai compris cette année que se demander qui aime le plus, qui court après l’autre… ce n’était que de fausses questions qui faisaient mal. Aimer ce n’est pas être égoïste. Pourquoi parce qu’on aime cela devrait-il forcément être réciproque ? L’autre n’a pas voulu de notre amour, on ne peut pas le leur imposer quand bien même on le voudrait.
    - Pourtant, je commence à trouver nos belles résolutions difficiles à tenir. Plus j’endurci mon cœur pour ne pas souffrir, plus je m’éloigne de celui que je voudrais être pour elle. Elle ne le voit pas mais moi je le ressens. Ça ne te fait jamais cette impression ? On passe notre temps à leur mentir par omission… soi disant pour leur bien. Mais charité bien ordonnée commence par soi-même et parfois j’aimerais secouer un peu Belle pour qu’elle me voie tel que je suis.
    - Tu te sentirais mieux si elle souffrait, si tu la mettais dans l’embarras ? Parce que c’est ce qui arriverait. Elle n’est pas prête à recevoir tes sentiments.
    - Et Vincent ? Il est sorti avec Marie lui, il devrait être capable d’envisager…
    - Non. Pas moi. Pas comme ça. Pas pour le moment. Son problème est très différent de celui d’Anabelle mais si je le lui disais maintenant, il ne saurait pas quoi faire de tout cet amour. Il ne me voit pas ainsi tu comprends… Mais j’y travaille. »



    Soudainement lasse et totalement dégrisée, elle se recoucha contre Adrien qui passa la main sur ses cheveux blonds d’un air absent, réfléchissant au sens des paroles de Fredericke. Il savait qu’elle avait raison. On n’envisage pas l’amour comme quelque chose d’absolu… mais le cœur a ses raisons que la raison ignore.

    « Tu n’as jamais pensé qu’on devrait changer de tactique ? Ils seront peut-être aveugles et bêtes toute leur vie…
    - Peut-être… Mais dans ce cas Vincent devra accepter que je me marie avec Franz et tu vois, ça je crois que ça lui causerait une attaque qui raccourcirait de beaucoup sa vie.
    - Han, en fait t’es plus sadique que moi dans ton genre ! Tu sais que c’est du chantage ?
    - Pfeu… même pas. J’veux dire, jamais je ne lui dirais ça. Mais soyons réaliste. Je ne vais pas me brouiller à vie avec ma famille pour finir seule avec un chat comme lui le veut.
    - C’est vrai que si tu ne lances pas d’ultimatum ce n’est pas du chantage mais on sait tous les deux que Vincent tuerait plutôt que de te laisser te marier avec quelqu’un que tu n’aimes pas. En fait, le seul avec qui tu pourrais te marier ce serait Axel parce qu’il a l’immunité diplomatique lui.
    - Oui alors là, ça reviendrait au même qu’avec Franz hein… j’aime pas Axel tu sais.
    - Ouai, ouai, je sais mais il te dégoûte moins physiquement. Moi ça me semble un meilleur plan parce que ce pauvre Franz n’est même pas conscient du danger tu vois…
    - Axel va finir par se trouver une vraie copine tu sais. Et puis j’pense pas qu’il serait chaud pour jouer mon faux fiancé.
    - Qui a parlé de faire semblant ?
    - Nan mais t’es vraiment con en fait !
    S’exclama-t-elle en se relevant à nouveau et en essayant de paraître fâcher.
    - Bah quoi ? Vincent ne veut pas que tu sois avec Franz, moi je ne tiens pas à ce que tu sois avec Vincent. C’est de bonne guerre. Surtout qu’il ne doit pas se sentir très brimé par ce que j’en pense.
    - J’croyais que tu m’encourageais moi !
    - Oui, oui, je t’encourage. Mais si tu trouves mieux (ce qui ne peut pas être difficile), j’applaudis et je t’aide. »
    Fredericke soupira et se leva du canapé. Adrien était odieux quand il s’y mettait. Le poufsouffle se remit en position assise et tendit une main vers la lionne…

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MessageSujet: Re: TERMINE - L'Education Sentimentale   Lun 7 Déc - 19:03


« Ce qui n'a pas de sens à un sens supérieur à ce qui en a. »
[ Gustave Flaubert ] - Correspondance


    Fredericke hésita à prendre cette main tendue parce qu’elle n’aimait pas l’idée que Adrien ne la soutienne pas à 100%. Il était celui qui comprenait le mieux sa situation, elle par exemple, elle était à fond derrière lui pour Anabelle… bref, elle ne savait plus si la main tendu d’Adrien était réellement là pour l’aider. Elle finit pourtant à mettre sa main dans la sienne, l’air boudeur. « Fred’… » dit-il doucement pour qu’elle le regarde dans les yeux. « Je serais toujours derrière toi pour te soutenir et t’aider mais comme je suis ton ami, je suis obligé de te dire aussi la vérité. Et la vérité c’est que Vincent t’a fait beaucoup de mal et que le risque qu’il t’en fasse encore dans le futur n’est pas à exclure. Et moi je ne veux plus jamais que tu te rendes malade pour lui. »

    Pressant la main d’Adrien dans la sienne, et renoua un contact plus proche en faisant un pas vers lui. Il posa sa main libre sur sa taille, attendant qu’elle parle. « On a pas toujours ce qu’on veut dans la vie tu sais… moi… depuis toute petite j’essaie d’être ce qu’on attend de moi. Vincent est le premier à avoir aimé celle que j’étais réellement et je crois que l’inverse est vrai… alors je ne peux pas en aimer un autre… pour le moment du moins c’est totalement in-envisageable… parce que ce que je suis devenue existe grâce à lui. »

    A peine avait-elle fini de parler qu’elle ne put retenir un bâillement. « Pfiou… je suis crevée. » Elle s’installa à côté d’Adrien et ferma les yeux après avoir murmuré un petit « Tout ira bien… » Comme pour se persuader elle-même. Quelques minutes plus tard, elle était profondément endormie. Elle ne sentit pas Adrien la soulever et la poser dans le lit, ni les couvertures qu’il ramena sur elle pour qu’elle n’ait pas froid. Ce qu’elle ne sentit pas non plus, c’est le baiser qu’il lui donna. Elle ne comprit du moins pas que c’était Adrien car c’est un autre prénom qu’elle prononça suivit de quelques mots en Allemand. Elle rêvait de lui et dans ce rêve, elle semblait heureuse. C’est peut-être pour ça qu’elle n’avait pas voulu se réveiller en février. Les choses allaient tellement mieux dans son univers onirique… Aucun membre de sa famille n’était malade, elle n’était pas fâchée avec sa mère, son frère n’était pas déshérité et Vincent restait avec elle pour toujours… un vrai conte de fée très éloigné de son quotidien. Elle n’était encore que dans un sommeil léger mais elle se détendait déjà. Réveillée, elle était une boule de nerf, endormie, elle était juste Fred’, une jeune fille de presque 15 ans...

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MessageSujet: Re: TERMINE - L'Education Sentimentale   Lun 7 Déc - 20:19




« Quelle admirable invention du diable que les rapports sociaux ! »
[ Gustave Flaubert ] - Correspondance


    « Dors bien ma puce, demain sera un autre jour… » Silencieusement, Adrien retourna au rez de chaussé et s’installa sur le canapé. Il regarda un moment la télé en retournant dans son esprit ce que Fredericke lui avait dit. Finalement, elle avait peut-être raison. Même si sa patience était mise à mal, il faudrait tenir…

    Alors qu’il prenait cette sage résolution, il s’endormit. Il fut réveillé vers 10h du matin par la sonnette de l’entrée. Quelqu’un s’excitait dessus… « C’est bon, j’arrive… j’arrive… qui est-ce qui… ? » La porte à peine ouverte, Adrien en oublia sa phrase. Il lui fallut bien dix secondes pour reprendre contenance. Surtout qu’il était en bas de pyjama et tee-shirt, pas bien réveillé quoi… « Vincent… que me vaut l’honneur de ta visite ? » Ady le sentait mal. Le serpentard avait sa tête des mauvais jours… Et en plus Fredericke dormait à l’étage dans son lit. Oui, c’était, vraiment, très très mal barré pour lui.

    « Elle est où ? » Ce qu’il y avait de bien avec Vincent, c’est qu’il ne faisait jamais dans la dentelle. Adrien soupira. C’était bien sa veine… « Heu… dans ma chambre ? » « Pourquoi dans ta chambre ?! » Paf ! Un coup de poing fusa. Adrien serra les dents. Il ne comptait pas répliquer puisqu’en l’occurrence, il était sûrement coupable de ce dont on l’accusait. Heu, en ce qui concernait le fait que Fred ait disparu, rien d’autre hein ? « Aïheu ! Tu pourrais attendre que je réponde aux questions avant de frapper ! Parce que faire dormir dans le canapé une fille c'est incorrect alors je l'ai mise dans mon lit ! » Il réfléchit deux minutes au sens de ce qu’il venait de dire et ajouta très vite « En tout bien, tout honneur hein ?
    - Et toi, t’as dormi où ?
    - Dans le canapé ! Non mais vraiment... qu'est-ce que tu t'imagines ?????
    - C'est ça ouais.. J'imagine que... Ca sent bizarre ici.
    Sur quoi, Adrien se fit pousser et Vincent entra sans y être invité. Toujours aussi poli… pensa le Poufsouffle en tatant sa mâchoire endolorie.
    - Mais j't'en prie, fais comme chez toi…
    marmonna-t-il T'es au courant que tu sais pas où est ma chambre ?
    - Mais t'inquiètes, je vais faire comme chez moi. Et au passage, elle est où ta chambre blaireau ?!
    - A l'étage, première porte sur ta droite. Mais j'aimerais bien savoir ce que tu fous là...
    - Jviens la chercher
    Sur quoi les deux garçons commencent à monter, l’un plus clairement motivé et réveiller que l’autre.
    - Elle est grande tu sais, elle peut encore prendre l'avion toute seule... elle l'a fait à l'aller après tout.
    - Ouais ben jm'en fous, jsuis là quand même ! Vous avez fait quoi ?!
    - Roh, qu'est-ce que t'es chiant ! J'ai même pas envie de répondre tellement la réponse est évidente ! »


    Là, la situation commença à se compliquer car il restait des bouteilles de bières vides dans la chambre, bien en évidence… *Et merde… c’est bien ma veine…* songea Adrien. Le pire c’est qu’il était plus grand, plus vieux et plus fort que Vincent ! Mais le roquet était le chouchou à sa madame alors s’il le tapait à son tour, il allait encore s’en prendre plein la gueule. Quel que soit le litige, Fredericke était toujours du côté de son meilleur ami, même quand le litige c’était elle ! C’est dire !

    « Ah ouais ? Dis moi que t'es un alcoolique anonyme ou j’prends une des bouteilles pour te péter la gueule !
    - Pas de violence devant Fred'
    s’exclama Adrien en désignant la blondinette encore endormie dans le lit. A cause du bruit, elle commençait à remuer mais elle n’avait pas encore ouvert les yeux. Elle est venue pour répéter et après on a regardé un film en mangeant des pop corn et en buvant un peu. Mais elle n'a bu que de la bière.
    - Elle a une tête à supporter l'alcool franchement ? Pas devant Fred ?!
    C’est avec angoisse que Adrien vit Vincent s’emparer d’une bouteille. Là c’était le moment où Fred devait se réveiller pour calmer son cerbère ! Viens on va en bas ! Ni une, ni deux, Adrien essaie de choper la bouteille pour la récupérer.
    - J'pouvais pas savoir qu'elle était aussi petite nature ! "Fred ! Là c'est le moment où tu te réveilles ! FRED ! »

    Heureusement, les appels de Adrien reçurent une réponse puisque l’Allemande sursauta et regarda autour d’elle un peu perdue.

    « Merde ! Il est vraiment là ! J'vais me faire tuer par ma tante !
    - On a plus urgent à régler là Fred !
    - Y a pas que ta tante que tu devrais craindre toi !
    Ady reçoit sans surprise une petite tape derrière la tête. Vincent ayant lâcher la bouteille. Ce fut juste mais Fred’ s’était réveillée juste quand il fallait. Adrien savait pour avoir tester la technique de multiples fois que Vincent ne cognait pas en présence de sa meilleure amie, pas ses amis à elle en tout cas. Y a pas idée de la faire picoler ! Donne lui une clope pendant que t'y es !
    - Et bah en fait... maintenant que t'en parle... »


    Vincent ne réagit pas tout de suite parce que Fred’ sortit des couvertures pour s’approcher d’eux, elle demanda d’un air encore un peu ensommeillé à son meilleur ami ce qu’il faisait là… malheureusement, Vincent était totalement immunisé contre le charme d’une Fred’ en shorty et débardeur de nuit au réveil… ce qui fit qu’il en revint trop vite à ce cher Adrien au goût du concerné.

    « Sallers, espèce de gros connard ! Dis moi que j'ai mal compris !
    - ça dépend… qu’est-ce que tu as compris ?
    demanda-t-il prudemment tandis que Fred’ passait la main dans ses cheveux pas coiffée en soupirant. Elle détestait ces affrontements de mecs.
    - Vince, comment tu as su que j’étais là ?
    - Tu l'as fait fumer !
    Une autre claque derrière la tête partit. J'ai su que t'étais là parce que t'étais pas chez toi ! Et lui, il pue l'embrouille !
    - Eeeeh ! T'as pas fini de me frapper ! J'l'ai pas touché, c'est tout ce que tu voulais savoir non ?
    - Me toucher ? Comment ça me toucher ?
    Elle marmonna autre chose à propos du fait qu’elle aurait pu être chez Ophélia mais elle comprit assez vite que de toute façon, on ne l’écoutait pas.
    - Nan j'ai pas fini Sallers ! Et toi là ! Oui toi ! Quand tu rentres t'es privé de sortie !
    - Mais t'as qu'à l'attacher si tu ne veux pas qu'elle sorte ! ça va bientôt être ma faute si elle fugue !
    - Qu... quoi ? Mais j'ai jamais été punie de toute ma vie !
    Une autre tape parti mais Adrien s’en sortait pas trop mal car ça ne faisait pas vraiment mal.
    - On t'as pas demandé ton avis à toi ! Et toi là, ben tu vas voir comment tu vas être puni maintenant !
    - Adyyyy ! Tu vas pas le laisser me punir hein ?
    - Désolé puce mais là t'es toute seule.
    - Lâcheur ! D'abord Vince t'as pas le pouvoir de décider de ma punition !
    - certes, j'ai pas le droit. Mais j’vais tout raconter à ta tante !
    - Cafteur !
    - Ouais, et toi, t'as fumé et bu, c'est mieux ?
    - J’voulais juste essayer… »


    Adrien assistait à cette petite scène de ménage avec un sourire qui retenait le fou rire qui pointait. Il les trouvait ridicule, ils s’engueulaient comme un vieux couple. Il se demandait s’ils en avaient conscience ? Sûrement pas, ils étaient trop stupides ! Discrètement, Adrien intervint pour proposer que Fred’ se change, histoire qu’ils puissent rentrer chez eux (enfin chez Fred en fait mais vous avez compris) mais bien sûr, Vincent le força à sortir comme si Adrien avait pensé rester quoi… Mais il préférait ne pas trop protester. Vincent ne semblait plus trop en colère (faut dire qu’à défaut d’une Fred’ sage il avait retrouvé une Fred’ aussi pure qu’à son entrée, Adrien était persuadé qu’il ne s’en serait pas aussi bien sorti s’il avait touché à Fred’ comme du temps où ils flirtaient).

    « J’sais pas ce qui me retient… ragea le jeune Fayr tandis qu’Adrien pouffait à moitié.
    - Moi je sais… Enfin, comme tu vois, elle est entière, aussi pure qu'à son arrivée et elle n'a fumé qu'une cigarette et but que trois bières. j'suis sûr qu'elle s'en remettra vite. Plus vite que toi même je dirais.
    Une grosse tape partit que Ady n’esquiva pas à temps. Qu’est-ce qu’il avait dit encore ?
    - Y a cinq minutes, elle n'en avait bu qu'une !
    - Nan, j'ai dit qu'elle avait été soûle à la première. A la troisième je l'ai arrêté parce qu'elle devenait carrément flippante.
    - pourquoi ? elle faisait quoi ? Bordel t'es qu'un connard, elle a 14 ans !
    - Quinze dans deux semaines en fait. Elle était un peu trop euphorique. C'était marrant, je l'avais jamais vu comme ça.
    Sur quoi cette fois Ady se prit un vrai coup de poing ! C’était beaucoup moins sûr quand Fred’ n’était pas là. Par ailleurs, le Vincent commençait à courir sur le haricot à Ady, sa patience s’étiolait étrangement et il n’était plus de si bonne humeur…
    - 15 reste un âge trop jeune !
    - Elle en aurait 20 ce serait pareil. Tu la vois encore comme une gamine de douze ans, le problème c'est que tu es le seul !
    - Ta gueule bordel ! Tu trouves plus responsable en la faisant boire et fumer ? Tu te trouves intelligent ? tu fais pitié ! Tu joues au bad boy ou quoi ?
    - Bah ouai, je joue au bad boy. Et Fred joue à la fille. Ah non, pardon, elle ne joue pas, elle en est une ! Et moi je suis un mec, c'est tout ce que tu as besoin de comprendre.
    - Tout ce que j'ai besoin de comprendre ? Mais tu rigoles ou quoi ? Tu fais le caïd alors que jsuis plus jeune et que j'en ai vécu beaucoup plus que toi ! Tu fais le beau alors que tes parents t'aiment et que t'as jamais eu à te battre dans la rue ! Tu fais le malin mais t'es juste pourri ! Et Fred est ma meilleure amie ! Alors non, c'est pas tout ce que j'ai besoin de comprendre !
    - Ne parle pas de ma famille sans savoir ! Tu ne sais strictement rien de moi, de l'univers dans lequel j'ai grandi ! Et Fred est peut-être ta meilleure amie mais elle est mon amie aussi, ne t'en déplaise !
    - ouais, v’là la bonne influence que tu as sur elle tiens... Ouais c'est vrai, je ne sais rien sur tout... Qu'est ce qu’il y a... T'as pas eu le jouet que tu voulais à tes Noel ?!
    - Bah écoute hein, t'as qu'à prendre ma place si ça t'emmerde tant que ça qu'elle vienne me voir ! Et pour ce qui est de mes parents, t'es un sorcier merde, tiens toi un peu au courant !
    - Que je me tienne au courant ? De quoi ? De ta vie ? Alors là, ça ne m'intéresse absolument pas tu vois !
    - Bah si ça t'intéresse pas arrête de parler sans savoir ! »


    Ils allaient en venir au main mais Fred’ sortit de la chambre son sac sur l’épaule et elle se mit entre eux. Cela les calma direct et fit que Vincent proposa de partir. Fred’ prit la main de Vincent et promis à Adrien une lettre qui ne vint jamais…

    Mais ceci est une autre histoire.


{Poste écrit en live avec Vincent}
{Topic terminé}

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