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 L'éducation taliesiennne[Pv Sykes]

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MessageSujet: L'éducation taliesiennne[Pv Sykes]   Dim 20 Déc - 16:55

Les jours plus lumineux et plus chauds de l’été embrasaient l’air de leur chaleur estivale depuis plusieurs semaines désormais.
Autrefois, ces jours étaient gage de relâchement et de vacances pour Kingsley, ça ne l’était plus.
La fonction ministérielle imposait certains sacrifices, et l’absence virtuelle de vacances était l’un de ces sacrifices. Et en plus, n’était il pas déjà submergé de travail qu’un problème de plus lui était tombé dessus. Talasien posait problème. Ou du moins, l’existence de Taliesin créait certains remous, et Kingsley les aurait ignorés si seulement mc Gonagall n’avait pas fait parti des personnes inquiétées par l’orientation singulière que prenait la nouvelle école.

Ainsi, après moultes demandes, et supplications, le ministre de la magie avait fini par céder aux requêtes de son amie et avait décidé de convoquer Sykes directement au ministère. Une visite directe sur site avait été sa première intension, mais la diplomatie ministérielle lui avait conseillé de ne pas s’en tenir à ce projet. Sykes aurait pu vouloir garder certains secrets bien gardés dans son établissement, et ce en toute bonne foi. Durmstrang avait elle même ses propres secrets. Mais ce genre d’attitude de la part du directeur de Taliesin aurait été mal interprété par les gens suspicieux.

L’invitation était la solution la plus acceptable pour les deux parties, et ce quelques soient les intentions réelles de chacun. Si Sykes n’avait rien à cacher, il n’aurait pas à se défiler. Mais s’il ne se présentait pas… Kingsley ne pourrait rien faire pour éviter un scandale.

Un hibou avait été envoyé sur l’ile du pays de galle depuis une semaine déjà. Un hibou porteur d’un message :

Citation :
Mr le Directeur

Le ministère vous souhaite une bonne fin d’année scolaire, et vous félicite une fois de plus pour avoir mené a bien la viabilité de votre projet ainsi que d’avoir sur maintenir l’ordre dans votre établissement durant votre première année d’exercice.

Concernant cette activité justement, l’expérience singulière que vous menez selon vos propres souhaits génère dans nos murs certaines interrogations, et plusieurs éclaircissements seraient les bienvenus. Nous aimerions de ce fait que vous vous présentiez au ministère la semaine prochaine pour que nous redéfinissions ensemble l’autorisation d’enseigner ainsi que la confiance qui vous ont été confiés.

Cordialement

Kingsley, ministre de la magie
.

Le ton de la lettre était on ne peut plus cordiale, mais Sykes aurait en comprendre les subtilités. « J’ai des questions à vous poser, vous avez ordre de venir vous expliquer ». Voila comment ses ronds de jambes auraient pu être résumés. Kingsley n’aimait pas avoir recours a des méthodes aussi peut directes, mais il n’avait pas le choix. Pour calmer le monde des sorciers, et pour ne froisser personne, il se devait d‘être un torrent d’eau tiède.


Dernière édition par Kingsley Shacklebolt le Dim 27 Déc - 19:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'éducation taliesiennne[Pv Sykes]   Dim 27 Déc - 9:47

Spoiler:
 


Tous ces murmures de voix, toutes ces messes basses, tous ces regards... tout ceci peu à peu déposés sur lui et au fur et à mesure qu'il avançait à travers les couloirs. Tous ces yeux détournés ou arrondis de stupeur, tous ces dos tournés, ces bravades bien en face comme si le monde sous ses pas changeait, s'animait autrement qu'il aurait dû le faire, s'éveillait presque à sa venue comme un chat échaudé. Beaucoup n'osaient même pas prononcer son nom, encore moins son ancienne ou actuelle fonction ; on lui préférait "le traitre", "l'enflure", "l'ordure", "le monstre" ou tout autre appelation dans le genre... Celui qui avait fait "ça". Il n'y en avait pas d'autre et quand bien même aurait-il eu quelque honneur ils ne faisaient guère le poids face aux crimes commis. Sykes était marqué à vie. Bien que meurtri en sa fierté et âme -enfin surtout en sa fierté- il le savait et l'assumait du mieux qu'il pouvait...

Aussi ce pas militaire, assuré, droit et prompt ne trahissait qu'une gêne trop absolue d'avoir à affronter la colère des uns et des autres. Ce menton haut et fier surmonté d'un sourire bien senti et provocant dissimulait comme il le pouvait la boule qui lui coinçait la gorge et son regard... ses yeux d'oiseau de proie n'avaient pas leur pareil. Bleus acier, assassins, comme des poignards dirigés vers ceux et celles dont le ton ou l'expression auraient pu le piquer au vif. Durant tout le trajet qui le rapprochait peu à peu de Kingsley Shacklebolt il s'efforçait de se composer une figure digne, forte, se répétant sans cesse cette seule et même phrase : "tu es ressorti d'ici comme un lépreux, tu y rentres en conquérant". Ce qui était "un peu" vrai et qu'il n'avait pas hésité à marquer d'une toilette soignée : complet en soie et satin blanc beige, chaussure vernie, chemise de soie blanche et vaporeuse, le col de celle-ci relevé tout comme celui de sa veste. Des lunettes de soleil carrés, brunes, dissimulant à peine ses yeux sous un chapeau beige penché de côté le bord opposé rabattu comme une vague. Sourire carnassier, cigarette coincée entre ses crocs. Il décocha un dernier clin d'oeil à une secrétaire médusée qui passait par là et s'était arrêtée à sa vue. Il ne tarderait pas à rencontrer ce qui pouvait rester de la Brigade Magique et de l'escouade des Aurors.

Il passa les locaux sans trop s'y attarder, descendant machinalement le bord de son chapeau afin de ne pas être reconnu... c'était comme ça. Mais c'est en redressant le museau qu'il crut bien voir la silhouette d'une personne familière, l'image fugitive d'une jeune et jolie petite blonde suivie d'un garçon d'une vingtaine d'années brun et bien mis. Il s'arrêta, laissa sa cigarette en suspend dans le vide au moment ou un autre personnage plus grand, plus massif, les cheveux longs dans le cou et décolorés déboulait dans les couloirs, interceptant les deux jeunes par le bras. Il n'entendait pas ce qui se disait mais voyait l'intention que les deux mômes lui portaient, comme lorsqu'il les prenait à part pour leur dire une chose des plus importantes. Et lui de s'affairer à expliquer, se tournant vers l'un ou l'autre, s'attardant sur chacun afin que ses élèves ne perdent pas une miette de ses indications.

Il avait fait de son mieux afin de conforter Penelope dans le fait qu'elle ait choisi la bonne voie et espérait de tout son coeur que cette jeune femme soit devenue une Auror exemplaire, sans peur, dure avec elle-même autant qu'avec les autres. Il songeait aussi à Maximilien, ce jeune français, qui n'était pas souvent d'accord avec lui mais avec lequel il prenait le temps d'échanger leurs différents points de vue. Il souhaitait simplement que ce gosse s'en sorte un peu dans la vie et prenne assez d'assurance pour, une bonne fois pour toute, s'imposer aussi bien à Sykes qu'aux autres...
L'image fuyante de son double passant ses deux bras par-dessus les épaules de ses apprentis disparue au moment ou ces derniers prirent le virage de gauche. L'Apophis d'aujourd'hui, pour sa part, prit celui de droite.
Il y parvint enfin. Il soupira de soulagement puisqu'ici il n'y avait partiquement personne et qu'il n'aurait pas à sentir le poids de toute sa culpabilité sur les épaules à nouveau. Il pouvait se sentir le coeur plus léger...

Il s'approcha de la porte du bureau du Ministre. Il avait tenu à ce que personne ne l'accompagne, histoire de prouver qu'il connaissait les lieux comme sa poche, qu'il n'avait besoin de l'aide ni de l'assistance de quiconque. D'ailleurs il les faisait doucement rigoler ces foutus stagiaires est-ce-que-je-peux-vous-aider-monsieur-?, sincèrement ils pouvaient pas s'occuper d'autre chose, non ?
Il marchait... un pas... puis un autre... la dernière fois qu'il avait traversé le couloir c'était pieds et poings liés encadré par deux Brigadiers à la mine pas commode et qui le trainaient par les aiselles. La dernière fois qu'il avait longé les couloirs de ce p*tain de Ministère c'était en loques de prisonnier, les cheveux longs et sales, la barbe mangeant la moitié de son visage crasseux de suie. L'oeil mort, éteint, bête fauve éreintée.
Il se saisit de la poignée et ferma les yeux, priant pour qu'intérieurement ce soit Rufus Scrimgeour, son maître, qu'il retrouve derrière cette porte... Il cligna des paupières puis se souvint qu'il avait été "invité", que même s'il était attendu il devait se plier à certaines exigeances et courtoisies. Oh et puis m*rde ! L'autre avec sa lettre cinglante et ses "Apophis, mon gars, j'pense sincèrement qu'il faudrait qu'tu viennes défendre ton bout d'gras, sinon j'te r'tire Taliesin" pouvait bien se fiche ses intentions où il pensait. Il ouvrit la porte brusquement et apparut ainsi dans l'embrasure de la porte, cachant de toute sa hauteur le soleil qui cherchait à s'y engouffrer.
Il fit face à son ancien compagnon, coinça sa cigarette entre ses lèvres, tira dessus puis en rejeta longuement la fumée.

"Monsieur le Ministre, vous avez demandé à me voir...", dit-il d'une voix froide, machinale.

Il plissa les yeux et tourna sa tête de côté afin de pouvoir apprécier le personnage dans toute sa splendeur. Un collègue qui prend du gallon ça fait plaisir tout de même !

"... me voici".

Et il termina cette phrase par un sourire d'ange machiavélique, comme s'il n'avait pu le contenir plus longtemps. Il referma d'un coup de talon la porte derrière lui, coupant court aux intentions louables du soleil. Calant ce qui lui restait de cigarette entre ses lèvres, il retira son chapeau honorablement et chercha un portemanteau qui ne tarda pas à faire son apparition. Il se défit de ses lunettes et produisit un regard bleu, candide à l'attention de son ancien camarade. Il avala une dernière goulée de son délicieux poison puis produisit un range-cigarette en argent dans lequel il introduisit le mégot... à défaut de trouver une poubelle quelconque. Une fois ce petit manège terminé il demeura debout, cet éternel sourire inquiétant fiché sur ses lèvres, mêlé de dégoût et de surprise, les mains dans les poches tandis qu'il le dévisageait en silence... qu'il rompit bien evidemment :

"Comme les hautes fonctions te vont bien, Kingsley. Qui l'aurait cru d'ailleurs ? N'est-ce pas ? Qui aurait cru que l'on te verrait juché à une place aussi confortable que la tienne ?
Après tout, tu es un excellent enquêteur, un chasseur réputé, un combattant honoré... et un Membre de l'Ordre du Phénix des plus influants et courageux. Le contraire m'aurait étonné et ainsi je me réjouis vraiment que tu aies eu cette promotion !".

Il hocha la tête, les yeux arrondis pour appuyer ses propos.

"Si, si, je suis sérieux. Tu m'épates là, vieux frère ! Et ça me fait plaisir de te voir diriger le Ministère. Avec toi il n'a guère plus de souci à se faire, ai-je raison ? Bon faut encore un peu reconstruire, c'est certain. Mais vous trouverez les fonds et les subsides prochainement, pas vrai ? Je ne doute pas que tu sois déjà sur le coup...".

Il eut un soupir navré.

"C'est pas que je ne voudrais pas t'aider, tu sais. -un ton plus bas, en apparte- mais Taliesin me coûte, pffiioouu, les yeux de la tête ! C'est qu'il faut bien le meilleur et la pointe de la magie pour mes nouveaux arrivants, tu comprends ?

Au fait, comment se porte Poudlard ?".

Et l'air de ne pas y toucher, regardant ailleurs... vraiment ailleurs... pour revenir à lui dans une empoignade de regard sauvage.
Il produisit sa lettre de la poche revolver de sa veste, la levant à hauteur de son visage et la jetant sur le bureau du Ministre Shacklebolt.

"Merci, bonne fin d'année à toi aussi !".

Avant de prendre place dans l'un des sièges qui s'offrait à lui, croisant les jambes.

"Et au fait, j'adore le passage "l’expérience singulière que vous menez selon vos propres souhaits génère dans nos murs certaines interrogations" c'est magnifique ! J'adore, si, si ! Et puis "selon vos propres souhaits" comme si, moi, Apophis Sykes, je n'en faisais jamais qu'à ma tête. Rahh la laa...
Soit, ricana-t-il en guise de conclusion, quelles explications te faut-il, Kingsley ? Je t'écoute...".

Il s'enfonça dans le siège moelleux, prenant ses aises, repliant ses grosses mains sur son ventre, le visage ouvert et souriant.
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MessageSujet: Re: L'éducation taliesiennne[Pv Sykes]   Lun 28 Déc - 19:47

(Désolé pour la faute dans le nom c’est corrigé T_T)

Kingsley adressa un regard condescendant envers Apophis, le ton que son « vieux frère » venait de prendre était un rien virulent, mais le ministre de la magie estimait qu’il avait lui-même provoqué cette situation en convoquant le directeur de Taliesin aussi formellement.

« Cette école te coute les yeux de la tête ? Je pensais plutôt qu’elle vidait les poches de tes généreux donateurs. Tu fais bien d’aborder le sujet d’ailleurs, je me demandais à qui je devais envoyer le cheque de subvention cette année. J’ose espérer que tu ne me donneras pas le nom d’anciens partisans du sombre seigneur. »

En vérité, la source de financement de Taliesin importait peu Kingsley, seul lui importait de bien signifier à Sykes qu’il n’était pas dans une position aussi confortable qu’il voulait bien le croire. Le ministre de la magie prit à son tour ses aises dans son propre fauteuil et commença à chercher ses mots pour ne pas froisser Apophis.

« J’espère que tu comprends bien que de part mon rang actuel, je suis plus un prisonnier qu’un homme de pouvoir. Le monde magique n’a pas besoin que de se reconstruire, il a aussi besoin de sécurité. Les gens ont peur Apophis. Le moindre Signe d’instabilité les inquiète. Poudlard représentait la stabilité à leurs yeux, mais après les destructions de l’an dernier… Et en plus voila que tu viens vampiriser de l’influence de cette école en fondant ton propre établissement… Je ne te cache pas que Mc Gonagal était assise à ta place il y a quelques semaines, et c’est elle qui a fait naitre en moi le besoin de provoquer notre entrevue. »

En incriminant ainsi la directrice de Poudlard, Kingsley espérait mettre plus à l’aise Apophis, il croisa les mains sur son bureau, et ne prit même pas la peine de prendre le dossier constitué sur cette affaire pour appuyer ses propos. Inutile, il en connaissait parfaitement toutes les ficelles. Mais pouvait-on seulement parler de ficelles alors qu’il s’agissait de véritables cordages.

« La première de ses craintes portait sur le contenu même de ton enseignement. Disons qu’elle te reproche d’enseigner un aspect de la magie qui ne tient pas assez compte de la notion de magie noire ou blanche. Vois tu où je veux en venir ? Elle connaît ton passer, et… Je pense qu’elle craint que ton école ne soit qu’une façade pour t’adonner en toute liberté à la pratique de magies interdites. Les mangemorts ont toujours affectionné la magie noire n’est ce pas ? Et si on trouvait d’anciens mangemorts dans l’organisation ou dans le financement de ton école… Cela apporterait des éléments à ta charge supplémentaires pour Minerva. Alors, qu’as-tu à répondre à ce genre de critique? Penses tu que ton enseignement créé une confusion entre les magies sombres et claires pour tes élèves?"
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MessageSujet: Re: L'éducation taliesiennne[Pv Sykes]   Sam 2 Jan - 22:10

Le début de la conversation semblait, somme toute, ne pas trop le faire sourciller. En effet, Sykes n'y allait pas de son propre denier -du moins pas entièrement- et comptait beaucoup sur des aides dites "extérieures". Pour le moment, Kingsley ne les soupçonnait pas... Le connaissant il le finirait peut-être mais pour l'instant il était trop occupé à reconstruire, protéger, rassurer la population et faire en sorte que le Monde Magique ne sombre pas en pleine anarchie. Et d'ici là il aurait lui-même pris assez d'influence pour que leurs entrevues se passent avec le moins d'animosité possible, un verre de Cognac et de bons cigares cubains... Rien qu'à sa tête il en jubilait. Lui, Apophis, tout criminel qu'il fut ou soit encore ne serait pas rattrapé de sitôt. Non, jamais. Sans se pousser du col, il le savait, certains avaient encore assez besoin de lui.

La seconde partie était déjà nettement moins plaisante. Quoique... Pauvre Shacklebolt qui se plaignait d'être pieds et poings liés, véritable esclave de la populace, bouclier face aux menaces extérieures, rempart certain contre la dépression et qui craignait qu'à tout moment cela explose. Comment aurait réagi son ancien mentor, le très regretté Rufus Scrimgeour, face à une telle tension ? Ohh oui. Sans doute serait-il mort d'avoir tout ceci à gérer, préférant le trépas que de faire face, trop faible pour tout cela... Au moins Kingsley tentait-il de rétablir la situation ce qui n'était déjà pas mal. Le seul bémol dans ces paroles furent les accusations dont on l'affublait. On craignait que le petit Sykes, après être faussement passé ad patrès, ne se soit réfugié dans des arcanes un peu plus sombres que celles cotoyées autrefois. Sujet qui débouchait clairement sur les inquiétudes d'une lionne sans doute fort ulcérée de le voir faire de l'ombre à Poudlard...

En parlant d'ombre le visage de l'ancien Auror -le blond, hein- s'obscurcissait drôlement. Une ride vint à striller son front, plissant son oeil gauche tandis qu'il fixait l'homme qui lui faisait face et palabrait sur les raisons de sa convocation. Il en vint à baisser la tête, fixant les pointes de ses chaussures lustrées, n'accordant qu'une piètre attention à son discours tandis qu'un grognement sourd enflait en son être, l'investissant peu à peu comme une marée dévastatrice. Kingsley clotura à peine son discours que le point du grand blond s'abattit avec férocité sur la table, les yeux toujours fixés sur le sol. Et dans un grondement feule :

"Jamais, Kingsley, je ne me suis abandonné et d'une quelconque façon à la Magie Noire, jamais. J'ai toujours TOUJOURS suivi la voie du Bien et n'ai jamais perdu de vue qui j'étais VRAIMENT ! Je serai et resterai l'Auror Apophis Sykes".

Il lui tendit un sourire biaiseux.

"Mon passé ? Que connait-elle de mon passé ? Que sait-elle vraiment ? Ce que l'on a dit dans les journaux, ce qui s'est déroulé durant le procès ? Pensait-elle que j'étais toujours un petit planqué de Serpentard, derrière papa maman, n'attendant qu'une seule chose et frétillant à l'idée d'être un Mangemort !...".

Et sans qu'il ne s'en rende compte, certains objets sur le bureau de Kingsley commençaient à trembler légèrement.

"... ce que j'ai fait pour elle, pour vous tous n'était pas au nom de Voldemort mais bien en celui de valeurs qui me semblaient justes ! J'ai versé mon sang pour la même cause que toi, comment peut-elle l'avoir oublié ?".

Et ses yeux d'azur plantés dans les siens, poignants, accérés tandis que c'était au tour du bureau d'être pris de secousses.

"Mais c'est tellement plus facile de croire en ce qui nous semble évident, pas vrai Kingsley ?".

Un encrier roula puis tomba sur le sol, éclaté en tache d'encre sombre. Sykes se pencha davantage vers lui :

"Et de tirer des jugements hâtifs sans chercher à aller plus profondément afin de lever tout doute ou mauvaise conscience. Car comment un type, Auror de surcroît, qui a coffré et tué plus d'un Mangemorts aurait pu revenir sur ses engagements, sur sa nature profonde ?".

Une partie de ce qui pouvait se trouver sur la table s'écroula à terre, le meuble se lançant soudain dans des secousses phénoménables, comme s'il ruait. Sykes se leva alors :

"Qu'elle vienne un peu me le dire en face !!".

Juste avant que le calme ne réinvestisse la pièce et que le bureau cesse définitivement de bouger... et que le Directeur de Taliesin, tout énervé qu'il soit, ne se retrouve planté bêtement au milieu du chambardement qu'il venait de causer. Il considéra un instant son ancien compagnon puis s'affala dans le fauteuil, abattu, stoïque. Il passa une main épuisée sur son visage et lui adressa ce qui, en d'autres circonstances, lui aurait arraché la bouche...

"Excuse-moi".

Il esquissa un bref geste de regret puis déposa son menton dans sa paume, le regard ailleurs, presque préoccupé. Il finit par rompre le silence.

"A quoi bon ça servirait de te dire, de te jurer que je ne pratique aucune Magie Noire à Taliesin vu que, visiblement, vous ne seriez pas enclins à me croire ? McGonagall semble s'être promise de me remettre à l'endroit que je n'aurais jamais dû quitter à savoir : Azkaban.

Je suis tout à fait disposé, Kingsley, à lever le moindre doute sur mes activités et à rassurer aussi bien cette vieille folle que la population. Et je te prie de croire en ma sincère collaboration ainsi qu'en mon absolue confiance...
Mais que tu viennes me dire après que Minerva aurait un sérieux problème avec moi et mon enseignement, que tu me convoques ensuite pour essayer d'arranger les choses, que tu me dises que c'est elle qui a motivé l'entretien ça... ça passe moyen ! Vous voulez prouver que vous êtes des Hommes et des Femmes d'honneurs, commencez déjà par être honnêtes !

Car si la Directrice de Poudlard souhaite en savoir plus et être ainsi tranquilisée, ce n'était pas à toi qu'elle devait faire appel... mais à moi ! Si elle avait eu la dignité et le courage propre à sa maison, elle l'aurait fait. Et c'est moi après qu'on convoque comme le moindre des délinquants".

Il détourna à nouveau les yeux pour revenir sur lui, toujours aussi cinglant et glacial tout en restant cette fois-ci étrangement maître de lui-même.

"Je n'arrive pas à croire qu'on vienne me parler de sincérité alors qu'on ne l'est même pas soi-même, quelle c*nnerie !, murmura-t-il tout en hochant la tête, soit...
Ce que je te propose maintenant c'est de noter ou faire noter tous mes propos et de les référencer en actes officiels afin de les classer aux archives. Au moins, ça fera des heureux et ça calmera les ardeurs !".

Et avant qu'il ne puisse dire quoique ce soit il le stoppa d'un geste.

"Ohh non, non, non, non, non. T'inquiète donc pas ! Je ne t'en tiens pas rigueur, tu es pieds et poings liés".

Tout en se renfonçant dans son siège et en laissant planer quelques secondes de flottement avant d'ajouter :

"Bon, je peux commencer maintenant ?".
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MessageSujet: Re: L'éducation taliesiennne[Pv Sykes]   Jeu 7 Jan - 15:16

Kingsley leva la main vers son interlocuteur comme pour calmer ses ardeurs. Le ton était monté d’un coup comme il le craignait, et il sentait lui-même ses instincts violents monter en lui pour rendre à Sykes le ton qu’il lui avait envoyé. Comment Dumbledor aurait il réagit en cette circonstance ?

« Il suffit Sykes ! Si minerva est venu me voir, c’était certainement pour éviter à avoir à essuyer ce genre d’humeur. Et je te prie également de considérer ta situation actuelle ! Tu n’es pas menotté et cloitré dans une cellule d’Azkaban, tu es dans le bureau du ministère, dans le bureau DU ministre de la magie, avec des murs décorés avec des boisures hors de prix, et des fauteuils délicats. »

En rappelant ainsi à Sykes qu’il n’était pas en territoire ennemis, Kingsley espérait refaire descendre la tension d’un cran.

« La vérité, c’est que minerva n’a rien de concret contre toi, seulement des soupçons. C’est normal d’avoir des soupçons après une guerre non ? Et tu devrais admettre que même si ton projet est inoffensif, tu n’as rien fait pour éviter que des gens trouvent ton attitude louche. Tu n’as jamais rien publié pour expliquer ta nouvelle théorie d’enseignement au monde des sorciers. Tu as décidé de fonder ta propre école sur une ile perdu au fin fond du pays de galle au lieu de proposer tes services à Poudlard. Ton recrutement d’élève est hyper-sélectif, qui veut n’entre pas à Taliesin. Mais, j’insiste, tous ces éléments ne sont pas des preuves de ta culpabilité ! »

Kingsley ne cherchait pas le conflit, mais il tenait à ce que Sykes comprenne la situation dans laquelle il se trouvait dans sa globalité. Le caractère aventureux de l’ex Aurore/mangemort lui avait valu d’inspirer de la méfiance et des doutes auprès des véritables fideles d’Albus. Apres tout, avec la mort de Dumbledor, même Rogue aurait eu du mal à être réhabilité s’il avait survécu.

« Qu’on soit bien d’accord Sykes, Cette remarque est valable pour moi aussi. Je n’ai aucune preuve d’un quelconque reproche à te faire. Si j’en avais, c’est devant les détraqueurs que tu aurais à t’expliquer. Je veux juste que le monde des sorciers ne recèle plus une seule… Zone d’ombre… Nous nous comprenons ? Alors essayons de reprendre calmement. »

Le ministre de la magie se laissa aller en arrière comme pour inviter Apophis à se détendre lui aussi, et il prit soin de laisser s’envoler sa plume magique pour noter tout de leur entretient.

« Commençons par une question moins embarrassante si tu préfères. Pourquoi avoir choisi le pays de galle ? Pourquoi une nouvelle école sur une ile au lieu de proposer tes talents à Poudlard ? Ou à dumstrang si tu aimes les secrets ? »
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MessageSujet: Re: L'éducation taliesiennne[Pv Sykes]   Sam 9 Jan - 10:32

"Il suffit Sykes ! Si minerva est venu me voir, c’était certainement pour éviter à avoir à essuyer ce genre d’humeur...".

Et Apophis de répliquer, comme un gamin, jouant les époustoufflés :

"Ah ! Alors ça c'est la meilleure ! Moi colérique ? Je...".

Et Kingsley, dans l'art de reprendre et garder la parole, se débrouillant comme un chef embraya immédiatement en lui expliquant dans quelle condition il était reçu -et ceci avec toute la sérénioté, la gentillesse et la simplicité du monde. Il devait bien en convenir, son ancien compagnon était un grand parleur... et il avait vu juste. Personne ne s'était encore jeté sur lui pour le remettre en prison et il était, pour ainsi dire, en terre aussi bien connue qu'amie. Il en convint, s'excusa d'un léger geste histoire de justifier ses ardeurs, puis regarda ailleurs encore trop pouilleux pour confronter son regard morveux à celui, maîtrisé, de l'ex-Auror.

« La vérité, c’est que minerva n’a rien de concret contre toi, seulement des soupçons. C’est normal d’avoir des soupçons après une guerre non ? Et tu devrais admettre que même si ton projet est inoffensif, tu n’as rien fait pour éviter que des gens trouvent ton attitude louche. Tu n’as jamais rien publié pour expliquer ta nouvelle théorie d’enseignement au monde des sorciers. Tu as décidé de fonder ta propre école sur une ile perdu au fin fond du pays de galle au lieu de proposer tes services à Poudlard. Ton recrutement d’élève est hyper-sélectif, qui veut n’entre pas à Taliesin. Mais, j’insiste, tous ces éléments ne sont pas des preuves de ta culpabilité ! »

Apophis prit un air faussement affecté tout en pianotant sur le bras de son fauteuil. On eut dit un gamin trop affecté pour encore écouter son père, pourtant des plus prévenants. Inutile de dire que l'Auror Blond appréciait le ton que prenait le Ministre de la MAgie histoire d'éviter qu'il entre dans ses caprices de diva...

« Qu’on soit bien d’accord Sykes, Cette remarque est valable pour moi aussi. Je n’ai aucune preuve d’un quelconque reproche à te faire. Si j’en avais, c’est devant les détraqueurs que tu aurais à t’expliquer. Je veux juste que le monde des sorciers ne recèle plus une seule… Zone d’ombre… Nous nous comprenons ? Alors essayons de reprendre calmement. »

Il haussa les épaules. Ohh comme il se sentait trahi alors !

« Commençons par une question moins embarrassante si tu préfères...", finit par dire Shacklebolt.

Ah ça ! Il voulait bien !

"Pourquoi avoir choisi le pays de galle ? Pourquoi une nouvelle école sur une ile au lieu de proposer tes talents à Poudlard ? Ou à dumstrang si tu aimes les secrets ?".

Sykes en revint à lui... ou plutôt non à ses ongles manucurés à l'extrême puis répondit d'un ton égal :

"Ohh ça... Poudlard n'aurait sûrement pas apprécié la venue d'un "criminel" d'autant plus que vu comment Minerva me porte dans son coeur elle aurait pu croire, je sais pas, que j'étais là afin de lui bouffer sa place. Puis ça aurait fait un peu remâché cette histoire : Rogue, les Mangemorts tout ça... non, très peu pour moi ! Durmstang je parle pas la langue alors...
Et j'aime pas les secrets, c'est pas vrai...".

Il souffla sur le bout de ses doigts et les passa sur le revers de sa veste juste avant de fixer sur Kingsley un sourire absolument candide et innocent.

"Et si j'ai envie que Taliesin soit sélective, je fais encore ce que je veux, n'est-ce pas ? D'ailleurs c'est pas franchement de mon fait ça... T'en connais beaucoup des gens qui peuvent faire ça, dis-moi ?".

Et il claqua dans ses doigts, en rythme, à plusieurs reprises faisant naître des étincelles entre ses doigts pour mieux en faire jaillir une petite flamme qu'il rejeta dans les airs...

"C'est très pratique pour allumer ses clopes, reprit-il, si tu n'as pas ta baguette à portée. Mais, soyons sérieux, à plus grande échelle ça fait quand même quelques dégâts... et je te parle pas des deux autres. Toute façon, je m'en fais pas, mes gosses et moi-même sommes référencés sur notre registre. On vous le communiquera... quand on vous le communiquera, allez...
Mais pour être franc avec toi, Kingsley, si nous n'acceptons pas tout le monde c'est bien pour une bonne raison : mes élèves naissent tous avec une particularité comme les légilimens ou les animagus. Si tu n'as aucun pouvoir tu n'as rien à y faire vu que nous ne dispensons pas les mêmes cours qu'à Poudlard. Nous sommes quatre profs de quatre disciplines différentes, et ce afin que ces gosses comprennent un peu plus le potentiel qui les habite. Si certains d'entre eux avait reçu notre enseignement bien avant, ils ne seraient pas derrière les barreaux, tu comprends ?
Certains choses peuvent rendre folles... et je sais de quoi je parle ! J'en a bavé avant de pouvoir maîtriser complètement mes pouvoirs...".

Il croisa ses jambes sur un sourire pernicieux de sale gosse de riche et reprit :

"Et puis d'ailleurs Minerva consulte pas les journaux ? Y a un certain article de la Gazette ou j'apparais en première page et dans lequel je parle de Taliesin maaaiiiss aussi de, je cite... ah ! Attends, attends je l'ai sous la main !...".

Il fouilla dans les poches de son costume à la recherche dudit article et le produisit enfin sous le nez de son interlocuteur juste avant de se râcler la gorge et de lire bien haut, bien fort :

""Il n'a jamais été question de faire de l'ombre à la noble institution qu'est Poudlard -si amoindrie par ces temps cruels soit-elle. D'ailleurs, suis-je le commanditaire de la bataille qu'elle essuya ?
Non. Notre but n'est, en tout et pour tout, qu'apporter soutien à nos élèves ainsi qu'un enseignement leur permettant d'approfondir leurs connaissances et leur don comme il se doit, voila tout ! Je n'ai en rien la prétention d'étouffer les projets de reconstruction et d'épanouissement d'une structure dont je fus moi-même l'élève...".


Et encore à la question "y aura-t-il une éventuelle fusion des deux écoles ?" :

""Je crois qu'hélas nous ne sommes pas encore assez avancés dans le temps pour parler d'une éventuelle fusion. Poudlard panse ses plaies et Taliesin vient tout juste de naître... je pense qu'à l'heure où nous parlons, l'aide et le soutien de l'une comme de l'autre est de bon aloi".

Et voila !".

Il le lui tendit afin qu'il le consulte et vérifie ses dires (savait-on jamais...) et tiqua un instant à un article située juste au-dessus du sien et qui attira particulièrement son attention. Il reprit le bout de papier, lut en diagonale, sursauta de stupeur arrondissant des yeux comme des soucoupes.

"Ah la..., souffla-t-il éberlué, elle m'a pas loupé, hahaha... m'a pas loupé du tout. Ecoute un peu ça, j'avais oublié tiens !".

Et il prit le ton et la voix adaptée... je vous laisse imaginer :

""Gazette: Vous avez entendu parler de l’école qui fait concurrence à la votre, Taliesin, quelle a été votre réaction en apprenant son existence?

Professeur McGonagall:
J'ai été personnellement choquée du fait que la guerre venait de se terminer il y a peu et les reconstructions de notre Monde n'étaient pas encore commencées, et cette école cherchait déjà à exister et, dans un but, à nous effacer alors que Poudlard a une Histoire, et que nous sommes la meilleure école de magie tout de même..." ("elle se mouche pas du coude, sérieux !") cette belle école a été dirigée par les plus grands de ce monde et le plus important, Albus Dumbledore donc je soutiens que cette nouvelle école ne supprimera pas les traditions et en voulant attirer les élèves dans un cercle vicieux. Je suis relativement contrariée par l'arrivée de cette...école ("j'adore les trois points de suspension scrupuleusement respectée par l'auteur de cet article, haha !") et je rassure les élèves et professeurs de Poudlard : cette école ne réussira jamais à atteindre son but et se verra obligée très tôt de mettre la clé sous la porte".

AH LA CLAQUE !!! HAHAHAAHAHAHAAAA !!!

Si c'est pas une annonce de mise à mort, Monsieur le Ministre, je me fais eunuque !

Attends, j'en ai encore en réserve et ça vaut son pesant de Gallions !

"G. : Avez-vous essayer de retenir les élèves qui ont décidé de la rejoindre?

P. M. : J'ai, au début de l'année, fait un discours sur les dangers que présentait cette école et la majorité des élèves ont compris ce message. ("merci... ça veut dire qu'elle a tout simplement pu, en effet, effrayé certains détenteurs de tels pouvoirs par la même occasion... puis ça me fait une sacrée pub alors que j'ai RIEN demandé !") Certains ont quitté Poudlard, attirés par le fait qu'ils pourraient à la fin de leur scolarité, bénéficier d'un pouvoir, ce qui est absurde".


Oohhh gggeennnree... l'hôpital qui se fout de la charité ! Elle est pas Animagus si je me souviens bien, hmmm ? J'sais pas de mémoire c'est la seule déclarée...

Je sais, Kingsley -et il lui tendit le papier sur un air éloquent- elle est morte de trouille parce que je représente encore une menace potentielle et qu'elle a davantage entendu parler de moi au travers des journaux qu'autre chose... Et d'ailleurs, je te devance : si elle me connaissait en vrai, son opinion ne changerait pas plus que cela !
Mais, avoue un peu, elle me descend pas en flèche, hein ?! Bonjour la modération Poudlardienne...

Ca me fait marrer de penser que sans son précieux Dumbledore qu'elle semble tant chérir je serais jamais devenu Auror. Alors s'il y a bien quelqu'un qui respecte sa mémoire aussi bien que ce qu'il a laissé, c'est moi ! Et viens pas dire, mon cher, que je suis du genre à cracher dans la soupe...".

"Oh et avant que tu ne te dises que j'aurais pu, d'un commun accord, falcifier tout mon article avec l'aide précieuse de ma cousine Britanny of Woodbury, sache qu'elle reste encore l'une des meilleures journalistes de sa catégorie et que son professionnalisme a été de nombreuses fois récompensés.
Après ça, tout est sur l'article, je te le laisse...
Tu as encore des questions avant de renvoyer le "méchant Sykes" que je suis ? Car, ne nous le cachons pas et je l'assume entièrement, je suis un méchant pas un gentil".

***


L'article en question :

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: L'éducation taliesiennne[Pv Sykes]   Lun 11 Jan - 11:29

Au cours des explications passablement enflammées de Sykes, Kingsley chassa la plume magique du parchemin qu’elle remplissait de son encre pour en effacer épisodiquement le contenu. « Inutile de consigner ce trait d’humeur » ou encore « quelle grossièreté » se disait il en appliquant une censure toute relative de ce que la plume consignait dans ces textes officiels. Décidément, Sykes se laissait à plus de véhémence encore qu’a son habitude. Taliesin était son « bébé », une forme de rédemption peut être pour lui, l’attaquer sur ces bases n’était pas la chose la plus habile que Mc Gonagall ait fait.

« Permets moi de reformuler tes réponses je te prie. Tu peux très bien laisser exploser ta colère dans mon bureau, mais j’aimerais autant ne pas laisser le souvenir d’un ministre consignant des grossièretés dans ses registres. Enfin, cet entretient ne doit pas donner l’impression d’une discussion de comptoir. Si je résume correctement, tu craignais un rejet de la part de Poudlard, et le type d’enseignement que tu proposes est trop… Spécifique… Pour pouvoir se passer d’une certaine forme de sélectivité. Nous sommes d’accord ? »

La plume fut renvoyée à son travail, et les paroles de Kingsley furent à nouveau inscrites au fur et à mesure de leur édiction. La dernière déclaration « je suis un méchant » avait soigneusement été effacée elle aussi. Il n’y avait aucun doute sur le fait que lorsqu’il y avait un incendie à allumer Apophis l’attisait.

« Et évite à l’avenir de jurer sur tes parties intimes. On ne sait jamais… Je t’imagine mal t’en passer en cas de pépin… Admettons que Mc Gonagall n’a pas été des plus diplomate avec toit depuis un an. Elle a beau avoir succédé à Dumbledor, elle n’a pas son… Intuition. Albus Dumbledor était un homme formidable, il a toujours défendu l’idée d’un monde magique unis, et il l’a prouvé jusqu'à l’organisation même de Poudlard. Combien de fois as-tu du entendre qu’on devait fermer la maison serpentard pour éviter la naissance d’un nouveau Voldemort ? Albus n’a jamais envisagé la chose. Et pas seulement à cause de l’influence des familles nobles. Ton idée de… Communiquer vos registres… Peut être une preuve de bonne foi tu sais. »

A nouveau, Kingsley fit un geste à sa plume pour la stopper, il se leva de sa chaise, et contourna le bureau pour se place au coter de Sykes. Il lui posa une main sur l’épaule en signe d’amitié.

« Nos prédécesseurs ont estimé que le talent d’annimagus était un talent trop important pour être ignoré. Ne crois tu pas que tes élèves sont entrain de dompter des dons au moins aussi important que celui la ? Proposer de toi-même un référencement pourrait être… Bien vu par la communauté des sorciers ? Et un annimagus comme Minerva serait obligé de voir tout le bien fondé de ta démarche. Qu’en penses-tu ? »
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MessageSujet: Re: L'éducation taliesiennne[Pv Sykes]   Dim 7 Fév - 17:12

« Permets moi de reformuler tes réponses je te prie. Tu peux très bien laisser exploser ta colère dans mon bureau, mais j’aimerais autant ne pas laisser le souvenir d’un ministre consignant des grossièretés dans ses registres. Enfin, cet entretient ne doit pas donner l’impression d’une discussion de comptoir. Si je résume correctement, tu craignais un rejet de la part de Poudlard, et le type d’enseignement que tu proposes est trop… Spécifique… Pour pouvoir se passer d’une certaine forme de sélectivité. Nous sommes d’accord ? »

"Nous sommes d'accord", conclut Sykes sur un grand et éclatant sourire de requin perfide. Se faire ainsi rappeler à l'ordre par Kingsley, enfin un supérieur potentiel, était de coutume chez l'ancien Auror. Et même cela l'amusait... le nombre de fois où Rufus Scrimgeour lui-même ou encore Brad Callagher s'étaient interposés ne serait-ce que pour calmer certaines ardeurs. Il ne les comptait plus... Alors que Shackelebolt s'y mette aussi n'avait rien de surprenant.

*Dire que je devais être à ta place, p'tit père... finalement le destin a joué en ma défaveur, tu trouves pas ?*.

Sourire narquois tandis qu'il portait la main au revers de sa veste, produisant un paquet de cigarettes écrasés et chiffonné. Il s'en coinça une autre dans le bec, visiblement nerveux -ou énervé- puis claqua à nouveau des doigts pour "allumer sa clope" comme il l'avait si généreusement démontré tout à l'heure. Kingsley, quant à lui, appuyait le fait que ce serait pas si mal s'il lui envoyait le registre en bonne et due forme de la classification de ses élèves et de ses professeurs. Sykes tira sur sa cigarette, rejetta la fumée et parla tout de go :

"Bien sûr, je le ferai, je te l'ai dit. Dès que je rentre je t'envoie ça par hibou, ça sera simple.
C'est toujours simple avec moi...".

Et il sourit sardoniquement à travers son mégot, les yeux plissés par la fumée. Le Ministre se leva puis fit le tour de son bureau sans cesser d'ajouter qu'effectivement Minerva n'avait pas fait preuve d'une très grande finesse en attaquant Taliesin de front... Il marquait un point, c'était indéniable et avant qu'Apophis n'ait pu le lui faire remarquer il déposa sa large et plate main sur son épaule. Le Blond ne cilla pas, mais fut néanmoins prit d'une vive décharge à ce simple contact. Le souvenir de mains l'agrippant par le collet, le tirant par le trapèze suite à un verdict expéditif refaisant surface brusquement...

*"Apophis Sykes of Woodbury...".

"Apophis Sykes tout court...".

"... nous vous condamnons à subir le supplice du Baiser du Détraqueur. Que Merlin sache accueillir votre âme comme il se doit"*.

« Nos prédécesseurs ont estimé que le talent d’annimagus était un talent trop important pour être ignoré, enchaîna Kingsley, Ne crois tu pas que tes élèves sont entrain de dompter des dons au moins aussi important que celui la ? Proposer de toi-même un référencement pourrait être… Bien vu par la communauté des sorciers ? Et un annimagus comme Minerva serait obligé de voir tout le bien fondé de ta démarche. Qu’en penses-tu ? »

Sykes eut un sifflement nerveux, comme quelqu'un saisit par la morsure du froid. Sa cendre de cigarette, témoin de son plongeon dans sa mémoire, tomba lourdement sur son pantalon blanc crème. Il redressa vivement la tête, comme appelé par ce que venait de dire son ancien collègue et compagnon.

"Certes, acheva-t-il d'une voix monocorde, je le ferai, Kingsley. Tu peux compter sur moi, ça sera officiel".

Et il se releva aussi sec, lui faisant face. Il détestait, oui, il s'en rendait bien compte, qu'on se saisisse de lui par surprise, surtout s'il se trouvait de dos... Considérer n'importe quel interlocuteur droit dans les yeux était une preuve de force. Pas de domination, non, pas jusque là. Mais au moins pouvait-il se considérer d'égal à égal. Apophis déglutit, redressa le menton pour se donner meilleure contenance puis se raccrocha à sa cigarette bientôt entièrement consummée. Il aspira une dernière lampée de son délicieux poison puis rejeta doucement et avec volupté la fumée blanche dans les airs.

"Je m'oppose à personne, Kingsley, sache-le bien. Et d'ailleurs si le Ministère ou Poudlard venaient à encourir un quelconque danger, il va de soit que Taliesin et moi-même serions prêts à vous prêter main forte.
Et j'espère bien qu'une telle offre de ma part ne sera pas déclinée...".

Léger sourire, bien pauvre à son goût. Il baissa les yeux puis répartit :

"Faut que j'y aille, mon grand. En attendant...".

Bonne vieille tape amicale sur le bras.

"Prends bien soin de toi. Et embrasse ta femme et tes gosses de ma part".

En avait-il ? Il n'en avait plus vraiment le souvenir...

Ainsi traversa-t-il la pièce et ouvrit-il la porte. Se saisissant de la poignet il s'arrêta néanmoins et fit à nouveau face au Ministre de la Magie...

"Au fait, Kingsley...".

... puis baissa les yeux, se ravisant en un sourire bref.

"Non, rien. Bonne journée".

Et il claqua la porte d'un coup bref.


[Et voila, fini pour moi Wink. Merci pour ce chouette RP, mon Sieg ^^].
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MessageSujet: Re: L'éducation taliesiennne[Pv Sykes]   Jeu 11 Fév - 12:07

Apophis avait esquissé un mouvement pour lui dire quelque chose, mais il s’était retenu. Pourquoi ? La communication n’était pas son fort, mais les être qui avaient souffert en leur fort intérieur étaient toujours ainsi.

« Prends soin de toi aussi Sykes, et surtout, je te demande de prendre soin de tous les enfants qui sont sous ta responsabilité. »

Sans dire un mot de plus, le directeur de Taliesin sorti, et le ministre de la magie se retrouva seul.
Abandonné à cette heure tardive de la nuit, il contempla Londres à l’extérieur, il se sentait fatigué, épuisé, il prit place à nouveau dans son fauteuil et se décontracta autant que possible.

« Voila qui est habilement joué Monsieur le ministre. »

Kingsley n’était plus vraiment étonné d’entendre cette voix interrompre ses rares instants de répits. L’homme en noir, c’était ainsi qu’il s’était présenté à lui il y avait des mois. L’homme en noir était venu vers lui comme un ami, un conseillé de l’ombre, il ne savait rien de ses intensions, mais il devait admettre qu’à plusieurs reprises, il avait vu juste. Et il apparaissait toujours comme ca, venant de nulle part, et ne montrant jamais son visage.

« C’était très habile de votre part, vraiment. Aujourd’hui un référencement, et demain quoi d’autre ? Une étoile jaune à leur veste ? »
« Je vous en prit ! Je ne lui ai pas demandé de les parquer dans des camps non plus ! » Lui répondit Kingsley.
« Evidement non, puisque le camp existe déjà. Ce camp s’appelle Taliesin. »
« … Mon Dieu… Que sommes-nous entrain de faire… »
« Rien du tout mon ami. Vous vous assurez seulement que l’ordre soit respecté. Et ce, pour toujours… Apres tout, vous ne l’avez contraint à rien. S’il référence ses élèves… Ce sera de son propre gré… »

Kingsley marqua une pause… Et lorsqu’il voulu répondre à son interlocuteur, l’homme en noir avait déjà disparu.
Le ministre était à nouveau seul.
Kingsley se répétait sans cesse « que suis-je entrain de faire ? »
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