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 Premier trajet

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MessageSujet: Re: Premier trajet   Mar 25 Juil - 23:19

Si il y avait bien une chose que Louise ne pouvait s’empêcher de faire, c’était de montrer ce qu’elle ressentait vraiment. C’était la raison pour laquelle il lui était incapable de mentir: on lisait sur son visage comme un livre ouvert. Ainsi, lorsqu’elle avait fait une bêtise, elle gardait un air coupable jusqu’à ce qu’on l’accuse, sans même le vouloir, et c’était pareil lorsqu’elle était contente, ravie, ou étonnée. En l’occurrence, c’était l’expression d’un véritable ravissement que l’on pouvait lire sur le visage de la fillette. Enfin elle avait trouvé quelqu’un avec qui elle pouvait parler de livres.
Butterfly, sa meilleure amie, moldue de son état, détestait tout ce qui était épais et qui comptait des lettres -surtout lorsqu’il n’y avait pas d’images- au grand dam de Louise qui ne pouvait partager ses découvertes littéraire avec personne de son âge.


- « On pourra préparer des potions aussi? Des potions de quoi, qui servirons à quoi? Oh, tu n’es pas obligée de me répondre, je sais que je suis trop bavarde, d’ailleurs, Maman trouve ça vulgaire... Mais je ne peux pas m’en empêcher... Et puisqu’elle n’est pas là pour me gronder.... »

Elle arbora un air confus, regardant avec inquiétude Susan, et guettant le moindre signe d’agacement sur son visage. Elle ne voulait surtout pas l’agacer et perdre toute chance de devenir son amie!

Elle poursuivit:


- « Oh j’aimerais tant goûter aux friandises de cette école! D’ailleurs lorsque j’ai été acheter mes fournitures, on a dû se rendre à la banque des sorciers... C’était si existant! De voir des heu... petits hommes avec leurs oreilles pointues qui avaient l’air si méfiants! Maman était horrifiée, et moi, je dois avouer que je n’était pas la dernière à avoir peur.... Et donc, on a du changer nos Livres contre des... Gallions, c’est ça? Pour que l’on puisse acheter mes affaires, et aussi pour que j’aie de l’argent de poche! J’ai hâte de pouvoir m’en servir! »

En réalité, Louise ne connaissait pas vraiment les aventures d’Arthur, mais plutôt tout ce qui tournait autour du célèbre roi: Le graal, la table ronde, Excalibur, Avalon... Elle le lui dit:

- « En fait, je n’ai lu aucun livre sur le roi Arthur... Mais je connais l’histoire, comme tout le monde! »

Ajouta elle, comme pour se rattraper...
- « Tu m’en veux? »

Au loin, une clochette tinta joyeusement.
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MessageSujet: Re: Premier trajet   Mer 26 Juil - 19:33

Un sourire enchanté et stupide s'épanouissait depuis plus de dix bonnes minutes maintenant sur le visage de Susan. C'était la Providence qui l'avait poussée à entrer dans ce compartiment, et qui d'autre si ce n'était elle . "Si ce n'est toi, c'est donc ton frère" comme dirait l'autre. Sauf que la providence n'a pas de frère. Certes, reste la Fortune mais Dame Fortune peut être mauvaise. Et puis d'ailleurs, elle serait une soeur. De toute façon, rien de nous prouve à l'heure actuelle que Providence et Fortune sont parentes. Bref, trêve de réflexion mythologique, le fait est que Susan se sentait tellement bien, à discuter avec Louise, qu'elle en avait oublié jusqu'à son devoir de préféte qui lui imposait de vadrouiller de temps à autre dans les couloirs pour vérifier que tout se passait bien pour tout le monde.

Dire qu'elle avait craint de tomber sur un attroupement de Serpentard vicelards et pénétrant ici ! Elle avait bien fait de prendre le risque. Louise n'avait rien de Serpetardien (encore un mot qui n'est pas dans le dictionnaire, qu'est ce qu'il est incomplet tout de même !), en tout cas, rien de ce que l'attitude actuelle des Serpentard laissait transpirer de leur maison, pour le plus grand mal de cette dernière, d'ailleurs ?
Mais une réputation est une chose bien fragile, et celle de chacune des maisons était en permanence faite et défaite par les élèves qui les traversaient. Restait toutefois que la réputation de Serpentard était bien établie depuis des siècles maintenant. Alors ? Alors peut-être qu'une fois de plus, la répartition est à déplorer. Oserons-nous nous répéter ? Vive Helga Poufsouffle, pour la mixité des genres !

- Les potions, on en prépare une à chaque cours de potion, il y en a pour parler d'autres langues, c'est la potion Babel, d'autre pour rajeunir... Tout cela serait vraiment chouette sans le professeur Rogue. C'est le maître des potions, vois-tu, et il est affreusement antipathique. D'ailleurs, il ressemble à une chauve-souris géante !

Susan eut une moue comique. Rogue n'entrait certainement pas dans la liste des professeurs qu'elle respectait et admirait. Mais si on allait par là, mis à part les Serpentard, le nombre d'élève à apprécier Rogue était sans doute ridicule.
Tout en reconnaissant, qu'il était très bon en sa matière, Susan ne pouvait s'empêcher de grincer des dents dès qu'il pointait le bout de son (trop) long nez. Quelqu'un d'aussi partial ne méritait pas vraiment qu'on le traite avec des égards particuliers. Il n'en demeurait pas moins que c'était un professeur, et qu'en tant que tel, ses élèves lui devaient obéissance.

- Ah bon ? Ta mère trouve le bavardage vulgaire ? Je dois te sembler très vulgaire aussi alors, je n'arrête pas de déblatérer depuis que je suis entrée, si je t'ennuie, tu me le dis surtout !

C'était tendre une perche. Mais Susan, dans une candeur toute enfantine, ne pouvait se résoudre à songer qu'elle était en train d'embêter Louise. A cet instant même, la malheureuse petite sorcière était peut-être en train de se demander si oui ou non elle allait tenter la célèbre feinte du "Attention, un crocodile volant fonce droit sur nous !" pour détourner l'attention de Susan et prendre la poudre d'escampette.

Pour l'heure, la petite Poufsouffle ouvrait des yeux ronds en dévisageant Louise d'un air d'étonnement poli. Elle s'exclama avec une franchise caractéristique chez elle, comme si l'idée même d'en vouloir à Louise était choquante :

- T'en vouloir ? Pourquoi ça ? Tu ne peux pas avoir tout lu quand même ! D'ailleurs, si mon père ne m'avait pas raconté les histoires d'Arthur jamais je ne les connaîtrais ! Et puis, il y a tellement de version différente que...

Mais elle fut interromput par le bruit de la clochette qui retentissait à présent tout près de leur compartiment. Elle sauta joyeusement sur ses trois deux pieds et, ouvrant la porte, passa la tête dans le couloir. Elle se tourna ensuite vers Louise et annonça :

- C'est le charriot à bonbon, tu veux venir voir, il est arrêter juste au niveau du compartiment d'à côté. On peut aller acheter des bonbons, mais c'est moi qui invite !

Sans attendre vraiment la réponse de Louise, elle se mit à genoux sur la banquette et commença à farfouiller dans la pochette avant de sa grosse valise, à la recherche de monnaie. Se faisant, elle continuait à parler, d'une voix un peu étouffée par la cape qu'elle avait posée devant son bagage et qui se trouvait à présent tout contre sa bouche :

- Tu sais, les Gobelins de Gringotts sont les meilleurs banquiers du monde, mais c'est vrai qu'ils sont un peu effrayants. Personne n'essaye de les voler, il paraît qu'ils sont vraiment cruels ! Et le système des coffres est vraiment vicieux, efficaces, mais vicieux... Ah ! Voilà !

Triomphante, elle brandit un petit porte-monnaie de couleur bleue et descendit de son perchoir. Tout en plissant sa jupe moldue, elle dit d'un ton pensif :

- Il va fallir mettre les uniformes après...

Le "après" se référant, bien entendu, à la dégustation de bonbons. Et n'oublions pas ce que disait tonton Sartre : Ce sont les enfants sages, Madame, qui font les révolutionnaires les plus terribles. Ils ne disent rien, ils ne se cachent pas sous la table, ils ne mangent qu'un bonbon à la fois, mais plus tard ils le font payer cher à la Société. Méfiez-vous des enfants sages !

Conclusion : Louise et Susan seraient de gentilles adultes mais étaient de mauvais enfants.
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MessageSujet: Re: Premier trajet   Mer 26 Juil - 23:55

Ra lala, La vie était si pleine de mystères, si pleine de choses dont même une pensée enfantine ne pourrait en donner l'idée... Des choses arrivent sans que nous les avions prévue, telles des raz de marée en plein milieu de l'océan , qui submergent des bateaux, et engloutissent de pauvres marins qui sont attendus par femmes et enfants!
Ainsi, Louise et Susan c'étaient trouvées. Louise qui, le matin même pensait être mise au bancs de la société sorcière, rejetée et méprisée par son inculture profonde sur ce monde qui, à l'origine, n'était pas le sien, se retrouve en compagnie de la seule personne avec laquelle elle avait pu discuter d'ouvrages plus de cinq minutes d'affilée, sans que celle ci s'endorme. Ce qui, soit dit en passant, était déjà arrivé l'année précédente. Bon, il fallait avouer que ce jour là elle était allée rendre visite à sa grand mère paternelle et que celle-ci venait de passer sa matinée à jardiner... Mais il fallait reconnaître que c'était extrêmement vexant de se voir couper par un ronflement lorsqu'on était en pleine narration des aventures de Poil de Carotte, dit le mal-aimé. Bon, il n'était appelé le mal aimé par personne, mais Louise l'avait auto nommé ainsi, parce qu'il était de toute façon mal aimé... En tant qu'Anglaise qui se respecte, Louise n'avait évidemment pas trouvée seule le célèbre ouvrage de Jules Renard. Mais sa mère l'avait en quelque sorte obligée à le lire, lui montrant ainsi qu'elle n'avait pas à se plaindre de son sort. Non que la mère de Lou fut comparable à la terrible Madame Lepic, mais il lui arrivait d’avoir des pics de sévérité, heureusement rares et passagers.

Elle se recroquevilla sur sa partie de banquette, entendant la description du terrible professeur de Potions.


- « Vraiment? Il est si horrible que ça? Raaa mais je ne veux pas qu’il me transforme en quelque chose d’horrible moi! »

Elle avait eu, lorsqu’elle était en école primaire, un professeur de Biologie atroce qui surgissait de nulle part, et qui vous tapait sur la table sans raison, avec sa longue équerre terrifiante, ce qui ne manquait pas de faire sursauter la petite Louise et ses camarades.


- « Maman déteste mon bavardage, parce qu’elle doit le supporter tous les jours, et encore, je me retiens. Mais je suis sûre que si elle te voyait, elle me dirai: »

Louise prit alors une voix assez soutenue, imitant comme elle le pouvait celle de sa mère:

- « Cathaline, cette petite est tout simplement adorable, tu devrais prendre exemple sur elle »

Elle sourit.

- « Je le sais, parce qu’elle dit toujours ça d’une de mes amies qui passe son temps à la maison, et qui parle beaucoup plus que moi! D’ailleurs, je suis rudement contente de t’avoir rencontrée; tu ne peux même pas savoir à quel point! »

Puis, Susan se mit à excuser son ignorance en ce qui concernait la table ronde, lorsque les confiseries rappliquèrent. Louise partageaient l’excitation de Susan, apparemment contagieuse, et bondit de sa banquette.

- « J’aurais bien voulu participer moi aussi, au paiement des bonbons, parce que tu sais, c’est la première fois que je dispose d’argent comme bon me semble alors... »

Elle ouvrit son porte monnaie en forme de grenouille et tendit à Susan la première pièce qu’elle trouva:

- « Par contre, je ne sais pas ce que ça vaut! »

Elle soupira à la pensée de mettre son uniforme: on se serrait cru dans un banal collège Londonien, où tous les élèves avaient des uniformes, ce qui ôtait le coté « nouveau » de son voyage... De plus, elle ressentit un léger pincement au coeur, pensant que uniformes rimait avec arrivée proche, ce qui faisait penser à Louise qu’Aussitôt arrivées à l’école, Susan la laisserait pour retrouver ses amies habituelles...
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MessageSujet: Re: Premier trajet   Ven 28 Juil - 11:43

Contrairement à Louise, enfiler à nouveau l'uniforme de l'école enchantait Susan. Depuis qu'elle était montée dans le train, elle avait de plus en plus hâte de retrouver les vieux murs de Poudlard, ses escaliers capricieux et ses tableaux aux commentaires parfois plus que comiques.
Il n'en restait pas moins qu'un pincement au coeur lui venait quand elle songeait qu'elle allait devoir quitter Louise pour retourner à une table de Poufsouffle où, somme toute, elle n'avait pas d'ami véritable.
Elle lança un coup d'oeil en biais à Louise avant de prendre son courage à deux mains pour demander d'un ton détaché :

- Si on n'est pas dans la même maison, ça te dirait de se retrouver de temps en temps pour euh... Je sais pas, discuter, visiter le château, faire du gâteau... Enfin, si tu as envie...

Susan rosit jusqu'aux oreilles et piqua du nez vers ses souliers. Il n'y avait pas à dire, question sociabilté, elle avait encore un bon bout de chemin à parcourir ! Une fois répartie, Louise préférerait sans doute mille fois rester avec ses amis de premières années, car elle n'alalit certainement pas tarder à s'en faire des tas et mépriserait rapidement la pauvre Susan Bones, ramassis de l'espèce humaine. Qui a dit "sérieux complexe d'infériorité ?".
La fillette se mordilla la lèvre d'un air malheureux, déjà persuadée d'avoir tout gâché et reprit au bout de quelques secondes de silence :

- Oh, tu sais, Rogue est surtout très doué pour humilier les élèves qui ne sont pas de sa maison. C'est verbal, et en plus, il a ses têtes de turcs officielles. Si tu restes tranquillement dans ton coin, il ne dira rien.

* Bravo Susan, tu as réussi à lui faire peur avant même qu'elle n'arrive, félicitations, vraiment ! *

Elle sourit toutefois joyeusement à la fillette : après tout, si elle devait en venir à la snober dans les semaines à venir, autant profiter un maximum maintenant de sa présent.
Tenant la porte du compartiment pour permettre à la jeune sorcière de passer devant et d'atteindre la première le charriot afin de pouvoir observer à loisir les différentes friandises, Susan rétorqua :

- Je suis certaine que ma mère à moi dirait exactement la même chose à ton sujet ! Quand j'étais en primaire, elle adorait que mes copines lui parlent. Il y en avait une du nom d'Anna-Lola qui était très timide avec les adultes et ne pipait mot en sa présence. Maman la trouvait malpolie, du coup...

Elle avait revu Anna-Lola durant les vacances et s'était rendue compte qu'elles n'avaient, au fond, plus rien à se dire. C'est triste, une amitié qui finit mais après tout, elles étaient dans deux écoles totalements différentes à présent et ne se voyaient jamais, c'était à prévoir. Sans compter que Susan ne pouvait écrire : les moldus n'étant pas habitués à recevoir des chouettes.
Elle réagit soudain, avec un train de retard mais mieux vaut tard que jamais :

- Elle t'appelle Cathaline ?

Elle enchaîna aussitôt en regardant la pièce de Louise :

- Si tu préfères, on peut faire moitié-moitié, pour le paiement, ça, c'est un gallion, c'est la pièce qui vaut le plus cher. C'est comme un billet de cinq livres... Euh... Je crois...
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MessageSujet: Re: Premier trajet   Ven 28 Juil - 20:12

La question que posa Susan coulait de source, et les yeux pétillants de Louise constituaient à eux seuls une réponse affirmative et plus qu'enthousiaste à la question de Susan. Louise se retint presque de ne pas la serrer dans les bras.

-" Ça serait génial! Je n'osait pas te le demander, je pensais que tu aurais autre chose à faire qu'à t'occuper de moi, lorsqu'on serait arrivées. Tu n'est pas obligée de t'occuper de moi par charité, tu sais? Je voudrait pas t'empêcher d'être avec tes autres amis. "

Comme chaque gamine de son age, Louise ne pouvait s'empêcher de laisser planer un certain doute dans son esprit quant aux envies sincères de Susan à son égard. C'était, en réalité de la pure torture psychique que s'infligeaient les deux fillettes en doutant de la volonté de l'autre de rester à leur cotés, mais comme l'avait si bien dit Alfred de Musset, " Douter, si vous voulez, de celui qui vous aime, d'une femme ou d'un chien, mais nom de l'amour même."

Bon, cette citation n'avait rien à voir avec le contexte de notre histoire, mais il semblait si important de la citer tellement elle était belle, comme de parler du doute envahissant que ressentait Louise envers l'amitié que lui offrait Susan, bien que celle ci, venait, sans le vouloir, de panser comme une plaie la crainte de Lou d'être seule devant toute la population Poudlardienne.

D’ailleurs, quoi de mieux pour prouver la réciprocité de son affection pour Susan que de, non pas la serrer dans ses bras de soulagement, comme elle l’avait tout d’abord désiré, mais surtout de lui planter un baiser sur la joue. Ce qu’elle fit d’ailleurs lorsque Susan lui tint la porte du compartiment, car, comme on a pu le souligner plus tôt, Louise est une personne qui ne peut cacher ses sentiments envers autrui.

- «Les mamans sont vraiment bizarres parfois.... Si tu veux, je pourrais t’inviter à la maison aux prochaines vacances, tu la rencontreras. Elle a l’air sévère parfois, mais en réalité, c’est un air qu’elle se donne pour paraître vraiment anglaise. Parce que...  »

Elle murmura


- « En fait, elle est française!"

Elle avait dit ça comme un secret, ce qui en quelque sorte était le cas étant donné que la mère de Cathaline se refusait à paraître autre chose qu’une véritable anglaise.


- « Oui, elle m’appelle Cathaline, c’est mon deuxième prénom. Parce que c’est elle qui l’as choisi. Papa, lui avait choisit de m’appeler Louise, parce qu’il pensait que sa faisait plaisir à maman, tu sais parce que d’après lui, ça sonne pareil en Anglais qu’en français... Le problème, c’est qu’elle n’était pas au courant qu’il l’avait mis en premier prénom, tu sais, à la mairie... Alors elle s’obstine à m’appeler Cathaline, et ma meilleure amie aussi... Tu peux m’appeler comme ça si tu veux! »

Elle proposa à Louise de l’appeler ainsi, lui montrait qu’elle voulait tout partager avec elle... Puis, elle regarda la pièce.

- « Moitié moitié! Ok! Je n’y connais rien... Cinq livres, ça fait rudement beaucoup de bonbons! Tu crois qu’on peut faire des provisions? Ou on peut en avoir à l’école? »
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MessageSujet: Re: Premier trajet   Ven 28 Juil - 21:18

Musset, auteur que certains professeurs jaloux s'archanent aujourd'hui à démonter. Mais qu'importe, sa réputation est au-dessus de leurs bassesses ! Et n'oublions pas "La vie est un sommeil, l'amour en est le rêve, et vous aurez vécu, si vous avez aimé." Qui peut se vanter d'avoir écrit ce genre de vérité dans la vie si ce n'est un Musset ? Un Hugo peut-être ?

"Madame, sous vos pieds, dans l'ombre, un homme est là
Qui vous aime, perdu dans la nuit qui le voile;
Qui souffre, ver de terre amoureux d'une étoile;
Qui pour vous donnera son âme, s'il le faut;
Et qui se meurt en bas quand vous brillez en haut."


Qui a osé dire "Hugo, plus grand poète de la langue française... Hélas ?", déjà ? Si le vieil Hugo peut avoir un style qu'un trop plein de romantisme a surrané, son théâtre, lui, ne peut que forcer l'admiration. Et qu'importe ses déboires conjugaux, on ne peut juger un écrivain sur sa vie. Comme si Rimbaud était diminué par Verlaine (et inversement d'ailleurs) ou Baudelaire par sa mise en tutelle. Comme il fallait être étroit d'esprit pour songer, un seul instant, que vie et oeuvre sont nécessairement imbriquées l'une dans l'autre.

Mais quittons ces divagations littéraires pour revenir à nos fillettes. Susan croyait nager en plein rêve. Et comme dirait tonton Camus "Il faut savoir se prêter au rêve lorsque le rêve se prête à nous."
Comment ? Une fille aussi géniale que Louise, accepter de partager un peu de son temps avec le vermisseau qu'était Susan ? Reprenons, je vous prie :

"Demoiselle, à vos pieds, devant vous, est Susan
Qui n'ose croire que pour elle l'amitié se dévoile;
Qui souffre, ver de terre regardant une étoile;
Qui pour vous souffrira avec joie mille maux;
Et qui presque se pâme tant ce bonheur est beau".


Pardon Victor. Susan gratifia Louise d'un sourire resplendissant et la regarda avec une admiration sans borne, l'air de dire

"Ô, Grande Majestée, je m'incline aujourd'hui,
Désormais et pour vous un esclave soumis".


Certes, la logique voudrait que ça soit "une esclave soumise" mais rime et logique ne vont pas toujours de paire. De toute façon, l'idée reste la même. Ne s'exprimant pas en alexandrins, la fillette se contenta de s'exclamer :

- Oh c'est vrai, tu voudrais bien ? C'est vraiment très gentil ! Je veux dire, j'ai l'impression que les gens me trouvent ennuyeuse d'habitude, tu sais, insignifiante et trop sérieuse, mais c'est juste parce que je suis timide. En tout cas, je suis bien contente de t'avoir rencontrée !

A son tour, elle fit une reconnaissante bise furtive sur la joue de Louise. Très "Martine" comme attitude, l'horrible petite fille parfaite que tout le monde aime et qui aime tout le monde. Le mauvais rêve des vraies petites filles, celles qui font des bêtises et salissent leurs vêtements.
Susan s'engagea dans le couloir, derrière Louise, tout en continuant à parler assez bas pour ne pas être entendue (ce qui, étant donné le brouhaha qui régnait, ne risquait pas d'arriver) :

- Ah bon ? Elle n'aime pas trop sa nationalité ? Nous, on est tous anglais dans la famille, sauf mon cousin Constant, il est péruvien, à la base. Mon oncle et ma tante l'ont adopté et pour qu'il n'en souffre pas, ils lui disent : "Toi, tu n'es peut-être pas notre fils biologique mais nous t'avons tellement désiré, que nous sommes partis te chercher au bout du monde". Grand-mère Hortense trouve que des sangs purs ne devraient pas adopter des enfants, parce qu'on n'est pas certain qu'il soit sorciern tu vois. Mais je trouve ça stupide, après tout, il n'y a pas une grande différence entre les moldus et non. La magie ne fait pas tout, conclut-elle avec une sagesse très Susanienne.

Elle avait utilisé le terme "moldu" sans savoir si Louise le connaissait, mais l'enthousiasme aidant, elle s'était laissée quelque peu emporter. Elle enchaîna d'ailleurs bien vite :

- C'est joli, Louise, comme prénom. Cathaline aussi. Mon père voulait que je sois une Prudence et ma mère une Clarissa, du coup, ils sont tombés d'accord pour Susan, l'avantage, c'est que c'est un nom qui passe partout... Mon second prénom, c'est Elizabeth, là aussi c'est commun.

La timide Susan se révélait, une fois lancée, une incorrigible bavarde. Quand elle parlait avec les adultes de sa famille, on la coupait souvent au milieu d'une phrase pour lui dire "Oh ! Ta cousine Caroline me fait signe, va enquiquiner quelqu'un d'autre jouer ailleurs". A la longue, Susan avait opté pour la solution "mutisme". Mais là encore, ça finissait toujours pas un désagréable "Ben, Susan, tu fais la tête ? Pourquoi tu ne dis rien ? C'est aimable, vraiment !".

Elles étaient arrivées près du charriot et Susan contemplait avec une certaine gourmandise l'étalage de bonbons :

- En fait, il faut aller à Pré-au-Lard pour trouver des bonbons pendant l'année et seuls les élèves de troisième année ou plus peuvent y aller... Alors si tu veux faire des réserves, c'est le moment ! Ou alors, tu peux passer une commande sur le chemin de traverse durant l'année, et ils t'enverront ce que tu demandes.
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MessageSujet: Re: Premier trajet   Sam 29 Juil - 18:11

Dans cette scène idyllique, ne manquaient que les papillons voletant autour d'elles. Ou, au moins, un rayon de lumière, ultra puissant, montrant la beauté de cette amitié naissante.
Martine était LE personnage qui pouvait aisément traumatiser toute une vie. C'était la petite fille parfaite, que tout le monde adorait, qui trouvait toujours le moyen de sauver un repas gâché, de libérer un petit matou d'un arbre, et d'empêcher la voisine de gronder le petit Robert qui avait fait tomber de la confiture de myrtilles sauvages sur sa blouse neuve. Alors que la myrtille, ça tache.

En clair, Martine était la Wonder woman des moins de cinq ans, et les auteurs devaient passer de longs moment à écrire, en plus des traditionnels Martine à la mer, et Martine à la montagne, des "Martine attaquée par un banc de requins", ou encore, "le jour ou Martine a eu tord". Ce qui devait être plus que jouissif, car, forcément, venter les mérites d'une gamine tome par tome, à la longue, ça lasse. Bien entendu, les ouvrages salvateurs n’étaient pas disponibles dans le commerce: les auteurs les gardaient pour leurs petits plaisirs personnels...

Bref, c’est dans ces moments là que l’on se dit qu’il vaut mieux lire du Hugo à ses enfants dès le plus jeune age, au lieu de les abêtir et surtout les avec les histoires de la petite enfant parfaite qui jamais ne vieilli, jamais ne trépasse, et jamais ne faille.


- « Mais tu n’es pas du tout ennuyeuse! On peut discuter de tout avec toi même de cuisine! »
Ses sourcils se fronçèrent lorsque Susan parla des personnes qui étaient « méchantes » avec elle.
- « De toutes façon, on est toutes les deux maintenant, non? »

[HJ: c’est flippant de voir tous les bouquins de Martine sortis! http://jeunesse.casterman.com/collection/castmart/]

- « Oui, elle déteste l’idée d’être française, et trouve que l’anglais, c’est plus distingué. Ce qui est embêtant, c’est que lorsqu’on va voir mes grands parents, je ne comprends presque rien à ce qu’ils me disent... C’est joli ce qu’ils disent à ton cousin, ça prouve qu’ils l’aiment vraiment! »

Elle eut un arrêt, lorsque Susan se mit à aborder le chapitre sorcier.
- « Heu... Sang pur? Sa veut dire que dans ta famille, vous êtes tous sorciers? Whoah! Et moldu?? »

C’était là le début de son extase perpétuelle pour les expressions employées en magie.

- « J’aime bien Elizabeth, c’est un prénom plein de noblesse, je trouve! »

Elles arrivèrent au niveau du chariot, et là, la vison de toutes ces sucreries étranges lui mit l’eau à la bouche.
- « On prend tout de suite! Il faut que tu me conseilles!!! »
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MessageSujet: Re: Premier trajet   Dim 30 Juil - 12:06

Ah ! Que n'y avait-il pas un orchestre de violons jouant des valses de Vienne dépassées dans ce train ? Et les gondoles ? Où étaient les gondoles ? Il manquait également le choeur d'enfants chantonnant doucement "Ouhouhouhouhouh" pour rendre un peu plus mystique encore la naissance de l'Amitié. Non, vraiment, l'administration Poudlardienne faisait très mal les choses parfois, il allait falloir porter plainte auprès de qui de droit dès que faire se pourrait.

La mise en scène était certainement beaucoup mieux quand la petite Martine se faisait un nouvel ami (C'est paniquant, il y a encore des albums à paraître ? les auteurs sévissent toujours ! ). Non pas qu'elle en ait besoin, bien entendu, mais tout le monde aime Martine, tout le monde veut être son ami, même le chein Patapouf est sous le charme, preuve que le flair canin a des ratés, parfois. L'Horrible Martine, jamais malade, toujours gaie et pimpante, qui n'oubliait jamais de se brosser les dents et n'hésitait pas à faire des sermons de deux heures aux malheureux enfants qui mangeaient des bonbons entre les repas. Comment, mais comment des parents pouvaient-ils oser offrir ce genre d'album à leurs enfants ? Il devrait y avoir une loi contre ce type de torture mentale !

Susan gratifia Louise d'un grand sourire reconnaissant : Ô joie, Ô bonheur, quelqu'un en ce bas monde ne trouvait pas sa conversation ennuyeuse ni sa présence insupportable. Il faudrait sérieusement songer à décerner la médaille de la géniallitude (toujours pas dans le dictionnaire ! ) à Louise.

- Oui, tu as raison, et il y a assez de temps libre à Poudlard pour qu'on puisse se voir même si on n'est pas dans la même maison !

Car Susan supposait que Louise serait à Serdaigle ou à Gryffondor. La fillette semblait plus se rapprocher de ces deux maisons que de Poufsouffle. Enfin, du moment que ce n'était pas Serpentard... Ah ! Non ! Pas d'a priori sur les maisons, c'est mal ! D'accord, les Serpentard ne se comportaient pas toujours de façon très louable mais ce n'était pas une raison pour rendre la pareille... Quoique...

- C'est bizarre, parce que les anglais pensent toujours que la France est le pays du luxe et des bonnes manières... Du coup, on pourrait penser que ce sont les français, les plus distingués... Enfin, c'est plus une question de différence de culture que de distinction...

A nouveau, toute la philosophie de vie de la fillette venait de s'exprimer : Egalité et Tolérance. Une morale très à la Helga Poufsouffle quand on y songeait.

- Ma famille est complétement sorcière depuis quatre ou cinq générations mais mes parents ont voulu que j'aille à l'école comme les enfants de famille sans pouvoir magique, pour m'ouvrir l'esprit et que je connaisse ce monde aussi... Parce qu'en fait, les deux mondes sont quasiment hermétiquement clos. C'est idiot, je suis certaine qu'un peu de coopération ne ferait pas de mal ! Ils pourraient nous apporter beaucoup et nous aussi, rien qu'en matière de soins, par exemple... Et "moldu" c'est le nom qu'on donne aux personnes qui n'ont pas de pouvoir, je ne sais pas d'où ça vient. Il y a aussi des Cracmols, ce sont ceux qui sont nés de parents sorciers mais n'ont pas de pouvoir.

Ceci étant expliqué, elle se concentra sur le charriot, encore empli de bonbons aux papiers colorés. Pourtant, elles étaient l'un des derniers compartiments visités :

- Alors, ceux là, dit-elle en désignant un paquet rouge vif, ce sont des Bertie Crochue. C'est très bon quand tu ne tombes pas sur un parfum du type "épinard", je suppose que les fabriquants trouvent très drôle de fourrer leurs friandises avec du haricot mais ça fait vraiment un choc quand tu tombes dessus...

Elle passa sous silence son expérience personnelle de la semaine passée : un Bertie Crochue fourré aux algues et poursuivit en montrant un petit tas de bonbons :

- Ceux-ci sont des chocogrenouilles, c'est du chocolat en forme de grenouille. Quand tu l'ouvres, elle fait un bond. Et à l'intérieur, il y a une carte de sorcier célèbre à collectionner. Et à côté, ce sont des baguettes magiques au réglisse, quand tu les manges, ta langue change de couleur.

La dernière fois, Susan était restée avec une langue violette toute la journée ce qui avait provoqué l'hilarité générale dans la salle commune de Poufsouffle.

- Et ça, enchaîna-t-elle en pointant du doigt (c'est malpoli !) des boules de couleurs variées, ce sont des Ballon gommes du Bullard. Elles sont ensorcelées de telle manière que tu peux faire des bulles énormes avec et que le goût de part pas au bout de dix minutes comme dans les chewing-gums classiques. Il y en a à la fraise, à la myrtille, au citron, à la menthe, à la cerise et même à la citrouille ! A côté, les bonbons oranges plats, ce sont des patacitrouilles. C'est un peu comme de la guimauve au niveau de la consistance, et c'est fourré à la citrouille, un aliment très populaire chez les sorciers, tu verras, ce soir, au repas, on servira du jus de citrouille, c'est vraiment délicieux.

Et c'était vrai. Pourtant, on aurait pu penser que la citrouille n'était pas franchement digne de faire une bonne boisson ou des bonbons pour les enfants. Mais le végétal avait plus d'un tour dans son sac depuis que Marraine la Bonne Fée l'avait changé en carosse pour une certaine Cendrillon.

- Là, ce sont des bulles baveuses, elles produisent des bulles violettes increvables avant plusieurs jours, ça rend le concierge de l'école fou furieux ! Et dans les papiers roses, ce sont des bonbons à hoquet qui, comme le nom l'indique, déclenchent des crises de hoquet impressionnantes. Beaucoup d'élèves en mangent pendant les cours d'histoire de la magie. Les chocoballes, dans le papiers verts, sont emplis de mousse à la fraise et dans les petits sacs arc-en-ciel, ce sont des Fizwizbizqui font léviter celui qui les consomme à quelques centimètres au-dessus du sol.
Ensuite, dans la boîte orange, il y a des fondants du chaudron : des chocolats qui mettent tellement de temps à fondre que tu peux les manger en plusieurs fois !
Les bonbons en forme de bonhommes, ce sont des gnomes au poivre, ils font cracher du feu. Les grandes plumes roses sont des plumes en sucre et à côté, les rongeurs blancs, se sont des souris en sucre, qui font couiner les dents, là encore, certains élèvent en mangent durant les cours. Et enfin les sucettes acrrochées là-bas, ce sont des suçacides, tellement piquantes qu'elles te creusent un trou dans la langue, mais c'est indolore et ça se résorbe très vite !


(Pfiou ! L'en faut du temps pour tout retrouver ! :geek: )
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MessageSujet: Re: Premier trajet   Dim 30 Juil - 19:44

Rien de tel pour clore ce chapitre de l’amitié éternelle que la mélodie du bonheur. Peu de personnes connaissent la véritable mélodie du célèbre film dont tout le monde connait le nom, mais que personne (ou très peu) n’a vu.
Ainsi, un grand nombre d’oeuvre d’art cinématographique passe inaperçu, de grands acteurs qui auraient pu passer pour absolument génialissimes devant toute la planète groupie, restent inconnus. Ainsi qui a entendu parler de Maurice Swartzenberger, jeune homme beau et fringant, à la voix de baryton, qui sait, d’un coup de claquettes, faire danser toute une salle de spectateurs, et qui transmet sa foi en la musique à toute un génération de jeunes. De jeunes qui à présent sont devenus vieux, mais qui à l’époque étaient jeunes. Car tous les vieux ont étés jeune. Du moins à ce qu’en disent les légendes. Bref. Maurice Swartzenberger, alsacien de son état, était promis à une grande carrière d’acteur, à ce qu’en disaient ses proches, ceux qui l’avaient vu jouer dans l’adaptation du bourgeois gentilhomme, à la salle des spectacles de leur petit village de cinq cents habitants.
Mais Maurice, pauvre de lui, n’a pu devenir acteur, pour la simple et bonne raison que PERSONNE à part les habitants de son village, ne reconnaissait son talent. Ainsi, aujourd’hui, Maurice, soixante dix sept ans, berger, passe son temps à critiquer les acteurs de la télévision avec une amertume non dissimulée, pensant à ce qu’il aurait pu devenir lui aussi, l’un des grands.
Mais il ne pouvait que blâmer la fatalité, le brave Maurice... Car comme le disait si bien Simone de Beauvoir, « La fatalité triomphe dès que l’on croit en elle ».


- « Oui, je le pense aussi: les deux pays n’ont pas du tout le même mode de culture, mais pour ma part, j’aurais bien aimé habiter en France! »

En effet, le cercle vicieux était là et bien là: Les Français rêvaient d’aller s’installer dans un autre pays, et d’autres rêvent de s’installer en France... On est jamais content de ce que l’on a...
Louise écouta les explications de sa camarade, hochant la tête pour montrer qu’elle comprenait. Il lui en faudrait du temps pour comprendre et retenir et tout ça...

- « Whoâh, je veux tout goûter! » Dit elle avec un regard pétillant, ou brillaient la quantité de bonbons qui s’étalaient sous ses yeux. - « Heureusement que tu es là! »

Elle doutait un peu pour les parfums citrouilles et les suçacides, mais après tout, il ne faudrait pas mourir idiot!
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MessageSujet: Re: Premier trajet   Lun 31 Juil - 18:34

Pauvre, pauvre Maurice ! Mais qu'il se console, il n'est pas le seul à connaître la triste solitude de l'artiste méconnu. Ainsi, Jeannette Beans aurait pu devenir la plus grande tragédienne de tous les temps si elle n'avait pas eu le malheur de naître à Verdurin-en-Champagne, riante bourgade de 423 âmes pour être précis, où la moyenne d'âge atteint les 65 ans. Comment Jeannette pouvait-elle croiser la routes de Paul Leduc, célèbre réalisateur dans ce petit trop perdu de France ? Et comme à son époque "monter sur Paris ne se faisait pas pour une jeune fille de bonne famille", Jeannette a passé sa vie dans son village, institutrice frustrée martyrisant ses élèves... Mais que le lecteur se console, en association avec Maurice, rencontrer via internet quelques mois plus tôt (la technologie s'étend même aux coins les plus reculés de cette planète), elle va monter la ASTHMES - Association des Stars Traumatisées et Horriblement Méconnues et Ecartées de la Scène - à laquelle Camomille Devieille adhérera trois mois plus tard.
Car n'oublions pas "Raison et foi sont deux ennemies qui ne peuvent se maintenir l'une sans l'autre. L'irrationnel réclame d'être rationalisé, et seule la raison peut agir sur l'irrationnel. Il faut qu'ils s'appuient et s'associent. Mais s'associer dans la lutte, car la lutte est un mode d'association." Hé bien non ! Ce n'est pas du Bergson, c'est encore trop simple, c'est juste du Miguel de Unamuno .

- C'est drôle, dit Susan, à cent lieues de ces considérations cinématographiques, du côté de Winchester, de plus en plus de maisons sont achetées par des français alors que les propriétaires de ces maisons ont justement quittés l'Angleterre pour la France... Je ne sais pas trop pourquoi.

Elle fronça les sourcils, c'était un débat intéressant. Et que se passerait-il si dans quelques siècles, la France était aux Anglais et l'Angleterre aux français ? On refaisait la guerre de cent ans ?

- On va prendre un échantillon de tout ce qu'il y a là, demanda Susan à la madame-qui-poussait-le-charriot.
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