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 Desire [PV]

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MessageSujet: Desire [PV]   Lun 4 Jan - 0:01


‘Le désir est le grand ressort providentiel de l'activité ;
tout désir est une illusion,
mais les choses sont ainsi disposées
qu'on ne voit l'inanité du désir qu'après qu'il est assouvi.’
Ernest Renan

    La rentrée était passée, presque aussitôt suivie de la mort de son oncle, Hans Maiden, aussi père de Roze. Fredericke en était revenue brune mais ne le resta qu’une semaine. Cette couleur de cheveux ne lui convenant décidément pas et la période minimum de deuil étant passée, elle était redevenue blonde depuis la veille. En revanche elle s’habillait encore en noir, entièrement. Elle faisait fi du règlement et se couvrait de la tête aux pieds. En d’autres circonstances, cela aurait sûrement fait plaisir à Vincent. D’ailleurs, cela lui faisait peut-être plaisir. Fredericke n’en savait rien. Elle voyait son meilleur ami autant que d’habitude mais comme elle ne parlait pas, lui non plus. Ce n’était pas un silence gêné cependant, c’était un silence confortable de deux personnes ayant l’habitude de passer du temps ensemble et qui ne se sentent pas obligatoirement obligé de combler les silences. Les premiers jours, elle avait beaucoup pleuré, toujours dans ce silence, la tête posée sur son épaule. Elle lui avait mouillé plusieurs chemises et il faudrait beaucoup d’adoucissant pour les sauver du sel de ses larmes. Vincent n’avait pas été le seul à faire les frais de son chagrin puisqu’elle avait pleuré dans les bras de chacun de ses amis. A chaque fois qu’on lui demandait comment elle allait, les vannes lâchaient. Ceux qui l’avaient compris avaient tout simplement arrêté de poser la question. Rester les autres…

    Ce jour là, elle s’habilla lentement. Elle calculait chacun de ses gestes minutieusement car comme à chaque fois que ses nerfs étaient mis à rude épreuve, elle était malade. Elle faisait des crises. Elle dormait… souvent. Mais pas autant qu’elle l’avait craint, moins que l’année d’avant à la même époque. Peut-être parce que contrairement à son chagrin d’amour de l’époque, elle pouvait pleurer publiquement son oncle. Cela ne choquait personne. Enfin si, ça choquait de la voir aussi sombre, mais sûrement pas de la voir triste. Elle avait le droit de l’être alors elle était moins sous pression, donc moins malade. Elle l’était tout de même. Pour n’inquiéter personne, elle faisait bien attention à manger un maximum sans se donner mal à l’estomac et elle n’avait aucune perte de poids à signaler. Si ce n’était les habituels inconvénients, elle ne s’en sortait pas trop mal. C’est la réflexion qu’elle se fit quand elle passa se longue robe noire puis les mitaines destinés à la préserver des premières fraîcheurs de l’automne. Elle passa par-dessus sa cape de Gryffondor et attacha ses cheveux en un chignon sévère qu’elle recouvrit d’un morceau de dentelle noir à défaut de les avoir gardés bruns. Elle tenait en équilibre sur ses deux pieds et n’avait aucune fatigue immédiate à déplorer. Elle s’assit donc sur son lit et passa ses chaussures à talons aiguilles avant de sortir du dortoir. Elle croisa Steevy qui se contenta de passer la main sur sa joue et de lui faire la bise en lui disant bonjour avant de s’éloigner. Il faisait parti de ceux qui ne lui demandaient plus comment elle allait. Quand elle pourrait arrêter de se flageller, de pleurer, elle remettrait son uniforme tout mignon et coloré. Car elle culpabilisait. Pas de la mort de son oncle en elle-même, il était malade et ce n’était la faute de personne. Elle culpabilisait de l’avoir déçu. Pas qu’elle d’ailleurs, Roze et Friedrich aussi. Ils avaient tous été des déceptions. Quoi qu’il se passe à l’avenir, la famille Maiden ne serait jamais plus comme l’était la génération précédente et ce n’était pas ce qu’il souhaitait. Mais c’était ainsi. Alors elle culpabilisait.

    Elle n’en parlait pas toutefois car cela aurait paru bête à certains et cela aurait mis en colère Vincent… Elle ne savait pas s’il oserait lui crier dessus en ce moment mais elle n’avait pas envie de tester, elle avait besoin de lui plus que jamais. Il était l’objet de sa résolution, elle avait besoin de s’accrocher à lui pour ne pas courir en Allemagne et soulager sa conscience en se mariant sur le champ avec Franz. Encore qu’elle n’eut pas l’âge mais c’était l’idée.

    Elle retrouva d’ailleurs son meilleur ami dans le hall d’entrée comme tous les matins. C’était dimanche et bien qu’ils aient l’habitude de prendre leur petit déjeuner ensemble, elle savait aussi que Vincent dormait jusqu’à pas d’heures les jours chômés. Sauf qu’il était déjà 11h quand elle parvint dans le hall et qu’elle savait que si ça n’avait pas été Vincent, un autre de ses adorables chevaliers servants seraient à sa place pour la récupérer si elle s’endormait… et bien en descendant les escaliers par exemple. C’est que ça pouvait être dangereux ! Il ne faut pas croire !

    Vu l’heure, elle attrapa le bras de Vincent et lui fit un sourire. Car elle souriait tout de même, même si elle manquait d’entrain et de peps, elle n’en restait pas moins la Fred’ que chacun aimait. Un vrai petit soldat. « Il est trop tard pour petit déjeuner… on va dans le parc ? » Elle songea que ça se trouve, il avait petit déjeuner sans elle. Elle ne savait tellement pas s’il serait là ou pas qu’elle-même ne s’était pas pressée.

    Une fois dans le parc, elle regarda le soleil d’automne et elle se serra un peu plus contre son meilleur ami. Son chagrin finirait par passer, elle le savait. Cette certitude bien ancrée, elle remarqua qu’elle commençait à se sentir bizarre. Sa main libre était légèrement moite et malgré l’air frais du parc, elle avait… chaud ? Elle sentit aussi une espèce de tiraillement au niveau de son bas ventre. *Oh non, pas maintenant…* Lâchant brusquement Vincent, elle regarda du côté du château. Il était loin maintenant et encore plus lointaine la salle commune, et on ne vous parle même pas de la salle de bain qui était normalement l’endroit où elle s’enfermait quand elle commençait à ressentir ce genre de symptôme. Elle s’enfermait dans une cabine de douche et allumait l’eau froide qu’elle laissait couler sur elle jusqu’à ce que la crise soit passée. Rhume assuré mais efficacité garantie.

    Pire que la distance, il y avait tout ceux qu’elle pouvait croiser… Les garçons en particulier. Défaisant les boutons du haut de sa robe, elle défit aussi son chignon pour cacher son visage à Vincent autant que faire se peut. Son souffle commençait à se faire court et elle savait sans même avoir besoin de vérifier qu’elle était brûlante donc sûrement légèrement rouge, trop pour quelqu’un d’aussi pâle qu’elle. S’approchant d’un arbre, elle posa les deux mains dessus et tenta de respirer calmement, pour le moment, ça allait… mais d’ici quelques minutes son beau self contrôle allait s’envoler…

    « Vince… Il faut que tu partes. Sans discuter. Maintenant. Avant que ça n’arrive. » Car ça arrivait, elle le sentait. Et s’accrocher à l’arbre n’y changeait pas grand-chose. Se crispant un peu plus, elle ferma les yeux. Penser à Vincent était une très mauvaise idée mais comment ne pas penser à quelqu’un qu’on veut faire partir ? Vu de l’extérieur, elle avait l’air de souffrir mais c’était bien plus complexe que ça… la souffrance n’était pas physique, c’était le fait qu’elle lutte contre la crise qui l’épuisait… « Je t’en supplie… Va-t-en… » Elle se remémora alors une scène, la première année où ils s’étaient connus et attachés l’un à l’autre où il lui avait demandé de partir alors qu’il souffrait. Ce jour là elle lui avait dit que si elle était partie, elle s’en serait voulue toute sa vie car elle aurait été une mauvaise amie, elle avait aussi dit qu’il ne voulait pas vraiment qu’il parte, qu’à sa place elle ne l’aurait pas vraiment voulu. Et pour la première fois elle regretta d’avoir dit ça car cela amenuisait ses chances qu’il s’en aille. Bientôt, elle aurait même du mal à parler anglais. Elle ne voulait pas qu’il la voit comme ça, ce n’était pas elle, pas vraiment… elle ne voulait pas… Même si elle savait qu’après cette crise arriverait l’autre, celle où elle s’endormirait et qu’elle ne tenait sûrement pas plus que lui à passer la nuit dehors, elle ne tenait pas à ce qu’il connaisse cet aspect de la maladie. Elle avait pourtant l’impression de se lancer dans un combat perdu d’avance car la seule personne plus entêtée qu’elle sur tout le campus était justement Vincent.


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MessageSujet: Re: Desire [PV]   Jeu 7 Jan - 12:06

    Nouvelle année signifiait nouveaux dehors, nouveaux emmerdes, nouvelles bagarres... Nouveaux bleus aussi mais ça, bah c'était en général toujours pour la bonne cause donc bon, ce n'était pas si déplaisant que ça quoi. C'était une manière de montrer qu'il était toujours autant en forme non ? Comment ça non ? Mais si mais si tout à fait d'ailleurs. M'enfin bon, d'une certaine manière, on ne pouvait pas vraiment dire que c'était une si grande chose ça au final hein. Parce que bon, on ne pouvait pas vraiment dire que ça soit une qualité de passer son temps à se battre. Il entrait quand même en quatrième année là non ? Alors bon, il ferait mieux quand même de se mettre à se concentrer sur autre chose, de temps en temps. Genre, par exemple, les cours quoi parce que bon, il devait tout de même bien dire qu'il ne s'était jamais vraiment concentré sur ses cours, chose qu'il aurait probablement dû faire un peu quand même quoi, un peu avant d'ailleurs. Mais non, il n'était pas non plus doué pour l'école, bah non, franchement pas. Il n'aimait pas se battre, il n'aimait pas ça du tout même...

    Ahahah ! Elle était bonne hein ! Avouez quand même un peu que vous y aviez cru hein. Non mais il ne fallait quand même pas en venir à imaginer n'importe quoi hein. Non mais c'était vrai quoi, c'était juste trop n'importe quoi hein. Disons tout simplement que voilà, il aimait ça bordel, on ne pouvait quand même pas lui en vouloir d'aimer ça non ? Enfin bon, ce n'était pas comme s'il était réellement doué pour autre chose hein en même temps. M'enfin... Il savait bien sûr que se battre ne servait à rien, il le savait même très bien. Mais malgré tout, il devait bien avouer que ce n'était pas facile tous les jours de ne faire que ça quoi. Bref, il était en train de penser de la merde alors peut être qu'il était maintenant temps pour lui de se bouger les fesses et donc, de quitter son lit quoi.

    Parce que oui, voilà, le temps avait beau passé et les minutes défiler, ce n'était pas pour autant qu'il avait quitter la douce chaleur de ses draps hein. En même temps, c'était connu, Vincent était un garçon totalement paresseux et franchement, mis à part se battre, il passait son temps à manger et dormir. Ce n'était pas très glorieux bien sûr, mais il n'avait jamais dit qu'il était très glorieux hein. Il avait même plutôt un comportement des plus nul qui soit. Mais on ne pouvait quand même pas lui en vouloir non ? C'était quand même une vie que tout le monde aurait aimé avoir ! Quoi que non, certains avaient la volonté de rencontrer du monde, de faire la fête, d'avoir des relations et tout. Et disons que voilà, lui, ce n'était pas particulièrement son genre en faite. Disons surtout qu'il n'avait jamais eu la chance de gouter à tout ça encore. Du moins, niveau relation, il était sorti avec Marie mais ça n'avait pas duré aussi longtemps qu'il ne l'aurait aimé. Mais on ne pouvait pas toujours avoir ce que l'on voulait après n'est-ce pas ?

    Il était 10h30 quand il se décida enfin à se lever, il fallait bien dire qu'il était temps tiens parce que sinon, il était fort probable qu'il n'aurait jamais pris la peine de se lever hein. Mais il allait voir Fredericke donc bon, il fallait bien qu'il se lève non ? D'une certaine manière, Fredericke savait parfaitement comment il était lorsqu'il n'y avait pas cours alors heureusement, elle ne lui prenait pas la tête le matin pour qu'il se lève plus tôt. Tant mieux d'ailleurs parce que lui, c'était aussi simple que ça, il détestait qu'on le réveille quand il pouvait dormir ! Et il avait après un de ces sales caractères, c'en était incroyable. Mais bon, tout ceux qui connaissaient Vincent le savaient de toute façon non ?

    Alors qu'il était en route pour le hall d'entrée, là où il allait attendre Fredericke bien sûr, il croisa la route de son Serdaigle d'ami, Seth Griffins. Lui souriant aussitôt, ils se mirent tous deux à faire la conversation. Mais pas trop longtemps malgré tout parce qu'il ne devait pas oublier qu'il avait rendez-vous après tout. Il aimait son ami, le seul avec qui il pouvait passer du temps sans que ce dernier ne se mette en colère à n'importe quel moment. Il était calme, en toute circonstance et c'était un véritable plaisir. Au moins, ils ne se prenaient jamais la tête, et mine de rien, c'était une chose plutôt rare ! Bien sûr qu'il aurait aimé que son ami se décoince un peu mais bon, on ne pouvait pas toujours avoir ce que l'on voulait et cette amitié lui convenait parfaitement comme ça. Vint vite le temps pour Vincent de quitter son ami bien sûr, en même temps, il savait qu'il ne pourrait pas rester là une éternité avec lui, alors il le salua, promettant que la prochaine fois, ils parleraient plus longtemps bien sûr, et puis bon, ils ne parlaient pas souvent ensemble en plus, il fallait changer ça !

    Ils se retrouvèrent donc dans le hall d'entrée, comme prévu. Bon, pour le petit déjeuner, c'était raté bien entendu, en même temps, on devait bien dire que voilà, il n'y avait pas de matin pour Vincent quand il n'y avait pas cours hein. Alors les petits déjeuner, il n'y était carrément plus habitué quoi. Enfin bon, ça ne la gênait pas, fort heureusement. Sinon, bah... Elle aurait été mangé toute seule hein ! Lui, il était tout simplement incapable de faire quoi que se soit, surtout pas de se lever avant les autres et ouais ! Elle lui dit qu'il était trop tard pour aller prendre leur petit déjeuner, il sourit, hochant la tête doucement pour approuver. Puis elle proposa d'aller dans le parc, ah ben il était bien d'accord. « Ca marche, allons prendre l'air ».

    Dans le parc, elle fit comme à son habitude, elle se serra contre lui. Et puis ils étaient bien là, comme ça, ils étaient tranquilles quoi, rien que tous les deux. Attention hein, il n'allait pas dire qu'il s'intéressait à elle hein ! N'allons pas dire ce qu'il ne pensait pas. Néanmoins, il aimait se retrouver seul avec sa meilleure amie. C'était un peu normal non ? Comment ça non ? Mais si mais si ! Tout à fait hein ! Mais d'un seul coup, l'atmosphère changea, il s'en rendit compte tout de suite. Elle s'écarta de lui, d'un seul coup, sans lui montrer pourquoi. D'ailleurs, il ne comprenait pas mais alors pas du tout pourquoi. Il était plutôt surpris, ébahis et tout. Totalement à l'ouest même. Ah les filles, à croire qu'il ne réussirait jamais à les comprendre.

    Et d'un seul coup, elle lui demanda de partir. Parce qu'elle disait que quelque chose allait arriver. Elle était folle ou quoi ? Qu'est-ce qu'elle était en train de faire hein ? Elle craquait totalement ! Croyait-elle réellement qu'il allait partir alors qu'elle se montrait à ce point bizarre ? Elle, elle n'était pas parti le jour où il lui avait demandé de le laisser mourir, elle n'était pas parti le jour où lui, il avait eu le plus besoin d'aide ! Alors, non, elle ne comptait pas partir, c'était tout simplement hors de question hein ! Elle pourrait toujours rêver parce que non, il ne la laisserait pas tomber, jamais. Et elle aurait beau le supplier autant de fois qu'elle le voudrait non il ne partirait pas « Si tu comptes me faire partir sans me donner de raison, j'espère bien que tu rêves ma pauvre hein, parce que tu sais quoi ? Je ne compte pas me bouger d'ici ! Si tu n'étais pas resté auprès de moi lorsque ça n'allait pas, je ne serais plus là de nos jours okay ? Alors non, je ne compte pas te laisser tomber. Je suis ton meilleur ami, c'est dans mon devoir, de rester là, auprès de toi, qu'on soit bien d'accord. ».


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MessageSujet: Re: Desire [PV]   Jeu 7 Jan - 17:39

    Et ses prédictions s’étaient bien évidemment réalisées. C’était comme un mauvais rêve dont elle espérait se réveiller mais dont elle savait qu’il faudrait qu’elle voie la fin pour réussir à en sortir. Il n’y avait pas d’issue. Si elle lui disait soit il la croirait mais trouverait ses craintes étranges (n’oublions pas qu’elle n’était pas une fille capable de désirs dans l’esprit de Vincent – d’après Fred du moins -), soit il penserait simplement qu’elle dit ça pour se débarrasser de lui. Cela ne faisait pas un pli. Se retournant vers lui, elle le fusilla du regard, tentant de se mettre en colère plutôt que de lui sauter dessus. C’était un meilleur plan mais ça ne durerait pas longtemps, en fait, c’est à peine si elle arriverait à temporiser de quelques minutes. Si seulement il pouvait y avoir une grosse averse bien gelée là, tout de suite, maintenant… mais le ciel était clair et ça n’avait à priori aucune chance d’arriver. Pas dans les trois minutes à venir en tout cas.

    « Putain Vincent ! Tu vas te casser oui ! Ton devoir c’est d’être là quand j’ai besoin de toi et là je te dis que si tu restes on court à la catastrophe ! Rectification : tu cours à la catastrophe parce que c’est ça le pire c’est que c’est pour toi que je te demande de partir ! » Son regard se brouilla et elle flancha, manquant de peu de tomber. Pour tenir debout, elle se tint à l’arbre tout en fusillant encore son meilleur ami du regard. Ils s’étaient très souvent disputé mais c’était toujours lui qui l’avait envoyé paître, jamais elle. Elle l’aimait trop pour ça. Mais là c’était pour son bien et ça la rendait folle qu’il lui ressorte ses arguments à elle alors qu’elle tentait d’agir pour son bien. Cela faisait longtemps qu’elle avait abandonné l’idée qu’il y ait un jour une mise en scène romantique entre Vincent et elle. Ce qu’elle sentait arriver alors que sa conscience s’endormait peu à peu ce ne serait qu’une déception de plus pour elle mais pour Vincent, c’était différent. Il n’avait jamais voulu voir que Fred’ était une jeune femme maintenant et les rares fois où il l’avait eut sous les yeux parce qu’elle était avec un autre garçon ça l’avait rendu fou de rage. Elle ne voulait pas le brusquer, elle faisait de son mieux chaque jour pour qu’il ouvre les yeux par lui-même. Là c’était trop violent, trop brusque…

    Elle tenta de lutter, de réfléchir, de voir tous les aspects négatifs pendant encore quelques secondes mais Vincent ne semblait toujours pas décidé à partir. Maintenant qu’elle lui faisait face, il pouvait voir qu’elle transpirait et qu’elle tremblait comme si elle avait de la fièvre. Ses joues étaient rouges mais son cou était d’une pâleur de glace. Quand finalement, elle perdit le peu de raison qui lui restait et que sa conscience n’était plus qu’un vague murmure lointain dans son esprit, elle posa une main brûlante sur la joue de Vincent et elle murmura quelque chose d’inaudible en Allemand sur une voix plaintive. Elle commençait à perdre sa faculté à parler autre chose que sa langue maternelle. Et enfin, elle se jeta à son cou, l’aggripant comme si sa vie en dépendait. Une larme coula sur sa joue et elle murmura à son meilleur ami une unique phrase qui lui demanda tout ce qui lui restait d’énergie pour lutter contre la maladie. « Je t’avais prévenu. » Sur quoi, elle se colla à lui, laissant la crise arriver. Les deux ou trois minutes qui lui étaient impartis pour faire partir Vincent étaient écoulées et elle avait échoué. Elle l’embrassa avec passion. Cela ne ressemblait en rien à leurs précédents baisers pleins de retenu. Là, elle n’en avait aucune. Elle n’était qu’instinct et désir. Sa main droite glissa de l’épaule de Vincent sur son dos jusqu’au bas de sa chemise tandis qu’elle continuait de l’embrasser. Elle agissait comme si sa vie dépendait de ces baisers et maintenant qu’elle n’était plus capable de penser, c’était presque le cas. Si elle s’enfermait d’habitude quand elle était dans cet état c’est bien parce qu’elle était indécente et incontrôlable. La seule fois où c’était arrivé en présence de quelqu’un d’autre, elle avait complètement allumé le pauvre valet qui s’était aventuré trop près d’elle. Cette fois là, son oncle était arrivé et avait endormi sa nièce par magie, mais là, son oncle n’était plus là… il était mort et elle était à Poudlard. Pire, ce n’était pas un valet qu’elle était en train d’enflammer mais son meilleur ami. La petite voix dans sa tête – presque inaudible – se dit qu’avec un peu de chance (enfin façon de parler) Vincent allait réagir comme la fois où elle avait trop bu et la repousser de toutes ses forces. Après tout, elle restait un poids plume à côté de lui.

    Sauf qu’elle était plutôt convaincante dans son besoin désespéré de contact physique. Normal, la prude – mais canon – Fredericke n’avait plus aucune limite et aucune morale. La seule question était de savoir si cela allait suffire à faire oublier la sienne à Vince’.


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MessageSujet: Re: Desire [PV]   Sam 9 Jan - 11:41

    Lorsqu'elle se mit à jurer, Vincent comprit que c'était important, important et peut être même grave. Il ne savait pas encore de quoi il pouvait bien s'agir mais une chose était sûre en tout cas, c'était que non, il ne pouvait pas partir. Tout comme elle, elle n'était pas partie. Alors elle aurait beau crier, hurler et même pleurer, ça ne changerait rien à la situation et non, il ne bougerait pas un cil. Parce qu'avec le temps, il avait découvert ce qu'était l'amitié et justement, ce n'était pas une question de qui fuyait le plus vite ou ce genre de chose, c'était une question de présence, de soutien. Il se devait de rester là, sinon, autant qu'il laisse tomber et qu'il redevienne tout simplement le solitaire bagarreur qu'il était depuis la naissance hein ! Non mais non, ça n'allait pas arriver et c'était justement pour cette raison qu'il était là. Il ne bougerait pas. Et Fredericke savait qu'il avait un bien trop sale caractère pour partir. Il avait décidé de rester et bien il resterait, ce n'était même pas la peine d'essayer.

    Mais lorsqu'elle lui dit que c'était justement lui qui courrait à la catastrophe, il dut bien avouer qu'il resta un instant sous le choc, sur le cul pour ainsi dire. En quoi c'était lui qui risquait un truc hein ? Il y avait quand même un petit quelque chose qui n'allait pas là quand même! C'était elle qui lui demandait de partir là non ? C'était donc elle, et il faisait évidemment la bonne conclusion, qui avait un problème. Lui, quand il risquait un truc, bah il était quand même le premier à être au courant quoi. Dans un sens, c'était quand même un peu normal quoi, il n'allait pas, quand même, se mettre à ignorer les risques et les dangers qu'il encourait hein, là, il y aurait un problème quoi ! Donc non, il ne comptait pas bouger parce que de toute façon, il savait très bien qu'il n'avait aucun de risque à se faire. Genre c'était quoi le danger hein ? Fred ? C''te blague ! « Mais bordel, arrête tes conneries Fred tu commences à me taper sur les nerfs sérieux ! Et si tu commençais par m'expliquer au calme ?! ».

    Lorsqu'elle lui dit qu'elle l'avait prévenu, il se mit à arquer un sourcil. Si là, il n'avait pas la tête du garçon qui s'était le plus perdu franchement, il ne savait pas vraiment à quoi il ressemblait. Mais alors, totalement quoi. Il était comme perdu, si on puit dire. Il ne savait pas ce qu'il était censé faire non plus. C'était quoi son délire ? Elle était un vampire et elle s'apprêtait à sucer son sang ? Non mais franchement ! Comme si Vincent pouvait deviner d'un coup d'un seul, ce qui pouvait bien être le problème de la journée ! Alors là, totalement que non, il était perdu, il ne comprenait plus rien. IL en venait même et surtout, à se demander s'il avait vraiment besoin de comprendre. En faite, c'était quoi ? Une tentative de sa part pour lui faire peur ? Non mais parce que si c'était ça qu'elle arrête tout de suite hein parce que ça ne l'amusait plus mais alors plus du tout quoi. Et il avait, de toute façon, une patiente bien trop faible en plus de ça. Donc si elle continuait comme ça, il allait se mettre en colère mais vraiment quoi.

    Lorsqu'elle se colla à lui, il en fut tellement surpris qu'il eut bien sûr un mouvement de recul. Un mouvement qu'il trouva normal en fin de compte parce que là, tout de suite, la situation devenait bien trop bizarre bordel ! C'était quoi ce délire, elle était en train de faire quoi ! Si c'était de ça dont il devait se méfier et bien il se méfiait là c'était clair ! Elle craquait totalement ! Si elle était tant en manque que ça et ben punaise, il allait vite l'attacher dans un coin et il ne la détacherait qu'une fois qu'elle serait calmer ! Ou alors il lui lancerait un bon sort d'immobilité ! Là aussi ça lui ferait les pieds. Et quand elle l'embrassa, très franchement, il ne s'y attendait tellement pas qu'il la laissa faire. Il ne savait même pas ce qu'il était censé faire, la laisser se défouler et la laisser réaliser que c'était son meilleur ami qu'elle était en train d'embrasser ? Bon, en faite non, stupide hypothèse là, bien sûr qu'elle savait que c'était lui qu'elle était en train d'embrasser. Quand la situation se dégrada, parce que bordel, là ça commençait à vraiment mais alors vraiment aller trop loin ! « Fred ! Bordel Fred ! Mais qu'est-ce qui te prends ? Hey ! Je suis pas un objet sexuel ! Fred recule ! ». Il la dégagea alors, parce que n'oublions quand même pas qu'il était plut fort qu'elle. La repoussant de toutes ses forces, il eut un instant peur de lui faire mal mais il se dit qu'au final, ça la réveillerait peut être. « Nan mais t'es folle ou quoi ? »

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MessageSujet: Re: Desire [PV]   Sam 9 Jan - 12:52

    Quand Vincent la repoussa, Fred’ éclata de rire. La dernière fois, elle avait pleuré, mais là, ça l’amusait. Il faut dire qu’elle était dans un tel état qu’elle aurait pu difficilement se sentir triste ou vexée. Du moins pour le moment. Comme elle n’avait pas de force, elle était tombée par terre et quand son fou rire se fut calmé, elle se releva et répondit à son meilleur ami « Es kann gut sein… » Ce qui signifiait grosse modo « Peut-être bien ». Elle n’avait pas envie de se fatiguer à parler anglais, en fait son cerveau était bien trop parasité pour y arriver. C’était le signe qu’elle était malade, qu’elle avait perdu ses esprits. Toutefois, alors qu’elle finissait de déboutonner sa robe qui tomba mollement à ses pieds, elle réalisa que Vincent ne la comprenait pas et dans sa crise de folie, ça la contraria.

    Elle attrapa sa longue chevelure blonde et les mit derrière ses épaules dénudées. Elle était en sous vêtement et malgré le vent automnale, elle n’avait pas froid. Pensant en elle-même qu’elle ferait mieux d’aller chercher quelqu’un d’autre avec qui jouer, elle resta pourtant là. Etrange n’est-ce pas ? Mais qui pouvait-elle désirer plus que Vincent, le garçon qu’elle aimait, après tout ?

    Piétinant sa robe, elle approcha d’un pas et haussa les épaules, l’air toujours amusé bien que fiévreuse. « Tu as raison, tu ne veux jamais jouer avec moi. C’est pour ça que d’habitude je m’enferme. Mais en fait c’est stupide, pourquoi est-ce que je m’enfermerais parce que TOI tu ne veux pas ? » Elle partit dans un nouvel éclat de rire, euphorique d’avoir retrouvé sa capacité à parler correctement. Cependant, la petite voix dans la tête de Fred’ commençait à sérieusement paniquer. Qu’est-ce qu’elle était en train de raconter ? Elle ne pouvait PAS dire ça. Enfin, elle avait arrêté d’essayer de le violer (momentanément ?), c’était déjà pas mal. Bien que la petite voix, la vrai Fred, soit un petit peu vexée au fond. Mais c’était secondaire. Ce n’était pas comme si c’était une grande nouveauté que Vincent était insensible. Elle avait un problème plus sérieux à régler pour le moment. Sauf qu’elle avait beau se rendre compte qu’elle perdait les pédales, elle avait beau se rendre compte que tous ces sous-entendus étaient trop étranges, limite trop clairs, elle ne pouvait rien y faire parce que cette bribe de la vrai Fred’ était enchaîné par des forces bien plus fortes qu’elle… C’est ce qu’elle croyait, quand elle réalisa que la douleur était plus puissante finalement.

    C’est alors que dans sa démence, le regard de Fredericke se mit à se ternir, comme si elle venait de réaliser une chose essentielle mais extrêmement triste. « Oui, finalement, tu aurais dû partir. Maintenant et bien… » Elle fit un geste las en direction du lac, reculant de plusieurs pas alors qu’on aurait pu croire qu’elle allait repartir à la charge. « Je suppose que je dois me jeter dans le lac. Finalement, c’est toujours ainsi que cela finit, c’est moi qui dois me sacrifier. » Il fallait de l’eau froide, et où trouver de l’eau froide dans le parc si ce n’est dans le lac ? Cependant, c’était dangereux, elle pouvait s’endormir à tout moment et le lac était profond. Oui, Fredericke, blessée, reprenait un peu le dessus parce qu’elle ne supportait pas qu’il la rejette. Mais ça ne durerait pas non plus alors elle devait courir au lac. Cela aurait été moins dangereux d’aller au château et de sauter sur le premier garçon venu puisque son meilleur ami ne semblait pas vouloir se porter volontaire. Sauf qu’elle n’en avait pas envie, elle ne voulait que lui et lui… il ne la voulait pas. C’était une équation fort simple. Elle n’avait qu’à mettre fin à la crise et à encaisser, comme d’habitude. Elle devait protéger Vincent, elle l’avait promis. Elle devait le faire pour lui…

    « Je ne suis pas assez bien, assez belle pour toi… C’est tellement stupide. » Elle posa la main sur son ventre, là où elle avait son piercing et lentement, elle lui tourna le dos, prenant la direction du lac. Un peu d’eau froide, un peu d’eau gelée, c’est tout ce qu’il lui fallait pour sortir de cette torpeur et arrêter de dire des bêtises. Le lac n’était qu’à quelques mètres. Elle les franchi sans difficulté car elle s’était rapidement mise à courir. Mais une fois devant, elle devait bien avouer que l’idée d’aller au château (même si elle allait forcément se prendre une heure de colle pour atteinte à la pudeur) semblait nettement plus tentante. L’attraction que Vincent exerçait sur elle était moindre quand elle ne le voyait pas et cela la renforça dans sa conviction que tout ça était le résultat de sa crise. Prise d’un frisson, elle se frotta les bras tandis qu’elle était secouée d’un sanglot. Elle avait peur d’entrer dans le lac et de s’y effondrer mais elle n’avait pas d’autres solutions… Quand il faut y aller…

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# TOUS COMPTES # KING
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MessageSujet: Re: Desire [PV]   Mer 13 Jan - 15:18

    En faite, il y avait une caméra cachée, oui, là dans un coin et Vincent allait tout simplement passer pour un gros débile aux yeux des gens du monde entier. Bon, ça serait con et très franchement, il allait vraiment trouvé qu'il était un parfait crétin mais au moins, et bien tout ceci n'aurait été que du vent quoi, au moins. Oui voilà, elle pourrait bien se moquer de lui après mais au moins, tout ça, ça serait fini ! Bordel, c'était totalement incompréhensible tout ça, vraiment, il lui était même impossible de dire pourquoi est-ce qu'il n'était pas déjà parti en courant. Il tenait à Fredericke oui, il tenait vraiment beaucoup à elle. Et le mieux, ça aurait probablement été de l'attacher quelque part et tout. Bon, ça il ne pouvait pas, il n'avait pas de corde d'ailleurs. Non en faite, ce qu'il aurait bien aimé être capable de faire et bien... Il n'en savait rien en faite, il ne savait pas du tout ce qu'il était préférable pour lui de faire dans une telle situation. Pleurer ? Ouais voilà, il allait faire ça et peut être qu'elle aurait pitié ? Non mais bien sûr qu'il était en train de déconner franchement ! Vous le croyez vous ? Vincent Fayr en train de se mettre à pleurer juste parce qu'elle était en train d'essayer de le violer !

    Quoi qu'en faite, il y avait quand même de quoi pleurer là hein ! Parce que si on considérait bien la chose, se faire violer pouvait faire pleurer un bon nombre de personne surtout que là, ça serait par sa meilleure amie quoi ! Non mais vraiment, si elle avait envie de lui et qu'elle avait à ce point envie de coucher avec lui, vraiment, elle aurait dû se contenter de le lui dire quoi, bon, il l'aurait, probablement rejetée bien sûr. Bah quoi ? Ce n'était pas méchant ! Il ne fallait pas tout de suite le prendre pour un sans coeur et tout ça hein ! Ce n'était pas de son genre d'ailleurs ! Enfin si un peu. Mais bon, là n'était pas le principe ! Vincent ne voulait pas, pas comme ça ! Bien sûr que Fredericke était une fille jolie. Et à la voir comme ça, il devait bien avouer qu'elle était... Tentante. Oui voilà. Mais elle était sa meilleure amie ! Et s'il ne voulait pas que tout ce qui les liait ne vole en morceau, non, il ne devait pas craquer et il devait la forcer à s'éloigner, voilà !

    Lorsqu'elle se trouva en sous vêtements devant lui, elle comprit que oui, là, il y avait un problème, un très gros problème qu'il fallait à tout prix régler ! Bordel, à ce rythme, les choses allaient bien moins bien aller ! Si elle se mettait à se dévêtir en plus, ce n'était même pas la peine ! Elle était canon, avait un très beau corps, oui c'était vrai. Mais ce n'était pas pour autant une raison pour se mettre d'un seul coup à vouloir s'exhiber de la sorte hein ! Ca sert à rien ! Et puis si elle voulait se montrer à Vincent, lui montrer les formes de son corps qui se mettaient à se former. Bref ! Il n'allait pas se mettre à trop regarder son corps non plus sinon, pour quoi allait-il passer hein ? Un pervers ? Un obsédé ? Bordel ! Mais c'était de sa faute là sur ce coup ! Elle n'avait qu'à pas faire ce qu'elle était en train de faire ! « Parce que je n'ai pas envie de « jouer » ?? Je n'appelle pas ça jouer ! J'appelle ça s'exhiber, j'appelle ça une allumeuse ! ».

    Elle craquait. Et son rire là, et bien elle devait bien dire qu'il lui faisait vraiment peur quoi ! Sérieux bordel ! Elle avait comme craqué, pété un câble ! Et lui, il ne savait même pas ce qu'il était censé faire, il ne savait pas du tout comment est-ce qu'il était censé réagir, il ne savait pas, il était même totalement perdu. Il aurait aimé fuir mais il savait qu'il ne le pouvait pas maintenant, ça ne servirait à rien et puis, allez savoir ce que Fredericke allait bien pouvoir faire hein... Elle irait peut être voir ailleurs ou allez savoir quoi, très franchement, il ne voulait pas qu'elle aille avec quelqu'un d'autre, parce qu'il avait tellement peur qu'un débile puisse jouer à son jeu. Et notamment, il ne voulait pas qu'elle tombe sur Adrien débilos Sallers. « Je ne veux pas profiter de la situation ! Arrêtes voir Fredericke ! »

    Lorsqu'elle parla de se jeter dans le lac, il crut bien qu'elle rigolait. Qu'elle se foutait encore de sa gueule mais vu son état et bien, il devait bien dire que franchement, il ne la laisserait pas aller vers le lac ! Elle était capable de sauter ! Ou pire, peut être de se mettre devant et de bêtement glisser ! Enfin bref, il ne voulait vraiment pas la voir mourir bêtement comme ça ! Déjà, il voulait savoir ce qui lui prenait et en plus bah … Il ne voulait pas qu'elle meurt ! C'était normal non ? Bien sûr que oui ! Il posa sa main sur son épaule « Et si tu apprenais à être plus clair hein ? En quoi est-ce que tu dois te sacrifier hein ? Vas y, dis que je suis nul ? Si tout ça est juste une manière de me faire fuir pour que tu n'aies plus à me supporter t'as qu'à le dire ! Tu n'as pas à m'allumer ! »

    Pas assez bien, pas assez belle. Mais qu'est-ce qu'elle avait ? Elle était en train de lui dire qu'elle ne lui plaisait pas ? Nan mais sérieux, c'était quoi ce délire là hein ? Elle était censée faire quoi au juste là hein ? La laisser dire n'importe quoi ?! Dans une amitié, il n'y avait aucun besoin de plaire non ? Et puis il n'était question que d'amitié entre eux ! Quoique... Non là il craquait aussi, elle ne pouvait bien sûr pas l'aimer non ? C'était stupide de se mettre à penser comme ça d'un seul coup, elle racontait n'importe quoi. Et puis bah, il était son meilleur ami ! C'était tout ! Pouah, il craquait aussi tiens, à croire que c'était même à la limite du contagieux là ! « T'es magnifique arrête ! La plus belle de tout Poudlard ! Et de nous deux, c'est moi qui suis pas assez bien pour toi ! »

    Lorsqu'elle lui tourna le dos et se mit doucement à s'éloigner, il fallait qu'il la rattrape parce qu'ainsi lancé, il y avait de très forts risques pour qu'elle se décide à se jeter dans le lac ! Il marcha, d'une démarche rapide bien sûr et lui attrapa le bras pour l'empêcher d'aller plus loin. « Non mais ça va pas ouais ! ». Il lui donna sa veste, la posa sur ses épaules, il ne voulait pas que d'autres la voit comme ça.
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MessageSujet: Re: Desire [PV]   Mer 13 Jan - 19:46


    Fredericke avait bien remarqué qu’il ne l’avait pas regardé – du moins qu’il avait essayé de ne pas le faire – quand elle s’était déshabillée. Cela n’avait fait qu’ajouter à son sentiment de rejet et donc à sa décision d’aller faire un petit tour dans le lac. Game over Vincent ! Heureusement, la partie n’était en réalité pas encore tout à fait terminée. L’entendre dire qu’il ne voulait pas profiter de la situation avait même des airs de comédie. Comme si lui, Vincent Fayr, ne profitait pas perpétuellement de la situation… ok, d’accord, il profitait pas d’elle, de sa beauté, de son amour, mais il savait très bien lui faire du chantage affectif et c’était se moquer du monde que de prétendre qu’il ne voulait pas « profiter ».

    De fait, Fred’ garda tout en elle jusqu’à ce qu’il la rattrape au lac, qu’il lui dise qu’elle était belle et plein d’autres jolies choses… qui faisaient mal. Si elle était vraiment la plus jolie de Poudlard, pourquoi donc avoir détourner les yeux ? Elle avait envie de le lui demander, elle n’osait pas. D’ailleurs, elle resta incapable de parler pendant quelques minutes. Elle serra la veste de Vincent autour de ses épaules et eut une petite pensée pour sa pauvre robe à plusieurs gallions qui serait maintenant bonne pour la poubelle. Mais vraiment juste une toute petite pensée, comme si on parasitait son cerveau avant de le faire revenir à la réalité.

    « Non, effectivement, ça ne va pas. » finit-elle par dire en regardant par terre. « Je n’arrive pas… pas à réfléchir. Pas assez pour… t’expliquer. » Elle eut le tournis. A quelques pas seulement du lac, ça aurait pu être quelque chose d’inquiétant mais en fait, ça la soulageait. Cela voulait dire qu’elle ne souffrirait pas pendant encore des heures. A un moment, le sommeil gagnerait et elle sombrerait. Ce serait vraiment reposant. Un peu flippant pour Vincent en l’état peut-être mais reposant.

    Et voilà, elle pensait encore à lui, au fait qu’il puisse s’inquiéter… alors qu’elle sentait des fourmillements dans tout son corps et qu’elle résistait contre ce que la crise lui dictait au point d’en avoir mal. C’était comme si on lui nouait les entrailles, c’était puissant, plus puissant qu’elle-même si moins que son chagrin.

    « Si j’étais vraiment la plus belle, nous n’en serions pas là. Quand on te mène en bateau, ça ne te pose aucun problème de m’embrasser mais quand j’ai mal, quand j’en ai vraiment besoin, tu me repousses ! » Et voilà, elle était encore incohérente. Ou plutôt c’était cohérent mais elle n’avait aucune envie de dire de telles choses, elle n’avait pas envie de reparler de l’histoire avec Adrien qui l’avait profondément blessé sauf que c’était… et bien, hormonale en l’occurrence. Elle avait déjà fait un suprême effort pour ne pas prononcer tout haut le nom du Poufsouffle, c’était trop, même pour elle.

    « Ecoute, Vince’... je… ne suis pas dans mon état normal… tu ne veux pas – ou ne peux pas – m’aider parce que la seule chose qui… ferait disparaître la douleur… n’est pas dans tes attributions habituelles. Et il n’y a que nous ici. Alors le lac… » Mais comme Vincent était de nouveau tout près d’elle, elle avait de nouveau envie de l’embrasser. C’était tellement impérieux, tellement fort comme besoin… qu’elle se demandait comment elle faisait en temps normal pour y résister. Simple, en temps normal elle n’est pas dominée par ses instincts mais par sa raison hors malgré tout ce que pouvait en dire Vincent, il n’était pas dans les habitudes pour Fredericke d’allumer les hommes. Sa vie de jeune fille rangée lui convenait du moment qu’elle pouvait avoir des petits câlins de la part de ses ami(e)s pour combler son besoin immense d’affection.

    Vraiment, le lac ne la tentait pas tant que ça. En plus, Vincent la tenait par le bras, ce qui, bien entendu n’aidait ni à s’empêcher de l’embrasser à nouveau, ni à aller dans le lac. Elle tourna la tête vers l’immensité glacée d’eau qui se trouvait derrière elle et revint vers Vincent. Elle posa la main sur le bras de son meilleur ami. Elle était toujours aussi chaude.

    « Me toucher n’est vraiment pas une bonne idée. Tu ne te rends pas compte de l’effort que ça me demande de… de te parler, de ne rien te faire surtout. J’ai besoin… de toi. » Une nouvelle douleur la fit grimacer et retenir un gémissement. Si seulement elle pouvait s’endormir tout de suite ! Ce serait fini ! Mais non, et les paroles arrivèrent sur ses lèvres avant qu’elle ait eut le temps de les peser. « Embrasse-moi Vincent, embrasse-moi pour que ça s’arrête… quand ce sera fini… je t’expliquerais mais… » Elle s’était approché de lui et de son bras libre (celui qu’il ne tenait pas) avait posé une main sur son épaule. Elle avait été obligée d'arrêter de parler parce qu’elle était à bout de souffle, comme si elle avait du mal à respirer. Mais ce qu’elle avait du mal à faire c’était garder le contrôle pour que ce ne soit pas elle qui l’embrasse. Elle avait été blessée d’être repoussée, d’être traité d’exhibitionniste et d’allumeuse, merci mais elle ne tenait vraiment pas à ce qu’il continue sur cette voie… alors elle luttait, mais c’était si fort. Finalement, elle devrait peut-être essayer de se battre contre lui pour qu’il la lâche et qu’elle court au lac ? Impossible, elle n’avait presque plus de force… Alors qu’elle attendait – la réponse de Vincent, une aide divine, la fin de sa crise ou une averse de pluie verglaçante, tout ça ensemble -, la veste de Vincent glissa de ses épaules et n’était plu retenu que par sa proximité entre Fred et Vincent et le bras de ce dernier qui les liait. Finalement, Fred’ était toujours indécente… Dans la mesure où l’on considère que des sous-vêtements sont indécents, c’est tout relatif. De toute façon, personne d’autre que Vincent ne pouvait la voir, il la cachait à la vue des arrivants et il n’y avait justement pas d’arrivants.

    S’il était parti, ça aurait été dangereux pour elle. Mais n’était-ce pas dangereux pour lui qu’il soit resté ? La peur au ventre, hantée par cette question, Fredericke restait dans son attente entre souffrance et peur.
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MessageSujet: Re: Desire [PV]   Jeu 14 Jan - 22:20

    Oui voilà, c'était principalement ça qu'il voulait le Vincent, il voulait qu'on lui explique, il voulait être en mesure de vraiment comprendre ce qu'il était en train de se passer parce que là, il était totalement perdu, il n'était plus en mesure de comprendre quoi que se soit parce que la situation lui avait totalement échappé. Non, en soit, sur ce coup, il n'avait pas eu une seule fois la situation en main. Il ne comprenait pas, et il ne pourrait probablement même pas comprendre si elle venait à lui expliquer les choses quoi. Parce que c'était tellement compliqué tout ça bordel... Il ne comprenait pas du tout et surtout, il était incapable de dire ce qu'il devait faire. Non voilà, il ne savait pas quoi faire ! Il n'y avait donc pas un mode d'emploi quelque part pour qu'il puisse mieux comprendre ? « Oui bah j'ai besoin d'explication vraiment. Je veux comprendre Fredericke, je veux vraiment comprendre ».

    D'après ce qu'elle venait de lui dire, elle avait envie qu'elle l'embrasse. Et là, il comprenait de moins en moins. Si elle ne le considérait qu'en tant que meilleur ami, elle ne voudrait pas qu'il l'embrasse. C'était un truc bizarre. Maintenant, il fallait qu'il sache vraiment s'il voulait l'embrasser. A savoir, il ne comprenait pas vraiment tout ça en faite. Ca le perturbait beaucoup, de la voir comme ça, totalement même. Et surtout de voir qu'il était incapable de faire quoi que se soit. Enfin si mais... Bordel, pourquoi ça le perturbait tant que ça hein ? Et puis qu'est-ce qu'un baiser lui coûterait hein ? C'était ça qui clochait le plus. Il ne voulait pas l'embrasser mais il était incapable de dire pourquoi, est-ce qu'il n'était pas prêt. Et c'était ça qu'il ne comprenait pas. Ce n'était pas le baiser en lui même qui le gênait, après tout, il en était capable, il l'avait déjà fait. Mais c'était pourquoi est-ce qu'elle le lui demandait ça, qu'il ne comprenait pas. Il était, au final, censé comprendre quoi ? Que Fredericke voulait qu'il l'embrasse ? Qu'il y avait peut être des sentiments là dessous ? Si elle voulait lui plaire, et bien pourquoi est-ce qu'elle ne lui plairait pas hein ? Son problème à lui en faite, c'était de savoir pourquoi est-ce qu'il était si gêné à l'idée de l'embrasser. Elle était sa meilleure amie, c'était pour ne pas gâcher ça? C'était juste ça ? Parce que si c'était seulement ça et bien... il serait moins perdu. Mais il lui attrapa le bras « Arrête donc un peu, je ne suis pas si débile que ça. Et un baiser... Je peux te le donner ». La rapprochant de lui, il la tînt par la taille et posa ses lèvres sur les siennes. Ce fut un baiser tendre, le plus tendre qu'il put d'ailleurs. Il posa ensuite son front sur le sien, souriant doucement et caressant sa joue « Je ferais tout pour que tu ailles mieux Fredericke, je n'aime pas te voir comme ça ».

    Il l'avait embrassé, oui voilà, il ne savait pas si ça avait vraiment été la meilleure décision qui soit mais il l'avait embrassée oui voilà. Et peut être que le pire dans tout ça, c'était qu'il avait aimé ça. Non, ce n'était bien sûr pas le pire, pas tant le pire que ça hein ! Mais disons que c'était tout simplement pas normal oui voilà, il n'était pas normal de s'imaginer qu'il puisse aimer embrasser sa meilleure amie, parce que c'était hors du commun, ce n'était pas censé arriver. Et... Peut être que l'embrasser n'avait pas été la meilleure idée qu'il ait pu prendre. Mais c'était arrivé et maintenant et bien... Elle se trouvait dans ses bras, et il la serrait contre lui, de peur qu'elle puisse vouloir sauter, encore. " Je ne veux pas que tu te fasses du mal, tu comptes bien trop pour moi, pour ça "
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MessageSujet: Re: Desire [PV]   Ven 15 Jan - 9:56

    Il y a des paroles qui vous résonnent dans les oreilles plusieurs minutes après qu’elles aient été prononcées. C’était le cas de ce que venait de dire Vincent. C’est à plusieurs centaines de kilomètres des discours qu’il lui servait habituellement… ce n’était pas comme si elle en ignorait toute la conteneur. Par exemple, elle savait très bien qu’elle était importante pour lui, qu’il l’aimait beaucoup – à sa manière – et qu’il voulait la protéger. En revanche, il ne lui avait jamais dit qu’elle était la plus belle, il lui disait plutôt qu’elle était belle tout court et en tout ça n’avait dû arriver sérieusement que deux ou trois fois en plusieurs années. Parce que se vanter tous les deux de leur beauté physique c’était plus un jeu qu’autre chose, mais là, ils ne blaguaient pas. Ce n’était pas franchement le moment. Donc il avait été sérieux, et il l’était aussi quand il lui disait qu’il ferait n’importe quoi pour elle. Pour qu’elle ne souffre plus. Et ça, il ne l’avait jamais, jamais dit. Quand les choses tournaient mal (ce qui, certes, arrivait quand même assez souvent), il avait tendance à réagir comme précédemment, il s’énervait, la repousser, lui faisait la morale… C’était bien sûr le signe de son inquiétude pour elle, elle le savait bien, mais ça donnait plus de poids à ce qu’il lui disait maintenant. En revanche, ça faisait rentrer le baiser dans la catégorie du n’importe quoi. Fredericke était bien trop mal pour y réfléchir pour le moment mais il était évident que ce n’était pas génial sentimentalement parlant… surtout que le baiser avait été grandiose lui. On n’avait jamais embrassé Fred’ comme ça. Cela avait été tendre et doux. Comme s’il avait voulu y mettre des sentiments… et c’était bien quelque chose auquel Fred’ n’était pas habituée. Ses amis – ses flirts – n’étaient pas des brutes, loin de là, mais ils l’embrassaient parce qu’elle était belle, parce qu’ils la désiraient. Vincent n’était pas comme ça, sinon ils ne seraient pas à deux pas du lac, en revanche, lui il l’aimait. A sa manière peut-être et pas comme elle le souhaitait, mais il tenait à elle, personne n’aimait autant Fred’ que Vincent… et si elle avait parfois tendance à l’oublier, ce simple baiser avait suffi à le lui rappeler.

    Elle y avait répondu avec autant de tendresse que lui d’ailleurs. Elle y avait mis tout son amour, comme si le simple fait que ce soit lui qui l’embrasse faisait taire (partiellement) la crise. Elle arrivait à son terme d’ailleurs, Fredericke sentait que l’obscurité commençait à l’envelopper. Vincent lui caressait la joue tout en la serrant fort contre lui. Cette peur de la perdre dans ses yeux, Fred’ la connaissait pour l’y avoir souvent vu. Comment lui faire comprendre qu’elle ne serait jamais qu’à lui ? Que le quitter lui ferait bien trop mal… Il n’avait pas à avoir peur, elle serait toujours là pour lui. Elle l’avait promis après tout. Même si c’est vrai qu’elle n’était pas elle-même quand sa maladie menaçait, mais il la ramenait toujours, le simple fait qu’il veuille d’elle près de lui, même si elle devait souvent souffrir pour s’en tenir à sa place de meilleure amie, cela suffisait à la faire revenir près de lui.

    Elle ne répondit pas à son sourire mais elle posa la main sur la sienne doucement, elle allait s’effondrer incessamment sous peu et elle voulait limiter les dégâts. Il ne fallait pas qu’il craigne pour sa vie, ce n’était qu’une crise normale. Elle ferma les yeux et déposa un nouveau baiser sur les lèvres de son meilleur ami mais il était dénué de passion, il se voulait plutôt léger et chaleureux, elle passa ensuite les deux bras autour du cou de Vincent et déposa un baiser semblable juste à côté de son oreille avant de lui murmurer « Ne t’inquiète pas, je n’ai plus mal. Si tu me gardes dans tes bras, tout ira bien… » Elle lui dit ensuite quelque chose en Allemand… quelque chose qui signifiait je reviendrais toujours auprès de toi tant que me le demanderas mais elle savait qu’il n’avait pas compris. Ce fut d’ailleurs sa dernière pensée avant de s’effondrer dans le sommeil et l’inconscience. C’était tout l’intérêt qu’il la garde dans ses bras, il serait bête de finir l’aventure dans le lac alors qu’elle avait abandonné l’idée et n’en avait plus besoin. Immobile, elle était pâle dans les bras de son meilleur ami et seul attesté visiblement qu’elle était seulement évanouie la chaleur irradiante de son corps. Elle avait de la fièvre….

    […]

    Quelques heures plus tard, Fredericke commença à émerger, doucement, sans se presser. Elle réalisa d’abord qu’elle était dans les bras de quelqu’un, sans ouvrir les yeux, elle chercha qui et pourquoi. Le qui vint en premier, elle savait parfaitement reconnaître la façon dont Vincent la tenait dans ses bras, son parfum (qu’elle lui avait offert en même temps *paf*) mais elle nota une anomalie. Le cœur de Vincent battait plus vite que la moyenne en temps normal, sûrement à cause de son caractère emporté, mais il était en revanche un modèle de régularité. Là, elle avait l’impression qu’il y avait des ratés. Pourquoi ? La réponse lui vint en même temps que la raison de cette situation, les souvenirs affluant. Considérant qu’il était temps pour elle de commencer à bouger, elle s’étira (contre Vincent, j’vous laisse imaginer) et se blotti à nouveau contre lui avant d’ouvrir un œil, puis l’autre. A son grand étonnement, Vincent était réveillé. Pourtant d’habitude quand il la veillait pendant ses crises, c’était immanquable, il en profitait pour faire la sieste.

    Ils étaient dans un lit de l’infirmerie. On l’avait mise dans celui où elle allait d’habitude en tant que malade chronique. Se relevant un peu, elle murmura un bref « Salut ». Elle sentait vaguement embarrassée, mais ce n’était pas le moment. Ne sachant trop quoi ajouter, Fredericke se mordit la lèvre inférieure. Elle réalisa alors que Vincent n’était clairement pas dans son état normal, il faudrait donc qu’elle prenne les choses en main. C’était souvent comme ça entre eux, Fredericke décidait pour eux, elle remuait ciel et terre tandis que Vincent faisait le ménage quand ça cafouillait. Globalement, ça marchait plutôt bien sauf que dans la situation présente, Vincent ne pouvait taper personne. Fred’ ne voulait pas être le premier garçon à le bousculer dans les jours à venir…

    Collant son front contre celui de Vincent, elle repensa au baiser mais chassa la chose de son esprit. C’est vrai, elle était encore contre lui, elle n’avait qu’à se pencher un peu pour qu’ils s’embrassent à nouveau… mais non. Elle ne le ferait pas. Elle n’était pas comme ça. Elle n’était ni une profiteuse (parce que là Vincent avait même pas l’air prêt à résister, strange O_o) ni une allumeuse, et toc ! Comment ça elle a la rancune tenace ? Mais non, mais non…

    Elle lui caressa la joue et cette fois, elle lui sourit, pour bien lui montrer que tout était fini. « Je suppose vu la tête que tu tires que je n’ai pas rêvé lorsque je t’ai supplié de m’embrasser et que j’ai voulu me jeter la tête la première dans le lac. Mon ego aurait préféré. » Bon, d’accord, essayer de plaisanter n’était pas terrible mais elle faisait ce qu’elle pouvait pour alléger un peu l’ambiance et surtout, le plus important, lui montrer qu’elle allait bien, que la crise était passée, qu’elle était redevenue Fred’, SA Fred, gentille, douce et qui ne saute pas sur le premier venu. Même pas quand le premier venu est le garçon dont elle est amoureuse. Une brave petite quoi.

    « Je suis désolée Kaiser, pas tellement pour la partie ‘baiser’ mais pour la partie lac. Je n’étais pas moi-même, j’essayais de lutter pour ne pas te sauter dessus mais ça a donné un résultat encore plus catastrophique. » Parce qu’elle était intimement persuadée vu ce qu’il lui avait dit au lac qu’il préférait l’embrasser que de la voir se noyer ce qui, soit dit en passant, aurait pu arriver s’il lui avait obéi et était parti. La plupart des amis de Fred aurait été d’accord avec cette version des faits de toute façon, qui ne préférait pas subir l’assaut désespéré d’une fille plutôt que de la voir finir dans le lac ? Vraiment, elle avait été stupide de penser qu’il valait mieux qu’elle agisse ainsi.

    Mais voici venu le temps des explications. Elle regarda la chemise de nuit blanche de l’infirmerie qu’elle portait et se demanda qui la lui avait mise alors que Vincent semblait avoir suivi ses instructions. S’il ne l’avait pas gardé dans ses bras, elle ne se serait pas réveillée si vite. Cela étant, il avait très bien pu la lâcher une heure ou deux et y revenir dans l’espoir que ça lui fasse ouvrir les yeux. Vu qu’elle était inconsciente à ce moment là, tout était possible.

    « Ce qui s’est passé au parc, ça s’appelle de l’hypersexualité. C’est un des symptômes de ma maladie… avant de m’endormir, mon corps entre dans une suractivité quelconque mais certains sont plus sensibles que d’autres à certains symptômes. Moi en général je tombe dans un excès de nourriture, une forme de boulimie… mais j’ai parfois – rarement – des crises qui font que j’éprouve un besoin impérieux de… faire des trucs. Enfin t’étais là, j’vais pas te faire un dessin. » Là, le rouge lui monta aux joues au point de la faire devenir cramoisi, et non, ce n’était pas la fièvre. Fredericke sous ses dehors de fille légère était très prude. Elle n’allait jamais plus loin que quelques baisers et n’en avait même jamais eut envie… sauf pendant ses crises. « C’est tellement fort que c’est douloureux… mais ça ne dure jamais plus de quelques heures et la plupart du temps je le sens venir un peu avant alors je m’enferme dans une cabine de douche. » Ce qui expliquait pourquoi elle lui avait hurler dessus que d’habitude elle s’enfermait. « Mais parfois comme aujourd’hui je suis trop loin de la salle de bain alors je… cherche. Avant toi il y a eu des précédents mais ça s’est toujours fini sans aller plus loin que quelques baisers. C’est parce que tu ne voulais clairement pas que j’ai poussé le vice un peu loin dans l'espoir que... tu changes d'avis. Sur le moment c'était vitale pour moi... » Elle se mit la main sur le front, comme si elle réalisait subitement l’ampleur de ce qu’elle avait fait. « Ohlalala… heureusement que tu es plus raisonnable que la moyenne. » si elle continuait à parler c’est parce qu’elle avait peur de voir du dégoût dans les yeux de son meilleur ami. Si elle ne lui en avait jamais parlé c’est parce que ça lui faisait affreusement honte… Elle finit quand même par se serrer contre lui et elle lui dit tout doucement, hésitante et un peu tremblante « Merci de m’avoir empêché de sauter. » et sans qu’elle sache pourquoi, quelques larmes perlèrent dans ses yeux et coulèrent sur ses joues…
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MessageSujet: Re: Desire [PV]   Ven 15 Jan - 20:28

    Lorsque Vincent était arrivé à Poudlard, à aucun moment il n'avait osé avoir la prétention de pouvoir se faire des amis. Il savait bien que l'amitié n'avait jamais vraiment été une situation facile pour lui. Enfin bon, c'était comme ça depuis qu'il était tout gamin après tout. Donc on ne pouvait pas vraiment dire que c'était si évident que ça quoi. Depuis qu'il était gamin, l'amitié n'avait jamais été le centre même de sa vie, parce que c'était un peu la chose pour laquelle il était le moins doué. Il ne savait pas, avoir des amis. Il ne savait pas ce qu'il était censé faire, comment il était censé agir non plus. Il ne savait rien, il ne savait absolument rien. On ne lui avait jamais vraiment permis de comprendre d'ailleurs mais il s'en moquait parce que bah... La solitude n'était malgré tout pas une chose si effrayante. Depuis qu'il était gamin, il avait bien vite fini par comprendre qu'il ne serait pas dans la capacité d'avoir beaucoup d'amis. Il ne serait pas comme toutes ces personnes qui pouvaient se faire des amis à la pelle, en se contentant d'un vulgaire sourire, d'une vulgaire parole banale. Non pour lui, les choses n'étaient pas comme ça. Il était le garçon toujours dans son coin, que les plus grands s'amusaient à frapper. Celui qui dès l'âge de sept ans avait été obligé d'apprendre à se battre, c'était ça en quelque sorte la dure loi de sa vie à lui. Il n'y avait pas tout le monde qui était capable, après tout, de dire qu'il avait directement appris à se battre, c'était une fatalité bien certaine d'ailleurs de se dire qu'il ne pourrait peut être jamais avoir autant d'amis que certains.

    Et c'était, mine de rien, une chose qu'il était bien incapable de ne pas jalouser. Bien sûr qu'il faisait le fier, qu'il faisait tout pour faire croire qu'il était fort. Mais... On ne pouvait pas non plus être invincible et c'était d'ailleurs une chose qu'il n'était pas du tout. Il était comme les autres après tout. Un être de chair et de sang. Un stupide mec qui ne pouvait pas faire abstraction de ses sentiments malgré la vie assez difficile qu'il avait été obligé de mener jusqu'à maintenant. Après, on ne pouvait pas non plus dire qu'il se trouvait si à plaindre que ça parce que très franchement, se plaindre ne faisait pas vraiment parti de son vocabulaire. Il n'aimait pas du tout passer pour un crétin parce que bah... C'était une manière de se montrer faible. Et doonc... Ca n'allait pas avec lui, voilà !

    Ce baiser, qu'il venait d'échanger avec elle... Très franchement, il était incapable de vraiment dire ce qu'il avait bien pu provoquer chez lui... C'était bizarre puisque normalement, il n'aurait jamais rien dû provoquer chez elle non ? Ce n'était qu'un baiser, et de surcroit, un baiser avec Fredericke ! Quand il avait embrassé Hell, ça ne lui avait strictement rien fait après tout ! Et là, il embrassait sa meilleure amie ! Ca n'aurait rien du provoquer non plus chez lui, et pourtant voilà, il se trouvait tellement crétin de tant vouloir prolonger ce baiser ! C'était là que se trouver son principal problème d'ailleurs ! Et quand il s'était écarté d'elle, il avait posé son front sur le sien, dans un geste tendre. Comme s'il ne voulait pas s'écarter d'elle. Ce n'était pas à elle de se comporter.

    Et puis de toute façon, il ne voulait pas la lâcher parce qu'il avait peur de la perdre, et ça, mine de rien, ça jouait aussi malheureusement... Mais il ne pouvait pas non plus, parce qu'il avait peur de la perdre, en venir à dire qu'il avait tant apprécier ce baiser, parce que d'une certaine manière, peut être qu'il n'en avait tout simplement pas le droit ! C'était tellement compliqué et c'était ça justement qui le dérangeait tant, c'était cet aspect si compliqué là ou tout aurait dû être plus simple...

    Lorsqu'elle s'effondra au creux de ses bras, il se sentit soulagé puisqu'il ne se sentirait plus en tord... Oui voilà, il se sentait en tord et en faite, il se sentait plus que mal, mais là, il ne pouvait rien dire puisque maintenant, c'était à son tour de faire le fort, à son tour de faire celui qui était le plus maître de ses émotions. Alors que tout était en ébullition en lui. Et il n'avait pas le temps de rester à tête reposée non, il devait maintenant l'emmener à l'infirmerie et il savait que quoi qu'il puisse vouloir faire, quoi qu'il ait envie de faire, il ne la laisserait pas tant qu'elle ne se serait pas réveillée, oui voilà.

    * * *

    Et c'est ce qu'il fit d'ailleurs, il ne bougea pas, il ne la laissa pas parce que justement, elle disait qu'elle serait bien tant qu'elle serait dans ses bras. Il ne l'avait quitté qu'un cours instant, le temps que l'infirmière la change et il était revenu vers elle. Comme inexorablement attirée vers elle, tel un aimant. Il avait peur oui, il voulait rester avec elle parce qu'il voulait qu'elle se réveille et qu'il avait peur qu'elle ne se réveille pas s'il la quittait. Tout ce qu'il voulait, c'était partir oui, pouvoir réfléchir, tout seul dans un coin, pouvoir se plonger dans ses pensées et tout mettre au clair. Mais il ne pouvait pas non, pas tant qu'elle ne se serait pas réveillée et que d'ailleurs... Il n'aurait pas mieux compris cette foutue situation. Il savait que lorsqu'elle ouvrirait les yeux, ça ne serait pas le meilleur moment qui soit pour qu'elle lui explique la situation mais... Mais il voulait savoir, il voulait vraiment savoir où était le problème et comment le régler ou... Non il ne savait même pas vraiment ce qu'il voulait savoir en fin de compte.

    C'est cette sensation de malaise, de peur et de frustration qui faisait que son coeur battait plus vite. C'était le manque de maîtrise de la situation qui provoquait tout ça. Il n'était pas habitué à ne pas pouvoir tout gérer, à ne pas pouvoir prendre en main les choses. Il ne pouvait pas se battre pour tout régler, comme il l'avait toujours fait, il ne savait même pas ce qu'il était censé faire et il n'y avait qu'une seule et même idée qui lui traversait l'esprit et c'était le genre d'idée qui ne venait pas souvent puisque c'était l'envie de fuite. Et non, on ne pouvait pas dire franchement que Vincent était le genre de gars à aimer fuir hein ! Mais il savait que dans certaines situations, il n'y avait tout simplement pas d'autres choix. Voilà.

    Et bien non non, elle n'avait pas rêvé et dans un sens et bien lui aussi il aurait bien aimé rêver vous voyez ! Parce que très franchement, il ne voulait pas non, il ne voulait pas qu'un tel moment se reproduise il ne... Il était bien trop perturbé pour tout ça ! Il avait... Mal ? Non ce n'était pas le mot, il ne savait même pas ce qu'il avait en faite, il avait mal c'était tout quoi ! Et même qu'il n'en pouvait plus ! Il ne parvenait même pas à comprendre pourquoi est-ce qu'il pouvait bien avoir mal ! Parce que ce n'était qu'un baiser !Un vulgaire baiser ! C'était ça qui le saoulait le plus ! « Ouais voilà, non, tu n'as pas rêvé et très franchement, je m'en fous de ton égo ». Il était froid, et il savait que ce n'était pas forcément la meilleure réaction à prendre bien sûr ! Mais il ne pouvait pas forcément choisir ce qu'il voulait, il ne pouvait pas faire exprès et il ne pouvait pas non plus... Parler et faire comme si rien ne s'était passé, c'était impossible. Parce que ça faisait bien trop mal en soi, de se rendre compte qu'il était tout chose à cause d'un vulgaire baiser...

    Et il la laissa parler, l'écoutant d'ailleurs d'une oreille plutôt distraite, en tout cas, il y mettait tout ce qu'il pouvait mais son coeur n'y était pas en faite, pas du tout. Il avait peur, mal, et tout ça. Il ne savait même pas comment est-ce qu'il était censé réagir. Il ne savait rien et ne pas savoir, c'était justement ça qui le perturbait tant et qui le rendait froid, méchant et tout ça. Il était en train de devenir insupportable, oui voilà. Mais il ne le faisait pas exprès au final, il était tout simplement... Incapable de prendre la moindre décision, voilà. Et quand il la remercia, il crut bien qu'il allait péter un câble très franchement ! Mais lorsqu'elle se mit à pleurer, il ne voulut plus qu'une seule et unique chose, c'était de la serrer dans ses bras pour que ses larmes arrêtent de couler « Arrêtes de pleurer Fredericke, tout va bien maintenant, alors je ne veux plus de larmes sur tes joues. Et pour les crises, sérieux, enfermes toi ! ». Il tentait de plaisanter mais ça ne marchait pas sur ce coup. Raté... Mais il n'avait pas le coeur au blague, il n'avait le coeur à rien du tout, mis à part aux flash quant au baiser qui n'arrêtait pas de revenir. « Le sujet est clos, et je pense que c'est mieux ». C'est ça ouais, genre il n'allait plus y penser... Même pas la peine.
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Desire [PV]
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