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 Où cela va-t-il nous mener? [PV]

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MessageSujet: Où cela va-t-il nous mener? [PV]   Lun 4 Jan - 2:01



~~PV~~

Y a pas de quoi s’en faire ! C’est vrai après tout. Où est le problème ? On va se revoir après plus de 6 mois sans s’être vu une seule fois. Ce n’est pas comme si elle ne m’avait pas dit qu’elle m’aimait ou que nous nous étions embrassés. Rien à voir ! Techniquement, c’est elle qui m’a sauté dessus. Je n’en ai pas fait toute une histoire. C’est vrai quoi ! Où est le problème ? Y en a aucun. Vraiment aucun ! Tout est normal, comme d’habitude. Marchant calmement mais d’un pas ferme, il avait préféré transplaner à plusieurs rues du lieu de rencontre qu’ils avaient choisi d’un commun accord par hibou. Oui, parce que marcher un peu avant la rencontre ne pouvait lui faire que du bien, n’est-ce pas ? A moins qu’il rencontre son père… Ou qu’il tombe dans un trou ! C’est toujours possible en cours de route. Faut toujours envisager le pire… Purée, à cette allure, il n’allait jamais se pointer au rendez-vous. Il avançait fermement certes, mais surtout très lentement. Limite je compte le nombre de pas que je fais entre le point A pour arriver au point B. Sachant que je suis parti de chez moi à 13h46, que j’ai du faire demi-tour parce que j’avais oublié de prendre ma veste (pour voir à quel point ça me perturbe), que je ne l’ai pas trouvé tout de suite parce que Sianys l’avait rangé dans la penderie au lieu de la laisser sur le cintre dans l’entrée, que j’ai perdu cinq minutes, que je suis reparti d’un pas rapide avant de ralentir pour transplaner à quelques rues du lieu de destination finale (tout à fait, comme le film) à 13h55. Sachant que je me suis arrêté devant une vitrine dont le contenu est totalement flou dans mon esprit (ça aussi ça perturbe encore), que j’ai du m’arrêter pendant 10 bonnes minutes pour parler avec un coéquipier de mon Capitaine de frère pour ensuite repartir calmement, mais surtout très lentement. Ne rencontrant plus d’obstacle, s’obstine à s’arrêter devant chaque magasin pour ne rien contempler d’autre que le vide. Pourtant, le cerveau fonctionne. A 100/h, je vous l’assure. Mais c’est tellement éprouvant aussi… Parfois, on aimerait mettre le cerveau en mode « pause » quand bon nous semble. Et même si lui le pouvait, ça risquait fort d’être problématique en pleine rue.

Quelques minutes plus tard, approche discrète -genre agent secret 007-… Bon…essayons d’être sérieux (sauf qu’avec la fatigue, j’y arrive même plus). Sachant le tout du problème de la racine carré de Pi suivant la perpendiculaire du triangle rectangle divisé par la somme des huit côtés de l’hypoténuse, à quelle heure est arrivé Raphaël Gibson à son rendez-vous avec Heaven Clarks ?


A- Quel rendez-vous ?
B- J’suis nul en maths, réessaye quand j’aurai un doctorat en physique.
C- 13h36 précisément, soit une heure après son départ.
D- 19h30…il s’est arrêté pour boire un coup et a perdu le fil du temps. Option : Bourré assuré.
E- Jamais, il a pris peur, il est reparti aussi sec.
F- Jamais, il cherche encore à quelle adresse il doit se rendre. 1 semaine plus tard…
G- Pourriez-vous je vous prie me répéter la question s’il vous plait ?
H- Si tu réponds « C », tu as faux. Niark niark !

Si la question est résolue, bah…bah rien ! Quoi que…bah non, toujours rien. Désolé ! Noël étant passé (sérieux, j’ai failli foutre « Naël étant passé », n’est-ce pas Nate ?), pas de cadeaux. En même temps, vu que Noël n’est pas pour tout de suite, c’était compréhensible. Papa Noël (et non Naël…quoi que la barbe blanche lui donnerait un certain style ! Si vieux aussi jeune !) ne passe jamais avant la date butoir. Même en priant, en suppliant, ça ne change rien. Donc autant ne pas chercher.

Raphaël en réalité avait juste pris son temps pour arriver sur le lieu de rendez-vous. Il n’avait pas traînassé, mais il n’avait pas mis le pied sur l’accélérateur non plus. Plutôt serein, et totalement impassible extérieurement, il avançait, placide, essayant au fond de ne pas trop se poser de questions. Mais pour un mentaliste comme lui, c’était quelque chose de difficile à faire. Depuis qu’il avait reçu ce hibou de son ex-protégée –bien qu’au fond il n’est l’est pas laissé totalement tombé-, il avait été distrait. Sauf au travail. Son job lui prenait bien assez de temps sans qu’il se préoccupe d’autre chose. Après cette fameuse journée de février, il avait tout fait pour oublier. Ses dons l’ayant aidé, ça n’empêchait pas son cœur de n’en faire qu’à sa tête. Et pourtant, Raphaël avait fait comme si rien de tout ça n’était jamais arrivé. Il avait poursuivi sa vie, joué le parfait petit ami auprès de Daphné, ne s’était pas montré distant, ni rêveur. Il avait joué son rôle à la perfection comme il l’avait toujours fait. Ni plus, ni moins. Tellement investi d’ailleurs que lorsqu’il reconnu les armoiries des Clarks sur le parchemin alors qu’il était en train de déjeuner avec sa petite amie, il n’avait rien laissé paraître. Pas même cet embarras qu’il aurait du montrer en de pareils circonstances. Genre, c’est normal, ce n’est qu’Heaven Clarks qui m’écrit. Tout va bien. Je n’ai pas réellement eu de ses nouvelles. Quelques brèves missives échangées qui devaient se compter sur les doigts d’une main. Rien de très important.

Jusqu’à ce qu’il lise le contenu de la lettre. Heureusement, il préférait ouvrir son courrier dans son bureau plutôt que pendant le petit déjeuner. Et c’était plutôt une bonne chose vu la tête qu’il avait tiré. Si Daphné avait été là, elle aurait compris que quelque chose n’allait pas et lui en aurait demandé la cause. Enfermé dans son bureau, assis dans son fauteuil en cuir noir derrière son bureau en bois d’acajou, il avait hésité à y aller. Heaven lui indiquait elle-même qu’il n’était pas obligé de venir. Donc elle ne serait pas tellement étonnée s’il refusait de la voir. Peut-être pas au final. Après de longues minutes d’hésitation, il avait pris une plume et un parchemin pour signifier qu’il était d’accord pour la voir au lieu dit. Il savait où ça se trouvait évidement puisqu’il avait été à Pré-au-Lard à de nombreuses reprises au cours de sa scolarité. Mais au moment de faire appel à son Grand Duc surnommé Gaïus, il rebroussa chemin, froissa la lettre, la jeta dans la poubelle et y mit le feu par précaution. Sait-on jamais si Daphné venait à tomber dessus…

Il n’avait réellement pris sa décision que deux jours plus tard. Il avait pensé qu’elle devait sortir de sa vie. Raphaël ne voulait pas gâcher tout ce qu’il avait construit avec Daphné. Cette dernière vivait chez lui, il rentrait tout les week-ends sur Londres pour passer son temps libre avec elle –excepté quand il rendait visite à ses neveux et nièces. En présence de sa petite amie, il s’était montré des plus naturels. Mais seul, cette lettre lui revenait sans cesse en tête. Elle avait Siegfried dans sa vie à présent (oui, entre-temps, il a appris l’identité du petit copain caché). Il avait toujours pensé qu’ils iraient bien ensemble. Agacé, il s’était décidé. Parce qu’il se rendait compte qu’Heaven n’avait pas totalement quitté son esprit. Dans les débuts, il s’était senti mal à l’aise pour Daphné. Parce qu’un sentiment de culpabilité et de trahison semblait l’avoir accompagné comme un mauvais fantôme durant plusieurs jours après ce qu’il s’était passé entre Heaven et lui. Coupable ce jour-là d’avoir invité sa protégée au lieu de fêter la Saint Valentin avec sa petite amie. Coupable de ne pas avoir eu une totale maîtrise de lui-même alors qu’il en aurait eu le plus besoin.

Alors qu’il avançait jusqu’au café où il devait voir l’héritière des Clarks, Raphaël avait fait le vide le plus possible et il se sentait prêt à affronter ce qui se dresserait sur son chemin. Que pouvait-elle lui vouloir ? Ils ne s’étaient plus revus pendant des mois, et là, comme par enchantement, elle lui demandait s’ils pouvaient se rencontrer. En même temps, il n’y était pas forcé. Elle-même lui disait qu’il n’y était pas obligé. Alors qu’est-ce qui le poussait à s’y rendre à ce rendez-vous ? Il pouvait toujours faire marche arrière. Faire demi-tour et lui poser littéralement un lapin. Il en était capable. Mais pour la seconde fois de sa vie, il savait qu’il culpabiliserait à cause d’Heaven et il ne voulait pas. Il était bien trop fier pour la laisser encore gagner. Ego mal placé ou pas, il ne voulait plus culpabiliser pour quoi que se soit. Surtout si Heaven était encore dans l’affaire. Il n’aimait pas l’emprise qu’elle avait sur lui. Alors il était blindé cette fois-ci. Ou du moins, il s’espérait plus blindé que la dernière fois qu’ils avaient été ensemble dans la même pièce.

En tournant à l’intersection, il se retrouva dans l’une des petites ruelles de Pré-au-Lard. Il y avait très peu de passage habituellement. Tout comme en ce moment. Le café où il devait se rendre était à cinquante mètres à peine. Mettant ses mains dans les poches de sa veste en cuir, il poursuivit son chemin. Juste avant d’entrer, il jeta un œil sur sa montre. Raphaël n’était pas en retard. Enfin…cinq minutes de retard n’était pas vraiment du retard. Lorsqu’il poussa la porte du café, son regard parcouru la pièce rapidement. Sait-on jamais sur quel naze on peut tomber ? Ses yeux gris-vert rencontrèrent un couple d’une vingtaine d’années assit un peu plus loin, au fond du café. Et automatiquement, son regard tomba sur celle qu’il était venu rejoindre. Elle était à l’opposé du couple, sur le côté, de biais par rapport à la porte qui donnait sur la rue. C’était la première fois qu’il croisait son regard vairon depuis plus de six mois. Et même si normalement ce n’était pas si long que ça dans une vie, elle avait encore changé, évolué. C’était lui ou elle avait la mauvaise manie de le surprendre ?

Le visage impassible, il laissa la porte se refermer derrière lui et s’avança vers elle. Lui sortir un « Salut, comment tu vas ? » ne le ferait pas trop après tout ce temps. Alors il se contenta d’un


- Bonjour Heaven… !

Il avait hésité intérieurement à l’embrasser. En tout bien tout honneur. Sur la joue ou le front, mais après réflexion, il avait décidé de déposer un baiser sur sa tête, près de sa tempe. Il ôta sa veste en cuir et la déposa sur le dossier de la chaise et s’installa face à elle. Bon…Je suis venu…De quoi voulais-tu me parler ? En gros, c’était ce qu’il pensait très fortement, mais il s’abstint. Allez, un effort mon vieux. Ce n’est pas une inconnue ! C’est d’Heav’ dont il s’agit. Justement !

- …

Ca…ça tue je trouve personnellement. Ca rend bien !

- Tu as l’air en forme… Tu voulais me voir, je suis là, se contenta-t-il de dire enfin, calmement. Posément.

Tant de questions sans réponse. Qui sait si après cet entretien, ils se reverraient un jour… ? On ne pouvait jurer de rien dans la vie.
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MessageSujet: Re: Où cela va-t-il nous mener? [PV]   Mer 6 Jan - 21:15

Heaven avait eu besoin de regrouper tout le courage qu’elle avait dans son corps afin d’envoyer une lettre à Raphaël. Cela n’avait pas été une des choses les plus simples pour elle. Trop de souvenirs faisaient surfaces à chaque fois qu’elle était seule avec Siegfried. Et toujours la même personne qu’elle voyait quand elle embrassait la vipère. Ce qui l’avait mené a être aussi troublée… Un baiser de trop, qui n’aurait sûrement jamais du exister… Mais le passé était révolu, et on ne pouvait le changer. Heaven vivrait avec cela, qu’elle le souhaite ou non. Elle n’en avait pas touché un seul mot à qui que se soit. Et quand on lui avait demandé si tout allait bien avec Raphaël, elle répondait par l’affirmative, taisant le fait qu’elle ne l’avait pas vu depuis son anniversaire, en février… Et puis de toute manière, tout le monde s’en fichait, à parte peut-être son fichu demi-frère, qui le voyait bien plus souvent que la vipère tout ça à cause de Carnal Spark… Pfff !! Heaven s’en fichait, elle était une très bonne amie de la chanteuse, la demie-sœur du guitariste, et la « protégée » (ou ce qu’il en restait) du bassiste… De quoi en faire rager plus d’une ! Haha, Heaven avait vraiment la classe ! Surtout i en plus on comptait sa cousine Ashaiah, mannequin reconnue, et son amitié avec le mannequin homme le plus prisé du monde… La classe pas vrai ?! Ah, et on pouvait aussi parler d’Emily, qui travaillait maintenant chez Honeydukes !

Heaven avait donc envoyé la lettre en août, n’attendant pas vraiment une réponse positive de la part de Raphaël. En fait, elle s’était même attendue à ce que leur séjour ensemble en février était la dernière jusqu’à la fin de leurs jours. C’est pourquoi elle avait été plus que ravie de recevoir une missive portant une réponse positiive de la part du cadet des Gibson. Bien sûr elle n’en avait pas parlé à Marie, et encore moins à Siegfried… C’était la mort assurée sinon… Et puis Marie aurait voulu connaître toute l’histoire, et Heaven ne se voyait pas lui dire qu’elle avait un jour trompé Siegfried en embrassant Raphaël et cela sans avoir de quelconques regrets… Elle était vraiment ignoble quand elle y repensait. Enfin, ce qui était fait était fait. Maintenant, elle se concentrait sur le fait qu’elle allait le revoir. Qu’allait-elle lui dire ? Devrait-elle lui parler comme s’ils s’étaient vus il n’y a que très peu de temps ? Ou faire comme si de rien n’était et qu’ils ne s’étaient jamais de la vie embrassés ? Cela serait bien trop compliqué, et Heaven ne pouvait pas oublier cela. Ses sentiments étaient tellement sur le qui-vive qu’elle ne les supportait presque plus. C’était dans ses moments là qu’elle regrettait l’époque où elle était un cœur de pierre, qui se foutait pas mal de ce qui pouvait arriver à ses petits camarades de jeu. Mais là, Raphaël n’était pas un camarade de jeu, non, loin de là…

Ce jour là, Heaven avait du décliner l’invitation de Siegfried à aller à Pré-au-Lard pour pouvoir aller voir Raphaël sans avoir de problème. Elle avait refusé, prétextant qu’elle devait retrouver sa mère pour une discussion très importante. Après tout, la brune avait déjà remarqué quelque chose chez sa mère durant les vacances scolaires, mais ce à quoi elle pensait ne lui avait pas encore été affirmé… Cela ne saurait peut-être pas tardé… Enfin, là n’était pas le sujet. La jeune fille s’était rendue juste à l’heure dans le café qu’ils avaient déterminé ensemble, et avait décidé de s’éloigner le plus possible du petit couple qui se bécotait non loin de la porte. Ils l’écœuraient, et elle préférait voir le comptoir plutôt que ces deux amoureux stupides. Peu de temps après, il arriva. Toujours aussi beau, et Heaven se sentit craquer intérieurement. Elle qui s’était sentie si calme, sûre et certaine qu’elle arriverait à garder toutes ses émotions pour elle, voilà qu’elle en doutait, juste parce qu’il venait de faire son apparition dans le café.

La brune se leva pour le saluer. Le baiser qu’elle reçut sur la tempe la fit frémir, mais elle tenta au mieux de ne rien faire paraître. Elle déposa ses lèvres froides sur la joue de son ami (mais l’était encore ?) avant de se rasseoir. La serveuse arriva rapidement, et ils passèrent leur commande. Les voilà qui étaient enfin seuls… Et maintenant, qu’allait-il se passer ? Ce fut Raphaël qui brisa le silence pesant qui s’était installé entre eux deux.


« Je vais bien oui… Même si j’ai quelques problèmes sommaires qui pointent le bout de leurs nez… »

Elle n’en dit pas plus. Après tout, il semblait toujours tout savoir sur la brune, alors pourquoi devrait-elle s’étendre sur le sujet ? Cela était-il réellement nécessaire ? S’il avait un quelconque pouvoir (et cela, l’écossaise n’en avait aucunement connaissance !) qu’il l’utilise… Il avait sûrement du le faire à des milliers de reprises sans qu’elle ne s’en aperçoive…

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MessageSujet: Re: Où cela va-t-il nous mener? [PV]   Sam 9 Jan - 0:13

Elle s’était levée à son approche. Même s’il avait gardé ses distances durant tous ces mois, il n’avait pu s’empêcher d’avoir un contact physique avec elle. Ce n’était qu’un simple baiser sur la tempe et pourtant sa conscience le morigénait déjà. Ce n’était pas sérieux. Qu’est-ce qu’il fait lui quand il voit le danger ? Bah il va lui taper la bise. Voyons Gibson ! C’est pas comme ça que Julian t’a élevé. Le danger, faut soit le réduire en cendres ou le fuir. La deuxième proposition semblait plus adéquate tout de même. Moins barbare. Plus lâche aussi. Très lâche même. Alors comme Raphaël ne voulait pas être rabaisser à un tel niveau, il avait décidé d’affronter son adversaire. Une très jolie adversaire. Sûrement une des raisons qui la rendait si redoutable. Bizarre… ! Ca fait limite il va se battre contre un géant. Un peu oui…Puisque c’était contrer lui-même qu’il allait se battre. Alors il se tenait intérieurement sur la défensive. Après tout, il venait de se jeter dans la gueule du loup. Autant qu’il assume Gibson !

Il n’avait aucune idée de l’état d’esprit de la jolie brune. En tout cas, durant ces derniers mois, il n’avait pas été assez en contact avec elle pour le savoir. Mais pour ce qui était de lui, il avait la désagréable impression d’être sur le fil du rasoir et que le moindre faux pas le ferait tomber à terre. Et pour tout avouer, ça l’effrayait. Nouveau truc bizarre chez ce mec, c’est qu’il n’a pas du tout peur de Sykes. Et pourtant Merlin sait à quel point il peut être dingue. Et il a peur de Heaven. Ou du moins, des sentiments qu’elle a fait naître en lui. Effrayé de ne pas trop savoir pourquoi il ne s’en était pas rendu compte avant, il n’en restait pas moins des plus impassibles. Il n’était pas du genre étaler ses émotions. Encore moins quand il s’agissait de ce genre de sentiments. Lorsque la serveuse était venue pour prendre leurs commandes, Raphaël lui avait accordé le minimum syndical. Un regard-commande-merci. Evidement, il avait opté pour un café noir bien serré. Il en buvait moins dernièrement. Il forçait moins sur la dose. Depuis qu’il avait appris que ce n’était pas bon pour les reins, il avait ralenti sa conso personnelle. Il n’allait pas bousiller sa santé à cause de cette boisson.

Il reporta son attention sur Heaven. Raphaël ne craignait pas de la regarder droit dans les yeux. Qui aurait pu croire il y a de cela cinq ans, quand elle avait fait sa rentrée à Poudlard, qu’ils en seraient là maintenant. Jamais il n’aurait imaginé avoir pu une autre image d’Heaven. Il avait tellement l’habitude de la voir comme sa protégée. Depuis quelques mois, il ne savait pas trop se positionner par rapport à elle. Pour être honnête avec lui-même, tout avait pris une autre tournure quand il l’avait embrassé lorsqu’elle était venue trouver refuge dans sa chambre. Elle avait raté sa joue et ses lèvres avaient rencontré les siennes. Il avait fui cette fois-là. Horrifié de s’être laissé emporter sans raison. Là où il avait enfin compris son attirance pour elle, c’est lorsqu’il ne l’avait pas fui en février dernier. Il aurait voulu remonter le temps afin d’arrêter celui qu’il était encore il y a quelques mois. Il l’aurait persuadé de ne pas aller la voir. Que les réponses n’étaient pas toujours bonnes à entendre. Que s’il tenait un tant soit peu à Daphné, qu’il resterait alors dans sa chambre et oublierait pour le bien de tous ce qu’Heaven lui avait déclaré. Mais malheureusement, bien qu’il soit sorcier, il n’en avait pas les moyens. Ce qui était fait était fait, et il ne pouvait faire qu’assumer. Mais peut-être que cette déclaration n’était plus à l’ordre du jour. Peut-être qu’avec Siegfried, c’était plus fort et qu’il n’avait plus la place qu’il occupait auparavant ? C’était tout à fait possible. Ce dont il était sûr, c’était que cette entrevue leur permettrait de mettre les choses à plat. Que tout rentre enfin dans l’ordre. Parce que même s’il avait fait en sorte de l’évincer de ses pensées, elle revenait parfois à son esprit quand il s’y attendait le moins. Alors si Heaven lui disait « C’est fini ! » alors il pourrait continuer sa vie. Parce qu’il détestait espérer. Il avait mis beaucoup de temps à mettre un mot sur ce qui l’agaçait dans tout ça –excepté la soudaine révélation-. Mais le fait d’espérer, alors qu’il n’en avait aucunement le droit, l’excédait. Il ne voyait même pas ce qu’il pouvait espérer. Dans tous les cas possibles, il y aurait des dommages collatéraux. Et il ne voyait aucune échappatoire.

Laissant ses interrogations trop nombreuses et tortueuses de côté, il reconcentra son esprit sur celle qui perturbait un peu trop sa vie. Parfois, il regrettait d’avoir été trop « ouvert » avec elle. Et même de l’avoir pris sous son aile. Mais de l’autre, si elle n’avait pas existé dans sa vie… Il préféra arrêté le cours de sa pensée. Il ne voulait pas aller plus loin. Il se focalisa sur Daphné quelques secondes par la pensée puis redevenu aussi apaisé que possible, il prit une gorgée de café l’air de rien et laissa son regard gris-vert dériver sur ce que portait Heaven. L’héritier des Gibson avait pris cette habitude très jeune lorsqu’il avait appris à maîtriser ses dons avec son père. Il avait mis en pratique son sens aigu de l’observation lors des galas et autres soirées entre gens de bonnes familles. Et c’était devenu une espèce d’obsession depuis qu’il connaissait l’héritière des Clarks. Heavy s’habillait de manière indécente depuis sa première année. Il avait beau dire, jamais elle n’avait voulu démordre de ses satanés mini-jupes. Il était agréablement surpris de la voir porter une veste en cuir sur une robe à bretelles noire. Le décoletté était léger et on pouvait voir son éternel collier qu’elle portait depuis sa première année. Un serpent en argent autour d’une émeraude. Il aurait voulu tendre le bras pour prendre le pendentif dans sa main comme il l’avait fait à de nombreuses reprises auparavant, mais il s’était imposé une ligne de conduite. Il n’allait pas céder une nouvelle fois. Et puis pour être honnête, ce n’était pas le but de la rencontre.

Lorsqu’elle répondit à sa question, son côté « protecteur » reprit bien malgré lui le dessus. A croire que c’était plus fort que lui. Consciemment cette fois-ci, il débloqua une partie de son pouvoir. C’était fait de manière très lente, très subtile puisque sa « carapace blindée » était toujours en place. C’était comme si lui pouvait sortir de sa forteresse mentale mais que rien ne pouvait y entrer. Et ça l’arrangeait grandement. Pas sûr que cette forteresse aussi solide que blindée résiste à son père s’il était là. Hé m*rde ! Pourquoi pensait-il à son père en de telles circonstances. A croire qu’il lui pourrissait la vie ! Shit ! Il ne voulut pas s’insinuer de suite dans la tête de la Serpentard. Alors il resta en « stand-by » juste autour. La gymnastique était plutôt simple pour lui. En même temps, il avait intérêt. Parce que l’espèce de fil qu’il avait formé entre elle et lui, il n’avait pas très envie de se le prendre en pleine face. Enfin…c’était plutôt son mental qui se prendrait une baffe. Et même son pouvoir au niveau le plus bas, il sentait déjà qu’elle était quelque peu nerveuse. Qu’est-ce que cela sous-entendait ? Il l’apprendrait bien assez tôt.


- Tu veux m’en parler ? demanda-t-il d’une voix calme, posée mais avenante avant tout.

Il lui laissait le choix. Il ne voulait plus faire comme avant. La forcer à lui révéler ce qu’elle ne souhaitait pas. Il avait appris de ses erreurs. Il savait que brusquer Heaven ne servait à rien. Elle se braquerait et lui sortirait sûrement des insanités. Il ne voulait pas qu’elle se sente agresser. Et puis ça prouvait qu’il avait mûri aussi. L’héritier des Gibson avait une autre vision des choses. Moins étroit d’esprit. Il se rendait compte que ces dernières années, il avait réellement évolué. Qui aurait pu croire que le Serpentard pur et dur se battrait aux côtés du bien lors de la Bataille finale ? Qui aurait pu penser qu’il préférerait bosser en tant que professeur sous la direction de Sykes ? Qui aurait imaginer Raphaël Gibson intégrer un groupe de rock et se lier ainsi à Nate, Keira et Roze ? Et surtout, qui aurait pu croire que cet ex-Serpentard aurait des sentiments profonds pour sa protégée ? Personne en fait. Ni lui, ni ses amis et encore moins sa famille. Mais l’expérience le faisait avancer. Il espérait juste ne pas se planter et éviter les pièges qui se dressaient devant son passage.
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MessageSujet: Re: Où cela va-t-il nous mener? [PV]   Dim 10 Jan - 19:33

Heaven n’avait pas vu Raphaël depuis les vacances de février, vacances qui auraient sûrement mieux fait de ne jamais arriver. La vipère avait ressentit, durant les six mois (voire plus) qui l’avait séparé du brun un grand vide dans sa vie. Mais elle ne pouvait le contacter. Pas de suite pas si vite. Elle devait attendre, pour elle, comme pour lui, que les choses se tassent, et peut-être s’effacent. Après tout, si elle n’avait rien oublié des dernières vacances qu’ils avaient passé ensemble, peut-être que lui avait tiré un trait là-dessus, même s’il avait affirmer ne pas vouloir oublier ce que lui avait avouer la jolie vipère. Mais voilà, Heaven (elle) n’était pas dans la tête dans l’ancien Serpentard. Alors comment savoir ce qu’il en pensait, après avoir eu le temps d’y réfléchir plus que sérieusement ? Et bien il leur fallait tout simplement parler. Peut-être pas à cœur ouvert, il ne fallait pas déconner non plus, Heaven, tout comme Raphaël avaient une fierté à s’en mordre les doigts, mais au moins se dire la vérité. Ce qu’ils avaient sur le cœur, sans se leurrer. Et si rien n’était possible, soit.

Lorsque la petite écossaise (d’adoption hein) sentit la peau chaude de Raphaël contre la sienne, encore et toujours bien trop froide, elle ne pu s’empêcher de fermer les yeux. Elle avait tellement attendu de le revoir, de le sentir de nouveau près d’elle qu’il valait mieux pour elle qu’elle ne se calme avant de voir des larmes couler le long de ses joues. Elle ne pouvait se montrer faible, elle n’était pas de ces nanas pleurnichardes, elle n’était pas Keira. Si son amie rousse s’attachait trop et souffrait trop, ce n’était pas le cas de la vipère. Bien évidement, elle s’était bien trop attachée à Raphaël, si bien qu’elle avait finit par ne plus l’apprécier, mais par l’aimer, et cela bien plus qu’elle n’aimait son propre petit ami. Petit ami qu’elle avait trompé alors qu’ils étaient ensembles depuis à peine un mois et demi… Joli, n’est-ce pas ? Oui mais voilà, Siegfried, à côté de Raphaël, c’était… C’était quoi en fait ? Rien, ou du moins, presque rien… Elle les aimait tous les deux, certes, mais si un choix était à faire, elle ne réfléchirait pas durant des milliards d’années. Elle foncerait, sûre d’elle et de ses sentiments, vers celui qu’elle aimait le plus. Et même si cela lui crevait le cœur que de l’avouer, la vipère savait pertinemment que son petit ami ne l’emporterait pas.

A l’évocation des quelques problèmes qui l’entourait, Heaven remarqua la réactivité de Raphaël. Il s’était toujours soucié de son bien-être, et là, s’il ne voyait (pas encore) qu’elle avait de nouveau perdu du poids (on se demande bien pourquoi !) il se rattrapait sur les paroles de la jeune fille. Elle ne lui parlerait pas de la nourriture, elle mettrait ça de côté, une fois, juste une fois. Car si leurs disputes commençaient pour la plupart toutes à cause de cette fichue nourriture, hé bien Heaven s’en passerait. Elle allait commencer sa réponse lorsque la serveuse revient avec le café de Raphaël et le thé de la brune. Pas de café extra-sucré aujourd’hui. Elle avait eu sa dose de sucre un peu plus tôt dans la journée (merci Marie) et ne ressentait pas le besoin d’en prendre une nouvelle. La serveuse repartie, Heaven put enfin prendre la parole.


« Ce n’est rien d’important, du moins, je crois. Mais je pense que je vais avoir un petit frère, ou petite sœur, je n’en sais rien… Mais je m’en serais passé volontiers… »


Le ton de la jeune fille était froid, et l’on pouvait facilement remarquer que cette nouvelle, bien qu’elle ne soit pas officielle lui courait déjà sur le haricot. Comme si elle avait besoin d’un mioche en plus dans une famille qui avait déjà du mal à faire cohabiter tranquillement deux adolescents !

« Et toi ? Être professeur ainsi qu’une star du Rock ne doit pas être de tout repos, n’est-ce pas ? »

La vipère faisait allusion, bien entendu à Carnal Spark ; le groupe de Keira, qui avait réussit à regrouper Raphaël, et hélas pour Heaven son adorable demi-frère qu’elle aimait tant (ironie inside !). Prenant délicatement sa tasse de thé entre ses mains fines, la brune avala une gorgée de l’eau brûlante aromatisée, attendant la réponse de son ami (enfin, s’il l’était encore…)


~ 734 mots ~

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MessageSujet: Re: Où cela va-t-il nous mener? [PV]   Lun 11 Jan - 22:58

L’héritier des Gibson n’était le genre de type qu’on pouvait définir en un seul mot. Encore moins à cerner tellement il était complexe, voir totalement paradoxal. L’honnête-hypocrite en somme. Froid, distant et intouchable pour le commun des mortels et chaleureux, accueillant et accessible pour ceux qu’il aime. Le jour et la nuit en somme. Il pouvait mépriser quelqu’un mais se sentir relier quand même à ce dernier. Il parlait peu, ne se préoccupait pas des tracas qu’il trouvait sur son chemin. Du genre solitaire, il avait du faire un sérieux effort pour se lier à ceux qui comptaient à présent dans sa vie. Son père l’avait voulu dur comme le rock, solide comme un chêne qu’un ouragan ne peut déraciner. D’un côté, il y était arrivé. De l’autre…il n’avait pas pris toutes les données de la vie en compte. Combien de fois son père lui avait dit et répété que l’amour n’était pas fait pour un Gibson. Que ça rendait faible ! Qu’il ne devait pas se laisser corrompre par ce sentiment traite, qui au final, abattait toujours les concernés. Pour une fois, il aurait peut-être dû l’écouter. Et ne pas s’attacher autant, garder ses distances, ne pas céder sa confiance. Et pourtant Merlin savait que ses proches amis étaient bien peu contrairement à d’autres qui accordaient leur confiance à de prétendus « amis ». A croire que Julian avait encore raison. Un fait dont Raphaël ne voulait pas le laisser maître. Il ne voulait pas que son père, alors qu’il avait tout fait pour le sortir de sa vie, soit encore gagnant sur ce coup. Inconsciemment ou pas, il voulait lui montrer que si on était assez solide et droit, on pouvait tout affronter, même des sentiments contradictoires. Tout était dans le mental.

Intérieurement, il était un brin soucieux. Gêné aussi. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il savait qu’au fond, la véritable raison de se présence ici, c’était que lui et son interlocutrice devaient se mettre enfin à table. Et ça, ça ne ressemblait en rien au fils Gibson. Il n’était pas du genre –mais alors pas du tout- à parler de ses états d’âme. Même avec Quentin parfois il avait du mal mais comme il le considérait comme son frère, il faisait des efforts pour être le plus honnête possible envers lui. Mais parler de « sentiments » avec Heaven, c’était quelque chose…d’insurmontable. Il ne voyait pas comment il pourrait dire quoi que se soit d’acceptable. Et pourtant, il n’était pas avare niveau vocabulaire. Mais quand il s’agissait de parler de lui, il bloquait total. Alors au lieu de paniquer avant l’heure fatidique, il s’imposa au calme. Heureusement, il était aussi doué que son père pour cacher ses pensées parce que sinon, il aurait peut-être trouvé une excuse bidon pour filer. Comment ça il n’est pas courageux ? Ca n’a rien à voir ! En même temps, les vipères ne sont pas connus pour leur courage. Et de l’autre, il y en a qui se démarquent du lot quand même. Raphaël n’avait jamais voulu être mis dans le même panier que les lâches. A ses yeux, de part l’histoire familiale, un lâche était un peureux qui fuyait le danger. Ou qui s’alliait à plus puissant que lui pour se sentir à son tour puissant. Trop Mangemoresque pour lui ! C’était un principe ! Il ne voulait aucunement leur ressembler. Il risquerait de se dégoûter lui-même. Alors même s’il ne fonçait pas dans le tas comme la plupart des Gryffondors, il se positionnait dans le domaine dans lequel il se savait le meilleur. La pensée, la réflexion, la stratégie. Plus de sentiment. Rien qu’une distance froide mentale et analytique. Mais pouvait-il réellement se comporter de la sorte avec Heaven ? Pour préserver sa vie privée serait-il prêt à montrer cette facette de sa personnalité ? Le Raphaël implacable, sans sentiment ? Il n’était sûr que sa conscience soit en accord avec elle-même par la suite à vrai dire.

Pour être tout à fait honnête avec lui-même, il s’en voulait de ne pas avoir gardé une espèce de « barrière » entre eux deux. Et depuis que leur histoire était devenue compliquée, il regrettait parfois de l’avoir pris sous son aile. Parce qu’il était presque certain que s’ils n’avaient pas été si proche en tant que « Protecteur/Protégée », il n’y aurait rien eu entre eux. Parce qu’à ses yeux, c’est leur proximité qui les avait conduit dans cette impasse. En tout cas, c’était comme ça qu’il voyait les choses. En plus, il ne savait pas trop à qui demander conseil. Sam ? Il lui dirait soit de foncer ou bien, si son côté « raisonnable » se faisait un peu plus présent, de ne pas se faire choper par sa copine, sinon c’était la loose. Pour vous dire à quel point il peut être d’une grande aide parfais -_-". S’il demandait à son meilleur ami, il n’aurait pas besoin d’entendre sa réponse de vive voix tellement il hurlerait mentalement d’horreur. A Dawn peut-être ? Mais elle était à Julliard en ce moment-même et il se voyait mal débarquer dans cette école de danse pour lui parler problème de cœur. De toute façon, il aurait eu bien du mal à en parler. Il était dans la merde et il n’avait qu’à s’en prendre qu’à lui-même (bien fait !). Mymy ? Bon, il allait pas les passer toutes en revu quand même ! Qu’il se démerde tout seul. Après tout, il était un adulte responsable. Pas toujours raisonnable.

Le paradoxe avec le fils Gibson, c’était qu’il était prêt à tout entendre. Et de l’autre il craignait un peu les propos de la jolie vipère. Ce mec est un paradoxe à lui tout seul de toute façon. Soit il agit de façon logique, soit pas du tout. Il pouvait être imprévisible. Et parfois c’était ses sens qui devenaient imprévisibles. Et là, ça le faisait bien ch**r.

Sa tasse de café calée dans sa main gauche, ses yeux gris-vert s’étaient égarés sur la clavicule d’Heaven. Il ne l’avait pas remarqué tout de suite, trop concentré sur l’entrevue qu’ils s’apprêtaient à avoir. Mais à présent qu’il avait concentré toute son attention sur l’héritière des Clarks, son œil aiguisé n’avait pas manqué de noter qu’elle avait perdu du poids depuis la dernière fois. Mais cette fois-ci, il s’abstint de tout commentaire, n’ayant aucunement envie de commencer par une prise de tête. Il se rendait compte d’une chose. Rien à voir avec le poids de Clarks en plus. Mais c’était la première fois en trois ou quatre ans qu’il n’avait pas invité Heaven chez lui. Il lui avait pourtant laissé les doubles des clefs de son hôtel particulier à Londres. Mais il est vrai que depuis cet… « incident » en février dernier, il aurait peut-être été déplacé de sa part de lui rendre visite.

Lorsqu’Heaven évoqua enfin ce qui la tracassait, il haussa un sourcil étonné. Il avait cru bien entendre ? Il reprit un visage imperturbable. Mais il était à l’écoute. Il n’avait pas besoin d’ailleurs d’entendre le ton froid qu’elle avait pris pour savoir qu’elle n’appréciait pas du tout. En même temps, connaissant Heaven, il savait qu’une telle nouvelle ne la ferait pas sauter au plafond. En même temps, il y avait de quoi. Il y aurait…16 ans d’écart entre elle et le dernier de la fratrie si on peut dire. C’était plutôt effarant. Personnellement, il savait qu’il n’aurait pas apprécié. De quoi ? D’avoir un nouveau Gibson dans la famille ? Ou de ne plus être le dernier ? Un tout sûrement. Son frère et lui se suffisaient à eux-mêmes. Ils n’avaient pas besoin d’une demi-portion en plus. Et d’un autre côté, peut-être qu’au fil du temps, il aurait peut-être aimé avoir un petit frère. Ou voir une petite sœur. Mais pas avec un écart d’âge aussi élevé. Grand maxi dix ans, et encore…il était généreux pour le coup. Si sa mère lui annonçait demain qu’elle était enceinte, entre lui et « l’autre », il y aurait 20 ans d’écart. Un truc de cinglé. Rien que cette idée lui fit froid dans le dos. En même temps, s’il avait su qu’entre son « vrai » frère aîné et lui, il existait 17 ans d’écart, il aurait été sur le c**. Heureusement pour lui –ou pas-, il n’en savait rien. Les Gibson gardaient encore bien des secrets. La plupart un peu trop noirs pour être divulgués, même à Raphaël. Une manière de faire qui l’horripilait au plus haut point. Alors il comprenait tout à fait pourquoi Heaven n’accueillait pas la nouvelle bras ouverts. Il n’en ferait pas de même.

Il ne fit aucun commentaire au début. Raphaël avait montré son intérêt. Mais à vrai dire, il n’y avait pas grand-chose à dire. La nouvelle n’avait pas l’air encore officielle. Elle le pressentait ou alors il y avait peut-être des indices ?


- Tu penses ? Qu’est-ce qui te faire dire ça ? Tu as entendu des rumeurs au domaine ? demanda-t-il en reprenant une nouvelle gorgée de son café.

Evidement, par domaine, il entendait celui des Clarks. C’était ainsi dans les grandes familles de sang-pur. Ils possédaient plusieurs domaines, chacun possédant plusieurs milliers d’hectares. On y trouvait des vergers, des serres, des étendues de lands à perte de vue, des écuries, les quelques habitations du personnels qui s’occupaient des lieux (jardiniers, gardes du corps, palefreniers, paysagistes, employés de maisons, etc…). Une habitude et un luxe que seules les riches familles pouvaient s’offrir.


L’héritier de la famille Gibson jeta par contre un drôle de regard à la vipère quand elle aborda son « statut » de star du rock. Oui, évidement ! Keira avait du tout raconter à « Eve ». Comment ça il ne peut même plus avoir de vie privée ? Il haussa les sourcils, un très léger sourire aux lèvres, se retenant de rire intérieurement. Il trouvait ça drôle en fait. Tout ça parce que c’était un peu prématuré. Certes, le groupe commençait à faire succès, mais delà à dire qu’il était une star du rock, il y avait encore une certaine marge à franchir. Quand le groupe remplira des stades, que les billets de concerts se vendront seulement en quelques heures, que des filles hystériques se jetteront sur eux pour leur arracher leurs vêtements, voir leur cheveux (les pauvres *les cheveux*), qu’elles s’évanouiront en les voyant, que les paparazzi épieront chacun de leur mouvement, alors oui, là il pourra se considérer comme une star. Pour le moment, il était juste le bassiste de Canal Spark tout en continuant de donner des cours à Taliesin. Reprennant son sérieux, il prit enfin la peine de lui répondre.

- Star du rock ? fit-il en haussant un sourcil, montrant un léger amusement. C’est pas un peu prématuré ? Mais si on continue ainsi, on devrait y arriver…

Il reposa sa tasse, la gardant toujours en main.

- Moi ça va. Je passe plus de temps avec le groupe à répéter qu’à donner mes cours en vérité. Mais je gère très bien tout ça. A vrai dire, je n’aurai pas cru un jour qu’un truc pareil m’arriverait. La musique était juste un passe-temps. Mais je n’ai pas à me plaindre.

En effet ! Il n’avait aucune raison de se plaindre. Surtout qu’au final, il était entouré d’une bonne équipe. Il avait du mal avec Michael cependant. Ce qui n’avait pas aidé au début en fait puisque le bassiste est censé répété pas mal avec le batteur pour accorder leurs violons niveau rythme. Parce que dans un morceau, les deux principaux instruments qui donnaient un tempo à une chanson, c’était l’accord entre la basse et la batterie. Avec Keira, bizarrement, alors que c’était le genre de nanas qu’il fuyait, il avait commencé à la trouver sympathique et il ne craignait plus de rester dans la même pièce qu’elle. Comment ça Keira fait peur à Raphaël ? Pas du tout ! Elle est juste trop excentrique pour lui. Bien trop fofolle pour un ex-Serpentard posé et réfléchi comme lui. Depuis quelques temps déjà, il la surnommait « Zébulon » alors que la jolie rouquine l’avait attifé d’un surnom totalement ridicule. S’il avait protesté à plusieurs reprises pendant quelques temps, ça n’avait servi absolument à rien. Elle ne comprenait pas. Et lui avait laissé tomber si elle lui promettait qu’elle seule en aurait l’exclusivité. Parce que si Nate avait ouvert sa grande tronche pour l’appeler ainsi, il lui aurait cassé sa guitare sur la tête. Heureusement, il s’entendait bien avec le demi-frère d’Heaven. D’ailleurs, il ne comprenait pas pourquoi Heavy ne l’appréciait pas. Certes, il pouvait être un peu chiant sur les bords, mais au fond, c’était un gars sympa. D’un point de vu Serpentesque bien évidement. Il doutait que tout le monde dise la même chose.

- Et toi, comment ça se passe à Poudlard ? Ils vous prennent déjà la tête avec les BUSEs ? se rappelant que lui aussi, lors de sa cinquième année, les professeurs avaient pris un malin plaisir à rabâcher vingt mille fois la même chose.

A croire qu’ils prennaient les élèves pour des vieux crétins totalement bouchés du syphon. C’était plutôt les profs en mode Alzheimer oui. Parce que s’ils avaient voulu stresser les élèves, ça avait bien marché sur Quentin. Mais alors, ça ne lui avait fait ni chaud ni froid. Il savait que de toute façon il réussirait. Juste se bouger un peu les fesses en Bota avec l’aide de son pote. S’il avait encore été à Poudlard, il aurait proposé son aide et ses connaissances à la jeune fille aux yeux vairons. Mais il avait quitté l’école. Et c’est lui qui enseignait à présent. Heureusement, contrairement aux anciens, lui il en avait retiré des leçons.

Alors qu'il commençait à se désintéresser de son café, Raphaël se rendait compte qu’il avait bien du mal à ne pas regarder Heaven. Si son regard s’évadait par principe vers une autre direction, il en revenait toujours au principal. Son interlocutrice.
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MessageSujet: Re: Où cela va-t-il nous mener? [PV]   Mer 13 Jan - 1:59

Heaven, pour aussi loin que ses souvenirs lui permettait de se rappeler, avait toujours été une petite peste, méchante, vile et froide avec tous ceux qui l’entourait, excepté son frère et ses parents. Après, pour le peu de relations qu’elle acceptait elle était plutôt amicale. Dans la limite du possible, bien entendu. Mais une fois arrivée à Poudlard, Heaven avait changé, au fur et à mesure, petit à petit, au fils des connaissances qu’elle avait fait dans cette école de sorcellerie. Il y avait tout d’abord eut Cherise et Orla, les deux plus proches amies du jumeau de la vipère, qu’elle avait rencontré lors de son premier voyage… Et le feeling avait mis du temps à passer, mais il ne se fit pas attendre non plus. Puis il y avait eut Enry, qui l’avait changé bien plus qu’elle ne l’aurait cru lors de leur première rencontre… D’un simple jouet, il avait petit à petit pris une place plus importante dans le cœur et la vie de la brune, pour finir par sortir avec elle –et à faire une grooooosse bêtise, bande de sales gosses !-. Quand à Adrien… Hé bien on ne pouvait pas dire qu’il n’avait pas changé la vipère lui aussi ! Un Poufsouffle ! Qui aurait pu y croire ? Sûrement pas Heaven ! Et Raphaël n’en parlons pas, il avait déjà halluciné pour les deux –très- courtes relations de la vipère avec Enry, alors là, un Poufsouffle ça avait été le pompon ! Et quand la vipère lui avait annoncé qu’elle s’était –encore- remise avec le Serdaigle, elle avait du le faire devenir chèvre… Mais bon, tout cela avait rendu la demoiselle plus sociable, plus ouverte, mais aussi bien plus fragile. Et si elle avait cru être assez forte pour passer au-dessus de tout cela, elle s’était menti à elle-même.

Les barrières que la vipère s’était toujours construites, cette carapace et cette capsule, que personne n’avait pu pénétrer, à part Haven, bien entendu, avaient fini par s’écrouler totalement, ou presque. On lisait plus facilement en elle, c’était indéniable, mais elle avait le paraître et la fierté (trop présente) qui lui permettait de faire comme si de rien n’était. Comme si elle n’avait pas de problème, si elle n’était pas malade (parce que oui, si elle ne se nourrissait pas, ce n’était pas par volonté, mais par maladie… Sauf qu’elle refusait de se soigner –et surtout d’accepter qu’elle était mal-). Et au contact de Raphaël, elle s’était sentie… Invincible ? Protégée ? Peut-être, après tout, le moindre faux pas était sanctionné (dans la mesure du possible) et Heaven filait droit, plus ou moins, jusqu’à ce que tout déraille… Surtout à cause d’Heaven, il fallait l’avouer.


« Si j’en crois Reira, vous êtes bien partis… Et Nathanael se plait dans le groupe… Donc ça doit marcher… »

Et si la vipère détestait toujours autant son demi-frère, elle était surtout jalouse qu’il soit si proche de Raphaël, de l’avoir en tant que professeur ET de collègue, alors qu’elle, elle ne savait même pas si elle le reverrait un jour, autrement que sur une scène de concert, lui sur la scène et elle dans le public, sans pouvoir l’approcher plus que cela alors qu’ils n’étaient en aucun cas des inconnus l’un pour l’autre. Et cela, rien que d’y penser l’écossaise en souffrait. Elle ne montrerait rien, bien évidemment, mais elle n’en pensait pas moins.

Rien qu’à l’évocation de la possible grossesse de sa mère, Heaven était prise de colère. Un bébé ! Ils étaient donc si stupides que ça, sa mère et son beau-père ? Heaven et Haven avaient quinze ans, et Nathanael dix sept ans… D’ici à ce qu’il naisse (si tel était le cas et la vérité) ils auraient sans aucun doute un an de plus… Et entre seize à dix-huit ans d’écart, entre des enfants d’une même (ou presque) fratrie, c’était trop, beaucoup trop selon la vipère. Mais bon, au final, elle n’avait eut qu’un pressentiment…


« Non. Je l’ai senti, je ne sais pas, c’est venu comme ça… Mais bon, je suis une fille, née pour devenir mère et tout le blabla… Ca doit être pour ça… A moins que ça ne soit moi qui soit enceinte, mais j’en doute… »

La vipère avait laissé ça sortir comme ça, tout seul. Peut-être pour réveillé Raphaël, mais elle en doutait. Elle avala une nouvelle gorgée de thé, fixant de ses yeux vairons froids le regard gris-vert de son compagnon…
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MessageSujet: Re: Où cela va-t-il nous mener? [PV]   Ven 15 Jan - 0:32

Il fallait l’avouer, mais pour la première fois de sa vie, il se demandait pourquoi il était là, assis en face d’Heaven. Entendons-nous bien là-dessus, Gibson n’avait rien contre la jeune fille. Mais ne pas la voir pendant plus de six mois lui avait permis petit-à-petit de prendre du recul. Pas d’oublier, malheureusement pour lui, mais de relativiser les choses. Qu’elle se retrouve maintenant en face de lui n’arrangeait pas ses résolutions. Quelles résolutions ? De toute simplement poursuivre sa route, continuer à vivre, à partager sa vie de couple avec Daphné et surtout, ne plus regarder en arrière. En réalité, il s’était dit que puisqu’il n’avait quasiment aucune nouvelle d’elle, hé bien…qu’elle avait voulu tirer un trait sur tout « ça ». Et lui avait respecté ce choix et il était passé à autre chose. Alors lorsqu’il avait reçu sa lettre et lu son contenu, il avait été quelque peu surpris qu’elle veuille le voir. Pour accéder à sa demande, il avait prévenu Nate qu’il ne serait pas là à la répétition du groupe. Nate avait alors sous-entendu que c’était dommage mais que comme ça, il pourrait n’en faire qu’à sa tête. Enfin, mot pour mot, ce n’était pas réellement ça, mais ça en revenait au même. D’ailleurs, il ne comprenait pas l’antipathie qui existait entre Heav et le jeune McGowan. Lui, il appréciait bien les deux. Bon, à des stades différents évidement, mais il aimait bien leur compagnie. Pourquoi ne se supportaient-ils pas ? Bon…en même temps, Raphaël était un peu hypocrite. Trèèèèès hypocrite ! Parce que si un de ses parents s’étaient remariés et que l’intrus(e) avait ramené des pièces rapportées, Raphaël l’aurait suupeeer mal pris. En somme, il ne les aurait jamais reconnu comme des membres de la famille et aurait gardé le plus possible ses distances avec ces parias. Mais Raphaël, le paradoxal de service, aurait bien aimé que les deux « cocos » s’entendent un peu. Ouais, il est du genre à ne pas appliquer ses propres conseils le Gibson. Qui applique ses propres conseils de nos jours de toute façon ? :roll :

- On prépare un album et Roze et Nate sont très productifs malgré le fait que je sois souvent obligé de mettre le holà. Enfin, ça c’est plutôt en ce qui concerne Keira et Nate. Ils peuvent vite partir en vrille et je dois parfois leur rappeler qu’on est là pour bosser. Roze est reposante elle au moins.

*Si on oublie ses pauses thés !* songea Raphaël en repensant à ces dernières.

La suite, il aurait pu en recracher son café s’il en avait bu en gorgée. Très classe, vous en conviendrez ! Comment ça enceinte ? Intérieurement, il avait les yeux qui sortaient de la tête mais heureusement pour tous, il savait se maîtriser le Gibson. Enfin…autant qu’on peut quand on sait que Raphaël est train d’imaginer Siegfried père. Flinguez-vous ! Non ! Flinguez Léthé ! FLINGUEZ-LE ! Hum…néanmoins, même s’il n’avait rien voulu laisser paraître, sa main s’était arrêtée en chemin, se stoppant à quelques centimètres de sa tasse. Il avait relevé la tête, le regard en alerte. C’était comme si pour lui le temps s’était suspendu et il n’aimait pas ça, mais alors PAS DU TOUT ! Il avait envie de sortir « Heaven, c’est quoi ces conneries ? Qu’est-ce que tu me sors ? Et même pas protégée en plus ? Tu te fous de ma g***le ou quoi ? » en prenant une voix pas du tout sympathique. Ca hurlait grave dans sa tête en tout cas. Il reprit néanmoins contenance. Il ne savait comment prendre la chose. Il était indécis. Seule solution ! Utiliser ses facultés et pénétrer l’esprit de l’héritière des Clarks. Il devait au moins s’assurer que cette allusion, même grotesque, ne soit rien de plus qu’une parole en l’air. Parce qu’au terme « enceinte », il avait retenu sa respiration et son cœur avait manqué un ou deux battements. Faut pas lui faire des frayeurs pareilles au Gibs. S’il était aussi vieux que le vrai, il aurait peut-être claqué ! Heureusement, tout ça n’était que du vent. Soulagé, il ne savait plus quoi dire. Bah ouais…il ne pouvait pas lui dire « Et Sieg, il prend ça comment ? Tu comptes lui annoncer bientôt ? » Mais lui-même, ça lui arracherait la g***le de sortir de telles conneries.


- Tu n’es pas un peu jeune pour penser à ça? arqua-t-il en saisissant sa tasse, chose qu’il n’avait pas faite quand le mot « enceinte » était entré dans son oreille droite pour ne pas ressortir par l’oreille de gauche, s’incrustant méchamment dans son cerveau. Aouch ! Ca fait mal.

Il porta son café à ses lèvres, mais il l’avait laissé trop longtemps et maintenant, il était froid. Agacé, il reposa la tasse, fit un signe à la serveuse et lui demanda un autre café bien noir. La jeune femme repartie avec l’ancienne commande pour revenir avec la nouvelle quelques secondes après. Raphaël croisa le regard de la serveuse et put y lire en une fraction de secondes beaucoup d’interrogations. Comme il ne la connaissait pas, il ne se fit pas prier pour s’introduire dans son esprit. Elle l’avait reconnu. De quoi ? Aaah…comme le bassiste de CS. Ok, d’ailleurs, il situait. Parce que sur le moment, il n’avait pas compris. Il était un peu étonné à vrai dire. Le groupe commençait à prendre essor, certes, mais à vrai dire, il ne se rendait pas réellement compte si le groupe devenait populaire ou non. Il ne s’était jamais posé la question vu qu’il pouvait marcher tranquillement dans la rue. Pas comme Samuel qui ne pouvait pas se déplacer à pied. Et s’il le faisait, c’était avec une paire de lunettes noires sur le nez, une écharpe, un bonnet, un gilet pare-balles, une doudoune, des après-ski *sbaff*. La jeune femme déposa la tasse devant lui et sembla attendre quelque chose. Evidement, comme pour le reste de la populace il n’était pas censé lire dans les esprits, il s’adressa à la serveuse l’air de rien tout en continuant à l’épier mentalement.


- Oui ? questionna-t-il poliment.

Isabelle –c’était le prénom de la serveuse- semblait hésiter à parler. Elle jetait des regards à Heaven de plus en plus prononcés et se posait tout un tas de questions. Qui était-elle ? La sœur ? La cousine ? Une simple amie ? Ou sa petite amie ? Elle détestait la dernière option et ne put s’empêcher d’éprouver une profonde jalousie envers la vipère, se mordant l’intérieur de la joue pour retenir ce sentiment mesquin. Néanmoins, elle ne put s’empêcher de jeter un regard noir à Heaven. Raphaël fit mine de rien. Il était préférable de ne rien dire en effet. Isabelle ouvrit enfin la bouche. Elle semblait peu sûre d’elle mais Raphaël, mentaliste de son état, pouvait affirmer tout le contraire. Elle était vraiment très loin d’être timide.


- Vous êtes bien Raphaël Gibson, le bassiste de Canal Spark ? demanda-t-elle en minaudant presque.

Ca lui faisait bizarre d'être reconnu comme ça, en plein milieu d'un café. Et quand on le reconnaissait, c'est parce qu'il était connu pour être le frère de Samuel, le grand joueur de Quidditch, et rien de plus.
Raphaël aurait presque pu lever les yeux au ciel. Elle était très mauvaise actrice et même Heaven avait du s’en rendre compte. Néanmoins, il se fit le plus courtois possible et lui offrit un sourire dont il avait le secret, provoquant instantanément de violentes rougeurs chez la jeune femme.


- En effet ! Je peux vous aider ? répondit-il comme si de rien n’était, un sourire aux lèvres.

Isabelle jeta un nouveau coup d’œil suspicieux à l’encontre d’Heaven avant de reporter son attention sur lui. Décidément, ne pas savoir qui elle était la préoccupait beaucoup.


- Un…un autographe si ça ne vous dérange pas ?

Nouveau regard à Heaven. A ce rythme-là, Raphaël s’installerait confortablement sur sa chaise et assisterait à un match de tennis en commentant l’action.

- Je n’ai rien sur moi, je suis désolé, s’excusa-t-il sincère pour une fois.

Mais la serveuse ne se laissa pas démonter pour autant. A la vitesse de l’éclair, elle sortit son carnet de commande et une plume et la lui tendit. Après tout, elle semblait fan. Et son rôle était de lui faire plaisir. Dans la limite du raisonnable évidement. Disons que s’il se montrait sous son bon côté, il offrait une bonne image du groupe.


- Je m’appelle Isabelle, précisa-t-elle.

Il hocha la tête et signa rapidement « Pour Isabelle, Raphaël Gibson » et lui rendit le tout. Comme elle semblait plus sûre d’elle –doux euphémisme, elle ressemblait à Lavande Brown sur le point de détenir le scoop du siècle. Très sûre d’elle donc-, elle s’apprêtait à faire une demande à laquelle il ne s’attendait pas et à laquelle, en règle générale, il ne s’abaissait pas à faire. Entre temps, Isabelle ignorait à présent totalement Heaven. Isabelle était agacée que cette « pintade » lui gâche son plaisir. Le terme « pintade » n’étant évidement pas de lui. D’ailleurs, il n’avait pas apprécié. Parce que même si cette fille était jolie, elle n’arriverait jamais à la cheville de Clarks.


- Je peux vous embrasser ? minauda-t-elle de nouveau.

Bon…elle avait voulu dire en réalité « Je peux me jeter sur vous ! » mais elle avait un minimum de retenu. Encore heureux avec ce qu’elle avait en tête O_o. Il lui offrit en guise de réponse un sourire et ils se firent la bise. Comme il l’avait perçu dans sa tête, elle s’était collée à lui le plus possible comme si elle avait voulu se fondre en lui. Il ne préférait même pas imaginer la tête d’Heaven. Il ne savait pas trop pourquoi, mais il percevait une certaine tension chez elle. Heureusement que la serveuse était attendue à une autre table parce qu’elle semblait vouloir s’incruster et lui, ce n’est pas du tout ce qu’il voulait. Il fut soulagé quand elle libéra les lieux. Elle envahissait un peu trop l’espace à son goût. Raphaël porta enfin son attention sur Heaven un sourire d’excuse sur les lèvres.


- Désolé, je ne suis pas habitué à tout ça. Mon frère semble avoir ça dans le sang. Moi, je m’en passerai bien, avoua-t-il avant de boire une gorgée de son café bien chaud.

Oh, évidement, il gérait comme un pro. Combien de fois avait-il vu son frère s’exécuter face aux hystériques en tout genre. Mais il n’aurait jamais pu croire que ça lui arriverait. Pourquoi ? Parce que le dernier des Gibson ne cherchait en aucun cas la célébrité. Ou du moins, il préférait l’obscurité à la lumière. Les coulisses à la scène. Aujourd’hui, il assumait même si ça n’avait jamais été dans ses projets. La vie lui apportait son lot de péripéties et il les affrontait comme un homme digne de son rang.

Lorsqu’il croisa le regard vairon de celle qu’il avait considéré comme sa protégée durant ces dernières années, une pulsion se fit sentir en lui. Mais toujours maître de lui-même, il la boucla à double tour pour qu’elle ne le perturbe pas encore.

Heaven, il pouvait la définir de différentes façons. Elle était forte et fragile
à la fois. Peste mais adorable quand elle le voulait. Femme avec les garçons qui lui plaisaient et enfant quand elle cherchait sa protection. Froide envers ceux qui n’en valaient pas la peine et séductrice pour son bon plaisir. Mais il ne pouvait pas tout savoir. Il avait beau être mentaliste, il ne connaissait pas l’avenir. Il n’avait jamais demandé à sa protégée si elle pouvait être réellement…sincère ? Non, ce n’était pas vraiment le terme. Si elle était sortie avec Adrien et Enry –qu’il aille au diable cet enf**ré- c’était qu’elle avait eu des sentiments pour eux. Après tout, on ne sortait pas avec un Poufsouffle ou un moineau décrépi sans raisons valables ? Il avait un peu besoin d’être rassuré sur ce coup. Parce que si Heaven se révélait être toujours une mangeuse d’hommes, il déclinait l’offre direct. Gibson n’avait aucune envie d’être affiché au tableau de chasse de la vipère. Pourquoi penser à ça maintenant, alors qu’ils étaient dans un café de Pré-au-Lard ? Parce qu’en ayant la jolie vipère aux yeux vairons devant lui, il ne pouvait s’empêcher de se poser certaines questions qu’il ne se serait jamais posé avant. Malheur lui en prit !

Raphaël n’avait jamais trouvé bon d’intervenir dans les histoires de cœur de sa protégée quand il était encore à Poudlard. Elle avait une cour de soupirants et ça le faisait plus sourire qu’autre chose. Il pensait d’ailleurs que c’était inutile et qu’il devait se garder de trop s’impliquer sur ce terrain-là. Il savait dès le début qu’ils (Adrien et Enry –b*tard) n’étaient pas faits pour elle et qu’au final, ça se terminerait mal. Mais elle avait besoin de faire ses propres expériences. S’il avait été trop sur son dos, elle l’aurait super mal pris et ça n’aurait créé que des conflits et encore des conflits. Il avait d’ailleurs très bien fait puisqu’à ce jour, jamais ils ne s’étaient disputés à ce sujet. Elle sortait avec qui elle voulait et c’était tant mieux pour eux deux.

Mais en ce moment, il la trouvait encore plus fragile qu’avant. Sa carapace semblait toujours en place mais Raphaël n’était pas né de la dernière pluie. Et sur certains points, il la connaissait comme si elle était sa propre fille. Fille qu’il aurait eu avec Daphné, bien évidement. Il aurait pourtant cru qu’elle s’épanouirait. Ou du moins, qu’elle n’aurait pas de nouveau maigri en étant avec Siegfried. D’ailleurs, cette réflexion fit petit-à-petit son chemin jusqu’à parvenir à une conclusion des plus déconcertantes. Et si…et s’il n’était pas bon pour Heaven ??! Si sa présence ne lui apportait rien de positif au fond ? C’est vrai quoi ! Il s’est battu des années pour qu’elle mange un tant soit peu correctement à chaque repas servi à Poudlard et ça avait provoqué parfois –voir souvent- de sacrées disputes. Le voilà qui quitte Poudlard, il la revoit quelques mois plus tard et elle est en meilleur forme, ayant repris du poil de la bête et tout ça grâce à Siegfried. Raphaël avait eu bien du mal à accepter son échec. Mais au final, il était passé outre puisque ce qui lui importait, c’était la santé de la jolie brune. Mais la revoilà de nouveau devant lui, et elle a encore changé. Elle est toujours aussi belle, mais le poids ne suit pas. L’évidence s’annonce alors à lui comme une révélation. Heaven est masochiste ! Pourquoi rechercher sa compagnie alors qu’il n’est pas bon pour elle ? Pourquoi s’attachait-elle autant à lui alors qu’il lui faisait du mal parfois inconsciemment ? Qu’est-ce qui l’avait poussé à le contacter alors qu’il ne semblait pas la rendre un tant soit peu heureuse depuis quelques temps déjà ? Ce constat était comme une baffe en pleine face et Raphaël dû faire appel à tout son self-control pour ne pas lâcher sa tasse. Il ne voyait vraiment pas comment il avait fait pour ne pas comprendre avant ? Lui si observateur et perspicace. Etait-ce parce que Heaven le perturbait plus que de raison ?

Il commençait sérieusement à saturer. Il devait arrêter de se poser des questions. En y pensant, heureusement que Sykes ne pouvait pas le voir en ce moment-même. Mieux, Merlin soit loué, il n’était pas mentaliste. Il ne pourrait jamais savoir que sentimentalement, il commençait à pédaler dans la choucroute. Apophis se foutrait sûrement de sa gueule s’il apprenait qu’il y avait quelques petites turbulences sentimentales chez son « disciple ». L’horreur vous en conviendrez quand on sait que Raphaël n’a RIEN d’un sentimental. Cherchez l’erreur ! O_o Le gros problème avec Raphaël ? Il avait mis quasiment quatre ans avant d’avouer à Daphné ses sentiments. Certes, à l’époque il était jeune. Mais aujourd’hui, il était plus mâture et se rendait mieux compte de certaines choses. D’abord Heaven, bien plus femme qu’enfant, n’avait que 15 ans (et demi). Ensuite, il faisait un blocage niveau émotions. Avec Daphné, l’approche avait été longue, progressive, sans anicroche. Ils avaient eu le temps de se connaître et de s’apprivoiser. Heaven…si une seule fois il pouvait envisager quoi que se soit avec elle, il ne voyait que des clashs, des prises de tête… Et ce n’est pas ce qu’il pouvait rechercher dans une vie de couple. Et puis aussi jeune qu’elle, encore adolescente, elle n’aurait sûrement pas les mêmes aspirations, les mêmes envies que lui. En tout cas, pas au même moment. Qui dit que dans un an ou deux il ne voudra pas passer à une autre étape beaucoup plus sérieuse ? Elle, à peine majeure…elle avait des projets, des rêves.


*Mais arrête de te prendre la tête nom d’un hypogriffe !* songeait-il exaspéré par lui-même.

Ce qui était énervant, c’était de voir qu’il avait pu déjà envisager qu’au moins une fois ça aurait pu être possible entre eux et il voulait le nier le plus fortement possible. Il n’avait aucun droit de formuler de telles idées. Encore moins quand cette jeune fille est déjà prise et lui aussi par la même occasion. Il n’aurait pas cru que cette entrevue se révélerait aussi épuisante. Enfin…Heaven, elle ne faisait rien de spécial. Il ne faisait que discuter le plus simplement du monde. Mais lui, il se prenait radicalement le chou pour rien. Et tout ça pour quoi ? Simplement pour s’auto persuader que rien n’arrivera jamais entre eux deux puisqu’il y a trop d’arguments contre. Raphaël était très doué là-dedans. La pensée, le contrôle, la manipulation. Et il utilisait ses propres armes contre lui. Un bon moyen selon lui pour ne pas dire une quelconque connerie ou imaginer des trucs totalement abracadabrantesques. Il n’était pas un utopiste. Encore moins un doux rêveur. Il était un être réaliste, sûr de ses choix, de sa volonté et de sa force de caractère. Il était un Gibson, et il devait se montrer droit. S’il devait s’éloigner, alors il le ferait. Bien qu’au fond de lui, une petite voix lui disait que prendre une telle décision était aussi une grosse connerie. Mayday !
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MessageSujet: Re: Où cela va-t-il nous mener? [PV]   Lun 18 Jan - 16:36

Heaven avait oublié de répondre à la dernière question de Raphaël, concernant les BUSEs pour voir la réaction qu’il aurait face au fait que la vipère soit peut-être enceinte. D’accord, c’était ignoble de lui faire ça, mais après tout, il fallait bien qu’elle teste le terrain ! Après tout, ce n’était pas comme elle si elle le considérait comme un chien de garde, un grand frère ou une autre débilité dans le genre ! Elle l’aimait (un peu de trop sûrement) et rester loin de lui cela lui faisait mal… Oui, Heaven était un peu maso, mais quand elle se retrouvait à ses côtés, tout allait de suite mieux… Et elle préférait nettement ces moments là, où tout était calme, que ceux où ils se prenaient la tête, pour des bêtises qui plus est. Mais la vie était ainsi, et Heaven se pensait tout de même assez forte pour réussir à passer au dessus de tout cela, juste et uniquement pour lui. Parce qu’avec +Siegfried, c’était loin d’être aussi idyllique que ce qu’elle n’avait pensé ! Il était adorable quand ils n’étaient que tous les deux (et encore, il râlait énormément, et pratiquement tout le temps) mais quand d’autres étaient l, il lui arrivait d’être vraiment chiant, et encore, Heaven pesait ses mots. Mais voilà, elle l’avait voulu, elle assumait maintenant ! Ou pas…

« Je plaisantais… Je préfère me consacrer à mes études pour le moment, les enfants viendront plus tard… »

Ouais, et puis avec le mioche qui allait bientôt faire irruption dans sa vie, elle allait peut-être en être dégoûtée des bébés !!! Non mais imaginez seulement, Heaven va devoir se comporter en grande sœur ! Certes elle n’avait aucun doute sur le fait que le gamin irait à Serpentard vu les parents qu’ils avaient et la famille dans laquelle il était né, mais alors se comporter en grande… C’était tout simplement impossible pour Heaven de s’imaginer ainsi… Alors forcément… Elle se refroidirait sûrement aussi vite qu’une banquise si on venait à lui dire qu’à son âge, elle était enceinte… Et selon le père, elle n’hésiterait sûrement pas une seule seconde à avorter ! Genre, Siegfried (bon, d’accord, déjà il n’était pas Enry, alors d’ici à ce qu’ils tentent une fois, ça ne serait pas pour des mioches mais bon…) elle avorterait. Vous imaginez un gosse aussi taré que lui ? C’était la mort de la petite écossaise assurée ! Et puis mieux valait pour elle qu’elle s’assure ses BUSEs et ASPICs en toute tranquillité plutôt qu’avec un virus brailleur à ses côtés ! Son futur frère, ou sa future sœur lui en fera déjà voir bien assez pour la dégouter !!!

« Les BUSEs… Tu connais les profs, ils en parlent avant même de te dire bonjour… Mais je ne me fais aucuns soucis là-dessus… »


Après tout, elle était une Clarks ! Elle était une Sang-Pure et avait toujours reçu une éducation d’exception ! Alors franchement, les BUSEs, c’était dans la poche ! Elle s’en tirerait sans aucun doute avec des tas d’Optimal ! Ce n’était pas parce qu’elle était une vipère qu’elle était uniquement vile et sournoise ! Elle ne s’appelait pas Vincent Crabbe ou Gregory Goyle ! Alors oui, sur ce coup là, elle ne stressait pas. Peut-être que pour les ASPICs cela sera une plus grande peur, bien plus de stress… Mais elle avait encore le temps avant de les voir arriver au galop ! Bon, pas cent ans, certes, mais assez longtemps pour penser à autre chose que ces fichus ASPICs une fois ses BUSEs en poche…

Puis la conversation fut stoppée nette à l’arrivée de la serveuse, qui apportait un nouveau café à Raphaël. Forcément, il ne faisait que parler, et ne touchait pas à sa tasse, donc elle était froide ! Et dieu sait qu’un café froid était dégoûtant… Oui, sauf que cette greluche, au lieu de repartir et de laisser nos deux compères continuer à papoter (et en venir au pourquoi du comment ils étaient là), elle restait planté là, à fixer Raphaël avec des yeux désireux, mais sans parler tout du moins… A croire qu’on lui avait attaché les cordes vocales pour qu’elle se taise… Perso, Heaven en était ravie, elle trouvait que cette dernière avait une voix de crécelle, donc cela apaisait ses pauvres petites oreilles ! Cependant, Raphaël montra un tout petit peu d’intérêt pour la serveuse, et là, ce fut le drame. A croire qu’elle avait d’un coup récupérer toutes ses facultés… Et cela était bien dommage car sa voix de séductrice (séductrice de rien du tout ouais !) donnait déjà à la vipère des maux de tête insupportables. Pire, la façon qu’elle avait de se comporter lui en donnait des nausées. On n’avait pas idée d’être aussi idiote que cela ! Et qu’elle ne pense pas que l’écossaise n’avait pas capté ses regards meurtriers…. Simplement, Heaven se montrait plus intelligente que la serveuse et de toute manière, elle était plus intelligente que cette gourde avec un plateau. Elle la laissa cependant vaquer à son petit plaisir (si seulement elle savait qu’Heaven lui avait ravi plus qu’une étreinte et une bise, haha !), puisqu’il n’arriverait sûrement qu’une fois, et sirota son thé. La serveuse une fois repartie, Heaven soupira, montrant toute sa déception et son mépris pour cette fille stupide.


« Elle avait l’air complètement niaise… Sauf qu’elle devait sans doute en penser bien plus que ce qu’elle a osé te demander… Et elle doit sans doute me détester, vu ses regards de toute façon… Elle était pathétique… Le moindre de mes gestes lui ferait avoir une attaque… Ca pourrait être drôle… »

Non pas qu’Heaven voulait s’amuser avec Raphaël, juste pour le plaisir, elle avait dépassé ce stade depuis belle lurette, mais juste histoire de voir la tête qu’elle ferait. Car Heaven était magnifiquement bien placé pour épier tous les faits et gestes de la serveuse et elle pouvait la voir qui les fixait toujours… Une main effleurée, un sourire échangé, elle pèterait un plomb, c’était clair ! Mais voila, elle ne jouerait pas avec Raphaël. Elle tenait à garder une bonne image, mais ça aurait pu être drôle, Heaven le savait… Mais la vipère avait d’autres priorités à cet instant…
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MessageSujet: Re: Où cela va-t-il nous mener? [PV]   Mer 27 Jan - 23:39

Qu’est-ce que ça aurait donné si Heaven avait révélé qu’elle était réellement enceinte ?...

….

….

….


Qui veut mourir en premier ?

Bon, effectivement, le fils Gibson aurait sûrement eu les neurones en ébullition. Stupeur, colère, envie de meurtre, vengeance…du SANG. En gros, il nous aurait pété une durite. Littéralement !
Et prenons les choses différemment. Il n’y a pas si longtemps que ça, c’est lui qui avait failli devenir père. Oui…hallucinant quand on connaît Gibson. Non pas qu’il ne soit pas un adepte d’ébats érotiques en tout genre, mais à seulement 19 ans, il ne se voyait pas à la tête d’une famille. Daphné lui avait fait part qu’elle avait du retard et qu’il était possible qu’elle soit enceinte. A cet instant, il faut bien l’avouer, son cœur avait manqué un battement ou deux. Parce que dans son milieu, ça ne voulait dire qu'une seule chose. Epouser la mère de ses enfants. Et il ne sentait absolument pas prêt. Par la suite –soit quelques jours plus tard-, Daphné lui avait dit annoncé qu’il s’agissait d’une fausse alerte. Mais si ça avait été le cas, il se serait plié à son devoir et l’aurait épousé. Il n’aurait pas accepté qu’elle avorte –on parle de son héritier quand même- et puis au fond, même s’il ne se sentait pas prêt, ce n’est pas comme s’il ne l’aimait pas. Ca aurait juste surpris ses amis qu’il consente enfin à se faire passer la corde au cou alors qu’il n’était pas trop le genre à sauter le cap.
Néanmoins et bien qu’il le sache déjà, Raphaël avait été soulagé d’entendre la vérité sortir de la bouche d’Heaven. C’était rassurant de savoir qu’elle pourrait suivre sa scolarité en toute tranquillité.


- *Oh l’hypocrite ! Pire, tu meurs ! *

- *Mais pas du tout, ses études sont importantes.*

- *Ouais, et moi mon pote c’est Malefoy.*

- *….*

- *Je n’ai rien entendu !*

- *… Bon d’accord, je suis peut-être un peu…faux-c*l pour le coup.*

- *Pas qu’un peu ! Avoue que tu es jaloux…*

- *Moi jaloux ? Alors là, pas du tout. *

- *C’est ce qu’on dit…*

- *De qui je pourrais être jaloux ?*

- *De Siegfried peut-être ?* Rolling Eyes

- *Pff…il ne la touche même pas.*

- *Comment peux-tu en être sûr ?*

- *Je le sais, c'est tout! C’est pas le genre. Il semble allergique aux contacts rapprochés.*

- *Mais pas Enry !*

- *Ta g***le !*

Et il coupa court à cette conversation stérile avec lui-même, broyant presque sa conscience au passage. Il avait horreur que ça lui prenne comme ça, sans prévenir. Mais c’était le lot de beaucoup de monde. Converser avec sa conscience quand elle se faisait un peu trop sentir. Et puis le sujet Enry le mettait dans une telle rage qu’il était préférable pour Heaven et lui-même de ne pas faire de scandale en plein milieu du café. Et puis la tasse risquait de ne pas faire long feu non plus. C’est bien clair, vous évoquiez ce type et Raphaël pouvait vous décoller le cerveau d’un simple regard. Il aimerait tellement étriper ce Stanley. Et dire qu’il devait se taire car il était censé ne pas savoir. Horreur ! A croire que sa conscience cherchait à le faire sortir de ses gonds. Oh là, il devait arrêter de passer trop de temps avec Sykes sinon il finira aussi dingue que lui. Et son père le tuerait. Au sens propre du terme. Il tuerait sûrement Apophis avant pour ensuite tuer son propre fils. Un frisson parcourt alors sa colonne et il chasse cette idée affreuse de sa tête. Connaissant son père, il lui aurait asphyxié le cerveau jusqu’à la limite de la perte de connaissance avant de relâcher la pression pour écraser petit-à-petit chaque cellule de son cerveau. Eurf…instinctivement, Raphaël ferma son esprit, bouclant le tout à double tour, s’assurant qu’il n’y ait aucune faille. Son père était un être sournois et sadique. Il préférait s’en tenir éloigner. Il éjecta son paternel de sa tête pour revenir au présent.

Pour les examens d’Heaven, il ne doutait pas d’elle. Elle avait les capacités pour réussir donc il ne se faisait pas de souci. Il s’intéressait juste à elle. Comme toujours de toute façon. C’était peut-être ça le fond du problème au fond. De s’être intéressé à elle dès le début, dès son entrée à Poudlard. Pourquoi elle et pas une autre ? Est-ce qu’intérieurement il avait perçu autre chose dont il était totalement inconscient ? Le fait de l’avoir pris sous son aile n’avait-il pas été l’erreur qu’il n’aurait jamais du commettre ? N’avait-il pas laissé le loup entrer dans la bergerie ? Drôle de métaphore quand même quand on savait que le loup, c’était plus lui qu’Heaven. Sa force et sa fragilité l’avaient attiré, il ne pouvait pas dire le contraire, mais pas dans le sens qu’on pourrait croire. A l’époque, elle n’était qu’une gamine d’à peine 11 ans. Elle était un potentiel à faire grandir, évoluer. Rien de ce qu’elle pouvait représenter pour lui aujourd’hui. Heaven n’était plus une simple Serpentard aux qualités vipérines. Elle était bien plus. Elle aurait pu être une très bonne amie comme Dawn ou Myrielle, ça ne l’aurait pas dérangé du tout. Cependant, il était conscient que ce n’était en rien comparable et ça l’agaçait. Il détestait ne pas…être maître de lui-même. D’après son père, les sentiments étaient tout à fait contrôlables. Si un homme n’arrivait pas à les maîtriser, c’était qu’il était faible d’esprit. Et quoi de pire pour un Gibson d’être faible d’esprit. Un comble pour un mentaliste. Et il s’en voulait terriblement pour ça. Plus torturé que lui, y a pas !
(il me fatigue ce type).

Lorsque la serveuse était repartie à ses occupations ô combien intéressantes, il n’en doutait pas, il ne manqua pas de remarquer l’attitude d’Heaven. En même temps, il faudrait être aveugle pour ne pas s’en aperçevoir. Quant aux « gestes » dont elle parlait, il avait tout de suite saisi le sens puisqu’il avait été le témoin –souvent involontaire- des manigances de sa protégée à l’époque de Poudlard quand elle voulait rendre jalouse quelqu’un. Voir la détruire. Son souvenir le plus présent ayant été durant le bal de Noël si sa mémoire ne lui faisait pas défaut et durant lequel elle avait embrassé Sigfried alors qu’Hell était présente. Déjà à l’époque, elle ne supportait pas qu’on touche à ceux qu’elle considérait comme sa « propriété ». Un trait de caractère qui ne plaisait pas trop à Raphaël à vrai dire. Pas dans ces circonstances en tout cas. Dans d’autres, s’il avait été dans le même trip qu’elle, il n’aurait pas dit non. Jouer la comédie pour affliger autrui, c'était un critère marqué chez les Serpentards. Mais il n'avait pas envie de prendre part à un tel jeu quand il savait qu'au fond, le pigeon ne serait pas la serveuse, mais lui.

- Très mauvaise comédienne en tout cas. Jouer les prudes ne lui va pas. Je suis sûr que c’est le genre de fille qui racole tous ceux qu’elle trouve à son goût, lâcha-t-il en terminant par une gorgée de café. Ou comment prouver que Gibson est un hypocrite parfait ! Sympa par devant et par derrière, vas-y que je t’enfonce la fan. Ca serait sûrement ça le plus dur à gérer pour Raphaël : les fans et leurs attentes. Il n’était pas du genre à mettre sa personne à disposition de n’importe qui et pour n’importe quoi.

Bon, évidemment, il en savait bien plus qu’il ne voulait bien le dire. Mais il n’allait tout de même pas lui sortir qu’il avait vu dans la tête de la serveuse des pulsions pas très catholiques. Des envies de meurtres aussi. Mais surtout envers Heaven. Lui, il était l’objet de pensées lubriques. Rien à voir donc ! Quelque chose qui n’avait rien à voir avec la serveuse, ou pas directement en tout cas, mais c’est qu’Heaven, même si elle n’en pensait pas moins, était restée « respectable ». En même temps, elle était une Clarks, il ne fallait pas l’oublier. De l’autre, elle pouvait être si possessive et piquer des crises qu’il avait craint à un moment que ça n’aille trop loin pour Heaven. Mais non, elle était restée calme. Etait-ce une preuve de matûrité ? Au fond de lui, il l’espérait. Il faut dire que la jeune fille aux yeux vairons était intelligente et rusée. Elle avait sûrement voulu montrer à la serveuse que de toute façon, elle se foutait royalement de cette pimbêche et qu’elle avait beau faire, elle ne la craignait pas, ne la considérant ainsi pas comme une rivale potentielle. Il avait appris à la cerner à ce niveau. Au début, et pendant pas mal de temps d’ailleurs, il n’avait pas trop compris comment cette facette toute féminine de sa personnalité pouvait fonctionner. Aujourd’hui encore, il était bien loin de tout comprendre. Heaven était parfois plus complexe qu’elle ne le laissait entrevoir.

Après toutes ces divergences et imprévus, il était peut-être temps de passer aux choses sérieuses, non ? Mais par où commencer et surtout, oui surtout, comment commencer ? Sûrement pas par « Comment ça se passe avec Siegfried ? » parce de 1/ il craignait de connaître la réponse et de 2/ il ne voulait pas connaître la réponse. Au moins c’est clair. Est-ce que elle, elle lui demandait comment ça se passait avec Daphné ? Non ! D’ailleurs, il avait saisi qu’elle la détestait. Et il l’avait super mal pris. Ca lui aurait apporté quoi de toute façon de savoir où elle en était dans sa relation avec Sieg’? Si elle lui avait répondu que tout allait bien, il en aurait été content pour elle en apparence, mais une partie de lui ne l’aurait pas été. Et il le savait parfaitement. Et si elle lui répondait qu’au contraire, tout allait mal, il se serait évidement inquiété pour elle, mais comme tout homme qu’il était, il aurait jubilé. Bah ouais…en même temps, ça ne fait pas plaisir –et encore le mot est faible- de voir sa…euh…hum…oui, là encore, il avait bien du mal à mettre un mot sur la relation qui les liait à présent tout les deux. Sa « protégée » pendant des années, il semblait que ce terme n’était plus trop approprié. Alors quoi ? Que dire ? Qu’Heaven Clarks est une…amie ? Il trouvait ça risible. En même temps, s’il s’en donnait la peine, il devrait y arriver, non ? Encore, si lui seul avait des sentiments, ça ne poserait pas de problème. Il les aurait effacé d’un revers de main, comme on ôte la poussière d’une étagère. Mais voilà, le « hic » c’était qu’Heaven partageait aussi ses sentiments. Ou du moins, les partageait il y a quelques mois. Peut-être qu’au fond, elle était là pour lui dire qu’elle s’excusait de l’avoir mis mal à l’aise, d’avoir posé problème et d’oublier tout ce qu’elle avait dit, que pour elle, ce n’était plus à l’ordre du jour. Mais pour ça, il voulait l’entendre de sa bouche. Parce que le savoir de par ses pensées ne serait pas…en fait, il voulait l’entendre à voix haute. Non pas grâce ou à cause de ses dons. Qu’elle dise elle-même que cet incident était une erreur oubliée et qu’elle voulait s’éloigner, prendre du recul. Décision qu’il aurait parfaitement comprise puisqu’il en aurait fait de même. D’ailleurs, n’était-ce pas ce qu’il avait fait ces derniers mois ? Il ne l’avait pas invité pour les vacances de Pâques. Encore moins pour les vacances d’été. Alors que ces dernières années, il n’avait jamais manqué de l’inviter à passer quelques temps ensemble. Ca prouvait qu’au fond ça n’allait pas. Il reprit contact avec la réalité, bien qu’il ne l’ai pas quitté très longtemps en fin de compte. Il se redressa un peu sur sa chaise puis après avoir posé sa tasse, il reprit enfin la parole, brisant le silence qui s’était installé.


- Heaven, tu m’as écrit il y a quelques jours parce que tu voulais me voir, commença-t-il posément, de cette même voix calme et grave qui ne le quittait jamais. De quoi veux-tu me parler ? D’un sujet précis en particulier ? demanda-t-il en gardant ses prunelles gris-vertes sur Heaven, ne lâchant pas ses yeux vairons. Au cas où elle disparaisse, sait-on jamais !

Ne pas passer par quatre chemins, voilà ce qu’il venait de faire. Après tout, il n’allait pas passer leur vie dans ce café. Ils devaient bien parler de « ça », n’est-ce pas ? A moins qu’il se trompe sur toute la ligne et qu’elle ne souhaitait le revoir que parce que ça faisait un peu long. Plus de 6 mois sans se voir... Il espérait juste qu’elle serait un minimum assez sérieuse et mûre pour aborder le problème –s’il s’agissait bien de « ça »- sans dévier comme elle avait parfois l’habitude de faire. De la patience, il en avait, mais Heaven mettait parfois cette dernière à rude épreuve quand elle s’y mettait. Pourraient-ils avoir une conversation d’adulte ? Là était la question.
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MessageSujet: Re: Où cela va-t-il nous mener? [PV]   Lun 1 Fév - 20:27

Heaven était restée calme durant toute la durée du squatte de la serveuse. De toute manière, s’énerver ne servait à rien, puisqu’elle ferait plus un scandale qu’autre chose ! Elle n’en n’avait pas besoin ! C’était bien la dernière chose dont elle avait besoin même ! Il lui fallait du calme, et il fallait également qu’elle pose un peu tout ce qu’elle ressentait. Mais ces nombreux mois sans Raphaël l’avait fait grandir. Elle s’était calmée plutôt pas mal, et même si Siegfried arrivait toujours aussi bien à la faire sortir de ses gonds, elle ne criait plus sur tout le monde et n’importe qui. Même les petits nouveaux qui l’insupportaient n’avaient plus le loisir de la voir s’énerver après eux ! Elle restait bien évidement une sale petite peste, mais question colère, elle avait fait de nombreux efforts. Parce que de toute manière, il allait lui en falloir d’ici quelques temps si sa mère s’avérait être enceinte pour de bon ! Bien sûr, c’était là une chose qu’Heaven ne voulait pas, mais elle devrait être calme pour ne pas péter un plomb à chaque pleur du nouveau né… Sinon le pauvre se retrouverait étouffé dans son sommeil plus rapidement que tout le monde ne l’aurait pensé !

« Tu en es sûr ? Moi je trouve qu’elle fait vulgaire à souhait, c’est pathétique pour son image… »


Heaven détestait les filles qui avaient une allure vulgaire. Elle trouvait cela horrible, et pensait vraiment qu’il fallait être tombé bien bas pour en arriver là ! La classe, c’était peut-être inné chez elle, mais lors, certaines personnes ne connaissaient pas ce que l’on appelait la mode et la décence ! Et si elle, elle combinait les deux à merveilles, d’autres lui faisaient vraiment bien mal aux yeux ! Comme cette serveuse ! Sa simple tenue du jour était tout bonnement horrible ! Alors que quand on regardait Heaven, elle avait beau être en robe, courte certes, ses collants noirs opaques faisaient qu’elle ne paraissait pas du tout vulgaire ! La serveuse aurait mieux fait de prendre un peu exemple sur la vipère ! Ca ne lui aurait pas fait de mal, parce que bon, là, ça laissait franchement à désirer…

Alors qu’elle avait finit sa tasse de thé, et qu’elle n’allait sûrement pas rappeler la serveuse, elle avait squatté déjà bien assez longtemps, Raphaël se décida à rentrer dans le vif du sujet. Il n’y alla pas par quatre chemins. Ce n’était pas son genre de toute manière ! Et si la vipère avait souvent évité ses questions, si elle avait pour habitude de tourner autour du pot, pour finalement passer du coq à l’âne sans prévenir, cette fois, elle savait pertinemment qu’elle ne pouvait rien éviter. Pour elle tout d’abord, parce qu’elle ne pouvait pas vivre comme ça encore bien longtemps, et qu’il fallait bien qu’entre eux deux les choses s’arrangent… Enfin, cela était préférable, surtout qu’elle était plus amoureuse de l’anglais que de l’orphelin avec qui elle sortait actuellement… Adressant un petit sourire à l’ancien Serpentard, elle doutait sur le fait qu’il ne sache absolument pas de quoi elle voulait parler.


« Raphaël, je t’en prie, ne fait pas comme si tu ne savais pas de quoi je voulais parler… Tu sais toujours tout, je ne sais pas comment tu fais, mais tu arrives toujours à tout savoir… Alors ne me fait pas gober que tu ne sais pas de quoi je veux te parler… »


Son regard vairon s’était fixé sur les yeux gris-vert du brun. Elle savait qu’elle ne pourrait pas voir la manière dont il réagirait, il était toujours aussi neutre que possible, mais elle espérait au moins que ses mots l’atteignent… Heaven avait déjà eu peur en pensant que l’héritier Gibson ne voulait plus la voir, et qu’il l’avait totalement oubliée, chose qu’elle avait pu essuyer du revers de la main en le voyant arriver. Mais maintenant, d’ici à ce qu’il ne ressente plus rien, qu’il ait oublié ces vacances, et à ce qu’il lui avait dit, elle stressait. Ce n’était pourtant pas son genre, quoi que ces derniers temps, elle stressait de plus en plus… Frédérique lui avait pourtant assuré qu’elle était obligée d’en parler avec le concerner… Et elle avait beau être complètement d’accord avec la couleuvre, il n’empêchait pas qu’elle avait peur d’en venir aux faits… C’était juste trop étrange pour que cela soit « normal ».

« Tu sais, par rapport aux vacances de Février… Je… Je n’ai rien oublié Raphaël, et même si pendant ces derniers mois j’ai tenté d’oublier, je t’assure, j’ai essayé… Mais je ne peux pas… Ca me tue plus qu’autre chose de savoir que tu n’es pas là… J’en peux plus Raph… »

Oh non, ça elle n’en pouvait plus du tout ! Son poids avait de nouveau dégringolé, bien qu’il lui avait paru qu’elle mangeait tout à fait normalement, son humeur était au plus mal, et même si elle ne criait que sur Siegfried, elle était de mauvais poils avec tout le monde, même avec Marie… Alors quitte à se prendre un énorme râteau (et en soi le premier de toute sa petite vie), quitte à le recevoir en pleine face, mieux valait qu’elle le reçoive avec Raphaël qui connaissait tout (ou presque tout !)

[879 mots]

CHOCO


Dernière édition par Heaven Clarks le Ven 5 Fév - 11:35, édité 2 fois
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Où cela va-t-il nous mener? [PV]
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