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 Un ménage parfait... [PV]

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MessageSujet: Un ménage parfait... [PV]   Mer 13 Jan - 18:22

Le rituel de la journée commençait. Il était seize heures et cinquante-huit minutes. L’heure n’avait pas échappé à Edward, qui s’empressa de ranger ses copies dans le tiroir de son bureau pour se rendre dans la cuisine. Ce rituel exigeait une concentration intense, tant pour sa réussite que pour garantir la bonne humeur d’Edward après son exécution. Tout d’abord, il attrapa la théière qui se trouvait sur le buffet. Il trouva ensuite la boîte qui contenait les précieuses feuilles de menthe. Il déposa avec un soin méticuleux les feuilles au fond de sa théière, avant de chercher du regard une casserole. Il remplit cette dernière d’eau, la déposa sur la plaque de cuisson, tout en mettant au maximum le coefficient de cuisson. En attendant, il choisit sa tasse avec une sélection particulière. Ce choix lui prit bien cinq minutes, le temps que la température de l’eau devienne frémissante. Il enleva la casserole de la plaque de cuisson, pour remplir la théière. Il enferma le contenu en déposant son capuchon sur la théière, et laissa infuser pendant trois bonnes minutes. Enfin, il versa le liquide de la théière dans sa tasse, et s’installa confortablement sur son fauteuil à la salle à manger pour boire son thé. Avec délice, gorgée par gorgeait, il se prit à imaginer l’existence d’un monde sans thé. Ce monde lui parut si fade, si horrible, si cauchemardesque, qu’il préféra ne plus y penser.

La journée avait été longue. Encore des copies ! Il ne s’était pas rendu compte du nombre de copies qu’il avait ramassées. Les choses étaient ainsi. Il lui fallait contrôler régulièrement que ses élèves apprenaient ce qu’il leur inculquait, car c’était la seule manière de vérifier qu’il n’allait pas à l’aveuglette avec eux. Et puis, contrôler régulièrement le niveau de travail de ses élèves lui permettait, lorsque ses collègues se rendaient compte que, contrairement à lui, ils n’avaient encore pas fait d’interrogations, de relâcher dans sa matière la pression sur ses élèves pour qu’il puisse un peu plus se consacrer aux autres matières. Stratégie ou pas, il l’appréciait. Certaines fois, il avait à rendre de mauvaises copies, mais d’autres élèves plus brillants équilibraient la donne. Il lui arriver de montrer certaines copies à Roze, lorsque celle-ci étaient assez comiques à lire. C’était là encore un rituel qu’Edward ne trouvait pas désagréable, contrairement à beaucoup de professeurs. Quant à ses relations professionnelles, il était surpris. Le contact avec les autres professeurs était très chaleureux. Passer du statut d’ « élève » à « collègue » aurait pu les déstabiliser, mais ils s’en sortaient bien !

La dernière gorgée de thé évoqua chez Edward un sentiment de profonde mélancolie. Il posa sa tasse sur la table de la salle à manger, avant de se rendre compte qu’il avait ainsi fait une sacrée auréole sur la plaque de verre de la table. Il laissa échapper un gémissement, et, blasé, il attrapa sa tasse, retourna à la cuisine pour la nettoyer, et revint à la salle à manger. Il sortit sa baguette, lança un sortilège pour faire disparaître l’auréole (cet effort lui demanda quelques instants de réflexion, car il ne se souvenait plus quel sortilège convenait, et il avait peur de voir la table partir en fumée face à un mauvais sortilège), qui, aussitôt, s’éclipsa par magie. Puis, il chercha sa femme dans la maison, avant de la trouver. Discrètement, il se glissa derrière elle, et, sans chercher à l’effrayer, il glissa ses mains aux extrémités de son bassin, et vint chercher ses épaules. Il plongea son visage dans ses cheveux, respirant au passage son doux parfum. Il ferma les yeux, tous ses sens épanouis au contact de sa bien-aimée.

« Tu sais que tu m’as manqué… j’étais à quelques mètres de toi, dans une autre pièce, et tu me manquais. Tu me manques où que je sois… »

Il avait glissé ces mots dans son oreille, dans un chuchotement presque indécodable par quelqu’un d’autre que Roze.

« Je ne sais pas si je te l’ai déjà dit, mais… »

Et il changea d’oreille pour lui chuchoter, plus doucement encore :

« Je t’aime. »

[Réservé à Mrs Mongtomery]
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MessageSujet: Re: Un ménage parfait... [PV]   Ven 15 Jan - 16:47


    Roze était un peu angoissée dernièrement. En fait, cela faisait bien quelques semaines qu’elle se sentait mal. Elle n’était pas malade, pas vraiment… c’était pire que ça ! Enfin, façon de parler. Elle n’en avait pas discuté encore avec Edward. Même si cela faisait déjà trois semaines qu’il était mort, Roze pleurait toujours son père, elle s’était d’ailleurs teinte en brune. C’était un réflexe quand on était Maiden. Des nobles ne peuvent pas se permettre de quitter longtemps la vie mondaine et le noir était mal vu au niveau vestimentaire. On se teignait donc les cheveux. Une tradition sorcière chez les Allemands comme une autre… On en avait connu de plus stupides.

    Elle se sentait tellement mal qu’elle avait séché son rendez-vous avec Raphaël pour faire le point sur la comptabilité et le budget alloué à la publicité du groupe. Cependant, elle n’avait pas pour autant été déranger son mari car il travaillait. Elle était restée dans sa salle à musique à jouer du piano tout en s’arrêtant de temps en temps pour caresser les animaux. Elle savait que ça ne flinguerait pas sa carrière, ni le groupe. Elle était capable de tout gérer, malgré tout, elle se sentait opprimée à chaque fois qu’elle pensait à ce qui grandissait dans son ventre.

    Finalement Edward vint la rejoindre et malgré sa déprime, elle ne pût s’empêcher de sourire à ce qu’il lui disait. Il l’aimait tellement, et elle l’aimait aussi bien sûr. C’était la seule raison qui la poussait à se dire qu’elle en était capable. Se tournant vers Edward, elle l’embrassa furtivement sur les lèvres.

    « Tu vas m’aimer encore plus dans les minutes qui viennent. » dit-elle d’un ton mutin. Oui, lui il voulait un enfant et puisque c’était arrivé, il fallait bien s’y faire. Elle n’aurait pas été capable d’avorter alors que cela représentait une partie d’elle ainsi qu’une partie de l’homme qui l’aimait assez pour tout accepter d’elle. Ses moindres caprices étaient satisfaits. Il l’avait laissé entrer dans le monde impitoyable de la musique, il ne s’offusquait jamais de ce qu’elle pouvait dire lorsqu’elle hallucinait, il l’avait aussi laissé prendre des animaux pour lui tenir compagnie. Roze n’était pas quelqu’un de facile à cerner, elle était pleine de contradiction, c’est ce qui l’avait rendu aussi impopulaire du temps de l’internat et qui maintenant qu’elle jouait dans un groupe un peu populaire lui donnait une aura de mystère et de romantisme.

    Elle s’éloigna de son mari et revint vers le piano où elle posa les accords d’une berceuse bien connu fais dodo cola mon p’tit frère etc… Elle s’arrêta ensuite de jouer et, caressant machinalement Kapri le labrador noir, elle fixa un point invisible sur le mur et dit tout fort pour la première fois depuis qu’elle avait eut confirmation « Je suis enceinte Edward. » Un peu solennel mais vu l’ampleur de la nouvelle, il fallait bien ça.
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MessageSujet: Re: Un ménage parfait... [PV]   Sam 13 Mar - 21:10

Il y a de ces nouvelles qui suscitent des sentiments indescriptibles. La joie, bien sûr, peut être gratifiée d’une longue et interminable description, qui ne ferait que représenter de manière ultra superficielle sa complexité métaphysique, mais aussi la suprise, la gêne, le mystère, l’interrogation, ou encore, pire, le dégoût, peuvent laisser de marbre tant par leur soudaineté que par leur capacité à se révéler stupéfiants. Bien sûr, on ne peut éprouver tous ces sentiments en même temps. Cependant, il est aisé de reconnaître que, mélangés, certains de ces sentiments peuvent se mouvoir en une sauce informe, presque indigeste, et qui, pourtant, parvient à satisfaire les papilles de son goûteur. C’était ce qu’Edward éprouva lorsque son épouse lui annonça qu’il était père. Cette sauce lui parut tout d’abord délicieuse, onctueuse. Il allait être papa ! Néanmoins, il se souvint d’une discussion qu’il avait eue avec Roze, qui rendait la sauce beaucoup moins agréable à savourer, et qui lui fit l’effet d’un coup de poing dans le sternum. Il savait les dangers qu’une grossesse, et même, qu’un accouchement prématuré pouvait provoquer chez sa femme. Il connaissait tous les dangers liés à cette nouvelle. Mourir en donnant la vie n’était pas pour Edward une belle mort. Pas lorsqu’il s’agissait de sa femme. Tous ces ingrédients rendaient cette sauce indescriptible, à la fois délicieuse et amère. Cette éventualité ne lui avait jamais véritablement traversé l’esprit. Il appréciait l’idée d’être un jour père, mais connaissant les dangers que cela représentait pour Roze, il s’obligeait à ne pas y penser. C’était un véritable dilemme cornélien, car dans un cas, il devrait payer un futur bonheur par la possibilité de perdre la femme de sa vie, et dans l’autre, il devait renoncer à être père tout en étant sûr que sa femme ne courrait aucun véritable danger. Aussi, il répondit, sans véritablement s’en rendre compte, de manière très froide :

« Je n’ai pas besoin d’être père pour t’aimer. »

Il s’apperçut qu’il avait répondu de manière assez brusque, et rougit. Il avait une sensation désagréable. Il avait envie d’être heureux. Il l’était, sans aucun doute. Mais cette parcelle de risque qui existait le rendait malade, et, malheureusement, c’était suffisent pour gâcher son bonheur. Il détourna son regard de sa femme. S’il s’était déjà, petit, prêter à imaginé la scène, où la femme qu’il ne connaissait pas encore lui annonçait qu’il était père, il ne s’attendait pas à ce que les choses se passent ainsi. Il y avait un décalage si grand entre la routine, le thé qu’il avait pris quelques minutes auparavant, et la nouvelle qu’on venait de lui annonçait, qui marquait un tournant décisif dans sa vie, qu’il se sentit partir. Il reprit rapidement ses esprits. Comment avait-il pu être aussi négligeant ? Il aurait dû prendre moins de risques, faire en sorte que cela n’arrive pas... Il n’avait pas le droit d’être heureux, alors qu’il y avait tous ces risques...


Tu le sais. Elle peut très bien ne pas s’en sortir. Tu peux la perdre.

Tu as le droit d’être heureux. Qu’importent les risques que cela représente. Aie foi en elle. Crois en la vie.

*Qu’est-ce qui se passe ? J’ai attendu ce moment depuis si longtemps... et pourtant, ça n’est pas comme ça que ça aurait dû se passer.*

« Excuse-moi... es tut mir Leid. »

Dans un allemand hâché, il s’excusa dans la langue maternelle de sa femme. Il dessina sur son visage un sourire particulièrement mélancolique. Puis, il posa sa main sur le bas-ventre de Roze, lui prit la main, et, avec douceur, il déclara :

« Je suis conscient des risques que cela implique. Mais, désormais, nous sommes une famille. Toi, cet enfant, et moi. »
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MessageSujet: Re: Un ménage parfait... [PV]   Dim 14 Mar - 16:41

    La froideur d’Edward fit d’abord peur à Roze. Elle s’était plutôt attendue à de grands cris de joies, ce genre de chose… après tout, c’est lui qui voulait des enfants, c’était aussi lui qui en profiterait ! Elle, elle ne pourrait même pas tenir son petit dans ses bras de peur de lui faire mal ! Cette idée la rendait un peu triste mais pour Edward, elle était prête à n’importe quoi ! Mais elle voulait que ça le rende heureux, alors pourquoi tant de froideur ? Roze était en proie aux doutes, elle était pleine d’hésitation, ne sachant plus quoi dire. Kapri s’était approché d’elle, posant sa tête sur ses genoux comme pour lui signifier qu’il était là, qu’elle ne devait pas se sentir aussi troublée.

    « Aber… » Commença-t-elle en Allemand avant que son mari reprenne la parole, s’excusant. Elle leva vers lui son regard plein d’inquiétude. Roze se souciait rarement du futur, il n’avait aucun intérêt pour elle, elle préférait s’occuper du présent, mais là, ce bébé faisait exception. Elle était tellement inquiète pour lui, elle avait peur de ne pas être assez forte pour le porter, pas assez saine d’esprit pour l’éduquer… Elle qui n’était jamais ouvertement angoissée par les choses triviales de la vie était maintenant complètement paniquée.

    « Das ist nichts… » Murmura-t-elle quand Edward s’excusa dans la langue maternelle de sa bien-aimée. Se rapprochant de lui, elle le laissa lui prendre la main et glisser son autre à son bas ventre, là où grandissait le fruit de leur amour, de leur passion. Elle savait que physiquement, elle avait fait tout ce qu’il fallait pour que cela se passe bien, mentalement en revanche, elle ne savait pas encore si elle était prête.

    « Je… Je n’ai pas peur des risques. » Dit-elle en hésitant, se blottissant contre Edward, cherchant comment exprimer ce qu’elle ressentait, elle qui avait tant de mal à s’exprimer. « Mais est-ce que je peux… être mère ? J’ai peur de le blesser. » Et elle ne parlait pas que physiquement, avoir une mère folle, il n’y avait pas de quoi se vanter dans la cours de récré. Sauf que Roze, pour aussi intelligente qu’elle fût, oubliait qu’elle avait quand même de quoi être une mère dont on pouvait être fier, après tout, n’était-elle pas membre d’un groupe de musique qui fonctionnait ? Une noble de naissance ? Une jolie femme aussi, bien qu’un peu particulière… Mais elle craignait tant de ne pas réussir à être attentive à son enfant ou de lui faire honte qu’elle occultait tout ce qu’elle avait de positif, car après tout, elle avait aussi de bons côtés moralement, elle n’était pas très compréhensive car peu empathique mais elle était plutôt coulante, et surtout elle était aimante. Mais on ne voit jamais ses propres qualités n’est-ce pas ?
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