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 Sans repère {Frédérique}

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MessageSujet: Sans repère {Frédérique}   Jeu 21 Jan - 20:08

Il y avait temps de chose qu'elle aurait aimé faire pendant les vacances. Notamment s'entraîner en danse, mais sa mère ne s'était pas faites à l'idée que sa fille n'était pas douée pour les études. Maureen voulait arrêtée. Elle parvenait tout juste à passer la moyenne, et ce au prix de gros effort. Elle était épuisée, vidée... Sans pour autant se laisser aller à la mélancolie. Maureen voulait essayer de rester forte, retomber dans une brève dépression comme l'année précédente n'était pas du tout ce qu'elle souhaitait. Même si elle n'espérait pas avoir ses BUSES, elle était même sur qu'elle allait les rater. Ah ~ Qu'est-ce qu'elle se sentait nulle ! Si seulement quelqu'un pourrait consacré tout son année pour lui expliquer comment fonctionne concrètement la magie. Parce que même si on est un enfant magique, l'expérience et l'apprentissage n'aidera pas celui qui n'est pas fait pour ça.

Maureen n'était pas faites pour se lancer dans les études. Elle n'était pas idiote, son cerveau ne s'imprégnait juste pas des informations importantes utiles pour réussir un contrôle. Ça aide me direz vous.

Il ne faut jamais se forcer dans un domaine qui ne nous intéresse pas. Mais lorsque vos parents sont derrière vous et qu'ils font tout pour que vous allez de l'avant, qui vous paye une splendide école et qui travaille dure pour vous payer un toit, que faire ? Dilemme. La jolie blonde n'aimait pas se poser ce genre de question qui ne faisait que la plonger dans un cercle vicieux. Tout tournoyer autour de son esprit, elle pouvait avoir des vertiges. Maureen avait beau être souriante et enjouée, elle n'avait personne à qui réellement se confier. Elle aimait beaucoup de gens à l'école, mais de vrais amis ? Il se comptait même pas sur les doigts de la main. Après, les gens pouvaient bien dire que beaucoup à Poudlard n'étaient pas sociable, normal si tout le monde était en clan ! Maureen n'arrivait pas vraiment à s'incruster dans un groupe, et lorsqu'elle pensait se faire des amis, c'était plus des connaissances.

Compliquer. Trop compliqué. Fallait qu'elle se fasse à cette idée que les gens n'avaient pas forcément envi de rester avec elle parce qu'elle était fatigante. Ses cris de joie, ses maladresses, tout ça devait déranger les gens. Mais ça ne l'empêcher pas de garder son entrain habituel avec son entourage. De plus, alors qu'elle entrait dans les toilettes des filles, quelques secondes après, la porte se rouvrit derrière elle.

Maureen n'était pas venue dans les toilettes pour faire ses besoins, mais plus pour penser. La vue par la fenêtre était très agréable, et elle n'avait vraiment pas envi de se les geler dehors. Raison pour laquelle son seul refuge était bien les toilettes. Etrange certes, mais c'était ainsi depuis sa première année.

" Frédérique ? Comment vas-tu ? " Finit-elle par dire après avoir reconnu rapidement la jeune fille. Elle aussi était une connaissance, elles avaient beaucoup de point commun, et pour être honnête ; Frédérique lui avait prouvé que les Serpentards n'étaient pas tous vils et méchants. Tobias était aussi quelqu'un de gentil... Franchement, il fallait toujours se faire un propre jugement sur son entourage, parce que les préjugés, c'était vraiment n'importe quoi.

" Je suis impatiente de reprendre les cours qu'on a en commun, même si j'aimerais évité le carnage comme la dernière fois en botanique... Enfin tu t'en souviens... Quand j'ai fait tombé la plante et qu'elle s'est mise à ramper jusqu'à la sortie. D'ailleurs Madame Chourave ne semble pas l'avoir retrouver... Tu penses qu'elle a été ou ? "

Son entrain habituel la poussait à aller de l'avant. Frédérique était une chouette fille, même si parfois, on pouvait dire qu'elle était ronchonne. Dans ses moments de colère, mais tout le monde ne peut pas être content en toutes circonstances Maureen. D'ailleurs, cette dernière se demandait s'il n'était pas mieux d'être comme Fred' que de cacher aux autres qu'on était pas très bien dans sa peau. Sourire enjouée, partage d'un regard, d'une attention. Des mots, joyeux, amicale. Une conversation qui allait peut être plus agréable encore que la belle couleur bleu et blanche du ciel.
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MessageSujet: Re: Sans repère {Frédérique}   Ven 22 Jan - 21:32

    Frédérique venait tout juste de sortir de son cours de potions. Et comme à chaque fois, après le cours, bien sur aussi après avoir un peu discuter avec le professeur, discussion toujours au sujet des potions et donc très enrichissante pour la petite, elle se rendait par la suite aux toilettes des filles les plus proches afin de se laver des mains. Une chose qu’elle en supportait, s’était d’avoir les mains sales. Elle détestait la saleté, le désordre. Pour elle, rien n’était mieux que la perfection. S’était peut-être pour ça qu’elle adoptait toujours une tenue des plus class et elle était fière que l’uniforme de son école puisse lui aller comme un gant.

    Ce jour là, elle portait, comme à son habitude, son pantalon d’uniforme, sa chemise et bien sur sa cravate. Il faisait encore bon et elle ne prit pas la peine de porter son pull ou sa veste. Ses chaussures avaient été parfaitement nettoyées de la veille. Ses cheveux châtains ondulées sur ses épaules et elle n’avait pas pris la peine de discipliner sa coiffure. Il fallait dire qu’à part sa tenue vestimentaire, elle ne portait pas une très grande importante à son aspect physique. Jamais maquillée, encore moins manucurée et comme parfaite intello qui se respectait, elle se rongeait les ongles. Juste assez parfumé pour ne pas écoeurer, elle était pourtant adorable. Elle faisait de plus en plus femme, mais même elle ne s’en rendait pas vraiment compte des changements en elle. Elle n’y faisait pas attention et ne s’intéressait pas vraiment à elle même.

    Son sac en bandoulière, pendant sur le coté, chargé des livres pour les cours de la matinée ainsi que du nécessaire de travail, elle venait de pousser à deux mains la porte des toilettes. Elle trouvait à chaque fois cette porte bien trop lourde et se demandait comment personne ne s’en était plein. Mais si tout le monde se comportait comme elle, à raler pour soi sans rien dire, elle comprenait que rien n’y soit fait. Elle se dit qu’un jour, elle allait lancer un sort pour arranger les choses et elle sera tranquille.

    Pour l’instant, elle venait de pénétrer dans les toilettes, sans avoir vu la fille qui venait tout juste d’entrer avant elle et la verte et argent fut donc surprise d’apercevoir une personne quand elle releva les yeux. Il fallait dire que, toujours comme d’habitude, elle était en train de penser aux devoirs qu’elle allait faire durant l’heure d’étude qui l’attendait. Elle voulait aller profiter du beau temps pour aller dans la grande salle. En effet, espérant que tout le monde choisisse d’aller à l’extérieur pour se détendre ou travailler, elle se dit que la grande salle allait sans doute être désertée et elle pourrait ainsi être tranquille pour travailler. La foule et le bruit l’ennuyaient assez.

    La porte se referma lourdement derrière elle et elle regardait toujours la fille devant elle. Elle la reconnut. Ce fut aussi le cas pour elle.


    « Bonjour Maureen… Je vais bien… »

    Les bonjour ça va, ce n’était pas vraiment pour elle. C’était pourquoi elle ne lui posa pas la question en retour. Elle était comme ça. Et puis, pourquoi tout le monde demandait systématiquement si ça allait. On répondait aussi systématiquement que tout allait bien afin de ne pas à avoir à se justifier dans le cas contraire. Pas tout le monde avoué allait mal et encore moins voulait en parler. Alors elle avait fait au plus simple et se contenta de casser cette boucle en ne demandant pas si ça allait ou pas. Si la Poufsouffle voulait lui dire son état, elle le lui dirait. Il fallait dire qu’elle ne posait pas non plus beaucoup de question, sauf dans le cas des études. Elle écoutait, observait, donner des idées ou commentait, mais elle ne savait pas poser de question sans faire des bêtises. Alors elle les évitait au maximum, du moins, quand elle le pouvait.

    « Nous n’avons pas de cours en commun avant la semaine prochaine je crois… Cette année, nous n’avons en commun que les cours pratiques en sortilèges si je ne me trompe pas… »

    Frédérique avait du mal à être aussi enthousiaste que la jeune fille au sujet des cours en commun. Elle trouvait les autres maisons trop pas à leur hauteur pour vouloir partager leur temps, leur savoir et leur cours avec eux. Et puis elle trouvait les Poufsouffles si… trop moldu à son goût. Elle connaissait Maureen seulement parce que les années précédentes, elle avait eu des cours en commun avec elle et qui leur arrivait qu’on les mette ensemble quand il fallait constituer des binômes. Il s’était avéré qu’elles avaient un niveau tout à fait différent. L’une à l’aise et l’autre en grand difficulté. L’une devait tout expliquer patiemment, ce qui ne lui était pas évident pour une solitaire. Et l’autre apprenant quelque chose mais à son rythme à la fin du cours. Mais en une heure ou deux ce n’était pas évident. Et alors que l’une continuait à progresser, l’autre continuait à ramer.

    « Oui je me souviens de la plante en fuite de l’année dernière… Chourave ne l’a pas retrouvé… Je pense qu’elle a du se réfugier dans la forêt interdite… »

    Maureen parlait avec entrain de cette mésaventure. Frédérique, elle, avait gardé son air neutre, calme et posée pour lui répondre. Elle ne voyait pas pourquoi elle serait enjouée. Elle se demandait même si elle savait comment on faisait pour l’être.
    La Serpentard croisa le regard de la jeune fille. Elle rebaissa vivement les yeux et s’avança vers le centre de la salle tout en passant près d’elle.
    Elle jeta son sac contre le mur près des lavabos et remonta ses manches en tachant de ne pas les tacher.


    « Tu t’en sors mieux en sortilèges… ? »
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MessageSujet: Re: Sans repère {Frédérique}   Lun 25 Jan - 20:08

    Elle était ravis d'avoir pu croiser une amie, même si parfois, elle se demandait si Frédérique là considérer comme tel. Maureen aurait aimé lui posé la question, mais elle ne préférait pas. La raison ? Il était vrai que les deux jeunes femmes n'étaient pas non plus des amis de longue date. Elles côtoyaient des cours ensemble, elles étaient complètement différentes au niveau scolaire, mais également au niveau du caractère. Maureen s'était toujours efforcée de faire de son mieux pour faire sourire la jolie vipère, mais rien y fait. Frédérique avait pendant de nombreuses années forgés un mur impénétrable autour d'elle, et même le sourire joviale de notre jolie blonde semblait ne pas pouvoir percer la carapace. Tâche qui aux yeux des autres semblaient peut être impossible mais Maureen voyait vraiment en Fred' quelqu'un d'intéressant, d'important. Elle l'appréciait beaucoup, et même si leur amitié était loin d'être solide, Maureen voulait tout faire pour la consolider.

    La voix neutre de son interlocutrice ampli la pièce, tandis qu'un nouveau sourire étirait le visage de la jeune poufsouffle. À force de sourire ainsi, elle finirait par avoir des crampes. Son visage était rarement au repos lorsqu'elle se trouvait en bonne compagnie (et fallait avouer que même avec ses ennemis elle arrivait à sourire...), mais elle tenait. Pas besoin d'anti-rides à 15 ans. Bien heureusement d'ailleurs ! Son amie venait de lui dire qu'elle allait bien, tant mieux. Pourtant, la voix de la jeune vipère était toujours imprégné de tristesse. Si seulement la blondinette avait l'occasion de mieux la comprendre, peut être que leurs discussions iraient déjà beaucoup plus loin que le Quidditch ou encore les cours.

    Quoique, Maureen n'aimait pas vraiment parler de cours. Sauf lorsqu'il s'agissait de discuter d'anecdote plutôt drôle, ce genre de souvenir qui restait gravé dans vos mémoires à jamais, et que vous emportez avec vous dans la mort lorsque vous êtes à la fin de votre vie. La jeune anglaise hocha la tête lorsque Fred' lui annonça qu'il n'avait en commun que les cours pratiques de sortilèges. Elle n'était même pas au courant ! D'ailleurs, en y repensant, elle n'avait même pas été voir avec quelle classe elle serait pendant une grande partie de son année. Sûrement les serdaigles, encore... Elle se retrouvait très souvent seule, parce qu'elle trouvait les serdaigles un peu trop hautain. Pas que la petite Maureen ne les aimait pas ! Le seul qu'elle détestait, c'était Erwan. Il avait tout fait pour qu'elle haïsse les garçons. Ces préjugés n'étaient pas intelligent, mais Maureen n'était pas encore trop consciente. Elle agissait juste par mépris et par colère. À ce propos, depuis le début de l'année, elle n'avait pas osé parler à un seul garçon... Qu'est-ce qui lui arrivait ?

    — Je n'étais pas au courant... Seulement les cours de sortilèges ? ah. Je vais m'ennuyer en cours. Même si tu es très intelligente, tu es bien la seule qui ne me fait pas comprendre que je suis d'une nullité... Enfin, tu... tu ne penses pas que je suis une teigne en cours, hein ?

    Disait-elle d'une toute petite voix. Sa moue la rendait plus que craquante, comme toujours. Son regard des plus bleus s'enfonçaient dans les iris verts de son amie. Oui, elle souhaitait que Frédérique ne pense pas "comme tout le monde". Ou du moins, qu'elle fasse semblant de ne pas être comme tout le monde. Maureen en avait marre d'entendre les autres se moquer d'elle. Peu de personnes regardaient ses autres talents... Alors, la blondinette s'approcha de la brunette qui avait l'intention de se laver les mains.

    — On peut pas dire que je m'en sors mieux, je crois qu'il n'y a même pas eu d'amélioration. Je sais que le professeur Flitchwick ne veut pas me dire que je suis une catastrophe ambulante. Mais tu sais Frédérique, je suis dans la troupe Sterne ! Tu devrais essayer toi aussi, je suis persuadée que tu ferais une merveilleuse danseuse !

    Maureen avait dit cela avec le sourire, le mieux, c'est qu'elle ne plaisantait pas. Alors qu'elle savait pertinemment que Frédérique n'avait pas l'intention de se lancer dans ce genre de vocation. Son amie serait plus une future auror. Elle en avait l'intelligence, la patience. Maureen l'enviait beaucoup. Ce n'était pas la première personne auquel elle enviait de nombreuses qualités. Maureen lui sourit une fois de plus avant de s'approcher de la fenêtre et de l'ouvrir, un vent frais s'engouffra dans la pièce tandis que les cheveux légèrement ondulés de Maureen dansèrent au son du vent. Puis, d'une voix toujours aussi joyeuse, elle lui dit :

    — Tu sais Frédérique, il faudrait que tu essayes d'apprendre la vie au lieu de n'apprendre que les cours. Il y a tellement de belles choses à voir ! Certes, tout n'est pas rose, mais je suis persuadée que tu finiras enfin par me sourire quand tu en auras envi ! Je suis sur que tu as un sourire magnifique ! C'est peut être pour ça que tu ne souris pas ? Hein ? Dit ? Parce que tu es un plus joli sourire que les plus belles personnes de l'école ?

    Maureen se mit à rire tout en tournant légèrement la tête vers son amie légèrement pencher au dessus du lavabo. La jeune poufsouffle lui fit un signe de la main pour qu'elle s'approche de la fenêtre. Pour qu'elle voit le monde de la même manière qu'elle ! Même si Maureen se sentait très mal par moment, la présence des gens lui redonnait le sourire en un clin d'oeil !
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MessageSujet: Re: Sans repère {Frédérique}   Dim 31 Jan - 19:42

    Frédérique appréciait discuter avec Maureen. Même si elle n’avait ni le même caractère, ni les mêmes passions, ni la même maison, ni les mêmes désirs. Et pourtant, elles s’entebdaient pas trop mal. Elles pouvaient presque se dire amies. Mais la petite couleuvre ne parvenait pas à se faire des amis. Au départ, elle était trop solitaire pour ça, trop réservée. Mais maintenant, elle ne voulait s’attacher à personne. Elle ne voulait pas être atteinte de la même tristesse qu’à la mort de ses parents. Elle appréciait Siegfried, Heaven, ils étaient amis. Mais là s’était différent, ils se ressemblaient, se comprenaient. Mais est-ce que Maureen comprendrait Frédérique et vis versa ?
    Elles parlèrent des cours mais elle comprit bien vite que la Poufsouffle ne voulait pas s’attarder sur ce genre de sujet. Déjà, qu’elle n’était pas au courant de leur cours en commun !


    « Oui seulement des Sortilèges… Tu sais, les sortilèges sont une matière très charmante quand on s’y intéresse… Tu n’es pas plus stupide qu’une autre… Il te manque seulement de la volonté et peut-être de la concentration aussi… Il faut que tu réussisses ton année… Je ne pourrais pas toujours t’aider… »

    Maureen souriait, souriait tout le temps. Frédérique se demandait comment elle faisait pour ne pas se casser la mâchoire à force.
    Toujours aussi penchée au dessus de lavabo, elle ouvrit doucement l’eau qui coula d’abord gelée sur ses doigts avant de se réchauffer doucement. Elle se mit un peu de savon et se frotta les mains tout en écoutant toujours la jeune Poufsouffle. Une Serpentard qui discutait avec une Poufsouffle, qui l’eut crut ? Elle se redressa, toujours aussi doucement et calmement, coupa l’eau et attrapa les essuies mains pour se les sécher.
    Elle se retourna enfin pour lui faire face et la regarder dans les yeux tout en lui répondant. Elle avait toujours trouvé ses yeux bleus bien plus lumineux bien plus profond que ses pauvres et si tristes yeux verts qui paraissaient encore plus foncés depuis ces derniers temps.


    « La troupe Sterne… ? Tu m’as déjà parlé de tes pas de danse… Tu sais que je considère la danse comme une passion indigne de nous, nous les sorciers… Je ne comprends toujours pas comment tu peux aimer ça… Tu es bien meilleure au Quidditch… Tu es même excellente… ! »

    En effet, vu qu’elle n’avait pas repris le Quidditch l’année passée, elle avait la possibilité de la voir jouer et d’apprécier ses qualités. Elle pensait tout ce qu’elle disait.
    Maureen lui demandait d’apprendre la vie. Elle ne pouvait pas. Elle ne saurait pas. La vie, qu’est-ce que la vie ? Celle de ses parents leur avait été arrachée. Elle n’en voulait pas à leur assassin, elle leur vouait même une grande admiration. Elle en voulait à ses parents de se naitre pas préserver au lieu de se mettre en avant dans les ennuis. Ce qui leur était arrivé n’était que de leur faute. Eux avaient bien entendu tenu une grande importance à apprendre la vie. Elle, elle n’y arrivait pas. Elle n’était pas comme eux et ne voulait pas finir comme eux.


    « Apprendre la vie… ? La vie est éphémère… Le temps de l’apprendre il est déjà temps de partir… Alors qu’avec la culture, les connaissances que j’emmagasinai, je pourrais à mon tour la perpétuer… Et de là, l’une des personnes à qui j’aurais confié mes connaissances, la perpétuera à son tour… Cela à plus de valeur à mes yeux… Je ne veux pas apprendre quelque chose qui doit un jour s’arrêter brusquement… »

    Frédérique appréciait discuter avec Maureen car elles avaient un avis et des idées totalement différents. Et on apprenait dans la différence. Elle ne la voyait pas comme toute les autres Poufsouffle, elle ne parvenait pas à la considérer comme les autres Poufsouffle. Elle était pas une totale Poufsouffle, comme elle on ne la considérait pas comme une totale Serpentard. Elles avaient quelque chose en plus, en moins qui faisait qu’elles étaient uniques, à la différence de leur consœur.
    Mais ce qu’elle lui disait l’interpellée. Elle avait ouvert la fenêtre. Elle s’en approcha doucement, se rapprochant d’elle. Elle regarda la vue sans laisser rien paraitre sur son visage. Le vent frais fouetta son visage qui en rougit rapidement. Les cheveux de Maureen ondulés au dessus de ses épaules. Si elle, elle était une couleuvre, sa camarade était plutôt un cygne…


    « Je ne vois pas l’intérêt de sourire… Je n’ai pas de besoin de sourire… Je n’ai pas ton insouciance… je ne veux pas dire que tu es naïve de sourire… Mais je ne cesse de réfléchir, de me perdre dans mes pensées… Et je ne peux pas en sourire… »

    Et puis, elle n’avait pas de raison de sourire. Rien dans sa vie n’apporter à sourire. Rien…

    « Je n’ai rien de joli… ni moi ni mon sourire… Si s’était le cas, ça se saurait… tu ne crois pas… ? Les plus belles personnes de l’école sont entourées, enviées, désirées, convoitées… Moi je suis toujours aussi seule… Alors non, je ne suis que quelconque et sans sourire… »
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MessageSujet: Re: Sans repère {Frédérique}   Sam 13 Fév - 19:43

    Maureen était persuadée qu'elles étaient amies, elle voulait le croire du plus profond de son coeur. Parce que Frédérique était différente, parce qu'elle était si spéciale. La jeune cinquième année l'appréciait vraiment beaucoup. Et par moment, la blondinette avait l'impression de voir son reflet, non pas physique, mais moralement. Frédérique n'était pas heureuse, elle donnait l'impression de trouver la vie inutile. Alors que de son coté, Maureen pensait la même chose. Elle n'était pas heureuse, elle ne savait pas quel ruisseau allait prendre sa vie. Maureen manquait de confiance en soi. La vie était inutile si l'on n'avait pas les talents pour avancer, pas vrai ? Maureen faisait croire à son entourage qu'elle était joyeuse, elle essayait de ne pas contaminer les gens avec des sautes d'humeurs, elle voulait être joyeuse pour faire passer un message. Pour que les gens pensent qu'elle était la bonté réincarné, et que même sans talent tout était possible. Depuis quelques années, elle n'y croyait plus.

    Pourtant, elle voulait encore essayer. Elle voulait même aider Frédérique à se sentir mieux, après tout la demoiselle lui montrait bien qu'elle ne la haïssait pas, n'était-ce pas une bonne chose ? Maureen prit tout de même en considération les propos de sont amis, ils étaient tellement vraies. En cours, elle n'était pas concentrée parce qu'elle ne comprenait rien. Était-ce pas ce qu'elle n'avait pas assez confiance en elle ? Elizabeth le lui avait déjà dit des centaines de fois, mais ces informations ne parvenaient pas à entrer dans la tête de notre adolescente. Pourtant, Maureen sourit à nouveau à son amie vert et argent, même si elle n'aimait pas trop parler de ses talents en cours, elle répondit tout de même :

    « Je suis consciente que tu as raison Fred'. J'aimerais beaucoup changer sur ce sujet, faire aussi bien que les autres, mais je crois que les cours, ce n'est pas trop mon domaine. J'ai déjà essayé de travailler dur les années précédentes, mais j'ai constamment besoin d'aide extérieur. Peut être qu'au fond de moi, quelqu'un me dit de faire autre chose que ça. Peut être joueuse de Quidditch professionnelle, danseuse ou encore mannequin ? C'est un peu dans les seuls domaines où je m'en sors plutôt bien, et où l'on me regarde. »

    Maureen était ravis que son amie lui dise qu'elle était douée en Quidditch, c'était la première fois qu'on le lui disait ! Et cela lui faisait vraiment chaud au coeur, elle aurait voulu la remercier mille fois, mais ce n'était pas la meilleure chose à faire. Elle ne voulait pas mettre son amie dans l'embarra, elle ne voulait pas l'embêter avec des remerciements successifs, alors elle laissa tout passer dans un nouveau sourire. En compagnie de Frédérique, Maureen se prenait à sourire beaucoup. Finirait-elle avait beaucoup de rides lorsqu'elle serait plus vieille ? Elle ne l'espérait pas, mais c'était tout à fait possible après tout. Des rides qui la rendraient moches. Maureen n'avait pas trop envi de penser à ça. Et puis, on ne devait surtout pas trop se projeter dans l'avenir lui disait sa mère, parfois, on pouvait être trop déçu.

    « J'ai toujours trouvé que la danse était un sport comme un autre en faite, être sur scène, être regarder, ça me fait vraiment plaisir. Tu sais, on est quand même un peu pareil d'un certain coté, on ne nous connaît pas beaucoup à Poudlard. Parce qu'on a du mal à sortir du décor. Mais ça ne nous empêche pas d'être spécial pas vrai ? En dansant, tu peux devenir quelqu'un attire l'attention, comme sur un terrain de Quidditch ! »

    C'était vraiment ce qu'elle avait pensé lorsqu'elle avait commencé à faire de la danse, depuis ce fameux jour, elle n'était jamais parvenue à louper des cours. Elle aimait trop ça. C'était comme sur un terrain de Quidditch, elle se sentait libérée d'un poids, elle se sentait libéré de ses chaînes. La sourire de Maureen finit par s'éteindre lorsqu'elle entendit les propos de son amie.

    Elle s'était déjà rendue compte que Frédérique était très triste à l'intérieur d'elle même, et Maureen voulait à tout prix la soutenir. Certes, elle ne pourrait jamais la faire changer d'avis sur certains sujet... Mais elle pouvait très bien lui apprendre à aimer la danse ? Elle pouvait très bien lui apprendre que même si la vie était courte, on pouvait faire pleins de choses ? Autre chose qu'étudier. De son point de vue, la blondinette que trop étudier était une perte de temps. Il fallait s'amuser aussi, il fallait garder de bon souvenir de chaque moment passer à Poudlard. La vie en dehors serait certainement beaucoup plus difficile.

    « C'est justement parce que la vie est éphémère qu'il faut profiter des meilleurs choses qui soient ! De goûter à tout, de tenter des choses impensables. Tu dis ne pas aimer la danse, mais en as-tu déjà pratiquer ? Peut être que tu aimeras. Étudier, c'est bien, ça permet de te faire une place importante dans la société, l'argent que tu recevras sera aussi très important. Mais quel souvenir pourras-tu en garder ? Quel souvenir particulier auras-tu de Poudlard ? »

    N'était-ce pas un autre point commun ? Lorsqu'elle rentrait dans ce genre de conversation, Maureen avait l'impression d'en apprendre toujours plus sur son amie. Les cheveux dans le vent, la belle contemplait le ciel. Elle aimait sentir le vent courir sur ses cheveux, elle aimait le sentir caresser son visage. C'était comme si son esprit se vidait peu à peu, qu'elle retrouvait le sourire, qu'elle ne pensait à aucun problème. Qu'elle ne pensait plus qu'elle n'était pas désirable à Poudlard.

    « Tu es loin d'être laide. Et à quoi sert la popularité vraiment ? Lorsqu'on n'a plus besoin de toi, on t'oublie. Tu n'es plus important. Je ne pense pas que la beauté physique fasse tout, les gens t'apprécieront pour ce que tu es, les vrais amis ne regarderont pas si tes lèvres sont parfaites, si ton regard est pétillant. Ceux qui prétendent être tes amis et qui ne cessent de te dire belle, charmante, ils ne restent avec toi que pour être célèbre à leur tour. »

    Sa propre mère n'arrêtait pas de lui dire qu'elle avait des yeux magnifiques, qu'elle était belle. À Poudlard, on ne la regardait pas pour ça. Parce qu'elle n'était pas aussi riche que certains, parce qu'elle n'était tout simplement pas populaire. Maureen s'en était toujours plein, mais maintenant, elle se rendait compte que ce n'était pas si important. Le mieux était de savoir sur qui compter, des gens de valeurs, des gens importants. Des gens qui connaissaient la valeur de l'amitié tout simplement. Les faux amis n'hésitaient pas à nous laisser dans la merde lorsqu'ils étaient persuadés qu'un événement pouvait les toucher personnellement...

    « Je trouve que tu es merveilleuse comme tu es Frédérique ! »

    Maureen tourna légèrement la tête vers elle, un nouveau sourire baigna ses lèvres. Tant pis si elle aurait des rides plus tard ! Elle voulait tout faire pour redonner le sourire à Fred !
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MessageSujet: Re: Sans repère {Frédérique}   Sam 13 Fév - 23:05

    « Pas besoin d’en être consciente… J’ai toujours raison… »

    Si elle aimait sourire, elle en aurait souri de sa petite remarque. Elle faisait dans l’humour, mais ne souriant pas pour autant. Mais elle croyait ce qu’elle disait. Elle savait tant de chose, sa culture était si grande, qu’elle ne pouvait pas avoir tord. Quand elle affirmait quelque chose, elle pouvait toujours avoir raison. Elle ne parlait jamais à la légère. Elle ne fatiguait jamais pour rien. Elle n’entreprenait jamais rien pour rien. Elle elle ne se risquait jamais pour des choses inutiles.

    « Normal qu’on aime te regarder dans les domaines physiques… Tu es merveilleuse… Hum... Ce que je veux dire, tu aimes faire les choses bien faites… un peu comme moi quand j’entreprends un nouveau sort ou une nouvelle potion… Ce n’est pas bien différent…
    Je ne pourrais pas aimer la vie et les choses de la vie comme toi… Ne me force pas à le faire… Je ne pourrais pas changer… je n’y arriverais pas… »


    Sauf si quelque chose lui arrivait. Comme un élétrochoc, comme quelque chose de nouveau qui chamboulerait sa vie. Mais ça, elle ne le savait pas. Ce qu’elle se disait, c’était qu’elle ne pourrait jamais changer, qu’importe ce qui lui arrivait.
    Maureen lui faisait des compliments et elle apprécia, toujours sans un sourire, mais elle appréciait. Pourtant elle ne lui montra pas. Elle était vraiment fière qu’on apprécie ce qu’elle était, ce qu’elle représentait. Surtout venant de Maureen, elle le prit encore plus à cœur.


    « J’aime tout ce que j’entreprends déjà… Je ne vois pas ce que je pourrais gouter de différents et qui pourrait me plaire… Peut-être que tu sais toi, mais moi je l’ignore… »

    Oui Frédérique voulait avoir une place importante. Elle commençait par y prendre gout. Elle voulait de la popularité. Elle voulait que tout le monde parle d’elle. Elle voulait qu’on parle d’elle. Elle se fichait de l’argent. Elle voulait juste de l’influence et à partir de là, tout allait de soit. Même si tout avait pris du temps, l’essentiel s’était que tout avait commencé, enfin.
    Elle croisa son regard. Elle fut surprise, pour la première fois par ses yeux plus. Elle les trouva mystérieux, presque irréels. Elle fut surprise de penser cela. Elle fut surprise d’avoir capté son regard. Généralement, elle n’aimait pas regarder les gens dans les yeux. Elle savait qu’un regard disait tout. Et elle ne voulait pas que le sien la trahisse.


    « Je ne choisis pas mes amis à la légère… Alors si ils me trouvent belle, grande, importante… je les croirais… ! Je n’en douterais pas, car ce sont mes amis… »

    Le vent soufflait sur leur visage, et sur le visage de Maureen avant d’aller jusqu’à elle. Son parfum parvenait à ses narines. Frédérique faisait attention à divers détails sur les gens. Regard, parfum, voix. Et là celui de la jeune blonde était doux, sucré. Il donnait envie de plonger son nez dans son cou… son cou ? Non mais n’importe quoi. Elle fut surprise par ses pensées qui la dérangeait… dérangeait ?
    Elle fit un pas en arrière, préoccupée, et retira ses lunettes pour se frotter doucement les yeux. Elle n’allait pas bien, vraiment pas bien. Quelque chose n’allait pas, et ça ne pouvait venir que d’elle. Ça devait être la fatigue, ou autre chose, mais il était forcé que quelque chose n’allait pas. Ce n’était pas normal.


    « Mais ne t’inquiète pas pour moi, j’ai de grands souvenirs de Poudlard… Et je compte revenir à Poudlard plus tard… je ne le quitterais jamais…
    J’aime être spéciale… »


    Et s’était peut-être pour ça qu’elles s’appréciaient. Elles étaient différentes, bien sur unique, et c’était ce qui les avaient rapproché. Elle la trouvait elle aussi merveilleuse. Mais elle ne savait pas donner réellement des compliments.
    Elle tenait toujours ses lunettes dans sa main. Ses yeux clos, elle inspira doucement avant de reprendre la parole, cette fois ci, plus lentement, moins sur d’elle.


    « Pourquoi m’apprécies-tu autant… ? Comment fais-tu alors que je ne parviens pas à te rendre pas un quart de ce que tu m'envoies… »
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MessageSujet: Re: Sans repère {Frédérique}   Lun 15 Fév - 21:43

    C'était un manque de confiance en soi, mais était-il aussi facile de changer ? Il fallait agir au lieu de le penser seulement, cela faisait des années qu'elle se noyait dans ce bain de mensonge qu'elle sentait refroidir de jour en jour. Frédérique l'aiderait peut être à s'améliorer ? Maureen attendait toujours trop de ses amies, c'était peut être pour cela qu'elle les perdait aussi vite. Le regard de la jeune Poufsouffle restait toutefois très pétillant, elle ne voulait en aucun cas montrer ses faiblesses à son amie. Maureen ne voulait pas se montrer faible, parce qu'elle voulait soutenir son amie serpent. Quelqu'un qui pleurait sur son sort tout le temps n'était pas la meilleure aide qui soit. Maureen ne put s'empêcher de sourire à la remarquer de sa vis-à-vis ; Soit, elle avait toujours raison. La compagnie de Frédérique était comme un baume sur son coeur, mais pourquoi avait-elle de tels sentiments à son égard ? Elle les trouvait agréable. Elle se sentait bien en compagnie de son amie, et elle savait qu'elle pouvait entièrement lui faire confiance. Pas comme en ces garçons qui s'étaient jouer d'elle.

    Ses attirances pour les garçons s'étaient légèrement atténués, mais elle n'en était encore qu'à peine consciente. Après tout, Maureen n'avait que quinze ans, et elle avait beau réfléchir sur ce genre de chose, elle n'arrivait pas à trouver elle-même les réponses. Ces dernières viendraient-elle à elle, où devait-elle tout faire pour les trouver ? La belle anglaise n'avait pas envi de jouer à cache-cache. Elle finirait bien par comprendre avec le temps. Mais ses pensées à cet instant étaient vraiment trop tourné envers cette jeune fille qu'elle admirait beaucoup. L'admiration qu'elle avait porté envers Elizabeth était incomparable. Et puis, l'admiration était en soi différente. Elizabeth réussissait énormément de chose, comme Frédérique. Mais il y avait quelque chose de plus chez Frédérique qu'elle appréciait énormément et qu'elle n'arrivait pas à cerner.

    Si. Elle lui ouvrait les yeux, elle savait la faire réfléchir sur des sujets qu'elle n'aurait jamais abordé avec une autre. Frédérique avait beau être une belle jeune brune froide et distante, elle avait un coeur, et cela se sentait. Maureen n'était pas stupide, et elle savait qu'avec le temps, Frédérique arriverait à redécouvrir les couleurs de la vie. Une vie rude, certes, pleines de surprises tout aussi surprenantes les unes des autres, mais une vie qu'il fallait malgré tout avoir le courage d'affronter.

    Le regard de la blondinette se tourna de nouveau vers son interlocutrice qui lui faisait le plus beau des compliments. Aux yeux de Maureen du moins. C'était la chose la plus magnifique qu'on lui avait dites jusqu'à maintenant, et elle ne put s'empêcher d'écarquiller les yeux de surprise. Mais elle parvint à reprendre ses esprits pour lui dire dans un nouveau sourire joviale :

    « Merci Frédérique, ça me fait vraiment chaud au coeur ce que tu me dis. Tu es vraiment l'une des seules personnes qui m'a dit ça aussi honnêtement, c'est pour ça que je t'apprécie autant... Et en tant que bonne amie, je dois aussi te dire que tout le monde change. Tout le monde peut essayer de changer. Il te faut juste du temps. Comme tout le monde. »

    Maureen se sentait aussi concernée par ses propres propos. Il était clair qu'elle se mettait tout de même dans le même sac ; elle voulait changer. Mais, malgré ses efforts, elle se rendait compte qu'il manquait quelque chose à son amie chère, elle n'avait pas vraiment la volonté de changer. Un point qui créait un faussé entre elle, un faussé que Maureen voulait à tout prix refermer. Elle ne voulait pas s'éloigner de Fred', elle voulait qu'elle reste aussi proche d'elle qu'elle le pouvait. Elle déplacerait des montagnes avec ses petits bras fragiles s'il le fallait, jusqu'à s'en écorchait les doigts. C'était des sentiments pures, si soudain, que Maureen ne put s'empêcher de tourner la tête vers ce ciel. Ces derniers temps, elle ne comprenait plus ses sentiments, mais dans cette poitrine, quelque chose tambouriner si fort qu'elle eut peur que son coeur s'arrache de sa poitrine. Oui, elle tenait vraiment à Frédérique, même si cette amitié si profonde était ambiguë, elle savait ce qu'elle pensait de son amie.

    « On ne peut pas dire qu'on apprécie pas une chose sans l'avoir tester, sans avoir essayer. Peut être qu'au fond de toi, il y a des talents cachés. J'en suis même persuadée ! Tu deviendras peut être très célèbre quand tu sortiras de Poudlard ! Qui sait ? Et puis, une preuve que tu es quelqu'un de vraiment bien Frédérique, tu crois en tes amis. Et c'est vraiment très important. Tu vas finir par me traiter d'imbécile mais... Franchement, tu es quelqu'un de merveilleux ! Et je te le dirais jusqu'à que je n'ai plus d'air dans les poumons ! Tu es quelqu'un de merveilleux, au grand coeur. Mais ce qui m'embête, c'est que tu cherches à le cacher. C'est une grande qualité. Une très grande qualité ! »

    Maureen ne cessait plus de sourire, le visage tournait vers Frédérique. Un sourire qui s'agrandit encore plus lorsque son interlocutrice n'hésita pas à lui faire part de ses rêves d'avenir. Voulait-elle devenir professeur à Poudlard ? C'était un bon choix, elle deviendrait une excellente sorcière. Après tout Frédérique avait de grandes qualités, l'intelligence, la patience, la sagesse, l'esprit. Beaucoup de chose à envier. Tellement de chose que la jeune blonde ne cessait de l'apprécier, plus elle en apprenait sur elle. La seule chose qui la rendait triste, c'était qu'elle n'avait pas l'intention de revenir à Poudlard. Elle aimait beaucoup cette école, elle voulait même faire partis des piliers, mais elle ne se trouvait pas assez de qualité. Elle était trop excitée, trop impatiente. Elle risquait de faire exploser l'école. Alors bon, le Quidditch et la Danse restaient de parfait rêves d'avenirs non ? Puis, elle reprit ses esprits, elle enverrait sans doute ses futurs enfants à Poudlard, si elle en avait bien sur... Finir vieille fille ? Personnellement, elle préférait ça que de finir avec un imbécile...

    Puis, des mots suffirent pour faire grandir la surprise dans le coeur de notre adolescente qui leva de nouveau les yeux vers Frédérique pour plonger son regard ciel dans les yeux verts éclatants de son interlocutrice. Un instant, un silence, puis des mots :

    « Je t'apprécie pour ce que tu m'apportes. Tu m'aides à garder les pieds sur terre, tu m'aides vraiment beaucoup. Tu m'envoies de l'énergie sans t'en rendre compte Frédérique, une énergie qui me fait revivre de jour en jour. Je crois que si je ne t'avais pas rencontrer en cours, que si tu ne m'avais pas aider, je serais dans un sacré pétrin aujourd'hui ! Tu fais énormément pour moi. Tu es la personne que j'apprécie le plus à Poudlard. »

    Elle avait avoué. Sa franchise jouait parfois contre elle, mais là, elle ne savait pas si c'était bon ou mauvais de lui avoir dit cela. Comment allait-elle le prendre ? Pourtant, c'est ce que ressentait la jeune anglaise, c'est vraiment ce qu'elle avait sur le coeur. Un nouveau sourire éclaira le visage pâle de la demoiselle avant de rétorquer d'une voix joyeuse, le visage tourner vers le ciel :

    « Et toi Fred' ? Que penses-tu de moi ? »
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MessageSujet: Re: Sans repère {Frédérique}   Mar 16 Fév - 23:30

    Elle avait écouté ce que lui avait répondu Maureen à sa question. Ses yeux toujours clos, son visage fermé, ses lunettes tenues dans sa main. Elle respirait lentement tout en l’écoutant, comme si elle ne voulait pas déranger le son qui sortait de ses lèvres par le bruit de sa respiration. Son cœur tambourinait dans ses oreilles comme si ces paroles lui plaisait profondément autant qu’ils pouvaient la déranger. Elle ressentait un mélange d’agacement et de bien-être. Un parfait mélange qui commençait à lui donner la migraine et obstruait de plus en plus ses pensées et réflexions.
    Frédérique s’était attendue à ce qu’elle lui posait la question à son tour. Elle l’avait bien posé elle même et la jeune fille était tout autant curieuse qu’elle. Vouloir connaître son avis était tout à fait évident. Mais son soucis s’était qu’elle n’était pas autant disponible que sa camarade à répondre franchement. Elle ne mentait pas, si elle avait envie de dire que quelque lui déplaisait, elle le disait et ne se forcement pas d’en faire des compliments. Mais là s’était le contraire. Seuls des compliments lui venaient aussi en tête, des paroles gentilles et sincères, mais sa tête le lui en empêchait. Elle n’arrivera pas à répondre à cette question et au lieu de mentir, elle se perdit dans ses paroles.


    « Ce que je pense de toi... ? Je n’en ai pas le droit… Je veux dire je ne suis pas négative sur ta personne… Mais je pense tant de chose sur toi… Et je suis Serpentard, et je n’ai pas le droit d’avoir des pensées aussi bonnes pour toi, une Poufsoufle… Je ne sais pas Maureen… je ne peux pas… Tu sais, je ne sais pas faire marcher mon cœur… Mes pensées me disent que je deviens folle… »

    Elle baissa la tête et soupira. Elle aurait pu être facilement une Poufsoufle ou une Serdaigle ou encore une Gryffondor, mais il y avait de nombreuses choses qui avait poussé le Choixpeau à la mettre finalement à Serpentard. Elle détestait les autres maisons, n’hésitant pas à les rabaisser. Elle vouait un culte malsain pour la Magie Noire et aurait pris un plaisir pervers à tester des sorts et potions sur des créatures et sur des Moldues qu’elle détestait toujours de plus en plus depuis qu’elle devait vivre dans une de leur famille durant ses vacances d’été. Elle avait un fond sombre et mystérieux. Et pourtant, elle avait un don pour les études. Elle était de nature calme et posée. Elle s’était liée d’amitié avec cette jaune…

    « Je suis honnête… Même si je me dissimule, quand je parle, ce n’est pas pour mentir… »

    Maureen lui disait la considérer comme une bonne amie. Comment lui dire qu’elle pensait pareille, qu’elle l’appréciait beaucoup, mais qu’elle n’arrivait qu’à le penser, le ressentir mais pas à le montrer et l’exprimer ? Elle n’avait jamais aimé parler d’elle, elle ne savait pas le faire. Elle n’avait jamais aimé parler tout simplement. Alors dire des choses gentilles et révéler son attachement, c’était encore un peu trop difficile pour elle. La méchanceté, la bassesse et l’arrogance étaient des choses bien plus faciles. Pas besoin de réfléchir et ça allait tout seul quand on se fichait des conséquences. Mais tout dépendait avec qui et sur quel ton on le donnait.

    « Tout le monde change, peut-être, mais je ne suis pas tout le monde… Et pourquoi changerais-je… Je suis ce que je suis, on me prend ainsi ou bien on passe son chemin… Je n’ai ni l’envie ni la volonté de le faire… »

    Elle changeait, elle le ressentait de plus en plus. Physiquement comme mentalement. Mais pas forcement du coté qu’on aurait voulu mais pour elle ça lui convenait. Elle ne voulait pas plaire forcement, ou plutôt, elle n’avait jamais pensé que cela pouvait avoir des avantages. Elle se souvint de la remarque de Siegfried qui lui avait demandé si il y avait un garçon qui lui plaisait. Elle n’avait pas su y répondre. Elle n’avait jamais fais attention aux garçons comme elle aurait du le faire. Daniel Sallers lui aurait bien plu, mais elle ne le fréquentait plus depuis ses dernières années et finalement, elle n’était pas intéressée par lui. Encore moins pour Siegfried justement qui était de loin le seul garçon avec qui elle parlait. On pouvait se demander si elle était normale. Mais elle se préoccupait tellement de ses études et recherches qu’elle ne faisait plus attention aux choses simples de la vie. Heaven avait été tout son contraire de ce coté là. Elle aurait été une Perfect à ses cotés si elle s’était plus lâchée, si elle avait ouvert les yeux. Mais il était peut-être un peu trop tard. Elle était ce qu’elle était et se complaisait dans sa situation. Et puis, elle avait le temps pour tout ça. Elle ne voulait vraiment pas faire comme tout le monde.

    « Je ne veux pas explorer des talents cachés… Je ne suis pas vraiment disposée à explorer ce qu’il y a au fond de moi… Pas de suite… Les mauvaises surprises pourraient en venir… Si tu savais tout ce qui se terre au fond de moi… Tu ne m’apprécierais plus autant… Il vaut mieux donc les laisser où elles sont… Mais c’est là, et je ne veux pourtant pas m’en défaire… »

    Elle avait mis environ 5 ans à avoir confiance en ceux qu’elle pouvait cette année là considérer comme ses amis. Mais si on la blessait, la décevait, elle tenait éternellement rancune.
    Elle remit enfin ses lunettes et ouvrit enfin les yeux. Elle ne redressa pas pour autant la tête et fourra ses mains dans les poches de son pantalon. Elle s’adossa aux lavabos qui se trouvait juste derrière elle. Maureen était un peu en retrait derrière elle et ça l’arrangeait. Elle n’avait pas besoin de lire le doute qui était sans aucun doute présent dans ses yeux.


    « Moi… ? Quelqu’un de merveilleux… ? J’avoue que c’est imbécile que de le penser… Si tu savais tout ce que je pense là maintenant, tu aurais réellement peur… Même moi je pourrais me faire peur… Je ne suis pas quelqu’un de bien… J’en ai l’air, mais ce que je pense est différent de l’imagine que je donne… La moitié que je veux faire de mon avenir n’a rien de bien pour des personnes comme toi…
    Tu crois tant de chose sur moi… Je ne suis ni bonne, ni gentille, ni admirable… Je salive à chaque conflit… Je me régale malgré moi du malheur des gens… Ne gâche pas tes poumons pour moi… Un jour où l’autre, tu seras déçue de moi… C’est peut-être pour ça que je ne veux m’attacher à personne…
    Croire en mes amis ne fait pas de moi quelqu’un de bien… Je ne donne pas ma confiance à n’importe qui… Ni quelqu’un qui aurait du cœur… Pour cela il me faut du temps, beaucoup de temps… »


    Frédérique avait voulu devenir rapidement Serviteur des Ténèbres, même avant la fin de sa scolarité afin d’accéder rapidement à la place de Mangemort. Mais elle avait toujours su que ça ne serait pas tout à fait compatible avec la profession qu’elle voulait exercer au sein de Poudlard. Peut-être que d’ici là les choses changeront mais là elle ne pouvait plus y penser. Les choses avaient changé. Elle ne savait plus où elle en était. Elle devait se décider mais là elle restait si complexe elle même qu’elle n’arrivait pas à organiser ses pensées. Ce qui était rare pour quelqu’un qui cogitait sans cesse. Mais quand il s’agissait d’elle, elle était rapidement perdue et confuse. Elle se cachait tellement qu’elle ne se connaissait pas elle même…
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MessageSujet: Re: Sans repère {Frédérique}   Jeu 25 Fév - 19:32

    Maureen ne se trouvait pas assez maligne pour lire entre les lignes, pourtant, c'est ce qu'elle était en train d'essayer de faire avec son amie. D'essayer de comprendre le sens caché de ses paroles, mais elle n'y parvenait pas ; c'est comme si Frédérique parlait une autre langue, comme si elles ne se comprendraient jamais. Maureen ne voulait pas de ça, elle n'arrivait pas à imaginer de tels choses, parce qu'elle tenait tellement beaucoup à cette jolie verte et argent, qu'elle voulait la comprendre. Qu'elle voulait essayer de lire sur son visage. Les sentiments qu'elle éprouvait à son égard voulait être dissimulé ? Elle ne parvenait pas à dire le fond de ses pensées ?

    « On est toute seule, tu peux dire tout ce que tu penses de moi. Mais si tu arrives mieux à dire des choses négatives... Vas-y. Peut être que ça me permettra d'avancer un petit peu ? »

    Maureen était suicidaire, elle tentait toute seule le bâton pour se faire battre. Maintenant qu'elle avait fini de parler, elle sentait que ce n'était pas une aussi bonne idée qu'elle l'aurait voulu. Mais si Frédérique avait du mal à dire de belles choses sur une personne, il était tout à fait normal que la jolie Poufsouffle cherche à mettre d'avantage à l'aise son amie. Il l'appréciait tellement qu'elle avait l'impression qu'elle ferait n'importe quoi pour qu'elle soit heureuse ! Si dire des méchancetés sur quelqu'un rendaient heureuses la personne, c'est vraiment que celle-ci était tordu... mais bon, Maureen n'était pas dans la tête des Serpentards, et elle s'était aussi rendue à l'évidence qu'elle était vraiment nulle pour essayer de comprendre les sentiments de ses interlocuteurs. Mais il fallait dire que la belle brune en face d'elle était difficile à détailler, elle conservait pratiquement tout le temps son air neutre. Mais, quand elle rêvait, est-ce que son amie gardait toujours ce même air où elle parvenait à détendre les muscles de son visage qui semblaient si crispés ? Grande question. La jeune anglaise aurait bien aimé trouver un moyen d'entrer dans la salle commune des serpents pour pouvoir la voir dormir. Pourtant, c'était impossible. Si elle tentait une potion où quoique se soit d'autres, avec la malchance qui la suivait, elle ferait exploser une partie de l'école ; et elle se ferait virer par la même occasion !

    « Mais, je ne parlais pas de te changer toi ! De changer ton caractère ! Je l'aime bien ton caractère, je t'apprécie comme tu es ! Je te parle de changer tes goûts, tu peux toujours apprécier des choses que tu n'aurais jamais penser apprécier ! La danse par exemple, même si tu dis ne pas aimer, as-tu déjà essayer ? Si tu veux... On... On peut aller au bal ensemble ! Je te montrerais qu'on peut s'amuser en dansant ! Mais... Ah... Désolé, tu as peut être quelqu'un... »

    Maureen avait été si spontanée sur le coup, qu'elle n'avait qu'à peine entendu ce qu'elle avait dit elle même. Elle réfléchit durant quelques secondes, elle se plongea dans ses pensées, se remémora tout ce qu'elle venait de dire. Elle venait de... PROPOSER À FRED D'ALLER AU BAL AVEC ELLE ? Aaah ! Son coeur avait parlé plus vite que ses pensées, et la petite maureen commença à être désemparer. C'était si soudain. Mais elle ne voulait pas revenir en arrière, pour quelle raison ? Parce que maintenant qu'elle l'avait dit, elle voulait aller au bal avec Frédérique, elle voulait qu'elle s'amuse avec elle, en sa compagnie. Elle voulait faire de son mieux pour la faire rêver son les lumières de Poudlard. Même si c'était difficile, même si Frédérique ne voulait pas forcément, elle essayerait. Maureen n'avait pas la force morale pour avancer sur son propre chemin, mais elle était toujours prête à soutenir les autres pour les faire avancer ! Bon d'accord, Frédérique savait très bien avancé toute seule, elle était tellement douée, elle savait faire beaucoup plus de chose d'elle, et savait très bien prendre son avenir en main. Maureen n'était rien, elle ne devait pas trop s'insinuer dans la vie de son amie, il ne fallait pas qu'elle lui fasse peur.

    « Tu penses peut être des choses atrocités, mais même avec la pire des atrocités, tu resteras mon amie. Je sais que tu ne penses pas de mauvaises choses sur moi, je le sais. Même si ton regard ne reflète pas tes sentiments les plus profonds, je sais que tu n'es pas si mauvaise. J'ai déjà vu des serpentards beaucoup plus méchant que ça. Tu n'es pas comme tous les serpentards, tu ne fais pas de mal à des premières années juste pour t'amuser, tu ne t'abandonnes pas à ce genre de pratique. »

    Maureen savait très bien que son amie aimait beaucoup tout ce qui touchait à la magie noire, mais chaque personne avait une partie obscure au fond d'elle, et Maureen acceptait tout à fait ça. Elle n'était pas totalement pure non plus, mais si elle ne s'était pas encore trouvée de point sombre malgré son manque de confiance en elle flagrant. En tout cas, dans la petite tête de maureen, quelque chose vibrait et faisait vibrer tout son corps : elle voulait à tout prix que Frédérique vienne avec elle au bal.
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MessageSujet: Re: Sans repère {Frédérique}   Ven 26 Fév - 13:35

    « Je n’ai rien de négatif à dire… J’aurais bien sur préféré que tu sois Serpentard, ça aurait été plus simple… Tu es la seule de ta maison que j’apprécie mais je t’assure que tes camarades ne pensent pas eux que je ne sois pas si mauvaise que ça…
    J’aime à cultiver ma différence avec ceux de ma maison… Mais à l’intérieur nous sommes les même… Si j’avais eu droit à ma baguette sur moi cet été, j’aurais assassiné sans retenu ma famille d’accueil pour la simple raison qu’ils sont Moldu… »


    Même si elles étaient toutes seules dans ces toilettes, lieu des moins glamours pour discuter, elle ne voulait pas dire plus que ce qu’elle lui avait répondu. Quand elle n’arrivait pas à répondre directement à une question, Frédérique usait d’une sacrée gymnastique verbale, tellement qu’on avait du mal à la saisir au final. Mais elle ne pouvait pas faire autrement au lieu de rougir ou de bafouiller. S’était comme une défense qu’elle se créait. Et puis là, même elle elle ne savait pas vraiment comment répondre à Maureen sans dire de bêtises car ce qu’elle semblait croire et qui n’était en rien possible en pensée, dans ses pensées, ne pouvait être que des bêtises. Ce ne pouvait pas être possible. Alors elle se contenta de ne pas en dire plus et de continuer ainsi la conversation.

    « Je n’ai pas envie de changer mes goûts… et vu l’été que j’ai passé, je m’entêterais encore plus à avoir les goûts que j’ai… Je ne veux rien de ce qui touche un Moldu… Oublie cette idée… J’aime le Quidditch et la Magie, juste le Quidditch et la Magie… »

    Frédérique pouvait paraître dire ça juste pour se convaincre. Mais le pire, quand elle y réfléchissait, elle ne trouvait pas autre chose qu’elle aimait en dehors du Quidditch et de la Magie, et de ce qu’elle en apprenait dans ses cours. Toujours adossée aux lavabos, elle se redressa vivement afin de faire face à Maureen suite à ses paroles. Sans la faire répéter, elle se repassa ses phrases dans sa tête. Non elle avait du mal comprendre. Ou elle avait du rêver et imaginer. Bon d’accord, elle n’avait même pas encore entendu parler du bal, alors ces dernières possibilités étaient totalement impossible.

    « Quoi… ? »

    Alors qu’elle se bornait à ses pensées et ce qu’elle venait tout juste de dire, Frédérique releva soudainement son regard vers Maureen et au lieu d’afficher son éternel air neutre, ses yeux exprimèrent de l’étonnement. Inconsciemment elle plongea son regard dans le sien. Pourquoi elle l’invitait elle ? La Poufsouffle ne semblait pas du genre ni désespéré coté social ou sentimental, et elle ne semblait pas suicidaire au point de s’afficher en compagnie d’une Serpentard. Alors pourquoi elle au lieu d’attendre qu’un garçon ne l’invite, comme toutes les filles de Poudlard, elle . Etait-ce un acte réfléchi ou impulsif ? LeeRoy ne pouvait s’empêcher d’analyser ce comportement, de calculer, d’y réfléchir dans ces moindres angles ce qui l’empêchait bien sur d’afficher un autre état que l’étonnement ce qui d’un coté aussi l’arrangeait grandement. Elle préférait décrypter les autres au lieu d’être elle même décryptée.

    « Tu m’invites au bal… ? Mais il n’y a pas un garçon plutôt avec qui tu voudrais aller… ? Je ne veux pas être une roue de secours… Et puis, généralement, les jolies filles ne tardent pas d’avoir de nombreux prétendants la veille des bals… »

    Frédérique n’était allée à aucun des bals, pour la simple raison que personne ne l’avait invité et elle ne s’était jamais risquée de s’y rendre même seule. Elle avait préféré profiter de l’absence d’absolument tout le monde pour s’emparer des livres habituellement interdit à la bibliothèque afin de les consulter à sa guise. Alors jusque là, elle s’était confortée à l’idée qu’elle n’avait jamais intéressé personne et se trouvant même inintéressante à force. Il fallait dire que peu de personne la connaissait personnellement. On connaissait ses capacités de batteur, sa grande culture, mais personne n’avait cherché à la découvrir au point de l’inviter. Non, aucun garçon n’était allé jusque là. Mais là qu’il s’agissait d’une fille et en plus de Maureen qui en fasse cette démarche, elle en a été surprise et elle ne savait à la fois ni quoi en penser ni quoi y répondre. Son esprit lui disait une chose mais son cœur une autre. Et lequel écouter alors que l’esprit primait normalement sur tout ce qu’elle faisait ?
    Maureen avait été silencieuse et semblait elle aussi se perdre dans ses pensées après sa proposition. A quoi pouvait-elle bien penser ?


    « Je n’ai personne…
    Je ne te promets pas de danser… ainsi tu ne seras pas déçue… mais je t’y accompagnerais… »
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Sans repère {Frédérique}
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