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 Heureuse rencontre [PV Penny]

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MessageSujet: Heureuse rencontre [PV Penny]   Mer 24 Fév - 10:57

Il l'attrapa par le bras, l'arrêtant dans sa course et lui dit :

"Auror Deauclaire ?".

Tout en posant ses yeux sur elle -ses yeux dont l'un seul, le bleu, ne pouvait correspondre qu'au personnage qu'elle avait autrefois connu. L'homme blond qui venait de l'arrêter, habillé d'un élégant trenchcoat et d'un complet marron à rayures crème ne semblait en aucun cas particulièrement animal et féroce. Tout au contraire, il interpellait par sa douceur et son agréable spontanéité. Il desserra légèrement son emprise, conscient d'être en présence d'une dame et s'excusa d'un sourire ) peine perceptible.

"Je vous demande pardon d'avoir été si brusque, Mademoiselle. Je vous ai reconnue et n'ai pas pu m'empêcher de vous aborder, si rapidement que cela fut-ce... Je travaille pour le Ministère Américain à la planification et reconstruction du Gouvernement Sorcier du Royaume-Uni. Nous avons dû nous croiser de temps en temps dans les couloirs mais, il faut avouer, il y a tant de monde...".

Son regard la quitta un instant afin de ne pas trop lourdement insister dans ses propos. Un rapide tour d'horizon pour chercher de quoi faire en sorte de rallonger leur conversation puis il revint à elle toujorus sur un ton aimable et quelque peu forcé :

"Je vous invite ? Il y a ce glacier, Florian Fortarôme. Ce sera pour nous l'occasion de parler et, qui sait, mettre notre travail en commun pour l'élaboration d'une police plus efficace, qu'en dites-vous ?".

Il n'aurait jamais cru qu'il y parviendrait : aborder ainsi une ancienne élève de Sykes qui devait se méfier comme de la peste bubonique du moindre inconnu venu. Depuis les quelques jours qu'il la filait jamais il n'avait vraiment pu mettre la main sur elle, et ce parce que la demoiselle s'était montrée assez prudente et parvenait quasiment à coups sûrs à le semer dès qu'elle se sentait suivie d'un peu trop près. Il aborderait ce sujet plus tard...
Aussi agile pour se faufiler partout qu'une petite souris, Pénélope Deauclaire ne lui avait guère laissé de chance réelle, terriblement méfiante et entraînée à l'être si bien qu'elle parvenait à exceller dans l'art de l'évaporation et de la discrétion. Lui-même en perdait son latin et pourtant l'espionnage cela le connaissait... Son Ordre, aux Etats-Unis, l'avait suffisamment rôdé, briefé et assommé afin que lui non plus ne laisse rien au hasard. A croire qu'ils se cherchaient dans un étrange chassé-croisé d'espions.

Il fallait croire que le hasard faisait bien les choses. Après tout ! Les moldus n'avaient-ils pas coincé ce bon vieil Al Capone pour fraude fiscale ? Lui était tombé sur cette jolie Auror quelques minutes plus tôt alors qu'il sirotait un thé de roses à une petite terrasse juste en face du glacier dont il avait précédemment parlé. Il avait suffit qu'il quitte deux nano secondes son journal des yeux pour les redresser vers elle, débouchant dans la rue, en toute innocence. L'occasion lui était si joliment présentée sur un plateau qu'il n'avait pu que la saisir... et de prendre son courage à deux mains, se lever précipitemment de sa table de café et aller à sa rencontre.

Pauvre de lui qui ne savait pas y faire... surtout avec les femmes. Il avait noté son air intrigué et plutôt surpris lorsqu'il s'était emparé de son bras avec trop de brusquerie. L'habitude sûrement d'apréhender des "cas" plus teigneux et dangereux que cette jeune femme ce qui avait dû le rendre assez bourru et peu soigneux envers les gens de qualités... Bien que cela l'amusât intérieurement cela ne le fit pas moins se questionner quant aux rapports qu'il entretenait avec des personnes extérieures à son environnement professionnel. Il fallait l'avouer carrément : Adonis manquait cruellement de tacte.

Dans l'attente d'une parole -n'importe laquelle, il saurait y parer- de Mademoiselle Deauclaire il fourra les mains dans ses poches, rencontrant du bout des doigts un étui à cigarettes en argent et la baguette qu'il y avait laissé.
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MessageSujet: Re: Heureuse rencontre [PV Penny]   Ven 26 Fév - 21:22

Pénélope avait une vie des plus remplies qu’il soit depuis peu. Cel faisait en effet quelques mois qu’elle était devenue une ‘maman, elle n’avait pas vraiment eu une vie ‘facile’ depuis sa grossesse. Cette dernière n’ayant jamais été prévue par la sorcière, avait d’ailleurs été une surprise de taille. Pour elle, certes, mais aussi pour son petit ami de l’époque, qui n’était pas le père de l’enfant à naître (et ça ç’avait toujours été une certitude pour Pénélope, puisque l’enfant avait été conçu avant qu’elle ne sorte avec Jason –et oui, elle est fidèle :p-). Pourtant elle avait désiré garder cet enfant, l’idée même d’avorter l’horripilait. Certes, elle n’aimait pas le père et ne le reverrait sans doute jamais, mais peu importait. Elle voulait avoir cet enfant et l’élever de son mieux. Jason avait été surpris, c’est un fait. Mais, alors que Pénélope s’attendait à ce que tout s’achève, il était resté auprès d’elle, il l’avait soutenu et tous deux avaient ainsi continuer leur histoire, malgré l’enfant (au début considéré comme un ‘indésirable’) qu’attendait la blondinette. Finalement, cette enfant, Jason n’avait su la détester (malgré les complications que sa présence avait apportée à la vie du jeune couple). Père de cœur, il avait définitivement adopté la jeune Payton, l’incluant sans problème dans sa vie, la considérant en effet comme sa propre fille, et au fond, n’était-ce pas le cas ? Certes, elle ne possédait en rien son génome, mais il était celui qui l’élevait avec Pénélope, celui qui la regardait grandir et, surtout, celui qui l’aimait comme aucun autre homme sur Terre. Pénélope avait donc été plus que ravie par la tournure qu’avait pris els évènements. Ceci étant, elle n’avait jamais été très ‘femme’ et être une ‘mère’ n’était pas dans ses ‘domaines de prédilection’. Et là encore, elle pouvait remercier son entourage. Cordélia, mais aussi ses parents (sa maman surtout) qui avaient toutes deux été de très bon conseil. Depuis, la blonde considérait Cordélia comme sa meilleure amie (à l’instar de Jessie, évidemment…). Les deux mamans ayant de nombreuses choses à partager. Jason avait évidemment participé aussi, mais les visites restaient rares, bien que régulières, puisqu’il travaillait à Aberdarron (ce qui n’était pas la porte à côté) tandis que Pénélope était Auror à Londres.

Auror, n’avait jamais été l’emploi auquel la jeune femme se prédestinait, étant gamine. Elle avait rêvé d’un travail stable, fixe, bien stable… Et Auror ne correspondait en rien à cette image du travail. Pourtant, elle éprouvait un réel contentement à exercer cette profession. Elle avait été entraînée par, à ses yeux, un des meilleurs Auror qu’il soit : Apophis Sykes. Bien que dur et intransigeant, ç’avait été sans doute le point fort de cet homme. Il avait appris à la sorcière à se refermer plus qu’elle ne l’était déjà. Il lui avait permis de se développer, déployant une carapace des plus solides qu’il soit. Presque insensible, la blonde avait trouvé une force sans pareille. Pas une force physique, non. Une force mentale, une volonté de fer et une détermination sans limites. Pénélope qui avait été jadis, une jeune fille discrète et d’une timidité maladive avait appris à s’extérioriser sans se dévoiler pour autant. Apophis, malgré de nombreux vices (on va pas le cacher, hein ?) avait été le maître idéal pour la blonde, elle en était persuadée.

Depuis quelques temps, Pénélope avait le sentiment (des plus désagréable qu’il soit) d’être suivie. C’était frustrant, puisqu’elle ne parvenait pas à savoir qui pouvait bien la suivre (si elle était réellement suivie), et elle avait donc dû jouer régulièrement de nombreuses parades pour s’évanouir dans la nature, quand elle sentait le danger s’approcher. La sorcière se faisait des soucis. Depuis la fameuse bataille de Poudlard, elle avait développé de fâcheuses tendances à la paranoïa et se réveillait parfois secouée par des crises d’angoisses. Cette bataille n’avait pas été des plus reposantes qu’il soit. Ayant d’ailleurs signé la mise en retraite (prématurée, certes, mais obligatoire…) de Ralia, le berger allemand de l’Auror. Le chien avait été victime de plusieurs sortilèges d’Endoloris, et Pénélope était déjà rassurée en constatant que malgré tout, Ralia n’était pas trop agressive. Inquiète, parfois, elle restait docile et avait confiance en sa maîtresse. Mais au fond, qui n’avait pas gardé de séquelles suite aux évènements de l’été passé ?

La jeune femme avait décidé, passé une semaine, de laisser sa fille en sécurité chez ses parents. Certes, c’était sans doute une peur injustifiée, mais elle ne voulait surtout pas prendre de risque. Payton devait être à l’abri, au cas où… la sorcière allait la voir tous les jours, évidemment, mais n’utilisait pour cela que le transplanage, de sa chambre, à la demeure de ses parents, sans se montrer dehors. C’était le meilleur moyen de garder secret l’endroit où se trouvait son enfant… ce matin là, Pénélope avait passé une heure avec sa fille, jouant avec elle, dans sa chambre. Puis elle avait eu une discussion avec sa mère. Il fallait qu’elle aille voir Jason dans la journée, pour lui parler de tous ces évènements (cette impression d’être suivie et la nouvelle ‘maison’ de leur fille tant qu’elle craignait pour sa sécurité). Elle avait d’abord craint d’inquiéter son amant, mais elle n’avait plus le choix à présent, puisqu’il était hors de question d’avoir des secrets de ce genre… Elle lui parlerait. Du moins était-ce ce qu’elle pensait en quittant le domicile parental.

La sorcière avait de nouveau transplané de la chambre de sa fille à sa chambre, dans la colocation. Elle ouvrit (enfin) ses volets et quitta sa chambre, habillée, coiffée (pas maquillée, c’est très superflu le maquillage :p). Elle avait enfilé un jean et un pull noir. Elle finit par quitter la maison, après une vague conversation avec Chiya dans la cuisine.

Pénélope se déplaçait d’un pas rapide (qui correspondait en réalité à sa démarche naturelle) sur le chemin de traverse. Elle avait eu quelques courses à faire (essentiellement des livres et des ingrédients pour ses potions à vrai dire). Elle passa devant une terrasse occupée par quelques badauds sans ralentir le pas pour autant. Elle poursuivait sa route quand, quelques instants seulement après être passé devant la fameuse terrasse où on l’avait aperçue à son insu, une personne l’arrêta, la retenant par le bras. Ce fut d’abord avec une certaine brutalité qu’elle se retourna, à la fois étonnée et stupéfaite. Elle avait naturellement reculé, s’éloignant de son mieux de l’individu non identifié qui l’avait interpellé. Ceci étant, la façon dont il l’avait nommée indiquait qu’il la connaissait de toute évidence… Et qu’il ne comptait pas seulement lui demander l’heure… Sans être ouvertement hostile, elle demeura méfiante, observant l’individu qui lui faisait face. S’il semblait plutôt aimable et… doux, elle avait appris à ne plus se fier aux apparences. Il suffit de peu de choses parfois pour anéantir une existence. Un simple chaton peu être cette ‘chose’. Et cet homme, jusqu’à preuve du contraire était un indésirable. C’était certes, exagéré comme réaction, mais Apophis avait bien appris à la sorcière un principe communément appelé ‘méfiance’. Et Pénélope l’appliquait à la lettre. La petite femme blonde (d’un mètre cinquante cinq rappelons le ^^) avait affiché une mine neutre face à l’inconnu. Ses prunelles gris-bleus étaient fixées sans aucune gène apparente sur le visage de l’homme, cherchant dans son dossier ‘mémoire’ une vague connaissance…

Il déclina rapidement son identité (ou en tout cas ce qu’il prétendait être son identité, puisqu’il pouvait fort bien lui mentir, on n’est après tout jamais sûr de rien en ce bas monde…), et la sorcière l’observa avec la même neutralité qu’initialement. Elle ne lui accorderait de toute évidence pas sa confiance en trente deux secondes (chrono en main). L’imaginer était déjà une insulte envers la formation et le caractère de la sorcière… Un vague sourire poli traversa le visage de la jeune femme.

« Oui, sans doute nous sommes-nous déjà croisé… Mais tout cela ne m’indique pas votre nom… Et il me semble que nous sommes sur un vilain pied d’inégalité tous deux, vous qui semblez connaître mon nom… ainsi que ma nomination précise au sien de mon ministère… »

Un peu plus et elle pourrait s’imaginer qu’il avait des recherches sur elle –paaaaf-. Elle restait suspicieuse, ne voyant pas vraiment comment il pouvait connaître son nom, elle qui était des plus discrètes qu’il soit dans la profession (comprendre par là très peu bruyante, propre sur elle et des plus professionnelle qu’il soit…).

La proposition d’une glace aurait presque pu faire rire la jeune femme… c’était une plaisanterie ??? A l’allure on ne peut plus sérieuse de l’homme qui lui faisait face, elle pouvait songer que ce n’était pas le cas… et pourtant la situation était extrêmement inhabituelle ! Pénélope aurait ‘normalement’ froncé les sourcils. Ceci étant, elle avait le sentiment d’être actuellement ‘en pleine mission’ et conservait donc un visage impassible, un simple sourire traversant par moment son visage distant. Finalement, elle accepta l’invitation, prenant ses précautions cependant :

« Si vous voulez. Ceci étant, je vous préviens, je n’ai pas plus de quarante minutes à vous accorder, je suis attendue au bureau après. »

Mais peut-être le savait-il déjà ? Elle lui accorda un sourire délicat et tous deux prirent place chez le glacier (ce qui était particulièrement déroutant initialement, ceci étant, Pénélope se sentait apte à affronter cet homme... si seulement elle avait plus d’informations à son sujet, car pour l’instant, il semblait être dans une meilleure position qu’elle...
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MessageSujet: Re: Heureuse rencontre [PV Penny]   Dim 28 Fév - 18:38

Adonis avait gardé le silence tout au long des paroles lourdes de doutes de la jeune femme. Il ne cherchait pas à la brusquer, ne voulait encore moins l'effrayer mais attendait plutôt de sa part une sorte d'introspection, un réel questionnement afin de découvrir quelles étaient ses intentions ainsi que ses motivations. Pénélope Deauclaire, toute méfiante qu'elle était, devait comprendre là qu'elle n'avait rien à craindre... puisqu'en revanche il n'avait clairement pas envie de le lui expliquer. Aussi demeura-t-il de marbre, neutre, stoïque. Il prit place en face d'elle, feinta un sourire afin que se lézarde enfin ce regard qu'elle lui lançait -tellement plein d'une défiance, comme prête à agir à la moindre entourloupe- pour que se brise cette distance qu'elle avait pris soin d'établir entre eux deux. Au contraire, il avait besoin de l'atteindre non pour la blesser mais plutôt pour la toucher. Il crut bon d'ajouter d'une voix morne, sans expression, sans vivacité :

"Oui, je comprends que vous ayiez des impératifs. Qui n'en a pas ? Aussi, merci d'avoir accepté cette brève mais nécessaire invitation...".

Cette voix glaçante comme le givre qu'il avait... à croire que l'air était resté en suspend dès qu'il avait ouvert la bouche, glaçant la moindre particule de vie tout autour de la jeune femme. Il se rengorgea, quitta son regard, croisa les mains méthodiquement sur la table comme un professeur face à son élève et redressa vers la jeune femme un regard inquisiteur qu'elle devait bien connaître.

"Lorsque j'ai parlé de travail en commun tout à l'heure, vous vous en souvenez ? Je voulais bien sûr parler d'efforts conjugués. Bien sûr je ne suis pas là pour vous assommer en paroles patriotiques et méchantes comme "les Américains arrivent en pays conquis" mais il me paraît évident que vu le traumatisme subît par le Ministère Sorcier Bri...".

"Bonjour ! Vous avez déjà choisi ? Coupa net la serveuse qui se présentait à eux, genre de fillette tout droit sortie d'un sitcom Américain justement des années 60, blonde, couettes, mâchant un chewing-gum tout aussi rose-bonbon que ses lèvres, je vous écoute !".

"... que vu le traumatisme subît par le Ministère Sorcier Anglais, poursuivit-il sur un soupir, il serait bienvenu que nous vous prettions main-forte. Je suis conscient...".

"Ban alors ?".

"... des difficultés et des horreurs essuyées durant cette dernière guerre, l'épuisement que la reconstruction vous cause. Ce n'est qu'une suggestion, voir si vous seriez intéressée comme la plupart de vos collègues à ce que je puisse aussi vous aider dans vos tâches et missions quotidiennes...".

La serveuse soupira d'impatience, portant une main à sa hanche sur une pose nonchalante comme pour signifier que, oui, là, elle avait bien tout son temps, pas de problème !

"Attention ! Je ne cherche pas à vous voler la part de votre travail et prétends encore moins être en mesure de faire mieux que...".

Et... clac ! Elle fit exploser son énorme boule de chewing-gum suffisamment fort et de manière si retentissante que plusieurs personnes assises dans ce même périmètre finirent par se retourner. On ne pouvait faire que cela vu l'effet qu'elle y avait mis afin d'attirer son attention.

"Quoi ? Finit-il par lancer, s'écroulant sur sa chaise, que voulez-vous là, maintenant ?".

"Bah ! Prendre votre commande !".

Il resta muet, un regard halluciné -sut tant est que l'hallucination puisse se voir sur un visage de marbre- en direction de Pénélope, subissant de plein fouet cette abhération d'indélicatesse de la part de la serveuse. Il se râcla la gorge, nouveau tic, et ajouta tout en tendant une main vers la table d'à côté :

"Pour moi la même chose que le jeune homme juste à côté et pour... Mademoiselle Deauclaire ?...".

Hésitation calculée de manière à lui laisser le temps de répondre et vite afin que la serveuse puisse enfin les laisser tranquilles et cesser de le couper dans le fil de ses réflexions. Une fois ceci fait il marqua un temps de pause, perdu dans ses pensées, puis reprenant presque immédiatement comme s'il venait d'être piqué sur le vif.

"Voila ce que j'ai à vous proposer... c'est à prendre ou à laisser et c'est pour ça que je cherchais à prendre contact avec vous. Voila tout".

Il laissa sa phrase retomber, aussi pesante qu'une chape de plomb dans l'air ambiant, pour ensuite s'adonner à l'observation de cette toute jeune Auror. Manifestement la maîtrise de soi ainsi que la résistance devaient faire partie de son quotidien puisqu'elle maîtrisait ces arts déstabilisant à merveille. Et il avait beau la fixer droit dans les yeux elle ne paraissait pas vasciller d'un poil ni cligner d'un cils. Impressionnant. Vraiment. Oui, impressionnant ce caractère façonné à coups de poing, cette rigueur de chaque instant, cette force intérieure qu'il lui avait transmise si bien représentée par le regard dur qu'elle lui tendait. Presque aucune douceur sur ce visage de porcelaine aux traits encore adoucis par l'adolescence. Et ce reflet d'âme dans ses iris bleuetés qui ne laissait entrevoir qu'une très grande détermination à ne point céder au discours mielleux qu'il lui tendait... réellement fascinant. Il reprit du même ton laconique :

"Taliesin fait peur à tout le monde, malgré l'insistance du Ministre pour qu'on les laisse un peu en paix. Il essaye de calmer les esprits troublés mais sans grand succès, surtout aux vues des réactions fiévreuses de Poudlard vis-à-vis de sa nouvelle rivale. Et pour cause ! Le Directeur a un passé des plus chargés... dont vous faites partie, si je ne m'abuse ?".

Pour la première fois il laissa couler une ride d'émotion, marquée par la fausse hésitation de son dernier "si je ne m'abuse".

"Le même homme qui vous a formée en tant qu'Auror et vous a sans doute appris à vous méfier des inconnus qui vous abordent sans prévenir ?".

... tandis qu'un sourire presque navré coulait le long de ses lèvres fines, le genre de rictus faussement fataliste qu'on aimerait ne voir naître sur aucun visage.

"Le cliché de l'homme violent, plusieurs fois condamné. Et que je redouterais moi-même si j'avais à faire à lui et pour lequel je me pose de sincères questions sur ses véritables intentions... D'ailleurs, tant qu'on parle d'intentions...

Mon but, Auror Deauclaire, est d'assurer l'équilibre du Gouvernement Sorcier. Et vue les tensions qui naissent et qui sont justifiées autour de cette nouvelle école pour "surdoués", je me devais d'enquêter.

Peut-être que ceux qui m'ont envoyé ici ont songé qu'un Sykes arrêterait mieux un autre Sykes".

Ses doigts qui pianotaient sur le rebord de la table depuis tout à l'heure s'arrêtèrent aussi brusquement, comme si son corps n'était plus fait que de cire, littéralement figé. Ses traits se détendirent alors et il laissa s'insinuer lentement un sourire plus avenant et rassurant que ce visage crispé et froid qu'il avait tout à l'heure. Afin de taire toute malédiction dû à un nom trop tristement célèbre, afin de lever toute peur ou aversion, afin de ne pas recevoir la même étiquette et qu'ils puissent tous deux collaborer et tirer les choses au clair. Car qui mieux que son ancienne élève pouvait le connaître ?

"Je suis Adonis Sykes of Woodbury. Le grand frère, annonça-t-il serein, celui qui sera peut-être en mesure de calmer les ardeurs de son cadet si, toutefois, vous me faites autant confiance qu'à lui.

Car le connaissant comme j'ai pu le connaître, c'est-à-dire très peu, je sais que si l'on ne l'arrête pas immédiatement nous laisserons un despote de plus dans la nature...
Vous n'êtes pas d'accord avec moi ?".

A vrai dire, peu lui importait ! Le plus intéressant dans cette affaire était de glaner le plus d'informations possibles concernant son délirant petit frère et de mettre Pénélope en confiance de manière à ce qu'elle lui livre ses secrets. D'ailleurs, chose étrange, mais pour avoir côtoyer un tel danger public elle semblait relativement saine d'esprit. Hmmm...

"Aussi, Auror Deauclaire, reprit-il après une longue pause, y aurait-il des choses que je devrais savoir le concernant et qui me mettraient davantage sur la voie ?".

Et sa voix basse et profonde comme un gouffre d'appesantir un peu plus l'atmosphère...
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MessageSujet: Re: Heureuse rencontre [PV Penny]   Sam 13 Mar - 18:43

Certaines attitudes chez l’homme rappelaient vaguement à l’Auror son ancien maître… C’était un ensemble de choses qui donnaient cette impression. Pas une seule et unique ressemblance, non… C’était plus que ça… Et si c’était un tantinet troublant, elle savait très bien qu’elle n’était pas avec Apophis en ce moment même. Elle le connaissait plutôt bien mine de rien… Ils avaient tellement travaillé ensemble. Que ce soit au ministère ou bien au sein de l’Ordre du Phénix.

L’homme commença à s’expliquer… Il parlait de son travail, de ce qu’il pouvait faire pour le ministère, mais, honnêtement, pénélope restait sceptique. De nature indépendante, distante et méfiante, elle n’aimait guère que l’on s’occupe de ses affaires… Elle avait déjà du se aire violence à de diverses reprises pour parler ‘normalement’ du sujet ‘travail’ avec son petit ami… Alors en parler à un parfait inconnu qui semblait, en plus, vouloir s’incruster dans son quotidien… merci bien mais ça devrait aller !

Une femme vint prendre la commande, s’imposant d’une manière assez ‘peu élégante’ (en toute honnêteté). Pénélope répondit comme son interlocuteur. (On sent qu’ils sont très intéressés par les glaces proposées, hein ? ). Ses prunelles couleur océan observaient avec attention l’américain, le laissant exposer chacun des faits. Elle ne comptait pas parler trop rapidement… Elle voulait attendre, réfléchir et surtout écouter avec attention ce qu’il lui disait. Quand il en eut fini avec son offre. La jeune femme réondit d’une voix tout aussi neutre, et implacable :

« C’est très gentil à vous, Monsieur, mais je sais fort bien gérer mes affaires toute seule. Je ne travaille en groupe que si j’y suis contrainte. Etre seul, et indépendant est bien plus agréable. Et il n’est pas prévu dans mon emploi du temps de me trouver un quelconque coéquipier, censé m’apporter une aide… Aide dont je n’ai d’ailleurs pas besoin. »

Un léger sourire. Un peu de cynisme, peut-être ? Mais une assurance qui ne vacillait en aucun cas. Puis elle poursuivit :

« Je vais donc laisser votre offre. Mais c’est très aimable à vous de vous proposer. Peut-être que d’autres collègues seront intéressés ? »

Des personnes moins débrouillardes, des trouillards ou incompétents, qui sait ? Peut-être en restait-il quelques uns au ministère encore ? (Bien que le désordre récent ait fait un joli ménage…).

Puis un autre sujet vint se glisser dans la conversation… Taliesin. Allons donc… La jeune femme sentit son cœur bondir quand il fit référence à Apophis Sykes… Silencieuse, et plus méfiante encore, elle observait son interlocuteur qui semblait savoir bon nombre de choses sur elle… c’était désolant d’être aussi peu protégé par son propre ministère ! Elle allait leur chanter le reste au bureau tout à l’heure… Et aussi petite et maigrichonne qu’elle puisse être, pénélope n’en n’avait pas moins d’autorité et d’assurance. Et quand elle était fâchée, elle ne l’était pas qu’un peu. Finalement, elle adressa un large sourire à l’inconnu (puisque pas encore présenté !), et cette mimique était on ne peut plus sarcastique…

« Non, ça c’est ma maman qui me l’a appris, quand j’étais petite… Il y a des choses quo restent visiblement… »

Elle eut un léger haussement d’épaules, puis écouta ce que l’homme avait à lui dire… Il finit par dévoiler son lien de parenté (qui était pourtant presque évident !) avec Apophis… La lumière se fit brièvement, dans les pensées de l’Auror, toujours silencieuse. Haussant les épaules, la sorcière répondit à sa ‘proposition’ avec froideur :

« Que savez-vous de lui ? Qu’est ce qui vous permet de porter de pareilles accusations ? Vous venez vous-même d’avouer que vous ne saviez que peu de choses sur lui. Peu m’importe le lien qui vous unie à Apophis Sykes. »

La sorcière s’était redressée. Sans être agressive, elle était parfaitement alerte.

« Oui je peux vous apprendre quelques petites choses… Qui vous permettront certainement de vous faire une bien meilleure idée de sa personne. »

Son regard, glacé, pénétrait avec violence celui d’Adonis… l’aîné des Sykes…

« Il a été sans nul doute bien plus utile dans la récente guerre que vous ne l’avez jamais été de toute votre vie. Il s’est battu. Peut-être n’agit-il pas toujours de manière conventionnelle, mais le résultat est là. Il a fait ses preuves. Vous, en revanche, vous avez encore tout à prouver. »

Oui, elle sous entendait qu’il ne valait rien à ses yeux. Pénélope était dure, mais elle voyait les choses de la sorte. Cet homme n’avait jamais prouvé qu’il était digne de confiance. Ses intentions restaient délicates et floues dans l’ensemble… Il n’avait, au regard de l’Auror, aucune crédibilité. Certes, il avait une certaine allure, et une présence plus que certaine. Il avait aussi une assurance indéniable. Mais la jeune femme était habituée aux politiciens, aux affaires corrompues… c’était devenu sa routine. Alors non, elle ne se laissait pas rouler dans la poudre de cheminette aussi aisément.

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MessageSujet: Re: Heureuse rencontre [PV Penny]   Sam 3 Avr - 19:39

[HJ : désolée de mon retard ]


Adonis Sykes of Woodbury fronça les sourcils. Il ne s'attendait pas à ce qu'une jeune fille de son accabi vienne se mesurer à lui et ose lui tenir tête. Manifestement il y en avait un qui savait trier ses étudiants sur le volet mais en plus les former comme il se devait. Ne laissant rien paraître de plus qu'un profond mécontentement, l'agent ne se laissa pas décontenancer outre mesure, encore moins lorsque les glaces arrivèrent et qui lui fallut régler. Il sortit sa bourse, demanda poliment combien il devait -ce en quoi la charmante serveuse tapota l'addition qui s'inscrivait sur le parchemin au moment même- puis chercha l'argent nécessaire. Lorsqu'il eut fini de déposer minitieusement le compte il laissa partir la jeune femme pour se tourner aussi vaillamment que possible vers la gigantesque glace de chocolat, caramel et noix de coco surmontée d'une montagne de chantilly. Jamais il n'avalerait tout ça sans finir la tête la première dans les toilettes. S'il s'engloutissait ce monstre de sucre il était certain de passer une très mauvaise nuit ! Tournant et tournant encore la cuillère dans la crème glacée d'un geste pâteux et démuni, il choisit de régler avant toute chose la situation qu'il était la plus à même de contrôler. Croisant ses deux mains sur la table il se baissa en direction de Penelope, détâché et calme.

"Je comprends votre inquiétude...".

Tandis que sous ce ton mesuré et laconique, deux pupilles de différentes couleurs -dont une bleue et vrillante- fixaient la jeune femme avec obstination. Seul le brun de son autre oeil laissait entrevoir un brin de chaleur humaine. Un sourire de dépit vint fendre cette expression de marbre.

"... et croyez-moi, je sais les exploits qu'a pu accomplir votre mentor... tout comme ceux de ses collègues. Alastor Maugrey est mort au combat, c'est cela ? Rufus Scrimgeour ? Beaucoup de noms célèbres et de sacrifices. Votre maître n'a rien à leur envier, je suis assez d'accord et sans pour autant vous flatter, Mademoiselle... je crois que vous n'avez rien à envier à quiconque non plus et qu'il peut se venter d'avoir su correctement vous former".

Il baissa les yeux un instant, visiblement confus.

"Quand j'ai dit que je ne savais pas grand chose sur lui, je voulais parler sur le plan "relationnel" voire... "humain". Vous avez passé plus de temps avec lui que je n'en ai jamais passé, Auror Deauclaire, cela va de soi. En revanche je sais des choses que vous ne savez pas, que les journaux ne vous auront jamais appris et que lui-même ne vous aura jamais dit. J'ai eu accès à certains dossiers confidentiels que... l'Auror Sykes n'aura pas eu le temps de détruire du temps où il était encore au Ministère.
La seule chose que je ne cerne pas dans l'histoire, c'est l'homme. Et c'est pour cette raison que je réponds à certaines inquiétudes venant "d'en haut", vous me comprenez ? Après est-ce que je les cautionne ou non, ce ne sont pas mes affaires".

Un instant de pause où il tâcha de cerner Penelope Deauclaire, de s'insinuer en son esprit afin peut-être de découvrir dans l'éclat de ses propres yeux clairs et durs, sous ce reflet de crystal, l'éclat de vie qui ferait toute la différence. Il soupira, dépité et même assez fatigué. L'impatience, aahh, l'impatience... certain réglait cela à coup de claques et de hurlements. Très peu pour lui...

"Pénélope. Vous n'êtes pas la seule que j'entends depuis le temps que je suis ici. Vous ne croyez pas que je n'ai pas déjà pris la température ? Que je ne suis pas allé aux nouvelles ? Peu d'Aurors sont accessibles car terriblement occupés, sans compter ceux qui préfèrent nettement éviter le sujet...".

Il se renversa dans son fauteuil sur un soupir, sentant qu'il ne pourrait rien faire s'il ne lâchait pas le morceau. S'il souhaitait qu'elle soit franche avec lui il devait l'être également avec elle...

"Et voici donc où j'en suis : d'un côté j'ai des dossiers donc des faits, j'ai des accusations, des ordres de mise à pied mais en plus des décorations et un certificat de décès... J'ai des états de service, un passé, une existence sur papier tout comme la vôtre et la mienne le sont.
Et de l'autres j'ai les "on-dits". J'ai les coupures de presse tantôt des éloges, tantôt des critiques, tantôt des "mises à mort". J'ai les bruits de couloir, le nombre d'insultes que j'ai pu entendre, les messes basses, les histoires invraisemblables auxquelles je dois me fier. Mais que croyez-vous, Miss Deauclaire ? Vous n'en avez jamais entendu ? Que pour lui il suffisait que ses étudiants couchent pour y arriver ? Que c'était le seul moyen pour se le mettre dans la poche ?
Une bonne fois pour toutes : à qui et à quoi dois-je faire confiance ?".

Son doigt qui avait martelé la table tout au long de cette phrase s'arrêta net et laissa le temps à l'inspecteur de reprendre sa respiration ainsi qu'une meilleure contenance. Il regagna son calme et ses traits se firent plus doux, plus détendus. Ce qui ne l'empêcha pas de recommencer...

"Je me suis tourné vers vous car je pensais qu'aux vues des appréciations que l'on avait laissées concernant vos travaux et vos prouesses vous étiez peut-être la personne la plus à même de m'aider à le comprendre vraiment...
Et encore une fois ce n'est pas pour vous flatter.
Je veux savoir, au-delà des racontards de bureau".

Les insultes... les insanités... tout ce qui traînait derrière ce type, ce qu'il avait laissé derrière lui... les brimades dont avaient soufferts ceux qui autrefois avaient été de ses alliés... toutes ces choses qui ne faisaient maintenant plus qu'un seul et même mystère.
C'était son mentor, Sykes lui-même qui l'avait mis sur les traces de cette jeune fille. Dans un sens lui aussi avait choisi de faire confiance à son frère -du moins de suivre cette part raisonnée et méthodique dont la jeune femme venait de lui faire l'éloque à l'instant même.
Aussi avait-il écrit à la fin de ses examens et cloturant les appréciations :


    "Elève brillante et pleine de volonté qui ne demande qu'à s'affirmer. L'une des rares personnes que je connaisse dont la parole et les engagements sont inaliénables. L'une des qualités majeures pour faire un bon Auror".


Et visiblement c'était à ses attentes que Pénélope Deauclaire répondait. Et il espérait en son for intérieur, même si cela était encore un peu trop voilé, tenu secret, qu'elle ne vienne pas coroborer ses doutes et se joindre enfin aux horreurs qu'il avait entendu sur son compte.
Il voulait croire en cette personne qu'elle avait décrite. Il voulait croire en ce qui restait d'espoir chez lui...
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Heureuse rencontre [PV Penny]
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