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 Bal de Noël 1999

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MessageSujet: Re: Bal de Noël 1999   Jeu 4 Mar - 8:46

Seulement quelques minutes après l'arrivée d'Elizabeth, la jeune fille eut le plaisir de voir arriver son collègue masculin et – pour la soirée – cavalier. Enry était fidèle à lui-même autrement dit, on le confondrait assez peu avec Roman, par exemple, son opposé direct dans l'école, ce qui d'un côté, rassura la préfète. Elle avait toujours pu redonner le sourire à des gens qui l'avaient perdu, tout comme elle pouvait très bien remonter le moral à des personnages dans le besoin, en revanche... Eli avait quelques difficultés avec les personnes dures à cerner. Enry n'en faisait donc pas partie, et ça facilitait un peu sa tâche.

Le Serdaigle s'excusa en toute honnêteté de son retard, et sa remarqua ne put que faire remarquer à Eli combien elle avait du être persuasive pour que le Serdaigle se joigne à elle pour le bal. Enry n'avait décidemment et irrémédiablement pas envie d'aller au bal de Noël quand Eli le lui avait proposé et elle avait du user de tous ses charmes et de tous ses arguments pour qu'il accepte.

A présent bel et bien là, Enry fit remarquer à Eli qu'elle était superbe ce soir, ce qui devait être prit pour un compliment mais qui pouvait aussi être prit autrement. Eli, elle, avait bien compris les intentions d'Enry à l'énonciation de sa phrase, mais ne pouvait décidemment pas laisser cette remarque impunie sa phrase sans y rebondir dessus.

« Ce soir ? Je suis donc si peu présentable, en temps normal ? Moi qui fait pourtant des efforts pour bien nouer ma cravate. Merci Enry, en tout cas, c'est très aimable... »

Les lèvres de la jeune fille n'avaient pas s'empêcher de s'étirer en un fin sourire à sa remarque, même remarque qu'Enry n'avait sûrement pas du cogiter outre mesure. Mais ça reflétait bien l'état du moment, et Elizabeth ne pouvait s'empêcher d'apprécier ce genre de quiproco dans la mesure où s'en était un.

« Et je me vois hélas dans l'obligation de te retourner le compliment... Tu es radieux Enry. Je pense que tu vas faire tourner bon nombre de têtes ce soir ! »

Il était vrai qu'Enry était décidémment très beau. Il ressemblait à Olwen, en fait, le côté intelligent réservé en plus. Eli ne put toutefois s'empêcher d'approcher Enry et aussitôt après avoir terminé sa phrase, attrapa le bras d'Enry en y glissant dessous l'un des siens, et rajouta, les yeux pétillants de malice :

« Par chance, c'est toi mon cavalier ! »

Il fallait reconnaitre – quand même – que c'était un peu la classe d'avoir Enry Stanley comme cavalier, et Eli n'en était pas peu fière. Surtout que cette année là, elle n'avait pas le stress de plaire ou pas à son cavalier, puisqu'entre lui et elle, c'était juste de l'amitié et aucun des deux n'avaient envie que ça aille plus loin. Autrement dit... une bonne soirée sans stress en perspective.

Après avoir rapidemment (mais efficacement) détaillé son beau cavalier du moment (costume noir, très classe, coiffure parfaite, yeux bleus ressortants toujours autant), Eli se dit qu'il était peut être le moment d'entrer dans la grande salle, histoire de ne pas rester dans le courant d'air du hall toute la soirée.

« On entre ? »

La décoration était comme à son habitude, grandiose (sans pour autant égaler celle de l'année 1994), le buffet devait encore donner des vertiges aux gourmands tels qu'Ophélia et Roman, quand à la musique jouée, l'orchestre venait de commencer par une musique douce, d'ambiance, mais pas tellement dançante. Normal me direz-vous, ils n'allaient pas commencer à "entrer dans le vif du sujet" dès maintenant, il fallait donner un tempo à l'arrivée des élèves, pour le reste, ils avaient toute la soirée.

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MessageSujet: Re: Bal de Noël 1999   Jeu 4 Mar - 9:50

[Anabelle Montgomery - Adrien Sallers]


- Elizabeeeeeeeth ! Mon collant est filéééééé ! Tu connais un sort pour réparer les collants filés ? Ou tu peux m'en prêter un ? Elizaaaaabeth, t'es où ?!

Ainsi parla - ou plutôt, geignit d'un ton fébrile - une Anabelle qui, échevelée, l'air égaré, et brandissant un collant littéralement mutilé par un Chaton acariâtre, paraissait au bord de la crise de nerfs. Pourtant, ce n'était pas dans les habitudes de la jeune fille de jouer les midinettes surexcitées avant un bal : d'une part parce qu'après trois années d'entraînement, elle commençait à maîtriser la soirée de Noël, merci pour elle, d'autre part parce qu'il n'y avait, a priori, pas d'enjeu pour elle. Comment pourrait-il bien en avoir ? Elle allait au bal accompagnée d'Adrien, son meilleur ami et ce comme tous les ans. Le bal n'était rien de plus qu'une petite "sauterie" entre amis ! Ils feraient une razzia sur le buffet, commenteraient les tenues de soirée de leurs camarades, poufferaient probablement en découvrant certains couples puis iraient se coucher avec le sentiment de s'être bien amusés, maintenant à l'année prochaine tout le monde ! Bref, pas de quoi en faire tout un plat ! Non ? Mais alors pourquoi tremblait-elle d'appréhension tandis qu'elle enfilait les collants généreusement prêtés par Eizabeth c'est une Poufsouffle ?

*En plus j'ai mal au ventre ! Pourquoi j'ai mal au ventre ? Mince ! J'espère que je ne suis pas malade !* songea-t-elle en enfilant maladroitement sa robe.

- Elizabeeeeeeth ? T'en as marre que je t'appelle ? Tu pourrais m'aider à fermer ma robe s'il te plaît ? demanda-t-elle en relevant ses cheveux pour que la préfète puisse atteindre les boutons ou bien lui fasse le coup du lapin en douce parce que "Anabelle, moi aussi j'aimerais bien me préparer pour le bal, tu vois...", au choix.

Cette année encore, Anabelle avait fait le choix de la simplicité et décidé de garder son uniforme opté pour une robe d'un vieux rose. Bouffante au niveau du jupon, elle lui arrivait aux genoux han la dévergondée et lui laissait les bras nus han, la grosse dévergondée.
Avec une moue peu convaincue, Ana se tourna vers la psyché qui occupait un coin de la pièce et devant laquelle les filles de son année tentaient de se coiffer de manière originale sans être ridicules. Pour l'heure, toutes enviaient les quatrièmes années qui, elles, avaient la chance d'avoir Ophélia MacMillan, reine incontestée de la brosse-à-cheveux, dans leur dortoir.

- Elizabeeeeeeth ? C'est encore moi ! Non, ne saute pas par la fenêtre Je fais quoi avec mes cheveux tu croiiiis ? Je mets juste le noeud rose comme serre-tête ou je fais quelque chose de plus sophistiqué... Enfin, pas trop non plus, parce que je ne maîtrise pas trop... Le noeud, c'est bien, non ?

Oui, confirma Elizabeth, le noeud, c'était "bien" et "maintenant tu me lâches". La demoiselle plaça donc ledit noeud dans ses cheveux, opération qui lui prit bien un quart d'heure et fut ponctuée d'une foule de "C'est bon, là ? Et là ? Et là ? C'était pas mieux avant ? Et là, je ne ressemble pas à un oeuf de Pâques ? Et si j'essayais comme ça ? Et maintenant ? Non ?". Finalement, Ana trouva la position idéale pour son noeud et estima qu'elle était prête... Euuuuh...

- Ah mince ! Mes chaussures ! Elles sont où mes chaussures ? Elizaaaaabeeeeth ? Tu as vu mes chaussures ? Pourquoi tu pointes ta baguette sur moi ?

Argle ! Mais qu'est-ce qu'elle avait bien pu faire de ses souliers ? Si elle ne mettait pas la main dessus, Petit Papa Noël ne pourrait pas les remplir de jouets par milliers. Elle était persuadée de les avoir vus au pied de son lit. Si elle ne les trouvait, elle serait obligée d'aller au bal avec ses chaussures d'uniforme, qui n'étaient pas du tout dans l'ambiance festive !

- Non, allez, les filles ! Dites-moi, où est-ce que vous avez planqué mes chaussures ?! Elizabeth, c'est toi, avoue ! supplia-t-elle, de plus en plus inquiète, en soulevant les divers objets éparpillés par terre parce que, comme tous les ans avant le bal, le dortoir se changeait en champ de bataille.

- Mais enfin, elles étaient... Hiiiii ! Chaton ! Dégage !

La brunette venait, en effet, de repérer un bout de chaussure qui dépassait de sous le corps grassouillet de son minou. La bestiole n'avait visiblement rien trouvé de mieux que de se vautrer de tout son long dessus pour piquer un petit roupillon. Ana attrapa son chat sans aucun ménagement - déclenchant ainsi immédiatement une véritable machine à ronron car, bizarrement, Chaton paraissait toujours ravi qu'on le prenne d'un air mauvais et par la peau, de surcroît - et le laissa tomber sur son lit.

- Rhâ ! Tu as mis des poils partout dessus ! pesta-t-elle, en agitant une chaussure vengeresse en direction du matou.

Lequel, apparemment très sensible à ces menaces virulentes, bâilla, se roula en boule, et reprit sa sieste là où elle avait été interrompue. Ana lui lança un dernier coup d'oeil assassin et enfila ses souliers. Les poils roux sur le satin rose n'étaient pas du meilleur effet mais elle n'avait plus le temps de s'en occuper, elle était déjà en retard !

- Elizaaaaaabeth ! J'y vaaaais ! On se retrouve après, hein ? Comment ça, "surtout pas" ?

Sur ces mots, la jeune fille s'empressa de quitter le dortoir. Il était, paraissait-il, très classe, pour une donzelle, de faire attendre son cavalier, mais Anabelle n'avait pas très envie de tester cette théorie, de peur qu'Adrien ne se lasse et décide de la planter pour aller voir ailleurs. Après tout, il y avait encore des filles sans cavalier à cette heure de la soirée !
Soudain intimidée alors qu'elle arrivait au niveau de la salle commune, Anabelle marqua un temps d'hésitation et se mordilla nerveusement la lèvre... Sans très bien savoir pour quelle raison, d'ailleurs. Enfin, c'était ridicule ! Elle n'avait pas à se sentir anxieuse, ce n'était qu'une soirée ! Elle résista à l'envie furieuse de se coller une claque pour se montrer à ce point insensée et entra d'un pas déterminé dans la pièce.

- Salut Adrien enfin, note, on s'est déjà vu aujourd'hui, dit-elle d'une voix qu'elle voulait détachée mais qui lui parut étrangement étranglée, désolée pour le retard, j'ai eu un problème de souliers... Hum... Joli smoking...

Au fond d'elle, une petite voix eut envie de glousser comme une dinde. Mon Dieu !

(1090 mots)
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MessageSujet: Re: Bal de Noël 1999   Jeu 4 Mar - 15:39


Marie & Tobias

    Tobias était adossé à la cheminée de la salle commune. Il attendait sa petite amie tout en regardant les Serpentards qui avaient rendez-vous avec des filles d’autres maisons passer devant lui. Prendre son mal en patience ne le dérangeait pas tant que ça, de toute façon, il s’était préparé très tôt pour ne pas être dans le dortoir quand Vincent déciderait de s’y mettre. Il n’aurait pas pu retenir un commentaire désobligeant et ce n’était pas le soir pour se taper dessus. Si Tobias cherchait la bagarre ce soir, Marie lui en voudrait jusqu’à la fin du monde et plus encore ! Et il n’imaginait même pas Fredericke qui lui avait rebattu les oreilles de son merveilleux bal de noël, il avait même eut droit au grand débat sur la couleur de la robe « rouge ou vert ». Elle avait acheté deux robes à Pré-au-lard mais elle hésitait, tout le monde ou presque lui avait dit vert parce que la rouge… hum… sans commentaire. Il avait d’ailleurs eut à subir ce genre de conversation existentielle de la part de toutes ses amies même si les pires étaient Ophélia et Fred’.

    Lui, il avait simple et chic, il avait mis un smoking entièrement noir qui tranchait avec ses cheveux très blonds. Il avait d’ailleurs lissé ses cheveux avec une potion, d’habitude il les laissait tomber autour de son visage jusqu’à ses oreilles mais il avait eut envie de changer juste pour noël. Machinalement, il mit les mains dans les poches. Il rencontra le cadeau de Marie et sourit pour lui-même. Sourire qui s’estompa quand son vieil ennemi passa devant lui mal fagoté et mal coiffé. C’était presque irrespectueux pour les filles que de tels types existent en ce bas monde. Quand une demoiselle faisait l’effort de se faire jolie, on se mettait sur son 31 pour ne pas la décevoir !

    D’ailleurs, sa princesse arrivait déjà. Il lui sourit et l’embrassa à son tour sur la joue avec délicatesse. « Si je suis ravi de te plaire, sache que je n’en suis pas moins chanceux, tu n’as jamais été aussi belle que ce soir, et pourtant, tu l’es déjà plus qu’aucune autre en temps normal. » Vil flatteur ? Oui, un peu. Beaucoup peut-être. Mais ça faisait parti de son charme. Point non négligeable, il pensait ce qu’il disait. Tobias n’était pas spécialement dissimulateur, en revanche, il appréciait les filles, toutes les filles, donc il avait appris à leur parler mais ce n’était pas parce qu’on y mettait les formes qu’on mentait, c’était seulement de la diplomatie.

    Tendant galamment son bras à la jeune fille pour l’inviter à aller jusqu’au bal, il attendit qu’elle le prit et la conduisit jusqu’à la grande salle où avait lieu les festivités. Comme toujours, la salle était magnifiquement décorée. Quelques couples étaient déjà sur la piste mais puisqu’ils n’y étaient pas encore, ce n’étaient pas les plus beaux (oui, c’est pas la modestie qui l’étouffe lui non plus). Se tournant dans un sourire vers sa petite amie, sa jolie princesse, il lui demanda aussi charmeur qu’agréable « Tu veux boire quelque chose ? ». Beau, serviable, poli, oui, en apparence Tobias était un garçon parfait, mais c’était parce que Marie était sa petite amie qu’il était ainsi, avec d’autres, il était odieux. Après tout, il restait un Serpentard…


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Difficile d'appeler au secours quand tant de drames nous oppressent
Et les larmes nouées de stress étouffent un peu plus les cris d'amour...

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MessageSujet: Re: Bal de Noël 1999   Jeu 4 Mar - 16:22

    Les craintes d’Anabelle étaient infondées dans la mesure où Adrien n’avait nullement l’intention de lui fausser compagnie. Il ne se voyait pas aller au bal avec une autre, encore moins parce qu’il craignait qu’on ne lui pique Ana’ à la première occasion ! Attention, il n’était pas jaloux comme garçon, il était plutôt prudent en fait. Bah oui, comme Anabelle était incroyablement naïve sur certain point, c’était plus prudent si c’était lui son cavalier. Il ne faut jamais mettre le loup dans la bergerie après tout, et tous les hommes sont des loups (ce qui ne veut pas dire que toutes les femmes soient des mouton notez, ce n’était pas une règle que l’on pouvait renverser). Bref, c’était bien pour ça qu’il avait encore invité Anabelle cette année alors même que tout était bizarre dernièrement et qu’en plus de ça, le bal était une sorte de séance de torture destinée à tester sa résistance. Elle était plutôt grande, c’est tout au moins l’impression qu’il avait, mais on ne sait jamais où se cache le danger… dans une robe de soirée par exemple, non ? Et puis, il n’avait que 16 ans (presque 17 dans dix jours en fait), il lui arrivait d’avoir des pensées louches. Etrangement, autant avec toutes les autres filles, il se laissait aller dans ses petits trips perso, autant avec Anabelle, il y avait toujours la barrière du non Adrien, c’est ta meilleure amie, elle ne te voit pas comme ça qui l’arrêtait avant même qu’il ne commence. De fait, tout ce qu’il avait pu imaginer d’étrange à l’heure actuelle avec Anabelle c’était un baiser, et en général ça le perturbait déjà suffisamment pour qu’il essaie d’éviter ce genre de fantasme un maximum. Il savait qu’il aimait Anabelle, mais il savait aussi que c’était impossible et il n’était pas maso (contrairement à ce qu’on pourrait penser suite à sa relation avec Heaven, reine des Vipères), il préférait s’éviter des souffrances. C’était seulement plus difficile à tenir dans l’euphorie de noël. Il s’en était honorablement sorti l’année passée, il ne restait plus qu’à espérer qu’il saurait réitéré l’exploit.

    Enfin, sa cavalière arriva. Le enfin était peut-être de trop mais ça avait paru long à Adrien, prêt depuis longtemps. « Salut Belle. » Lui répondit-il en accompagnant ces deux mots d’un sourire amical. Il l’admira quelques secondes, écouta à peine son explication sur les chaussures et le compliment sur le smoking, puis, il lui prit la main et dit sans la regarder « Merci, toi tu es très belle. » Il n’ajouta pas ce soir, après des années de pratique, il avait compris le piège. Vu comme simplement la voir lui avait soudainement fait battre le cœur plus vite (oh elle s’est faite belle pour moi !, mais non, ce n’est pas pour moi… pour qui alors, c’est moi son cavalier ? donc c’est pour moi, non ?) ce n’était pas bon signe pour la suite, c’est pourquoi il évita son regard jusqu’à ce qu’ils arrivent dans la salle de bal. Bien décidé à reprendre les choses en main, Adrien se tourna vers Anabelle, plein d’une résolution nouvelle. « Tant qu’il n’y a pas trop de monde sur la piste, m’accorderais-tu cette danse ? » Allez, la danse c’était fiable comme activité, après tout, ils dansaient ensemble deux fois par semaine à Sterne ! Une valse, c’était l’activité parfaite pour oublier l’effet qu’elle lui faisait !

    Gros naïf va…


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MessageSujet: Re: Bal de Noël 1999   Jeu 4 Mar - 17:00

Jane Iverson - Ann Iverson

Cette année-là, Jane avait décidé d'aller au bal. Il était arrivé, lors des années précédantes, qu'elle préfère ne pas y aller, puisqu'elle n'avait pas osé inviter quelqu'un et que personne ne l'avait invitée tant elle se faisait discrète. Mais cette fois, la bonne humeur de la jeune Poufsouffle avait réussi à faire en sorte qu'elle passe par-dessus tout cela et décide quand même d'aller au bal, simplement pour s'amuser un peu. Elle avait finalement décidé d'aller au bal avec sa meilleure amie (et cousine !) Ann. Toutes deux s'entendaient très bien alors pourquoi pas ? Et puis de toute façon, Ann non plus n'avait jusqu'à présent trouvé personne pour aller au bal ...

Les deux amies s'étaient donné rendez-vous devant la Grande Salle, où aurait lieu le bal, comme à chaque année. Mais fidèle à ses habitudes, Jane était arrivée encore une fois à l'avance ... De dix minutes ... La jeune fille regardait les gens passer, dans leurs habits souvent plus colorés les uns que les autres. La Poufsouffle, elle, s'était contentée d'opter pour une robe blanche (qui s'attachait dans le cou) qui lui arrivait aux genoux. La même robe qu'elle portait depuis déjà quelques années lors des occasions spéciales comme le bal ou les rares réunions de famille.

Jane se contenta donc d'attendre là, souriant aux gens qui passaient près d'elle.
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MessageSujet: Re: Bal de Noël 1999   Jeu 4 Mar - 21:29

    Tenue de soirée de Maureen

    Elle y avait pensé toute la journée. Alors que tout était déjà près dans son dortoir, elle s'était persuadée qu'elle avait oublié quelque chose d'existentielle. La petite blonde avait manqué de ronger ses ongles à plusieurs reprises tellement elle avait peur de ne pas être assez parfaite pour la soirée. Elle voulait être belle pour son amie, elle ne voulait pas que cette dernière s'enfuit en courant en la voyant. C'était bien beau d'y songer toute la journée, mais cela lui avait complètement retourné l'estomac. Et ses quelques amis Poufsouffle avaient même tenté de la "consoler". Ou alors, ils avaient pitié d'elle et ils en avaient assez de la voir regarder le vide. Du coté de Maureen, elle n'en était pas à penser pourquoi elle avait invité Frédérique au bal ; il n'y avait pas à réfléchir. Si elle devait aller à cette soirée avec quelqu'un, cela devait être avec la belle brune. Point. Allez poser des questions à Maureen, et elle se mettra à bégayer. C'était vraiment compliquer, tout ce flot de sentiments bizarre. Elle avait l'impression que cela ne lui était pas inconnu, mais d'un autre coté, la belle n'arrivait quand même pas à se comprendre. Dilemme.

    Rah et puis zut ! Elle allait devenir complètement folle avec cette histoire de bal ! Pourquoi elle était autant stressée ! Pourquoi elle se sentait bouillir sur place ! Elle se sentait vraiment bête. D'accord, toutes ces filles qui attendaient avec impatience le soir étaient dans le même cas qu'elles, mais elles y allaient tous les ans. Maureen, c'était la première fois qu'elle y allait accompagné. Ce qu'elle pouvait être heureuse ! Tellement heureuse qu'elle déraillait.

    Devant la glace, c'était des centaines de questions qui lui obstruaient les pensées. Est-ce que Frédérique allait se joindre réellement à elle ? Est-ce qu'elle avait eu simplement peur de refuser et elle y allait avec elle par contrainte ? Ou par peur de la laisser seule ? Peut être que Frédérique avait même honte d'y aller avec elle... Aaaargh... La minette sauta sur la douche, et se sécha. Elle prenait son temps, parce qu'elle comptait y aller une heure avant et qu'il n'était que 17 heures. Un peu tôt pour se préparer ? Non, parce qu'elle allait tout faire bien pour son amie, elle allait essayer d'être la plus jolie qui soit. Pour que Frédérique ne regarde qu'elle. Égoïste ? Un peu... Mais même... Frédérique allait peut être regarder les garçons, c'était même... évident ! Pourquoi Maureen pensait que Frédérique l'observerait pendant toute la soirée ? Connerie. L'anglaise se prépara donc avec soin, une heure plus tard, elle n'avait toujours pas enfilé sa robe. Elle se maquillait d'abord, puis enfilerait sa robe blanche par la suite. Ses cheveux passeraient en dernier, logique d'après elle. Elle voulait éviter de décoiffer ses cheveux lorsqu'elle enfilerait la robe. Préparation faites, elle se rendit compte qu'elle avait une heure d'avance et que toutes les filles de son dortoir couraient dans tous les sens alors qu'elle était dores et déjà prête, installé sur son lit. Son regard fixait le sol, assise, elle avait trop peur de s'allonger. Se décoiffer n'était pas une très bonne idée. Lorsque l'heure s'approchait, elle retourna une dernière fois devant la glace. Cette robe lui allait vraiment bien, mais est-ce qu'elle allait plaire à son amie ?

    Elle le saurait bien assez tôt.

    « Mais où est-elle ? ... » Frédérique l'avait-elle déjà abandonné ? Maureen savait au fond d'elle qu'elle n'aurait peut être pas fait de l'inviter, Frédérique n'allait peut être pas être à l'aise avec elle. Elle aurait dû lui poser pleins de questions avant de se lancer dans cette proposition qui lui tenait pourtant tellement à coeur. Elle voulait à tout prix passer la soirée avec Frédérique. Mais elle ne trouvait les cheveux bouclés bruns de la demoiselle nulle part. Avait-elle perdu la vue ? Ou alors, son esprit avait décidé de ne pas la voir ? QUOI ? Impossible ! Elle ne pouvait pas être stressé à ce point. Jusqu'à qu'une lumière se mette à briller dans les yeux de la belle blonde à la peau pâle. Non loin des portes, Frédérique venait d'arriver. S'approchant rapidement d'elle, non sans bruit, Maureen l'attrapa par le bras, un sourire rayonnant accrochait aux lèvres :

    « Je pensais que tu ne viendrais pas ! Je suis tellement heureuse que tu sois venue, tu peux pas savoir ! Laisse-moi te regarder ! »

    Prestement, le coeur battant, elle avait lâcher le bras de son amie pour la regarder sous tous les angles. Son coeur semblait vouloir s'arracher de sa poitrine, mais la petite blondinette parvenait à contrôler ses émotions. Tout sourire, elle leva les yeux vers le visage de la jolie sorcière avant de dire :

    « Tu seras la plus brillante de la soirée ! Cette robe te va à merveille, et tu ressembles à une star ! Tu es superbe ! »

    [792 mots]
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MessageSujet: Re: Bal de Noël 1999   Jeu 4 Mar - 22:21

Frédérique LeeRoy / Maureen McEngel
(suite)


    Frédérique venait de prendre une grande inspiration et avait fermé un instant les yeux oubliant qu’elle portait ses lentilles alors qu’elle s’apprêtait à retirer ses lunettes comme elle le faisait à chaque fois pour remettre ses idées en place. Mais ses mains ne trouvèrent donc pas ses lunettes et elle ouvrit brusquement les yeux. Elle ne se sentait pas prête pour ce genre de soirée et pourtant mécaniquement elle se mit à marcher doucement jusqu’à l’entrée de la salle qu’elle franchit toujours aussi doucement. Elle expira enfin, évitant une trop longue et inutile apnée, quand elle fut dans la salle. Première étape franchit. Ce n’était pas si dur au final.

    Elle prit enfin la peine de regarder la salle et ses occupants. Elle devait retrouver Maureen à présent, à moins qu’elle ne soit pas encore arrivée.
    Ses talons claquaient sur le sol et elle eut l’impression qu’on n’entendait qu’elle. Elle aurait voulu s’effacer, disparaitre. Alors qu’on ne portait pas plus attention que ça à elle, elle avait l’impression que tous les yeux étaient braqués sur elle, comme pour la juger. Mais personne ne la jugeait et il n’y avait que la jeune Poufsouffle qui la regardait vu qu’elle l’avait apperçu la première.


    « Bonsoir Maureen… Tu es radieuse… »

    Quelques mots et un compliment. Il fallait dire qu’elle n’avait pas réfléchi à ce qu’elle disait et elle avait parlé instinctivement, ce qui ne lui ressemblait pas. Elle mit sa main devant la bouche et se la racla discrètement. Elle devait se ressaisir.
    Elle regarda autour d’elle pour voir comment les gens se comportaient. Les personnes les plus proches d’elles s’offraient des présents. Une fleur qu’un garçon mettait dans les cheveux d’une fille. Un mouchoir en tissu qu’une jeune fille mettait dans la poche de la veste d’un garçon. Elle, elle était venue les mains vides et en plus elle se disait, en voyant d’autres couples arrivaient ensemble dans la salle, qu’elle aurait du passer la chercher devant sa salle commune. Mais elle n’avait pas pensé à tout cela. Elle avait tenté surtout de ne penser à rien durant toute la journée et sans Heaven, elle serait encore en train de lancer son Cognard, allongée en tenue légère sur son lit !

    Comme d’habitude quand elle ressentait un début de stresse, Frédérique chercha à fourrer ses mains dans ses poches. Oui mais le soucis c’est qu’elle était en robe et bien sur celle-ci n’avait pas de poche ! Ses doigts glissèrent donc sur le tissu et elle se retrouva stupide sans savoir quoi faire de ses mains. Elle les joignit et alors qu’elle se rendait compte qu’elle se torturait les doigts, elle les mit derrière son dos pour le faire en tout discrétion au moins. Ses yeux et son visage gardaient son éternel air neutre mais au fond d’elle, elle était en totale panique.


    « Tu devrais me connaitre assez pour savoir que quand je dis quelque chose, je le fais… »

    Maureen lui avait rattrapé le bras quand elle l’avait aperçu quelques secondes plus tôt. Elle faisait comme si elle n’y avait porté aucune attention mais en fait elle en ressentait un horrible malaise. Malaise car elle avait toujours autant de mal qu’on la touche et envahisse donc son espace vitale, et du mal car elle faisait tout pour ne pas penser et porter ses yeux sur les mains de son amie qui était posée sur son bras nu.
    Mais par chance, elle la lâcha rapidement et demanda à la regarder. Elle avala péniblement sa salive et tenta d’en faire de même avec elle. Oui elle était vraiment radieuse alors que elle, elle se sentait horriblement mal à l’aise dans sa robe. Ça devait faire depuis qu’elle savait parler et dire non qu’elle n’avait plus porté de robe ni de jupe.


    « Je ne veux pas être la plus brillante… Je veux pour l’instant passer une bonne soirée sans que tous me dévisagent sans cesse… Et puis en tant qu’élite, je suis déjà inexorablement une star…
    Dans tous les cas, la plus éblouissante ici, c’est toi… Cela va m’être donc un honneur de t’accompagner durant toute cette soirée… Et je vais devoir me méfier qu’aucun garçon ne te dérobe à moi… »


    Non mais c’était elle qui avait dit ça ? Un seconde compliment. Des paroles dignes d’un livre. Et en plus une parole pleine de sous entendu ! Elle devait être fiévreuse, ou en train de cauchemarder, mais la situation ne lui ressemblait pas et semblait lui échapper. Elle ne contrôlait plus se qu’elle disait. Elle avait l’impression que sa tête allait exploser. Elle devait trouver quelque chose pour occuper son esprit. Mais rien ne venait, elle était comme bloquée dans ses réflexions. Tout tournait trop vite dans sa tête, ou pas assez vite. Elle ne savait plus. Maureen ne cessait de sourire alors qu’elle restait avec son visage de marbre face à elle. Elle n’aurait pas mérité de passer une telle soirée avec une statue, à la différence qu’elle parlait et bouger. Et puis elle savait ce qui l’attendait en l’invitant elle.

    « Tu veux boire et manger quelque chose avant que les buffets ne soient envahi de monde… ? »

    Enfin une parole réfléchie et posée ! Et enfin elle pouvait se ressaisir doucement. Elle avait commencé à avoir chaud et elle n’avait pas aimé ça… Réfléchir avant de parler, réfléchir... ne laisser agir que son esprit, uniquement son esprit...


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MessageSujet: Re: Bal de Noël 1999   Ven 5 Mar - 11:20

    Lorsque Fredericke était dans les bras de son petit ami – et accessoirement meilleur ami, mais juste vraiment accessoirement parce que Fred’ aimait bien quand tout était compartimenté – elle oubliait tout. Les gens autour, ses problèmes avec sa famille, sa famille tout court d’ailleurs, tout passait à la trappes, comme si rien d’autre ne comptait que la sensation des bras de Vincent autour de sa taille et de son regard dans le sien. Elle avait toujours aimé être dans les bras de Vincent, même quand ils étaient trop jeunes pour que ce soit un acte pensé et réfléchi, avec lui, elle se sentait bien, en sécurité, aimé pour elle-même et ça c’était quelque chose qui avait toujours été vrai. Il l’avait protégé dès le début et il l’avait accepté comme elle était (enfin, à part son style vestimentaire peut-être ?) avec son caractère lunatique et son arrogance mais aussi ses failles et ses peurs. Mais maintenant, il y avait quelque chose de plus parce qu’elle lisait de l’amour dans ses yeux et que c’était réciproque. Peu importait la vendetta qui avait lieu contre elle depuis quelques semaines peu importait qu’on l’insulte ou qu’on lui abîme ses affaires, oui, ça ne pouvait pas la toucher parce que même si Vincent était à Serpentard, elle était sûre de son choix.

    Les bras passés autour du cou de son petit ami et son front posé sur le sien, elle répondit à son sourire. La journée qu’elle avait passée à attendre de revoir Vincent (qu’elle n’avait pas vu depuis le matin ! vous imaginez pas, c’est super long pour elle ! *paf* ) était derrière elle, maintenant qu’il était là, elle ne ressentait plus ce vide. Si on les trouvait déjà inséparables avant, depuis qu’ils étaient ensemble, ça ne s’était pas arrangé, c’était certain.

    Elle l’embrassa et se détacha de lui à regret, se souvenant que c’était un bal donc que ce n’était pas le lieu pour flirter. Elle lissa la cravate de Vincent qui était un peu de travers et se retint de la lui remettre correctement en souriant pour elle-même. Il avait vraiment essayé de bien s’habiller mais décidément, il n’y avait rien à y faire, les soirées chics, c’était pas son truc. Mais il avait quand même mis son costume, c’était déjà pas mal.

    « Allons-y avant qu’on nous accuse encore une fois d’indécence. » Comme ils étaient plutôt du genre à se moquer de l’avis des autres, s’embrasser dans les couloirs ne les gênait pas outre mesure, enfin, ils auraient préférés être seuls bien sûr, mais n’étant pas dans la même maison, ils n’avaient pas non plus 36 possibilités d’endroits. Mais du coup on se moquait souvent d’eux dans leur entourage (l’entourage de Fred’ surtout notez) parce qu’ils n’arrêtaient pas de flirter. Mais ce n’était pas vrai, après tout, ils ne pouvaient pas se voir tant que ça tranquillement puisque bon, les repas à la grande salle, ça ne compte pas hein ! Puis des fois, ils devaient réviser aussi (surtout Fred’ qui était un peu bête donc qui devait beaucoup bosser pour avoir ses diplômes), sans compter que Fredericke avait trois clubs qui prenaient la plupart de ses soirées. Non, vraiment, ils étaient bien gentils ses potes mais ils pourraient comprendre que c’était dur de pas pouvoir embrasser son copain comme on voulait ! Enfin, mieux valait en rire qu’en pleurer (de toute façon, c’était à elle qu’on faisait des réflexions, jamais à Vincent, on se demande pourquoi tiens !).

    Ils entrèrent donc dans la grande salle elle-même qui était parfaitement décorée comme chaque année dans des teintes dorées et argent avec un grand sapin absolument adorable. Fredericke avait toujours trouvé que le décorateur du bal (Flitwick ?) avait bon goût.

    Se rapprochant de Vincent, elle eut un petit air rêveur et se remit contre Vincent. « Dis mon amour, tu voudras bien danser avec moi un tout petit peu ? » Ils n’en avaient pas parler avant du coup Fredericke ne savait pas si son petit ami accepterait de danser avec elle, hors Fredericke adorait danser. C’était comme une deuxième nature chez elle, et c’est à peu près la seule activité qu’elle aimait dans les bals (parce que bon, elle n’était pas spécialement fan de belles robes, à choisir un jean et un débardeur c’était encore ce qu’elle préférait). Elle savait que Vincent ne partageait pas spécialement cette passion (quand il était à Sterne, c’était juste pour la surveiller) mais elle avait très très envie de danser avec lui, d’autant que depuis le bal de Sterne durant sa troisième année, il ne l’avait plus fait du tout. Et puis c’était tellement romantique ! Oui, ça faisait parti de sa vision d’une bonne relation. Elle lit trop de bouquins à l’eau de rose de toute évidence mais ça ne changeait rien au problème. Ceci dit, elle se contenterait d’une ou deux danses, elle n’était pas difficile, en plus, elle avait autre chose en tête pour leur soirée que seulement le bal…

    « Et puis… » Commença-t-elle légèrement hésitante en se collant encore un peu plus à lui et en passant légèrement le bout des doigts sur le col de Vincent d’un air mutin « j’aimerais bien qu’on passe la nuit ensemble après… » Mais attention, seulement pour dormir dans ses bras, rien d’autre ! Elle avait oublié de le préciser, c’était tellement évident pour elle après tout ! Mais est-ce que Vincent serait sur la même longueur d’onde qu’elle ?


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MessageSujet: Re: Bal de Noël 1999   Ven 5 Mar - 18:43

Il fallait le reconnaître. Billie était véritablement exquise dans sa robe. Certes, tout le monde avait sorti son plus beau costume ou sa plus belle robe, mais cela il s’en fichait. Après tout, sa cavalière n’était pas tout le monde, mais simplement Billie. Et lorsqu’elle lui attrapa le bras, il ne pouvait qu’acquiescer à ses paroles avec un grand sourire. Cette soirée ne pouvait être que bien, du moins il allait de la rendre bien comme soirée. Mais oui, cela partait plutôt bien, après tout il avait une merveilleuse demoiselle à son bras, alors ça ne pouvait être que bien. De plus il était content d’avoir pu voir Siegfried, même si cela fut de façon très rapide. De toute façon, ils allaient avoir matière à discuter dès demain. Chacun allait raconter sa soirée à l’autre avant de se mettre à parler des couples qu’ils avaient de leur côté et en rire. Puis s’ils en avaient le temps, ils referaient le monde à leur façon. Mais tout cela, ça serait demain. Ce soir était une soirée destinée à la fête et à l’amusement.

Le couple finit par pénétrer dans la grande salle. Jack eut un léger moment d’hésitation. Il y avait beaucoup de monde, chose tout à fait normal, et parmi tout ce monde se trouvait des gens qu’il connaissait et à qui il n’avait pas adressés la parole depuis un certain temps. Comme il l’avait déjà à Billie bien avant cette soirée, cela faisait un moment qu’il s’était isolé d’une certaine manière. Durant un instant, il se demanda comment allait réagir certaines personnes. Pour le moment, il espérait simplement que tout le monde n’allait pas le reconnaître ou, mieux, qu’ils l’aient tous oubliés. Au moins cela allait simplifier les choses. Enfin pas tant que ça finalement. Néanmoins, ce n’était pas cela qui allait empêcher notre jeune héros de faire plaisir à son amie. D’ailleurs, il se dirigea en sa compagnie tout droit vers les rafraîchissements, cela allait lui permettre de bien débuter la soirée. Une boisson, une petite discussion, une danse…et puis tout le reste allait se faire tout seul. Du moins, il l’espérait.

Jack et Billie arrivèrent à destination près du buffet. Sans s’attarder plus longtemps, le jeune garçon prit deux verres avec lui dont il tendit un vers sa cavalière avec un de ses immenses sourires qui lui donnait un air charmant. Malheureusement, ce n’était pas cela qui allait lui permettre de cacher sa nervosité. A peine venait-il d’offrir à Billie, qu’il se jeta sur le sien qu’il termina d’une traite tout en balayant la salle du regard, cela lui avait permis d’apercevoir Siegfried en compagnie de Rory Monroe. Il fallait espérer qu’il ne lui fasse pas vivre un enfer, après tout il pouvait être un gentleman avec les femmes quand il le voulait. Seulement quand il le voulait. Son verre finit, Jack remarque bizarrement qu’il avait toujours la gorge sèche. Pourquoi était-il si nerveux ? Il n’arrivait pas à le savoir. Après tout, il avait tout le temps était ainsi. Le mieux, pour oublier tout cela, était de bavarder un peu. Qu’importe le sujet, tant qu’il pouvait parler.

Il se tourna vers Billie et ouvrit la bouche…mais de quoi pouvait-il parler ? En fin de compte, le sujet était important. Oui, il ne voulait pas non plus passer pour un imbécile en parlant de la pluie et du beau temps. Non, il fallait quelque chose d’intéressant ! Cela ne faisait pas si longtemps qu’il reparlait à la jeune fille, autant demander de ses nouvelles en personne même s’il avait appris ce qu’il y avait à savoir. A Poudlard, tout finissait par se savoir. Soudain une idée lui vint en tête, pourquoi ne pas demander des nouvelles de son frère. Cela allait faire plaisir de découvrir le fait que Jack n’oubliait pas tout ce qu’elle lui racontait.


« Dis moi, comment va ton frère ? Je me souviens parfaitement que c’est un peu grâce à lui qu’on a fait connaissance, tu m’avais posé une question fort…intéressante pour pouvoir l’aider. »

Rien que d’évoquer le souvenir, cela faisait sourire Jack. Sourire qui finit par disparaître rapidement. Il se souvenait maintenant que Billie avait été très mal durant une période et cela était dû justement à la mort son frère, Kayne. Oh, le c** !! Il fallait passer rapidement à autre chose, quelque chose de plus joyeux !

« Euuh…sinon, comment ça se passe au niveau des amours ? »

Quand on savait ce qu’elle avait vécu, ce n’était pas forcément plus joyeux. Malheureusement c’était la première chose qui lui était passé par la tête pour rattraper sa boulette. Enfin, là il ne l’avait pas rattrapé, bien au contraire, il s’était plus qu’enfoncé. Cela faisait à peine cinq minutes qu’ils étaient arrivés à la fête et Jack avait l’impression que la soirée n’allait pas durer plus longtemps.

« Euuuuhh…..Tu veux un autre verre peut-être ? »

Sachant qu’elle n’avait pas encore commencé le sien ?! Il n’y avait pas d’autres termes, Jack venait de se suicider en direct face à son amie. En général, la plupart des gens attendant le milieu de la soirée, mais pas lui ! Le jeune Poufsouffle avait tout foutu en l’air dès le début ! Oh, certes, ce n’était pas volontaire, mais il ne pouvait plus rien changer. D’ailleurs, il attrapa le premier venu afin de le vider, au moins cela allait lui permettre de se taire durant quelques secondes. Une boisson, une petite discussion, une danse…si seulement les choses pouvaient être plus simples dans la vie.

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MessageSujet: Re: Bal de Noël 1999   Ven 5 Mar - 19:26

Le compliment que formula le jeune garçon à l’intention de la sorcière blonde ravie profondément cette dernière qui lui adressa en retour, un sourire des plus rayonnants qu’il soit. Il fallait avouer que Tobias et Marie formaient à eux deux un couple bien assorti. Que ce soit sur le plan physique (tous deux ayant à quelques détails près un physique fort semblable) ou psychologique. L’un comme l’autre aimait en effet plaire. C’était presque la raison pour laquelle ils se levaient le matin. Le but étant de charmer un maximum de personnes. Ils vivaient dans l’intime conviction qu’ils faisaient naître, sur leur passage, d’ardentes jalousies. Mais que pouvaient-ils bien y faire après tout ? Ils étaient parfaits (ou presque) et savaient (surtout) comment s’y prendre pour plaire. Bon, Tobias se débrouillait tout de même bien mieux que sa petite amie, puisqu’il avait un don familièrement appelé ‘la tchache’, et qu’il savait donc parfaitement formuler ses souhaits et tourner ses phrases afin de conquérir son interlocuteur. Marie, elle, jouait surtout de son physique. Elle avait tout d’une poupée de porcelaine, délicate, presque fragile, elle aimait être traitée comme telle. Si certaines filles aimaient être indépendantes et préféraient se considérer (et surtout être considérées) comme étant des personnes ‘fortes’, et bien Marie n’entrait pas le moins du monde dans cette catégorie. Elle aimait être chouchoutée, qu’on la considère comme une petite chose fragile qu’il fallait protéger. Oui, c’était exactement ça. Elle aimait être protéger. Aussi se sentait-elle plus qu’à sa place aux côtés de Tobias qui était des plus attentifs et attentionné qu’il soit. Si Fredericke lui avait di (de but en blanc) qu’elle n’aimait pas vraiment cela, Marie, elle, préférait largement ces manières à celles (inexistantes ?) de Vincent qui se comportait continuellement comme un rustre. Bon, elle était en très bons termes avec son ex petit ami, qu’on n’aille pas s’imaginer qu’elle lui faisait la tête oui quoique ce soit. Pas du tout, il restait un très bon ami, et quelqu’un de confiance, qui plus est. Mais il n’était pas son âme sœur. C’était plus qu’un fait, c’était une certitude.

Le couple d’amoureux sortit de la salle commune des vipères rejoignant ensemble la salle de Bal, alias le lieu des festivités. Marie avait saisit avec plaisir le bras que lui avait –fort galamment- tendu son petit ami. Radieuse, elle se sentait extrêmement fière d’être aussi bien accompagnée pour cette soirée. Ce n’était pourtant qu’un simple bal de rien du tout. Poudlard, sur terre ce n’était pas grand-chose, à côté des soirées de la haute noblesse auxquelles participait régulièrement la petite princesse. Et pourtant, elle était bien plus heureuse d’être là, ce soir, avec Tobias, qu’à une de ces ‘grandes soirées’ où se retrouvaient toujours (plus ou moins) les mêmes familles…

A la question que lui adressa son petit ami, al blondinette répondit dans un léger sourire, toujours aussi heureuse (et ce n’était pas maintenant qu’elle comptait être triste de toute façon !) :

« Oh et bien oui, pourquoi pas ! Merci... »

Ils se trouvèrent au buffet, où Tobias servit (toujours aussi galant !) sa compagne. La sorcière observait son compagnon comme s’il était la huitième merveille du monde. Son regard pétillait de joie, et son cœur battait rapidement contre sa poitrine. Oui, elle l’aimait vraiment beaucoup… Non, c’était même plus que beaucoup ! Si à présent, elle ne rougissait plus quand il lui témoignait de délicates intentions, il arrivait encore parfois à marie de rougir en présence du beau blond. C’est qu’il lui faisait beaucoup d’effets l’air de rien !! Ainsi, ses pomettes chauffèrent légèrement quand, leur verre achevé, elle s’avança doucement vers Tobias, pour lui demander une danse. Marie n’aimait pas le sport (mis à part l’équitation et l’escrime –surtout- mais danser avec Tobias était forcément agréable et en plus, ils n’avaient jamais dansé ensemble encore !!! Et connaissant son petit ami, elle avait le sentiment que ce serait un moment de pur délice…), sa bouche s’approchant de l’oreille de Tobias, afin de parler sans hurler, elle chuchota doucement, son souffle caressant alors le coup du sorcier :

« Tu veux bien danser avec moi ? »

Pas qu’elle en mourrait d’envie… mais presque ! ses joues rosirent légèrement, alors qu’elle posait son regard bleu dans celui si doux et délicat de son compagnon.

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