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Sport et culture

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MessageSujet: - | - Faîtes vos jeux - | - - | TERMINE | -   Mar 02 Mar 2010, 19:24



Flash Back
Retour de Taliesin :

Le temps passait décidément bien trop vite. Les journées étaient ridiculement courtes, depuis que l’hiver avait pris la place qui était sienne, dans le rituel et inévitable cycle des saisons. Le soleil se levait tard, et la lune le remplaçait bien trop tôt. La journée commençait alors qu’il faisait nuit, et elle n’avait le temps de s’achever, que, déjà, l’astre du jour s’en était allé. C’est un regard mélancolique que la rouquine posait sur le paysage nocturne qui filait sous ses prunelles azur. Un soupire, las, puis elle reportait son attention sur son téléphone portable. D’ici peu, les machines moldus fonctionneraient enfin, et elle pourrait consultait tous ses messages. Il était vraiment de plus en plus difficile, pour elle de se faire une place dans le milieu du show business. Etre élève en internat (de magie, qui plus est) ce n’était pas du tout le bon plan pour faire carrière dans le mannequinât. Bon, en soit, la jeune femme ne comptait pas vraiment ‘faire carrière’ mais elle devait assurément gagner de l’argent. Ses parents avaient décidé de l’abandonner à son (triste ?) sort, depuis sa dernière fugue (oui, oui, elle les avait aidé à prendre cette décision, quand même…). Et il était juste hors de question qu’elle demande de l’aide à qui que ce soit. Lexy, Erwan, ou Raphaël (qui étaient sans nul doute les plus à même à lui venir en aide…) lui auraient pourtant très volontier donné un coup de main. Mais cette simple idée lui donnait la nausée. Non, Keira ne pouvait pas s’abaisser à ce genre de pratiques. Dépendre d'autrui sans rien donner en retour... ça la rendait malade ! Elle était capable de gagner sa vie (plus ou moins) alors autant se défoncer pour y arriver ! Et, ça, c’était clair qu’elle se défonçait. Dans tous les sens du terme (si on veut…). Si la jeune fille n’était plus suivie depuis plus d’un an pour sa dépendance aux substances illicites, elle ne s’en était pas complètement débarrassée pour autant. En effet, si elle avait su faire face, elle avait malgré tout, lentement, très lentement, replongé dans cet enfer aux allures pourtant si paradisiaques (de prime abord). Elle n’était cependant pas au stade qu’elle avait jadis dû dépasser au prix de diverses souffrances et tortures physiques comme psychologiques (puisque oui, être dépendant, ça se ressentait aussi bien dans la tête que physiologiquement…), mais plus le temps passait, et plus elle s’en rapprochait… Dangereusement… très très doucement, mais avec une assurance des plus étonnante.

Keira voyait (plus ou moins) régulièrement une psychiatre, pour ses (anciens) problèmes d’anorexie mentale. Si elle n’était plus considérée comme étant malade, elle restait très fragile sur ce domaine ci (le poids) tout comme sur de nombreux autres domaines par ailleurs. Oui, Keira avait beau être une jeune fille d’apparence dynamique, pleine de vie, et volontaire, mais elle était surtout profondément instable, d’une personnalité déroutante et surtout, dangereuse. Que ce soit pour elle, ou pour son entourage. Elle ne connaissait pas de ‘limites’ au sens propre du terme. Son univers entier était comme parallèle à celui dans lequel les autres évoluaient. Elle ne semblait jamais avoir quitté sa bulle personnelle, se créant des idées, des images qu’elle seule était réellement capable de percevoir. Elle vivait dans une perpétuelle peur de déplaire, elle était obsédée par cette idée : plaire, toujours plaire, et toujours plus ! Elle se cachait derrière des sourires et des attitudes. Et le pire, c’était que ça marchait ! Tout le monde tombait systématiquement dans le panneau. Y compris ses amis les plus proches… S’il leur arrivait de déceler une part de sa mélancolie, ils restaient bien loin du chao constant qui la dominait et la rongeait sourdement. Et c’était là tout le but de sa manœuvre. Elle jouait un rôle, comme son père, acteur, sa mère, ex mannequin… Elle vivait depuis toujours dans une mascarade, une des plus grotesque qu'il lui ait d'ailleurs été donnée de regarder (mieux, là elle en était le personnage principal en plus !) où elle avait écopé de la place que personne ne souhaitait occuper. Alors elle avait appris à s’y plier, cédant aux désirs et volontés de parents toujours absents. Ils voulaient une enfant souriante, plaisante… Et bien elle était devenue cette fille là ! Et tout cela, elle l’avait surtout fait inconsciemment. Elle voulait tant leur plaire ! Et ç’avait marché… Au début. Ils vantaient tant les mérites de leur fille, un modèle dans cette société où seule l’anarchie semblait régnait en maître ! Puis, doucement, le jeu avait lassé l’enfant… mais que faire quand tout le monde vous croit sincère ? Elle s’était sentie piégée, et avait continué à assumer son rôle. Pour le meilleur et pour le pire. Et depuis quelques temps, il fallait être honnête, c’était surtout ‘pour le pire’.

Prise au piège dans sa propre parodie, la rouquine s’était naturellement mise à mentir. Elle feignait à présent de manière systématique. "Oui, elle allait bien." "Non, elle n’avait pas de problèmes." "Oui, elle avait arrêté la drogue." "Non, elle mangeait !!! Elle n’avait juste pas fin là, tout de suite…" Balivernes. Mais voilà, ça marchait, alors pourquoi s'arrêter en si bon chemin ? C’était si apaisant de voir les personnes qui nous sont chères, sourire, être soulagées… oui, c’était si… rassurant, qu’elle en venait à oublier de se sentir bien elle-même. Elle était persuadée que la meilleure des choses sur Terre était de voir ses proches sourire… Alors elle faisait tout pour que cela dure aussi longtemps que possible.

La jeune femme avait vue sa psy au mois de décembre, pour la dernière fois. Rien à signaler, elle avait su jouer la comédie sans trop de difficultés. Bon, il fallait être honnête, c’était sans doute la personne de son entourage la plus dure à tromper qu’il soit. Heureusement, elle ne consultait pas pour ses soucis de dépendance mais seulement pour l’anorexie… Sinon, elle n’était vraiment pas sûre de pouvoir la mener aussi bien en bateau qu’elle ne le faisait déjà… Puisque après tout, anorexique, elle ne l’était plus. Bon, d’accord, elle sautait volontiers des repas et refusait toujours de s’alimenter en étant en compagnie d’une tierce personne, mais elle mangeait. Oui, vraiment. Ses carences n’étaient pas trop grandes, et puis elle restait toujours trop maigre, mais elle s’était quand même bien arrangée depuis son traitement aux Etats-Unis ! Pour en revenir à ce fameux rendez-vous en septembre, la rouquine était partie un peu trop vite du cabinet de consultation (trop heureuse de s’en échapper, enfin !) et avait oublié son sac à main là-bas… pas le choix, elle avait dû faire demi tour. Sa psy lui avait rendu son sac sans lui poser de questions, tant mieux ! Et quelques minutes plus tard, alors que la jeune femme prenait son téléphone, elle trouva dans son sac une chose qui n’avait (de toute évidence) rien à faire là… Le dossier était sans nul doute celui de sa psy… mais il ne portait pas son nom à elle, mais celui de Siegfried Léthé. Keira connaissait cette personne de nom, puisqu’il s’agissait de l’ex petit ami d’Heaven Clarks. Etonnée, elle laissa le dossier de côté, ne pensant pas le regarder (bien que follement curieuse, elle su se contenir). Puis le temps passa et en elle finit par oublier la présnece du dit dossier dans ses affaires. Jusqu’à ce fameux jour.

La veille
Trois jours, qu’elle était rentrée de Taliesin, et ça n’allait pas fort. Elle avait passé un casting qu’elle était persuadée d’avoir raté. Et elle avait bien songé à passer une soirée avec le directeur de casting, sauf que voilà, il était gay, donc à moins de se travestir, elle était vraiment très mal barrée. Elle vivait aux crochets de Lexy, vivant chez le jeune homme (ce qui en soit la rendait complètement folle, puisque 1/ il la faisait toujours incroyablement & indiscutablement craqué, bien qu’elle refusa de le lui avouer 2/ elle avait de plus en plus le sentiment d’être un parasite, ce qui la rendait folle de rage. Elle se détestait. Plus le temps passait, plus elle se haïssait. Elle détestait la femme qu’elle était devenue, elle était exactement le genre de fille qu’elle regardait de haut, étant gamine. Une fille qui ne sait rien faire d’autre qu’utiliser son corps. Pour poser, pour défiler… Même pas capable de sourire avec son cœur. Qu’était-elle devenue ? Pourquoi était-elle devenue aussi laide à l’intérieur ? Ce genre de crise, ça lui arrivait de plus en plus souvent. Elle ouvrait les yeux, se regardait et avait une puissante envie de vomir. Elle se trouvait tellement… inintéressante ! Stupide ! Sans intérêt ! Et ça la détruisait… Plus elle attendait, et plus ça empirait. C’était pour ça qu’elle rechutait dans le monde des comprimés et des injections. Parce qu’à ce moment là, tout semblait allait mieux. Ce n’était que passager, certes, mais ça restait une pause des plus agréables qu’il soit… Ca ne l’empêchait pas de se détester malgré tout… Mais elle avait quand même l’impression que tout allait enfin s’arranger, qu’il suffisait d’y croire. Alors elle reprenait espoir, et c’était reparti pour un tour…

Ce jour là, elle avait du se faire une piqûre, l’anxiété qui la rongeait était bien trop prononcée pour qu’elle s’en défasse seule. Rapidement, elle se sentit plus calme, mais aussi plus intelligente. C’était un des côtés sympathiques de la chose. Elle avait l’impression de tout comprendre, de trouver des solutions à n’importe quel problème. Comme si la lumière se levait sur des centaines d’incertitudes qui toutes, soudainement, devenaient des vérités inébranlables. Tant de beauté et d’assurance semblaient se lier alors… C’est là qu’elle su quoi faire pour son travail. Elle avait oublié un numéro qui pourtant pourrait bien l’aider. Un coup de fil, et tout était arrangé. Demain, elle posait. Bon, elle n’avait pas obtenu le travail d’une manière très orthodoxe, mais ça faisait un moment qu’elle avait laissé sa morale loin derrière elle, fermée à double tour dans un placard devenu innaccessible. Elle avait compris que pour parvenir à ses fins, il fallait être capable de faire des sacrifices. Alors elle les faisait, et sans rechigner. Prenant son agenda pour noter son rendez-vous, elle trouva, sous le dit agenda, le dossier oubliéSiegfried… Finalement, n’étant plus à une mauvaise action près, elle décida de lire le fameux dossier. Ok, ça ne se faisait pas et elle même savait pertinemment qu'elle détesterait la personne qui oserait toucher à son propre dossier, mais elle n’en n’avait absolument rien à foutre là, dans l’immédiat. Aussi ouvrit-elle la liasse de documents et commença-t-elle sa lecture.

Deux heures plus tard, la rouquine écrivait une lettre à Siegfried Léthé. Un sourire amusé s’était doucement peint sur ses lippes rosées. Elle avait trouvé de toute évidence une personne avec qui s’amusait un peu… Oui, d’après ce qu’elle avait lu, elle allait peut-être pouvoir cessé de mentir avec une personne sur cette fichue planète. Et cette simple idée la rendait folle de joie. C'était beaucoup mieux qu’un comprimé d’ecstasie !

Citation :
Ce message est court, mais tu le comprendras parfaitement.
Je te donne rendez-vous vendredi, à 17h50, dans un café moldu appelé ‘The Fifth Floor’. Saches que je sais sans doute mieux que quiconque qui tu es, Siegfried, ou peut-être devrais-je dire Evan ? Et il se pourrait que j’ai quelque chose en ma possession qui puisse grandement t’intéresser.
Sur ce, je te di à vendredi, puisque je le sais, tu vas venir.

K.W


Keira n’avait signé que de ses initiales, peut-être saurait-il qui elle était, mais elle doutait qu’il le devine aussi aisément. Nombreuses étaient les personnes qui pouvaient avoir ces initiales, et puis ils ne se connaissaient pas personnellement. Enfin, lui, surtout, ne savait rien d’elle. Puisqu’elle, elle avait un joli dossier entre les mains… Souriante, la rouquine envoya la lettre pas hibou. Il allait venir, elle le savait. Demain, il serait là. Un sourire amusé étirant ses lippes, elle s’endormi sans la moindre difficulté ce soir là. Demain promettait d’être une journée des plus passionnantes qu’il soit.

Fin du Flash Back.
Actuellement.
Le lendemain, après avoir posé, elle prit un thé, et posa son regard sur sa montre. Bien 17h40. Elle resta à sa table, ayant bien en vue l’entrée du café, depuis une vitre murale. Elle savait à quoi ressemblait Siegfried, puisqu’elle avait des photos de lui dans le dossier, et il n’avait pas trop changé en trois ans (depuis qu’elle avait quitté Poudlard, donc). Lorsqu’elle le vit franchir le seuil du café, elle eut un sourire ravi, avant de mieux l’observer. Ce ne fut que deux minutes plus tard qu’elle se tourna vers lui, et l’apostrophant (alors qu’il passait non loin d’elle) :

« Evan… Quel plaisir. »

Et elle lui adressa un sourire amusé, lui faisant signe de la rejoindre et de prendre place face à elle. Le dossier du sorcier était posé sur la table, bien en évidence sous la main de la rouquine. Cette dernière qui observait avec amusement son cadet. Il ne pouvait rien tenter ici, tout simplement parce que l’endroit était rempli de moldu. Elle avait aussi calculé l’emplacement des tables pour lui rendre impossible toute retraite précipitée, et avait aisément trouvé quelques bonnes âmes pour se charger de le stopper (au cas où), en échange de quelques services qu’elle avait rendu sans grande difficulté. Oui, c’était perfide, mais elle comptait bien s’amuser un peu, ça faisait un moment qu’elle broyait du noir, et visiblement, le code venait de changer. Faîtes vos jeux… la partie ne fait que commencer.



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Dernière édition par Keira Williams le Jeu 18 Mar 2010, 09:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: - | - Faîtes vos jeux - | - - | TERMINE | -   Jeu 04 Mar 2010, 22:38

Il est des matins où il vaudrait mieux ne jamais se lever.
Siegfried s’était fait cette réflexion en se levant tant il se sentait fatigué ce matin là. La nuit n’avait pas été des plus reposantes, et son tuteur, William Chandlers, était encore à gambader dans on ne sait quelle histoire louche. Le jeune homme avait espéré un temps que sous la tutelle de cet homme, il pourrait gouter à plus de liberté et à plus d’action que sous la coupe de Sir Lloyd Mc Doyle. Mais William ne l’entrainait jamais dans ses combines, et il devait, supporter seul sa liberté toute relative, aussi relative que peut l’être la liberté d’un enfant.
C’est en descendant à l'étage qu’il vit une lettre à son attention, posée sur la table de la sale à manger. Une lettre arrivée depuis la veille mais à laquelle il n’avait pas porté attention. « Je la lirais en déjeunant » se dit-il. Fatale erreur…
Outre le fait que le plaisir du petit déjeuné fut complètement ruiné par le contenu de la lettre, Siegfried manqua toujours à cause de cette fichue lettre, de s’étouffer avec la tartine au miel qu’il s’était préparé.
Une fois tout danger écarté, il relut avec attention le court message qui lui avait été adressé cependant que son cerveau commençait déjà à calculer les tenants et aboutissants d’un tel message.

Oh, ce n’était pas forcement, le fait qu’on lui fasse miroiter quelque chose qui lui appartiendrait soit disant, ni même qu’il ne sache pas du tout qui pouvait être K.W. Non, tout ceci n’aurait eu aucun impacte sur son calme habituel si le nom de « Evan » n’avait pas été écrit. Cela posait plusieurs questions, et pas mal de problèmes. Contrairement à son habitude, Siegfried fit une erreur dans l’évaluation de la situation. Pour qu’on l’appelle Evan, on devait être au courant de certains évènement de son… Existence… Dès lors, la seule chose qui puisse lui être promis devait avoir un rapport avec l’ancien maitre en potion… Un rapport avec la formule de jouvence perdue pour toujours ? Ce serait trop beau… Quoi qu’il en soit, K.W était parvenue à attirer son attention, mais prudence ! Le ministère avait renoncé à l’envoyer croupir à Azkaban justement parce que la cours avait estimé que la personnalité d’Evan avait été dévorée par le détraqueur, et que Siegfried était dès lors devenu complètement inoffensif. C’était la stricte vérité, mais comment cette même cours réagirait elle si elle apprenait qu’il cherchait malgré tout à remonter la piste de son ancienne vie ? Et si cette lettre était un piège du ministère ? Qu’importe, autant risquer l’aventure.
Rendez vous à 17H50 ? Il lui restait du temps !

C’est ainsi que Siegfried se présenta au "The Fifth Floor". Habillé chiquement, il usait de cet artifice pour paraître inoffensif au possible. Son physique délicat, et ses traits fins entretenaient une apparence juvénile qui désarmait généralement les gardiens les plus suspicieux. Sous sa veste, il avait prit soin de dissimuler sa baguette, mais aussi quelque fioles contenant de quoi se tirer d’un mauvais pas.

Mais toutes ces précautions lui semblèrent bien démesurées lorsqu’il comprit à qui il avait à faire.

« Keira… Keira Williams… Qu’elle déception ! Et moi qui pensais avoir affaire à quelqu’un de dangereux. »

Keira était au moins aussi douée que lui pour dissimuler ses crocs, mais il n’en savait rien, pour le moment. Lorsqu’elle l’invita à s’assoir, il remarqua immédiatement le dossier. Comprenant à quel point il avait mésestimé la situation, il s’assit sans broncher, sans se soucier qu’il entrait dans la souricière, et sans perdre de vue que… Keira jouait un jeu dont il ne connaissait pas les règles. Il décida néanmoins de ne pas se montrer trop docile.

« Sacrés Psycomage… Toujours à laisser leurs dossiers trainer partout… J’ai toujours su que ces séances me causeraient plus de problèmes que de solutions… Bon, soyons clairs… Je ne sais pas ce que tu as lu de ce dossier, ni même ce que tu en as compris, je ne sais pas quoi d’autre ! Mais comme tu as su au moins y déchiffrer un nom, il est nécessaire de remettre certaines choses au point. Je ne suis pas Evan. Cet adulte est la source de tout ce qui m’est arrivé de pire depuis ma naissance, et outre le fait que le ministère m’a reconnu complètement dissocié de lui, je supporte assez mal qu’on me confonde avec lui. Comme tu vois, toute cette histoire a tendance à me crisper quelque peut, alors je te prierais de me donner ce dossier, et d’oublier tout ce que tu as pu y apprendre. Oh je ne voudrais pas… Etre discourtois… Avec une amie d’Heaven… Nous nous comprenons ? »

Et comme pour marquer son territoire, Siegfried posa un doigt sur le dossier pour inviter Keira à le lui rendre gentiment sans faire d’histoire. Il ne pouvait s’empêcher de se dire que malgré toutes ses apparences innocentes, Keira devait forcement avoir un but bien précis dans cette rencontre. Chantage ? Moquerie ? Qu’espérait-elle ?
De toute façon, jamais elle ne se laisserait impressionner aussi facilement, Siegfried était en terrain hostile, mais il n’en savait rien pour l’instant.

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MessageSujet: Re: - | - Faîtes vos jeux - | - - | TERMINE | -   Ven 05 Mar 2010, 18:56

Le jeune homme avait un style très ‘classe’ pouvait-on dire en l’observant. Il semblait avoir un physique, quasi androgyne, mais Keira avait assez lu et ‘étudié’ (si tant est qu’elle en soit réellement capable) son dossier pour savoir qu’il y avait une personne très complexe, et sans nul doute insaisissable qui se cachait derrière ces doux faux semblants. Bon, il faut tout de même rester bien clair, Keira était loin d’être une fille intelligente. Elle n’était pas complètement stupide non plus (bien que parfois, la question puisse se poser, tout de même…) cependant elle avait toujours eu une certaine tendance à la niaiserie… Puis, le temps faisant son chemin, elle avait transformé ce penchant en une fascinante capacité à interpréter les choses comme elle l’entendait. C’était, il faut bien l’avouer, un moyen fantastique de ne jamais être blessé… Une jolie carapace en soit… Toute de diamant et de paillette… mais quand ce bouclier vint à se briser, ce qui s’était produit il y a un peu plus d’un an, tout s’était brutalement obscurci. La sorcière avait plongé dans une vilaine dépression, dont elle était ressortie avec difficulté… reprenant doucement un rythme de vie ‘normal’… Puis, tout s’était à nouveau effondré… Il serait difficile d’en déterminer une cause avec précision. Ce n’était, effectivement, pas un unique évènement, mais tout un ensemble de faits qui avaient, derechef, changé la rouquine. Instable, à tendance autodestructrice, elle avait de nouveau basculé dans les inconfortables ténèbres qui baignaient son passé. C’était plus fort qu’elle, comme si le simple fait de vivre un instant de stabilité l’effrayait. Et elle avait eu le sentiment, en lisant ce dossier, que Siegfried serait peut-être une personne apte à la suivre dans sa ‘folie’. Il avait en lui une chose tellement… puissante ! Il était habité par une soif de liberté étouffante, d’après le rapport du psychomage. Et c’était justement pour ça, que Keira fuyait la réalité… Pour être libre, vivant comme elle l’entendait, n’écoutant pas les autres déblatérer à son sujet. Elle voulait plus que tout vivre au-dessus de tout cela. Et ce n’était que lorsqu’elle se prenait des substances dîtes ‘illicites’ qu’elle avait, enfin, le sentiment de voler de ses propres ailes et d’être imperméable à toute attaque extérieure. La remarque du sorcier la fit sourire, et sans se démonter, la rouquine le regarda prendre place, sûre d’elle. Elle était en position de force et ne comptait pas perdre face à la vipère.

« Navrée de te décevoir. »

Si elle était dangereuse ? Elle ne se voyait pas vraiment comme ça. En tout cas ne l’était-elle assurément pas pour autrui. Pour elle, en revanche, c’était une toute autre histoire. Il semblerait, en effet, qu’elle soit devenue, avec le temps, son propre bourreau. Et elle avait, surtout, une conscience très mal développée… Pour la morale de la société qui l’avait vu naître et évoluer, elle était presque un danger, en effet. Peut-être que d’autres sociétés étaient d’avantage axées sur son mode de pensée, elle n’en savait rien. Mais il était évident qu’elle n’avait pas de bonnes mœurs au regard de la population européenne. Mais elle s’en moquait. Tout cela ne l’atteignait plus. Elle voulait évoluer loin de ces idées, ces préjugés, elle voulait être capable de faire ce qu’elle entendait, sans se soucier du regard des autres. Et c’était ce qu’elle faisait. Et elle s’en sortait d’ailleurs très bien depuis qu’elle était retombée en phase de dépendance. Un sourire désolé au visage, la rouquine répondit aux propos de son cadet, avec une apparente culpabilité:

« Oh, je suis désolée, Siegfried, j’ai du me méprendre avec cette histoire… Il faut dire que je suis vraiment, terriblement stupide… vraiment, pardonnes moi. Et oui, tiens récupères donc ce dossier, c’est le tien après tout ! »

Rapidement, elle perdit son air désolé pour afficher une mine franchement moqueuse et sarcastique. Il croyait vraiment qu’elle était aussi cruche que ça ? Bon, d’accord, elle n’était pas vraiment une lumière (pas du tout même) mais sa stupidité avait des limites tout de même… La main de la brune resta fermement posée sur le dit dossier, tandis que la libre se dirigeait vers le doigt du sorcier brun pour le dégager de ses propres plates bandes. On ne dépasse pas la frontière, mon grand…

« Sérieusement, tu croyais quoi ? J’aime beaucoup le lire avant de m’endormir, le soir, voies-tu ? Donc jusqu’à ce que je m’en sois lassée, ou que je sois devant un cas plus intéressant pour m’occuper, je garde ce dossier mon grand. Et je t’en prie, ne prends pas de pincettes avec moi, mais je te conseille, dans ton propre intérêt d’éviter de m’énerver. Sait-on jamais, je peux faire tellement de choses, avec ce joli tas de paperasse en ma possession… »

Le nom d’Heaven ne toucha pas la jeune fille. Sans doute en d’autres circonstances aurait-elle eu quelques remords en agissant de la sorte (et peut-être n’aurait-elle même rien fait d’ailleurs. Oui, si son amie avait toujours été avec le Serpent, sans doute se serait-elle abstenu de mettre le désordre dans sa vie (si tant est qu’il ait une vie ‘ordonnée’). Mais la donne avait changé. Les choses avaient intégralement été bouleversées. L’univers avait brusquement cessé de tourner, il virevoltait à présent. Et il aurait été fort cruel de sa part de danser sans inviter qui que ce soit à se joindre à elle, n’est-ce pas ? La jeune femme reprit le dossier, l’ouvrant devant le jeune homme et le feuilletant avec délice. Posant à nouveau ses prunelles (ses pupilles étant un tantinet trop rétractées, sans que présenter un myosis, elles étaient visiblement trop réactives à la lumière) sur le jeune homme, elle reprit :

« Mais j’oubliais… Quelle tête en l’air, tu veux peut-être boire quelque chose ? Je crois qu’on a beaucoup de choses à partager et je suis persuadée que ce que j’ai à te dire va t’intéresser. »

Un nouveau sourire. Keira était apparemment une fille sympathique, et même plutôt joviale. Si on oubliait la froideur dont elle avait pu faire preuve quand il avait voulu reprendre le dossier, elle n’avait rien de particulièrement ‘dangereux’ à mettre en évidence dans on comportement. La jeune femme but une gorgée de thé, reposant sa tasse devant elle, le dossier toujours dans sa main, elle ne perdait en rien son apparente et insouciante assurance.


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MessageSujet: Re: - | - Faîtes vos jeux - | - - | TERMINE | -   Lun 08 Mar 2010, 19:37

Siegfried était en colère. Le coup du « tiens prends ton dossier, euh… Non finalement je le garde » l’avait réellement exaspéré et désormais il produisait un effort surhumain pour maintenir une apparence des plus calmes. Il n’était pas seulement énervé par l’attitude hautaine de Keira non. Elle l’avait mis en échec, et il respectait cet état des choses, à lui de tout faire pour éviter le mat. Non, ce qui l’avait réellement mis en colère, c’était qu’il avait vraiment espéré l’espace d’une seconde qu’il s’en sortirait à si bon compte. Même si cette faiblesse d'esprit n’avait duré qu’un temps, il s’en voulait vraiment d’avoir pu faire preuve d’une telle crédulité. Il fallait se ressaisir, et penser, comme il savait si bien le faire. Il se laissa aller sur sa chaise comme pour signifier sa lassitude.

« Mais dis moi, où as-tu appris à être à ce point manipulatrice et machiavélique ? Les griffondor répugnent à jouer ce genre de petit jeu habituellement. J’ai toujours dit que votre soi-disant pureté et votre soi-disant loyauté n’étaient que des écrans de fumée pour cacher votre vraie nature. Allons, est ce que Taliesin s’est donné pour mission de réveiller la part de Salazar qui sommeil en chacun d’entre vous ? »

La rumeur prétendait que certains élèves avaient été « invités » à rejoindre le nouvel établissement magique, mais les enseignements prodigués là-bas restaient assez obscures pour le commun des mortels. Siegfried avait lu quelque chose dans la presse, au sujet du « développement des talents ». Quel genre de talent Keira avait bien pu développer là bas ? Le talent d’être une griffondor insupportable ? Non, plus insupportable que n’importe quel autre griffondor ? Le talent pour mettre la main sur des dossiers confidentiels ?
Dans un geste maladroit, Siegfried sorti sa baguette de sa veste et du coin de l’œil, il lui sembla, bien qu’il n’aurait pas pu en être certain, que certaines personnes présentes dans le bar s’étaient alors tournés vers lui. Dans un geste plus calme il avait choisi de déposer sa baguette sur la table bien en évidence et surtout à porter de main si nécessaire. En se désarmant ainsi, il espérait se montrer plus vulnérable qu’il ne l’était vraiment. Il n’oubliait pas les jokers qu’il avait gardés dans sa veste.

« J’ai la désagréable impression que, si je faisais quelque chose d’inconséquent comme… Te saisir le bras, ou… te lancer un sortilège… A cet instant précis, je me retrouverais empoigné et maintenu de force par une armée supérieure en nombre .Oh, ce doit être mon coter parano qui me fait penser ça, n’est ce pas ? J’ai parfois ce problème mentale, j’ai aussi des crises violence incontrôlées tu sais ? C’est comme ça lorsqu’on a passé plusieurs années à partager sa tête avec un autre esprit, et risquer d’être condamné pour utilisation de la magie en territoire moldu me dérange moins que de savoir ce dossier entre tes mains

D’un geste de la main, Siegfried lança une injonction au serveur pour que lui soit apporté une bière moldu, ce qu’il se vu refusé en raison de trop jeune âge. Il fit une moue agacée et soupira. C’était comme si le monde s’était ligué contre lui aujourd’hui. Il lança un regard vers la boisson de Keira.

« Alors ce sera la même chose que la demoiselle. »

Résigné en parti, surtout attentif à son environnement, Siegfried posa les coudes sur la table, et croisa les mains devant son visage.

« Bien, puisque la balle est dans ton camps pour le moment, je n’ai pas d’autre choix que celui de me montrer docile. Mais je préfère t’avertir, je pense que nos rapports commencent très mal. »
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MessageSujet: Re: - | - Faîtes vos jeux - | - - | TERMINE | -   Lun 08 Mar 2010, 22:49

Les prunelles de la rouquine, amusées, observèrent la vipère se laisser aller sur le dossier de sa chaise, un puissant sentiment de satisfaction envahissant les synapses neuro-neuroniques de la jeune femme. Elle n’en montra rien néanmoins, si ce n’est un sourire amusé, et toujours un tantinet arrogant, à tendance sarcastique. Elle écouta la vipère qui lui faisait si gentiment partagé ses a priori sur les maisons… la sorcière se contenta alors d’arquer un sourire, l’air surpris.

« Manipulatrice et machiavélique ?? En voilà de bien grands et vilains mots Evan… »

Oups, qu’avait-il di, déjà ? Qu’il n’était pas Evan, c’est bien cela ? Quel méchant lapsus, vraiment… Impardonnable. La rouquine tourna sa cuillère dans sa tasse, pensive… Son regard suivait, rêveur, le tourbillon circulaire qui se formait dans son thé. Pureté, loyauté… c’était quoi toutes ces co***ie qu’il lui débitait, là ? La sorcière releva ses prunelles pour les encrer dans celles de son cadet, respirant l’assurance. Elle ne parla pas encore cependant. Ce n’était pas le moment… Bientôt.

Il sortit sa baguette, tandis qu’elle l’observait sans ciller. Se battre était perdu d’avance, physiquement ou magiquement, elle lui était inférieure, elle le savait. Mais là n’était pas le problème. Si les menaces physiques la terrorisaient (suite aux maltraitances dont elle avait été victime), elle savait qu’elle n’était pas seule, cette fois. C’était différent. Shiro était son petit ami à l’époque, qu’il la frappe quand ils étaient seuls lui avait presque paru être normal… mais là, il y avait trop de monde, et elle avait fait en sorte d’être un minimum protégée… Elle ne fit aucun commentaire. Sur la ‘paranoïa’ ou sur les menaces. Elle se contenta de sourire avec satisfaction. Elle n’avait pas peur.

« Que les choses soient claires. Je n’ai la prétention, ni d’être loyale, ni d’être honnête ou tout ce genre de co**rie qu’on aime attribuer aux lions. Et la pureté je n’en parlerais même pas. Soyons francs, Siegfried. On vit dans un univers pourri, entouré de personnes toutes plus répugnantes les unes que les autres… On s’enfonce dans la médiocrité de notre existence, on se ment quotidiennement… Et tu sais le pire ? Ben souvent ça marche ! On se lève, un matin, on contemple le reflet qu’on a appris à supporter, à défaut de l’apprécier, et on réalise, soudain, que ‘Oui, ma vie est fantastique, tout est beau, rose, vert, jaune… prends la couleur que tu veux pour ton univers, on s’en balance !’. Et puis on se met à y croire dur comme fer, bercés d’illusions, un sourire naïf accroché à nos lèvres, on va se promener. On promène nos tête d’ab**tis finis, le sourire perdu dans le vague de notre existence… Pleinement satisfaits. Satisfaits de quoi ? De la médiocrité de notre vie ? Oui… parce que c’est plus facile que de pleurer ou de se battre. On sourit, et on se perd dans nos mensonges. Parce qu’au fond c’est toujours plus simple de se mentir que d’affronter les choses en face. »

Keira ne mentait plus. La petite fille qui avait vu sa bulle d’ignorance imploser avec l’âge avait accumulé trop de souffrances pour pouvoir les exprimer correctement… Puis, elle avait réalisé ces choses… Cet effroyable comédie qui se déroulait devant elle et dont elle était, malgré elle, une des actrices principales (considérant son point de vue, évidemment). Alors quitte à vivre un film, pourquoi ne pas tourner les choses à notre manière ? Pourquoi ne pas s’amuser avec l’interdit, flirter avec le danger, pousser encore et toujours plus nos limites ? Pourquoi se limiter à un ridicule bac à sable, alors qu’un désert plein de mystère s’étend à quelques pas à peine ? Pourquoi faire comme tout le monde ? Pourquoi écouter les conseils de personnes qui ont trop peur pour avancer ? C’était ainsi qu’elle voyait la vie. Ce n’était pas qu’un chemin, pavait de problèmes qu’il fallait soit apprendre à contourner, soit affronter… pourquoi devrait-elle donc se limiter à deux options ? Elle, elle ne voulait ni l’un ni l’autre. Alors elle avait forgé sa propre réponse. Son chemin. Ses problèmes, elle les choisissait et elle sautait à leur rencontre. A l’instar d’un enfant passant de pavé en pavé… Elle assumait pleinement ses actes (aidée de substances pas spécialement recommandées, mais c’était très secondaire pour elle tout ça…). Elle n’avait cessé d’observer le jeune homme, reprenant, sans perdre son assurance :

« Puis un jour, une porte s’ouvre et on a deux choix. Seulement deux. Soit tu pousses cette porte et tu vas voir comment ça se passe, dehors. Quitte à être marqué à vie. Soit tu passes ton chemin et tu restes enfermé dans le confortable petit cocon que tu as fabriqué… Un joli petit coin décoré de poèmes et fanfares… Tous plus beaux les uns que les autres. Bref, des mensonges. Rien de plus, rien de moins. »

Son regard était presque devenu dur. Ce qui était plus qu’étrange, chez la rouquine connue pour son continuel sourire et sa joie (quasi ?) constante. Quand le serveur vint, la sorcière ne pu contenir un regard amusé cependant… oui. Il était celui qu’elle cherchait, c’était indéniable.

« Je me fiche totalement de nos rapports à l’heure actuelle. Ce qui m’intéresse en revanche, c’est tout ce qui fourmille en toi. Tu as besoin de liberté, Siegfried. Tu n’es pas à l’aise dans ces normes, ces règles. Et moi, je suis là pour te proposer une échappatoire. Evidemment, ce ne sera pas forcément facile, mais je n’ai pas le sentiment que tu sois le genre de personne qui préfère la facilité à la liberté. Je me trompe ? »

Elle adressa un sourire au serveur qui apportait le thé du Serpentard et reprit quand il se fut éloigné :

« Tu es en train d’étouffer dans cette bulle, Siegfried. Moi, je peux la faire exploser. Je peux te faire découvrir des tonnes de choses. Et t’ouvrir bon nombre de portes. Libre à toi après, de les franchir ou non. Mais quelque chose me dit que tu n’es pas du genre à reculer…
me trompe-je ? »


Puis, elle désigna la baguette d’un mouvement de menton :

« Et ranges ça je te prie, tu vas finir par te blesser à vouloir jouer sur un terrain qui t’est entièrement inconnu. Tu ne me fais pas peur. »
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MessageSujet: Re: - | - Faîtes vos jeux - | - - | TERMINE | -   Ven 12 Mar 2010, 19:28

A l’évocation du nom d’Evan, Siegfried se raidit encore sur sa chaise pour marquer sa désapprobation, et il regarda tout autour de lui comme un paranoïaque. C’était ridicule de sa part, personne dans ce bar ne le connaissait, elle pouvait l’appeler Evan, Tom, ou bien Albus, personne n’y prêterait attention, et personne ne lui en tiendrait rigueur. Non, dans ce bar, la seule qui avait la possibilité de tout faire basculer était devant lui, et en sont fort intérieur il marmonna « je ne suis pas Evan, je suis Siegfried, seulement mon nom, seulement moi.. »

Et puis, comme s’il s’éveillait d’un rêve profond, ou comme si sa vision avait été voilée, les paroles de Keira raisonnèrent en lui comme un son de cloche bien ordonné. La surprise laissa place à l’incrédulité, et l’incrédulité à l’intérêt. Qu’est ce que c’était que cette Griffondor qui utilisait les mots « pourri » « répugnant » et « médiocrité » pour parler des gens dans leur ensemble, et de la vie en générale? Des mots qui choquaient ses proches lorsqu’il les utilisait, mais qui étaient gravés en lui comme les certitudes dans le marbre. Juste le temps de marquer une pause pour la jeune fille, et Siegfried ne dit rien, attendant la suite. Une suite qui ne se fit pas attendre, et doucement, s’imposait dans son esprit un écho qui lui murmurait « nous parlons le même langage ». Le langage de ceux que la vie a rendu plus durs, le langage de ceux qui ont vu la vie derrière son masque de bonnes intentions, et qui ne s’en sont pas détourné, mais qui l’ont attrapé à bras le corps comme pour l’affronter chaque jour.
Keira voyait le monde aussi laid qu’il le voyait lui-même. Et comme lui, elle ne se sentait pas victime, mais au contraire combattante à part entière contre cette laideur.
Le serpentard posa un doigt sur sa baguette, mais ne la rangeât pas. Il la fit tourner doucement sur la table comme une aiguille sur une horloge, il prit un air absent… Calculant les possibilités et les issues, comme toujours… Ne pas se montrer trop crédule, ne pas lui faire confiance, pas encore…

« Timeo danaos et dona ferentes… Ca n’est pas parce que… Tu emploies des mots qui me parlent… Ni même parce que tu prétends comprendre ce que je souhaite que tu es sincère… J’ai passé beaucoup de temps en thérapie à me faire charcuter l’esprit, tu as pu prévoir tout ce petit laïus juste pour qu’il puisse m’atteindre… Ou alors… »

Siegfried stoppa son geste, et posa les deux coudes sur la table en se penchât en avant. Cette fois ci, il regardait Keira droit dans les yeux. Il ne souriait plus, et n’affichait plus du tout un air amical. Il ne restait que son regard inquisiteur, son regard de serpentard, comme chaque fois qu’il essayait de percer à jour les être qu’il croisait.

« Ou alors… Nous partageons la même vision du monde parce que nous avons tous les deux vu à quel point il était laid. Ce qui m’amène à ma première vraie question… Qu’as-tu pu vivre de si terrible pour obtenir cette clairvoyance ? »

Siegfried soutint le regard de Keira jusqu'à ce qu’elle lui réponde. Si elle lui mentait, il le saurait.
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MessageSujet: Re: - | - Faîtes vos jeux - | - - | TERMINE | -   Sam 13 Mar 2010, 11:50

S’il grommela à l’évocation du nom d’Evan, la jeune femme ne l’écouta pas. Elle se fichait pas mal de le blesser ou de l’insulter… Elle n’était pas là, avec lui, pour jouer à la dînette. Non. Elle avait certains désirs, un but… bien précis. Et elle comptait se donner les moyens de s’en approcher le plus possible, mieux même. Elle comptait l’atteindre. Et gagner. Mais Siegfried restait méfiant, et la rouquine ne pouvait lui en vouloir… c’était certain. Ceci étant, il la fatiguait un tantinet à chercher moult raisons pour qu’elle agisse de la sorte… Ce qui était amusant (d’une certaine façon) c’était qu’on la croyait les yeux fermés, quand elle mentait à tout va, et maintenant qu’elle était (presque) honnête, on se mettait à douter de ses paroles… C’était assez insultant, au fond ! Mais peu importait… Keira avait adopté un certain mode de vie qui consistait à se foutre royalement de l’avis d’autrui (un grand pas pour la demoiselle…). Bon, cela restait, évidemment, à l’état de désir, pour l’instant. Puisque quoiqu’elle en dise, elle restait sensible aux pensées et paroles de certaines personnes de son entourage… Mais elle luttait vaillamment contre ça ! Elle voulait une totale indépendance, et elle l’aurait ! Peu importe ce qu’il lui en coûterait.

Sa tasse en main, elle buvait calmement, laissant la vipère réfléchir à ses paroles. Quand le jeune homme se pencha vers la sorcière pour plonger un regard inquisiteur dans les prunelles de la sorcière, cette dernière eut un léger sourire amusé… Etrangement, elle n’avait pas peur de lui… Sûre d’elle, elle ne baissa pas les yeux, observant avec une vive attention le sorcier qui lui faisait face. Quand il eut fini de parler, la sorcière se pencha en avant à son tour, sans lâcher le regard de son cadet, protégeant toujours le fameux dossier du poids de son bras. La baguette du sorcier tournait, telle l’aiguille d’une boussole, encore indécise… La rouquine n’y prêta guère attention. Elle savait qu’elle avait su capter l’attention de son interlocuteur, et qu’il ne tenterait rien, tant qu’il ne saurait pas sur quel pied danser… Manipuler, c’était tellement facile quand on prenait la peine d’y réfléchir… Keira baignait dans les mensonges et les tromperies depuis son plus jeune âge. Qu’elle le veuille ou non, elle s’en était imprégnée. Et elle avait appris à agir de la sorte, presque instinctivement. Au fond ne manipulait-elle pas déjà ses amis, et plus largement son entourage, quand elle leur mentait à renfort de grands et éblouissants sourires ?

La question du Serpentard la fit doucement sourire… Il allait bien vite en besogne ! Amusée, elle se contenta donc de répondre d’une voix parfaitement lisse, vide de toute émotion :

« Ho… Qui a dit que tu avais le droit de poser des questions ? Tu vas encore trop vite… »

Elle eut un nouveau sourire, sarcastique, et se recula, sans lâcher le regard du jeune homme cependant, conservant son dos bien droit, elle continua sur sa lancée :

« Oui, je pourrais te mentir, c’est un fait… mais qu’y gagnerais-je ? Explique moi… Qu’aurais-je à gagner en te menant en bateau pour ce genre de choses ? »

Sans perdre un nano gramme d’assurance, elle termina sa tasse de thé, la reposant en silence sur sa coupelle, observant son interlocuteur… ce qu’elle avait pu vivre ne le regardait pas. Elle n’avait raconté à personne l’intégralité de son passé, et si elle aurait du le faire, ce n’était certainement pas à lui qu’elle se confierait ! De toute façon, tout était trop confus dans sa tête pour qu’elle sache vraiment quoi penser de son passé. Alors autant faire table rase, et avancer.

« J’estime que mon passé est une histoire qui ne mérite pas plus d’attention que cela. L’avenir non plus, d’ailleurs. Seul le présent compte. Je ne m’attarde pas, je ne regarde pas en arrière. J’avance, sans penser à ce qu’il se passera demain. C’est ainsi que se définit ma liberté. Ne rien regretter, ne jamais se retourner… Et éviter de penser aux conséquences, aux effets secondaires… Ils ne sont pas dans la réalité présente et absolument rien ne dit qu’ils arriveront réellement… Alors pourquoi craindre une chose qui n’est pas sûre de se produire ? Ou regretter des faits qu’on ne pourra jamais changer ? »

La rouquine avait reprit le dossier de la vipère, l’ouvrant comme s’il s’agissait d’un simple journal.

« Je peux te permettre de voir la vie différemment, Siegfried. Tu pourras jouir d’une liberté que peu de personnes ont la chance de connaître dans leur existence. Pour ça, tu dois arrêter de penser en terme de passé ou d’avenir. Ils ne sont plus dignes du moindre intérêt. »

Puis la sorcière se leva. Un dernier regard à l’égard de son cadet, un dernier échange, chuchoté :

« Tu n’as pas toute la vie devant toi, pour saisir une telle occasion. Il faut souvent savoir se jeter dans le vide, afin de la saisir au vol. La première porte vient de s’ouvrir. Et bientôt, elle se refermera. A toi de décider. »

Puis elle tourna les talons. Le dossier dans son sac, elle paya les consommations et quitta le café. Une démarche ni trop rapide, ni trop lente. Souple et silencieuse, malgré ses talons, elle avançait sans se retourner. Un léger sourire illuminait son visage de porcelaine. Elle le savait… Il y avait 99.9% de chance qu’il la rattrape… Et qu'il accepte donc de la suivre. Elle s’était seulement efforcée de faire bouger les choses. Dans son sens. A sa manière. Oui, elle voulait le diriger, se sentir plus forte que lui., suppérieure, même. Mais elle ne trouvait pas que cela pouvait être mal. Simplement avait-elle de toute nouvelles notions de bien et de mal…
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MessageSujet: Re: - | - Faîtes vos jeux - | - - | TERMINE | -   Mar 16 Mar 2010, 15:41

Keira laissa Siegfried en plan quelques instants, seul, assis dans ce bar. Bien sur qu’il avait compris ce que la rouquine désirait. Elle souhaitait juste bien marquer son ascendant sur lui. Je t’offre quelque chose, mais il va falloir dire s’il te plait. C’était ainsi qu’il traduisait les actes de Keira, et le « s’il te plait » se manifesterait physiquement par le fait qu’il la suivrait et la rattraperait dehors alors même qu’elle ne l’y avait pas explicitement invité. Comme un chien courant derrière son maitre… Siegfried n’était pas disposé à s’abaisser de la sorte, et surtout, un des arguments de Keira butait dans sa tête.

Son obsession pour le présent était totalement illogique pour lui, lui qui ne voyait que le passer qu’il souhaitait perpétrer, et le futur qu’il essayait sans cesse d’anticiper et de fuir. Cesser de penser en termes de passé ou d’avenir ? Mais il avait tenu à la fois son passé et son avenir dans ses mains ! La potion de jouvence lui avait offert la possibilité de vivre indéfiniment et de gouter aux plaisirs de la jeunesse alors que tous les autres seraient déjà dans l’au delà. Alors fatalement, ça n’avait pas marché aussi bien la première fois, sa mémoire avait été ébranlée, sa personnalité dissociée de celle d’Evan pour en arriver… Jusqu'à la situation actuelle. La formule de cette potion était désormais perdue, mais il restait toujours un exemplaire caché quelque part, sans qu’il puisse avoir accès à cette information. Personne n’avait plus accès à cette information perdue avec la mort de Chatiel. Mais Siegfried avait l’espoir, l’espoir de retrouver cette formule, et d’échapper à la vieillesse et à la mort encore une fois. Oh, il ne ferait pas les mêmes erreurs qu’Evan, et il saurait certainement compléter la formule pour contourner le problème de perte de mémoire. Il faudrait aussi s’éloigner du regard inquisiteur du ministère pour ne pas risquer Azkaban, un péril de plus…

Et si… Cet espoir était vain, et illusoire songeât il…
« Enfer et damnation ! » jura t il en un souffle. Il rangeât sa baguette, se précipita dehors, et sans porter attentions aux usagés du bar qui le regardèrent sortir comme un voleur, il poussa la porte violement avant de se retrouver dans la ruelle.

Le jeune serpentard se maudit d’avoir été si long à réagir. Il chercha Keira du regard, elle n’avait pas trainé sur le seuil comme une mère attendant son enfant. A droite ? À gauche ? Le rythme cardiaque de Siegfried s’accéléra et… Il l’aperçu de dos au bout de la rue. Accélérant le pas, il écarta les passants qui lui barraient le passage. « Pardon, pardon… Il faut que je passe… » Répétait il. Et lorsqu’il arriva au niveau de Keira, il la saisi par le bras pour lui faire face.

-Tu sais quoi ? C’est des conneries ce que tu viens de me sortir. Ton beau baratin sur la liberté tout ça. J’peux pas être libre avec le dossier que tu gardes avec toi. La vérité c’est que je suis obligé de te suivre dans ton délire, simplement pour être sur que tu ne feras rien d’inconsidéré avec ce que tu sais sur moi. C’est comme de suivre un Dealer avec un flingue sur la tempe.

Malgré cette dernière démonstration de défiance, Siegfried était bien obligé de reconnaître en lui-même… Il avait rattrapé Keira pour l’opportunité de liberté qu’elle lui offrait quelle qu’elle soit, et pas pour le dossier.
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MessageSujet: Re: - | - Faîtes vos jeux - | - - | TERMINE | -   Jeu 18 Mar 2010, 09:42

Honnêtement, elle commençait presque à croire qu’il ne viendrait pas… Et elle était déçue. Oui, sacrément déçue ! Elle voulait s’amuser et voilà que son jouet se faisait la malle. Non, vraiment il n’était pas cool du tout… Bouh. Alors qu’elle commençait à ruminer de sombres pensées, elle eut l’impression d’être suivie… Puis finalement… On tira sur son bras, s’arrêtant net, elle se tourna pour faire fac à son interlocuteur brun. L’observant en silence, elle le laissa râler un petit peu (pour la forme !) et lui adressa par la suite un large sourire amusé :

« Oh… Je suis désolée, je n’ai pas le temps de te plaindre, là. Mais je vais essayer de trouver un créneau pour verser une petite larme pour ta personne… Satisfait ? »

Puis, elle reprit sa marche, Siegfried étant avec elle, elle avait gagné la première manche. Inutile de préciser qu’elle était plus que satisfaite par ce qui venait de se produire… Une première victoire (une vraie de vraie) à son actif. Elle gagnait doucement en assurance, tout en songeant au désir de vengeance qui hurlait en elle… Non, elle n’oubliait pas Lexy Terence. Et elle comptait bien lui faire payer son insolence (comment ça il n’avait rien fait ? N’importe quoi ! Pour la rouquine, en plein délire, il était le pire homme qu’il soit ! Et elle lui en voulait terriblement… Oui…).

Keira savait très bien où elle se rendait. Il était question d’initier Siegfried, à présent… Tout comme on lui avait appris les choses… Bon, il y avait certaines petites choses qui sauraient attendre, mais en règle générale, il avait besoin d’un petit briefing quand même… Prenant son téléphone portable (puisque oui, elle, elle fonctionnait en moldue et pas en sorcière –mais peut-être que la vipère allait pouvoir l’aiguiller (si je puis dire :p) plus tard, pour tout ce qui touche à certaines substances magiques ? Pour l’instant, en tout cas, elle ne lui faisait pas confiance. Pas encore…-). Elle eut une petite discussion avec une tierce personne, et raccrocha, satisfaite.

« Bien, quelqu’un va passer nous chercher, ce sera plus rapide. »

Guillerette, elle traversa la route et se laissa tomber sur un banc de pierre, invitant Siegfried à faire de même.

« Je t’assure que tu ne vas pas t’ennuyer, Siegfried. »

Oh que non, il ne pourrait pas s’ennuyer ! La sorcière observait la rue et ses passants, pensive. Elle se leva quand une voiture, plutôt voyante (puisque onéreuse) s’arrêta à leur hauteur. Souriante, elle se leva et ouvrit la portière. Elle déposa un baiser sur le coin des lèvres du conducteur qui avait pratiquement le double de son âge et se laissa tomber à l’arrière, Siegfried à ses côtés.

« Tu veux aller où au juste ? »
« Hum, je ne sais pas, Tonny bosse aujourd'hui ? »
« Ouai… Normalement. »
« Ben on va le voir, alors. »


Il sourit et démarra. La rouquine observa un moment le paysage défilé avant de se tourner vers Siegfried, uniquement pour le regarder, amusée. Elle n’avait pas envie, ni besoin de parler, aussi resta-t-elle silencieuse. Finalement la voiture s’arrêta devant une boîte de nuit fermée, évidemment (il était encore trop tôt !) et l’homme se pencha pour regarder la sorcière :

« Il est pas un peu tôt quand même ? »
« Jamais, quand il s’agit d’initiation… »


Elle désigna Siegfried, tout sourire. Puis un dernier regard vers le chauffeur :

« Merci, on se voit demain de toute façon, j’ai un défilé à répéter… »
« Ca marche, amuses toi bien… »


Puis elle descendit di véhicule, et adressa un sourire à son cadet :

« En route. »



RP TERMINE
{ A suivre }


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