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 - | - Danse avec les Ténèbres - | - - | PV | -

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Sport et culture

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MessageSujet: - | - Danse avec les Ténèbres - | - - | PV | -   Dim 14 Mar - 10:57

Musique

Déséquilibrée… Instable. Voilà ce qu’elle était. Depuis toujours, semblait-il. Simplement son entourage ne s’en était-il pas rendu compte à temps. Et quand ils le virent, il était déjà trop tard. Keira avait doucement perdu le fil… Avalée par des rêves qui n’étaient pas les siens, happée par l’ambition maternelle plus que démesurée, elle avait sombré. L’opération avait été lente. Très lente… mais une fois lancée, elle était apparemment impossible à arrêter. Keira avait tout abandonné. Famille, rêves, espoirs. Elle vivait au jour le jour. Un violent besoin de vengeance la tiraillait. Ce qui avait été amour était devenu haine. Elle le détestait. Elle voulait sa vengeance. Oui, Lexy Terence paierait. Bien qu’il n’ait en soit, rien fait, elle ne pouvait pas lui pardonner son rejet. Il ne l’avait pas voulue, il ne l’avait pas désirée, elle ! Alors il paierait cet affront. Cette honte qui l’avait dévorée alors qu’il l’observait presque avec froideur…

Désespérée par cet abandon, elle avait fui. Elle ne voulait plus affronter la réalité, elle n’y avait que trop traîné. S’évadant, elle saisissait la liberté à bras le corps. Fusion avec le présent, dénigrement du futur, oubli du passé. Elle avançait dans sa propre direction. Elle faisait table rase des sentiments. Elle comptait jouir de sa liberté, tout en em**rdant profondément ceux qui se mettaient sur son chemin. Tel était son mode de vie. Et ceux qui n’étaient pas contents pouvaient toujours aller se faire fo**re.

Douleur, supplices, remords… ces mots n’avaient plus le moindre sens. Lentement, la drogue se répandait dans les veines au sein desquelles subsistaient encore des restes de la dernière injection. Sournoisement, le produit se glissait dans le sang, rejoignant le système nerveux, les molécules agissaient… Et, enfin, le calme se faisait. La tête vidée de tout sentiment déplaisant, les yeux rouges, la gorge sèche… La musique envahissait l’espace, emplissant l’état présent… Les yeux clos, l’air absent, la rouquine se laissait porter par le doux murmure de ce rock acharné… Aussi violents que puissent être les rifts de guitare, elle avait le sentiment de flotter dans une douce bulle de totale plénitude… Contraste détonnant avec l’ambiance qui régnait dans la pièce… salle surchauffée, foule survoltée… Ce soir, Keira flottait au-dessus de tout cela. Une main se glissa à sa taille, alors qu’elle avait toujours les yeux clos. Ses paupières s’écartèrent doucement, un instant, la lumière l’aveugla, puis, ses prunelles s’accoutumèrent…

Désordre. Voilà ce qui régnait dans ce bar… Les corps collés les uns contre les autres, la température, trop élevée, la foule en délire… des cris, des rires… Quelques pleurs… des corps qui chutaient parfois aussi… Evanouissement ou overdose ? Aucune idée. Aucune importance. Les prunelles azur de la sorcière se posèrent sur l’homme qui la tenait encore par la taille. Il était plutôt grand et bien battit. Mignon, aussi. Il était mannequin. La plupart des gens présent l’étaient de toute façon. La soirée était organisée par Andrea, un ami de Keira… Certes, ami était sans doute un bien grand mot… Contentons nous plutôt de connaissance, ou collègue de travail alors… La rouquine avait, en effet, été amenée à défiler plusieurs fois avec lui. Maigre comme elle était, elle défilait plus qu’elle ne posait. Elle faisait tout de même des photos (photogénique comme elle l’était !) mais ses contrats restaient toujours basés sur un défilé… rares étaient les photographes qui se battaient pour l’avoir… (Bon au fond personne ne s’était vraiment battu pour l’avoir, elle était loin d’être un mannequin célèbre. Elle avait juste un petit plus, par rapport aux autres filles, qui lui permettait d’avancer un peu plus vite que la moyenne… Elle avait un charisme indéniable. Qui, souvent, la sauvait de la misère… Certes, au final, elle restait misérable, puisque fauchée ou droguée, elle était toujours dans un sal état. Mais au moins, avait-elle le sentiment de réussir quelque chose. Juste une petite chose, dans sa vie.

Désabusée, telle une brebis égarée, elle sortait tout le temps, sans jamais suivre le même troupeau. C’était là, sa volonté de totale indépendance qui s’exprimait. Ne dépendre de personne. Etre la seule personne qui compte. Et se moquer des autres. Elle ne dormait presque plus, et elle était de moins en moins efficace dans son travail. Pour l’instant, elle s’en sortait malgré tout, mais pour combien de temps encore ? La pression était trop forte… Plus le temps passait, moins elle parvenait à la supporter. L’homme (prénommait Ethan) se pencha vers elle. Souriant, elle le repoussa, secouant la tête, négativement. Il haussa les épaules et quitta le bar avec les autres mannequins. Keira était arrivée avec eux, mais elle avait besoin d’air, à présent. Besoin de respirer.

Désillusionnée avant l’âge, elle avait voulu en faire trop, trop vite. Rattrapée par l’ange de la vengeance, elle payait son affront. A vouloir croire que tout nous est du, on finit par en payer le prix. La tête lourde, le feu lui montant aux joues, elle quitta le bar enfumé, marchant d’un pas d’abord mal assuré. Sortir seule n’était pas une bonne idée. Le quartier n’était pas forcément mal famé, mais ce n’était pas non plus le plus sympa de la ville. Lentement, elle inspira l’air glacé de l’hiver. Elle était plutôt fraîchement vêtue pour une nuit de Févier. Un pantalon en cuir noir, des chaussures à talon, et un simple top, dos nus… Elle allait attraper la crève, obligé ! Mais là, elle s’en fichait pas mal. Elle avait encore chaud. Lentement, elle reprit un pas plus assuré et s’échoua, finalement, sur un banc. Ses longs cheveux tombaient en flammèches ondulées sur ses épaules. Elle porta sa main à son front et contempla le sol de goudron dans un silence de mort. La pâleur de sa peau ressortait dans la nuit noire. Elle respirait de plus en plus lentement, s’ennuyant ferme, sans savoir ce qu’elle désirait faire pour autant… Dormir ? Hors de question ! Et puis où ? Elle ne voulait pas aller chez Lexy (et c’était trop loin de toute façon… Transplanage interdit, étant donné l’état dans lequel elle errait). Chez Erwan ? Plutôt mourir ! Elle refusait qu’il la voit dans cet état… Il ne la lâcherait jamais, sinon, et il la forcerait à refaire une cure, et ça, merci mais non merci ! Peut-être allait-elle finir au studio… Elle verrait… de toute façon, elle devait y être le lendemain pour travailler… Un mouvement dans l’ombre attira son attention, et ses yeux se posèrent sur une silhouette, plutôt massive… Elle resta silencieuse, l’observant avec attention… Elle ignorait de qui il s’agissait, mais une chose était sûre… malgré la faible luminosité alentour, elle ne pouvait pas se leurrer… Un vampire.

Démente sans nul doute, elle esquissa un faible sourire puis se leva, ses prunelles fixant toujours cette silhouette. Avec une assurance toute retrouvée, elle se dirigea droit sur lui. Son cœur battait à un rythme régulier. Elle ne craignait rien… Tout était tellement flou, dans sa tête, qu’elle était persuadée d’être au-dessus de tout danger. Et puis, elle n’était pas ici pour regretter ou réfléchir aux conséquences. Elle se moquait de tout cela ! Elle voulait vivre. Maintenant. Risquer ce qu’elle avait à risquer (soit pas grand-chose, de son point de vue), et tester… Ca passait, ou ça cassait. Au choix ! Une fois face au vampire, elle esquissa un léger sourire :

« Bonsoir… »

Dopée par la poussée d’adrénaline, elle ne craignait pas l’être qui lui faisait face. A tord, sans nul doute. Mais pourquoi s’en soucier maintenant ? Souriante, elle posa, sans gène, son index sur le torse de la créature et chuchota :

« On me dit que les vampires sont méchants… méprisables… Pour le second, je n’en sais rien. Du moins pour l’instant. Mais le premier, j’en doute fortement. T’as pas l’air bien féroce, toi… »

Dispensant un sourire moqueur au vampire, elle semblait tant transpirer l’auto satisfaction qu’elle devait en devenir écoeurante. De toute évidence, elle était plus que faîte, là. Puisque aussi inconsciente qu’elle puisse être, Keira n’aurait jamais fait ce genre de chose, si elle avait été dans son état normal.
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MessageSujet: Re: - | - Danse avec les Ténèbres - | - - | PV | -   Dim 14 Mar - 23:15




" See who I am "



« A l’âge d’à peine 19 ans, j’avais été transformé en vampire de la pire des façons. On m’a menti trahi je dirais même. Et c’est ça, pour moi la pire des façons. Les courbes d’une femme sont capables de tourner n’importe quel tête. Je me suis montrée naïf, et j’en ai payé le prix. D’ailleurs, je continue encore aujourd’hui à le payer. Ce n’est pas que j’en ai marre. Disons que j’ai appris à faire avec. Lorsque l’on est dans ma condition, il y a une chose que j’ai appris, c’est que soit, on fait avec, soit on met fin à nos propres jours. Je n’ai pas été capable d’opter pour la seconde option lorsqu’elle s’est présentée à moi. J’ai été faible, ou tout ce que vous voulez. Et très franchement ? Je m’en moque. Je sais bien au jour d’aujourd’hui que je ne ferais plus une chose pareille. Je sais bien, maintenant, que quoi qu’il arrive, je ne tenterais plus de faire une telle chose. Cela ne sert à rien. Qu’on se le dise, j’ai la chance de pouvoir vivre éternellement. Alors pourquoi tenter vainement de gâcher une chance pareille hein ? A quoi bon ? Je dois bien dire, en tout cas, que j’ai changé. Cela fait bien cent ans que je suis dans ma situation. Et je crois bien en avoir marre, de n’être qu’une ombre aux yeux des gens. Parce que oui, on aura beau dire tout ce que l’on veut, je sais bien que c’est ce que je suis. Je ne suis qu’un être bizarre et pâle, que l’on pourrait prendre pour un vampire mais qui n’attaque pas. Une ombre, invisible et qui n’effraie personne alors que ma nature devrait faire trembler les gens. Je suis faible, j’aime les humains. Du moins, pas comme de la nature non, j’aime ce qu’ils sont, je les envie d’être justement, mortel. De pouvoir vieillir, mourir... De pouvoir sortir au soleil. Et pourtant, ils ne semblent même pas mesurer cette chance et c’est pour cette raison que je leurs en veux ! A tous ! Pourquoi ne se rendent-ils donc pas compte de la chance qu’ils ont hein ? C’est d’un ridicule franchement...

Et je crois que c’est ce manque d’envie de vivre qui m’a rendu... Comme je suis aujourd’hui. Moi, le vampire végétarien, je dois bien dire que je ne suis plus le même depuis une semaine à peu près. J’ai pris conscience de beaucoup de choses, notamment du fait que les Hommes ne font pas ce pour quoi ils sont faits. Alors je ne sais pas pourquoi mais... Je remets en cause mon aspect végétarien. Je ne sais pas si c’est bon, pour moi d’ailleurs. Mais je dois bien avouer que si je ne change pas aujourd’hui. Ça finira par me tuer. On m’a révélé, il y a peu, que j’étais plus faible, du fait que je ne buvais pas le sang humain. Ahah... Et bien soit, j’ai totalement envie de voir de quoi je suis capable... ».

Levant les yeux au ciel, il finit par se lever. Ne sachant pas trop pourquoi, il avait récemment éprouvé l’envie d’acheter un journal. Peut être dans le but de pouvoir retracer sa vie de vampire ? Il n’avait encore jamais lu un ouvrage retraçant comme il fallait la vie d’un des siens. Peut être qu’il pourrait faire publier son livre ? Un jour ? Oui pourquoi pas ? Et il deviendrait célèbre et il aurait de l’argent.. Quoi qu’il n’avais pas vraiment besoin d’argent. Le titre ? « L’ancien végétarien » ? N’empêche qu’il avait honte, de penser qu’il allait prendre du sang humain. Mais il le voulait, il sentait en lui qu’il en avait besoin. Ce n’était pas de sa faute, c’était tout simplement devenu un besoin. Il ne savait pas depuis quand il traînait ce besoin, ce désir, mais il le brûlait de l’intérieur aujourd’hui... C’était insoutenable. Il devait, consommer du sang humain. Même si c’était mal. Parce qu’il savait que c’était mal hein... Mais il n’y pouvait rien. De toute façon, quoi qu’il puisse dire aujourd’hui. Il savait que sa décision était prise.

Il glissa son petit cahier dans la poche intérieur de sa veste et ferma la fermeture éclair de sa poche. Il ne fallait, après tout, pas que ce cahier ne tombe dans les mains de quelqu’un. Après tout, il ne savait pas jusqu’où il voulait pomper le sang de quelqu’un. Il parvenait à se retenir avec les animaux, mais en serait-il capable avec des humains ? Rien n’était plus sur. En fin de compte, voilà qu’au bout de cent ans, il se mettait vraiment à vivre comme sa nature le lui permettait. Et pour Jasper Told, c’était quelque chose de rares en faite. D’un coup, ressortant son cahier, il écrivit une ligne.

« J’espère qu’Ana et Tyler ne découvriront jamais ce que j’ai l’intention de faire. Maera non plus... ».

Pare que mine de rien, il avait vraiment honte de ce qu’il faisait, alors si ça venait à se savoir... Surtout par les seuls personnes qui croyaient vraiment en lui... Et puis Tyler et Ana, ils étaient sa famille quoi ! Et ils le respectaient parce que justement, il n’était pas totalement carnivores, parce qu’il avait appris à se ressaisir, parce qu’il avait appris à être maître de lui même... Et là, d’un seul coup... Ahah... Il se faisait pitié, mais il était un vampire après tout, il avait été contre sa nature jusqu’à maintenant, mais ce n’était pas quelque chose d’éternel. La preuve. Il finissait doucement par craquer... C’était honteux oui. Mais il n’y pouvait rien... Ce n’était pas comme si ce genre de pulsion pouvait se contrôler de toute façon... La preuve, il ne la maîtrisait absolument pas..

Une fois debout, il glissa les mains dans ses poches. La nuit n’était pas trop froide et de toute façon, ce n’était pas comme s’il pouvait mourir de froid n’est-ce pas ? Tirant de sa poche un paquet de cigarettes, il en prit une qu’il se mit à fumer. Le cancer ? Ahah, elle était bonne... Tirant sur sa cigarette, il se mit à avancer, sans savoir où il pouvait bien aller. La nuit, il n’y avait pas spécialement de grosse activité en faite. Mais bon, la journée, il ne pouvait évidemment pas se promener dans les rues. Sous peine de mort. Immortel mais pas forcément invincible vous voyez ?

Cette fille, il la vit de loin. Très loin même. C’était un peu comme si elle était perdue. Totalement perdue. Mais bon, il avait perdu son degré de bienveillance trop élevé. Fini de sauver les filles égarés. Il avait donné une bien assez forte dose. Bien sûr qu’il ne pourrait jamais faire comme si de rien n’était avec Billie. Et non, il ne pourrait pas la mordre. Mais... A partir de Billie, qu’on n’espère plus grand chose de lui. Les personnes qui comptaient pour lui, ça y était, il les avait croisé, c’était fini. Au jour d’aujourd’hui, il n’accueillerait personne d’autres dans son cercle d’amis. Fini. Il n’y aurait que des victimes... Un petit sourire en coin, il se demandait d’où son regain d’énergie pouvait bien venir. Il n’avait pas encore mordu cette fille et pourtant, c’était comme si tout son corps savait ce qu’il s’apprêtait à faire, comme si tout son corps lui demandait de le faire. Il ne s’était jamais senti comme ça et pour tout vous dire, il aimait vraiment beaucoup cette sensation...

Quand elle lui dit bonsoir, son sourire ne put que s’agrandir et une étrange lueur se mit à briller dans son regard. Elle ne semblait pas avoir peur, c’était... Jouissif. Il ne dit rien, ne prononça pas un mot. Rien. Il se contenta d’attendre, parce qu’elle ne semblait pas avoir fini de parler. Lorsqu’elle posa un doigt sur son torse, il sut que ça serait elle, et personne d’autre. Oh oui, ça serait elle, sa victime primaire. Elle et personne d’autre. La première qu’il mordrait, elle venait de s’offrir d’elle-même. Un sourire carnassier sur les lèvres, il se glissa d’un pas rapide dans son doigt, et poussant ses cheveux rouges, il dégagea la nuque de sa victime. La mordre maintenant ? Bien sûr que non, ça serait bien trop facile et ça perdrait le moindre amusement. « Méchant ? Ah oui... Pourtant, nous sommes comme humains. Nous nous nourrissons... C’est juste.. Méchants de se nourrir des humains... Je n’ai pas l’air féroce, puisque l’on ne doit pas effrayer le gibier ». Il avait envie de la mordre oui, mais il se retenait. Il ne savait pas d’où cet élan de fierté pouvait bien sortir. Il ne se contrôlait plus. Mais son corps aimait ça, c’était une évidence. Souriant et révélant ses dents, ses canines si pointus, il eut vraiment envie de la mordre et il dut sincèrement se faire violence pour se retenir. Se contentant de déposer un baiser sur sa peau. Jasper n’était plus le même. Et pour l’heure, il était incapable de dire ce qu’il était devenu...
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MessageSujet: Re: - | - Danse avec les Ténèbres - | - - | PV | -   Lun 15 Mar - 17:41

Evidemment, elle aurait dû se méfier, elle aurait dû fuir, ne jamais s’avancer, ne pas lui parler, mieux, même ! L’éviter… C’aurait été tellement plus normal. Logique. Mais elle était tout sauf ordinaire ou rationnelle. Tout en elle n’était que désordre… Elle avait dû faire quelque choses aux anges cartésiens, car aucun d’entre eux n’avaient accepté de la prendre (ne serait-ce qu’un strict minimum) sous son aile. Alors elle laissait la confusion s’installer, et, doucement, se transformer en chao. C’était bien cela qui faisait d’elle ce qu’elle était à présent. Et c’était pour cette unique raison qu’elle se trouvait face à un vampire, en toute connaissance de cause. Sans ciller, elle l’observait en souriant. Elle ne ressentait pas la plus petite peur, pas une once de crainte. Seulement une certaine excitation à laquelle se mêlait un désir de repousser ses limites… Encore et toujours plus loin… La main du vampire avait frôlé sa peau brûlante (sans doute avait-elle déjà de la fièvre, elle n’en n’avait seulement pas encore conscience). Frémissant de plaisir, elle le laissait faire sans bouger. Un doigt souleva quelques unes de ses mèches rousses, dégageant ainsi le visage, mais surtout le cou de la sorcière. Cette dernière plongea alors ses prunelles dans celles de l’immortel, confiante.

Enfin, il prit la parole. Doucement, alors, elle ferma les yeux, savourant chaque seconde avec délice. Elle l’écouta parler, mais ne fit pas le plus petit effort de compréhension. Certains mots passaient, d’autres s’enfuyaient… Se mordillant la lèvre, avec amusement, elle rouvrit les paupières pour observer derechef son aîné. Quel âge avait-il ? Bonne question. Il semblait être à peine plus âgé qu’elle, et c’était là le grand jeu de l’illusion… Finalement, quand il eut fini de parler, elle se mit à sourire, avec amusement :

« C’est cela… Tu m’excuseras, mais je n’en crois pas un mot… »

Et un petit sourire moqueur pour Monsieur… Non, vraiment, il ne l’intimidait pas le moins du monde. Elle avait même plutôt envie de rire de lui que de fuir à toutes jambes… peut-être penserait-elle différemment, demain matin. Mais ce n’était pas une question qu’elle se posait. Demain n’existait pas. Hier était passé, et il fallait l’oublier. Maintenant, en revanche, était plus que d’actualité… Elle était en plein dedans, et il était hors de question d’en manquer un quart de seconde !

Elle sentait bien que le vampire se faisait un peu plus pressent au fil des secondes… Il s’était rapproché… un peu plus encore… Mais rien n’y faisait. Satisfaite, sûre d’elle, et particulièrement intéressée par la situation présente elle restait souriante, et étrangement calme (après quand on sait tout ce qu’elle a pu inhaler, avaler ou s’injecter dans la soirée, ce n’est plus si étonnant que ça…). Le baiser qu’il déposa sur sa peau provoqua un léger raté à son cœur qui battit plus rapidement, victimes de soubresauts affolés. Ce n’était cependant pas la crainte qui avait provoqué ce changement. Juste une excitation croissante, alors que son taux d’adrénaline sursautait de nouveau, elle glissa un bras engourdi par le froid et la fatigue, autour du cou du vampire, se rapprochant doucement de lui jusqu’à plaquer son corps contre celui, dur, de la créature. Le cœur battit encore un peu plus vite, tandis qu’elle plongeait ses prunelles de glace dans celles de l’être qui lui tenait compagnie. Une odeur de fumée froide la suivait, que ce soit ses vêtements, sa peau, ses cheveux… Elle en était imprégnée. Il restait pourtant, derrière cette odeur, une légère touche sucrée, son parfum habituel qui tentait (difficilement) de survivre dans cette puanteur… Et pour le vampire, sans doute l’odeur de son sang était-elle plus forte encore que celles qu’étaient capables de sentir les humains… Elle n’en savait rien. Honnêtement ? Elle n’y avait même pas réfléchi ! Ca faisait un moment qu’elle ne réfléchissait plus, d’ailleurs. Trop fatiguant, usant… Et surtout déprimant. Elle laissait les activités cérébrales à d’autres, elle, elle se contentait de développer le visuel. Un léger rire s’échappa de ses cordes vocales, tandis qu’elle tournait légèrement la tête, son bras toujours autour du cou du vampire, elle susurra d’une voix toujours hautaine :

« Ho, tu comptes m’effrayer avec des baisers, c’est cela ? »

Elle se recula légèrement pour encrer ses prunelles dans celles du vampire, et reprit doucement :

« Sans vouloir te vexer, ça ne fonctionne pas, mon grand, essaies encore… D’ailleurs, j’y pense à l’instant… J’étais plutôt distraite en cours… je ne me souviens plus. En même temps, ce n’est pas comme si le sujet pouvait m’intéresser… mais ce soir, j’ai décidé que ça pouvait être sympa de le savoir. On vous donne des prénoms, ou vous êtes numérotés, comme les vaches ? »

Elle se mit à rire, posant un regard méprisant sur le vampire. Non, il ne l’intimidait pas. Oui, elle se moquait de lui. Et non, elle ne s’excuserait pas. Pourquoi faire ? Et puis, les vampires étaient tellement mal vus dans ce monde… Au fond, elle n’avait aucun préjugé ou quoique ce soit (elle était plutôt contre, d’ailleurs !)… mais dernièrement, elle bouillait tant qu’elle ne pouvait s’empêcher de se défouler sur la première personne traversant son champ de vision. Et ce soir, c’était lui. Tant pis pour lui ! Ou tant pis pour elle… à trop provoquer, on peut rapidement en venir à le regretter…
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