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 C'est toi qui me fais bien plus que de l'effet [PV]

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MessageSujet: C'est toi qui me fais bien plus que de l'effet [PV]   Jeu 1 Avr - 19:54

    Pour Adrien comme pour Anabelle, le bal commençait à devenir étouffant. Ils décidèrent donc d’en partir relativement tôt. Par chance, ce n’était pas Anabelle qui était chargée de surveiller la fin du bal, pas cette année en tout cas. En y pensant bien, ils étaient déjà en sixième année, dans un an, ils partiraient de Poudlard. Cela n’angoissait pas outre mesure Adrien mais il trouvait dommage que son amour pour Anabelle soit l’échec de sa scolarité. Enfin, ce n’était pas comme s’il n’était pas habitué, à la longue. Oui, Adrien était un grand pessimiste sous ses airs naïf, on y pouvait rien, jamais on ne pourrait lui refiler le rôle de Candide.

    Depuis plusieurs minutes, ils marchaient dans les couloirs, ils avaient oubliés qu’ils se tenaient la main. Ou plutôt, Adrien avait oublié de lâcher Anabelle. Par manque de chance, ce qui détruisit l’ambiance douillette environnante fut Peeves, l’esprit frappeur. Dès qu’ils l’entendirent ricaner au loin, Adrien attrapa sa meilleure amie « Vite ! Par là ! » et l’entraîna dans un recoin sombre, la serrant contre lui. Peeves passa devant eux mais Adrien n’eut pas la force de lâcher Anabelle quand il eut disparu au loin. C’était Noël et il était triste. Enfin, en fait, il ne savait pas trop ce qu’il ressentait là, dans l’instant. Il avait été content qu’elle vienne au bal avec lui, qu’ils s’amusent un peu, qu’elle se soit fait jolie pour être sa cavalière. Oui, tout ceci lui avait réellement fait très plaisir, néanmoins, il ressentait toujours ce sentiment de ne pas avancer, qu’il ferait peut-être mieux d’abandonner sans jamais y parvenir. Peut-être parce qu’elle était toujours à ses côtés, dans sa classe, dans sa maison, il la voyait tout le temps, il ne pouvait pas ignorer sa présence, d’ailleurs, ça l’aurait sûrement rendu triste parce qu’après tout, pour elle, il était quand même quelqu’un d’important… simplement, pas autant que lui il l’aurait voulu.

    La gardant dans ses bras, il la serra un peu plus fort contre lui. « Restons là un moment. » dit-il en tentant de reprendre le contrôle, en vain. Il se rappela ce qu’il avait dit l’été dernier à Fredericke, faire semblant de ne pas aimer, ce n’est pas facile. Il était toujours sur la corde raide à espérer pouvoir le lui dire ou alors tomber amoureux de quelqu’un d’autre pour que tout redevienne simple. L’an dernier ça se passait plutôt pas mal, il vivait plutôt bien cet amour à sens unique, mais, sans qu’il sache pourquoi, cette année tout était devenu plus compliqué. Anabelle se comportait bizarrement, avait des sautes d’humeur, et à force d’essayer de la suivre, de la comprendre, il relâchait son attention. Ça n’allait pas, il fallait qu’il la lâche, qu’ils rentrent dans la salle commune et que tout se passe… bien, normalement, comme entre deux meilleurs amis, comme il agissait avec Elizabeth, ni plus, ni moins.

    Alors qu’il se faisait cette réflexion, il agit totalement à l’inverse. Levant le menton d’Anabelle, il se pencha sur elle et l’embrassa, son cerveau comme court-circuité par l’ambiance intime, la nuit, et l’ivresse de la valse…


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MessageSujet: Re: C'est toi qui me fais bien plus que de l'effet [PV]   Dim 4 Avr - 20:59

Le bal de Noël était un événement amusant mais, à bien y réfléchir, les semaines qui le précédaient étaient bien plus excitantes que la soirée en elle-même. Passer des jours à chercher une robe, à reluquer les garçons, à glousser dans les couloirs et à tenter de savoir qui irait avec qui constituaient des occupations aussi joyeuses que superficielles qui n'avaient rien à voir avec l'ambiance, somme toute plutôt traditionnelle et affreusement prévisible, du bal. Pour ceux qui y participaient pour la toute première fois, ce dernier avait d'indéniables attraits, mais pour les vieux briscards comme Anabelle, le charme s'estompait rapidement, passée la première heure des réjouissances. Aussi la jeune fille n'avait-elle montré aucune réticence à l'idée de quitter la Grande Salle relativement tôt. De toute façon, une razzia en règle avait déjà été effectuée sur le buffet où ne subsistaient plus que quelques Pères Noël en chocolat, lâchement abandonnés à leur sort.

D'ailleurs, la Poufsouffle préférait se retrouver seule avec Adrien dans les couloirs déserts plutôt que d'être entourée d'une foule d'élèves cancaniers. Sans compter que les couloirs avaient au moins le mérite de ne pas abriter une Fredericke Maiden bien trop belle pour ne pas s'attirer l'animosité d'Anabelle. Une main dans celle de son ami, Ana leva le nez au plafond et esquissa un sourire de pur bien-être : le silence feutré des corridors d'ordinaire si bruyants conférait aux lieux un caractère presque magique ou, en tout cas, inhabituel, à tel point que la jeune fille avait l'étrange sentiment de se trouver dans un lieu à la fois connu et inconnu, exactement comme si la nuit de Noël avait eu le pouvoir de transfigurer le château.

Malheureusement, cette sensation, si jouissive aux yeux de la brunette, explosa brutalement, telle une fragile bulle de savon, lorsque le caquètement de Peeves se fit entendre dans un couloir voisin. Peeves ! Même en cette soirée où le couvre-feu était repoussé jusqu'à une heure que MacGonagall devait trouver outrageusement indue, l'esprit frappeur demeurait un danger certain pour l'élève imprudent. D'ailleurs, il y avait fort à parier que le charmant petit personnage avait préparé des boulettes de parchemin pleines d'encre à jeter sur ses victimes, histoire de bien tacher leurs tenues de soirée. Sans demander son reste, Anabelle décampa, entraînée en cela par un Adrien autrement plus rapide qu'elle à la course (*Mais il a des grandes jambes, en fait !*).

Blottie contre son ami, Anabelle ne put retenir un gloussement joyeux lorsque Peeves leur passa devant sans même soupçonner leur présence. Pour une raison incompréhensible, elle se sentait un peu ivre, comme le jour où elle avait bu par erreur du champagne au mariage d'Edward et où elle avait eu soudain la certitude que tout était, au final, très simple, en ce bas monde. Quoi qu'il en fût, la Poufsouffle n'avait visiblement aucune envie de s'écarter d'Adrien et elle parut même se serrer un peu plus contre lui tandis qu'elle chuchotait avec des airs de conspiratrice :

- Oui... On ne sait jamais, il pourrait revenir...

Voeu pieux, ou plutôt, pâle excuse, elle le savait bien. La réalité était qu'elle n'avait pas envie de bouger parce qu'elle avait l'impression d'être plus proche d'Adrien (au sens propre comme au sens figuré, héhé !) qu'elle ne l'avait été depuis la rentrée ; l'instant présent lui semblait parfait et elle craignait de le briser si elle bougeait. Silencieuse et immobile, la Poufsouffle scrutait le couloir d'une oeil perçant, comme si elle cherchait à deviner si Peeves allait, oui ou non, repasser les chaussettes mais, en réalité, son esprit était ailleurs. Elle songeait au bonheur qu'elle éprouvait à se tenir là, simplement en compagnie d'Adrien et se demandait pourquoi elle n'avait su l'apprécier pleinement au cours du trimestre écoulé, pourquoi elle avait toujours les nerfs à vif et pourquoi elle ne pouvait s'empêcher d'avoir envie d'empaler Fredericke ou, plus généralement, toute fille qui approchait son ami d'un peu trop près ("près" étant défini selon les critères - très personnels - d'Anabelle).

Avant qu'elle n'ait eu le temps de trouver des réponses à ces questions, toutefois, et surtout, avant qu'elle n'ait eu le temps de réaliser ce qui lui arrivait, Adrien lui saisit le menton je te tiens, tu me tiens, par la barbichette pour déposer sur ses lèvres, encore vierges de tout attentat à la pudeur toute embrassade amoureuse, un baiser des plus troublants. Prise de court, incapable de penser de manière rationnelle, incapable de penser tout court, en réalité, Anabelle réagit d'abord en amoureuse et, fermant les yeux, s'abandonna sans lutter à la chaleur et à la douceur des lèvres de son cavalier... L'espace de quelques micro secondes seulement. Car bien vite, Anabelle, avec toute sa fierté et toutes ses idées bien arrêtées sur l'amour, retrouva la raison et, repoussant violemment Adrien, s'écria d'un ton effrayé, presque paniqué :

- Arrête !

Elle se raidit avec force tandis que ses joues rougissaient :

- Pourquoi tu as fait ça ? Pourquoi tu as fait ça ? reprit-elle, presque hystérique, et visiblement bien incapable d'esquisser le moindre geste.

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MessageSujet: Re: C'est toi qui me fais bien plus que de l'effet [PV]   Dim 4 Avr - 21:25

    Un court instant, Anabelle répondit à son baiser, blottie contre lui dans l’intimité et le secret (tout relatif, si, si) du couloir obscur seulement éclairé par quelques rares bougies. Pour aussi bref qu’il fût, Adrien profita de cet instant dans toute sa plénitude. En fait, il n’avait pensé à rien sur le moment et quand le baiser se rompit, il s’en félicita, au moins il en aurait profité le temps que ça avait duré (un peu est mieux que rien dans le monde d’Adrien Sallers). A noter que pour aussi déroutante que puisse sembler être la réaction d’Anabelle, le premier choc passé, elle ne surprit guère son meilleur ami qui la connaissait suffisamment bien pour savoir que c’était prévisible.

    Il savait qu’il aurait dû se contenter de cette étreinte soit disant amicale, qu’il n’aurait pas dû l’embrasser, mais il fallait croire que même sa patience à lui avait ses limites. Il n’était pas parfait, il aurait vraiment aimé pouvoir être celui qu’Anabelle attendait mais le fait était qu’il n’était qu’un garçon de seize ans, amoureux et malheureux, qui en bavait depuis déjà pas mal de temps. Il avait essayé de s’intéresser à d’autres filles (coucou Fred’ ! coucou !) mais ça n’avait pas marché, c’était elle qu’il voulait, c’était ainsi. S’il y avait pu quelque chose, il le saurait depuis le temps.

    Craignant de passer pour un pervers (ce qu’il n’était pas plus que la moyenne, précisons le), il la lâcha immédiatement, mettant les mains derrière son dos en contact avec le mur. Elle s’était éloignée de lui de toute façon, rien ne servait de la retenir, ça risquait de la faire fuir encore plus !

    « Si je te donne une raison logique et scientifique à mon geste tu te sentiras mieux dis moi ? » répondit-il peut-être plus sèchement qu’il ne l’aurait voulu. Puis, mortifié par son ton, par le fait que les émotions explosent et sortent de lui contre son gré, il passa une main sur son visage d’un air las et soupira.

    « Excuse-moi Belle, je suis désolé, je ne voulais pas m’emporter… ni en acte, ni en parole. Vraiment, pardon… alors calme-toi s’il te plaît, on a qu’à… simplement oublier ce qui s’est passé, ok ? » Sa voix n’était plus aussi dure mais on sentait qu’il manquait cruellement de conviction quand il lui disait d’oublier. Lui n’en avait pas tellement envie, c’était un très beau baiser selon ses critères. Pas le meilleur d’un point de vu purement sensuel, mais il ne s’était jamais senti aussi bien qu’au moment où il avait enfin pu embrasser celle qu’il aimait passionnément et sans espoir de retour.

    Désirant malgré tout la calmer parce qu’il sentait qu’elle était en train de piquer une crise, et qu’il savait plus ou moins pourquoi (bien que par d’autres côtés, il soit loin du compte), il se releva légèrement mais ne fit pas de gestes vers elle. S’il avait pu, il aurait fui, serait parti en courant pour n’avoir aucune explication à donner, pour arriver le lendemain matin et faire comme s’il avait eu un accès de folie, mais il ne pouvait pas sans la bousculer et d’ailleurs, il était trop tard maintenant pour se mettre à fuir…

    « Je suis désolé. » Murmura-t-il en une énième excuse, baissant les yeux, l’air très accablé. Il ignorait ce qui lui faisait le plus de peine, que Anabelle l’ait repoussé (même si ça semblait logique qu’elle l’ait fait) ou de lui faire de la peine. Avec ce baiser, continuer à jouer aux meilleurs amis allait se révéler délicat mais Anabelle était-elle prête à recevoir sa déclaration ? Rien n’était moins sûr, pourtant, elle tomberait à point pour expliquer son geste. Sauf que ce n’était pas l’explication qu’elle voulait entendre. Si elle continuait son dénie, il faudrait qu’elle le perde, et il n’en avait pas envie bien que cela semble inéluctable de son point de vu. « Je ferais peut-être mieux de partir maintenant. » lâcha-t-il, cédant finalement à sa tendance à la fuite. Pauvre garçon… Anabelle ne lui menait pas la vie facile !


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MessageSujet: Re: C'est toi qui me fais bien plus que de l'effet [PV]   Dim 4 Avr - 22:11

Tout s’embrouillait, dans l’esprit d’Anabelle. Rien ne l’avait préparé au baiser qu’elle venait juste d’échanger avec Adrien et, elle s’efforçait tellement de refouler les sentiments qu’elle éprouvait à son égard depuis à présent quatre mois qu’elle ne pouvait tout simplement admettre la vérité suivante : elle avait aimé l’embrasser. Au lieu de cela, elle avait le sentiment de perdre pied et de ne plus rien maîtriser de la situation, ce qui, pour une jeune fille aussi anxieuse qu’Anabelle, était terriblement paniquant. Mais son état ne fit que s’empirer lorsque le Poufsouffle qui lui faisait face s’adressa à elle d’un ton si sec (sec étant, une fois encore, défini selon les critères d’Anabelle, lesquels critères n’avaient rien d’objectifs en cet instant précis) qu’elle se sentit à la fois blessée, effrayée et sur le point de pleurer. Blessée parce qu’elle n’avait jamais rien demandé, qu’elle n’avait pas cherché à être embrassée et qu’elle trouvait particulièrement injuste d’être ainsi maltraitée. Effrayée parce qu’elle avait l’impression qu’Adrien la haïssait, désormais, voire qu’il avait envie de la frapper ou, en tout cas, de la faire souffrir par tous les moyens à sa disposition. Sur le point de pleurer, enfin, parce qu’elle savait que, si fort que fût son désir de revenir en arrière, rien ne pourrait la ramener quelques minutes plus tôt, avant cette pitoyable erreur qui les suivrait, l’un et l’autre, probablement pour le reste de leur scolarité, une erreur qui, redoutait-elle, risquait fort de mettre un terme brutal à leur amitié.

Oh, quelle abominable idée ! Ne plus avoir Adrien avec elle ? Pire ! L’avoir contre elle ? A cette idée, le cœur d’Anabelle se serra et la jeune fille eut la certitude qu’elle n’y survivrait pas. Peut-être devrait-elle demander un transfert à Taliesin ? Incapable de répondre à l’attaque frontale de son camarade (oui, Adrien vient de passer du statut d’ami au statut de camarade, tu notes, j’espère !) la brunette se contenta de serrer les lèvres et de gratifier le jeune garçon d’un coup d’œil apeuré. Sans en avoir conscience, elle s’était en partie recroquevillée sur elle-même, à la manière d’un enfant qui s’attendrait à essuyer une sévère correction pour quelque bêtise. Elle respirait de manière saccadée, presque heurtée, lorsqu’Adrien reprit la parole, et les propos qu’il tient ne l’aidèrent pas à se calmer. En réalité, elle sentait monter en elle une crise d’hystérie très semblable à celle qu’elle avait eue à Pré-au-Lard, peu de temps avant Halloween. S’efforçant tant bien que mal de maîtriser l’embrouillamini d’émotions qui la traversaient, Anabelle ferma les yeux un court instant, comme pour recouvrer son calme, avant de siffler d’une voix tremblante :

- Oublier ? Oublier ? Ah ! Et tu suggères quoi ? Un sortilège d’oubliettes ? Ne sois pas ridicule s’il te plaît !

A présent, c’était elle qui était blessante et injuste (pauvre Adrien, il n’avait pas fini de pagayer !), mais elle se sentait si perdue et, tout bien considéré, si vulnérable, qu’elle n’avait rien trouvé de mieux pour tenter de se protéger que la basse raillerie. Tout plutôt que de parler sérieusement de ce qui venait de se produire ou même d’y réfléchir ! C’était une erreur, une lamentable et grotesque erreur, à mettre sur le compte de Noël, rien de plus ! Une erreur qui ne se reproduirait jamais plus, elle y veillerait ! La fermeté des résolutions de la jeune fille ne fut pas affaiblie par la mine dépitée d’Adrien, mais elle-même s’adoucit quelque peu en voyant le jeune garçon piquer du nez d’un air honteux :

- C’était… C’était… C’était certainement un effet Noël… Tu sais, tout le monde aime tout le monde, ce genre de bêtise… Ou alors, c’est encore Roman Jones qui a mis des potions dans les verres de jus de citrouille… Il l’a déjà fait il y a quelques années… On devrait peut-être le cuisiner et… tenta-t-elle d’expliquer maladroitement.

Elle s’interrompit toutefois au beau milieu de sa phrase, consciente que de telles explications ne tenaient pas réellement la route. Certes, Roman avait bel et bien versé une potion de confusion dans les verres, quelques années plus tôt, mais il était un Poufsouffle avant tout, et les Poufsouffles n’aimaient pas les potions capables de modifier les sentiments, a fortiori lorsqu’il s’agissait d’amour. Aussi la brunette inspira-t-elle un grand coup et reprit bravement :

- Oui… Voilà… Il est tard… On devrait… On devrait aller dormir et euh… Tu n’as qu’à prendre à droite, moi je prends à gauche et euh… Comment on regagne la salle commune, en prenant à gauche ? Tu ne veux pas prendre à gauche, toi ? Moi je prends à droite ? Et euh… Je te laisse dix minutes d’avance, comme ça tu arrives avant moi…

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MessageSujet: Re: C'est toi qui me fais bien plus que de l'effet [PV]   Dim 4 Avr - 22:41

    Adrien passa outre le sarcasme d’Anabelle, en fait, c’est à peine s’il l’avait entendu. Son marasme intérieur l’occupait déjà beaucoup et il n’était pas certain de vouloir entendre ce qu’Anabelle pouvait raconter comme inepties. Si, si, des inepties, rien de moins ! De toute façon, ça ne pouvait pas être sérieux, elle était tellement paniquée qu’il se demandait si elle se souvenait même de son nom.

    Relevant la tête quand elle lui parlât de Noël, Adrien pinça les lèvres et serra les poings, les larmes aux yeux. « Je ne sais pas pour Roman mais Noël n’y est sûrement pas étranger. » Toutefois, il n’en pouvait plus et une larme perla sur sa joue, accentua sa honte. Il l’essuya d’un revers de son smoking – bien inutile maintenant – et fit un pas vers Anabelle qui divaguait, une fois de plus.

    Ils ne pouvaient pas continuer comme ça. Cela ne le rendait pas heureux. Se sacrifier pour elle semblait une bonne idée à la base, très Poufsouffle, mais elle ne changerait jamais s’il passait son temps à la protéger de lui mais surtout d’elle-même. Il faudrait qu’ils affrontent… ce qui s’était passé. Il voulait fuir, mais il ne pouvait pas. S’il le faisait, il s’arrêterait encore une fois, il plongerait dans le mutisme comme autrefois, c’était hors de question. Il ne voulait plus être ce garçon là. Il devait lutter contre ses tendances et forcer Anabelle à accepter la vérité pour aussi douloureuse qu’elle soit pour eux deux.

    « Tais toi Anabelle. » Il n’appelait jamais sa meilleure amie par son nom complet, sauf si elle l’agaçait ou qu’il était gêné. Mais là c’était d’un ton très sérieux qu’il lui ordonnait de se taire. Elle était en train de faire une crise d’hystérie mais il fallait que cela cesse. Qu’elle le jette si elle le désirait mais soyons clairs, ce n’était qu’un baiser, rien de plus, pas de quoi en faire un plat. Si elle décidait de le repousser, il pourrait même rester ami avec elle au bout d’un certain temps, mais elle ne pouvait pas continuer à paniquer dès que les choses n’allaient pas dans son sens. Ils n’étaient plus des enfants, dans un peu plus d’un an, ils travailleraient.

    Malgré ces bonnes résolutions, Adrien n’avait pas encore réussi à décrocher un mot de ce qu’il voulait dire. Il la regardait simplement, le visage emprunt d’une douleur presque tranquille. « A droite ou à gauche, pars par où tu veux mais… » Il buta, sentant la douleur familière au cœur le prendre. « C’est fini Belle, j’en ai marre de jouer au meilleur ami. » il posa la main sur la joue d’Anabelle et, profitant du fait qu’il était bien plus grand et bien plus fort qu’elle, il l’attira à lui et l’embrassa sur le front. « Je t’aime. » Ces trois petits mots lâchés, il lui rendit sa liberté et mit les mains dans ses poches, baissant les yeux pour ne plus laisser de larmes couler. Il était un homme après tout, il ne devait pas être faible.

    « C’est pour ça que je t’ai embrassé et je sais que ça ne va pas t’aider à te sentir mieux de le savoir. Mais c’est comme ça, j’y peux rien et… » soupirant, il réalisa qu’il ne savait pas quoi ajouter. « Crois moi, ce n’est pas du tout ce que je voulais pour notre soirée de bal. » Sur quoi, il s’éloigna, par la gauche, ne sachant pas trop où il en était et espérant vaguement qu’elle allait le retenir mais sans trop y croire.


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MessageSujet: Re: C'est toi qui me fais bien plus que de l'effet [PV]   Sam 10 Avr - 10:45

Anabelle Montgomery, Adrien Sallers, ou comment transformer une agréable soirée en un Enfer sur pattes. On les applaudit bien fort, s'il vous plaît.

En ce qui la concernait, Ana se sentait comme une petite souris prise au piège. Une partie de son cerveau s'était d'ailleurs lancée dans une mission de sauvetage de la dernière chance et s'efforçait, par télépathie, de faire venir Peeves jusqu'à eux. Malheureusement, personne n'avait jugé bon d'enseigner les rudiments de la télépathie à la jeune fille - comme quoi, cette école était vraiment sur la pente descendante - aussi avait-elle probablement autant de chance - sinon moins - de rameuter Peeves que, disons, de voir MacGonagall jouer du ukulélé, déguisée en vahiné. Fort heureusement, le reste de son cerveau, lui, tentait de la tirer de ce guêpier de manière un peu plus rationnelle. Ou plutôt, le reste de son cerveau avait compris qu'il était inutile d'espérer sortir d'ici sans employer les grands moyens et caressait à présent sérieusement l'idée de péter le tibia d'Adrien à coups de pieds. Hélas, quelques neurones, plus éthiques que d'autres, s'y opposaient farouchement, d'une part parce que blesser Adrien serait certainement mauvais pour Poufsouffle, d'autre part parce que ce serait certainement mauvais pour Adrien lui-même, héhé. La révolte aurait pu être aisément matée si les neurones rebelles n'étaient pas en rapport direct avec les muscles des jambes. Pour le moment, tout ce que les partisans de la violence salvatrice pouvaient maîtriser, c'était les bras. Or, réduire un tibia en bouillie avec les bras semblait un peu compliqué. Bref, Anabelle pataugeait joyeusement et menaçait visiblement de sombrer dans la folie. D'ici deux à trois minutes, elle se prendrait sans doute la tête entre les mains avant d'entonner de la voix nasillarde de qui a laissé la raison à l'entrée : "Le papa canard, et la maman canard et..."

- Ouais, t'as raison, au fond, on s'en fout du cô... articula-t-elle sans même le réaliser (elle s'apprêtait à rejoindre la quatrième dimension, les soucis de ce bas monde ne la concernaient plus...) avant de s'interrompre brutalement et de laisser échapper un Hiiiiiiiiiiiiiiii ! de surprise et d'effroi.

*Oh Seigneur, tentative de rapprochement, je répète, tentative de rapprochement, attaque de tibia, attaque de... Hiiiiiii !*

Pour quelqu'un prétendument amoureux, Adrien ne faisait pas grand chose pour le montrer allez tiens, mange ! Car après tout, si Anabelle avait eu le coeur fragile, elle aurait probablement fait un malaise fatal au cours des dix dernières minutes. D'ailleurs, à bien y réfléchir, la jeune fille n'aurait pas été contre le malaise fatal, là, tout de suite, maintenant s'il lui avait permis d'éviter d'entendre ce qu'Adrien avait à lui dire. Choquée par sa déclaration over romantique, Anabelle, instinctivement, fit un bond en arrière lorsque son plus-meilleur-ami la lâcha, comme pour mettre un maximum de distance entre elle et lui. C'est ainsi que, collée contre le mur, incapable d'émettre le moindre son sensé (et "hiiiarglepouflepapatortueet..." ne devait pas être considéré comme une réponse digne de ce nom dans de telles circonstances), Anabelle gratifia le jeune garçon d'un coup d'oeil profondément désespéré tout en se tordant les mains avec force. Paf, fracture du métacarpe.

Toutefois, avant qu'elle n'ait eu le temps de retrouver l'usage de la parole, Adrien avait déjà commencé à s'éloigner. Son départ eut au moins le mérite de libérer Anabelle... Malheureusement, cette libération n'amenait rien de bon pour Adrien. Car à présent, la brunette était en colère. Très en colère, qui plus est. Non mais ! De quel droit est-ce qu'il lui disait ça, lui, hein ? D'abord, il savait parfaitement qu'elle trouvait l'amour niais et inutile ! C'était dégueulasse de dire ça, et de rajouter qu'il ne voulait plus être son ami ! Parfaitement dégueulasse ! En fait... Ouais... En fait, il n'avait jamais été son ami ! Il faisait juste semblant dans l'espoir de la séduire ! Hé bien non seulement c'était un procédé abject (ah ! Il n'était donc pas un Sallers pour rien !) mais en plus, c'était totalement loupé ! Parce qu'elle, Anabelle, elle n'était pas du tout amoureuse de lui, mais alors là, pas du tout ! Rhâ ! Et à tous les coups il en avait parlé autour de lui ! Han ! Ils étaient combien, au juste, à savoir qu'il en pinçait pour elle ? Et à ne pas l'avoir mise en garde ? Ah les rats, on ne pouvait vraiment compter sur personne ! Ils avaient dû bien ricaner, derrière son dos ! Peut-être même que des paris avaient été lancés : "dix noises s'ils sortent ensemble d'ici décembre, et je rajoute une baguette farceuse..." ! Hé bien elle se vengerait ! Elle ne serait pas une fois de plus le dindon de la farce la dinde de Noël, vous voulez dire ? ! Et Dieu seul savait à quel point la petite avait la rancune tenace (Dieu et Quentin. Et aussi Edward. Et Christian. Et Victoria. Et... Bref, Dieu et trois ou quatre autres) !
Furieuse, Anabelle déboula à son tour dans le couloir et hurla après Adrien :

- Ouais... Ben... Ben... Ben... T'avais tort, parce que je ne me sens pas mieux du tout ! Merci hein ! Crétin de Sallers, va !

C'était à la fois faible et méchant, mais Ana se sentit requinquée et, les lèvres pincées, la mine renfrognée, elle partit dans la direction opposée à grands pas déterminés. Nul doute que le premier élève à croiser son chemin passerait un sale quart d'heure...
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