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 Pourquoi ces sentiments sont-ils si compliqués ? [PV]

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MessageSujet: Pourquoi ces sentiments sont-ils si compliqués ? [PV]   Lun 12 Avr - 14:46




La demoiselle se sentait plus légère ces derniers temps. Elle ne comprenait pas spécialement les raisons pour que son coeur soit si léger, pour qu'elle ait la volonté d'apprendre. Le regard de ceux qui ne l'appréciait pas lui passait à travers le corps. Mais si, elle savait un peu pourquoi. Elle avait passé une excellente soirée au bal puis à la bibliothèque avec son amie... Qu'elle considérait peut être comme plus. Elle ne savait vraiment plus quoi penser de cette relation. Pourtant, les deux jeunes filles étaient si différentes. Mais elles se complétaient. C'était une relation très fusionnelle, et la jolie blonde en avait besoin. Si on lui demandait pourquoi elle était si heureuse, elle répondrait sans aucune hésitation que c'était grâce à Frédérique, et uniquement grâce à elle ! Parce que même si la jolie vipère ne s'en rendait pas compte, elle lui permettait d'avancer, de se donner toujours plus de courage.

Dans les couloirs, la jeune anglaise sautillait. Elle ne savait pas vraiment quoi faire, et l'idée de réviser ne lui était même pas venue à l'esprit. Tout simplement parce que pour la première fois de sa vie, elle avait fait ses devoirs en avance. C'était un grand changement pour elle. Comme si une bouffée d'air frais lui avait donner l'énergie dont elle avait enfin besoin. Bien sur, tout le monde sait que notre jeune Poufsouffle est une boule d'énergie, de jour comme de nuit. Mais je vous parle là de ce qu'elle ressent à l'intérieur. Liberté, plus aucun chaîne, plus aucune contrainte. Elle était tout simplement heureuse. Pourtant, parfois, elle se décourageait lorsqu'elle parlait avec Frédérique. elle avait l'impression qu'elle ne parviendrait jamais à lire en elle, à la comprendre. Parce qu'elles vivaient dans deux mondes complètement opposés, complètement différent. Soudain, elle s'arrêta brusquement dans le couloir. Ses pas devinrent plus lent, et elle se mit à repenser à ce que lui avait dit la jolie brune dans les toilettes quelques mois auparavant. Comment aurait-elle réagis si Fred' se plongeait réellement dans la magie noire, elle était dans le camp opposée du sien. Des centaines d'images s'introduisaient dans son esprit. Maureen se voyait en face de Frédérique, tout tournoyait autour d'elles. Tout gravitait autour d'elles. La jeune blonde pencha la tête vers le sol.

Elle pourrait savoir sa réaction réelle que si elle se retrouvait dans une telle situation. Mais elle ne pourrait pas se mettre à haïr quelqu'un qu'elle aimait très fort. Elle le savait. Mais l'idée que Frédérique puisse tuer des gens lui donnait froid dans le dos. Comment réagir face à tout cela ? L'incompréhension totale se lisait sur la tête de notre jolie demoiselle, qui fut plus que surpris quand quelqu'un s'approcha d'elle pour lui demander si elle allait bien. Elle n'avait même pas remarqué que son visage c'était décomposé à ce point, qu'elle avait laissé ses sentiments débordés.

« Mais non, je vais bien. Je suis juste perdue dans mes pensées, ne t'inquiètes pas Lany. » Une jeune fille qui était en troisième année et qu'elle connaissait de vue. Une fille de sa maison. Maureen lui adressa le plus beau de ses sourires, comme elle savait si bien le faire, avant d'entrer dans la bibliothèque machinalement pour éviter une éventuelle conversation. Lorsqu'elle se retrouva dans l'immense pièce, elle resta silencieuse pendant quelques minutes avant de se jeter dans les rayons de livres. En oubliant complètement de dire bonjour à la bibliothécaire. Maureen prit un livre au hasard, et essaya de se plonger dedans. Mais impossible, son esprit n'avait pas envi d'accumuler quoique se soit.

La jeune blonde n'avait pas remarqué que Frédérique se trouvait dans les parages. Dans une table à quelques mètres d'elle.

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MessageSujet: Re: Pourquoi ces sentiments sont-ils si compliqués ? [PV]   Lun 19 Avr - 20:23

    Frédérique était assise à une table seule à la bibliothèque depuis une bonne heure et elle n’avait pas écrit une seule ligne sur son parchemin. Pourtant elle avait étalé toutes sortes de livres devant elle mais elle n’en avait pas lu non plus une seule ligne. Elle était pensive, rêveuse, distraite au point de se déconnecter facilement en ce moment des cours et de ses devoirs. L’autre jour, elle était tellement dans ses pensées qu’elle n’avait pas entendu la question de son professeur et elle surprit donc tout le monde quand, ne sachant pas répondre immédiatement comme l’aurait désiré l’enseignant, elle demanda qu’on lui repose la question une seconde fois. A ce moment là, elle s’était dit que quelque chose n’allait pas et qu’elle allait devoir y remédier. Oui mais si au moins elle le savait ce qu’était ce quelque chose qui n’allait pas…

    On ne pouvait pas dire qu’elle allait mal, bien au contraire, elle allait bien, bien mieux que ses dernières années. Mais pourtant quelque chose la préoccupait, ou plutôt quelqu’un. Elle n’avait jusque là jamais été préoccupée par une personne.
    Depuis le Bal et leur petite excursion dans la bibliothèque, où elle et Maureen, qui n’avait été jusque là qu’une camarade de classe et partenaire de cours, s’étaient montrées plus proche qu’elle ne l’aurait pensé, la couleuvre se posait des tonnes de questions. Elle en avait parlé avec Siegfried, même si elle s’étonnait toujours comment elle avait pu en parler à lui et pas à quelqu’un d’autre. Pourquoi à lui justement ? Mais il l’avait écouté et il avait été juste dans ses conseils, et pire, il avait été le seule à dire tout haut ce qui se passait tout bas en elle. C’était pour ça qu’elle était partagée. Elle aurait du en parler à Heaven, un second avis, surtout venant d’une fille aurait été bon. Mais elle avait tant de mal à se confier que cela lui paraissait impossible à faire. Son amie voulait qu’elle change, pensant que ça ne pouvait que lui faire du bien. Elle changeait véritablement, alors pourquoi cela faisait-il aussi mal ? Elle ne s’embêtait pas avec toutes ses questions avant. Elle envoyait promener son monde, elle s’enfermait avec ses livres et l’affaire était réglée. Mais là, oui mais là, elle devait affronter ses peurs. Mais justement, s’était qu’elle avait peur. Mais l’inconnu ne faisait-il pas toujours peur ?

    Tout avait été merveilleux le soir du Bal. Elle n’avait eu d’œil que pour la jolie Poufsouffle, ne se préoccupant plus du monde qui les entourait. Elle savait que ça n’aurait pas été la même chose si il s’agissait de quelqu’un d’autre. Car elle l’avait regardé toute la soirée différemment qu’elle avait pu la voir, et elle avait l’impression qu’elle le savait et qu’elle avait aimé ça.
    Frédérique n’avait jamais su faire dans la simplicité. Plus cela était impossible, plus elle s’y intéressait. Il y avait forcement autre chose à l’origine aussi car un rien pouvait être impossible. Mais là, ce n’était pas rien. Il y avait quelque chose derrière tout ça. Elle le savait, mais elle continuait à se le nier. C’était pour cela qu’elle n’arrêtait pas d’y penser et de se poser toutes ses questions.
    Si elle lui disait tout, elle avait peur de la voir fuir, pire, elle avait peur de perdre son amitié. Et au risque d’en être malheureuse, elle ne voulait pas perdre cette amitié qu’elle avait su lier cette année là plus fortement que les autres années encore.

    S’affalant sur sa chaise, elle jeta sans ménagement ses lunettes sur ses parchemins. Elle soupira tout en passant ses mains sur son visage. Elle en avait mal à la tête. On était quoi là, Avril ? ça faisait des mois à présent que ça la travaillait ! Elle n’était plus cette enfant ingénue qui ne comprenait rien au sentiment et à la vie. Elle avait 15 ans à présent et elle n’ignorait plus rien de tout ça même si s’était la première fois que ça la travaillait autant, que ça la prenait aussi fort aux tripes, que ça la chamboulait ou pire, que ça la rendait malade. Mais malade de quoi au juste ? Et même si elle le niait, elle savait ce qu’il en était. A force de se torturer l’esprit, elle n’avait eu qu’une seule et même conclusion à chaque fois. Si elle ne faisait rien, elle allait en devenir folle. Pire, elle exploserait de sorte qu’elle ferait une bêtise. Mais ça elle ne le voulait pas. Elle devait lui parler le temps qu’elle avait encore ses esprits. Siegfried avait raison sur ce point finalement. Mais elle avait préféré attendre. Attendre quoi ? Que ce soit elle qui fasse le premier pas ? ça m’étonnerait vu qu’elle était persuadée que Maureen, elle, ne ressentait pas tout ça pour elle ! Oui mais justement, comment pouvait-elle en être aussi sur ? Rien ne le montrait, rien ne montrait le contraire non plus.

    Mais pour l’heure, elle devait se vider l’esprit ou s’était les livres devant elle qui l’agacer à ne pas répondre à ses attentes qu’elle allait finir par balancer à travers la bibliothèque. A bout de nerf, elle avait perdu un peu trop souvent son sang froid ses derniers jours. Elle ne l’avait pas revu depuis des semaines. Leur emploi du temps avait changé et elle ne la croisait plus que dans les couloirs. Et entourées de leurs amies respectives, elles n’avaient pu se parler.
    Elle reprit ses lunettes et se leva. Bon, il devait bien y avoir un livre sur la concentration de l’esprit, la réflexion, un truc sur l’Esotérisme au moins. Elle se dirigea vers les étagères qu’elle connaissait par cœur et alors qu’elle allait s’engouffrer dans l’un d’entre elles d’un pas déterminé, elle crut reconnaître une silhouette. Elle fit marche arrière, à reculons même, en fronçant les sourcils alors qu’elle se penchait discrètement pour s’assurer sur sa vision et son cœur s’emballa. Toutes ses résolutions s’envolèrent. Il s’agissait justement de l’intéressée, Maureen, et elle se décomposa littéralement. Elle respira doucement comme si de rien n’était. La jeune fille ne l’avait pas vu. Une chance pour elle !
    Elle se redressa et s’avança vers elle d’un pas lent et d’une attitude des plus calmes.


    « Maureen… ? Tu t’intéresses aux effets de la lune… ? »

    Pulsion 1 : la prendre dans mes bras.
    Pulsion 2 : lui dire que je suis contente de la voir seule
    Pulsion 3 : l’entraîner fermement dans un endroit calme en protestant une envie de lui parler

    Voilà ce qui passa dans son esprit dans l’espace d’une seconde, mais elle ne fit aucune des pulsions. Elle mit ses mains dans les poches de son pantalon d’uniforme et resta face à elle d’un air gauche. Elle évita de la regarder directement dans les yeux alors elle se concentra sur le livre qu’elle tenait.
    Frédérique désigna le manuel en question, un ouvrage sur la lune liée à la magie. Si elle avait des tendances à sourire, elle lui aurait sans doute souri tendrement. Elle n’arrivait toujours pas à exprimer un état quel qu’il soit. Peut-être un déclic lui fera défiger son visage si inexpressif. Comme si elle était de glace à tout ce qui l’entourait. De glace oui, mais juste en apparence, car tous ses états se grouillaient déjà en elle et s’était parce qu’elle en avait peur qu’elle les réprimait autant.

    Et après la surprise de la voir ici, la peur justement revenait en elle. Elle ne savait toujours pas si elle aurait le courage de lui parler un jour… un jour...
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MessageSujet: Re: Pourquoi ces sentiments sont-ils si compliqués ? [PV]   Mer 21 Avr - 22:18

    Comment pouvait-elle en arriver jusqu'ici ? C'était à peine si elle parvenait à comprendre un traître mot de ce qu'elle lisait. La demoiselle lisait sans lire en réalité. Son esprit était complètement embrouillé, d'un coup, comme ça. Elle ne savait pas du tout ce qui lui prenait. Il fallait qu'elle se calme, mais la jeune blonde n'y parvenait pas. Ses doigts seraient le livre, elle froissait inconsciemment le papier alors qu'elle tentait de calmer sa respiration. Elle n'aurait peut être pas dû se précipiter dans la bibliothèque tout compte fait, sur le coup, l'envi de fuir avait été tellement grande qu'elle n'avait pas réfléchit. La belle blonde ne réfléchissait jamais dans de telle situation de toute façon, elle savait qu'elle n'était guère faite pour les situations extrêmes. Ses paupières se fermèrent durant une fraction de seconde, le temps de reprendre son souffle. Elle avait l'impression d'avoir parcourut un cent mètre sans respire ! Quel horreur !

    Puis lorsqu'elle rouvrit les yeux sur le bouquin, tentant par tous les moyens de réellement se concentrer sur l'ouvrage qui devait occupé son esprit, elle remarqua qu'une ombre l'empêchait de bien voir. Elle fronça les sourcils avant de tourner la tête vers sa gauche pour voir l'intrus. Maureen n'avait franchement pas envi de discuter, mais s'il le fallait, elle ferait de son mieux pour paraître dans son état normal. Mais mince, elle n'était pas du tout dans son état normal, ses jambes tremblaient presque, même si cela ne se voyait qu'à peine. Son visage était figé dans une expression indescriptible. Franchement, la question que Frédérique lui avait posé l'avait tellement surprise qu'elle ne parvenait plus à penser. Il fallait qu'elle lui parle.

    « Ah ! Salut Frédérique ! Comment vas-tu ? Ravis de te voir ! » C'est à ce moment là que vous tournez de nouveau la tête vers l'ouvrage, l'air de rien, avec un large sourire béat. Alors que vous venez seulement de réaliser que vous avez affaire à celle à qui vous penser justement... Maureen manqua d'avaler de travers sa salive. Et juste devant son amie qui lui était chère, elle se mit à tousser comme une malade.

    Elle voyait bien, Frédérique était bien en train d'ouvrir la bouche, d'émettre des sons à son encontre. Elle lui parlait, rien qu'à elle. À propos du livre qu'elle avait pris d'une manière hasardeuse, sans réfléchir plus que ça. Comme une pauvre idiote, elle regardait la couverture, essayant de gagner quelques minutes de réflexion pour ne pas sortir de trop grosse connerie. elle était tellement troublée qu'elle était capable d'en sortir des énormes ! Des énormités plus grosses qu'elle (remarque, c'était pas dure). L'adolescente leva de nouveau les yeux vers Frédérique avant de ranger le livre à l'aveuglette : opération raté, puisqu'elle poussa le livre contre un autre à plusieurs reprises. Sans trouver de la place. Son sourire béat rendait vraiment la situation comique. La blonde tourna de nouveau son regard ciel vers les rangers de livre avant de trouver une place pour l'ouvrage.

    « J'aimais beaucoup la couverture ! Alors euh... J'ai décidé tout simplement de regarder de quoi il parlait. Il avait l'air intéressant, mais en fin de compte, c'est pas trop mon truc les effets de la lune... ah... » Tentative de diversion complètement foireuse. Elle n'était vraiment pas douée lorsqu'elle était dans cette état. « Tu fais des recherches pour des exposés je suppose ? »

    Après tout, Frédérique venait principalement à la bibliothèque pour travailler et s'instruire d'avantages. Tout le contraire de notre jolie Maureen qui avait trouvé dans la bibliothèque une sorte d'échappatoire. Et là, pas question de fuir. Sinon, son amie ne comprendrait pas la raison de son départ et puis... elle entendait très bien les cris joyeux de son coeur qui était en train de lui déchirer la poitrine. Quand un coeur bat fort, ça peut vous faire très mal. La demoiselle esquissa un nouveau sourire avant de s'approcher de Frédérique pour... la prendre dans ses bras. Elle arrêta son geste juste à temps.

    Maureen n'avait pas encore vraiment l'habitude. Mais elle savait que son amie (proche) n'aimait pas trop les étreintes amoureuses amicales. Certes, cela rendait un peu triste notre jeune blonde qui était H24 en manque de câlins, mais elle était tout doucement en train de s'y habituer. Dans un petit sourire crispé, elle murmura à la belle vipère :

    « Désolé, une vieille habitude. »

    Raah, pourquoi ne pouvait-elle pas tout simplement prendre son amie dans ses bras ? Maureen n'avait vraiment pas envi que la couleuvre se mette en colère. Elle savait très bien qu'il y avait quand même un fossé entre eux, malgré leur proximité. D'ailleurs, certains semblaient l'avoir remarquer en y pensant. Il n'y avait qu'à lire le hibou bavard. Cela ne présageait rien de bon pas vrai ?

    « On va un peu plus au fond ? Pour que la bibliothécaire évite de venir nous... sermonner parce qu'on discute trop fort... Les élèves sont de plus en plus râleur de nos jours. Le moindre bruissement de pages que l'on tourne, et ils râlent... »

    Discrètement, elle se mit à rire avant de faire un signe de tête à son amie. Il fallait toujours un peu de temps à notre anglaise pour calmer son petit coeur qui battait toujours aussi fort. Mais elle tenait le coup pas vrai ? Pour faire bonne figure devant celle qu'elle appréciait plus qu'elle ne devrait.
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MessageSujet: Re: Pourquoi ces sentiments sont-ils si compliqués ? [PV]   Jeu 22 Avr - 18:32

    Elle avait eu envie de sourire en entendant la douce voix de son amie. Oui, mais non, aucun mouvement n’apparut sur ses lèvres. Ça n’allait pas être pour dans l’immédiat. Elle se contenta alors de lui répondre, de sa voix calme, mais qu’elle tenta de la rendre sympathique alors que s’était son cœur qui s’était mise à s’emballer sans qu’elle n’y puisse rien.

    « Je vais bien… »

    Non en fait elle allait bien sans aller réellement bien pourtant. Elle allait bien car elle la voyait, elle lui parlait. Mais elle n’allait pas bien car trop de chose la travailler à l’intérieur d’elle et ça la rendait de plus en plus mal.
    Maureen se mit à tousser. Frédérique s’était un peu rapprochée d’elle afin de se tenir au courant si tout allait bien. Elle espérait qu’elle n’avait pas attrapé un rhume. Il fallait dire qu’avec cette saison, ça pouvait arriver plus facilement qu’on le pensait. Mais sa subite quinte de toux l’interpella un peu. Son amie semblait bizarre, pas mieux qu’elle en tout cas. Moins souriante sur le tout que d’habitude, peut-être même gênée. Elle se demandait si s’était à cause d’elle. Elle ne voulait surtout pas la gêner ou l’ennuyer.


    « Heu dit moi… tout va bien… ? »

    Son amie tenta de reprendre sa lecture. Peut-être voulait elle finir sa phrase en cours, son chapitre. Elle savait que ça pouvait être frustrant de perdre le fil d’une recherche. Elle ne l’interrompit pas et se contenta de l’observer, ce qui se résolut par lui paraître plus agréable. Ça l’apaisait mais elle voyait que quelque chose ne tournait pas rond. En effet, la jolie blonde venait de refermer son ouvrage et au lieu de ranger dans l’espace bien visible où devait sans doute se trouver le livre un peu plus tôt, elle choisit l’étagère juste au dessus et bien sur elle buta avec les autres livres. Instinctivement par l’appel de l’amour des livres et de leur soin, Frédérique avait levé les mains pour attraper un autre livre, le décaler, et lui faciliter le rangement. Ses mains effleurèrent celles de la jeune fille quand celle ci choisit de reprendre son livre pour la mettre cette fois ci, au bon endroit. Prise au dépourvu, Frédérique s’empressa à nouveau de mettre ses mains dans ses poches et se recula jusqu’à heurter, doucement quand même, les étagères d’en face. Il fallait dire qu’il n’y avait pas non plus beaucoup d’espace entre chaque rangée d’étagères.

    « Je suis contente aussi de te voir… ça fait quelque temps qu’on ne sait pas parler… »

    Frédérique commença comme ça, mais ne poursuivit pas sa phrase. Vraiment, elle n’y arriverait pas.
    Maureen venait de ranger le livre avant de lui adresser à nouveau la parole. Elle lui parlait du livre dont elle avait aimé la couverture et était donc curieuse de voir de quoi il parlait. Elle avouait que le sujet du livre n’était pas son truc. Frédérique acquiesça d’un signe de la tête en signe de compréhension. Elle comprenait qu’on ne pouvait pas aimer un livre comme elle.
    Restant dans le même domaine, elle lui demanda si elle était venue faire des recherches pour des exposées.


    « Oui, j’étais venue pour faire un exposé sur les relations entre corps et esprit dans le monde de la magie… Je voudrais soulever le problème du corps-esprit, la perception des états, des sensations, des émotions afin d’expliquer comment on peut faire naître la magie du fond de soi… »

    La jeune LeeRoy se rendit compte qu’elle était presque partie pour débattre devant son amie sur le sujet en question. Mais elle savait qu’elle n’était pas aussi passionnée qu’elle pour les exposés et elle dut s’obliger à s’arrêter là. Si son amie voulait qu’elles en parlent, elle ne le ferait qu’à sa demande. Sinon, elle en restera là. Et puis, le sujet de ses recherches se rapprocher dangereusement de son état d'esprit. Elle se demandait si Maureen en ferait le rapprochement, si elle s'en rendrait compte. Elle ne voyait pas comment elle pouvait en avoir un doute.
    Et puis, comme instinctivement alors que tout en reprenant la parole elle s’était rapprochée, Frédérique avait fait un pas en arrière quand son amie avait semblé en avoir fait un en avant vers elle, comme pour la prendre dans ses bras. Elle pâlit. Elle avait eu du mal avec les étreintes. Elle ne savait pas pourquoi, mais elle se trouvait très facilement mal quand on envahissait son espace vital et qu’on la touchait. Mais s’était Maureen et justement, elle ne savait pas comment elle réagirait si c’était elle et pas une autre personne qui la prenait dans ses bras. Avant tout étreinte elle avait un mouvement de repli. Mais si elle la prenait au dépourvu, la repousserait-elle au contact de ses bras ? Là, elle n’en était plus très sur. Surtout que mentalement, en première pulsion, elle avait voulu elle aussi la prendre dans ses bras.


    « Une vieille habitude aussi…désolée… »

    Frédérique ne comprenait pas pourquoi la jeune McEngel avait voulu, là à ce moment là, la prendre dans ses bras. Elle aurait compris pour le moment où elle l’avait salué, mais là elle ne voyait pas. Elle ne comprenait toujours pas les pulsions et les états humains. C’était pour ça qu’elle s’était lancée le défi de cet exposé.
    Maureen lui proposa subitement d’aller un peu plus en retrait. Il était vrai que la bibliothécaire n’aimait pas le bruit. En s’éloignant, elle pourrait continuer à discuter en paix. Elle pouvait laisser ses affaires en plan. Elle se doutait que personne ne risquait de les lui prendre. Son amie s’était mise à rire à la petite plaisanterie qu’elle venait de lancer. La Serpentard se contenta de hocher simplement de la tête quand elle lui avait elle aussi fait un signe de la tête. Elle connaissait par cœur les lieux et elle savait où elles pouvaient être tranquille. Et puis elle se souvint de ses pulsions. Et la Poufsouffle avait eu deux si similaire que les siennes. Une coïncidence ou bien…


    « Il y a peu de lumière par là, mais c’est le coin le plus éloignée de l’entrée… On peut parler à haute voix sans soucis… Et les livres semblent les moins intéressants pour les autres élèves… On ne risque pas de voir grand monde passer… »

    Au lieu de table de travail comme au début de la bibliothèque, il y avait là des tables basses et des poufs. Frédérique se laissa choir sur l’un d’entre eux après avoir indiqué un tout proche à son amie.
    Elle tenta de trouver quelque chose à lui dire pour combler un silence qui commençait à s’installer entre elles.


    « Je suis passée rapidement te voir l’autre jour à ton gala de danse… Je n’y connais rien mais c’était très jolie… »
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MessageSujet: Re: Pourquoi ces sentiments sont-ils si compliqués ? [PV]   Mer 19 Mai - 15:19

    Le ton neutre de son interlocutrice n'affecta pas la demoiselle, pour qu'elle raison ? Bah, la petite Maureen commençait à mieux cerner le caractère bien particulier de la jolie vipère.
    Et puis, Maureen fut plus que ravis d'entendre que son interlocutrice allait bien. Même si ça n'avait pas été prononcer avec distinction, peut être qu'au fond, oui, elle allait bien. Si seulement la blondinette avait la capacité juste de lire dans l'esprit de Frédérique. Non, elle n'irait pas fouillée dans ses secrets les plus profonds, pour la jeune McEngel c'était inconcevable. Elle utiliserait juste ce don pour savoir si Fred allait vraiment aussi bien qu'elle le disait. Ah, c'était ça quand on n'appartenait pas vraiment au même monde ; difficile de déchiffrer l'autre.
    Et ce petit coeur qui s'emballait chaque fois qu'elle croisait les prunelles émeraudes de son interlocutrice, il ne pouvait pas se taire une bonne fois pour toute ? Ce n'était pas du tout une réaction normale face à une simple amie ? Enfin, simple... Frédérique devenait peu à peu une véritable amie, pas encore une confidente, mais par moment, Maureen approuvait le désir de se confier à la jeune vipère.

    Et ce qui n'était pas étonnant non plus, c'est quand Maureen avait faillis s'étouffer avec sa salive ; qu'est-ce qu'elle pouvait se sentir pathétique par moment... Pourquoi ça ne lui arrivait qu'à elle ce genre de réaction ? okay, il fallait avouer qu'elle avait été plus que surprise de tomber sur la belle brune pour qui elle avait eu une pensée quelques minutes auparavant. une pensée ? C'était complètement débile ! Elle n'arrêtait pas de penser à elle depuis la soirée au bal et à la bibliothèque ! C'était comme si elle s'accrochait désespérément à cette relation étrange. Maureen se sentait aussi bien que mal en sa compagnie. Frédérique pouvait la mettre à l'aise comme elle pouvait la mettre mal à l'aise...


    " Oui, on dirait qu'une éternité s'est passée depuis la dernière fois ! " Comment ça elle était un peu en train d'exagérer ? Mais non... elle disait vraiment ce qu'elle pensait, avec le sourire en plus. Bon, ça pouvait aussi être pris comme une petite plaisanterie. Cela faisait quelques semaines tout au plus. La belle plissa les yeux avant d'écouter attentivement Frédérique se lancer dans un petit débat. Elle connaissait assez la demoiselle pour savoir que lorsqu'elle s'emportait dans ce genre de sujet, elle pouvait ne plus s'arrêter. Mais là stopper dans son élan ? Hors de question ! Vous n'avez guère l'air de connaître la petite blonde. Même si les propos de Frédérique sur les cours et dissertations en tout genre pouvait l'ennuyer, jamais elle ne la couperait. Et puis, les lèvres de Frédérique étaient sans aucun doute très distrayante...

    Hm. Pardon conscience ? Maureen manqua de secouer la tête surprise, mais garda son calme. Encore une fois, elle venait de songer à une chose bien étrange. Qu'est-ce qu'il lui arrivait ces derniers temps ? Chaque fois qu'elle pensait à Frédérique, ou surtout qu'elle était en sa compagnie, ses pensées divaguaient quelque peu. Il fallait toujours qu'elle dérive vers ses lèvres, ou ce joli visage. Oui, Frédérique était vraiment jolie. Ses lunettes lui donnaient un certain style. Mais jamais... Jamais Maureen n'aurait pensé s'attacher autant au physique d'une... fille ? Toute cette histoire commençait à lui couper les jambes. Et si la vérité n'éclatait pas bientôt, la belle blonde finirait sans doute par exploser. Ah, pas très joli comme décoration si elle explosait ici même.


    " C'est pas grave. Tu as le droit de parler d'un sujet qui t'intéresse ! Tout ce que je te dis n'est pas forcément intéressant hein ! Et puis... je dis souvent pleins de trucs qui ne servent à rien alors... "

    Et voilà. Maureen le retour ! Voilà qu'elle se dévalorisait à nouveau. Elle pencha un peu la tête vers l'avant avant de se redresser et de lui proposer d'aller plus au fond de la bibliothèque, à l'abris, en sécurité. Pour éviter de voir quelques points retirés à leurs maisons respectives. Ce ne serait pas vraiment sympathique...
    Frédérique accepta sans aucune hésitation ! Il aurait été peut être plus pratique qu'elles sortent à l'air frais pour discuter sans encombre, mais Maureen n'avait plus du tout envi de partir. La bibliothèque semblait beaucoup moins écrasante en compagnie de Frédérique. Et voilà que Maureen songeait de nouveau à leur moment agréable passait ici. Elle ne s'était jamais aussi bien entendue avec Fred que ce jour là. Puis, son coeur s'était mis de nouveau à battre. Mais elle hocha prestement la tête avant de poursuivre d'une voix joyeuse :


    " On pourra peut être se cacher si des intrus viennent à notre rencontre ! è__é Ou alors, on leur fera peur avec des sorts ? C'est une bonne idée non ? Comme ça on est sur qu'on nous laissera tranquille ! "

    Il était clair qu'elle sortait n'importe quoi, mais au moins, ça la détendait. Mais elle fut plus que surpris quand elle entendit de la bouche de la demoiselle qu'elle avait été voir l'entraînement de Sterne ! Maureen était persuadée qu'elle était venue le seul jour où elle n'avait pas pu venir. Un air triste apparut sur le visage de la jeune blonde alors qu'elles allaient toutes les deux d'un pas discret vers le fond de la bibliothèque :

    " Ah... Sans doute la fois où je n'y étais pas... Pourquoi le destin s'acharne toujours sur moi hein ? J'aurais vraiment aimé te voir ce jour là... Alors. Tu as aimé ? Je suis vraiment contente que tu trouvais ça jolie ! J'aimerais tellement que tu viennes nous voir le jour de la représentation ! "
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MessageSujet: Re: Pourquoi ces sentiments sont-ils si compliqués ? [PV]   Ven 21 Mai - 23:49

« Oui une éternité… »

Et si elle savait ! Une journée, non, une minute loin de la blonde et Frédérique se sentait perdue. Que faisait-elle ? Avec qui elle était ? Pas qu’elle fut jalouse, mais elle voulait passer chaque instant à ses cotés et une fois près d’elle, elle se sentait perdue et n’osait pas lui parler. Elle savait tout ce qui se passait en elle, elle le niait de moins en moins. Mais cela ne changeait rien au fait qu’elle se trouvait perdue et qu’elle n’arrivait pas à lui parler de tout ça. Que pensait-elle elle de son coté ? Elle se disait souvent qu’elle se faisait des illusions. Rien ne disait qu’elle tenait profondément à elle autant que elle elle pouvait tenir à elle. Aucune parole, aucun sous entendu, pas d’ambigüité. Elle lui parlait comme toute amie. Alors comment se faisait-il que elle, elle l’appréciait autant alors qu’elle ne lui montrait rien d’explicite de tout ça ? Elle ne savait pas comment tout ceci était né, mais elle ne cessait d’y penser.
En tout cas, bien qu’elle allait mal ces derniers temps à force de cogiter à propos de tout ça, là, elle avait l’impression que tout s’était envolé et que d’un coup elle allait bien, très bien, trop bien. Elle n’avait jamais été totalement bien durant toute sa petite vie. Et ça s’était dégradé, bien d’un coup, elle se sentait revivre. Ses changements n’étaient pas anodins. Elle savait que si elle n’était pas là, elle n’aurait fait aucun effort.
Maureen lui affirmait qu’elle pouvait parler de chose qui l’intéressait car ça ne semblait pas l’ennuyer. Mais elle, elle savait que tout cela ne l’intéressait pas. Mais implicitement, son exposé expliquait une partie de ce qui se passait en elle en ce moment. Elle qui ne montrait ni état, ni émotion, elle voulait mettre au clair ces deux choses face à la magie. Elle fut soulagée qu’elle n’en comprenne pas vraiment l’impact.


« Je ne voudrais pas t’ennuyer… Je préfère parler de chose qui t’intéresse… »

Bien qu’elle avait l’impression que tout ce qu’elle pouvait dire l’intéresserait malgré tout. Mais ce n’était qu’une impression, presque une espérance. Par contre, elle ne trouvait pas qu’elle puisse dire des choses qui ne servent à rien, bien au contraire, elle buvait chacune de ses paroles. Quoi ? Elle passait une main dans ses boucles brunes. Si elle n’avait pas une migraine, elle allait finir par s’en provoquer une à force de penser des choses pareilles. C’était si dur, de plus en plus dur de rester neutre et impassible devant une personne pour qui on tenait tant.
Heureusement, Maureen eut la bonne idée de changer de sujet. Elle pouvait respirer. Le sujet se trouva plus léger. Mais elle ne put s’empêcher de se trouver étonner face à ce qu’elle disait et elle en trouva malgré elle des sens cachés, bien qu’elle n’arrêtait pas de se dire qu’elle se faisait tout plein d’illusion là-dessus.


« Se cacher… ? Se cacher de quoi, de qui… ? »

Elle ne comprenait pas vraiment ce qu’elle venait te dire. Confuse, intérieurement, elle baissa les yeux afin de ne pas montrer son état visible forcement dans son regard. Elle rattacha les lacets de ses chaussures qui bien que devenue lâche, n’étaient pas défaites. Mais c’était une belle excuse pour ne rien montrer.

« Je ne serais pas contre d’envoyer des sorts… Il y en a justement certains que je n’ai pas lancé depuis un moment… ça serait comme un entrainement… Alors qu’ils osent qu’on s’amuse un peu… »

Elle se redressa et bien qu’il n’y avait pas de sourire sur ses lèvres pour souligner la pointe d’humour qu’elle venait de lancer, ses yeux avaient un coté rieur. Mais on allait les laisser tranquille, elle en était sur et ça lui faisait plaisir de savoir que son amie voulait elle aussi rester seule et tranquille avec elle. Et coté tranquillité elles avaient trouvé le meilleur des endroits pour se trouver à la bibliothèque. A croire qu’elles avaient eu beaucoup de chance ce jour là. Cela faisait un moment qu’elles ne s’étaient ni parlées ni croisées. Elle avait aperçu Maureen plusieurs fois de loin, avec ses amies et n’avait jamais osé s’approcher d’elle, et la saluer. Elle avait toujours eu peur de déranger. Et puis s’était tout un groupe de fille de Poufsouffle et elle n’allait pas aller vers elles comme si de rien n’était comme une bonne camarade.

« Non non, tu y étais à ce galat… Tu étais même très jolie… »

Quoi ? Elle avait osé dire ça tout haut ? Elle leva les yeux vers les étagères citées derrière la jeune fille. Bon, respire. Avec un visage aussi neutre, facile de passer inaperçu mais là elle était à deux doigts de rougir ou de partir en courant. Facile de changer, mais face à Maureen, elle redevait la fille réservée et réfléchie.

« Je… J’étais tout au fond tu sais… et la salle était pleine alors tu ne pouvais pas me voir… »

Oui mais Frédérique l’avait vu et ne l’avait pas lâché du regard. Elle voulait qu’elle vienne pour la représentation, sans doute de fin d’année. Elle fit un signe affirmatif de tête. Elle y sera.

« Je ne suis pas restée après… Je n’ai pas vraiment ma place dans ce genre d’endroit… Et tu discutais avec ton groupe alors je ne me suis pas avancée… Je ne voulais pas te déranger dans ce genre de moment… je voulais juste te voir… »
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MessageSujet: Re: Pourquoi ces sentiments sont-ils si compliqués ? [PV]   Ven 4 Juin - 16:37

Tous ces sentiments, c'était un sacré mélange. Et pas bon du tout pour sa santé mentale. La demoiselle déraillait complètement, mais pourtant, elle gardait le sourire comme si de rien était. peut être que la belle brune n'avait même pas remarquer que la jeune Poufsouffle sortait des tonnes de bêtises. Après tout, la jeune adolescente à la longue chevelure blonde ondulée était connue pour sortir des conneries à la seconde. Surtout en cours. Mais bon, dans ce dernier cas, elle faisait de son mieux pour comprendre les cours que cherchait à leurs faire imprimer les professeurs è___é En plus, elle avait un diplôme à décrocher en fin d'année ! Elle l'aurait peut être, sûrement. Des gens plus nuls qu'elle l'avaient eu par le passé, alors pourquoi pas elle ? Pas sur qu'elle fasse de grandes études par la suite. Mais elle aimait vraiment beaucoup tout ce qui touchait le domaine artistique. Et aussi le quidditch. Deux choses complètement différentes.

Frédérique pensait qu'elle l'ennuierait pas sa dissertation ! Ah mais non ! Maureen ferait tout pour être concentrer, et ferait de son mieux pour ne pas perdre le fil ! Hors de question qu'elle ne soit pas ouverte. Après tout, son amie écoutait bien ce qu'elle disait, des propos qui n'avaient pas vraiment d'intérêt. Oui, Maureen s'était rendue compte qu'au bout d'un moment, parler du ciel bleu pouvait être barbant. Et oui, les espèces comme elle sont aussi capable d'évolution é___è Pourtant, la jolie blonde ne put s'empêcher d'avoir la bouche semi-ouverte quand elle lui avait dit qu'elle ne voulait pas l'ennuyer. Et elle n'avait en soi, pas tout à fait tord. Parce que si Fred avait commencé à parler de sa dissertation super compliquer, elle aurait sans doute décrocher au bout de deux minutes. Des mots presque inconnus, des phrases accrochées les unes aux autres, mais qui n'auraient aucun sens pour la belle. Les études, c'était pas sa tasse de café. Alors que sa belle amie la vipère, était très douée dans ce domaine, en plus d'être quelqu'un de studieuse. Deux jolies tâches, l'une émeraude et l'autre dorée, qui ne pourraient sans doute jamais se raccrocher l'une à l'autre. L'image avait beau être triste mais pourtant bien réaliste aux yeux de la blonde. Mais bien sur, cette once de tristesse, elle la dissimula bien vite. Après tout, même si elles étaient différentes en de nombreux points, elles s'entendaient très bien. Et ces derniers temps, Maureen sentait qu'elle ne pouvait pas se passer de la compagnie de Fred. Après tout, elle était la seule en qui elle avait réellement confiance.

Quel mot étrange... Elle ne l'avait employé qu'une seule fois. Quand elle était sortie avec Erwan il y a quelques mois. Elle lui avait clairement fait comprendre qu'elle lui faisait confiance, et pourtant, il avait fini par la brisée.
La tristesse encore. Mais qui s'en alla bien vite lorsque Fred finit par lui poser des questions. Ah, ainsi elle n'avait vraiment pas compris que Maureen déraillé.

" Ce n'est rien... Euh. Oublie. Je disais juste ça pour plaisanter ! " Ouais c'est ça. Lui murmurait sa conscience qu'elle aurait bien aimé frapper avec un bâton. Maureen savait qu'un fond, elle ne voulait que personne ne brise cet instant passer avec Fred. Elle ne voulait pas qu'on les dérange. Elle voulait la garder... pour elle toute seule ? Aaaah ! C'était quoi ces sentiments affreux !? Elle devenait possessive maintenant ? Non mais oh ! Maureen faut arrêter là, tu débloques. Tu deviens dingues !

La blonde secoua légèrement la tête et fut même tenter de se frapper le front, mais alors qu'elle allait effectué le geste pour remettre ses idées en place, elle esquiva (vaut mieux pas avoir l'air con) en remettant ses cheveux blonds en place. Alors qu'ils étaient très bien. Cela peut être pris comme un tic... nerveux ?

" Ça promet ! Mais j'aimerais quand même bien qu'on évite les sorts trop violents. Imagine si nos assaillants se mettaient à vomir des limaces dans la bibliothèque... Fort peu sympathique. Et je suis sur que notre chère bibliothécaire se gênerait pas pour nous demander de nettoyer... Beuark. "

Comment ne pas être un minimum dégoûter hein ? Franchement, elle se voyait mal nettoyer du vomi de limace... Mais Fred était pleine de ressources, elle connaissait sûrement des sorts très discrets qui feraient fuir les élèves ! Ah... Quelle idiote, pourquoi essayer de faire fuir les élèves qui allaient rentrer par inadvertance dans leur ranger secrète ? Justement ! Parce que c'était LEUR ranger SECRETE. Enfin... presque.

Enfin dans la rangée, alors que la discussion s'orientait maintenant vers Sterne, la troupe de danse qu'elle avait intégrer il y a peut. Euh... Elle y était vraiment que depuis un an. Elle avait vraiment regretté de ne pas y avoir été l'année précédente. Mais elle n'était pas en état. Un sourire illuminait le visage de la jeune McEngel alors que Fred la féliciter. Jolie. Vraiment ? Elle l'avait trouvé jolie ? Le joue montait aux joue de la blonde. Depuis quand elle rougissait face à ce compliment que ses parents n'avaient jamais cessé de lui répéter ?

Juste pour la voir elle ?

" Tu aurais dû... essayer de tenter une approche. J'aurais été vraiment heureuse de te voir ce jour là... "

Pas sur qu'elle aurait été calme en la voyant. Peut être lui aurait-elle sauter dessus devant tout le monde, cassant la fierté de Fred sans doute. En fin de compte, c'était peut être mieux que cela se soit passer ainsi. Maureen ne voulait pas faire du mal à son amie. Elle tenait vraiment à elle. Et chaque jour, toujours plus.

" Tu sais très bien que peu importe le moment où tu viens me parler, ça ne me dérangerait pas. Pas du tout même ! Même si j'étais en train de porter des tonnes d'assiettes qui seraient en équilibre l'une sur l'autre, je t'autoriserais à venir me déranger ! "

Oui, elle aurait vraiment aimé la voir ce jour là. Maureen détourna un instant le regard, fuyant un court instant celui de la brune avant de parcourir les étagères.

" Enfin je dis ça... Mais en te voyant, j'aurais sûrement fait tomber toutes les assiettes, jusqu'à la dernière... ! "
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MessageSujet: Re: Pourquoi ces sentiments sont-ils si compliqués ? [PV]   Ven 4 Juin - 23:38

Pourquoi fallait-il que tout soit aussi compliqué ? Pourquoi leur avait-on enseigné des valeurs, des manières de se comporter ? Pourquoi ?

Frédérique se disait que ce ne serait pas ce jour là qu’elle y arriverait. Cela faisait combien de temps ? Six mois ? Oui. En tout cas, si ce n’était pas ça, on en était pas loin du compte. Cela faisait donc un moment qu’elle cogitait et pensait à tout cela, depuis que Siegfried l’avait réveillé et l’avait poussé à ce qu’elle se poussait intérieurement à avouer ce qu’elle ressentait. Elle était sur à présent ce qu’il en était, mais elle n’arrivait pas à faire le premier pas, à se jeter à l’eau. Elle n’y arrivera jamais. Jamais si elle continuait comme ça.
Puis, depuis un mois, jour et nuit, elle se repassait en tête la manière d’aborder les choses, les mots qu’elle choisirait, comment ça se passerait. Elle s’était faite de nombreuses situations, où tout se passait bien à chaque fois. Mais quand elle se retrouvait face à Maureen, tout son coté pessimiste revenait et elle n’arrivait plus à rien. C’était étrange pour une fille aussi sur qu’elle. Et pourtant, bien qu’elle savait pourquoi elle réagissait comme ça, elle n’arrivait pas à se faire une raison sur la question. Si elle continuait ainsi, rien ne se passerait. Elle se confortait pour l’instant sur ce qu’il en était. Elles étaient amies et elle ne voulait pas perdre ça. Refusant qu’elle ne s’éloigne d’elle ou ne fuit, elle se renfermait elle qui était devenue si directe avec les gens, si désagréable parfois même. S’était à croire qu’elle se transformait littéralement quand elle se trouvait face à la jolie blonde.


« Oh… Juste pour plaisanter… »

Frédérique déglutit doucement. Elle n’avait pas compris une simple plaisanterie et avait ressenti une véritable inquiétude. Comme elle devait la trouver stupide. Elle ne lui en voudrait pas, mais elle était vraiment stupide sur ce coup là. Mais au fond d’elle, elle s’avouerait souhaiter une toute autre réponse à son comportement, des paroles bien autres. Mais à quoi s’attendait-elle ? Il fallait qu’elle se réveille et qu’elle arrête d’imaginer l’impossible afin de se contenter enfin de la réalité.

La jolie blonde avait rapidement enchainé sur les sorts qu’elles pourraient lancé pour faire fuir les importuns. Ça la sauva un instant et ne laissa pas passer cela en enchainant rapidement.


« Les sorts ne sont violents que si on l’a décidé… Je ne serais pas violente devant toi afin de ne pas t’effrayer alors… »

La jeune LeeRoy eut un air malicieux, ce qui lui était rare, mais ça lui était venu comme ça. Ce n’étais pas calculé. Le clin d’œil qu’elle lui lança, renforçant ses paroles fut si naturel et charmant qu’il aurait pu faire fondre même un homme des plus machos. Mais là il ne s’agissait pas d’un homme, mais de Maureen et bien qu’elle n’avait pas calculé tout cela, son inconscient commencer à lui jouer des tours et le pire s’était qu’elle ne s’en rendait pas compte.

« En tout cas, je choisirais un bien meilleur sort que celui des limaces qui relèvent des premières années… Et ne te fais pas de soucis pour la bibliothécaire, je crois qu’elle m’aime bien… »

La Serpentard commençait même à se demander si elle n’avait pas une bonne bouille pour qu’autant de personnes improbables puissent l’apprécier autant.

Oui elle se rappelait bien de la représentation des Sterne. Elle y rêvait tous les soirs en toute simplicité car elle avait des plaisirs simple encore. Elle revoyait, parfois même au ralentit, sa jolie amie danser dans une élégance et une grâce qui l’enchantait à chaque fois. Mais celle-ci lui affirma qu’elle aurait du tenter une approche. Heureuseusement qu'elle ne la prenait pas au premier degrès. Tenter une approche. On pouvait en déduire tant de chose comme un sens caché.

Elle baissa le regard qu’elle avait maintenu sur le beau visage de la Poufsouffle pour le reporter sur le sol. Non, elle n’aurait jamais osé s’approcher d’elle ce jour là. Elle n’aurait jamais trouvé le courage. Et bien même si elle l’avait fait, elle n’aurait pas trouvé les mots, bloquée, figée face à tous ceux qui l’auraient dévisagé ce jour là. Elle n’y était allée que pour elle, et ce n’aurait été qu’avec elle qu’elle aurait voulu converser par la suite. Mais ça ne s’était pas fait.

Maureen lui fit une belle image au sujet d’assiette qu’elle ferait tomber si elle la voyait à ce moment là bien qu’elle l’autorisait malgré tout à ce qu’elle vienne la déranger.


« Fais attention que je ne te prenne au mot… pour peut-être même pour voir ce que tu ferais… »

Et voila, son inconscient ne la lâchait plus et avait décidé de prendre le dessus comme pour lui donner un bien étrange coup de main. Elle se montrait provocante mais mignonne malgré tout son ton éternellement calme et posée. Elle se montrait malicieuse mais charmeuse malgré son attitude paisible et distant.

Frédérique, elle en tout cas, savait comment elle réagirait si elle avait continuait le Quididitch et que Maureen s’était présentée à elle la minute qui suivait la victoire de son équipe…
Sans doute ses pensées changèrent son regard, car à ce moment là, elle dévisageait la jolie blonde avec des yeux brillants et la bouche légèrement entrouverte.
Oui elle voyait très bien sa réaction.
Elle l’embrasserait…

Elle se leva brusquement. Elle avait subitement chaud. Trop chaud. Et elle était éprise de panique. Rien ne se laissait entrevoir sur son visage, et pourtant son pouls s’emballait. Il allait finir par lui faire manquer d'air. Elle fit quelques pas autour des fauteuils. Non, ce n’était pas le moment !
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