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 Brutalité et délicatesse [PV Chiya]

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MessageSujet: Brutalité et délicatesse [PV Chiya]   Brutalité et délicatesse [PV Chiya] EmptyLun 3 Mai - 9:28

    Brutalité et délicatesse [PV Chiya] F_loug4chm_6bc9aa7 Brutalité et délicatesse [PV Chiya] Icone03
    Mr Sykes & Miss Lorne
    Samedi après-midi
    Hyde Park, côté moldu



C'est fou ce qu'ils pouvaient tous ressembler à un troupeau de bovins affalés dans l'herbe comme dans une prairie. A croire qu'ils avaient toujours vaincu ainsi, sans aucune pudeur, sans aucune retenue, rien qu'une passivité crispante et débectante qui visait justement à se sentir le plus "à l'aise" dans n'importe quelle circonstance. D'ailleurs il méprisait cette expression "mettez-vous à l'aise voyons !". Haha ! A l'aise... Le genre de c*nneries qu'on s'amusait à débiter dès qu'un entretien d'embauche venait de démarrer. "Mais mettez-vous à l'aise, asseyez-vous allons ! Je vous en prie !" avec le sourire de face de rats qui va avec et les cheveux gominés à l'extrême. Très peu pour lui tout ça...

Non, depuis quelques temps, Sykes avait décidé de se "mettre au vert". En effet, trop d'entretiens d'embauche s'étaient déroulés à Taliesin où il avait dû jouer le maître de cérémonie ou encore l'hôte parfait au sourire enjoleur pour mieux mettre en confiance -ou noyer le poisson. Raphaël l'avait passé haut la main, Jason pareil, Simon aussi et Karen... héhéhéhé... aahh Karen. Il n'avait pas eu à ouvrir la bouche cela dit, comme si elle pressentait déjà qu'il allait l'agacer. Elle avait poursuivi cette entrevue toute seule, témoignant de ses qualités, comme de ses défauts, de ses tolérences comme de ses intolérences, de ses intentions comme de ce qu'elle se refusait à faire, tout en déposant un regard appuyé sur son humble serviteur chaque fois qu'une allusion un petit peu déplacée pouvait être déceler, histoire qu'il n'ajoute pas son grain de sel. Manifestement, Miss (ou Madame ?) Broome l'avait cerné. Odieuse réputation qui le précédait... Il avait beau jouer les ermites elle le rattrapait au galop, comme le naturel qui revenait tout le temps chez lui... tout le temps...

Mais désormais ce n'était plus dans son imposant bureau que les choses se dérouleraient. Il avait bien engagé quelques elfes de maison de plus sur la demande d'Heegor mais généralement, pour ça, il allait au marché comme il faisait pour acheter ses carottes et hop ! Un lot d'elfes tout beau, tout neuf. Pas besoin d'en dire plus et au turbin, feignasses !
Ce parc... ce parc paraissait être l'endroit indiqué pour recevoir une jeune personne. Il y a de cela peu de temps, Sykes avait fait une demande de remplaçement de professeur. Il se faisait trop vieux, le pauvre, et ne pouvait donc assurer la direction comme le tire de professeur. Cette personne serait donc amenée à le remplacer dans ses tâches quotidiennes d'enseignant et aurait la joie et l'immense honneur de se frotter à une ribambelle de gamins tous plus dégénérés et exaspérants que les autres. Désolé, hein ! Il n'avait plus la patience... Ses élèves du temps où il était Auror marchaient à la baguette et s'il y avait des insatisfaits c'était baignade à minuit dans la Tamise tout habillé ou séance d'entraînement intensif pour faire passer le goût de la rebellion et du "moi-j'ouvre-ma-g*eule-parce que-je-trouve-que-vous-avez-pas-raison". Mais çs sur des gosses d'à peine douze ans... Il ne savait pas vraiment comment procéder pour leur faire fermer leur claque... bref, de crainte d'avoir un jour l'inspection académique, les sevrices sociaux, les parents et les tribunaux sur le dos. Déjà que question réinsertion dans la société il ne brillait pas trop depuis quelques temps...

Mais soit. Dans peu de temps cela ne serait plus son problème. Et dans quelques minutes aussi il discuterait de choses et d'autres avec cette nouvelle venue dans un parc, à l'ombre d'un immense chêne, sur un banc, la chaleur et la brise printanière pour seules compagnies... ainsi que des gens débiles qui se lançent des assiettes en plastiques colorées pour tenter de la rattraper. Mais quel jeu stupide ! "Ah tiens ! Ah ! Attends ! Roh, il est parti trop loin le "frizzzzbi". N'importe quoi...
Discrètement il pointa du doigt l'objet en question, le faisant partir dans une direction totalement opposée de celui qui s'apprêtait à le saisir au vol. Oops ! Raté ! Quelle déconvenue ! "Raaahh ! Il est parti où ce "friiizzbii encore, roohh ?". Et lui de glousser en douce comme une dinde.
Depuis quelques minutes une famille venait de s'installer avec des morveux qui devaient pas dépasser l'âge des siens... Trois gosses. Trois garçons. Trois petites crapules qui s'amusaient à tirer les cheveux de maman et à voler la nape que papa n'arrêtait pas de remettre sur l'herbe en s'écriant : "bon là, faut qu'on aille manger !". Mais, Monsieur, ahem, ça'aurait été les miens il y aurait longtemps qu'ils se seraient pris mon pieds aux fesses !... Enfin soit. Ces moldus d'une tolérance navrante et leur mode de vie affligeant. Il comprenait qu'Aaron ait fini alcoolique en abandonnant l'entièreté de sa famille, il aurait fait pareil. Il manquait plus que le clébard et le portrait serait complet !


Eh bah tiens ! Qu'est-ce qu'il disait ? Sorti d'un véhicule qu'il avait appris à nommer "voiture" depuis peu une sorte de labrador blond et obèse les rejoignit dérechef et commença à japer autour des jambes de ses maîtres avant que le papa ne lui lance une balle en disant : "allez, va jouer ailleurs, Buddy ! C'est pas pour toi ça !". Pauvre Buddy... Les enfants avaient l'air de regretter qu'il ne prenne pas part aux festivités et du coup avaient décidé de fiche un peu leur boxon histoire de... Ils se couraient après, retombaient pour se relever aussitôt -incroyable la capacité des enfants à se relever sans rien attester de leur chute... comme s'ils n'étaient jamais tombés ! Pas les siens qui faisaient ça, eux ils chouinaient...- et pour ensuite s'emparer de la "baballe" et la lancer au chien qui, comme tout animal qui se respecte, courait après bête et discipliné. Un enfant se mit à le suivre et à... s'étaler royalement pour mieux s'avaler la pelouse. Oh le pauvre... Et voila qu'il pleurait et ameutait toute la famille. Ca alors... Mais ce qui fit taire son rire sous cape une bonne fois pour toutes fut le regard qu'un des gamins lui tendit. Curieux et intrigué, comme s'il avait vu le doigt d'Apophis pointé sur son petit frère avant qu'il ne tombe. Il le fixa ainsi un bon moment tandis que lui-même le bravait avec un charmant sourire sous ses lunettes de soleil. A ce jeu-là, il valait tous les gamins tétus du monde. Finalement ce fut le petit qui céda en premier, et ce parce que maman était intervenue et l'avait ramené jusqu'à la nape pour attaquer le pique-nique. Apophis haussa les épaules et profita de cet instant de silence apaisant pour s'allonger sur le banc, croiser les mains sur son ventre et piquer une petite sieste... avant qu'un ombre ne vienne surprendre sa tentative quelques minutes plus tard.

Il releva la tête, dressa un sourcil et chercha un instant qui pouvait être le trouble-fête qui osait l'interrompre en pleine "réflexion". Il retira ses lunettes de soleil, ses yeux clair et brouillés d'une fatigue naissante coulant lentement jusqu'au visage de cette inconnue... ravissante inconnue. Apophis demeura contemplatif un moment puis finit par lui sourire avant de s'appuyer sur ses coudes sans cesser de la fixer.
Elle était jeune, belle, vraiment séduisante et n'avait rien de ces quelques "chaudasses" qu'il pouvait se brancher pour la forme les soirs où il se sentait un peu seul. Elle avait une certaine grâce doublée d'une innocence enfantine qui la rendait... troublante, dans ce sens où l'on ne s'attendait pas à une femme comme elle. Les cheveux bruns et légèrement ondulés flottant sous la brise, le regard sombre et chaud, particulièrement pénétrant elle ne laissait rien apercevoir d'autre qu'un maintien religieusement respecté et un sérieux sans faille. Par politesse -et aussi parce que cela faisait trois fois qu'on l'avait approché, trois fois qu'il avait dit "Mademoiselle Lorne, je présume ?", trois fois qu'il s'était fait remballé- il demanda alors ce qu'il avait bien pu faire par le biais de : "qu'est-ce que vous me voulez ?".

"Il y a un quelconque souci ? Vous désirez la place ?".

Sur ce ton suave et ce petit regard d'innocent gamin qu'il empruntait toujours.
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MessageSujet: Re: Brutalité et délicatesse [PV Chiya]   Brutalité et délicatesse [PV Chiya] EmptyLun 10 Mai - 12:00

    Chiya avait adoré travailler au service diplomatique américain. C’était un travail très gratifiant qui lui avait permis de faire de nombreux voyages et de découvrir toutes sortes de langues et de cultures, elle avait pu nourrir ainsi sa curiosité et pendant un temps se sentir vivre à travers son métier. Toutefois, maintenant, elle n’était plus satisfaite. Elle n’aimait pas spécialement son patron direct Monsieur Babel, directeur de la section des relations magiques internationales américaines, et elle savait aussi qu’il comptait bientôt lui faire quitter l’Angleterre. Hors, finalement, Chiya se plaisait bien dans ce pays. Son chagrin d’amour malheureux avec Noah mis à part, elle avait beaucoup appris ici. C’était assez proche du continent européen pour qu’elle continue ses balades, elle vivait dans une colocation sympa, s’était même fait quelques copines (le terme amie lui semblait exagéré vu la situation), à part ses parents, rien de tel ne l’attendait sur le nouveau continent.

    Elle s’était donc mise à la recherche d’un nouvel emploi. Il faut savoir que Chiya avait découvert que ce qu’elle pensait être simplement une capacité développée chez elle (soit sa faculté à faire avaler n’importe quel bobard à n’importe qui) tenait en fait du don magique latent. Il n’était pas développé puisqu’elle ne l’avait jamais entraîné consciemment mais... C’était magique ! Et il y avait un endroit sur le vieux continent pour les gens comme elle, Taliesin, la nouvelle école de magie. Et cet endroit cherchait un nouveau professeur. Parfait, le timing était adéquat. Elle trouverait à la fois un job et un endroit où faire ses recherches sur les dons latents en général et sur le sien en particulier. Etre capable de faire avaler une couleuvre à quelqu’un ça pouvait se révéler très utile non ? Enfin, c’est déjà ce qu’elle faisait depuis qu’elle travaillait comme diplomate en réalité, mais elle se disait que si elle avait eut la chance d’être éduqué dans une école spécialisé, elle aurait pu être encore meilleure, elle se fixa donc comme nouvel objectif d’être embauchée pour aider des enfants à se dépasser puisqu’elle n’avait jamais pu le faire elle-même.

    Elle avait rendez-vous dans un parc moldu pour son entretien avec le directeur de cette école. Endroit fort étrange pour ce genre de conversation mais Chiya était douée dans les relations publiques (plus que dans les relations privées soit dit en passant), elle ne se laissa pas démonter et s’habilla pour l’occasion. Jean bleu marine taille mi-haute qui moulait sans vulgarité, chemisier blanc et petite veste beige avec sac et chaussures à petits talons assorties. Chiya voulait se la jouer chic mais pas trop, les BCBG n’ont pas la quote lorsqu’on sortait de l’univers aseptisé de la diplomatie mondiale. Une fois dans le parc, elle chercha Monsieur Sykes du regard et le trouva rapidement. Prendre une photo dans les archives du ministère avant de partir c’était toujours utile, elle, elle n’avait pas mis de photo avec son CV. Quand on cherchait à se faire engager par un homme, mieux valait jouer sur l’effet de surprise. Son mention très à ses ASPICS n’était pas accompagné d’une figure de première de la classe. Enfin, plus maintenant en tout cas, car Chiya avait eu l’adolescence ingrate…

    Enlevant ses lunettes de soleil pour les mettre comme serre-tête sur le dessus de sa tête, elle s’approcha de l’homme tout en rangeant sa documentation sur Taliesin soigneusement. Calculatrice, Chiya l’était jusqu’au bout des ongles. Elle ne se lançait jamais dans une aventure au hasard et elle s’était beaucoup renseigné sur Apophis, les autres professeurs de l’école (bon Jason elle avait couché avec donc elle s’était passé de recherche à son sujet ! Quant à Raph’, c’était le frère d’un de ses autres amants occasionnel, le monde est vraiment petit…) et l’école elle-même. Elle ne comptait cependant pas dévoiler toutes ses cartes en une seule fois, prudence est mère de sûreté et si elle savait où elle allait, elle ne savait pas encore comment Apophis envisageait un entretien, elle restait donc sur ses gardes.

    Alors qu’elle posait sur lui son regard noisette, Apophis lui adressait la parole. Visiblement, lui n’avait pas fait de recherche sur elle, voilà qu’elle trouvait très négligent mais peu lui importait. Après Monsieur Babel, aucun patron ne pouvait être pire. Elle aurait mérité de lui prendre sa place tant elle faisait son boulot !

    « Monsieur Sykes je présume. Je suis Chiya Lorne, enchantée. » Dit-elle en souriant gracieusement et avec une politesse tout en mesure, ni trop, ni pas assez, on sentait la diplomate en elle. Elle lui tendit la main pour qu’il la serre, attendant aussi qu’il l’invite à s’asseoir.
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MessageSujet: Re: Brutalité et délicatesse [PV Chiya]   Brutalité et délicatesse [PV Chiya] EmptyMer 23 Juin - 9:21

Ah bah tiens, là, il semblait tomber sur la bonne... Oserait-il seulement dire "dans tous les sens du terme" ? Oh soit, l'heure n'était pas à quelque digression de ce genre...
Apophis retira donc ses lunettes sur un regard céruléen à l'extrême et marqué par quelques rides aux coins des yeux et de longues cernes glissant le long de ses paupières. Il la dévisagea un instant, coulant son regard le long de ses jambes, de sa taille, de son buste, n'ayant pas la vulgarité de s'attarder ailleurs que sur son visage et ses propres yeux bruns chauds mais qui marquaient néanmoins une certaine distance. Où n'était-ce que sa trop grande décence qui la rendait si lointaine ? Il se redressa et arqua un sourcil sur un léger sourire -de celui qui lui donnait l'air, trompeur, d'un ange. Il lui tendit la main à son tour, gros, gros battoir aux ongles pourtant impeccablement manucurés :


"Vous présumez bien, jeune fille".

"Mais je vous en prie, ajouta-t-il dans un sourire plus délicieusement lapidaire, prenez place".

Et il lui laissa ainsi plus de place, se décalant de quelques bons centimètres pour lui laisser tout le loisir de prendre ses aises -sans trop s'attarder en la regardant faire. Une jolie femme, cela allait sans dire, mais qu'il avait peur de froisser à la moindre intervention... Et comme il ne se trouvait pas dans un bar pour aborder grossièrement après deux ou trois verres de gin mais qu'il s'agit bien là d'une reprise de poste, mieux valait ne pas jouer les malins. Peut-être après ?
Il tut un bref gloussement de rire et redevint brutalement sérieux, faisant mine de détailler sa tenue un instant... et considérant que, question charme moldu, elle raflerait sûrement leur Palme d'Or. Aussi passa-t-il rapidement au fait :


"Je n'irai pas par quatre chemins, Mademoiselle Lorne. Je recherche quelqu'un de qualifié et d'apte à reprendre un poste important au sein de mon école. Cela exige non seulement organisation mais en plus de la poigne ainsi qu'une certaine... non, qu'un certain "art de faire"".

Il avait souri. L'espace d'un instant, cette phrase était passée au travers d'un rictus étrange, comme si quelqu'un d'autre que cet honorable directeur d'école s'efforçait d'en sortir. Il reprit tout son sérieux et son austérité :

"Dans "art de faire" j'entends sensibilité, approche, gentillesse et patience. Je parle bien entendu des enfants. Il vous faudra faire montre d'une réelle volonté pour leur tenir tête, et je sais de quoi je parle...".

Et il glissa en douce et l'air de ne pas y toucher :

"Mais j'ose espérer que votre statut de femme et votre jeunesse seront davantage des qualités que de réels inconvénients...".

"Quoi qu'il en soit, vous serez sûrement amenée à traiter des cas plutôt spéciaux... Beaucoup se sousestiment, dépriment à cause de ça. Beaucoup se surestiment et veulent s'auto-proclamer maître du monde. Dans tous les cas de figure, il faut savoir les recadrer. Le pouvoir, ça monte à la tête, n'est-ce pas ?".

Il marqua une pause durant laquelle il la fixait droit dans les yeux, y mettant fin en se parant d'un nouveau sourire goguenard. Il ne put s'empêcher de la considérer à nouveau de plus près. Elle serait, avec Karen, la seule femme du domaine... Le sexe opposé semblait doucement entamer la majorité dominante à ce qu'il constatait.
Il croisa ses jambes, déposa ses mains sur ses cuisses, détendu, puis ajouta sans plus l'observer :


"J'ai compulsé vos états de service, Mademoiselle Lorne. Monsieur... Babel semble satisfait par votre travail et l'on dit de vous que vous êtes une jeune femme entreprenante, qui n'a guère peur d'aller au-delà de ce que l'on pourrait appeler "l'inconnu". Vous avez beaucoup voyagé donc avez un contact certain avec l'extérieur et les cultures autres que la nôtre, cela va de soi...
De ce fait, vous avez suffisamment de volonté et êtes suffisamment forte de caractère pour savoir non seulement endosser certaines grandes responsabilités en plus d'affronter certaines situations délicates. Et d'ailleurs, vous n'avez pas plus peur que cela d'aller à contre-courant des idées et des opinions des autres... puisque vous avez demandé à être professeur ici tout en en connaissant les conséquences".


Il reprit un léger souffle, puis :

"De nos jours, confier ses enfants à Taliesin relève de l'innocence, de l'inconscience. Y être professeur de la pure sottise.
Moi j'affirme que c'est vendre son âme au Diable pour un résultat des plus satisfaisants".


Ses prunelles brillèrent un instant d'une lueur malicieuse sur un sourire étrange qui fit se froncer ses lèvres, comme les babines d'un chien. Plissant les yeux et se penchant davantage vers elle, il ajouta tout bas :

"Mais j'ose croire que cela ne vous fait même pas l'effet d'un frisson, je me trompe ?".

Il laissa retomber sa phrase sur un long silence... très long silence... avant d'ajouter brusquement :

"Mais soit ! Je conclurai sur ceci avant de vous poser les questions existencielles et qui ne tiennent tous à coeur, surtout à nous, employeurs...".

Puis, levant ses mains, il inspecta ses ongles avec une infinie douceur et attention avant d'annoncer :

"Vous êtes quasiment de la même promotion que trois de mes professeurs. Et, sans vouloir me montrer le plus méchant du monde, sachant les relations que vous avez pu entretenir avec l'un et ce que l'on dit à propos du frère de l'autre... je préférerais autant que ce genre de choses restent en dehors de Taliesin".

Bordant ses yeux d'azur sur la jeune Chiya Lorne tandis qu'un sourire pas tenté s'étirait le long de ses lèvres, encore légèrement grossies par une trace d'enfance passée, révolue...

Il fouilla dans les poches de son pantalon et en sortit un paquet de cigarettes écrasé et rapiécé. Se coinçant une, il porta ses doigts pour les faire "claquer" à hauteur de l'extrémité de sa cigarette avant de redresser la tête, apercevant les moldus, et de se souvenir qu'ici ce serait assez délicat... Il pesta en douce, s'affaissa de dépit et tourna vers Chiya un regard mort de désespoir.


"Vous n'auriez pas du feu par hasard ?" -la cigarette gigotant lamentablement au gré de ses paroles.

Et avant qu'elle ne puisse tenter ou dire quoi que ce soit :

"Chiya Lorne. Qu'est-ce qui vous botte dans le métier de prof, dites-le moi ?".



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MessageSujet: Re: Brutalité et délicatesse [PV Chiya]   Brutalité et délicatesse [PV Chiya] EmptyLun 28 Juin - 11:56

    Chiya songea un court instant que ce n’était pas présumer que de chercher des renseignements là où ils se trouvaient forcément. Elle ne dit rien puisqu’elle ne connaissait pas assez l’homme en face d’elle pour se permettre de lui faire une remarque, aussi basique soit-elle. Elle ne savait pas bien comment se déroulait les entretiens habituellement pour ce monsieur mais pour Chiya, l’improvisation n’était jamais de mise. Elle détestait tout simplement ça. L’organisation et l’ordre étaient ses deux talents principaux… si on oubliait qu’elle était aussi une habile menteuse. Mais elle ne mentait jamais au travail, c’était inutile puisqu’elle tâchait de garder ses distances ce qui éludait toute question. Dans cette dernière idée d’éloignement des autres, elle passa d’ailleurs le moment où normalement elle examinait le physique de tout homme qui se trouvait dans son périmètre. Elle ne couchait pas avec ses collègues Jason n’était pas son collègue à ce moment là heu !, encore moins avec ses patrons en même temps, faut voir la tronche de Babel pour comprendre.

    Elle s’assit à la demande du directeur et croisa les jambes avec naturelles, comme le ferait n’importe quelle moldu prenant place sur un banc.

    Ainsi donc, il cherchait un art de faire, parfait, il s’adressait à une diplomate diplômée. Bon, elle devait admettre que sa connaissance de la jeunesse était, elle, assez limitée… mais ce n’était pas non plus des enfants en bas âges dont il s’agissait. On parlait d’adolescent là, elle devrait bien pouvoir s’en débrouiller.

    « Vos élèves ne me font pas peur Monsieur Sykes. » Lorsqu’il la regarda dans les yeux, elle le soutint sans gêne et sans ciller. Chiya était une femme de tête, elle avait aussi été une carriériste autrefois, mais maintenant elle cherchait bien d’autres choses que juste un bon travail. Elle cherchait un endroit où se poser, quelque chose qui soit vraiment différent de tout ce qu’elle avait pût connaître jusque là.

    « En effet, le pouvoir monte souvent à la tête, j’en sais quelque chose de part mon métier actuel. Néanmoins, ceux-ci sont encore jeunes, ils peuvent apprendre que leur don n’est pas si exceptionnel que ça. » Elle savait sa phrase à double tranchant, elle savait aussi parfaitement ce qu’elle voulait dire par là. Un don n’est qu’un aspect d’une personnalité, d’autres personnes sans don mais avec un caractère plus droit ou plus ambitieux pourra très bien mieux réussir dans la vie. Finalement, chacun naît avec ses propres attributs, il n’y a que la façon de les utiliser qui pourra déterminer l’avenir.

    Elle écouta la suite avec attention mais ne fit aucun commentaire. Elle trouvait ce discours un tantinet décousu mais elle en saisissait l’essence. Taliesin n’était pas Poudlard après tout, c’était une toute petite école qui misait sur une minorité. Lorsqu’il se pencha sur elle, elle tourna la tête vers lui et ne broncha pas, elle murmura seulement un petit « En effet. » Sur le fait que cela ne la perturbait pas le moins du monde. Elle sortait de dépression et on aurait pût penser qu’elle aurait perdu un peu de sa superbe après tout ça, mais non, elle avait décidé de revenir aux fondamentaux soit ne rien laisser paraître, ne rien laisser la déstabiliser. Elle voulait ce job et comptait bien montrer qu’elle était celle qu’il fallait à ce directeur pour enseigner mais aussi suppléer à toutes les tâches qui lui incomberais en tant que professeur.

    « Je me demande qui a pu vous parler de Jason et Samuel, ceci étant normalement un secret bien gardé. » Bah oui, normalement personne n’est sensé le savoir faut suivre Apo’. Enfin, une fuite c’est si vite arrivé dans des petits cercles. « Mais le premier est actuellement en couple avec une amie. » Ouai, enfin amie, c’est vite dit quand même… « Et le second est quasiment marié si mes souvenirs sont bons. » Puis, allumant d’un claquement de doigt la cigarette (un petit tour venu de Salem – si c’est pas ironique d’y jouer avec le feu -, Chiya étant américaine), elle termina « De plus, je ne mélange jamais vie privée et travail, c’est une faute de goût. » En plus, elle était dégoûtée des hommes pour longtemps. Enfin, pas au point de se faire none, mais elle ne coucherait jamais avec quelqu’un qu’elle côtoyait régulièrement. Cela représenterait une prise de risque trop importante.

    Remarquez, faire apparaître même rien qu’une minuscule flamme (de toute façon, ce n’était qu’un tour, ça ne pouvait pas faire plus que ça) au milieu des moldus c’était assez risqué aussi mais personne ne faisait attention à eux. Ils étaient passe partout, complètement fondu dans la masse de ces moldus inconscient du monde magique. D’ailleurs, pendant qu’Apophis lui posait la question qu’elle attendait depuis un moment, elle observa tous ces gens d’un air absent, presque compatissant. C’était peut-être bien de ne pas savoir… car le monde magique recélait énormément de dangers. Heureux les simples d’esprits… ils iront au paradis. Non qu’elle pense que tous les moldus soient simples d’esprits, mais ils étaient si terre à terre…

    Songeant qu’il fallait bien qu’elle réponde un jour ou l’autre, elle répondit très simplement « Rien que la nouveauté et la stabilité. De plus cela me semble être dans mon domaine de compétence. Je n’ai jamais enseigné bien sûr mais j’ai l’habitude de m’occuper des autres, d’arranger les choses, de jongler avec différents caractères… disons que ce métier semble être assez éloigné de mon actuel pour m’apporter un renouveau tout en restant dans mes capacités. » Parce qu’elle n’aurait pas pût travailler dans un bureau du ministère par exemple, elle ne détestait pas faire de la paperasse mais elle ne pourrait pas passer tout son temps à ça. « De plus, si j’ai postulé chez vous plutôt qu’à Salem c’est aussi parce que j’aimerais rester sur ce continent. » On l’avait bien dit qu’elle ne mentirait pas, eh !
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MessageSujet: Re: Brutalité et délicatesse [PV Chiya]   Brutalité et délicatesse [PV Chiya] EmptyLun 28 Juin - 17:30

Lorsque Chiya alluma la cigarette d'Apophis, ce dernier rehaussa un sourcil circonspect. Non pas que le fait de la voir maîtriser l'art et la magie le suprenasse -il se doutait bien qu'il n'avait pas à faire à la dernière mijorée venue, simplement celui de savoir et de se dire qu'étrangement... ils avaient un point en commun. Si, si ! Ils allumaient tous deux les cigarettes de la même façon ! Il se retint de lui dire que ce genre de stratagème était parfait pour faire un barbecue... non mais vous rigolez ? Sykes ? Se retenir ? C'est donc avec une certaine élégance et un charme non moins transcendant, n'est-il pas, qu'il se pencha, bras sur les genoux, dos voûté avant d'ajouter de sa voix bourrue :

"Ce truc-là, c'est parfait pour les barbecues...".

Détail qui avait son importance dans la conversation, cela allait sans dire ! Tandis qu'elle continuait de lui affirmer que de la force elle en avait, du caractère aussi, de l'expérience cela allait de soi ! En tout cas, elle était volontaire et fière de l'être, pleine du fougue que l'autre molasson assis sur son banc n'admirait que du coin de l'oeil sur un visage défait particulièrement abruti. A la voir, c'était une femme de poigne. Et pour quelqu'un d'aussi jeune c'était une très belle qualité, oui, vraiment très belle. Dommage que chez certains cela manque cruellement, chez les jeunes comme chez les vieux. Pas chez Chiya manifestement (je vous mets au défi de prononcer cette phrase Twisted Evil).
Il croisa les jambes lui aussi, grinçant un soupir entre ses dents dans cette pose si masculine et si séduisante qu'ont les hommes lorsqu'ils ne veulent pas se casser les noix. Un coup d'oeil vers le ciel tandis qu'elle achevait d'expliquer l'une de ses raisons (sans rire ? Sa raison réelle) pour avoir postulé chez lui et il tiqua soudain, se rappelant une phrase qu'elle avait eue, des plus merveilleuses...


« De plus, je ne mélange jamais vie privée et travail, c’est une faute de goût. »

Il faillit s'étouffer avec la fumée de sa cigarette, toussottant dans son poing tout en prenant bien garde de se détourner de côté afin de ne pas la gêner. Et tout ceci en contrôlant et les spasmes qui secouaient son corps et le mégot qui menaçait de s'échapper de ses lèvres à tout instant... Il en revint à elle, reprenant peu à peu sa respiration, aussi rouge qu'un coq, avant de rejeter par terre l'objet du délit et de l'écraser aussi sec sous sa chaussure. Là ! Fera plus de mal à quiconque maintenant. C'est, les yeux embués de larmes, qu'il redressa son attention vers la jeune demoiselle tout en hochant lentement et progressivement la tête... signe là qu'il avait entendu la moindre de ses paroles. Il plissa les lèvres sur une moue sceptique puis ajouta :

"Mais tout ceci me semble parfait, Mademoiselle Lorne...".

Et une phrase fugitive lui traversant la tête, parole d'une des vieilles biques de secrétaire qu'il était venu trouver au Ministère.

*"Roh, mais vous savez pas c'qu'on en dit d'celle-là, Auror... euh, M'sieur Sykes ? On raconte qu'elle a..."*.

"Vous êtes pleine de bonne volonté et cela fait plaisir à voir...".

*"Nooonnn ?!! Vraiment, Madame Preston ?".

"Puisque j'vous l'dis ! J'suis pas une menteuse, croyez-moi. Pas comme ces minettes là qu'ils ont engagé pour le travail d'archives. De vraies petites allumeuses, celles-là... Croyez-moi ! Le monde va en se dégradant, Monsieur Sykes... Toutes ces minijupes, ces frou-frous, ces décolletés provoquants...".

"Je ne vous le fais pas dire..."*.

"Et vous avez une façon de parler et, d'ailleurs, de tenir un discours sans vous démonter que j'apprécie assez...

Cependant...".


Et il patienta un instant, se rappelant les douces paroles qu'elle avait eues à l'intention des capacités de ses élèves, de leur pouvoir, leur rappeler qu'il était important de savoir qu'ils n'étaient guère "exceptionnels", afin qu'ils n'oublient pas, non, n'oublient jamais que le pouvoir -comme il disait d'ailleurs lui-même auparavant- pouvait monter à la tête... et en faire tomber quelques unes, par-dessus le marché.
Et, fixant toujours l'horizon :


"Ces enfants sont exceptionnels, Miss Lorne. D'autant plus exceptionnels qu'ils sont le résultat de l'évolution sur notre propre race.
Imaginez donc ce que de pareilles personnes donneront dans vingt ans...".


Il lui coula un regard, la fixant dans le blanc des yeux. Puis il lui tendit un sourire magnifique et radieux, se rasseyant un peu plus confortablement et élégamment sur son banc.

"Et si vous me disiez, à tout hasard, quelles sont les vôtres ?".
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MessageSujet: Re: Brutalité et délicatesse [PV Chiya]   Brutalité et délicatesse [PV Chiya] EmptyMar 17 Aoû - 11:59

    « Dans vingt ans monsieur Sykes ? Mais ils donneront des adultes aussi exceptionnels que nous bien sûr… » Le ton était lourd de nombreux sens. D’une part, elle était assez d’accord sur le fond, l’évolution de la race et tout ça… d’autre part, elle pensait bien qu’un peu de flatterie pour elle-même (mais pas que) ne faisait jamais de mal, et ensuite, elle sentait bien que Apophis n’était pas franchement un directeur comme celui de Salem, elle devait donc se la jouer un peu moins petite diplomate bien sage, et un peu plus Chiya au mieux de sa forme, avec retenu quand même, elle voulait être prof’, pas call girl !

    « Mes qualités exceptionnelles vous voulez dire ? » Demanda Chiya sans vraiment comprendre mais en ne voyant que ça pour être honnête, c’est l’auteur qui est pas sûre d’avoir compris, après tout, elle avait précisé dans sa lettre de motivation qu’elle s’était découvert un don qu’elle souhaitait exploité au sein d’une école atypique, comme elle-même.

    « Hum… que pourrais-je bien vous dire… » Comme mensonge bien sûr, puisque c’était exactement ce qu’elle avait comme pouvoir : faire croire tout et n’importe quoi à n’importe qui. Nous sommes bien d’accord qu’au fond c’était un pouvoir mental, mais ça faisait agir le physique puisque la voix, puis de toute façon c’était un poste en maîtrise physique qui était libre.

    Fixant tout à coup son regard sur son futur patron, elle lui sourit l’air de rien et croisa sagement les mains sur son genou. Elle avait découvert son pouvoir très récemment, elle avait besoin de beaucoup de concentration pour l’utiliser. « Vous me connaissez depuis que je suis gamine, j’avais dix ans, vous êtes très ami avec mes parents, surtout ma mère que vous trouvez tout à fait à votre goût. » Sa voix avait pris une sorte de double timbre et elle envoyait des images plus vrais que nature dans la mémoire d’Apophis en même temps qu’elle parlait, des images de lui plus jeune (le cerveau de son futur patron comblait les vides de l’illusion lui-même sous l’effet de la magie, car bien sûr, Chiya n’avait jamais vu Apophis plus jeune) en train de discuter avec ses parents à elle tandis qu’elle était en train de jouer dans le jardin. Elle se tût finalement et lui dit « Vous êtes ravis de me revoir n’est-ce pas ? Il paraît que je ressemble à ma mère... » Avant de se concentrer à nouveau et de dire de nouveau avec le double timbre « Tout ceci est faux, bien sûr. » ce qui effaça immédiatement l’effet de son mensonge sur les souvenirs d’Apophis. C’était un pouvoir qui pourrait vraiment être utile… si Chiya savait mieux l’utiliser. Elle s’en savait incapable dans le feu de l’action par exemple, même s’il lui été arrivé de le faire sans s’en apercevoir pour qu’on la laisse en paix.

    « Je pense vraiment avoir ma place à Taliesin. » Conclut-elle simplement, pensant en avoir assez dit pour se vendre à l’école en tant que professeur.
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