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 [Bruxelles] Charmantes retrouvailles familiales... [PV]

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MessageSujet: [Bruxelles] Charmantes retrouvailles familiales... [PV]   [Bruxelles] Charmantes retrouvailles familiales... [PV] EmptyLun 5 Juil - 15:44

[Bruxelles] Charmantes retrouvailles familiales... [PV] Chrise002 [Bruxelles] Charmantes retrouvailles familiales... [PV] Faithou02

Après plusieurs jours passés à Londres, il était temps pour Faith de retourner à sa nouvelle vie, donc de revenir à New York. La rentrée à la fac approchait, et il n'était tout simplement pas admissible qu'elle loupe le premier jour. Ses amis lui manquaient certes, mais elle avait fait un choix, et elle devait s'y tenir. Les seules personnes qu'elle n'avait pas revues depuis qu'elle avait quitté la villa familiale, c'était sa mère et son frère. Ne parlons même pas de Charles ! Elle n'aurait pas su exactement décrire ce qu'elle ressentait à leur égard. Mais ce qui la dérangeait le plus, c'était de ne pas savoir ce qu'eux pensaient d'elle. Après toutes ces années d'indifférence venant de sa mère, elle avait fini par conclure qu'elle n'avait tout simplement rien à faire d'elle. Et qu'essayer d'attirer son attention par tous les moyens était tout bonnement inutile. La preuve: elle quittait Londres pour New York, et un boulot de serveuse, et Marianne n'avait même pas fait un seul commentaire à ce sujet ! Quant à Edward, elle avait tendance à penser de même. Elle ne lui avait pas reparlé depuis l'incident avec Erwan, et elle n'en avait pas envie. Qu'avait-elle à lui dire de toute façon ?

Bref, ce n'était pas le moment de penser aux choses qui fâchent. Elle avait Erwan, et c'était tout ce qui comptait, elle n'avait pas besoin des autres. Et en plus de ça, elle avait des amis, des vrais, sur qui elle pouvait compter. Alors une mère indifférente et un frère insensible, non merci, elle passait son tour ! Mais ce qui l'effrayait, c'était que maintenant qu'elle était partie, elle ne les reverrait peut-être jamais. Et même si ça lui faisait de la peine, ils restaient sa famille, celle avec qui elle partageait des liens du sang... Pendant si longtemps elle avait cru que tout pourrait s'arranger, et qu'elle aurait enfin une famille unie ! Elle avait enfin compris que tout ça n'étaient que des rêveries inutiles. Non, désormais, il fallait qu'elle aille de l'avant, quoiqu'il en coûte.

Elle dut s'extraire de ses pensées lorsque le commandant de bord prit la parole pour annoncer qu'ils étaient arrivés à Bruxelles, leur escale. Et oui, Faith prenait l'avion... Pour la première fois ! Très honnêtement, elle avait un peu paniqué sur le coup. Déjà, elle s'était demandée comment les moldus pouvaient être assez naïfs pour croire qu'un énooorme truc en acier pouvait s'envoler. Sérieusement, c'était une blague ou quoi ? Une farce pour les non connaisseurs ? Mais là où elle avait vraiment commencé à flipper, c'était lorsque la grosse carcasse d'acier s'était mise à se déplacer et à... S'envoler. Tout bêtement. C'était juste magique, obligé ! Comment expliquer ça autrement ? La physique dites vous, mais quelle est cette chose étrange ? Elle était tellement impressionnée, qu'elle avait passé le vol à observer tout ce qui l'entourait, et, malheureusement pour lui, à donner des coups de coude à son voisin d'à côté toutes les trente secondes pour lui faire remarquer à quel point les "acouhdouars" étaient stylés. Malheureux voisin qui avait poussé un gigantesque soupir de soulagement à l'annonce du commandant de bord. Et à Faith de lui lancer un regard noir sous entendant clairement un "Bah vas-y, dis tout de suite que t'en as marre gros malpoli !"

Hormis ces croustillantes anecdotes de voyage, il n'y avait pas grand chose d'autre à souligner, mis à part une terrible douleur aux oreilles qui l'avait saisie au moment de l'atterrissage. Ça, plus l'avion qui perdait dangereusement de l'altitude comment ça c'est comme ça qu'on atterrit ?, elle avait vraiment cru qu'elle allait rendre l'âme. Et ce satané mal à l'oreille qui ne cessait pas ! Faith finit quand même par quitter le navire l'avion, embarquant son sac à main avec elle, accessoirement. L'escale durait quelques heures, alors elle avait prévu d'en profiter pour faire un petit tour dans les alentours de Bruxelles. Elle partit donc en quête d'un taxi, pour l'amener à la ville lorsque... « Edward ?! » Elle avait été si surprise qu'elle n'avait même pas réfléchi avant de parler. Aussitôt, elle maudit sa propre stupidité. Non, ça ne pouvait pas être son frère. Pas là, pas à Bruxelles, alors que bientôt ils seraient séparés par un océan tout entier. Et en plus, elle n'avait rien à lui dire ! L'univers devait être contre elle, il n'y avait tout simplement pas d'autre explication rationnelle ! Elle se tut donc, pour une des rares fois de sa vie, contemplant le jeune homme qui se tenait devant elle avec surprise, et la main toujours posée sur son oreille douloureuse.
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MessageSujet: Re: [Bruxelles] Charmantes retrouvailles familiales... [PV]   [Bruxelles] Charmantes retrouvailles familiales... [PV] EmptyJeu 8 Juil - 13:20

    Au dictionnaire, le mot gouffre est associé à plusieurs définitions : cavité profonde, typique des roches calcaires est sans doute celle qui est la plus rapprochée au terme, il y a ensuite celle disant : ce qui engloutit beaucoup d'argent et, enfin, la dernière définition : au sens figuré, lieu où tout s'engloutit. C'est sans doute cette dernière qui correspondait le mieux à ce que ressentait Edward Of Curty depuis cette dernière année. Un gouffre puissant, dangereux, où, malgré ses désespérées tentatives d'accrocher ses doigts à la plante pendante le long de la paroi, il ne cessait de glisser sans réelle chance de s'en tirer. Pour être plus précis, cela faisait dix mois, presque onze que le sorcier s'enlisait dans ce qu'il se plaisait à appeler "gouffre", mais que, du côté des Moldus, on appellerait plus communément, "dépression". En bon fêtard qu'il était, il avait tout d'abord enchaîné soirée sur soirée, alcool sur alcool, filles sur filles, mais cela ne l'avait aidé qu'à se coltiner un mal de tête que seule une potion avait réussi à calmer les lendemains matins, ou des pleurs intarissables à l'aube s'il avait eu le malheur de la ramener dans son loft, non pas dans celui de la pauvre petite qui était tombée dans les bras d'un pauvre connard, stupide, lâche, qui ne pensait qu'avec sa braguette depuis cette année, ou plutôt surtout depuis cette année. Ensuite, il avait abandonné cette mesure pour se plonger, acharné, dans son nouveau boulot, la photographie, même si à la fin, il s'était retrouvé une fois de plus, dans un lit avec une jeune fille : Keira Williams, il avait beaucoup progressé et pouvait se permettre de temps à autre, des shoots pour de grandes marques. Il avait abandonné cette deuxième mesure en apprenant les tout juste dix-sept ans de la rousse et c'était rendu compte qu'il avait frôlé a pédophilie, malgré la maturité de la chanteuse et mannequin. Il avait alors abandonné de chercher chaussure à sa taille et s'était laissé glisser le long de ce gouffre en attendant que le fond arrive -car il arriverait, n'est-ce pas ?- et de trouver, à partir de là, un moyen de remonter.

    Le déclencheur à tout ça n'était pas des moindres : Chad. Ce lâche, ce tricheur, ce fourbe, ce faux-frère qui l'avait laissé tomber. Edward n'était pas un mec avec un grand cœur qui confiait toute sa vie à son meilleur ami, qui s'accrochait au point de devenir à moitié femme, mais il se sentait d'une solitude morbide sans lui. Avec le vide qu'avait créé la mort de Chad, tout lui avait semblé pâle, sans vie, ni relief ; mise à part Natacha qui était restée première à ses yeux, toutes ses amitiés lui avaient semblé sans intérêt réels, et il avait cru bon de couper tous ses liens le temps que la blessure béante se panse, comme à peu près toutes les personnes qui connaissaient l'Armani personnellement. Mauvaise idée. Histoire de lui donner un deuxième coup d'estoc, qui plus était, bas, vile et par derrière, Natacha était partie. Pour sa carrière de cavalière, selon sa sœur, mais l'ex-Serpentard savait bien que, même si le fond du voyage était peut-être bien cela, elle était partie pour les mêmes raisons que lui s'étaient éloignés de Morgane, Kaïn, Keira et les autres. Tout comme lui, la mort de Chad l'avait bouleversée et ce n'est qu'après son départ que l'héritier Of Curty s'était rendu compte à quel point.

    Alors, Edward avait touché le fond. Le plus profond des fonds, selon lui, et avait décidé de remonter. Il y avait quatre étapes à cette remontée : tout d'abord, retrouver Natacha et lui parler sérieusement, à voir une possible rupture définitive -et ce, en lui avouant qu'il avait déjà couché avec pas mal de filles depuis son départ- et attendre avec elle jusqu'au retour vers Londres. Il avait prévu pas mal de shoots du côté de la France, pour de grands couturiers vivant et se développant là-bas et il attendrait le moment nécessaire avant de repartir. Deuxièmement, il irait voir Emily, pour voir comment elle allait et, si la blonde le voulait, lui apporter son aide ; il ne savait pas trop où il pouvait la trouver mais ça ne devrait pas être très difficile. Troisièmement, il irait voir ses autres amis, exprimer son deuil, pourquoi il s'était éloigné, peut-être s'excuser auprès de certains et enfin, renouer le contact pour ceux qui, eux, s'étaient remis de la mort de Chad. Et, pour finir, il irait voir Morgane. Morgane Winston. Il savait d'après le Fawcett, qu'elle n'allait pas bien du tout, "dépression" avait-il simplement dit, c'était la dernière étape, car la plus dure, elle était la fille qui avait été la plus proche de Chad, avec lui, et ce serait dur, très dur. De plus, il avait vu dans le regard de l'ancien élève de Taliesin qu'il s'occuperait d'elle le temps qu'il lui faudrait pour revenir.

    Enfin, pour l'instant, il n'en était qu'à la première étape : trouver Natacha et s'expliquer avec elle. Il avait tout d'abord pensé à transplaner, mais il ne savait pas du tout où elle se trouvait en France et n'avait jamais visité le pays : Impossible de se repérer pour transplaner. Edward avait donc été obligé de s'imposer quelque chose dont il avait horreur : l'avion. Il l'avait pris une seule fois et cela avait été horrible, le mal aux oreilles, le bruit, les voisins désagréables et le tout petit bout d'espace qu'il avait par rapport au grand manoir familial. Mais c'était la seule manière qu'il avait pour retrouver sa blonde, sa petite-amie, et, même s'il ne l'avouerait à tout le monde, la fille qu'il aimait. La première et, il l'espérait, la seule. Il se trouvait donc dans l'avion Merlin que cette chose était bizarre, comment un truc pareil pouvait voler ? Déjà que comme ça, à Poudlard, certains avaient du mal à faire voler le balai ! et descendait vers une escale, ville inconnue nommée Bruxelles où il s'arrêtait deux heures ; ce qui promettait un grand ennui, car ne connaissant pas, il ne pourrait pas dignement sortir et se perdre. Ses oreilles lui firent un mal de chien, mais avala sa salive pour les déboucher, truc que Jerôme lui avait appris avant de partir voir Morgane -Dieu que ce type lui fouttait les chocotte, à tout savoir alors qu'on ne lui disait rien !-.

    Arrivé dans l'esplanade, portefeuille et papiers dans les poches, il finit par sortir, histoire de prendre l'air et peut-être trouver une fille un café tout proche pour ne pas se perdre. Le vent lui ébouriffa les cheveux et il prit, avec un sourire et en fermant les yeux, une bouffée d'air frais, content de se trouver à l'air libre et non pas dans cette grand machine de fer très spéciale. Les gens passaient devant lui, certaines lui accordant un regard envoûtant, d'autres des regards méprisant car il était dans le passage, mais la plupart ne le regardaient pas. C'était très différent du monde sorcier .. Ils avaient du mal à tirer toutes ses valises, alors que chez lui, on se contentait d'un simple sort, ils se pressaient autours de voitures jaunes où il était inscrit "Taxi" et qui, apparemment, les transportaient, alors que les sorciers se contentaient d'une baguette dans la main en pensant fort au lieu souhaité, ou même d'un Portauloin. Bizarre, intriguant, légèrement inquiétant. Il y avait beaucoup de bruits, pourtant, le sorcier entendit très clairement le "Edward" au milieu de la foule ; il ne se retourna pas tout de suite, au cas où ce ne serait pas lui qu'on appellerait, pis, finit par le faire, comme si c'était un mouvement naturel.

    La fin du mouvement lui pris comme un coup de poing dans le ventre, renforçant ce nœud qu'il avait dans le ventre depuis un ou deux mois, lui coupant le souffle et lui faisant écarquiller les yeux. Le fond de son gouffre se tenait juste là, devant lui, l’air pas beaucoup moins étonnée que lui. Faith. Faith Of Curty. Sa petite sœur qui partait à New York, à qui il n'avait pas vraiment eu le temps de dire au revoir, de demander l'explication de son choix cde destination, bien trop occupé à s'enfoncer. Il n'en était voulu, beaucoup, longtemps, encore maintenant, car malgré qu'ils ne s'entendent pas très bien, la jeune fille, même la jeune femme en la regardant, restait sa sœur et qu'il y avait entre eux un lien indéchiffrable que seuls frères et sœurs connaissent. Il lui devait des excuses, des explications. Elle devait peut-être lui expliquer, surtout l'écouter. Que faisait-elle là ? N'allait-elle plus à New York ? Comment allait-elle ? Et Poudlard, ça s'était bien fini ? Quelles études voulait-elle faire ? Avait-elle un petit boulot ? Continuait-elle dans la magie ou non ? Tant de questions qui pourraient vite être effacées si seulement elle daignait l'écouter. Il reprit difficilement sa respiration, douloureusement.


« Salut Faith, je n'imaginais pas te voir ici ... Je crois qu'on doit parler, pas toi ? Si tu as le temps, je te paie un verre et j'essaierais de t'expliquer pourquoi je n'étais pas là. Et toi, tout ce qui t'arrive si tu l'acceptes. »

    Il attendit un instant, la regardant dans les yeux avec cette lueur qui avait disparue depuis trop longtemps entre eux : de la tendresse. Il ne l'aimait plus particulièrement depuis longtemps, mais l'éloignement semblait avoir changer la donne.


« Alors, ça t'intéresse ? J'ai deux heures d'escale avant de partir .. »
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MessageSujet: Re: [Bruxelles] Charmantes retrouvailles familiales... [PV]   [Bruxelles] Charmantes retrouvailles familiales... [PV] EmptyLun 12 Juil - 19:18

Faith et la famille, ça avait toujours été une histoire compliquée, et emplie d'embûches. De vraies montagnes russes. Aussi loin qu'elle se souvienne, rien ne s'était jamais passé comme elle l'espérait. Ce n'était jamais facile, jamais évident, pourtant elle avait cet idéal de famille unie dans sa tête, qui n'avait cessé de se détériorer au fil des années. C'était peut-être stupide, mais elle y tenait, et elle y croyait dur comme fer ! Elle avait toujours été une grande optimiste de toute façon... Peut-être que ça la rendait aussi trop naïve ? Mais elle avait fini par se rendre à l'évidence, elle n'était pas stupide non plus, même si ça faisait mal, c'était un fait, autant dire qu'elle n'avait pas (plus ?) de famille, c'était plus simple et moins douloureux comme ça. Aussi attachée soit-elle aux valeurs familiales, à ce que ça représentait, elle avait fini par abandonner. Pas la peine de continuer à vivre dans l'illusion. Elle n'était pas orpheline et abandonnée pour autant, et c'était ça le plus important ! C'était ce qu'il fallait qu'elle garde en tête. Elle était capable de vivre sans sa mère et son frère, c'était clair, de toute façon elle l'avait bien fait jusqu'à maintenant. Ce n'était pas comme s'ils avaient jamais été réellement présents dans sa vie. Sauf qu'avant elle était aveuglée par ses espoirs. Mais sa dernière rentrée à Poudlard avait été celle du renouveau. Plus d'illusions, plus de rêves stupides, que du concret !

Elle avait tourné la page. Fini de s'inquiéter, de se torturer pour des gens qui n'avaient rien à faire d'elle ! Et même si elle ne voulait pas le dire clairement, c'était aussi un peu pour ça qu'elle quittait Londres. Trop de drames, trop de souvenirs, trop de risques d'entendre parler d'eux là-bas. Elle changeait de continent, elle changeait de vie. Et elle en entreprenait une nouvelle, où elle ferait ses propres choix, et où elle mènerait ses propres décisions, quoiqu'il en coûte ! Mais il ne fallait pas se fier aux pensées et aux résolutions aussi sérieuses soient-elles de la jeune fille. Faith restait Faith, qu'elle soit majeure et vaccinée ou pas n'y changeait rien. Et cette simple remarque suffisait à expliquer son petit trajet en avion. Elle avait envie d'essayer, de découvrir de nouvelles choses, en particulier ce qui concernait les moldus ! Elle n'avait en rien perdu de sa curiosité pathologique ou de son dynamisme. Une ado dans un corps d'adulte. Maintenant qu'elle allait vivre au contact des moldus pratiquement sept jours sur sept, il fallait aussi qu'elle s'adapte à leurs mœurs et coutumes. Et clairement, appeler les avions par le charmant qualificatif "Le gros machin gris qui vole là" risquerait de faire tache. Faith, en safari parmi les moldus. "Aaaah, et c'est quoi ce bidule en forme de suppositoire ? Un dirigeable dites-vous ? Fascinant !"

Le voyage en avion ne s'était finalement pas trop mal terminé, enfin, il n'était pas réellement terminé, pour l'instant elle n'en était qu'à la première escale. En espérant qu'elle aurait un voisin un peu plus coopératif lors du prochain vol. C'est dingue d'être aussi peu à l'écoute tout de même, et si peu enclin à répondre à vos questions les plus alambiquées surtout ! Ces moldus, tous les mêmes ! Oui, elle s'extasiait devant des choses des plus banales, mais ce n'était pas un crime aux dernières nouvelles ! C'était juste inquiétant pour sa santé mentale, à la rigueur. Tout se passait à peu près bien en tout cas, pas d'imprévus, pas de chute inopinée de l'avion, tout allait bien... Jusqu'à ce qu'elle tombe sur lui.

Edward. Des centaines de destinations sur terre, des centaines d'aéroports, et elle tombait sur son frère. Celui avec qui elle partageait ce lien du sang, quoique ce ne fut pas bien évident vus leurs rapports. Son véritable frère, celui qui attachait un minimum d'importance à sa personne, qui la protégeait, c'était Erwan, et personne d'autre. Et peu importait qu'ils ne soient pas réellement liés, il avait été bien plus présent pour elle qu'Edward ne le serait jamais. Et pourtant, pourtant, son cœur s'était mis à battre bien plus vite brusquement. Parce qu'il restait son frère, parce que c'était Edward, et que visiblement, oublier sa famille, ce n'était pas si évident que ça. Et parce qu'elle avait envie de savoir comment il allait aussi, même si ce qu'il avait fait à Erwan en couchant avec Keira était juste lamentable. Elle n'arrivait pas à lui en vouloir autant qu'à la jeune fille. Elle ne se sentait pas tant trahie, après tout, elle n'en attendait pas moins de sa part. Ce n'était pas comme si c'était vraiment surprenant, alors elle avait à peine bronché, songeant que de toute façon, avec un frère comme Edward, ça finirait forcément par arriver ? Alors que Keira... Keira était son amie ! Elle souffla doucement, réalisant qu'il l'avait entendue.

La discrétion n'avait jamais été son fort, et pourtant, elle n'avait pas prononcé son nom si fort que ça cette fois. Une exclamation étonnée, trop de surprise pour pouvoir se contenir. C'était inimaginable. Elle ne savait même si elle devait se réjouir ou pas. Tiens, tu te souviens de moi ? Il se rapprocha d'elle. Elle aurait voulu lui répondre sarcastiquement, lui reprocher d'une quelconque manière le mal que lui avait fait son absence, mais tout ce qu'elle put faire, c'est l'écouter prendre la parole. Ce n'était peut-être pas plus mal ? Parler... Elle avait attendu ces mots si longtemps, qu'il daigne enfin s'intéresser à elle... Est-ce que c'était trop tard ? Elle avait envie de secouer la tête, de lui répondre que non, qu'elle ne voulait pas lui parler, qu'il était trop tard, qu'il avait même dix-huit bonnes années de retard, mais rien ne sortit dans un premier temps. Face à lui elle était redevenue la gamine qu'elle avait toujours été, la fillette en quête d'affection, en quête d'un malheureux regard de son frère, regard qui ne venait pas... Elle se sentit ridicule, et honteuse, à croire qu'elle n'avait jamais vraiment grandi, que certaines blessures tardaient encore à cicatriser ? Elle soupira, regardant distraitement les moldus affairés qui passaient, évitant consciencieusement le regard du jeune homme.

Finalement, elle posa ses prunelles noisettes sur le visage d'Edward, l'amertume étant bien visible dans ses yeux. « J'aimerais... J'aimerais tellement pouvoir te dire non. Un non franc et décidé, tu vois ? Mais je n'y arrive pas... J'ai le sentiment que si je n'accepte pas, l'occasion ne se représentera plus jamais, alors je crois que c'est oui... Parlons. » Elle se tut. Pourquoi était-ce aussi difficile de le revoir ? Il lui avait déjà fait trop de peine... Elle prit une inspiration, gardant les yeux rivés sur lui. « Pourquoi Edward ? Pourquoi tu m'as laissée tomber ? » Référence à la mort de leur père. Si avant, les deux enfants ne s'entendaient pas spécialement mais au moins se parlaient, après ça Edward avait carrément été aux abonnés absents. Et Faith dans tout ça ? Elle avait le sentiment de n'avoir jamais eu de place dans sa vie...
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MessageSujet: Re: [Bruxelles] Charmantes retrouvailles familiales... [PV]   [Bruxelles] Charmantes retrouvailles familiales... [PV] EmptyLun 12 Juil - 23:34







    Une pluie froide tomba tout à coup sur le dos d'Edward. Pourquoi avait-il répondu à son nom ? Pourquoi ne pas avoir cru qu'on appelait quelqu'un d'autre ? Non, plus simplement, qu'est-ce qu'il fouttait là, devant Faith, à essayer de ... de faire quoi en fait ? De se racheter ? Non. Il savait très bien qu'il avait été un mauvais frère, que seul le lien du sang les liait, mais, si tout devait être refait, il n'aurait sans doute rien changé. Ce n'était pas lui, s'occuper des autres, supporter les problèmes des autres en plus des siens, seuls quelques très bons amis avaient droit à cet "avantage". De se faire pardonner ? Non, il n'avait pas besoin de pardon, même s'il était sans doute nécessaire. La seule chose qu'il regrettait, c'est que ce soit Erwan qui l'ait remplacé, peut-être était-ce à cause de cela que cette haine commune s'était installée ? Peut-être. Sans doute. Même si Marianne avait joué un rôle très fort dans toute cette histoire, à vouloir qu'Edward soit le meilleur, le plus beau, le plus fort, le plus ambitieux, .. Malgré tout, l'influence qu'a une mère sur son fils, dès le plus jeune âge, est grande. Edward en était le parfait exemple.

    L'ex-serpentard regarda attentivement sa sœur, son regard qui s'égarait sur les voyageurs affairés à leurs bagages, taxis ou autre. Elle était devenue une belle jeune femme, elle avait grandi, était sortie de Poudlard cette année, avait acquis de beaux cheveux châtains et des yeux noisette qui avaient perdu leur innocence et étaient maintenant pleins de maturité. Elle avait maintenant de jolies courbes et avait sans doute beaucoup de garçons à ses pieds ; cette supposition provoqua une pointe de colère dans le cœur du jeune homme, avait-elle déjà eu des problèmes à cause de cela ? Avait-elle déjà eu des petits amis ? En avait-elle un maintenant ? Est-ce qu'elle était encore .. vierge ? Le photographe venait de se prendre une immense claque dans la figure en même temps que cette légère bourrasque de vent. Elle avait grandi. La petite Faith, avec qui il s'amusait lors de ses premières années, qu'il chatouillait et dont il aimait entendre le rire cristallin. Elle avait grandi. Depuis quand n'avait-il plus entendu ce rire ? Depuis quand était-ce ce cher Erwan qu'il l'entendait ? Ses yeux bruns se perdirent sur le visage de sa sœur, depuis quand ne la connaissait-il plus ? Depuis quand sa sœur était-elle une simple inconnue ?

    Edward soupira, sans doute aurait-il mieux valu qu'elle arrive à New York, sans l'avoir vu ; ni lui, ni elle ne voulait vraiment de cette entrevue, si ? Il ne savait même pas par quoi commencer ; la mort de leur père ? Il détestait s'épancher sur ses sentiments, se plaindre et ouvrir son cœur et ses peines à n'importe qui. N'importe qui ? Non, sa sœur. Raison suffisante pour paraître pour un pleutre fleur bleue ? Oh que non. De toute façon, il n'était pas fleur bleue ; ça fait du mal à tout le monde de perdre des proches, n'est-ce pas ? Le photographe soupira en secouant la tête, il était aussi perdu qu'un gamin ne retrouvant pas le chemin vers ses parents au milieu d'un marché empli de personnes inconnues. Pourquoi l'avait-il laissé tomber après la mort de leur père ? Son cœur se serra et son regard se perdit, lui aussi, dans l'activité des passants ; il savait très bien pourquoi, mais ne savait simplement pas l'expliquer. Encore moins à sa sœur, cette jolie jeune fille qui n'était en fait qu'une inconnue depuis des années. Commencer par ce qui s'était passé avec Keira, Erwan et lui ? Pourquoi ? Il ne regrettait strictement rien, quitte à passer pour un joli salopard aux yeux de Faith -il était sans doute trop tard pour ça de toute façon, elle prenait déjà pour un salopard, sans aucun doute-. Le jeune Snedlditetikasi s'était bien amusé à draguer sa ... enfin, son ex-copine, pourquoi pas inversement ? De plus, la rouquine n'aimait pas Erwan, enfin, n'était pas amoureuse.


« Suis-moi. »


    Du coin de l'œil, il avait aperçu un café de l'autre côté de la rue. Edward la traversa, sans vraiment regarder si sa sœur le suivait et s'installa à une table au fond, loin de tous les regards et oreilles indiscrètes. L'ex-serpentard s'assit en silence et attendit qu'une serveuse arrive et commander un café, non sans un clin d'œil aguicheur au jeune homme, qui l'ignora superbement, sans lui adresser un seul regard. Quand elle fut éloignée, il s'autorisa à regarder Faith dans les yeux ; il prit une grande respiration, l'air décidé avant de commencer son "récit" qui ne serait pas vraiment très long, à vrai dire.


« Je .. n'ai pas voulu t'abandonner, mais c'est comme ça que je réagis quand ça ne va pas. Et ça n'a jamais réellement été depuis la mort de papa. On était tous les deux ses enfants, mais il y avait un truc ... de plus quand on était qu'à deux. Je ne dis pas qu'il ne t'aimait pas, ce n'était pas le cas, mais on ne m'a pas arraché que mon père, mais mon meilleur ami aussi. je ne sais pas t'expliquer. Il y a des gens qui pleurent, se font du mal ou quoique ce soit d'autre, moi, je m'isole, c'est ... tout ce que je dirais. Je n'aime pas m'épancher sur mes sentiments. »


    Edward avait l'impression d'avoir lâché une bombe sur cette petite table minable et mal famée. Une bombe sur sa petite sœur sur qui son regard restait pesamment ; que dirait-elle ? Elle allait sans doute partir à New York sans rien dire, et leur relation resterait la même que depuis bien longtemps : Nulle.
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MessageSujet: Re: [Bruxelles] Charmantes retrouvailles familiales... [PV]   [Bruxelles] Charmantes retrouvailles familiales... [PV] EmptyMar 13 Juil - 18:09

Faith se sentait totalement désemparée, comme jamais elle ne l'avait été. De toutes les rencontres qu'elle avait fait ces derniers jours, tous les proches qu'elle avait revu, rien n'était aussi difficile que de se retrouver en face de son frère aîné en cette journée d'août. Il l'impressionnait, il l'avait toujours fait. C'était même dingue qu'après toutes ces années, ce soit toujours le cas. Et il n'était pas seulement plus grand en âge, il l'était aussi en taille, car si Faith n'était pas particulièrement grande, ce n'était pas le cas d'Edward. Elle se sentait toute petite face à lui et perdue, si bien qu'elle ne savait même pas comment réagir, quelle attitude adopter. Aurait-elle dû être plus vindicative, plus indifférente ? Elle en était incapable pourtant, les émotions pouvaient toujours être aisément lues sur son visage, son regard n'avait rien d'indéchiffrable. Elle n'était pas transparente pour autant, mais elle n'avait jamais cherché à cacher ce qu'elle ressentait. Et ce qu'elle ressentait pour l'instant, c'est qu'elle était paumée.

Elle ne remarqua pas le regard d'Edward posé sur elle, trop occupée à essayer de rassembler ses idées. Elle devait admettre qu'elle était curieuse d'apprendre ce qu'il avait à lui dire. Après toutes ces années, ça ne pouvait qu'être important ? Il disait qu'il lui expliquerait son absence... Vraiment ? Mais même s'il l'expliquait, est-ce que ça changerait quoi que ce soit ? Est-ce que ça comblerait le vide qu'elle avait ressenti pendant toutes ces années ? Est-ce que ça la consolerait réellement d'apprendre qu'il l'avait abandonnée pour de "bonnes raisons" ? Qui lui disait que ça ne serait pas pire ensuite ? Et puis, elle était inquiète aussi. Inquiète de savoir qu'ils se voyaient peut-être pour la dernière fois avant des semaines, des mois, peut-être même des années ? Dans ce cas, elle voulait graver cet instant dans sa mémoire, mémoriser chaque détail, ne pas oublier à quoi ressemblait son propre frère. Peut-être Edward l'avait-il négligée, mais Faith n'avait jamais cessé de l'observer pendant toutes ces années. A la villa, à Poudlard, elle n'avait pas l'impression qu'il ait tant changé lorsqu'elle se mit à scruter son visage. Ce qui différait surtout c'était cette indicible lueur qui brillait dans ses yeux. Elle aurait été capable de la définir cependant.

Elle lui répondit avec sincérité, comme elle l'avait toujours fait. Elle avait besoin de comprendre, même si elle craignait les réponses de son frère. Elle n'était plus l'optimiste qu'elle avait été. Elle se préparait à ce que ces retrouvailles soient courtes, à ce qu'il disparaisse à nouveau de sa vie. Et elle voulait limiter les dégâts cette fois. Elle savait qu'elle en souffrirait, mais en même temps, elle ne put s'empêcher de le suivre lorsqu'il l'y invita. Elle avait dix-huit ans, pourtant la présence d'Edward avait toujours autant d'effet sur elle. Peut-être qu'elle manquait de volonté ? Il semblait enclin à lui donner des réponses, après toutes ces années. L'occasion était idéale, unique. Ils traversèrent la rue et se retrouvèrent dans un petit café, assez quelconque. Une fois qu'elle eut pris place à son tour, elle commanda un café à la serveuse qui semblait n'avoir d'yeux que pour son frère. Ridicule. Entre Erwan et Edward, elle était vraiment bien servie !

Lorsqu'il la regarda, elle soutint son regard, en quête de sincérité. C'était la première fois qu'ils reparlaient de leur père depuis la mort de celui-ci. Elle l'écouta attentivement, sentant une boule se former dans son ventre au fur et à mesure de ses paroles. Elle avait tant de choses à dire en réaction, elle ne savait même pas par quoi commencer. Elle ne pleurerait pas en tout cas. Il était trop tard pour les pleurs, sa tristesse était à des années lumière de ce café, elle ne pouvait plus pleurer pour son père. Comme si ses larmes, à force de couler, avaient fini par s'épuiser. Elle avala sa salive, laissant quelques secondes passer tandis qu'elle scrutait le visage de son frère. Si elle voulait parler, c'était visiblement maintenant, ou jamais.

Elle eut un léger rire, amer, lorsqu'il évoqua l'amour de leurs parents. A force, ça en était devenu risible. « Bien sûr qu'il t'aimait plus Edward. Tout comme maman. Tous les deux, on sait très bien que je n'existe pas à ses yeux. Et aux tiens non plus jusqu'à maintenant. Comment se fait-il que tu te sois brusquement souvenu de moi ? » Âpreté, douleur, c'était comme si leur enfance venait d'être ravivée. Elle était jeune, trop jeune lorsque leur père les avait quittés, les souvenirs s'estompaient, comme s'il n'avait jamais été vraiment là, comme si elle ne l'avait jamais vraiment connu, ce qui était le cas. Alors, après sa mort, n'était resté qu'Edward, la seule figure masculine de sa vie, son grand frère. Mais même lui, il l'avait lâchée. « Et moi ? On a perdu papa, maman a sombré dans la dépression, et toi tu t'es juste éclipsé, comme ça. Et maintenant tu réapparais brusquement, dans quel but ? Tu vas juste me dire que je ne comptais pas assez à tes yeux pour que tu te charges de moi, et ensuite tu vas simplement disparaître à nouveau ? J'avais besoin de toi Edward, j'avais besoin de parler ! M**** à la fin ! Ce jour là j'ai perdu mon père, et mon frère, et toi tout ce que tu me dis, c'est que tu voulais rester seul ? Et je le comprends ça tu sais, que tu affrontes la douleur différemment. Mais après ? » Tout ce qu'elle avait sur le cœur, toute la peine qu'elle avait emmagasiné pendant ces années, tout ressortait d'un coup, en un flot de paroles continu, régulier, pénible. Après, après que leur mère se soit remise, après qu'elle se soit remariée, et qu'ils aient écopé d'un beau-père abominable. Enfin, peut-être qu'ils ne ressentaient pas la même chose à son égard après tout. Les reproches étaient sortis, ça y est, même si elle était certaine qu'ils n'auraient pas d'effet. Comme si elle allait brusquement compter à ses yeux, comme s'il aurait des regrets. Ce serait trop facile. Mais au moins, elle avait parlé, même si ça ne changeait rien, elle l'aurait fait.
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MessageSujet: Re: [Bruxelles] Charmantes retrouvailles familiales... [PV]   [Bruxelles] Charmantes retrouvailles familiales... [PV] EmptyMar 13 Juil - 23:06






    Il ne voulait même pas se faire pardonner de toute façon. Le regret ne le rongeait pas, il avait entendu sa sœur l'appeler et pouf, c'était tout, il s'était retourné, et lui avait proposé de parler. Une dernière conversation histoire d'épurer, vider leur relation qui restait une relation frère-sœur malgré les apparences trompeuses. Faire le tri, ranger les regrets là où ils devaient être, la tristesse dans un coin bien lointain au fond de son esprit, sa sœur dans un tiroir de son cerveau. Oui, c'était pour cela qu'il lui avait demandé de la suivre, quitte à, comme maintenant, elle se mette à lui crier dessus ; pour qu'elle ait vidé son sac. Parce qu'après, elle partirait à New York et lui à Paris et qu'ils ne se verraient sans doute plus avant longtemps, peut-être des mois, peut-être des années, peut-être jamais. Edward regarda sa sœur qui s'énervait, la voix légèrement tremblante, sans doute la gorge nouée, essayant de ne pas pleurer ; se rendait-elle compte qu'elle ne verrait sans doute plus jamais son frère ? Peut-être. Peut-être pas. Les choix sans réponses qui s'offraient au photographe devenaient trop nombreux à son goût ; combien de fois avait-il écrit dans un RP eu à se poser ce choix : Peut-être. Peut-être pas ? Il ne comptait plus.

    Faith avait arrêté de parler. Serait-elle triste de le voir partir en sachant qu'il n'y aurait plus de retour en arrière, de savoir que c'était sans doute leur dernière -et unique- réelle conversation ? Peut-être un peu pour la forme, parce qu'il était son frère biologique, mais tant qu'elle pouvait encore voir Erwan, Edward savait qu'elle serait heureuse. Sans doute la seule chose qu'il n'accorderait jamais au blond : Il était un meilleur frère que lui, l'ancien vert et argent s'était fait une idée. Il ne savait même pas si lui serait triste de la voir partir, peut-être un peu, mais très peu .. Tant qu'elle était heureuse, ça allait bien pour lui, et malgré ses reproches amers qu'elle lui adressait, elle avait l'air de bien aller. Lui aussi avait besoin de tourner cette page de sa vie et de tout recommencer et même si cela paraissait dur, l'ancienne Poufsouffle faisait partie de son ancienne vie et, après cette discussion et -peut-être- les quelques rares qui arriveraient, elle en disparaîtrait. Y faisant son incursion seulement par souvenirs, par peut-être quelques regrets et au travers de nouvelles qu'on lui demandera et qu'il ne pourrait pas donner.


« Marianne demande toujours de tes nouvelles quand elle me parle, ne pense pas qu'elle ne t'aime pas. Et si ça ne tenait qu'à moi, je te l'aurais filé sans problèmes, il semblerait que tu ne la connaisses pas si bien que ça. »

    Edward avait presque craché cette phrase, pour bien montrer le dégoût qu'il éprouvait pour sa mère. Il l'avait adoré pendant tout un temps, pour l'attention qu'elle lui portait, surtout après la mort de leur père, la seule attention qu'on ait eu pour lui pendant longtemps. Mais il avait vite déchanté, cette attention était remplie de venin qu'elle avait insinué dans les veines de son fils. L'ambition, ce qui n'était pas vraiment une si mauvaise chose, mais avec des moyens bas et mauvais. Il était devenu un réel co**ard à cause de cette femme qui n'était que biologiquement sa mère, ou presque entièrement de sa faute. Heureusement, le photographe s'en était rendu, même si après une petite paire d'années, et essayait de se racheter. Certes, il n'allait pas devenir gentil et niais, il restait un Serpentard malgré sa mère, mais certaines choses devaient être changées, rectifiées ou simplement expliquées. Comme ce problème avec Faith, sa non-attitude de frère, jamais là pour elle, pour son entrée à Poudlard, son choix de maison, d'options, ses amours, ses amis, ... Tout devait être expliqué. Pas pardonné. Expliqué.


« Ne t'énerves pas, ça ne servira à rien. Je suis désolé de t'avoir laissé seule Faith, je ne peux et ne veux pas me faire pardonner, parce que ça ne changerait rien, mais je suis désolé. J'ai été égoïste et je le sais. Je n'ai pas réfléchi à l'après, simplement parce que, pour moi, il n'y en avait pas. »

    Edward plongea son regard dans les yeux, noisettes, de sa sœur et il se permit un sourire. Elle était jolie sa sœur. Elle était devenue une belle jeune fille. Elle allait sans doute vivre une vie magnifique où elle brillerait. Une vie dont il ne faisait désormais plus partie. Il le savait très bien.

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MessageSujet: Re: [Bruxelles] Charmantes retrouvailles familiales... [PV]   [Bruxelles] Charmantes retrouvailles familiales... [PV] EmptyLun 19 Juil - 21:34

Au fil de la discussion, Faith se rendait compte qu'elle n'avait vraiment rien à voir avec son frère, et surtout, qu'elle ne le connaissait pas, ou plus. Que savait-elle de plus que n'importe quel ancien élève de sa promotion à son sujet ? La vie d'Edward, ses amis, ses amours, elle n'était presque plus au courant de rien depuis qu'il avait quitté Poudlard. Elle imaginait qu'il devait vivre dans une certaine débauche, ce qui lui avait été plus ou moins confirmé par l'histoire avec Keira, mais c'est tout. Que faisait-il dans cet aéroport ? Elle n'en avait aucune idée. Et finalement, elle commençait à se demander si ce manque d'attention dont il avait fait preuve à son égard, elle n'en était pas aussi un peu responsable. A force d'être ignorée, elle avait fini par arrêter d'essayer de s'adresser à lui, elle s'était considérée comme rejetée par son frère, sa mère, et avait décidé de cesser de souffrir en arrêtant de rechercher leur présence. Et lorsqu'elle était devenue proche d'Erwan, elle avait même fini par oublier la peine que l'absence d'Edward avait pu lui infliger. Peut-être qu'elle ne l'avait jamais vraiment aimé ? Peut-être qu'elle s'était juste habituée à lui, qu'elle s'était attachée à lui uniquement parce qu'il était son frère, elle s'était en quelque sorte forcée à pardonner ses torts, elle avait désiré sa présence en raison de leur lien du sang. Tout l'inverse de sa relation avec Erwan. C'était un constat bien pessimiste au final, mais elle n'était pas sure qu'il soit totalement vrai. Son frère, celui qui jouait avec elle, qui la faisait rire lorsqu'ils étaient petits, il avait réellement compté dans sa vie. C'était peut-être ça le problème, cet homme qui était assis en face d'elle à présent, ce n'était pas la même personne.

En un instant, les vieilles rancœurs avaient refait leur apparition, celles qu'elle avait enfoui tout au fond de son cœur. Pendant des années, elle avait cherché à attirer l'attention de sa mère, d'obtenir un minimum de reconnaissance de sa part, de fierté même ? Tout ça pour la voir chérir et encenser Edward. Les souvenirs de son père s'estompaient au fil du temps, si bien qu'il ne lui restait plus que des filaments de mémoire, des images floues, qui ne signifiaient plus grand chose désormais. Mais elle ne doutait pas que lui aussi accorda davantage d'attention à son frère. Comme si elle était née pour être dans son ombre, ce dont elle ne s'était jamais plainte jusque là. Quand elle voyait comment se comportait Edward, elle était bien contente de ne pas avoir subi l'influence de sa mère. Mais, même si elle savait à quel point celle-ci avait pu rendre le jeune homme mauvais, il restait cette petite part au fond d'elle, qui aurait souhaité qu'on la regarde un minimum. Cette fillette qui avait manqué de l'amour de sa mère, il faut croire qu'elle existait encore quelque part. Elle tressaillit au ton qu'employa Edward. Elle n'était pas habituée à ce qu'il lui parle comme ça. Elle n'était pas habituée à ce qu'il lui parle tout court en fait. « Je ne le pense pas, je le sais, mais peu importe. De toute façon il y a peu de chances pour que je la revoie avant un bon moment. Et non, effectivement, je ne la connais pas aussi bien que toi Edward, je n'en ai pas eu l'occasion. Mais peut-être que c'est mieux comme ça au final ? » Sinon elle aurait pu devenir comme lui, si ça se trouve. La question ne nécessitait pas forcément de réponse en réalité, elle s'interrogeait oralement. Mais elle n'avait toujours pas de réponse décisive, elle ne saurait sans doute jamais.

Visiblement Edward avait fini par se retourner contre leur mère. Tant mieux pour lui. De son côté, Faith n'en avait toujours pas été capable. Elle voulait lui dire tout ce qu'elle avait sur le cœur, lui faire partager son amertume, mais d'un, elle se doutait que ça ne lui ferait ni chaud ni froid, et de deux, elle n'en avait pas la force. Si elle n'était pas tombée sur Edward aujourd'hui, elle aurait sans doute gardé tout ça pour elle. Avec Marianne, c'était pareil, mais en pire, elles ne s'étaient jamais comprises. Peut-être qu'un jour, si elle la revoyait, elle lui dirait tout ? Peut-être, elle verrait bien. Pour l'instant, c'était son frère qui était en face d'elle, et qui lui conseillait de se calmer. Elle se rendit brusquement compte que ses mains tremblaient, tout comme sa voix. Pour un peu elle aurait pu se mettre à pleurer, mais elle ne le fit pas. Ce n'était ni l'heure, ni l'endroit. Et elle n'avait pas de raison de pleurer pour Edward. Qu'est-ce que ça changerait ? N'avait-il pas toujours méprisé son émotivité ? Elle tâcha de retrouver une respiration normale avant de lui répondre.

Pas d'après, qu'est-ce que ça voulait dire exactement ? Elle fronça les sourcils. Pas d'après pour eux sûrement, pour ce qu'ils étaient. Des frères et sœurs ? Qui l'aurait cru ? Certes, physiquement, elle ressemblait quelque peu à Edward, mais ça s'arrêtait là. Au final, qu'est-ce qu'ils représentaient l'un pour l'autre ? Elle avait encore du mal à le définir. Elle se disait qu'en faisant quelques efforts, ils pourraient peut-être trouver un semblant de relation normale. Mais il fallait faire des efforts, c'était peut-être justement ça le problème. Que ce ne soit pas naturel, que ça ne soit pas aisé. Elle ne voulait effectivement pas de ses excuses, ça ne changeait plus rien désormais. Tout ce qu'elle comprenait dans ses paroles, dans les non-dits, c'est qu'ils se voyaient pour la dernière fois avant longtemps. Il ne voulait pas d'elle dans sa vie, n'en avait jamais voulu. Et de son côté ? Difficile à dire, mais elle avait fini par se faire à l'idée. Nouveau rire, bref, nerveux, ne serait-ce que pour détendre l'atmosphère. « Alors on n'a jamais été réellement frères et sœurs, n'est-ce pas ? Juste de bons colocataires, et encore... » C'est tout ce qu'elle avait réussi à articuler, elle avait la gorge nouée, et elle ne voyait pas quoi ajouter. Les dernières paroles d'Edward sonnaient comme des vérités irrémédiables. Il n'y avait jamais eu d'après pour eux.
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MessageSujet: Re: [Bruxelles] Charmantes retrouvailles familiales... [PV]   [Bruxelles] Charmantes retrouvailles familiales... [PV] EmptyMer 1 Sep - 14:48




    Faith Of Curty. Lui aurait-on demandé à Poudlard qui c'était et si c'était une chouette fille, il n'aurait pu répondre que ce n'était que sa soeur, le reste, il n'en savait plus ou moins rien. Ce n'est qu'au travers d'une répartition obligatoire pour tout le château qu'il avait pu voir sa soeur être répartie chez les Poufsouffles, une maison qu'il n'appréciait qu'à moitié en plus de cela, ne la regardant que d'un oeil, préférant discuter avec ses amis que de voir sa propre soeur faire ses premiers pas dans le monde Magique avec un grand " M ". Et même maintenant, lorsqu'Edward y repensa, sur cette table minable d'un café tout aussi minable d'une ville, même pas minable, juste inconnue, il ne regrettait pas. Pas la moindre once de culpabilité, peut-être était-ce là la vraie inhumanité qu'il y avait en lui, certes, il était amer lorsque l'ancienne Poufsouffle lui lançait ses reproches à la figure, il ne sourcilla même pas.

    Il pouvait le concevoir, ça, qu'avoir un frère tel que lui, ça ne devait pas être facile tous les jours, voir même jamais. Sans faire preuve de prétention, Edward savait très bien que l'attention des parents n'avait toujours été que pour lui, très rarement, voir même jamais pour sa petite soeur qui aurait dû avoir une mère digne de ce nom, et avoir un père, un vrai. L'ancien Serpentard s'en était bien sorti au niveau de l'attention de ses parents, mais tout ça, pourquoi ? Pour sortir avec des filles différentes chaque semaine, pour participer à des soirées sans queue ni tête où l'on boit, fume et toutes sortes de choses pas très légales ? Pour se faire plaquer pour la seule fille qu'on ait jamais aimé en l'apprenant par sa propre soeur ? Pour se taper des coups d'un soir et finir par tomber sur la fille que son demi-frère est éperdument amoureux ? La bonne affaire. Le photographe n'aurait jamais supporté de voir sa soeur devenir comme lui, se pourrir la vie au possible sans réelle raison, avoir la réputation d'une p*te dans tout Poudlard ? (Parce que si les garçons ne sont que des Dons Juans, ce n'est que rarement le cas des filles) Non, Edward n'aurait pas voulu ça pour elle. Il sourit amèrement et plongea son regard dans le liquide noir et brûlant de sa tasse pour lui répondre d'une demi-voix :


" Non, en effet, c'est mieux comme ça. Ne regrette jamais ta vie Faith, tu es devenue une fille des plus sympathique, d'après ce qu'on m'a dit, très belle, avec pleins d'amis. Tu n'aurais jamais eu tout ça avec Marianne derrière toi, et je n'aurais pas apprécié que tu deviennes comme ... comme moi. "


    Edward releva les yeux pour plonger son regard dans celui noisette de sa petite soeur. Petite soeur. Ca lui faisait tellement bizarre de penser comme cela, c'avait toujours été Faith. Faith Of Curty. Il ne l'avait jamais réellement considérée comme sa soeur, encore moins sa petite soeur, à la limite, comme si elle avait été son égale, voir même plus âgée, mais l'ancien serpent n'avait jamais vu la jeune femme d'un autre oeil. Un léger frisson parcourut sa colonne vertébrale lorsqu'il se rendit compte qu'il n'avait jamais été là pour elle, jamais ; elle devait terriblement lui en voulait et lui, Edward, ne pouvait pas lui en vouloir pour ça, c'était normal. Pensait-elle que c'était de sa faute que sa mère ne s'était pas occupée d'elle ? Il se demanda si elles s'étaient parlés avant que l'ancienne Poufsouffle ne parte pour New York, sans doute pas, vu que même lui, elle n'était pas venue le voir.

    L'ancien vert et argent, lui, avait été voir leur mère. Ca ne s'était pas bien passé. Ca avait beaucoup hurlé, du " Tu n'as aucune reconnaissance " au " Fils indigne, je te renierais ! ", le tout en passant par le " Erwan vaut bien mieux que toi ! ", ce qui avait définitivement prouvé la mauvaise foi de sa mère, déjà parce un : Erwan n'était pas mieux que lui, et que deux : Marianne le savait aussi bien qu'Edward (vu que c'était elle qui avait implanté l'idée dans la tête tiens). Sans doute aurait-elle été encore plus méchante avec Faith et elle n'était pas comme lui, des injures et des remarques blessantes, elle ne le supporterait pas comme lui. Le photographe l'examina avec attention, ils étaient complètement différents, même, ils étaient complètement opposés ; elle était douce et aimable, il était froid et distant. Il haussa les épaules, il ne s'en plaignait pas, même si en y réfléchissant, c'aurait été chouette d'avoir sa soeur près de lui, il avait des amis, une petite-amie (parce qu'elle n'allait pas partir si facilement, ça, c'était sûr.), il ne demandait pas plus.


" Des connaissances aurait été le mot qui convient le mieux. "


    Après tout, c'était vrai, il ne se connaissait pas et sur ce point-là, c'était partagé, il ne savait rien d'elle, elle ne savait rien de lui mise à part le départ de Natacha mais bon ... Il soupira discrètement en buvant une gorgée de café qui lui brûla la langue. Mauvaise journée.

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MessageSujet: Re: [Bruxelles] Charmantes retrouvailles familiales... [PV]   [Bruxelles] Charmantes retrouvailles familiales... [PV] EmptyMer 15 Sep - 18:00

Plus les secondes défilaient, plus la discussion devenait déprimante aux yeux de Faith. Tout dans cette situation sonnait comme un au revoir. Comme une occasion de mettre les points sur les i avant de ne plus jamais se revoir, pour ne pas avoir de regrets. Et ça lui faisait mal de penser à ça. Quand reverrait-elle son frère ? Car oui, malgré ce qu'il avait fait (ou pas fait), elle ne pouvait le considérer autrement, et elle n'était pas sûre de vouloir le voir disparaître de sa vie. Même s'il n'avait jamais été un véritable acteur dans celle-ci, il restait un élément du décor, un point de repère rassurant, quelque chose à quoi se raccrocher. Oui, il ne lui parlait pas, mais il était quand même plus ou moins là, et elle avait appris à s'en contenter. Mais de là à carrément ne plus le revoir... Sauf que ça, c'était une conséquence de son choix de vie à elle également, pas seulement le sien. Quitter le continent revenait à laisser ses proches derrière elle, en dehors de ceux qui souhaiteraient venir la voir, et chez qui elle retournerait. Mais aller spontanément vers Edward... Impossible. Trop de rejets lui avaient appris à rester à l'écart, tout simplement.

Elle avait la gorge serrée, le ventre noué, et une furieuse envie de laisser ses larmes couler librement. Mais elle ne pleurerait pas. Pas devant lui. Lorsqu'elle serait assise dans un siège de la salle d'embarquement, à l'écart des autres gens, là, elle se laisserait aller, elle pleurerait tout son soûl parce qu'il n'y avait que ça qui pourrait en partie la libérer, mais pas maintenant. Elle n'avait pas envie qu'Il la voie pleurer, que ça déclenche encore un reniflement méprisant ou un regard dédaigneux devant si peu de contenance. Ce serait plus qu'elle ne pouvait déjà en supporter. Et il faut bien dire qu'aborder le sujet familial ne l'aidait nullement à garder son impassibilité. C'était douloureux de penser à sa mère, à son beau-père, à son père. Elle ne gardait de ce dernier qu'un souvenir de plus en plus vague, de plus en plus lointain, et elle s'en voulait pour ça. Et elle se demandait de plus en plus si lui au moins l'avait aimée un minimum, contrairement à Marianne. Mais à quoi bon remuer le passé ? Il n'était plus là, elle n'aurait jamais la réponse. Le compliment d'Edward aurait pu la faire sourire, la toucher, mais il ne fit qu'augmenter son amertume. "D'après ce qu'on m'a dit". Il n'en savait rien au fond, il ne la connaissait pas assez pour pouvoir l'affirmer de lui-même. "Pleins d'amis". On pouvait dire ça. Quoique parmi les plus proches figurent un nombre plus que limité de filles. La faute à qui ? Et parmi elles, quasiment que des ex de ses frères, douce ironie. Nouveau soupir. Que c'était difficile ! Elle qui parlait tant en temps normal, elle se sentait brusquement vidée de toute énergie, tout courage.
« – Parce que tu regrettes la tienne, c'est ça que tu veux dire ? Ça signifie que tu vas essayer d'arranger les choses avec... Elle ? » interrogea-t-elle doucement. Car elle se doutait bien que s'il se trouvait dans cet aéroport lui aussi, c'était pour une bonne raison. Et quelle meilleure raison que Natacha Wilson ? Ce n'était pas pour Faith qu'il était là après tout, apparemment pour eux c'était trop tard. Ou bien, non, ça ne l'était pas, mais il n'avait simplement pas envie d'essayer d'arranger les choses, juste d'énoncer les non dits pour avoir la conscience un peu plus tranquille.

Elle n'avait pas vraiment fait d'adieux à sa mère. Le jour où elle avait reçu la lettre de Columbia, elle lui en avait vaguement touché un mot, mais de toute manière, à quoi bon ? Ça ne l'intéressait pas, ça ne l'avait jamais intéressée. Dans ses heures les plus sombres, elle s'était parfois même demandée si Marianne aurait de la peine, si jamais elle venait à mourir demain. Mais ce genre de questions ne menait à rien, ça ne faisait qu'augmenter sa peine, et rien de plus. Alors elle avait essayé de se protéger au mieux, de laisser tomber sa vie de famille chaotique pour s'en créer une meilleure, grâce à ses amis. Et il faut croire qu'elle ne s'en sortait pas trop mal. « Elle ne sait même pas où je vais. » marmonna-t-elle plus pour elle-même que pour Edward. Même si comme ça au moins, si jamais il lui parlait, il pourrait toujours lui indiquer que non, elle n'était pas morte, et elle ne s'était pas non plus exilée au Japon, non, elle vivait juste loin de son influence néfaste, à New York. Edward avait toujours été tant en admiration devant leur mère que le voir soudainement cracher sur elle avait quelque chose d'étrange, de nouveau. Il avait changé.

Elle hocha la tête avec négligence, acquiesçant aux propos de l'ex-Serpentard. Des connaissances, c'était toujours mieux que de parfaits inconnus, non ? Ça aurait presque pu être drôle si ce n'avait pas été aussi pathétique. Mêmes parents, même toit, même école, et la donnée la plus importante qu'ils connaissaient concernant l'autre était son prénom. Trop faible, trop fragile, elle se sentait nauséeuse. Tout ça faisait remonter de mauvais souvenirs, et en même temps... Elle se sentait en quelque sorte soulagée. L'abcès était crevé, après tant d'années de silence.
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