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 [Défi#2] Rowen Lone

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Sport et culture

Parchemins : 1647
Âge : 30 ans [18 Juillet 1981]
Actuellement : Poursuiveuse de l'Equipe des Pies de Montrose


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SIGNE PARTICULIER:
RELATIONS:
Multi-compte de: Alexandra Bowman/Rudy Spencer/Hainoa Stewart/Nicolas Caremis

MessageSujet: Re: [Défi#2] Rowen Lone   Dim 7 Avr - 14:49



" Suivez les flèches (partie 2) "
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( suite du post précédent )

En un mois, les choses étaient redevenues normales entre le quatuor. Au bout d’une semaine et demie, Liam et Keira commencèrent à sortir ensemble, et Rowen fut réintégrée pour son plus grand plaisir au petit groupe féminin composé de Lavande, Parvati et Keira. La brune avait donc reprit ses habitudes, et déjeunait tous les midis en compagnie de Jo et de sa colocataire, ce qui semblait lui redonner une pêche d’enfer. Bien que Keira et Liam soient ensemble, ils ne se voyaient qu’après les cours, et durant la journée, renouaient leurs liens avec leurs amis respectifs. La tension entre Michael et Liam avait donc disparue, et ces deux-là semblaient ne jamais avoir cessé d’être meilleurs amis.

Concernant Rowen et Michael, leur relation était pratiquement identique à celle qu’ils entretenaient avant la soirée sous les étoiles chez le Quaterback. Ils s’entendaient bien, se chamaillaient souvent, et il n’y avait aucun malaise ou silence gêné entre eux. L’attitude de Michael tendait cependant à être moins arrogante et tape à l’œil, et le jeune homme avait même arrêté de porter sa veste de Quaterback pour se pavaner dans les couloirs -bien qu’il fasse toujours partie de l’équipe-. Ces changements étaient très appréciés par Rowen, même si elle n’en disait rien. Elle recommençait enfin à revoir la personne cachée derrière le bellâtre-don-juan-avec-une-tête-si-enflée-que-passer-les portes-relevait-de-l’exploit.

La fin de l’année scolaire approchait à grands pas, et, avec, le bal de fin d’année. C’était un évènement organisé par un comité composé d’élèves de terminale ou de première, qui se déroulait en général dans une grande salle louée pour l’occasion, à l’extérieur du campus. Même si Rowen n’était pas friande de ce genre de fêtes –elle n’aimait pas les robes, les gens, et danser, ce qui était, admettons-le, un peu problématique-, elle avait hâte de s’y rendre avec Michael. Elle était sûre qu’il trouverait un moyen pour faire un truc drôle, comme assommer le DJ et passer des tubes particulièrement ringards, par exemple.

Comme prévu, lorsqu’elle avait annoncé à Keira qu’elle irait au bal, cette dernière s’était mise en tête de trouver une robe parfaite pour sa colocataire. Malgré les supplications, les prises de catch, et les tentatives de fuite, Rowen n’était pas parvenue à faire changer d’avis son amie. Au fond, que Keira veuille s’occuper d’elle la rendait folle de joie. Elle savait à présent que sa relation avec la rouquine était redevenue stable.

Le soir du bal arriva donc, et Rowen perdu un temps fou à ne serai-ce que se coiffer – « Mais comment tes cheveux peuvent-ils être aussi indisciplinés ? » demandait Keira en essayant de la brosser-. Elle était ensuite passée par la case maquillage – « Sérieux ?! Tu ne sais même pas ce qu’est un blush ??! » répétait la rouquine en prenant un air scandalisé- , vernis – « La base, le vernis, et le top coat ! Il faut tout t’apprendre… » -, bijoux – « Je savais que t’y aurais pas pensé, alors je t’ai pris ce collier » -, et enfin… habillage.
Après avoir essayé d’enfiler sa robe dans le mauvais sens –par chance, Keira ne la regardait pas se changer, et était trop occupée à réajuster son mascara devant le miroir-, Rowen avait finalement réussi à s’habiller de façon à peu près convenable. Elle était donc vêtue d’une jolie robe bustier, avec des jupons vaporeux et aériens, et une couleur à peu près indéfinissable (entre le rose et la lavande).
Elle contempla son reflet un long moment dans son miroir, avec l’étrange impression de ne pas se reconnaître. Le maquillage de Keira était un peu trop élaboré pour elle, et ses yeux s’étaient transformés en véritable œuvre d’art graphique –et non pas abstraite, dieu merci-, ce qui la rendait plus que perplexe. Décidemment, elle n’avait tellement pas l’habitude de prendre soin d’elle, qu’un peu de coquetterie la choquait presque. Ses cheveux étaient bouclés pour l’occasion, et elle s’amusa à tirer sur ses anglaises pour les faire remonter.

« Arrêêêêête de faire ça ! » la gronda Keira en renouant un de ses innombrables rubans roses. « Tu vas tout faire déboucler si tu ne les laisses pas tranquille. »

Rowen arrêta immédiatement de jouer avec ses cheveux, et regarda sa colocataire avec une petite mine de chiot.

« Me regarde pas comme ça, et va enfiler tes chaussures ! » lui ordonna Keira –elle était sympa en temps normaux, mais quand il s’agissait de préparation aux soirées, elle pouvait se montrer très autoritaire-.

La brune s’exécuta, puis attrapa son sac, et les deux amies sortirent du dortoir. Sur le chemin, elles croisèrent Jonathan, vêtu d’un magnifique costume queue de pie, puis ils prirent un taxi pour se rendre sur le lieu du bal. Keira ne cessait de saouler le chauffeur en lui racontant les histoires avec son formidable petit copain qu’elle allait retrouver au bal, et ses longues heures de préparation acharnées pour réaliser sa coiffure particulièrement travaillée. Elle lui montra même son vernis scintillant et parfaitement appliqué, ce qui déconcentra le chauffeur un moment. Le taxi faillit rentrer dans un camion à un feu rouge.

« Alors, tu vas retrouver Corner là-bas ? » demanda Jonathan à sa meilleure amie, pendant que le chauffeur grondait Keira, qui n’en avait visiblement rien à faire et continuait de lui exposer sa vie.

« On dirait bien. » répondit Rowen en tirant sur ses boucles, malgré les interdictions de la rouquine. « Et toi Jo’, tu y vas avec qui ? »

« Oh ben. » -il se mit à rougir- « Une fille de ma classe m’a invité à y aller avec elle, alors j’ai accepté. Mais tu ne la connais pas. »

Rowen fit un sourire et donna une tape sur l’épaule du blond.

« Tombeur ! J’espère que ça se passera bien ! Tu me la présenteras si ça s’officialise. »

Jonathan eut un sourire, et se tourna immédiatement vers Keira pour la calmer –elle commençait à devenir presque hystérique en abordant le sujet de son premier baiser avec Liam, pendant que le chauffeur de taxi augmentait le son de la radio pour ne pas avoir à subir ça-.

Ils arrivèrent quelques minutes après, et le chauffeur reparti immédiatement après avoir reçu sa paye, de peur d’avoir à entendre d’autres stupides histoires de lycéens –Keira le salua joyeusement en agitant la main-.
Ils entrèrent ensuite dans l’immense bâtiment à plusieurs étages, dans lequel la fête allait se dérouler. D’après le papier qu’ils avaient reçu, leur soirée se passait au cinquième étage, mais le hall était décoré et noir de monde.

« Elèves de seconde ? » demanda l’une des terminales postées devant les portes, une liste des invités dans la main.

Elle cocha leur nom et les laissa entrer, en leur précisant que la fête se déroulait au cinquième étage, mais que les personnes qui attendaient leurs cavaliers pouvaient patienter dans le hall. Une trentaine de personnes étaient donc encore au rez de chaussée, et parlaient entre eux sans cesser de surveiller les portes de l’immeuble.

Jonathan trouva immédiatement sa cavalière, une jeune fille brune que Rowen trouva très jolie et sympathique, et l’amena au cinquième étage en saluant ses deux amies. Après avoir tourné en rond plusieurs fois, Keira repéra Liam et se jeta dans ses bras, puis le poussa sans ménagement dans l’ascenseur pour se rendre au plus vite à la fête.

Rowen n’eut pas l’occasion de chercher Michael très longtemps, puisque celui-ci se matérialisa devant elle dès que Liam et Keira eurent disparu dans l’ascenseur.

« Moi qui pensait que tu te ramènerais en jean, ou quelque chose dans ce goût-là » la taquina-t-il, en regardant sa jolie robe et en essayant de ne pas rougir.

Il la trouvait vraiment magnifique, même s’il ne voulait pas la complimenter. Il était sûr que s’il le faisait, son visage serait tellement rouge qu’il pourrait y faire cuire un œuf.

« Et je vois que tu as décidé de ne pas mettre ta stupide veste de Quaterback. » répondit Rowen avec un sourire.

En effet, Michael était vêtu d’un costume simple et sobre, mais qui lui allait parfaitement bien. Il avait même une cravate nouée autour du cou, et une rose blanche en boutonnière, dont il se serait largement passé si la tradition du bal ne l’y contraignait pas. Il trouvait ça incroyablement ringard, mais Rowen ne fit aucun commentaire là-dessus.

« Bon eh bien, je crois que c’est le moment d’y aller » , déclara Michael en faisant un petit geste délibérément pompeux pour lui ouvrir la marche.

Il jeta un petit coup d’œil à l’ascenseur, qui était à présent vide, mais se dirigea vers les escaliers sans hésitation.

« On prend les escaliers plutôt, si ça ne te dérange pas. » proposa-t-il, en sachant bien que Rowen n’aurait jamais voulu prendre l’ascenseur, puisqu’elle était claustrophobe.

La brune acquiesça, soufflant de soulagement, puis ils gravirent les escaliers en plaisantant et en se racontant leurs longues heures de souffrance de préparation au bal.

« Keira ne voulait pas me lâcher avant que je ne mette du blush. Non mais sérieusement, à quoi ça sert, ce truc ? » s’indigna Rowen, même si elle n’était pas fâchée contre sa colocataire.

« A donner bonne mine ? » suggéra Michael, en détournant la tête lorsqu’elle le regarda, pour ne pas qu’elle se rende compte qu’il la dévorait des yeux. « Enfin tu n’as pas vraiment besoin de ça. Bah. Qui sait, les filles font tout un tas de choses bizarres, faut pas chercher à comprendre. »

« Exactement, je ne comprendrais jamais. Encore que les boucles, faut avouer, c’est plutôt marrant. »

Elle tira une nouvelle fois sur ses anglais pour les faire remonter comme des ressorts, et Michael dut faire appel à tout son self-control pour ne pas la prendre dans ses bras, tant elle était adorable.

« Ah, on y est » dit-il à la place, en débouchant dans une espèce de grande salle éclairée uniquement par des spots de couleurs et des boules à facette qui projetaient des cercles de lumière un peu partout.

La presque totalité des élèves du lycée étaient déjà là, et dansait sur le rythme effréné d’une musique techno. Ceux qui avaient moins d’énergie à dépenser étaient près des longues tables qui croulaient sous les petits apéritifs et les saladiers de cocktails alcoolisés, tentant de communiquer malgré le fond sonore particulièrement assourdissant. Comme Michael et Rowen n’avaient pas du tout envie de danser, ils se frayèrent un chemin vers le buffet, et se servirent un verre, en piquant quelques amuse-gueules dans les assiettes d’argent. Le comité avait vraiment fait du bon boulot avec l’organisation du bal, et tous les élèves s’amusaient dans une bonne ambiance. Personne n’était laissé dans son coin, et des groupes de plusieurs lycéens s’étaient formés –en couple ou non-, pour parler et jouer à des jeux d’alcool.

Rowen aperçut Jonathan avec sa cavalière en grande discussion près des petits fours, mais elle ne vit Keira et Liam nulle part. Ce qui n’était pas étonnant. Avec tout le monde qu’il y avait, elle avait très peu de chance de les recroiser. Elle but donc son cocktail en conversant avec Michael, qui, comme elle s’en était doutée, ne manquait pas une seule occasion pour la faire rire.

« Londubat s’est trouvé une cavalière, si ce n’est pas génial, ça ! » lui dit Michael en criant presque pour couvrir la musique.

« Oui elle s’appelle Ginny, c’est la petite sœur de Ron ! »

« Je ne savais pas que les gens pouvaient inviter des élèves qui n’étaient pas de l’école. »

« Le grand frère de Ron fait partie du comité d’organisation, donc elle a eu le droit ! »

« Mon dieu Lone, comment es-tu au courant de tout ça ?! Une vraie commère ! »

« Keira me l’a dit ! Elle l’a entendu de Parvati, qui l’a entendu de Lavande, qui l’a entendu de Seamus, qui est ami avec Ron. »

« Je me disais bien que ça devait forcément venir de Keira ! » dit Michael avec un sourire, en mâchonnant un petit four. « Elle ne t’a pas dit autre chose qu’elle n’aurait pas dut ? Sur cette soirée, par exemple. »

Rowen fronça les sourcils, et haussa les épaules.

« Non, je ne pense pas. De quoi tu parles ? »

« Ah tant mieux ! De rien. C’est une surprise ! »

« Dis le moi, Corner. »

« Cours toujours. »

Elle se pencha vers lui pour lui chatouiller les hanches, et ils se débattirent comme des gosses pendant de longues minutes en riant.

« Tu le verras bien assez tôt » dit Michael en attrapant les poignets de Rowen pour reprendre son souffle.

« Tu sais que tu es énervant ? »

« Ouais. Et je suis content que tu me le dises. »

Il lui adressa un sourire charmeur, et elle leva les yeux au ciel. Le DJ changea alors de registre et troqua sa musique techno contre un air plus doux de slow. Michael lui attrapa la main, et essaya de l’entraîner sur la piste de danse.

« Je ne sais pas danser. » le prévint Rowen, en essayant de rester près du buffet à volonté.

« C’est un slow, t’inquiète pas, je te guiderai ! » la rassura Michael, en tirant plus fort pour qu’elle le suive.

Elle se laissa amener au centre de la piste à contrecœur, et Michael glissa ses mains autour de sa taille. Contrairement à tous ses aprioris, Rowen se rendit compte qu’elle ne détestait pas danser, et qu’un slow était beaucoup plus simple que de se déhancher sur une piste de danse en solo. Michael était par ailleurs un très bon meneur, et elle ne lui marcha même pas une seule fois sur le pied –ce qui aurait pu être regrettable, avec ses talons.- Ils restèrent donc l’un contre l’autre en silence pendant toute la durée du morceau. Ils se regardaient de temps en temps sans s’adresser un mot, mais se souriaient timidement. Rowen ne savait trop quoi penser de cette situation –elle ne s’était pas attendue à être si proche de Michael durant toute la soirée-, et eut pendant un instant l’envie vagabonde de l’embrasser. Mais elle se retint cependant, jugeant que ce n’était pas correct, et qu’elle risquait une fois de plus de gâcher leur amitié.

Au bout de quelques longues minutes, le morceau s’acheva enfin, et Michael lâcha Rowen –elle fut un peu déçue mais n’en fit rien paraître-. Il lui adressa ensuite un grand sourire, puis lui dit :

« Bon, je dois m’absenter un petit moment. Attend moi la sagement, d’accord ? »

Puis il s’éclipsa sans qu’elle n’ait eu le temps de lui poser des questions, et disparu. Rowen en fut totalement perplexe, et se demanda pourquoi il venait de la planter en plein milieu de la piste de danse. Elle se mit cependant à penser qu’il avait eu une envie pressante d’uriner, et qu’il reviendrait rapidement. Elle se dirigea donc vers un petit groupe de personnes qu’elle connaissait bien, et s’assit à côté de Jonathan et sa cavalière.

La jeune fille lui proposa immédiatement un verre d’un alcool orangé, qui avait un étrange goût de citrouille, mais qui n’était vraiment pas désagréable à boire, tandis que Jonathan cherchait des yeux Michael.

« Merci » dit-elle.

La brune lui adressa un sourire, et Rowen se souvint de pourquoi son visage lui semblait familier. C’était la déléguée de la classe de Jo. Mais avec tout ce maquillage, elle ne l’avait pas reconnue –d’autant plus qu’elle dormait pratiquement durant les rares réunions de délégués, et ne faisait pas réellement attention aux autres-.

« Où est passé Corner ? » demanda Jonathan en fronçant les sourcils. « S’il t’a posé un lapin, je… »

Il n’eut pas le temps de finir sa phrase, puisque toutes les lumières s’éteignirent, et les rideaux rouges qui camouflaient une estrade que Rowen n’avait pas remarqué s’ouvrirent d’un coup. Sur scène, Michael était derrière une immense batterie, tandis que Keira, dans sa belle robe à froufrous, était sur le devant, avec une basse. Deux autres lycéens que Rowen ne connaissait pas étaient à leurs côtés, et étaient respectivement le guitariste, et la chanteuse.

« Bonsoir à tous ! Nous allons vous interpréter quelques morceaux pour animer cette belle soirée. Alors profitez en bien, et déchaînez-vous sur la piste de danse ! » dit Keira dans son propre micro, en faisant un petit signe à Michael.

Ils commencèrent alors à jouer des tubes connus, tandis que tous les lycéens se défoulaient sur la piste de danse en criant des encouragements. Rowen admira le petit groupe en tapant le rythme dans ses mains, et applaudissait avec enthousiasme à chaque fin de chanson. Elle fut étonnée de voir Michael aussi sérieux derrière sa batterie, et éclata de rire lorsqu’il essaya de lancer ses baguettes –en échouant lamentablement-. Il avait l’air de réellement apprécier de jouer de la musique, et elle découvrait de nouveau une facette de lui qu’elle n’avait jamais soupçonnée. Keira était par ailleurs excellente, et faisait souvent les chœurs pour accompagner la chanteuse principale. Au bout de plusieurs chansons, la chanteuse fit une énième courbette et annonça dans le micro.

« Je vais maintenant laisser Michael interpréter un morceau ! »

Elle se glissa ensuite derrière des synthétiseurs, et les lumières se braquèrent sur le batteur. Michael fit un sourire à la foule –Rowen entendit des groupies crier derrière elle, ce qui l’agaça au plus haut point- puis dit.

« Je voudrais dédier cette chanson à une personne très importante pour moi. »

Il commença ensuite à entonner ‘Feeling Good’ de MUSE. Le cœur de Rowen manqua un battement, en se demandant s’il voulait parler d’elle, mais elle se contenta d’apprécier le morceau. La voix de Michael semblait la transporter dans une autre dimension, et elle ne détacha aucune fois les yeux du Quaterback. Ce dernier semblait par ailleurs ne regarder personne d’autre qu’elle dans la foule, même si elle ne pouvait pas en être certaine, puisqu’il faisait noir.

Puis la chanson s’acheva, et tout le groupe se leva pour saluer le public et les remercier. Michael croisa ensuite le regard de Rowen, et lui fit un petit signe pour l’inviter à sortir de la salle et à le rejoindre dans le couloir. Alors, prenant congé de Jo et de sa compagne, elle quitta le bal et se sortit de la pièce.

Le couloir était très bien éclairé, contrairement à l’intérieur, et complètement vide. On entendait seulement la musique de la soirée en bruit de fond, largement étouffée par les murs bien insonorisés. Rowen chercha des yeux Michael, et le trouva debout dans les escaliers. Il lui fit un petit sourire, et gravit les marches quatre à quatre pour rejoindre l’étage supérieur. Rowen le suivit, se demandant pourquoi il ne l’avait pas attendue, et s’arrêta au pied de l’escalier lorsqu’elle remarqua une feuille posée à même le sol. Elle la prit dans ses mains, et lu le message qui y était inscrit.


MON GROUPE FAVORI EST MUSE


Une flèche était dessinée sur le papier, et pointait la direction de l’étage supérieur. Rowen suivit l’indication.

Lorsqu’elle déboucha sur le sixième étage, Michael avait disparu, mais elle trouva un second papier.


J’AI UNE PEUR PANIQUE DES RONGEURS, PARCE QU’ILS SONT PORTEURS DE GERMES


Elle suivit de nouveau l’indication de la flèche, et trouva un troisième papier scotché sur le mur.


JE DÉTESTE LES PÂTISSERIES AU CAFÉ


Au détour d’un couloir, elle trouva le quatrième message.


JE NE FAIS PAS CONFIANCE AUX GENS, PARCE QUE JE LES TROUVE SUPERFICIELS
Quelques pas de plus la menèrent aux papiers suivants.


J’AIMERAIS QUE LES GENS ME VOIENT POUR QUI JE SUIS A L’INTERIEUR


JE NE CONNAISSAIS PERSONNE AVANT QUI ÉTAIT CAPABLE DE RATER LE THÉ EN SACHET


Elle monta une nouvelle volée de marches, et déboucha sur le toit. Michael se tenait près de la rambarde, et l’attendait patiemment.

Rowen tenait tous les papiers qu’elle avait ramassés dans ses bras, et regarda le jeune homme, sans comprendre. Tous ces messages, étaient des choses qu’E@gle lui avait dites. Mais pourquoi les flèches menaient-elles vers Michael ? Elle s’approcha de lui, son visage exprimant les milles questions qu’elle brûlait d’envie de poser.

Ils ne dirent cependant aucun mot, et se toisèrent en silence. Michael réfléchit un instant, puis sortit de l’intérieur de sa veste, un dernier papier qu’il déplia.


AU FOND, TU ES LA SEULE QUI ME COMPRENNE VRAIMENT


C’est alors que Rowen remarqua le ruban blanc noué autour du poignet de Michael. Ruban qui n’était pas là lorsqu’il était en train de jouer sur scène.

« Qu’est-ce que tout ça signifie ? » demanda-t-elle, tandis que ses cheveux se balançaient au gré du vent nocturne.

Michael lui tendit le dernier papier, et défit son ruban pour le nouer autour du cou de Rowen.

« Essaye de deviner. »

Elle réfléchit, totalement perdue. Elle n’arrivait pas à trouver une moindre logique ou cohérence à tout ce qui était en train de se passer. Michael avait déposé des messages qu’il n’était pas censé connaître, à moins d’être E@gle. Mais E@gle était Liam. Ce n’était pas possible.

Ils se regardèrent dans les yeux, et Rowen hocha la tête de gauche à droite. Il aurait été plus simple qu’elle s’en rende compte par elle-même, mais Michael était bien conscient que même si l’idée lui avait traversé l’esprit, elle ne pouvait la formuler. Alors, il prit une grande inspiration et lui avoua.

« Je suis E@gle. »

Rowen plaqua une main sur sa bouche, et hocha la tête encore plus frénétiquement.

« Non, ce n’est pas possible. » dit-elle à mi-voix. « E@gle est Liam. Sinon il n’aurait pas su pour le café. Il n’aurait pas su pour les échanges de mails. Il n’aurait pas pu savoir pour le ruban blanc. »

Elle eut un hoquet de surprise en disant sa dernière phrase, et regarda le ruban que Michael avait noué autour de son cou.

« Et c’était bien les seules choses qu’il savait. » répondit Michael avec patience. « Ecoute… Je… J’ai fait une énorme erreur. »

Elle ne dit rien, et il interpréta son silence comme une invitation à continuer de parler.

« Quand on se parlait, avant le lycée. Je voulais que tu m’apprécies, je ne voulais pas que tu vois ce type arrogant et insupportable que j’étais quand j’allais en cous. Je voulais que tu puisses connaître le vrai moi, et pas le rôle derrière lequel je me cachais en permanence. Alors je n’ai pas dit toute la vérité. Je ne t’ai pas dit comment je me comportais en réalité, parce que je savais que tu allais me détester. Alors quand j’ai vu que c’était toi dans le café… je n’ai pas pu entrer et faire face à tous mes mensonges. Je ne voulais pas que tu te rendes compte que j’étais E@gle. J’ai pensé à ne pas venir, et à m’excuser ensuite par mail en prétextant un empêchement, mais je n’ai pas pu… »

Il fit une courte pause, et regarda le visage de Rowen, impassible.

« J’ai vu ton expression, si impatiente de rencontrer E@gle. Tes yeux brillaient d’espoir, et je me suis dit que je n’aurais pas le cœur à te laisser attendre et espérer toute la soirée. Alors j’ai demandé à Liam, qui m’accompagnait, de se faire passer pour moi. Je lui ai donné le ruban, et je l’ai suivi discrètement pour pouvoir lui envoyer des messages et venir à son aide si les choses devenaient trop difficiles. Il a suivi mes indications à la lettre, et tu n’y as vu que du feu. Je ne m’attendais cependant pas à ce que tu lui dises que tu l’aimais, et à ce qu’il t’embrasse. »

La brune eut une expression scandalisée, mais Michael ne sut pas si c’était parce qu’il avait refusé de la voir, parce qu’il avait envoyé Liam à la place, ou parce qu’il avait espionné toute la scène. Peut-être les trois à la fois. Il continua cependant.

« Je voulais te le dire, faire quelque chose, mais je n’ai pas réussi. Tu avais l’air tellement heureuse avec Liam, que j’ai décidé de m’effacer. Je m’étais déjà montré stupide avec toi plusieurs fois, et je ne voulais pas recommencer. Mais tu as encore été blessée par ma faute. Et lorsque je t’ai proposé de m’accompagner au bal, c’était pour t’avouer tout ça. Je ne voulais plus me cacher derrière des mensonges. Je voulais que tu saches toute la vérité. Je voulais être sincère avec toi. »

Il arrêta de parler, et fixa Rowen avec intensité. La jeune fille l’avait écouté avec patience, mais ne faisait toujours aucun commentaire. Elle était perdue dans ses réflexions, et passait par une foule de sentiments. D’un côté, elle était rassurée que Liam n’ait pas été E@gle. Elle comprenait un peu mieux toutes ces incohérences lorsqu’elle lui parlait. De l’autre, elle ne savait pas ce qu’elle devait ressentir à l’égard de Michael. De la colère ? L’impression d’avoir été trahie ? De la joie ? Elle se rendait à présent compte qu’elle avait toujours été attirée par Michael, depuis qu’elle avait appris à le connaître réellement. Lorsqu’il l’avait sauvée de McLaggen, lorsqu’elle l’avait consolé dans les couloirs après sa discussion téléphonique avec son père, et lorsqu’ils s’étaient retrouvés sur ce balcon. A chacun de ces évènements, elle avait inconsciemment reconnu E@gle à travers Michael, et s’était peut être laissée porter par ses sentiments. Au final, elle avait repoussé Michael lorsqu’ils s’étaient embrassés pour la dernière fois, mais ne l’avait fait que parce qu’elle aimait E@gle. Et ils étaient la même personne…

« Je ne sais pas trop quoi dire. » répondit enfin Rowen.

Et c’était vrai. Elle était heureuse que Michael lui dise enfin toute la vérité, mais d’un autre côté, elle avait peur de ce qui allait se passer. Allaient-ils arrêter d’être ami, à présent ? Il savait qu’elle l’aimait. Mais lui, était-il amoureux d’elle ? Ou étais-ce simplement ses gènes de dragueur invétéré qui l’incitaient à lui faire ces charmants numéros de type fou d’amour ?

Il glissa une main dans ses cheveux bouclés, et approcha son visage du sien.

« Je t’aime, Rowen. Tu es la seule qui compte pour moi. Tu es la seule qui me connaisse réellement. Et tu m’as apprécié pour ce que j’étais à l’intérieur, pas pour le reste. »

Il colla son front contre le sien.

« Je voulais savoir si je parviendrais à me faire apprécier sur internet, par des gens qui ne connaîtraient rien de moi ou de mon apparence. J’étais complètement déprimé quand tu as repoussé mes avances, lorsqu’on était chez moi. Mais à mieux y réfléchir, je suis heureux que tu l’ais fait, parce que tu aimais E@gle. »

Il s’approcha un peu plus, et ils s’embrassèrent comme lors de leur soirée chez Michael. La jeune fille lui rendit son baiser, et il caressa ses longs cheveux, passant une main derrière sa nuque, jouant avec le ruban noué autour de son cou. Il la prit dans ses bras parce qu’elle devait certainement avoir froid avec ses épaules nues, sans cesser de presser ses lèvres contre les siennes. Puis, lorsqu’ils eurent fini, il la regarda de nouveau dans les yeux en lui déposant un baiser sur le front.

« Je suis désolé de t’avoir menti. »

« Je suis désolée de t’avoir repoussé. Et d’être sortie avec ton meilleur ami. »

Michael eut un petit rire, et se colla contre elle.

« Maintenant, à toi de me dire tout ce que tu as sur le cœur. »

Rowen réfléchit un court instant, et caressa la main de Michael qui tenait la sienne.

« Je suis tombée amoureuse d’E@gle avant de commencer le lycée. Je te parlais avec grand plaisir parce que tu me ressemblais, et que tu comprenais. J’étais seule au collège, et j’avais enfin un confident. Je détestais les gens qui m’entouraient à l’école, mais je savais qu’il y avait quelqu’un, quelque part, qui se souciait de moi, et pouvait me parler sans faire attention à la manière dont je me comportais, ou m’habillais. Puis je t’ai rencontré, sans savoir que tu étais E@gle. Je t’ai détesté au départ, et tu m’insupportais parce que tu incarnais tout ce que je n’étais pas. Tu étais populaire, sociable, toujours entouré d’une bande d’amis, et tu semblais ne jamais avoir été brimé. Tu avais l’air superficiel, toujours à te pavaner comme un prince dans les couloirs, et tu m’exaspérais. Mais j’ai pu apercevoir plusieurs fois la personnalité que tu essayais de cacher. Celle d’un type sensible qui se cachait derrière une carapace pour ne pas se montrer vulnérable. Quand tu m’as sauvée puis consolée dans les couloirs, en laissant derrière toi Patil, je me suis rendue compte que tu étais quelqu’un de bien. Je n’ai pu vraiment avoir un aperçu de qui tu étais vraiment que lorsque tu t’es effondré, après la conversation avec ton père. C’est alors que j’ai compris que tu étais quelqu’un comme moi, qui avais juste peur. Quelqu’un qui essayait de faire comme si tout allait bien derrière tes sourires charmeurs et tes attitudes de starlette. »

Elle fit une courte pause pour reprendre son souffle, puis poursuivit.

« Au final, je me suis laissée charmée parce que je retrouvais E@gle à travers certains de tes mots et attitudes Quand on était chez toi, je me suis laissée emporter dans le feu de l’action, et je t’ai embrassé parce que j’en avais envie… avant de réaliser que je n’aurais pas dut, parce que j’étais déjà amoureuse de quelqu’un. La période où on ne se parlait plus était vraiment insupportable. Et au final, en rompant avec Liam, j’avais l’impression d’avoir tout perdu. E@gle et toi. J’ai été stupide de ne pas m’en rendre compte avant… »

« Ce n’est pas comme si je t’avais vraiment facilité la tâche. » commenta Michael.

Ils se regardèrent un long moment.

« Et donc, maintenant, qu’est-ce qu’il va se passer ? » demanda Rowen.

« Eh bien… Je pense que puisque nos sentiments sont réciproques, et qu’on a enfin eu l’occasion d’avoir une vraie conversation… »

Il glissa ses doigts entre les siens, et tint fermement sa main.

« … notre futur est tout tracé. Enfin… si tu veux encore de cet abruti arrogant qui se pavane dans les couloirs comme un Prince, et que tu peux lui pardonner de t’avoir menti, évidemment. »

« Et si tu pouvais oublier que je suis sortie avec ton meilleur ami, ce qui est, admettons-le, sacrément craignos. »

Ils se sourirent, et s’embrassèrent de nouveau. Qu’importe les obstacles et les mensonges, la vérité finissait toujours par resurgir. L’oncle Sirius avait raison, pensa Michael. Au final, ce qui lui était destiné lui reviendrait toujours. Et ce n’était pas lui qui allait s’en plaindre. Il pouvait enfin commencer à écrire une nouvelle histoire… avec la fille qu’il aimait à ses côtés.






Voilà, l'arc de "Hogwart High" est fini ! Désolée si ça a été vraiiimeeent long, mais je trouve ça plus amusant d'écrire une longue série de fic plutôt qu'une ou deux fics par ci par là c'est plus simple de suivre une trame, mais chut, faut pas l'dire. Puisqu'il me reste que quelques fics à écrire pour ce défi (6, pour être exacte), je me vois mal commencer un nouvel arc ici, donc ce sera soit des petites fics sans lien entre elles, soit de petits épisodes bonus tirés des trois grands arcs de ce défi, on verra Smile. Je prévois en tout cas d'écrire une sorte de "suite" à Hog-High, qui se déroulera un peu plus tard, et qui pourra être lue indépendamment de cet arc ! (parce que bon, devoir lire 16 gros pavés pour pouvoir en lire d'autres, j'avoue que ça me tenterai pas moi non plus). J'en dis pas plus pour le moment, merci d'avoir tout lu Wink.

A très bientôt pour un nouvel arc !



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MessageSujet: Re: [Défi#2] Rowen Lone   Mar 23 Avr - 5:46


Top Chef
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Couple : Rowen Lone & Faris Mosan
Personnages concernés : Rowen Lone, Faris Mosan, Roman Jones
Rating : PG
Thème : #18 : La cerise sur le gâteau
Tome concerné : Aucun
Nombre de mots : 1364 mots
Cadre : Plusieurs années après la fin de Poudlard pour Faris et Rowen. Ils sont tous deux diplômés. Rowen est une célébrité dans le monde des moldus, tandis que Faris participe à une célèbre émission de cuisine...




" TOP CHEF "
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Les cuisines rutilantes de la célèbre émission culinaire étaient parcourue d’une atmosphère tendue, comme à chaque fois qu’une nouvelle épreuve coup de feu débutait. Les 8 participants encore en lice étaient sagement installés derrières leurs plans de travail, tandis que le présentateur, affublé de petits cartons, exposait les règles. Faris Mosan, jeune cuisiner de 24 ans, écoutait attentivement les modalités de l’épreuve, sourcils froncés, concentré comme si sa vie en dépendait. Ses 7 adversaires étaient eux aussi immergés dans la compétition, et notaient de temps à autres des indications sur leurs carnets. Ce jour-ci, l’épreuve coup de feu consistait en la préparation d’une volaille, sans restrictions particulières. Une tâche qui aurait pu être simple, si les jurys n’étaient pas aussi tordus. Faris le savait bien, et attendait la seconde où on lui annoncerait la difficulté supplémentaire. Qu’étaient-ils encore capables d’inventer ? Si le produit était une simple volaille, il y aurait forcément une règle qui leur donnerait du fil à retordre. Cuisiner avec une seule main ? Se bander les yeux ? N’utiliser que des légumes de la même couleur ? Le jeune sorcier n’en savait rien, mais il se préparait psychologiquement à trimer et à suer sang et eau au cours de la prochaine heure. Une épreuve qui allait encore le pousser au bout de ses limites, et lui donnerait envie de se noyer dans son bouillon d’écrevisses.

Et comme il s’y était attendu, le verdict était bientôt tombé comme une lame de couperet. Pour cette épreuve coup de feu, les participants devraient cuisiner avec des animateurs et des personnes célèbres de la télévision moldue, qui, pour la plupart, n’avaient jamais touché un couteau de leur vie. Faris jeta un coup d’œil à Roman Jones, sur sa gauche, et prit une expression qui voulait clairement signifier « oulala, on se pend avec le filet pour gigot maintenant ou on attend encore un peu ? ». L’ancien Poufsouffle fit une mine dégoûtée, tandis que les grandes portes de la cuisine s’ouvraient.

Leurs commis un peu spéciaux pénétrèrent alors dans la salle, et Faris regarda attentivement toutes ces nouvelles têtes, en essayant de se demander lequel d’entre eux saurait tenir un couteau sans avoir l’air d’un babouin avec une baguette magique. La tâche risquait d’être un peu malaisée, puisque même si ces célébrités semblaient exceller dans leurs domaines, elles paraissaient aussi bien incapables de faire ne serai-ce que cuire un œuf dur.

Faris commençait déjà à désespérer de pouvoir sortir un plat convenable, lorsqu’il aperçut une ancienne élève de Gryffondor, qu’il n’avait jamais côtoyé personnellement, mais qu’ils connaissaient de nom. Après tout, qui ne pouvait pas connaître cette fille. Celle qui avait, d’après la légende, la force de cent hommes. Celle qui s’en prenait régulièrement à des premières années à Poudlard, et les secouait comme des pruniers pour qu’ils cessent-de-faire-perdre-des-points-à-Gryffondor-nom-de-dieu. Celle qui était sortie avec le plus grand Don Juan de toute l’école, et avait réussi à le faire rentrer dans le rang. Ouais. L’exceptionnelle Rowen Lone. pas d’autographes siouplaît

Dès qu’il la vit, Faris su qu’il voudrait travailler avec elle. Il jeta un nouveau coup d’œil à Roman, qui avait lui aussi reconnu la jeune fille, et fronça les sourcils. Rowen Lone était pour lui. Impossible qu’il travaille avec un stupide moldu qui ne savait même pas cuisiner. Il lui fallait LE Godzilla de combat. C’était obligatoire ! Avec elle, impossible de perdre.
Faris attendit que le présentateur invite les différents commis à choisir leurs partenaires, puis, sans réfléchir, il se mit à crier les mots suivants :

« Ballongomme ! Guirlande ! Mimbulus Mimbletonia ! »

Candidats comme invités s’arrêtèrent net en regardant Faris comme s’il venait de péter un boulon, et le jeune homme se demanda un instant s’ils allaient le faire interner –après tout, l’émission était rediffusé devant le pays tout entier- , mais fut soulagé lorsque Rowen lui fit un sourire et vint à sa rencontre, en annonçant à la cantonade qu’elle voudrait travailler avec lui –et puis de toute façon, les autres l’éviteraient comme la peste, après cette démonstration plus que spéciale de ses capacités intellectuelles-.

« Salut ! Rowen Lone, enchantée. » dit-elle à Faris avec un sourire espiègle en coin. Elle se pencha ensuite vers lui et chuchota à son oreille « Ancien lion, hein ? »

Faris fut content qu’elle ait reconnu l’allusion aux différents mots de passes qui avaient, un temps, permis d’accéder à la Salle Commune des Gryffondors, et l’invita à venir s’installer près de lui.

« Ouep ! Je savais que c’était toi dès que tu es arrivée dans la salle. La célèbre préfète de Gryffondor ! Ce n’est pas un visage qu’on peut vraiment oublier. »

« Ehe. Je suis contente d’être avec un… tu sais quoi. Si je m’étais retrouvée avec un Moldu, j’aurais trop eu peur de le faire exploser dans un accès de rage. »

« C’est bien ce que je me disais. Enfin, tu aurais aussi pu être avec Roman Jones, là-bas. Mais c’est un ancien Poufsouffle. »

« Hm non. Je suis une patriote, je préfère rester avec les Rouges et Ors. »

Ils se sourirent, papotèrent quelques secondes, puis écoutèrent les dernières recommandations de l’épreuve. Apparemment, la première demi-heure, les candidats n’avaient pas le droit de toucher les aliments, et devaient laisser tout le travail à leurs commis. Ils reprendraient alors les rennes à la seconde demi-heure, et pourraient finir l’épreuve en bonne et due forme dans le peu de temps qu’il leur resterait.
Faris attendit le signal de départ, et fonça comme un boulet de canon vers le garde-manger dès que le présentateur donna le coup d’envoi, poussant à grands coups de bras les autres participants This is Sparta !. Il attrapa ensuite de quoi faire un plat convenable, et revint à son plan de travail en courant comme s’il était poursuivi par un Scrout à Pétard particulièrement repoussant. Il jeta tout devant Rowen, et commença à lui indiquer ce qu’elle devait faire.

L’ancienne préfète des Gryffondor attrapa un couteau, et commença à éplucher les légumes, sous les instructions incessantes de Faris.

« Ouais, dans ce sens-là ! Heu non, le tiens pas comme ça, on dirait que tu veux tuer quelqu’un. Dépêche-toi, dépêche-toi, il faut que tu lances les cuissons si tu veux qu’on finisse à temps. Vas-y, cours un peu ! Prends le piment d’Espelette, met en une pincée ici. Attention ! L’eau va déborder ! Non, ne goûte pas la sauce. Va te laver les mains tout de suite. Dépêche-toi de sortir le poulet du four, sinon il sera trop cuit ! Non ! Ne met pas autant de poivre ! »

« Oh, tu vas la fermer un peu ?! » lui intima Rowen en lui jetant un regard noir. « Ça va, je gère. »

« Ouais enfin là tu voulais mettre l’œuf dans la crème chaude. Tu veux faire de l’œuf brouillé ou quoi ? Je t’ai dit que c’était pour faire dorer la pâte feuilletée. Ah et il faut que tu sortes la peau du poulet de la friteuse, sinon elles vont carboniser, et… »

Rowen l’embrassa longuement pour le faire taire, et Faris en lâcha le saladier qu’il venait d’attraper. Le contact dura quelques instants, et le jeune homme sentit le rouge lui monter aux joues. Il s’apprêta à rédiger mentalement son testament –Michael Corner allait l’écorcher vif quand il verrait la scène à la télévision-, lorsque Rowen décolla doucement ses lèvres des siennes, en le regardant, pas perturbée le moins du monde.

« Tais-toi un peu, tu me donnes mal à la tête. »

Elle retourna ensuite à ses préparations, tandis que le cuisiner restait sur place, complètement déboussolé. Le présentateur passa à côté de lui, et lui donna un petit coup de coude.

« Eh ben Faris, je vois qu’il y en a qui ne perdent pas de temps. » commenta-t-il avec un sourire suggestif.

Le jeune homme le regarda, eut un petit haussement d’épaules avec un sourire bête, et se lança dans la bataille pour la dernière demie heure qui lui restait. Cette épreuve-là serait pour lui ! Ce n’était pas tous les jours qu’on pouvait avoir un Godzilla en tablier comme commis !





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MessageSujet: Re: [Défi#2] Rowen Lone   Mar 23 Avr - 19:01


Conte de Noël ( partie 1 )
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Couple : Rowen Lone & Keira Williams
Personnages concernés : Rowen Lone, Keira Williams
Rating : PG
Thème : #16 : Conte de Noël
Tome concerné : Aucun
Nombre de mots : 997 mots
Cadre : Univers parallèle où les personnages n'ont aucun pouvoir magique. Rowen et Keira sont amies d'enfance depuis la primaire, et ont à présent 24 ans. Rowen échange des lettres avec un correspondant depuis qu'elle est petite, et doit à présent le rencontrer. Mais il y a un gros problème : elle a envoyé les photos de Keira à la place des siennes ! Comment va-t-elle se sortir de cette situation ?

Note de l'auteur : Cette fic peut ressembler à celle de Hogwarts High. Et c'est normal, puisque la série précédente était en partie inspirée (entre autre) du film qui inspire à présent cette fic Wink. Mais même si le fond reste le même, je tente d'écrire quelque chose de différent pour que ça ne fasse pas trop redondant par rapport à l'autre arc ! En espérant que ça vous plaira tout de même !
PS : et c'était un film qui passait à Noël, d'où le titre de l'arc. Après, impossible de me souvenir du nom exact xD.




" Conte de Noël (partie 1) "
...................................................................................................................................................................

La neige commençait à tomber doucement et paisiblement sur Londres et ses jolies bâtisses de pierre froide. Depuis quelques jours déjà, les rues s’étaient parées de leurs plus belles décorations de Noël, et les trottoirs avaient étés envahis de petits marchands de sapins ou autres spécialités typiques de ces fêtes de fin d’année. Rowen Lone, jeune femme âgée de 24 ans, courrait dans les allées couvertes de neiges, emmitouflée dans une combinaison manteau-écharpe-gants-et-bonnet-de-laine. Derrière elle, Keira Williams, petite rouquine pétillante en talons hauts, peinait à suivre le rythme, croulant sous les sacs de shopping et les boîtes de chaussures soldées.

« Attends-moi-Rowen ! » parvint à articuler la rousse, en s’arrêtant au coin d’un mur pour reprendre son souffle.

Rowen s’arrêta et revint sur ses pas pour sermonner son amie, mains sur les hanches.

« Si tu ne t’étais pas mise en talons, tu aurais moins de mal à courir. Quelle idée de porter 10cm supplémentaires alors qu’il y a de la neige ! »

Keira esquissa un sourire candide et balaya d’un revers de main, les remontrances de son amie.

« Pourquoi es-tu si pressée d’ailleurs ? Ce n’est pas comme si ton rencard allait s’envoler. Et d’ailleurs, pourquoi tu as besoin de moi ? »

Rowen haussa les épaules et se retourna, d’un air gêné. Elle regarda partout autour d’elle pour voir s’il n’y avait pas d’oreilles indiscrètes qui traînaient dans le coin, puis se pencha vers Keira.

« Bon écoute. Je t’ai dit que j’avais rendez-vous avec ce garçon avec qui j’échange des lettres depuis que je suis en primaire, n’est-ce pas ? »

Le regard de Keira s’illumina, et elle tapa dans ses mains, se remémorant l’attachante histoire de son amie.

« Ouiiii ! On avait lancé des ballons à hélium avec nos coordonnées écrites sur un petit bout de papier, qui demandait à la personne qui trouverait le ballon de nous contacter ! Les profs pensaient que ça faisait une chouette correspondance. Par contre, personne ne m’a recontactée. Je suppose que mon ballon est tombé dans la mer, chanceuse comme je suis… »

« Oui, oui » , la coupa Rowen avec impatience. « Le point est que je me suis liée d’amitié avec mon correspondant, qui habite aux Etats-Unis. On n’a jamais eu l’occasion de se rencontrer, mais il m’a dit qu’il viendrait enfin à Londres ! Du coup, il a voulu qu’on se voie… »

« Et c’est une histoire tout simplement géniale ! » s’exclama Keira en sautillant sur place, surexcitée. « Vous allez tomber amoureux, fonder une famille, avoir beaucoup d’enfants, et cetera… »

« Le problème » l’interrompit Rowen « C’est que quand il m’a demandé une photo, en primaire, je lui ait donné la tienne… »

Keira ouvrit grands les yeux et recula tellement rapidement qu’elle trébucha et tomba robe-lolita-hors-de-prix la première sur le sol couvert de neige. Rowen parut plus gênée que jamais, et aida son amie à se relever.

« Mais pourquoi t’as fait ça ?!! » demanda la rouquine, choquée.

« Ben… j’étais pas très mignonne, on va dire, en primaire… Tu as toujours été la plus jolie, alors je me disais que s’il me trouvait moche, il arrêterait de m’envoyer des lettres. Alors que toi, voilà quoi. »

Rowen laissa sa phrase en suspens, et exerça une petite pression sur le menton de Keira pour lui refermer la bouche, qu’elle avait grande ouverte.

« Et du coup, j’étais obligée de continuer à lui envoyer des photos de toi, après, tu comprends. Même si bon, maintenant, je n’ai plus la même tête horrible que quand j’étais gosse. Passer du roux au brun, ça aurait fait vraiment louche… »

« Oui, oui, je vois, ça se tient. » répondit Keira en hochant la tête de haut en bas. « Et du coup, qu’est-ce que tu veux qu’on fasse ? »

Pas vexée pour le moins du monde, ni fâchée que son amie d’enfance ait envoyé des photos d’elle sans son autorisation –à la rigueur, c’était même flatteur-, Keira se rapprocha de Rowen en prenant son air ultra-confidentiel-on-parle-de-choses-de-filles-passe-ton-chemin. La brune eut un sourire, rassurée, et continua :

« Bon écoute, j’ai réfléchis à un plan. Je n’ai pas vraiment envie de le rencontrer. Je veux juste qu’on continue à s’échanger des lettres, tu vois ? Mais je ne pouvais pas refuser de le voir… Alors ce qu’on va faire, c’est que tu vas y aller à ma place, te faire passer par moi, et basta, ok ? »

« Ouais je vois. Mais je ne suis pas toi. Comment je vais faire pour me comporter comme tu le fais ? »

Parce qu’elles avaient beau être amies, Keira n’était pas du tout le même genre de fille que Rowen. Il ne pouvait pas y avoir plus différentes que ces deux-là… la tâche s’annonçait plutôt ardue.

« T’inquiète pas, contente toi de dévier la conversation sur des sujets que tu aimes, sans que ça ne risque de compromettre notre relation, ok ? J’ai pas envie qu’il arrête de me parler parce que tu lui auras dit un truc bizarre. »

« Ça marche. Par contre Rowy, tu m’en dois une. »

La rouquine s’approcha de son amie, et déposa un baiser furtif sur ses lèvres. Puis elle lui fit un sourire espiègle, et passa les mains derrière sa tête en chantonnant. Rowen la regarda avec une expression lasse, comme si ce n’était pas la première fois que ça arrivait, et déclara d’un ton détaché :

« Keira… faut vraiment que tu te fasses soigner. »

Un baiser entre filles ne la dérangeait pas vraiment. Mais Keira avait vraiment la manie d’embrasser tous les gens qui passaient à sa portée, comme si c’en était compulsif. Elle soupira, mais eut tout de même un petit sourire. Elle fit alors signe à Keira de la rejoindre, et elles partirent ensuite toutes deux bras dessus, bras dessous, vers le lieu du rendez-vous. Cette journée risquait d’être riche en rebondissements !





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MessageSujet: Re: [Défi#2] Rowen Lone   Mer 24 Avr - 17:20


Conte de Noël ( partie 2 )
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Couple : Rowen Lone & ?
Personnages concernés : Rowen Lone, Keira Williams, Faris Mosan, Michael Corner
Rating : PG
Thème : #29 : Euphorie
Tome concerné : Aucun
Nombre de mots : 1776 mots
Cadre : Suite de la fic précédente. Le correspondant de Rowen arrive à l'aéroport, avec lui aussi, un petit secret caché...



" Rencontre fortuite (partie 2) "
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Michael Corner, jeune homme séduisant de 25 ans, était confortablement assis dans son siège d’avion. A ses côtés, son meilleur ami, Faris Mosan, était en train de consulter ses notes de façon compulsive, et tentait de ne pas faire attention aux innombrables regards féminins qui se posaient sur eux. Au bout d’un moment, dérangé par les gloussements incessants de ces péronnelles, le brun se tourna vers le sujet de toutes ces œillades indiscrètes, et soupira.

« Mich’… Je veux bien que tu fasses attention à ton physique et tout, mais pourrais-tu s’il te plaît ne pas porter de lunettes de soleil dans l’avion ? Je crois que ces filles en sont tellement émoustillées qu’elles vont finir par faire de l’hyperventilation. Tu pourrais pas… je sais pas. Enfiler ces lunettes de mousse à la place ? »

Faris attrapa les bandeaux de mousses disponibles pour chaque passager, qui permettaient de pouvoir passer une nuit convenable dans l’avion, et les tendit à Michael, qui fit une moue et lui tapa dans la main pour faire sortir cet horrible accessoire de son champ de vision.

« T’es dingue ? Je vais pas mettre ça, j’aurais l’air de quoi ? » demanda Michael à voix basse, pour que personne ne l’entende –et surtout pas la rangée de jolies filles qui lui adressait des sourires aguicheurs depuis le début du trajet-.

« D’un crétin avec des lunettes de mousses. Ce sera toujours mieux qu’un crétin avec des lunettes de soleil dans un avion. » répliqua Faris en haussant les épaules.

Michael eut une sorte de petit rire incrédule, comme s’il avait déjà abandonné l’idée d’inculquer à Faris son sens de la grâce et du style, et s’adossa de plus belle sur son siège, en déboutonnant un peu sa chemise. Faris leva de nouveau les yeux au ciel – « Michael, on est en plein hiver, ne déboutonne pas ta chemise, voyons » -, mais ne fit aucun commentaire, un peu exaspéré par le comportement de son meilleur ami, qu’il subissait depuis qu’ils étaient en primaire. Il préféra donc changer de sujet, et fouilla rapidement dans sa poche pour en ressortir une petite photo légèrement froissée, qu’il gardait dans son portefeuille.

« Ca y est ! » s’exclama-t-il, surexcité. « Je vais enfin la voir ! »

Michael jeta un coup d’œil à la photo, lâcha un petit « pas mal », et demanda d’un air las :

« De quoi tu parles ? »

« De Rowen Lone ! La fille avec qui j’échange des lettres depuis la primaire. Tu te souviens ? L’histoire du ballon à hélium, tout ça. »

« Ah oui, ça. » répondit Michael sur un ton détaché.

Les histoires d’amour ne l’intéressaient pas vraiment. Il préférait s’amuser avec le plus de filles possibles, profiter de sa jeunesse, et surtout, surtout, ne pas s’attacher à une personne. De quoi aurait-il l’air ? Il était Michael Corner, après tout !

« Quoi qu’il en soit » , reprit Faris, bien décidé à faire entrer Michael dans la conversation allezzzz, parle-moi Mich’, je m’ennuies comme un vieux rat mort moi ! « Je lui ait donné rendez-vous à l’aéroport pour la rencontrer… mais j’avais oublié qu’il y avait un GROS problème. Et pas des moindres. »

« Lequel ? » demanda Michael en relevant ses lunettes sur son front –et en adressant au passage, un petit clin d’œil aux filles qui l’admiraient-. Faris prit une grande inspiration avant de se jeter à l’eau :

« Quand elle m’a demandé une photo de moi, en primaire… ben… je lui ai envoyé la tienne. »

Michael se redressa si vite qu’il en oublia presque de paraître cool.

« Quoiii ?! » demanda-t-il à voix basse en attrapant Faris par le col.

« Désolé ! Désolé ! » s’excusa Faris à toute vitesse –ce qui n’était pas difficile, vu son débit de parole habituel. Il avait largement le temps de s’expliquer trois fois avant que Michael ne puisse en placer une-. « Mais franchement, j’avais une de ces tronches en primaire… Alors du coup, je lui ai envoyé une photo de toi, t’as toujours été beau gosse. »

Ces paroles semblèrent apaiser Michael, qui relâcha le col de Faris et se rassit sur son siège.

« Bon dans ce cas, le problème est réglé. Tu vas la voir, tu lui dis que tu as menti, et voilà. »

« T’es stupide ou quoi ? Tu crois que je peux me ramener comme ça, comme un inconnu, et lui dire ‘Eh salut, ça va ? Tu sais quoi ? C’est à moi que tu parlais pendant tout ce temps, mais ce n’était pas du tout moi en fait. C’est compliqué, mais viens, on va boire un verre ensemble !’. Ça c’était un scénario bon pour la fic précédente. »

« Mouai en effet. » répondit Michael sans relever la première partie de la réplique de Faris –et encore heureux, sinon il l’aurait sûrement déjà étranglé-. « Dans ce cas, tu veux qu’on fasse quoi ? »

Les yeux de Faris se mirent à pétiller, et il se pencha sur son meilleur ami pour lui chuchoter son plan à l’oreille, tandis que l’avion amorçait sa descente pour rejoindre la piste d’atterrissage…

******

L’aéroport était noir de monde, mais assez bien organisé pour que les personnes qui devaient se retrouver puissent le faire sans problème. Aussi pouvait-on voir des bandes de gens, çà et là, qui tenaient des pancartes aux noms des proches qu’ils attendaient. Rowen et Keira étaient arrivées quelques minutes avant que l’avion du correspondant de la brune n’arrive, et patientaient sagement, cachées derrière des rambardes. Elles étaient encore en train de mettre au point les derniers détails de leur super-plan-infaillible-rien-ne-peut-foirer quand un petit jingle d’aéroport se déclencha, annonçant l’arrivée imminente des passagers du vol New York-Londres.

Rowen paniqua, et s’assit derrière un portant de marchand de journaux, le cœur battant. La rouquine s’installa près d’elle, et récapitula.

« Bon, je vais le voir, je l’aborde, et on partira ensuite prendre un café ou un truc du genre. Après je prendrai congé dans une ou deux heures, et voilà. »

« Parfait » confirma Rowen. « Je reste juste là pour vous voir partir, et je rentrerai ensuite chez moi. »

Elles eurent un accord silencieux, et Rowen tenta de se calmer un peu. Même si elle n’allait pas voir son correspondant maintenant –ni jamais, d’ailleurs-, et qu’elle avait envoyé Keira à sa place, elle ne pouvait s’empêcher d’être fébrile. Et puis, elle avait beau promettre de rentrer chez elle directement après avoir eu un aperçu de Faris, elle était partagée entre l’envie de faire confiance à Keira, et celle de les espionner. Elle savait bien que son amie n’aurait pas apprécié le fait d’être suivie, mais c’était plus fort qu’elle.

« Oh, je le vois, il est en bas ! » murmura Keira, surexcitée. « Bon ben j’y vais. » ajouta-t-elle à l’adresse de son amie, en réajustant ses boucles rousses et son mascara. « Je te laisse mes sacs de courses, je passerai les récupérer chez toi ce soir. »

« Pas de soucis » répondit Rowen avec un sourire, en prenant les imposants sacs remplis de vêtements, chaussures et autres accessoires hors de prix.

Elle regarda ensuite Keira descendre les marches, et aller aborder le jeune homme brun et séduisant qui portait des lunettes de soleil –même s’il n’y en avait pas, on était en Angleterre, après tout-. Elle les observa un moment avec une pointe d’envie et de curiosité –elle ne pouvait rien entendre de là où elle était-, et décida, dès qu’ils furent trop occupés par leur conversation pour remarquer sa présence, de les rejoindre dans le hall pour les filer discrètement.
Les sacs rendaient son parcours malaisé, mais Rowen parvint à se cacher derrière un petit kiosque qui vendait des cigarettes et des petits encas pour les passagers affamés.

Elle vissa son bonnet de laine sur sa tête, afin de passer inaperçu, et vit Keira et son correspondant commencer à quitter l’aéroport, certainement pour aller chercher un coin tranquille où boire quelque chose et dialoguer tranquillement. La brune quitta donc sa cachette, et les suivis à grands pas, tout en prenant soin de rester plusieurs mètres derrière.

Elle était tellement prise par sa filature, qu’elle ne remarqua même pas la silhouette devant elle, et percuta un jeune homme de plein fouet.

Manque de chance, ses lèvres effleurèrent brièvement celles de l’inconnu, et elle tituba, avant de se faire rattraper par le coude par un jeune homme de son âge, aux cheveux bruns et bouclés.

« Oh là ! Excuse-moi, tu vas bien ?! » demanda son interlocuteur, une expression quelque peu préoccupée sur le visage.

Rowen le dévisagea un instant, et secoua la tête de haut en bas.

« Heu oui, tout va bien, merci. Désolée, j’étais pressée, je n’ai pas fait regardé où j’allais… »

L’inconnu lui fit un petit sourire timide.

« Pas de soucis. Je viens d’arriver à Londres alors je ne sais pas trop où aller, tu peux m’indiquer un bon coin où je pourrais me poser ? Je dois aussi aller à mon hôtel, il vaut mieux que j’y aille en bus ou en taxi ? »

Il parlait tellement vite que Rowen avait du mal à le suivre. Elle jeta un coup d’œil vers l’extérieur de l’aéroport, repéra Keira et son correspondant arrêtés près d’une vitrine, contemplant les produits touristiques qui y étaient exposés, et remercia le bon dieu. Au moins, ce petit imprévu ne lui avait pas fait perdre ses cibles de vue.

Elle reporta donc son attention sur le touriste américain –vu son accent, et sachant que le dernier avion arrivé venait de New York, il n'était pas difficile de deviner d'où il sortait-, et le coupa dans son monologue.

« Heu désolée, je dois filer, je suis pressée. » dit-elle en faisant un petit signe de la tête, et en tournant les talons.

Ce n’était pas comme si elle avait du temps à perdre avec un inconnu, alors qu’elle avait des choses bien plus importantes à faire. Elle s'engouffra donc par les portes encore ouvertes de l'aéroport, et se cacha derrière un lampadaire.

Faris regarda Rowen se comporter comme une personne extrêmement louche, mais n'insista pas et resta en plein milieu de l’aéroport. Il aurait bien aimé avoir un peu de compagnie pour ces quelques heures à attendre Michael, mais la personne qu'il avait réussi à aborder ne lui avait pas laissé le temps de lui proposer un café. Il haussa alors les épaules, tira sa valise et celle de Michael, puis héla un taxi pour rejoindre son hôtel…




Dernière édition par Rowen Lone le Dim 28 Avr - 8:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Défi#2] Rowen Lone   Jeu 25 Avr - 19:39


Conte de Noël ( partie 3 )
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Couple : Rowen Lone & Keira Williams
Personnages concernés : Rowen Lone, Keira Williams, Faris Mosan, Michael Corner
Rating : PG
Thème : #15 : Logique
Tome concerné : Aucun
Nombre de mots : 1921 mots
Cadre : Suite de la fic précédente. Keira et Michael rentrent tous deux de leurs rendez-vous, encore persuadés qu'ils ont respectivement affaire à Faris et Rowen. Mais le courant est visiblement bien passé entre les deux remplaçants, et ils comptent se revoir le lendemain... ce qui n'est pas au goût de tous.



" Un léger imprévu (partie 3) "
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Contrairement à ses plans initiaux, Rowen n’était pas parvenue à retrouver Keira et « Faris » (qui était en fait Michael Corner, le meilleur ami de son correspondant) après avoir laissé l’inconnu de l’aéroport (qui se révélait être en réalité Faris !) en plan au milieu du hall. Elle les avait en effet complètement perdu de vue à cause d’un bus double étage rouge pétant typiquement Londonien qui était passé devant elle, laissant le temps à ses deux cibles de se faire la malle en toute discrétion. La brune avait fusillé du regard le chauffeur de bus pour lui signifier qu’il venait de gâcher sa journée, et celui-ci jugea bon de se venger en roulant dans une grande flaque de neige fondue pile à côté de Rowen pour la tremper de la tête aux pieds. Ce fut donc complètement mouillée et furibonde que la jeune fille rentra chez elle.

Après avoir entreposé les affaires de shopping de Keira –qui, par chance, n’avaient pas subit la mauvaise humeur du chauffeur de bus-, Rowen alla prendre une douche puis se changea. Elle alluma ensuite la télévision et regarda quelques vieux navets de Noël, en attendant que Keira passe la voir. Les deux amies avaient convenu qu’elles devraient se retrouver dans l’appartement de Rowen dès lors que le rendez-vous se serait achevé, afin de partager quelques potins et parler un peu du correspondant New Yorkais. Mais les heures passaient –interminables-, et Keira n’avait toujours pas daigné montrer le bout de ses boucles rousses. Ce qui était fichtrement inquiétant.

Faris était, d’après ses lettres, quelqu’un de respectable, de joyeux et de sympathique –même si ses photos laissaient penser qu’il était plutôt arrogant, imbu de lui-même et narcissique-. Cependant, Rowen n’avait jamais douté de sa sincérité et ne l’avait jamais considéré comme une personne potentiellement louche et mentalement dérangée. Et si ça avait été le cas ? Et si elle avait précipité Keira dans les bras d’un tueur en série psychopathe ? A l’heure qu’il était, son amie était peut-être déjà découpée en morceaux, et s’était peut être transformée en matière première pour des chaussons à la viande –non, je vous jure que Rowen n’était pas en train de regarder Sweeney Todd-. Mazette ! Voilà qu’elle commençait à stresser. Aussi eut elle pratiquement une crise cardiaque lorsque la porte de son appartement s’ouvrit dans un grincement glauque je vous préviens, je suis armée !

Keira entra penaude dans la pièce, et regarda Rowen avec un petit sourire gêné. La brune soupira lorsqu’elle reconnut son amie, et se leva pour aller l’accueillir.

« Qu’est-ce que tu as fichu pendant tout ce temps ? Je m’inquiétais pour toi ! Ca fait déjà 5 heures que tu es partie… »

La rouquine eut une expression coupable.

« Le temps est passé beaucoup plus vite que prévu. Faris est vraiment un chouette type… et heu… il a insisté pour qu’on se revoit demain midi. »

Rowen parut scandalisée.

« Quoi ?! Mais tu étais censée ne rester avec lui qu’une ou deux heures et prendre congé à jamais ! »

« Je sais, je sais ! » s’excusa Keira. « Mais il a insisté, je n’ai pas pu refuser ! »

Rowen se laissa tomber sur son canapé, la tête entre les mains.

« Argh, c’est vraiment pas de veine. Plus tu le vois et plus on risque de se faire griller. Mais bon, s’il le faut vraiment, pas de soucis… »

Après tout, ce n’était pas comme si elle avait le choix. Si elle avait été à la place de Keira, elle n’aurait pas non plus refusé de revoir son vieil ami d’enfance alors qu’il n’était sur Londres que pour une courte durée. Sauf que dans le cas présent, elles avaient toutes deux un secret à cacher. Mais la rouquine avait l’air de tellement s’être amusée en compagnie de Faris-Michael, que Rowen ne pouvait lui en vouloir. Et c’était d’ailleurs parfaitement compréhensible ! Faris avait toujours été sympathique et drôle, donc il était difficile d’imaginer passer un mauvais moment avec lui…
Elle ne voulait pas se l’avouer, mais elle se sentait quelque peu… jalouse. Elle n’en fit cependant rien paraître, et se contenta d’approuver le rendez-vous de son amie.

Keira, après avoir eu l’accord de son grand gourou, rejoignit Rowen en se posant sur un coussin, et esquissa un petit sourire candide. Elle se jeta ensuite sur la brune puis l’embrassa brièvement sur la bouche pour la remercier. Rowen la repoussa immédiatement, non sans éclater de rire.

« Arrête çaaaa ! Mon dieu Keira ! T’es irrécupérable ! »

Keira s’excusa ensuite et prétexta une grande fatigue pour pouvoir rentrer chez elle. Rowen fut quelque peu déçue que la rouquine ne veuille pas tout lui raconter sur Faris, mais la laissa regagner son appartement pour prendre un peu de repos. Après tout, elle aurait tout le temps le lendemain, après le second rendez-vous de Keira et Faris, de poser toutes ses questions…

******

A l’hôtel central de Londres, Faris était allongé sur un des lits de la chambre qu’il partageait avec Michael. Il fixait le plafond d’un regard vide, et hésita à appeler une nouvelle fois la réception, juste pour avoir quelqu’un avec qui parler. Mais il avait déjà tellement raconté sa vie à la jeune femme de l’accueil qui s’occupait de recevoir ses appels, qu’elle l’avait très certainement mis sur liste rouge. C’était toujours plus fort que lui. Faris était un grand bavard de nature, et adorait parler de tout et de rien à tout le monde. C’était d’ailleurs certainement pour ça qu’il s’était si bien entendu avec sa correspondante de Londres, à qui il racontait sa vie dans les moindres détails –ou presque-. Et en parlant de Rowen, le jeune homme commençait à s’inquiéter un peu de ne pas revoir Michael. Certes, son meilleur ami avait certainement déjà fini son rendez-vous avec l’anglaise, et avait dut repérer une jolie midinette avec une jupe aussi courte qu’un mouchoir de poche, ce qui expliquait potentiellement son énorme retard. Mais il aurait au moins pu répondre à un des innombrables SMS que Faris lui avait envoyé ! A moins qu’il ne soit dans une situation tellement extrême qu’il n’ait pas pu prendre le temps de taper un texto et l’idée de Rowen en psychopathe folle n’avait même pas effleuré l’esprit de Faris.

Le New Yorkais était sur le point d’envoyer un autre SMS à son coloc’, lorsque la porte de la chambre s’ouvrit doucement.
Michael apparut dans l’entrebâillement, ses lunettes de soleil toujours vissées sur son nez, ce qui eut pour effet de rendre Faris extrêmement heureux et blasé en même temps. Ce dernier se leva immédiatement de son lit pour aller à la rencontre de son meilleur ami, en l’assommant de questions au passage.

« Mich’ ! C’est maintenant que tu rentres ? Tu faisais quoi ? Rowen a été cool ? Elle est aussi jolie en vraie que sur sa photo ? Dis-moi, pourquoi tu répondais pas à mes SMS ? Et au fait, pourquoi tu portes encore tes lunettes, on est en Angleterre… »

Michael eut la même expression que celle d’un type avec une mauvaise gueule de bois, à qui on parlerait trop fort de bon matin.

« Oh là, calme-toi. » lui dit-il en grimaçant.

Il enleva ensuite ses affaires et alla s’assoir sur son lit. Faris s’accroupit sur le sien en se mettant dans une position confortable pour écouter tout le compte rendu que Michael allait lui faire, les yeux brillants, impatients d’avoir de bonnes nouvelles croustillantes.

« Bon alors, si tu veux savoir, oui, Rowen est vraiment super chouette, et oui, elle est vachement jolie. Après, j’étais avec elle depuis qu’on a quitté l’aéroport, donc je n’ai pas pu répondre à tes SMS. Et arrête de me poser cette question pour mes lunettes de soleil. Tu sais très bien que les lumières dans les hôtels sont agressives. ça m’abime l’iris de mon œil #PAF# »

Faris parut étonné.

« Sérieux, t’étais avec elle ? Je croyais que tu voulais faire du tourisme après, et que t’avais croisé une jolie fille sur le passage. »

Michael fit craquer ses articulations, et eut fugitivement un air gêné. Mais il reprit bien rapidement son expression de mec cool.

« Hm ouais, elle était plus sympa que je l’aurais pensé. Du coup c’était agréable de rester avec elle, et je lui ai même proposé qu’on déjeune ensemble demain. »

« Quoi ?! T’as pété un plomb ? Pourquoi tu ferais ça ? »

Faris eut l’air tellement déboussolé que Michael se sentit légèrement coupable. Il savait bien qu’il avait la réputation d’être un mec qui ne faisait rien sans en tirer un quelconque avantage –il avait fait du chantage à Faris pour accepter de lui rendre service, et avait gagné une semaine de soins aux spas-.

« Ben… écoute, faut que je te dise quelque chose. »

Il vérifia brièvement que Faris était bien assis, et enclin à l’écouter –en général, c’était lui qui parlait tout le temps et Michael qui écoutait à moitié, certes- puis fit son aveu.

« Ta Rowen… Elle était tellement mignonne que je l’ai, heu… embrassée. »

Faris écarquilla les yeux et s’agita tellement que Michael cru qu’il était en train d’improviser un numéro de break dance.

« Tu as fait QUOI ?! Mais Mich’, tu sais bien que j’ai le béguin pour cette fille depuis la primaire ! Comment t’as pu me faire ça à moi ?! »

« Je sais, je sais ! » s’excusa Michael en joignant les deux mains comme s’il était en train de prier noooon me frappe pas ! Enfin si tu veux, oui, mais pas mon visage !

« Et tu lui as filé un second rencard ?! J’y crois pas, t’es gonflé quand même, un peu ! J’espère que vous ne faisiez que boire un café ! »

« Mais oui t’inquiète ! Enfin je savais pas quoi faire, elle me regardait avec ses grands yeux ! Et elle avait les dents parfaitement blanches ! tu sais à quel point c’est rare ? »

« Ta logique est vraiment pourrie ! Tu sautes sur tout ce qui bouge, y compris les femmes plus vieilles ET plus jeunes que toi ! » s’indigna Faris. « T’aurais pas pu retenir tes hormones pour une fois, et ne pas bécoter MON amie ?! »

Ils auraient pu continuer à se disputer encore longtemps, mais Michael parvint à trouver les mots qu’il fallait pour apaiser Faris. Il lui promit de ne pas recommencer le lendemain, et de s’excuser auprès de Rowen pour son attitude de goujat. Faris sembla trouver cette solution acceptable, mais bouda tout le reste de la soirée, ce qui, si vous voulez mon avis, ne dérangeait pas Michael pour autant enfin une nuit tranquille.

Dans l’esprit de Faris, cependant, il voyait sans cesse l’infâme trahison de son meilleur ami. Il remonta donc les couvertures sur sa tête, et fut impatient d’être le lendemain. Michael allait voir qu’il ne fallait pas énerver Faris, sous peine d’en subir de graves conséquences… Et puis il avait pris sa décision. Demain, il irait suivre Michael, pour s’assurer que les choses allaient être arrangées en bonnes et dues formes… Et cas contraire, ça risquait de barder pour l’humble postérieur de son meilleur ami. Parole de scout ! Il tomba alors dans un profond sommeil, peuplé de ballons à hélium, de postérieurs de Michael Corner, et de sa jolie rousse... Le lendemain risquait de ne pas être de tout repos !




Dernière édition par Rowen Lone le Dim 28 Avr - 8:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Défi#2] Rowen Lone   Dim 28 Avr - 6:41


Conte de Noël ( partie 4 )
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Couple : Rowen Lone & Faris Mosan
Personnages concernés : Rowen Lone, Keira Williams, Faris Mosan, Michael Corner
Rating : PG
Thème : #17 : Adieu
Tome concerné : Aucun
Nombre de mots : 3628 mots
Cadre : Suite de la fic précédente. Le lendemain, Keira se rend à son rendez-vous avec Michael (qu'elle croit être Faris). Rowen part espionner le rendez-vous, sans savoir qu'elle va de nouveau faire une rencontre fortuite.



" Ce n'est qu'un au revoir (partie 4) "
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« Lion rouge à Blaireau Jaune. Cible repérée à midi. Je répète. Cible repérée à midi. A vous. »

Jonathan Harkins, jeune étudiant en droit blond, était dans sa cuisine en train de préparer le déjeuner, affublé d’un petit tablier jaune jonquille. Tandis qu’il touillait d’un air distrait le plat qui mijotait joyeusement dans sa casserole avec une grande spatule en bois, il tenait son téléphone portable intercalé entre sa joue et son épaule, et levait les yeux vers le ciel, d’un air à la fois blasé et amusé.

« Rowen, ce n’est pas la peine que tu me fasses un compte-rendu, je suis à au moins des dizaines de kilomètres de l’endroit où tu te trouves. Et puis je te signale qu’on utilise midi dans ce contexte là pour indiquer une direction, et pas pour dire qu’il est midi… »

« Jo’, t’es en train de casser l’ambiance, là ! Laisse-moi m’y croire un petit peu. Oh attend ! »

Rowen se jeta dans un buisson lorsqu’un promeneur un peu trop suspect passa près d’elle. Jonathan entendit des bruits de brindilles et de feuilles qui s’écrasaient, tandis que sa meilleure amie était –il l’imaginait- en train de se cacher dans des bosquets. Le téléphone crachota un moment, et la voix de Rowen reprit, dans un chuchotement presque inaudible.

« J’ai failli être repérée. C’est une mission d’une grande envergure. J’aurais besoin que vous m’envoyiez des hommes pour que la filature puisse être menée à bien. A vous. »

« Si tu continues comme ça, je vais t’envoyer les gars de l’asile, Rowen ! » la gronda Jonathan. « Mission abandonnée, immédiatement. » ajouta-t-il en essayant de se faire menaçant –ce qui était plutôt difficile, quand on connaissait son caractère de guimauve-

« L’agent Lion rouge n’abandonnera JAMAIS sa mission, même si pour cela il doit trahir l’organisation. La sécurité de l’Angleterre passe avant tout ! » répondit Rowen en se cachant derrière un lampadaire, tandis que Keira, plus loin, était en train de rejoindre Faris. « Oh ! Cible 1 rencontre Cible 2 ! Je dois raccrocher, la communication risque de compromettre ma couverture. »

« Ouais, ouais… » soupira Jonathan, tandis que Rowen coupait la conversation téléphonique. « Ah… cette fille a vraiment un problème. » -il jeta son téléphone sur son canapé, et retourna à la préparation de son déjeuner-.

De son côté, Rowen regardait de ses petits yeux chafouins la rouquine faire la bise à son correspondant New Yorkais. Contrairement à Keira, qui était vêtue d’une de ses habituelles robes tape-à-l’œil, la brune était habillée de façon bien plus sobre pour passer inaperçu. A savoir, un imperméable marron, un grand chapeau et une paire de lunettes de soleil –ce qui la rendait, en mon sens, bien moins discrète que Keira-. Des jumelles étaient d’ailleurs pendues à son cou, et lui donnaient plus l’air d’un stalker, que d’une personne saine d’esprit. Les gens changeaient d’ailleurs systématiquement de trottoir lorsqu’ils apercevaient la jeune fille.

La filature se passait cependant merveilleusement bien, et cette fois ci, aucun bus n’allait contrarier ses plans machiavéliques ! Rowen suivit donc Keira et Michael pendant une bonne dizaine de minutes, et fut soulagée de les voir entrer dans un restaurant et s’assoir près de la baie vitrée. Au moins, elle pouvait les espionner depuis le buisson d’en face sans se faire repérer, et avait une vue nette grâce à ses jumelles bon marché. Elle s’assit donc en tailleur, un paquet de chips à la main, prête à surveiller le périmètre jusqu’à ce que ses cibles aient fini de manger –où jusqu’à ce qu’elle se mette à crever la dalle, et se précipite sur le marchand de hot dog le plus proche-. Keira et Faris ne mirent pas longtemps à déjeuner, et sortirent au bout d’une demi-heure dans la rue, pour aller se promener dans les allées enneigées, comme –Rowen en eut l’estomac retourné- un jeune couple. La brune vissa donc son chapeau sur sa tête, et les suivit à grandes enjambées, en se cachant dès qu’elle le pouvait derrière lampadaires, kiosques de journaux, panneaux ou buissons.

De là où elle était, il lui était impossible d’entendre le moindre mot de leur conversation, mais ils avaient l’air de bien s’amuser, puisque Keira riait en permanence. Rowen essaya de s’approcher un petit peu plus, pour tenter de capter quelques miettes de leur dialogue, mais elle percuta violemment une personne qui était cachée derrière une poubelle, et qu’elle n’avait pas vue. Elle fit une roulade vers l’avant, et tomba dans la neige tête la première, tandis que la pauvre cloche qui était restée sur son chemin le jeune homme accroupi se relevait et allait à sa rencontre pour voir s’il ne lui avait pas fait mal. Quelle ne fut pas leur surprise lorsqu’ils se rendirent tous deux comptes qu’ils s’étaient déjà croisés la veille à l’aéroport, dans à peu près les mêmes conditions.

« Oh ! » fit Faris en semblant reconnaître Rowen, qui venait de se relever péniblement –la marque de son visage imprimée sur l’épaisse couche de neige encore moelleuse-.

« Encore vous ?! » s’exclama Rowen, sans pour autant paraître énervée.

Elle tourna rapidement la tête vers sa droite, juste à temps pour voir Keira et Michael revenir sur leurs pas, pile dans leur direction, et se jeta sur Faris pour qu’ils se cachent tous deux derrière la poubelle. Elle parvint in extremis à les sauver du repérage imminent, tandis que ses cibles passaient devant elle sans les voir.

« C’était moins une. » souffla-t-elle en s’épongeant le front, sans quitter des yeux Keira et Michael.

« Qu’est-ce que… » commença Faris. Mais il fut immédiatement coupé par Rowen qui venait de lui plaquer une main sur la bouche –Keira et Michael s’étaient arrêtés devant une boutique et étaient à moins de cinq mètres d’eux-.

Elle attendit qu’ils recommencent à se promener, pour libérer Faris.

« Vous êtes plutôt du genre vachement louche, comme fille. » commenta ce dernier en souriant, comme s’il ne s’était jamais autant amusé.

« Ouais je sais. » répondit Rowen en remettant ses lunettes de soleil, et en s’élançant pour continuer sa filature. « Appelez-moi Agent 007. »

Aux bruits de pas qu’elle entendait derrière elle, l’inconnu de l’aéroport s’était lui aussi levé, et restait juste derrière elle. Rowen se retourna.

« Pourquoi vous me suivez ? » demanda-t-elle en fronçant un sourcil, perdant momentanément de vue ses proies.

« On va juste dans la même direction. Vous savez que les gens ont à peu près 70% de chance d’aller dans la même direction, lorsqu’ils se trouvent sur le trottoir qui est du côté droit de la route ? C’est drôle comme étude, vous ne trouvez pas ? Moi ça me fascine, ce genre de trucs. »

« Chuuut, vous parlez trop ! » le gronda-t-elle en s’assurant que ni Faris –le faux- et Keira ne les avaient entendus. « Pourquoi vous vous cachez aussi, alors ? »

Le sourire de Faris lui indiqua qu’il ne répondrait pas à cette question, mais qu’il mourrait d’envie de parler encore plus de tout et de rien. Rowen leva les yeux au ciel –elle n’avait jamais apprécié les gros lourds qui ne lui lâchaient pas les baskets et parlaient trop, mais pour une drôle de raison, elle ne parvenait pas à détester ce type là-, et continua de suivre Keira.

« 70% ? Vraiment ? » chuchota-t-elle sans se retourner.

« Ouep ! » répondit Faris avec enthousiasme. « Je m’occupe de la section questions/réponses rigolotes d’un petit magazine scientifique, alors j’en connais plein des comme ça. Vous saviez que les gauchers ont plus de risque que les droitiers de mourir dans un accident ? Et que les manchots peuvent porter des moufles ? »

« Vous me faites marcher ! »

« Bon j’avoue, ouais. » lui répondit-il avec un petit clin d’œil.

Rowen eut un petit rire, qu’elle étouffa dans ses gants quand elle vit Keira et Michael entrer dans un grand centre commercial. Elle s’empressa alors de les rejoindre discrètement, toujours suivie par Faris qui était redevenu silencieux.

Ils se cachèrent tous deux derrière une grande plante en pot décorée pour Noël, à côté du grand ascenseur qui permettait de voguer entre les 15 étages que comportait le centre commercial. Keira et Michael étaient en train de commander des cafés viennois à une petite boutique chic.

« Je peux vous demander ce que vous êtes en train de faire, au juste ? » demanda Faris en regardant Michael –tout en remerciant le ciel pour avoir rencontré une personne durant sa filature, qui semblait aller dans la même direction que lui, et avoir pour passion de se cacher derrière les buissons et poubelles-.

« Je sauve l’Angleterre. » répondit simplement Rowen en regardant Keira et Michael avec ses jumelles.

Faris se demanda un instant si la jeune fille était en train d’observer les mêmes personnes que lui, mais ses interrogations furent de courte durée. Michael venait d’attraper Keira par la main, et s’était mis à l’embrasser en plein milieu du centre commercial. Le journaliste assista à la scène, impuissant et amorphe, la bouche légèrement entrouverte, et n’entendit même pas Rowen à côté de lui lâcher ses jumelles.

Il était encore perdu dans ses pensées lorsqu’il se rendit compte que Michael venait dans sa direction en tenant sa correspondante par la main. Il se mit à paniquer brièvement, de peur d’être découvert –comment allait-il expliquer sa présence ?- mais sentit brusquement un bras l’enserrer au niveau de la taille, et le pousser dans l’ascenseur qui était ouvert. Les cages se fermèrent dans un petit tintement joyeux sur lui, tandis que les deux personnes déjà présentes regardaient les deux derniers arrivants dans un froncement de sourcil perplexe.

Ils ne firent cependant aucun commentaire, et appuyèrent sur les boutons pour se rendre au 4ème étage. Rowen et Faris étaient accroupis sur le plancher de l’ascenseur, haletants.

« C’était… moins… une… » parvint à dire Rowen, le souffle court.

Par chance, ses réflexes avaient toujours été plutôt bons, ce qui leur avait permis une fois de plus, de s’en sortir sans se faire repérer. Faris lui jeta un coup d’œil, en se demandant de plus en plus si elle aussi était en train de suivre Michael et Keira, tandis que l’ascenseur s’ouvrait sur le 4ème étage, laissant sortir les deux autres personnes qui les accompagnaient. Les portes se refermèrent de nouveau.

Rowen n’en croyait pas ses yeux. Elle voyait encore dans son esprit, la scène de Keira se faisant embrasser par son très cher correspondant. Elle ne savait pas vraiment comment réagir à cette situation, et si elle devait se sentir en colère, triste, nauséeuse ou juste déboussolée. Dans tous les cas, son cœur s’était resserré, et elle n’arrivait pas à chasser ces images de sa tête.

Faris semblait doucement reprendre ses esprits, et rejoignit Rowen.

« Qu’est ce qui ne va pas ? Pourquoi m’avoir jeté dans l’ascenseur ? » lui demanda-t-il, une expression soucieuse sur le visage.

Elle leva la tête vers lui, et ouvrit la bouche pour lui dire que ce n’était pas ses affaires, lorsque le plancher de l’ascenseur trembla. Les lumières s’éteignirent, et Rowen, paniquée, se jeta dans les bras de Faris, tandis que l’ascenseur s’immobilisait dans un bruit mécanique.
Les ampoules de sécurité s’allumèrent immédiatement, diffusant une douce lumière tamisée dans l’habitacle, assez intense cependant pour leur permettre de voir.

« C’est une panne ! » s’exclama Faris en serrant Rowen contre lui –il ne savait pas pourquoi, mais sa présence était rassurante-.

« Oh mon dieu ! Oh mon dieu ! » jura Rowen, en s’agrippant à Faris comme un chat affolé.

« Vous inquiétiez pas, tout ira bien. Je vais appeler le service de maintenance, ils devraient pouvoir arranger ça en quelques minutes… »

Il se releva, appuya sur le bouton d’urgence, et exposa le problème au service de maintenance.

« Tout devrait remarcher très bientôt, je pense. » dit Faris, plus pour se rassurer lui-même que parce qu’il en était réellement convaincu. Il s’assit ensuite à côté de Rowen en soupirant.

« Je crois qu’on va être coincé un petit moment ici, tous les deux… En attendant, je suppose qu’on va être obligés de parler… »

Rowen mit sa tête dans ses mains, et ferma les yeux.

« Je suis désolée de vous avoir entraîné dans cette situation. J’ai juste heu… paniqué. »

Elle enleva son chapeau et ses lunettes de soleil, ce qui la rendait tout de suite moins louche.

« Je suivais une amie à moi et je ne voulais pas qu’elle me voit. C’est glauque, pas vrai ? »

Faris esquissa un sourire.

« Pas tant que ça. Je dois vous dire que vous m’avez bien sauvé la mise aussi. Pour à peu près les mêmes raisons. »

« On est mauvais, hein ? En arriver au point de suivre des gens. Ne peut-on pas faire confiance ? Et nous voilà coincés dans un ascenseur. C’est sûrement le karma. »

« Karma is a bitch. » résuma Faris, ce qui eut pour effet de faire rire Rowen.

Contrairement à ce qu’ils pensaient, ils partageaient tous deux pas mal de points communs. Ils commencèrent donc à parler de tout et de rien, plus pour passer le temps que parce qu’ils avaient besoin de se confier. Aucun ne mentionna la raison pour laquelle ils suivaient Keira et Michael, et n’eurent recours aucune fois à leurs noms durant toute la conversation. Aucun n’avait vraiment envie d’aborder ce sujet-là. Aussi se contentèrent de parler de choses banales et drôles, sans dévoiler leurs vies personnelles. Après tout, Rowen n’avait jamais été du genre à parler d’elle-même à des gens qu’elle venait à peine de rencontrer.

« Et les écrevisses peuvent faire ce qu’on appelle un Tail Flip. C’est-à-dire qu’ils contractent leurs abdomens pour se propulser dans l’eau vers l’arrière, et s’enfuir face à un prédateur. Mais ils peuvent aussi s’en servir pour attaquer, en attrapant une patte de leur adversaire par exemple. Et là, PAF ! Ils se propulsent et arrachent les membres ! C’est trop génial, hein ?! » s’enthousiasma Faris en faisant de grands gestes pour accompagner ses explications.

« Si ça te plaît tant que ça, pourquoi tu n’essayes pas de le faire ? » demanda Rowen entre deux éclats de rire.

« T’es dingue ? Si je contracte mon abdomen, je risque d’accoucher. »

Ils se mirent tous les deux à rire, et Rowen fut agréablement surprise qu’il soit aussi simple de parler à un type qu’elle avait rencontré depuis la veille –et encore, elle l’avait plus percuté qu’autre chose-.

« Tu n’as pas froid ? Tiens, prend ça. » proposa Faris en enroulant sa grosse écharpe en laine autour du cou de Rowen –elle avait déjà un imperméable sur les épaules, alors elle n’avait pas besoin de son manteau-.

« Merci. »

Ils se regardèrent un long moment. Faris était assez fasciné par les yeux noisettes en amande –ça donnait faim #PAF#- de la jeune fille, et par ses traits fermés qui paraissaient si enfantins lorsqu’elle riait. Leurs visages se rapprochaient. Dangereusement…

Leurs lèvres étaient à deux doigts de se toucher, tandis qu’ils étaient tous deux captivés par les yeux de l’autre, lorsque l’ascenseur se remit en marche dans un soubresaut brusque. Les lumières clignotèrent un moment et revinrent à la normale, tandis que le plancher recommençait son ascension vers les étages supérieurs.

Rowen se leva d’un bond et écarta les bras.

« Alléluiaaaaaa ! » cria-t-elle en s’étirant.

Faris eut un petit sourire, légèrement déçu que la panne se soit rétablie pile au moment où il ne voulait pas être dérangé, mais se releva tout de même et se joignit à la jeune fille pour les réjouissances.

Ils sortirent ensuite tous deux de l’ascenseur, et refirent le chemin inverse jusqu’à l’endroit où ils s’étaient bousculés pour la seconde fois.
Faris regarda sa montre et se rendit compte qu’il était déjà 16h30. Soit bientôt l’heure de rentrer à l’hôtel, de récupérer ses bagages, et de se rendre à l’aéroport. Il fit une moue, et se tourna vers Rowen.

« Je suis désolé, mais il va falloir que je rentre à mon hôtel pour attraper mon avion… »

Il eut une mine déçue, et se dirigea vers le taxi le plus proche. Il ne voulait pas partir après avoir fait une rencontre si intéressante, mais il n’avait pas vraiment le choix. Il était cependant reconnaissant au bon dieu d’avoir mis la brune sur sa route juste après sa grande déception de voir son amour d’enfance partir avec son meilleur ami.

« Tiens, prend ça. » lui dit-il cependant, en mettant un petit carton dans sa main. « C’est ma carte de visite. Je sais que je ne serai plus sur Londres, mais si jamais tu veux m’appeler, un de ces quatre… »

« Appelle-moi » , voulut-il ajouter. Mais il n’en eut pas le courage. Aussi se contenta-t-il de lui adresser un dernier sourire, avant de monter dans le taxi.

Le chauffeur démarra dans un vrombissement assourdissant, tandis qu’il faisait un signe de la main à sa nouvelle amie.

Rowen regarda Faris partir avec un léger pincement au cœur, et, lorsqu’il ne fut plus en vue, retourna la carte de visite.

Faris Mosan
XX XX XX XX XX
220 W 52nd Street, New York

La brune écarquilla les yeux, et dut relire plusieurs fois le nom affiché sur la carte. Le garçon qu’elle venait de rencontrer était Faris ? Son correspondant ?! Les coordonnées étaient aussi exactement les mêmes que celles qu’elle utilisait pour envoyer ses lettres. Tout cela n’avait aucun sens. Faris était censé être avec Keira durant toute la journée. Elle les avait vus se tenir la main et s’embrasser au centre commercial. C’était impossible !

Rowen sortit son téléphone portable, et consulta le prochain avion qui partait de Londres pour aller à New York. Si elle prenait un taxi, elle arriverait sûrement à temps avant que l’inconnu de l’aéroport n’embarque. Mais depuis que Faris était monté dans son véhicule, le trafic était devenu bien moins fluide. Cependant, il fallait qu’elle essaie… Il fallait qu’elle y aille. Elle se devait d’avoir des réponses.

La brune courut jusqu’au chauffeur de taxi le plus proche, et monta à l’arrière en demandant à se rendre à l’aéroport.

******

Le trajet lui avait pris beaucoup plus de temps que prévu. Contrairement à ce qu’elle avait pensé, le taxi n’avait pas été une solution des plus sages. Des embouteillages s’étaient en effet formés dès que Faris était parti, et l’avait retardée. Pressée, et agacée de devoir patienter sans rien faire sur une banquette de taxi, Rowen était sortie en plein milieu de la route pour prendre le métro le plus proche. Mais là encore elle avait eu du mal à avancer, et arriva donc à l’aéroport quelques minutes seulement avant que les passagers ne finissent d’embarquer dans l’avion, et que les portes vitrées ne se ferment. Elle consulta rapidement le lieu où devait se rendre Faris, et courut à toutes jambes pour le revoir une dernière fois avant qu’il ne s’envole vers New York.

Les hôtesses annonçaient déjà aux derniers passagers de se presser de monter dans l’avion, lorsque Rowen, dans un instant de panique intense, repéra Faris parmi la foule.

« FARIS !!! »

Le jeune homme aux cheveux bouclés se retourna vers Rowen, et son visage s’illumina. Il quitta la file de passagers, en repassant sous le détecteur de métal, sourd aux protestations du vigile, et vint à la rencontre de l’anglaise.

Rowen lui montra la carte de visite, le souffle court.

« Tu es Faris Mosan ? » demanda-t-elle en haletant.

« Heu oui. C’est mal écrit ? Je croyais que cette police était pourtant plutôt chouette, pour une carte de visite… » répondit Faris en fronçant un sourcil et en regardant une nouvelle fois la carte.

« Non, ce n’est pas ça. » le coupa Rowen en hochant la tête de droite à gauche. Elle s’approcha ensuite d’un pas vers lui, et prit une grande inspiration.

« Faris, je suis Rowen Lone. »

Faris en lâcha le journal qu’il tenait à la main. Devant son visage complètement perdu, et l’hôtesse qui les pressait de monter dans l’avion, Rowen s’empressa de s’expliquer.

« Je t’ai envoyé la photo d’une amie, quand on était en primaire… je ne voulais pas que tu le saches alors j’ai demandé à cette même amie de se rendre à l’aéroport hier, pour venir te chercher… »

Faris reprit bien rapidement ses esprits, même si la nouvelle le laissait sous le choc.

« Et j’ai fait la même chose ! Mon dieu, que je suis heureux de savoir que ce n’est pas toi que mon meilleur ami a embrassée, tout à l’heure ! »

« Faris, je… »

L’hôtesse cria à Faris de rejoindre immédiatement l’avion.

« Ne t’en va pas. » le supplia Rowen en lui tenait un pan de sa manche.

Faris jeta un coup d’œil à l’hôtesse, puis attrapa Rowen par les épaules l’embrassa. Il essaya, à travers ce baiser, de lui faire comprendre tout ce qu’il ressentait pour elle. Il voulait aussi qu’elle considère ce baiser comme une promesse qu’ils se reverraient. Puis, tout aussi brièvement que lorsqu’ils s’étaient accidentellement embrassés pour la première fois au même endroit, la veille, il mit fin à ce contact. Il la regarda ensuite avec un sourire.

« Je reviendrai. Je te le promets. »

Il lui déposa un baiser sur le front, pressa légèrement sa main, puis tourna les talons et monta dans l’avion. Ce n’était pas un adieu. Ce n’était qu’un au revoir. Oui. Ils allaient se revoir, c’était certain… Ils seraient encore une fois réunis. Tous les deux sous la neige de Noël.

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MessageSujet: Re: [Défi#2] Rowen Lone   Dim 28 Avr - 8:33


Conte de Noël ( partie 5 | FIN )
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Couple : Rowen Lone & Faris Mosan
Personnages concernés : Rowen Lone, Keira Williams, Faris Mosan, Michael Corner
Rating : PG
Thème : #9 : Noir et Blanc
Tome concerné : Aucun
Nombre de mots : 1334 mots
Cadre : 1 an après la fic précédente. Les quatre protagonistes se retrouvent de nouveau pour Noël...
     




" Un manchot dans Londres (partie 5) "
...................................................................................................................................................................

La neige tombait doucement au dehors, tandis que la ville, plongée dans la nuit d’un noir d’encre, s’illuminait progressivement comme un véritable joyau grâce aux guirlandes et aux décorations de Noël. Les gens se pressaient déjà, paquets cadeaux sous le bras, vers leurs logis où ils allaient passer un bon réveillon en compagnie de leurs familles.

Rowen Lone, âgée de 26 ans, était dans son appartement en compagnie de son amie Keira Williams.

Les deux jeunes filles avaient décoré l’endroit pour l’occasion, et les meubles et sapins croulaient sous les  boules de Noël et les guirlandes. On pouvait reconnaître aisément la patte de Keira, qui avait tenu à mettre des fioritures roses un peu partout, ce qui jurait un peu avec la décoration noire et blanche plus sobre de Rowen –mais qu’importe, la rousse ne lui avait pas laissé le choix-. Le rôti de dinde grillait doucement dans le four, et un grand plateau d’amuses gueules avait été réalisé plus tôt dans la journée. De juteuses pommes de terre sautées et assaisonnées avec des herbes reposaient sous une cloche, pour conserver leur température. Rowen s’apprêtait à vérifier une dernière fois si les couverts étaient bien mis, lorsque la cloche retentit.

Keira se précipita à petits pas vers la porte pour ouvrir aux nouveaux arrivants.

« Joyeux Noël ! » s’exclama-t-elle en se jetant dans les bras de Michael Corner –son petit ami-, et en l’embrassant sur la joue.

Faris, qui se tenait juste derrière son meilleur ami, esquissa un sourire gêné, puis pénétra dans l’appartement. Rowen vint à sa rencontre, et rajusta nerveusement ses cheveux.

« Salut ! Tu as fait un bon voyage ? » lui demanda-t-elle en l’aidant à se débarrasser de son manteau, et en l’accrochant au portant.

« Ouais, pas trop mal… » répondit Faris en rougissant, et en posant un gros paquet cadeau sur la commode la plus proche. Il s’approcha ensuite d’elle et lui chuchota à l’oreille, pour que Michael et Keira ne puissent pas l’entendre. « Ta robe te va vraiment très bien. »

« Je… heu… merci. » bredouilla Rowen, sentant le rouge lui monter aux joues. Son embarras fut de courte durée cependant, puisqu’elle se précipita vers la cuisine pour récupérer les petits fours, tandis que Michael, Keira et Faris s’installaient à table.

Elle revint rapidement le bras chargé d’apéritifs, et s’assit à côté de Faris, juste en face de Keira, qui lui lançait des regards suggestifs « Embrasse le Rowen, qu’est-ce que tu attends ?! » « Aaaah ! Sors de ma tête Keira ! » . Ils se mirent alors à parler de tout et de rien, à commencer par le voyage d’avion que les deux garçons venaient de faire, leur boulot, les nouvelles depuis qu’ils s’étaient vus la dernière fois, et d’autres sujets plus délicats comme leurs premières rencontres, qui étaient à présent devenues de bons souvenirs auxquels on pouvait repenser avec nostalgie.

« Bon j’avoue, la première fois, c’était totalement de ma faute. » avoua Michael en levant les bras.

« Comment ça juste la première ? La seconde aussi ! » le gronda Keira en fronçant ses sourcils.

« La deuxième fois, Keira s’est mise à paniquer en disant qu’elle ne pouvait pas faire ça, en m’avouant qu’elle n’était pas Rowen. Alors je lui ai dit que je n’étais pas Faris non plus. Quelle histoire ! »

« Tu n’avais pourtant pas l’air paniquée, au centre commercial » , lui rappelèrent Faris et Rowen, en chœur.

« Ah non, mais là je savais déjà que je n’avais pas affaire à Faris ! Il m’avait déjà tout avoué au restaurant quand il a essayé de m’embrasser. »

« Quoi ?! Mais j’étais devant ce restaurant, comment j’ai pu louper ça ?! »

« Il était midi » , lui re précisa Keira. « Tu n’avais pas faim, ou un truc du genre ? Je te connais. Quand il est midi, tu passes en mode automatique, et il n’y a plus que ton estomac qui compte. »

« Ah ! Maintenant que tu le dis, j’étais partie chercher un hot dog. Mais ça a duré deux minutes à peine, je te le jure ! »

« L’agent 007 n’est pas des plus efficaces » ricana Faris.

« Oh ça va toi ! T’étais où d’ailleurs à ce moment, d’ailleurs ? »

Faris arrêta de rire et se mit à rougir. Il prit un air gêné.

« Ben… je m’étais perdu et j’ai mis du temps à retrouver leur trace. »

« Comment as-tu pu te perdre ? » demanda Keira. « On a fait qu’aller tout droit ! »

« Oulah, tu parles à Faris là… »

« Arrêtez de vous moquer de moi ! » s’exclama Faris en prenant un air de victime.

Il se leva et alla bouder dans la cuisine, sans oublier de faire une sortie dramatique. Rowen eut un sourire et alla le rejoindre, laissant Keira et Michael dans la salle à manger. Elle ferma la porte derrière elle, et se dirigea vers son petit ami, en enfilant une paire de gants de cuisson pour s’occuper de la dinde dans la foulée.
Elle enlaça Faris en posant sa tête sur son épaule.

« Boude pas, mon adorable petit GPS sur patte. »

Il eut un sourire, sans oser lui avouer qu’il venait de s’isoler volontairement pour espérer un moment d’intimité en tête à tête avec elle.

« Tu ressembles à un petit manchot avec des moufles, habillée comme ça en noir et blanc, avec tes gants de cuisine. »

« C’était fait exprès, j’espérais que tu relèverais le petit clin d’œil »  lui chuchota-t-elle avec un sourire espiègle.

Faris se retourna et l’embrassa en l’enlaçant avec tendresse.

« Je vais venir vivre à Londres… » lui dit-il en collant son front contre le sien et la regardant droit dans les yeux -il avait cherché toute la soirée le bon moment de le lui dire-. « Ca aura pris du temps, mais j’ai tout prévu pour vivre dans la même ville que toi… comme ça, on pourra se voir plus souvent, et ne pas se contenter de s’écrire de longues lettres. »

Les yeux de Rowen devinrent humides.

« Tu ne pouvais pas me faire un plus beau cadeau de Noël… » murmura-t-elle en essayant de cacher l’émotion dans sa voix.

Elle se redressa sur la pointe des pieds pour voler un second baiser à Faris.

« Vraiment ? » l’interrogea le journaliste. « Tu diras peut être plus ça après avoir vu mon véritable cadeau de Noël. »

Ils se sourirent et Rowen glissa sa main dans celle de Faris. Ils sortirent ensuite la dinde et retournèrent à table.

*****

Ils étaient tous les deux accroupis devant le sapin de Noël. Keira et Michael s’étaient endormis l’un dans les bras de l’autre sur le canapé, et Rowen les avait recouvert d’un plaid pour ne pas qu’ils attrapent froid. Du papier cadeaux argenté traînait sur le sol, tandis que le couple était en train d’admirer le cadeau de Faris pour Rowen.

Un petit aquarium rond était posé sur la table basse, et une écrevisse rouge-orangée rampait allègrement sur le sol sableux, en faisant claquer ses minuscules pinces de temps à autres, menaçant la statue du Capitaine Jack Sparrow qui trainait au milieu de son territoire et la regardait –elle en était sûre !- d’un air un peu trop arrogant.

« Alors ? » demanda Faris, en se fendant d’un immense sourire.

Rowen réfléchit longuement, sans quitter des yeux le minuscule animal qui s’attaquait à présent à l’orteil du célèbre pirate.

« Ouais t’avais raison… » conclut-elle, avant de se blottir contre lui.

Il déposa un furtif baiser sur son front, et la prit dans ses bras. Pour elle, il avait quitté son Amérique natale, et avait abandonné le beau temps pour la grisaille d’Angleterre. Mais qu’importe. Ils seraient ensemble à partir de maintenant. Et il n’avait même pas besoin de GPS. Il parviendrait toujours à revenir vers elle. Toujours…





Voilà, l'arc "Conte de Noël" est fini ! J'espère que ça vous a plu, ça change un peu de voir Faris/Rowen plutôt que Michael/Rowen (ils ont une moins bonne alchimie, mais ça marche quand même, je suppose xD). Il ne reste donc plus que 3 fics avant de boucler ce défi Wink! (oui, j'ai dut refaire les 3 où Liam apparaissait vu qu'il n'est ni actif, ni un PNJ. Si, si, je vous jure, je sais compter #PAF#). Merci en tout cas à Keira sans qui la fic aurait eu une fin bâclée (l'idée de l'ascenseur c'était elle Wink), ainsi qu'aux petites voix dans la chatbox qui m'ont soufflé que ce serait chouette si Faris se perdait #PAF# (mais je ne citerai pas qui, pour préserver leur anonymat hehehe ) Et merci de me lire, je vous aime, vous êtes géniaux !

Fics avec personnages du livre : 21
Fics avec personnages du forum : 8
Fics avec inactif (à refaire, donc) : 3

A très bientôt pour un nouvel arc !

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MessageSujet: Re: [Défi#2] Rowen Lone   Ven 9 Aoû - 19:07


Il était une fois ( partie 1 )
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Couple : Rowen Lone & Faris Mosan
Personnages concernés : Rowen Lone, Faris Mosan, Faith of Curty
Rating : PG
Thème : #20 : Il était une fois
Tome concerné : Aucun
Nombre de mots : 1548 mots
Cadre : Faris Mosan est un jeune cuisinier qui travaille dans une grande entreprise de Londres. Un soir, alors qu'il se préparait à rentrer chez lui dans un parcours, il rencontre une fille pour qui il a le coup de foudre. Mais la mystérieuse inconnue s'est échappée et il ne lui reste comme seul indice... qu'une chaussure.
     





" Il était une fois (partie 1) "
...................................................................................................................................................................

A cette heure-ci, le parking de la compagnie était presque désert, à l’exception des quelques voitures des malheureux qui avaient écopés d’heures supplémentaires. Après tout, il devait être aux alentours de 21h ; la majorité des employés avaient débauché depuis au moins 3 heures, si ce n’était plus. Quoi qu’il en soit, Faris Mosan, jeune cuisinier dans l’une des plus grandes industries de Londres, avait enfin fini son service, et regagnait joyeusement sa voiture dans le but de prendre un repos bien mérité. Tout en sifflotant, il faisait tournoyer ses clés autour de son doigt, profitant du fait d’être seul pour se relaxer un petit peu. Bien loin d’être flippé par l’ambiance sordide d’un vaste parking vide, le brun trouva sa voiture, et pesta lorsqu’il remarqua qu’on lui avait encore arraché son rétroviseur.

« C’est pas vrai… » maugréa-t-il en donnant un coup de pied dans un poteau, et en regrettant aussitôt son geste –plus que stupide, il fallait le reconnaître-. « Et évidemment, aucun mot d’excuse ni aucun numéro. Ça n’aurait pas été amusant, sinon. »

Il soupira. Ça devait faire au moins trois fois ce mois-ci. A croire que quelqu’un dans l’entreprise lui en voulait. Il ne pensait pourtant pas avoir fait quelque chose de mal, à moins qu’on lui jalouse son talent naturel pour plumer un poulet ? Ça paraissait tellement ridicule, dit comme ça… Il s’ébouriffa un instant les cheveux, et évalua les dégâts. Bon, il n’y aurait pas trop de soucis, il pourrait quand même conduire jusqu’à chez lui vu qu’il n’habitait pas si loin. Et il amènerait sa voiture au garage le lendemain, puisqu’il ne travaillerait pas. Ouais, il allait faire comme ça…

Faris était tellement perdu dans ses pensées qu’il n’entendit les bruits de pas que lorsque ceux-ci ne furent qu’à quelques mètres. Intrigué, il se redressa et son côté commère tenta de jeter un coup d’œil derrière le poteau pour voir ce qui se passait. S’il ne se fiait qu’à son ouïe, environ cinq ou six personnes étaient en train de courir dans sa direction. Pourquoi ? A cette heure-ci, et dans ce parking, c’était totalement ridicule. Il était très peu probable que ce soit une bande d’employés à la vessie pleine qui se ruaient vers leur voiture pour rentrer le plus vite chez eux. Après tout, il y avait des toilettes dans l’entreprise, il était inutile de se retenir jusqu’à chez soi. Et puis six personnes en même temps ? Il savait que les anglais étaient de grands buveurs de thé, mais tout de même ?

Le cuisinier était encore dans ses spéculations lorsque  sans prévenir, une jeune fille brune qu’il ne connaissait pas déboula devant lui, et sauta par-dessus une petite barrière en métal, comme s’il ne s’agissait que d’un misérable obstacle. Faris la regarda, fasciné, et vit qu’elle le fixait aussi. Mais le contact visuel ne dura qu’un instant, et déjà la demoiselle était loin derrière lui, se ruant vers la sortie du parking. Quelques secondes après à peine, quatre hommes en costards apparurent par l’endroit où elle était arrivée, comme s’ils la poursuivaient. Ils n’étaient plus qu’à deux mètres de Faris, lorsque la brune se retourna, poussa un juron, et enleva sa chaussure à talon pour l’envoyer vers ses poursuivants. Le projectile vola, tournoya dans les airs, et… atterrit en plein dans la figure du pauvre Faris.

L’impact le fit basculer vers l’arrière, et pendant sa chute qui sembla interminable, Faris songea qu’il avait enfin eut le coup de foudre qu’il attendait. Un tel dommage qu’il ne sache même pas qui était cette fille, ni son prénom, ni rien. Lorsque son corps toucha le sol, il entendit brièvement les hommes en costard jurer, et ferma les yeux.

*****

Lorsqu’il se réveilla le lendemain, Faris avait un bandage autour du front, et se trouvait dans une chambre d’hôpital. Sa tête cognait comme s’il avait assisté à un concert de métal particulièrement violent, et il eut l’impression de voir 36 chandelles danser devant ses yeux. Il y avait meilleures façon de passer son samedi matin.
Il se redressa en posant une main sur son front endoloris, et les évènements de la veille lui revinrent. La fille, les hommes en costard, et son blackout. Ouais, il n’était pas vraiment avancé avec ça.

Quelque peu désemparé, il se tourna sur le côté pour appeler les infirmières et demander à rentrer chez lui, lorsqu’un détail capta son attention. Sur sa table de chambre était posée, une chaussure à talon rouge.

*****

« Je te jure Faith, c’était le destin. J’ai la chaussure, je la retrouve, on se marie et on aura beaucoup d’enfants. »

Faris entendit Faith au bout du fil émettre un petit son, comme un rire dubitatif ou il ne savait quoi. Il leva les yeux au ciel, devant le manque de coopération de sa meilleure amie.

« Tu ne me crois pas ? » soupira-t-il en s’arrêtant en plein milieu du trottoir, une main sur la hanche –l’autre étant occupée à tenir le téléphone-.

« Oooh si. » répondit la voix lointaine de Faith. « Mais dis-moi Casanova, comment comptes-tu retrouver ta Cendrillon ? Aux dernières infos, tu n’as qu’une chaussure. »

« Une chaussure pointure 38, rouge avec un petit nœud derrière. Une édition limitée de chez Louboutin. »

« Faris… Sérieusement, tes connaissances en matière de chaussures pour fille sont louches. Très louches. » soupira la jeune femme.

« Et puis Faith, il n’y a aucune odeur de pied. Franchement, si c’est pas un signe ça ! » s’exclama Faris en faisant de grands moulinets avec ses bras.

« Ok, ok. Bon, tu restes où tu es, et je t’envoi des renforts, d’accord ? Ils vont t’aider à trouver ta princesse, et t’administrer des petits soins. »

« Pas la peine de m’envoyer l’asile, je me ferai pas avoir une seconde fois. » soupira Faris avant de raccrocher.

Décidemment, s’il ne pouvait pas compter sur sa meilleure amie, il allait devoir la retrouver toute seule. Il ne savait pas par où commencer, mais il pouvait toujours retourner à l’endroit où il l’avait vue pour la première fois. Elle n’y serait sans doute pas, mais c’était un bon début. De toute façon, il se voyait mal déambuler dans toutes les rues de Londres en criant le nom de la jeune fille qu’il ne connaissait même pas. Par mesure de précaution, il avait gardé la chaussure dans sa voiture afin de la restituer à l’inconnue si jamais il la voyait. Peut-être retournerait-elle chercher son escarpin ? Après tout, il s’agissait d’une édition limitée, et une paire extrêmement chère. Elle allait tout de même tenter de la récupérer, non ? Quitte à camper toute la journée du lundi devant le service des objets perdus de son entreprise, il la retrouverait. C’était sûr et certain.

Ses pas le menèrent machinalement vers le parking de la veille. Il était fort peu probable qu’il la croise à cet instant précis et à cet endroit-là, mais il n’avait pas de piste plus précise. Mains dans les poches, il s’assit sur la barrière que la jeune fille avait sautée, et resta là une bonne demi-heure. C’était stupide. Il était sûr qu’elle ne reviendrait pas, surtout si des hommes louches la poursuivaient. Quoi qu’elle ait fait, on ne revenait pas sur les lieux du crime, ou il fallait être sacrément tordu. Soupirant, Faris se releva et sortit du parking. Il traversa la route, et décida de s’arrêter un instant au bureau de tabac pour s’acheter le dernier magasine des Dieux du Stade et pleurer devant son propre manque d’abdos, lorsqu’il sentit de l’agitation de son côté droit.

En tournant la tête, il tomba nez à nez avec la fille de la veille. Destin. Coïncidence. Il n’en savait rien, mais resta là à l’admirer pendant quelques secondes, bouche grande ouverte. Leurs yeux se croisèrent de nouveau, et il sentit que l’inconnue le reconnaissait.

« Eh ! » commença-t-il alors qu’elle tentait de s’enfuir comme lors de leur première rencontre.

La brune se retourna, sembla réfléchir, puis revint sur ses pas et, l’attrapant par le col de chemise, l’embrassa. Faris en fut si estomaqué qu’il fut momentanément paralysé. Il ne pensa même pas à lui rendre son baiser, et eut un instant peur de s’étouffer. Ses bras pendaient le long de son corps et, ne sachant que faire avec, tenta de les lever pour les poser sur les hanches de la brune, lorsque les hommes en costard déboulèrent à l’autre coin de la rue.

« Elle est là-bas ! En train d’embrasser le type frisé ! » cria un des hommes aux autres, et en traversant la rue sans se soucier des voitures qui déboulaient de toute part.

« Merde ! Ça marche vraiment que dans les films ?! » s’exclama la brune en lâchant Faris et en levant les yeux au ciel.

Puis, sans lui jeter un nouveau regard, elle s’engouffra dans une petite ruelle et disparu comme elle l’avait déjà fait. Faris repris ses esprits en quelques secondes.

« Attendez ! Votre chaussure ! » cria-t-il en essayant de lui courir après.

Il avait fait seulement deux pas lorsqu’il sentit une main lui donner un coup dans la nuque. Comme la veille, il se mit à tourner de l’œil, et s’écroula sur le trottoir, inconscient.

( à suivre )

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