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 Une vie brisée...[PV Nicolas Jones]

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MessageSujet: Une vie brisée...[PV Nicolas Jones]   Jeu 15 Sep - 4:36

C'était par une journée maussade hivernal que Sibelle rentra d'un cours de botanique qui était donné hors du collège. Elle rumina contre dame nature puisqu'elle devait marcher avec sa canne contre une épaisseur de neige qui était tombée sur le sol. De plus, la tempête se levait de plus en plus à mesure qu'elle s'approchait de la grande porte de Poudlard, ce qui n'arrangeait en rien l'humeur de Sibelle.

Elle ouvrit difficilement la grande porte, puisque privée de magie, on devait faire tout de nos mains. Même faire la vaisselle était un fardeau pour tous magiciens qui étaient habitués à se servir de la magie pour les tâches quotidiennes. Elle se mit à se battre contre la porte d'entrée, car le vent lui refermait et l'empêchait de pouvoir se faufiler dans l'école. Elle se mit à maudire encore une fois contre la tempête. Puis enfin, ce qui semblait être une éternité pour elle, réussi à rentrer dans le château et grimpa doucement l'escalier dû à ses jambes avec l'aide de son meilleur ami : sa canne. Elle décida de se relaxer et de se réchauffer devant un bon feu de foyer situé dans la maison des Serdaigles. Arrivé finalement dans le salon en se grelottant, se précipita devant le feu.

Qu'elle temps de merde qu'il fait aujourd'hui... Se marmonnant pour elle-même.

On pouvait à l'instant entendre le vacarme des vents qu'il s'entrechoquaient sur la paroi du château. Elle n'aimait pas le temps et cela empirait de minutes en minutes. Sibelle se décida de s'asseoir sur le canapé et de tenter de se réchauffer. Elle se mit à relaxer, la chaleur lui faisait du bien, qu'elle se mit à s'endormir sur les doux crépitements que produisait le feu.

Passé déjà une heure du matin, tous les pensionnaires étaient tous endormis, mais Sibelle l'était aussi mais elle rêvait comme à tout les nuits, le même cauchemars qui durait depuis des années. Elle se mit alors à marmonner dans son sommeil...

Non... Je te donnerais de l’argent.... Non, je vous en pris... NOONNNN

Elle se réveilla en sursaut, réalisant que ce n'était qu'un simple cauchemars, elle se mit à pleurer tout en mettant ses bras sur ses genoux.

Soudainement, elle entendit un bruit dans les escaliers. Elle essaya d'essuyer ses larmes en vitesse et essaya de voir dans l'ombre qui était cette personne. Puis, elle découvrit que c’était un jeune homme qui était en pyjama qui s'approchait d'elle en baillant...

Oh puis flûte, j'ai réveillé...

Elle décida de regarder le feu qui ne s'éternisait jamais malgré l'absence de la magie. Elle espérait qu'il passerait et qu'il ne lui parlerait pas. Elle se mit à imaginer que le jeune homme s'était réveillé pour aller se chercher à manger dans la cuisine par exemple. Tout pour qu'il s'éloigne d'elle. Elle se retenait ses larmes de sorte qu'il ne pose pas de questions. Mais elle se du résoudre que le jeune homme qui semblait un peu plus vieux qu'elle avait croisée auparavant à la bibliothèque à la recherche d'un livre pour retrouver l'usage de la magie, le dévisageait. Elle se mit à se cacher dans ses mèches de cheveux et attendit malgré sa peur qu'il sen aille.

Faite qu'il s'en aille, faite qu'il s'en aille.... Tout en se répétant intérieurement
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MessageSujet: Re: Une vie brisée...[PV Nicolas Jones]   Jeu 6 Oct - 11:52

    Sibelle n'était pas la seule qui n'arrivait pas à dormir correctement. La seule différence entre eux deux c'est que Nick était parti se coucher dans son lit et qu'il s'était réveillé dedans. Son poignet lui faisait mal, comme si Marina voulait l'empêcher d'oublier... mais il n'oubliait pas, loin de là, au contraire, il y pensait même tout le temps. Elle était plus âgée que lui, ils n'étaient pas les meilleurs du monde, mais d'aussi loin qu'il s'en souvienne, elle avait toujours été là... jusqu'à sa mort. Sa famille vivait dans l'appartement juste en dessous du sien, dans les mauvais quartiers de Londres. Il avait toujours su d'ailleurs que son quartier était mal fréquenté, mais au final, si le taux de violence était aussi élevé, c'était probablement surtout parce que la plupart des gens qui y vivaient trouvaient refuge dans des drogues de diverses sortes. L'alcool et la drogue, ou plus légalement encore les médicaments, ça rend maboul. La pauvreté entraîne la misère et la misère entraîne la violence; Dans son immeuble, il y avait quelques personnes aussi perdus que le reste de la rue, mais globalement, tout le monde s'entraidait, alors, dans le malheur, chacun trouvait sa part de bonheur. Il n'avait lui-même connu le chagrin et la tristesse qu'à l'âge de dix ans, avant ça, il vivait avec innocence, il pensait que le monde ne pouvait pas être totalement pourri tant qu'il y aurait des gens comme ses parents. Tous les deux étaient des artistes ratés, c'est vrai, et à la maison on mangeait souvent des pâtes ou des boites de conserve. Nicolas récupérait toujours les vieux vêtements de ses frères et il n'avait pas la console dernier cri, mais il trouvait toujours à s'amuser avec ses frères, et puis, il y avait la bibliothèque à quelques rues de là où il pouvait emprunter gratuitement des livres et des cassettes vidéos, parfois même, il y avait des Cds. On s'amusait bien chez lui, il y avait les activités artistiques familiales, les voisins qui venaient faire un monopoly pour oublier le mauvais temps des longues soirées d'hiver...

    Il n'avait jamais été malheureux. Mais ça, c'était avant. Avant qu'en l'espace de quelques minutes, à peine une dizaine, son univers bascule. La noirceur du monde qui l'entourait paraissait tout d'un coup bien plus sombre, bien plus dangereuse, il n'avait jamais cessé d'avoir l'impression d'étouffer après ça. Elle était morte en essayant de l'aider, et jamais il ne pourrait oublier. Aucun amour au monde ne pourrait rien y faire. On pourrait l'empêcher de se faire du mal, il voulait bien même faire l'effort de paraître normal (c'était presque devenu un jeu pour lui), mais jamais il ne s'enlèverait de la tête ce qui s'était passé ce jour là. C'était une expérience traumatisante dont il n'était pas guéri, dont il ne guérirait probablement jamais. Il savait que c'était idiot, qu'il devrait faire l'effort d'oublier, d'ailleurs peut-être que Marina lui en voulait de faire de sa vie un gâchis, une mascarade, alors qu'elle s'était sacrifiée pour le sauver, lui, son petit voisin. Il n'en savait rien, il n'avait pas envie de savoir, ce que Marina aurait voulu ou no n ne comptait plus parce qu'elle était morte et que, malheureusement, lui, il était vivant. Et pour se le prouver il avait les entailles qu'il se faisait au poignet.

    Contrairement au souhait de Sibelle, il ne passa pas devant elle sans la voir. Il la vit, au contraire, et bien avec ça, en même temps, c'était difficile de la louper, et il n'allait pas à la cuisine. Il était passé dans la salle de bain et il redescendait en se demandant s'il arriverait à se rendormir une fois réchauffé. Il remarqua aussitôt Sibelle (la salle commune n'est pas si grande) et lui adressa la parole, les mains dans les poches de son pyjama bleu.

    « Salut Sibelle, tu nous fais une insomnie ? » Il n'insista pas plus et se laissa tomber dans un fauteuil. Il se sentait las, mais il faisait bon dans la salle commune, c'était agréable. Il ferma les yeux et renversa sa tête en arrière, peu conscient du trouble de sa camarade. Nicolas et Sibelle se parlaient ma foi assez peu. Ils n'étaient pas dans la même année et en plus de ça le cercle d'amis de Nick était suffisant pour lui assurer une compagnie constante. Même s'il y avait beaucoup de noirceur dans son coeur, il restait quelqu'un de très sociable et bavard, c'était le seul (et le meilleur) moyen qu'il connaissait pour oublier ses soucis. Tout lui paraissait beaucoup plus simple lorsqu'il s'amusait dans l'école, mais seul, le soir, dans son lit, parfois, il se remettait à penser à celle qui le hantait depuis maintenant trop d'années.

    Son poignet lui faisait toujours mal mais il n'osait se le masser en présence d'une étrangère. Les scarifications étaient un secret bien gardé, même lorsqu'il s'était rendu à l'infirmerie l'année précédente parce qu'il avait eu des soucis d'infect(ion d'une de ses plaies volontaires, il n'avait rien dit, il n'y avait que deux personnes en dehors de son frère Roman à être réellement au courant, il s'agissait de Emma et de Elyna. Carry se doutait de quelque chose, bien sûr, mais elle évitait le sujet, respectant ses secrets comme il respectait les siens. Encore qu'on ne puisse pas vraiment dire que Carry ait beaucoup de secrets, ce n'était pas tout à fait le cas, elle n'était pas secrète comme fille, discrète plutôt, lui en revanche sous ses abords avenants était réellement quelqu'un de secret, même si après tant d'années certains auraient du trouvé louche qu'il porte sans cesse des brassards ou des bracelets au poignet, en effet, même la nuit il avait quelque chose pour cacher ses cicatrices. Le médecin que Emma l'avait envoyé voir lui avait dit que la scarification comportait deux états, le premier avait tendance à se cacher, comme si c'était quelque chose de honteux, et Nicolas était de ceux là (même si selon lui, il se cachait non par honte mais pour qu'on lui fiche la paix), le second cas au contraire affichait fièrement ces cicatrices. Nick ne comprenait pas le second parce qu'il pensait que c'était presque du suicide social. Enfin, lui, il disait ça, il ne disait rien... De toute façon, pour l'instant, il était trop fatigué pour ne serait-ce que songer à de telles choses.


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Nicolas Jones

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MessageSujet: Re: Une vie brisée...[PV Nicolas Jones]   Lun 10 Oct - 22:19

Sibelle remarqua que le jeune homme s’en allait finalement à la salle de bain. Elle pouvait respirer un moment. Elle trouva difficile de passer sa vie à haïr les hommes puisqu’elle en avait subit les sévices étant jeune. Pour Sibelle, elle avait vieillie de beaucoup, devenue une vraie femme à son âge qui tente de vivre normalement. Essayez vous après avoir vécu une histoire répugnante de vivre la vie comme une personne normale. Je crois que vous direz non. Mais malgré tout, elle se combat contre son passé ce qui n’est pas toujours le cas. Elle remarqua alors que cet homme la dévisageait quand il voulait se rendre à son dortoir…

Zut, il m’a vu….

Salut Sibelle, tu nous fais une insomnie ?

Tout en lâchant ces mots, il se laissa tomber sur le fauteuil, tout en se fermant les yeux. Elle le trouvait calme.

Elle essaya de communiquer en se détachant de quelques mèches qui lui cachèrent son visage et sa tentative n’étant pas positive…

Je…hummm….oui… excuse…

Ses mains étaient couvertes de spasmes qui n’encourageaient en rien pour Sibelle qui ne voulait pas transparaître sa nervosité.

Elle réussit tout de même à lui demander en retour.

Toi… Aussi?

Pour converser avec une personne de sexe opposé est un acte de courage. Elle se demandait si elle pourrait communiquer d’avantage?

Je me suis endormie… Et…. Je me suis réveillée… Puis je n’étais pas… Pas…Pas capable de me rendormir…

Elle prit sa canne et se leva d’un bond pour se diriger à la salle de bain en s’excusant…

Excuse-moi…. Je… Je vais…

Elle ne prit pas de finaliser sa phrase qu’elle se rendit prestement à la salle de bain pour diriger de tout ce qu’il lui arrive. Pour un instant, elle ne voudrait que Zeno puisse lui consoler. Il connait maintenant sa protégé pour l’aider dans ses obstacles. Mais il est toujours absents, ne retourne pas ses appels, ce qui laisse Sibelle à avoir aucune autorité parentale. Mais pourtant, cela faisait un bout de temps qu’elle aurait besoin d’aide, d’une personne qui pourrait lui aider à traverser l’enfer de ce qu’elle vit depuis trop longtemps maintenant. L’école grouille de garçons, ce qui ne l’aida en rien. Elle se laissa couler un torrent de larmes de tristesse qui lui affligeait sur son visage angélique. Elle se sentait bien seule, et le jeune homme ne l’aidait tout simplement pas.

Sibelle après avoir passé un moment devant le lavabo, elle décida de sortir et retrouva place sur le fauteuil devant l’œil intrigué de son interlocuteur.

Excuse-moi… Je… J’avais besoin d’être seule…

Sans le vouloir, les larmes continuèrent de ruisseler. Un instant après, elle tentait de retrouver son souffle et ses tremblements reprenaient de plus belle. Elle se serra les points pour tenter de stopper mais rien n’y faisait…

Excuse-moi… Je ne suis pas une personne agréable à converser…

Elle pouvait montrer sa détresse devant lui, un mal de vivre aussi insoutenable qu’elle au point ou la mort serait moins pire que vivre tout les jours en faisant semblant de sourire.

Soudain dans un excès de crise de panique se levant rapidement qu’elle faillit perdre l’équilibre mais réussit tout de même à rester debout et se dirigea vers son nouvel ami en s’agrippant à son pyjama ne le laissant pas réagir.

Fait moi mal, bat moi, fait de moi une femme brisée… JE T’EN PRIS !!!

Voyant qu’il ne fit rien, elle se laissa s’écrouler sur le plancher avec les sanglots saccadés.

Aide moi………

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MessageSujet: Re: Une vie brisée...[PV Nicolas Jones]   Lun 31 Oct - 11:27

    « Ah ouai, bah moi pareil. Je me suis couché et puis j'ai été réveillé et impossible de me rendormir. » Nicolas était dur à la douleur, ce n'était pas ce qui l'empêchait de dormir, c'était plutôt les souvenirs liés à cette douleur. Il souffrait bien plus dans son cœur que dans sa chair. Il ne savait pas pourquoi tant de gens parvenaient dans une situation comme la sienne à faire le deuil tandis que lui n'y parvenait pas. Il était peut-être plus fragile, plus sensible aux failles, que d'autres. Ce n'était pas glorieux mais cette constatation ne l'affectait en rien. Il ne se sentait pas vexé d'être faible. Il était un homme, certes, mais cela ne voulait pas dire qu'il devait être fort. Il voulait l'être, comme tout le monde, sauf qu'il était plus raisonnable que la moyenne, intellectualisant tout, et se rendant donc à l'évidence : ce n'est pas parce qu'on le veut que cela va arriver immédiatement ! Il essayait de progresser avec les années, de renforcer son mental à défaut de son corps (Nick n'était pas à proprement parler un grand sportif). Un jour, il serait meilleur, un jour, il pourrait faire en sorte que l'on puisse compter sur lui, en attendant... il restait simplement Nicolas, et s'il cachait ses larmes, sous sa poitrine, son cœur pleurait encore la mort de sa voisine, décédée en voulant le protéger lui-même du danger.

    Finalement, Sibelle partit comme une furie. Nick était trop fatiguée pour la suivre, trop égoïste peut-être. Il était gentil, mais il pouvait parfois se montrer assez insensible. Il avait assez de ses problèmes, vous comprenez, pour s'occuper de ceux des autres, surtout lorsqu'on ne le lui demandait pas. Il aimait ses amis, il aimait sa famille, mais le mieux qu'il puisse faire pour eux c'était, la plupart du temps, de veiller à ne pas faire de bêtise. En ceci il était assez proche de Carry qui prenait beaucoup sur elle pour contrôler sa panique quand la situation lui échappait, or, quand la magie avait disparu, la situation avait été complètement hors contrôle. Elle n'avait pas posé trop de problèmes pour autant, mais Nick savait que c'était parce qu'elle avait fait tout son possible pour se montrer calme et résolue. Il l'en admirait, lui, quand le facteur déclencheur arrivait, il était complètement incapable de s'arrêter. Il fallait, donc, éviter qu'il ne se laisse submerger, et s'occuper des problèmes des autres ne l'aiderait pas.

    Un peu après, Sibelle revint. Elle avait pleuré, il s'en serait douté. Quant au fait qu'elle ait désiré être seule, c'était son droit le plus strict, il ne comptait pas le contester. Qui aurait-il été pour en avoir le droit ? Il n'était même pas vraiment ami avec Sibelle, ils s'entendaient bien, mais comme des camarades de maison, sans plus. D'autant que le nombre de personne avec qui Nick ne s'entendait vraiment pas se comptait sur les doigts d'une seule main. Certes, il n'appréciait pas vraiment les serpentards, mais c'était une question de maison, pas de personne, il le savait. Sûrement qu'un adulte de serpentard le rendrait moins méfiant, c'était juste la rivalité au sein de l'école qui lui posait problème, donc ça ne comptait pas vraiment.

    « Je comprends. » C'est tout ce qu'il avait à dire. Il ne pouvait rien ajouter à ça puisqu'il était bien trop discret ce soir pour le faire. Ce n'était pas ses oignons que la raison des pleurs de Sibelle, tout bonnement.

    « Ce n'est pas grave, je ne suis pas vraiment d'humeur à converser de toute façon. » Et il ne le disait pas pour être désagréable, c'est simplement que c'était la vérité, et que ça ne le dérangeait pas que Sibelle reste silencieuse. Il s'inquiétait un peu de la voir trembler comme une feuille, mais encore une fois, il ne voyait pas ce qu'il pouvait y faire, donc il resta assis à sa place, se contentant de la regarder par instants lorsqu'il quittait le feu des yeux. Il aimait beaucoup le spectacle du feu dans la cheminée, il trouvait que c'était agréable... cela le réchauffait autant physiquement, que psychologiquement.

    C'est alors que les choses tournèrent vraiment mal de l'avis de Nick. Il grimaça ostensiblement lorsqu'elle s'accrocha à lui en lui demandant de faire d'elle une femme brisée. Hola ! Il allait falloir se calmer là. D'une part il était strictement hors de question qu'il batte une femme, d'autre part c'était limite pervers comme formulation ! Elle pétait un plomb ! Et il ne savait pas vraiment comment réagir.

    Laissant ses méninges tournés à cent à l'heure pendant quelques minutes, il resta parfaitement immobile durant ce laps de temps pour réfléchir à comment il allait pouvoir gérer cette situation. Son poignet lui faisait toujours mal. Il n'avait pas envi de s'occuper de Sibelle. Pas envie du tout. Mais il ne pouvait pas non plus la laisser comme ça, ce ne serait pas très charitable et en plus elle lui demandait de l'aide. Si seulement quelqu'un... genre, une préfète... pouvait arriver. Cela le sauverait. Blessé lui-même, il ne voyait pas comment consoler Sibelle, surtout après la tirade des plus farfelu qu'elle venait de lui sortir. C'était très gênant, et puis, est-ce qu'il avait une tête à frapper une fille ? Non mais vraiment... même s'il ressentait sa détresse, il était quand même à deux doigts de mal le prendre. Certes, il avait une certaine réputation dans l'école, mais entre mater les demoiselles et les battre, il y a un fossé, que dis-je ! Une gouffre !

    Il se décida enfin à bouger et se pencha sur elle, tout en gardant quand même une certaine distance de sécurité, au cas où elle serait reprise d'envie qu'il lui fasse mal, ce qu'il trouvait sacrément glauque, et comme il se taillait le poignet régulièrement, pour qu'il trouve quelque chose glauque, il en fallait beaucoup !

    « Sibelle... je veux bien t'aider... si je le peux... mais sûrement pas en te frappant. » Soyons bien clair, c'était même hors de question ! « Commence par te calmer... et dis-moi ce qui ne va pas. » En espérant qu'elle soit précise parce qu'il était déjà fatigué et il avait un peu l'impression que son cerveau était comme embrumé. Il n'était pas certain de pouvoir vraiment l'aider si elle ne se montrait pas claire, mais au pire, ils avaient toute la nuit pour qu'il obtienne des réponses qu'il soit capable de comprendre hein !


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MessageSujet: Re: Une vie brisée...[PV Nicolas Jones]   Lun 31 Oct - 22:41

Sibelle ne savait pas combien de temps elle était là à gémir. Elle n’en pouvait plus de ce fardeau et qu’en plus un garçon était dans la même pièce qu’elle se réveillait en elle une haine. La haine de vivre quand elle n’en n’a vraiment plus. Quand elle a vu Nicolas devant elle en revenant. Elle voulait tellement qu’il le fasse souffrir, qu’il soit comme l’autre, l’autre qui lui a tant fait mal. Elle n’avait plus le courage à s’en sortir. Elle se préparait à l’échec même. Toujours dans la même position à gémir, elle vit Nicolas à une distance d’elle et essaya de chercher les mots…

Il ne peut pas le frapper? Il le faut voyons! Il faut qu’il soit comme un autre! Se médita dans son silence terrifié.

En autre terme, elle avait perdu la tête, encore plus qu’à l’habitude, elle n’avait qu’une idée derrière la tête : se faire mal, pour faire chasser sa douleur qu’elle vit de jour en jour.

Soudain, sans savoir ce qui passait par sa tête, elle se mit à rire mais aussi à pleurer. Comme ça! Pendant un bon moment avant de revenir peu à peu à elle. Elle se mit à réaliser qu’elle était très stupide dans une situation étrange et que ce jeune homme le regarda comme si elle était retardée. Fallait qu’elle soit folle à ce point là pour se rendre à un moment critique comme présentement? Tous ses membres tremblèrent de nervosité qu’elle voulu se relever mais elle n’arrivait pas. Elle décida de rester là ou elle est. De toute façon, elle n’était pas en état de faire quoi que ce soit. D’abord, il fallait mieux qu’elle recommence à respirer normalement ce qui n’était pas le cas.

Tu… Tu n’es pas méchant hein? En posant une voix craintive.


Elle avait peur de sa réponse, peur de ce qu’elle va entendre à ses oreilles. Elle ne se sentit pas bien, comme si les hauts de cœur allaient relâcher d’un moment à l’autre. S’armant de courage, elle se leva et tagua jusqu’à la salle de bain encore une fois pour se rendre vers une toilette qu’elle vomit. Après un moment qu’elle jugea longue, elle retourna vers Nicolas avec une serviette qu’elle se mit sur son front. Prise de vertige, elle se dépêcha de s’asseoir à côté de lui. Elle réalisa alors qu’il était maintenant à 30 cm d’elle.

Elle vit qu’il approcha sa main sur son bras, elle se recula vivement pour se plaquer plus loin dans le fauteuil tout en criant.

NON…

Elle se mit à baisser les yeux c’est alors qu’elle vit une cicatrise à son poignet qui était visible alors en le repoussant, il avait accroché à sa manche pour découvrir son avant-bras. Ce n’était pas qu’une simple coupure, mais bien comme si quelqu’un voulait en finir, comme elle. Sans penser une seconde, elle glissa ses doigts fragiles sur la blessure de celui-ci. Elle sentit alors qu’a son contact toute la douleur qu’il aurait pu sentir.

Tu as voulu en finir toi aussi?

Se lâcha t’elle encore traumatisé par sa blessure pour penser. Elle regarda sa paume et lui montra en le retournant. Sa blessure encore vive puisque ça faisait juste un an, on pouvait voir par endroit qu’il recommence à refermer sa plaie.

Moi aussi, je l’ai faite avec le médaillon de ma mère, avec en plus des médicaments que j’ai avalé.

Sa voix se cassa et baisa alors ses yeux puis ses larmes recommencèrent à couler le long de la joue. Depuis quand elle conversait normalement avec un garçon de son âge autre que Zeno? Elle sentit soudain qu’elle pouvait lui faire confiance, elle ne savait pas pourquoi et en plus la raison. Mais ses yeux de celui-ci trahissaient sa propre tristesse. Lui aussi était malheureux, quel que soit son passé, il devait souffrir comme Sibelle. Pour la première fois de sa vie, elle sentait que pour une fois, elle pouvait être comparé par un autre, de vouloir mourir et que malheureusement on vit avec des conséquences.

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MessageSujet: Re: Une vie brisée...[PV Nicolas Jones]   Dim 6 Nov - 10:27

    Il avait bien du mal à savoir si il était gentil ou méchant ou quoi que ce soit d'autre. Il ne réfléchissait pas du tout en ces termes. Surtout ce soir. Il ne se sentait d'humeur très philosophique. Non. Au contraire, il était d'humeur morose, c'était tout à fait différent. Il soupira. Fatigué. Très fatigué. Il n'avait aucune envie de penser aux problèmes de Sibelle, mais alors, vraiment, absolument aucune envie ! Sauf qu'il n'avait pas le choix, sinon ce serait réellement de l'égoïsme qualifié et grave. Soupirant, il décréta que cette seule pensée (puisque, après tout, on avait toujours le choix) était de la gentillesse, donc que pour aussi peu motivé soit-il, il n'était pas méchant.

    « Non. En tout cas, je ne risque pas de te faire du mal. » Ce qui était la stricte vérité, il respectait beaucoup les filles (même s'il ne le montrait pas toujours) donc il était hors de question qu'il fasse seulement une once de mal à une demoiselle. Il appréciait la gente féminine et, après ce qui était arrivé avec Marina, il pensait vraiment qu'il fallait protéger les femmes contre certains hommes abjects qui n'avaient aucun respect pour la nature humaine même (après tout, il faut un homme et une femme pour faire un enfant ! L'un sans l'autre, ça ne marche pas!). Et s'il fallait un argument supplémentaire, c'était facile, il était bien élevé par ses parents qui étaient peut-être pauvres, idéalistes, bêtes parfois... mais corrects et apprenaient les bases de la vie en société à leurs enfants depuis le plus jeune âge !

    « Oh ! On se calme Sibelle ! » il fallait qu'elle arrête de crier comme ça, elle allait réveiller tout le dortoir, quoi que, après réflexion, c'était pas une mauvaise idée, il pourrait se décharger du problème auprès de personnes plus compétentes que lui. Moins torturées aussi. Il se sentait tellement mal... comment pourrait-il aider quiconque ?

    Lorsqu'elle découvrit son bras et ses cicatrices, il la repoussa sans violence mais avec fermeté et remit sa manche correctement, de façon à cacher ses cicatrices de scarification.

    « Ce n'est pas ce que tu crois. » Il n'avait jamais essayé de vraiment en finir, il n'avait jamais eu ce genre de pensée morbide, il se faisait mal parce qu'il avait besoin de se rappeler qu'il était vivant par la douleur, bien entendu, ça avait parfois mal fini et il avait failli y passer, surtout au début, quand il ne savait pas encore éviter les veines et les artères les plus importantes, mais maintenant, il ne ratait plus son coup.

    « Et d'ailleurs, cela n'a visiblement rien de comparable avec toi. Tu sembles bien plus perturbée que moi. » Il le nota rien qu'au fait qu'elle parle de médicaments et de médaillons.

    « Mes cicatrices ne viennent pas d'une tentative de suicide, je me mutile. » Si pour certains c'était la même chose, pour lui, ce n'était pas le cas ! Il savait comme la mort faisait mal à ceux qui restent, donc il ne voulait pas faire subir ça à ses parents, à ses frères et sœurs ou à ses amis. Se faire du mal était une chose, leur en faire, encore une autre. Ce qui ne voulait pas dire qu'il condamnait le suicide hein, juste que cela n'était pas dans ses intentions, aussi auto-destructeur soit-il !


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MessageSujet: Re: Une vie brisée...[PV Nicolas Jones]   Lun 7 Nov - 3:19

Au moment ou elle a délivrée une partie de son secret; de son suicide raté, elle en regretta par la suite. Mais elle ne pouvait s’empêcher d’être solidaire avec lui. Surtout à la vue de ses marques profondes.

Ce n’est pas ce que tu crois, qu’il répondit à sa question.

Comment ça ce n’est pas ce que je crois? Ne me dit pas que ce que je vie est cent fois pire que toi?

Elle était surprise de sa réponse, était comme si sa blessure est bénigne qu’elle. Qu’elle soit plus perturbée que lui.

Pour que t’aie ces marques, tu dois avoir souffert? Non? Et puis oui, je suis extrêmement perturbée pour en arriver la. Oui, j’ai eu une raison pour en vouloir la mort.

Ses lèvres tremblèrent mais ne laissa pas son émotion envahir. Elle glissa sont doigt dans celle de sa blessure, comme pour s’excuser d’avoir exposé ce souvenir encore atroce après un an.

Mes cicatrices ne viennent pas d'une tentative de suicide, je me mutile.

Elle avala de travers sans le vouloir et manqua d’air. Sa révélation étant moins sombre de ce qu’elle avait imaginé. Elle comprit alors qu’au lieu désirer la mort, il souffre en se mutilant, voilà donc la raison de ses blessures.

Oh, ce n’est pas…. Oh, je suis désolé ce qui t’arrive. Finalement, je suis plus dangereuse que toi… Elle disait ceci dans un soupir de découragement.

Honteuse, elle garda le silence, elle se sentait désolé qu’il ait dû à se justifier. Elle se sentait un peu mal à l’aise et ne voulait pas aggraver ses plaies et ses souvenirs qui soit être sans doute pénible.

T’inquiète pas, ce sera notre secret. Je veux t’assurer que rien ne sortira d’ici. Et hum…

Elle rougit de honte qu’elle baisa ses yeux….

Je suis désolé pour mes crises. Je suis comme une sorte bombe à retardement. Et… Je n’ai jamais appris ou ne sait pas comment le gérer quand je suis en présence…. En présence….

Elle prend une respiration pour se donner du courage puisqu’elle allait sortir une vérité qu’elle n’a jamais dite à personne. Même pas à Zéno qui était son tuteur de Sibelle. Elle dû se racler sa gorge comme si elle avait peur qu’au premier coup, cela n’aura jamais sorti correctement. Elle leva ses yeux et croisa le sien…

D’un homme. J’ai peur des hommes. C’est ma plus grande phobie… On…. On m’a fait vivre un enfer, que je ne souhaiterais à personne. Voilà pourquoi mes crises étaient intenses et du pourquoi je posais des questions inutiles. J’étais vulnérable si on peut dire cela… On me prend pour une folle et je le sais bien que je ne suis pas fréquentable. J’aimerais bien pour une fois que je me fasse comprendre, être écouté. Mais j’ai tellement peur…. Peur de……

Ses yeux se remplis de larmes pour la énièmes fois. Elle essaya de continuer de parler, mais sa gorge se noua au grand découragement de celle-ci.

Elle se surprit d’un instant d’avoir tout éclater sa vérité. Sa propre peur depuis toujours. Elle se rémora sa propre douleur. Elle se risqua de regarder son ami. Il avait les yeux ouverts surpris de sa révélation ce qui met Sibelle encore plus dans l’embarra.

Je suis désolé, je voulais juste t’expliquer mes crises….

Elle comprit qu’elle devait se taire, il devait gober tout un tas d’informations. Et maintenant, elle s’en voulu de tout avoir balancé comme ça. Si on se met dans la bonne logique, elle lui dit ses propres peurs à un inconnu qu’elle le connait à peine et pourtant c’est comme si elle le connaissait toujours, depuis l’enfance. Ils avaient du moins un point en commun la souffrance. Elle souffrait et lui aussi. Et elle semblait être à l’aise face à lui et tout balancer ses démons depuis longtemps. Elle était mitigée par différentes émotions, de la joie, de la tristesse et de la libération. Elle ne savait que faire de tout ça et le gober tout intérieurement. Elle ne voulait plus lui faire avaler d’autres qu’elle attendit qu’il dise quelques choses. Son mutisme l’inquiétait, elle voudrait le prendre, le serrer dans ses bras mais elle n’en n’a pas la force pour le faire. Juste à le toucher le terrorisait, elle ne voulait pas faire un pas… Pas toute suite. Il faut qu’elle apprenne à se tenir en sa présence, peut-être qu’un jour… Elle n’en pouvait plus, avait-elle aggravé son cas? Elle se sentirait alors coupable.

Nicolas? Parle-moi, je t’en pris… Dis-moi quelques choses.

Elle s’impatienta et tout son regard pleins d’espoirs attendit qu’il sorte un mot, une phrase, mais qu’au moins qu’il parle!
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MessageSujet: Re: Une vie brisée...[PV Nicolas Jones]   Ven 9 Déc - 11:55

    « C'est toi qui le dis, pas moi. J'évite de porter un jugement, de toute façon, il n'y a pas d'échelle de valeur dans la douleur, chacun souffre d'une manière qui lui est propre. » Nicolas faisait ici preuve d'une gravité qui ne lui était pas forcément habituelle. Non pas qu'il souhaite faire la morale à Sibelle (qui était-il pour se le permettre ?), il donnait simplement ses propres conclusions sur ce qu'était la douleur. Nick était bien plus intelligent non sans blague, il est à serdaigle quand même qu'il ne voulait bien le montrer, aussi se posait-il souvent des questions, non seulement sur lui-même, mais aussi sur les choses en général, tout ce qui est important, mais comme cela ne rentrait pas dans le cadre de ce que son masque de bonne humeur lui permettait, il n'en parlait jamais à personne... si ce n'est Elyna, Carry et Emma, et encore, c'était très rare.

    « Je souffre. Au présent. Mais j'essaie de progresser, et si je devais mourir, je ne pourrais plus avancer, la mort est une fin. » Et puisqu'il avait promis à Marina d'être heureux, il ne pouvait pas se permettre d'en finir, ce serait abandonner pour toujours l'idée de tenir sa promesse... et cette promesse, c'était ce sur quoi il avait basé tout ce qu'il était devenu. Peut-être souffrait-il encore, peut-être se scarifiait-il, mais il était sûrement plus heureux qu'il y a quatre ans, parce qu'à force de faire semblant, il lui arrivait de sourire pour de bon.

    « Je ne sais pas si tu es plus dangereuse. Pour les autres je ne pense pas, après tout, nous avons ceci de commun que c'est à nous-même que nous voulons du mal. » Il parlait d'une voix douce, essayant du mieux qu'il pouvait de la calmer.

    Il ne lui répondit pas immédiatement pour ce qui était de la suite. Il ne voulait pas dire une parole malheureuse.

    « Je vais parler, mais après, Sibelle, je vais aller me coucher. Ne pense pas que tu me gênes, ou que tu me dégoûtes, je suis seulement très fatigué, et je crains de ne t'être d'aucun secours ce soir... mais si tu as besoin de parler, un jour, à une heure plus... adéquate... viens me voir. Tu n'as pas de raison d'avoir peur de moi, je sais ce que c'est que d'avoir peur et d'avoir mal. Et je respecte beaucoup les femmes, ainsi que la vie d'autrui en général. Donc tu peux venir me parler, mais ce soir, nous ne ferions que pleurer de conserve, et ce n'est pas ce que je souhaite. Va te coucher toi aussi, et réfléchis à tout ça... parce que tu vois... tu n'es plus seule. » Et sur ces longues paroles, lentement, il se leva, prenant bien soin de ne pas faire de mouvements brusques qui pourraient effrayer Sibelle, et toujours avec la même lenteur, il s'éloigna, doucement, pour rejoindre son dortoir. Il avait besoin de sommeil, finalement, mais aussi d'oublier sa douleur. Car voir Sibelle lui avait rappelé une chose très importante : rester dans ses problèmes, ça ne fait que faire perdre l'avancée vers le bonheur.


{Terminé pour Nicolas}


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Nicolas Jones

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MessageSujet: Re: Une vie brisée...[PV Nicolas Jones]   Sam 10 Déc - 7:37

Sa réponse lui rassurait, chaque personne à sa propre douleur, elle n’en fit aucun doute. Sa perception lui éclaira un peu de ses doutes qui lui laissaient sans répondre depuis trop longtemps.

Je n’y avais évalué comme ça. C’est vrai, je suis d’accord avec toi…

Malgré la douleur encore aigue pour Sibelle, n’empêche que ses réflexions avaient du sens. Que si on en mourrait (qui avait faillit dans son cas, si Zeno n’avait pas été là) n’aurait été vaine, puisqu’elle avait été crée pour accomplir d’une action. Quoi? Elle n’en savait pas encore. Mais elle savait qu’elle le trouvera sa réponse dans un avenir approché. En tout cas, elle l’espère.

Je devrais prendre ton exemple, d’essayer dans cette souffrance d’en tirer une leçon…

Elle lui fit un sourire d’espoir. Ses yeux vitreux devenaient de plus en plus brillants, laissant apparaître ses yeux bleus. Elle semblait au fil de ses discutions, avoir eu ses réponses qu’elle cherchait désespérément.

Oh, je n’avais pas vu de cette façon, hum… Oui… nous avons ceci en commun, c’est bien vrai…

Elle ne peut s’empêcher de revoir son passé en boucle, il est bien vrai qu’elle se cherchait à se faire du mal, juste pour rappeler ce souvenir qu’elle méprisera toujours. Il est bien vrai qu’elle a tenté de se tuer, juste pour oublier de ce souvenir au lieu de passer par-dessus. Pour la première fois, ce soir, elle semblait de plus en plus sereine. Quitte même à lui pardonner pour le mal qui lui a fait. De prendre un jour à la fois comme un nouveau jour, même si cette douleur est encore présente dans son âme. Mais qu’au moins, elle puisse prendre un nouveau chemin et qui sait rencontrer un jour un homme qui lui aimera pour ce qu’elle est. Mais une chose qui est sur, la personne devra lui respecter qu’elle aura des moments de down puisqu’elle n’en sera pas guérie à cent pour cent. Bref, cette personne devra lui respecter en tant que femme. Jamais elle n’aurait envisagé qu’avec Nicolas, elle aurait comprit au moins ça. Ça lui aura valu des années pour se rendre compte que de vouloir pour quelqu’un, c’était une stratégie pour qu’elle soit désorientée et ainsi de vouloir mourir. Elle devait maintenant changer et ce pour le mieux. Faire une croix sur son passé et d’avancer pour le meilleur d’elle-même. Elle devait se débarrasser de ses souvenirs pour se sentir mieux.

Dire ses problèmes était peut-être un peu trop. Il n’était qu’un élève. Il n’est pas un travailleur social ou bien un spécialiste pour les cœurs perdus. Non, juste un camarade de la même maison que Sibelle. Elle s’était rendu compte que c’en était trop. Elle avait peut-être envie de changer de vie, mais pas au point ou que Nicolas doit tout prendre. Elle s’en était désolée pour lui. Elle voudrait juste revenir en arrière et de ne plus exposer à ses problèmes. Mais il était trop tard, elle devait faire face à la musique. Mais le mutisme qu’imposait son nouvel ami l’inquiéta de plus en plus. Avait-elle visée quelque chose encore plus grave qu’elle n’aurait imaginé?

Oh… Je m’excuse Nicolas, je ne voulais, en faite, je ne savais pas ce que je voulais en t’envoyant toute ma salade. Je viens de me rendre compte que tu as tes problèmes aussi et je t’en ai ajouté encore plus et que tu t’en inquiètes d’avantage. Mais si tu pouvais me faire plaisir et de me dire que tu vas bien, ou que tu veux que je te fiche la paix. Je vais comprendre hein…

Elle entendit calmement qu’il prononce. Un mot, un n’importe quoi finalement. Soudain, elle sursauta quand il a finalement décidé de parler. Elle était enfin soulagée.

Je comprends, mais je veux juste te dire tout simplement merci. Je le sais que tu voulais que me rassurer. Tu as raison, nous avons besoin de sommeil et de penser à tout chacun pour soi. Il est vrai qu’il est tard. Mais je veux juste te dire merci, ce n’est pas grand chose peut-être pour toi mais pour moi, j’ai compris que je me ruinais ma vie à force de faire ce train de vie là. Mais sache que je ne ferais plus de connerie de ce genre. Tu aussi, n’hésite pas à venir me voir si tu as besoin de rire ou de tout simplement parler. Je serais là pour t’écouter comme tu l’a fais pour moi. C’est un grand cadeau que tu m’a fais. Je t’en serais reconnaissance toute ma vie.

Les larmes lui coulèrent, pas de peine cette fois-ci. Pour la première fois de sa vie, c’est les larmes de bonheur. Elle avait espéré ce moment depuis longtemps. Elle ne sait pas ce que la vie lui réserve, mais elle sait maintenant qu’elle devra penser positivement.

Elle vit Nicolas se lever et s’en aller à son dortoir. Elle le suivit et se tourna pour se rendre au sien. Mais en se retournant, elle vit Nicolas lui faire un sourire. Elle lui répondit à son geste et lui fit un sourire sincère et lui souhaita bonne nuit. Elle ouvrit la porte et vit la lune éclairer d’une fenêtre à moitié découverte d’un rideau. Elle se rendit à son lit et s’endormie dans son sommeil. Elle devra le revoir, elle n’en savait pas pourquoi, mais juste à penser de le revoir, elle se mit à sourire sur son visage endormie. Et depuis longtemps, elle dormi sans faire un cauchemar cette fois-ci…


[Terminé pour Sibelle]
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