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 [TERMINE] Un héro est né (ou pas) [PV]

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MessageSujet: [TERMINE] Un héro est né (ou pas) [PV]   Mar 4 Oct - 20:22

Les vacances, grand moment de détente pour la majorité des élèves. Certains se reposaient en rejoignant leur famille, chez eux. D’autres prenaient du bon temps en profitant de l’école d’une toute autre manière que d’ordinaire, sans travailler. Il y en avait quelques-uns qui faisaient un mélange, ils se détendaient à l’école parce que d’autres étaient rentrés chez eux et donc ne leur prenaient plus la tête.

Dans tous ces gens, il y avait Rhys qui ne devait toujours pas connaître la signification de vacances puisqu’il travaillait, comme vous l’avez deviné. Ceci dit, il n'y consacrait pas toute sa journée comme il avait eut l'habitude de le faire par le passé. Il n'y avait pas de raison d'écouter que les leçons dispensées par les professeurs dans le cadre d'une salle de classe ou assimilée pour ce qui était du cours de soin pour les créatures magiques. Non, il écoutait aussi ses ainées qui avaient bien des choses à lui apprendre. Eva-Rose lui avait ordonné de fréquenter plus souvent les autres élèves donc il s'était aménagé des plages horaires pour faire dans le social.

En cette heure, c'était justement une après-midi vouée à la communication. Enfin à peu près puisque le jaune et noir n'avait pas spécialement envie d'aller vers les autres mais s'était quand même rendu accessible à ceux qui le désiraient. Armé d'un livre, Oh miracle!, non scolaire, il s'était posé dans le parc, contre son arbre fétiche. Assis en tailleur, ses yeux se posaient sur le nouveau volume qu'on lui avait conseillé. Les annales de la compagnie noire. L'histoire d'une troupe de mercenaires que nul ne semble pouvoir vaincre et qui semblent pouvoir renaitre de la plus infime des braises. Il n'en fallait pas plus pour réanimer l’imagination du gamin qui ne rêvait que héroïsme et d’aventures épiques depuis sa toute jeune enfance. Ce qui, d’après des calculs scientifiques, remonte à environ trois semaines environ Par contre, il existait quelques différences notables avec lui, sans se considérer comme un parangon du Bien, il se considérait comme quelqu’un de bon, ce qui lui rendait difficile l’identification. De qui se sentir le plus proche? Les dirigeants de la Domination? Les mercenaires qui tuent depuis des siècles et dont la cible ne dépend que de l’argent qui se trouve dans les coffres? Les rebelles qui massacrent à vue? S’il prenait le temps d’en lire quelques-uns, ces livres pourraient lui apprendre quelques trucs sur la vie comme le fait que rien n’est blanc ou noir mais que la majorité n’est qu’une vague nuance de gris. Après tout, ce sont souvent ceux qui se prétendent investis des meilleures intentions qui commettent les pires atrocités.

L’histoire travaillait tout de même l’apprenti sorcier bien plus qu’elle ne pouvait le faire chez n’importe quel moldu. En effet, ce qui passe pour de la fiction n’en était finalement pas tant que ça. Dans quelles parts un sorcier ne pourrait-il pas devenir comme cette femme? Bien des sorciers avaient déjà tenté de mettre le monde à leur botte et ce, pas si lointainement que ça. A quand le jour où il faudrait lever de véritables armées?

Ses pensées sur son avenir glorieux, bien que sans magie, furent interrompues par des haussements de voix dans la cour. Ce coup-ci, ce n’était pas du tout son radar à personne en besoin qu’il s’est mit en alarme, c’était un système bien plus réactif, c’était son amitié. Pas besoin de chercher, pas besoin de prêter la moindre attention à ce qui se passait, il avait immédiatement reconnu la voix d’Eva-Rose. Et oui, encore elle Il chercha du regard un instant pour la trouver en compagnie d’un autre élève, qu’il ne connaissait pas. Visiblement la conversation n’était pas au gout de la demoiselle et la tension montait rapidement entre les deux protagonistes. Pas besoin de comprendre les mots, le langage corporel était bien plus que suffisant.

Le sang du garçon ne fit qu’un tour lorsque l’élève importunant sa protectrice l’attrapa par le poignet et refusa de la lâcher malgré ses tentatives de libérations. Au diable l’attente, la guerre, le sang, la violence et la gloire seraient pour le soir même. Le Poufsouffle enfourna son livre dans son sac, sans mettre son marque page, c’est dire à quel point il était énervé, et se précipita pour aider son amie.

Vu sa prestance, il n’a pas fallu beaucoup d’effort au blaireau pour passer inaperçu jusqu’au moment où il a pu sauter sur cette prise ferme pour libérer la préfète de cette emprise qu’elle ne souhaitait pas. Il a presque fallu tout le poids du sauveur pour réussir son intervention On oubliera de préciser qu’au passage, il a à moitié arraché la main de sa consœur mais il y a toujours des dégâts lors des tentatives de sauvetages.

Il ne laissa pas le temps aux deux adultes de comprendre ce que le gnome foutait là et il s’incrusta entre les deux pour faire remparts de son petit corps maigrichon. A ce moment précis, si Eva-Rose ne s’était pas trouvée dans son dos mais face à lui, elle n’aurait pu reconnaître le regard du petit zoziaux qu’elle avait recueilli sous son aile, quelques mois plus tôt. Il n’y avait plus rien de ce mini-homme souriant, plus rien de ce garçon dépressif, plus rien de cet étudiant trop sérieux, il n’y avait plus que la haine dans ses yeux qui n’avaient toujours pas bien décidé de quelle couleur ils devaient être. Inutile de préciser Je sais, je suis quand même en train de le faire que la timidité et la peur de gêner ne faisaient pas partie du tableau. Il n’y avait que deux regards de tueur qui se percutaient de plein fouet. Aucun des deux hommes, que ce soit le petit ou le grand, ne voulait céder face à l’autre. Que le courage des Gryffondors et l’intelligence des Serdaigles soient avec lui. Si les choses venaient à se gâter, ça ne lui déplairait pas si l’esprit d’équipe des Poufsouffles et la fourberie des Serpentards se retrouvaient chez ses amis.

Quoi qu’il en était, il était prêt à en découdre pour protéger son amie malgré ses faibles ( infimes?) chances de réussite.

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MessageSujet: Re: [TERMINE] Un héro est né (ou pas) [PV]   Sam 8 Oct - 1:09

Plus le temps passait et plus mai approchait, plus Eva-Rose était sur les nerfs. Elle passait de plus en plus de temps dans les livres et de moins en moins dehors, alors même que les beaux temps revenaient, et voir le soleil haut dans le ciel en sortant de botaniques pour aller se réfugier dans la bibliothèque avait le don de lui faire perdre le moral. Bien évidemment, ce n’était pas le premier examen qu’elle passait, puisqu’il y en avait chaque année, et les BUSEs avaient elles aussi étaient difficiles pour elle, mais ça n’avait rien de commun, à vrai dire. La somme de travail demandée n’avait strictement rien à voir, mais comme je l’ai déjà écrit il me semble dans un topic avec mon camarade, je vais m’arrêter ici et ne pas donner plus de détail. Bref, si je raconte tout cela c’est que ça a quand même son importance pour ce qui va suivre.

Vous aurez donc compris que ce n’était pas tellement le moment pour venir embêter Eva-Rose ou pour la contredire. D’ailleurs, elle n’était pas la seule élève à être à cran, toute la septième année l’était plus ou moins avec l’arrivée des ASPICs et l’avalanche de devoirs supplémentaires que les professeurs leur imposaient en conséquence. A croire que réviser le gigantesque programme des deux dernières années de Poudlard n’était pas suffisant ! La rouquine se prenait parfois à soupirer d’une triste en joie à l’idée que si McGonagall avait encore été professeur, cela aurait été encore pire. Certes, l’actuelle directrice de Poudlard était une excellente enseignante, mais elle était sans doute l’une des plus strictes et des plus promptes à donner une quantité astronomique de devoirs à ses élèves. Pour leur réussite, bien entendu, du moins le pensait-elle sans doute, mais la Préfète de Poufsouffle saturait et ne pourrait plus accepter de nouvelle charge.

Evidemment, les vacances n’en étaient donc pas pour les septièmes années – les profs avaient bien signalé qu’il ne s’agissait que d’une interruption de cours dont ils avaient profité pour donner un peu plus de travail aux élèves, sans oublier d’ajouter qu’ils se tenaient à leur disposition pour toute question technique ou pour éclairer des points qui restaient obscurs (ça sent l’expérience, là). Les moments de détente restaient donc rares et les heures qu’Eva-Rose passait ordinairement dans les salles de cours se déroulaient à présent dans la bibliothèque où elle feuilletait une dizaine de bouquins chaque jour en espérant y trouver les points du programme où elle se pensait encore un peu légère et les sortilèges qu’elle ne connaissait pas mais qui pourraient éventuellement lui être utiles. Le programme d’ASPICs était vaste et les professeurs étaient bien en peine de le finir à temps pour l’examen qui, encore une fois, approchait à grand pas.

Un jour qu’il faisait particulièrement beau, Eva-Rose s’était cependant résignée à ne pas rester enfermée et à voir un peu la lumière du jour. Elle avait emprunté les livres dont elle avait besoin et une fois le tout dans son sac s’était dirigée vers la sortie. Tout aurait du bien se passer, qui pouvait penser qu’un drame allait se produire devant les lourdes portes qui permettaient d’entrer dans le château ? Qui pouvait penser que d’ici quelques minutes, Eva-Rose allait regretter de n’être point restée à la bibliothèque sous l’œil vigilant de Mrs. Pince ? Je vais m’arrêter là, j’espère vous avoir assez mis l’eau à la bouche, venons en à présent aux faits.

Alors qu’Eva-Rose passait une porte donnant sur la cour, elle tomba nez-à-nez avec un Gryffondor inconnu au bataillon qui ne devait pas être de son année, bien qu’il fît bien une tête de plus qu’elle. Le garçon, sans doute mécontent de trouver quelqu’un sur son chemin ne fit cependant aucun mouvement pour éviter la rouquine et les deux élèves se rentèrent dedans. D’ordinaire, ça aurait pu en rester là : Eva-Rose se serait excusée et aurait passé son chemin sans dévier de son but. Elle était d’ailleurs prête à le faire, mais la réaction de son vis-à-vis mis à bas toute sa bonne volonté.

- Regarde voire où tu marches, rouquine !

Le sang d’Eva-Rose ne fit qu’un tour. Elle n’était pas sanguine et raisonnait souvent longtemps avant de répondre à une provocation afin d’éviter le conflit. Contrairement à sa demi-sœur, la rouquine ne se mettait pas en colère pour un oui ou pour un non, mais lorsqu’elle le faisait elle avait autant de mal à s’arrêter que l’ancienne Serpentard et déchainait la même violence – la magie en moins, puisque celle-ci était indisponible. La Préfète avait tout de même mis la main à la poche avant de se souvenir que toute tentative serait vouée à l’échec et au ridicule.

- Moi je devrais regarder où je marche ? Elle avait haussé la voix – c'est-à-dire parlé plus fort qu’elle ne le faisait d’habitude, ne cherchant alors plus la discrétion qu’elle affichait habituellement, mais ne criait pas. Pas encore du moins. Toi aussi, tu aurais pu regarder. Et je ne m’appelle pas rouquine, imbécile.

Peu de violence pour le moment, vous en conviendrez ; mais à l’échelle de la Préfète, c’était déjà pas mal. Cela faisait un certain temps qu’elle ne s’était plus vraiment énervée, mais le stress, la fatigue et l’attitude complètement déplacée du Gryffondor l’avaient fait réagir. Il était loin le temps où elle se laissait marcher sur les pieds, la Poufsouffle n’était plus la jeune fille timide qu’elle avait pu être en arrivant à Poudlard – du moins pas totalement. Elle avait grandit et prit confiance en elle. Seulement, sa remarque n’avait pas plu au Gryffondor qui devait lui aussi être un peu sur les nerfs. Il lui saisit le bras.

- D’où tu me parles comme ça ?

- Lâche-moi. Tout de suite.

- Sinon quoi ? Tu crois que c’est ton insigne qui me fait peur ?

Eva-Rose n’eut pas le temps de répondre : une tornade noire et jaune venait de débarquer et lui avait arraché le bras – la libérant au passage, à moins que ce ne fût l’inverse. Il fallut un moment à la Préfète – et aussi au Gryffondor – pour comprendre ce qu’il se passait.

- Rhys… ? Qu’est-ce que tu fais là ? Ecarte-toi !

Eva-Rose avait dit tout cela précipitamment, ne sachant trop que faire. Une chose était sûre cependant : c’était son problème et c’était à elle de le régler, elle n’avait besoin de personne, et surtout pas du première année.


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MessageSujet: Re: [TERMINE] Un héro est né (ou pas) [PV]   Dim 9 Oct - 11:37

Le cœur du garçon battait dans ses tempes. Son pouls était rapide. Son adrénaline crevait des plafonds. Il avait chaud, très chaud, sans aucun rapport avec le soleil qui tapait au-dessus de lui. Sa fureur le rendait sourd aux injonctions de son amie, sourd à la peur, sourd à la logique et sourd à cette petite voix qui lui disait de fuir à toute jambe. Il restait là, encore et toujours à défier le garçon qui se trouvait devant. Une mauvaise idée, une très mauvaise idée même.

La pression montait rapidement. Le problème pour le jaune et noir, c’était qu’il ne fallait pas forcément beaucoup d’encouragement à un Gryffondor pour refaire le portrait d’un enfant de 11 ans. Ce qui finit par arriver, bien évidemment. Un combat épique, David contre Goliath, le Bien contre le Mal, Harry contre Voldy. L’affrontement resterait gravé dans les annales de l’école pour des siècles et des siècles. L’enjeu n’était pas des moindres, l’honneur d’une amie proche. L’homme au cœur bon finit toujours par vaincre non pas par l’élimination de son adversaire mais par sa conversion. Bon, en fait, il s’agit peut-être d’une version un peu arrangée de la réalité par les bons soins du Poufsouffle. Ce qui s’est vraiment déroulé avait un aspect et une finalité quelque peu… différents dirons-nous.

Ce qui se présenta aux yeux d’Eva-Rose était une simple démonstration d’efficacité se soldant par une victoire, certes contestable mais effective, du Gryffondor. Celui-ci, pour se débarrasser de ce minable écran protecteur qui s’interposait entre lui et la rouquine, comme il l’avait appelée, avait tout simplement poussé l’élève miniature. Les proportions de force étaient à l’avantage du plus vieux et donc, naturellement, le plus jeune partit en arrière, s’amortissant lourdement sur ce sol bien dur. Changeant finalement d’avis, déterminé à finir correctement le travail face à cet affront sans nom, le rouge et or se dressa au-dessus de sa victime, se demandant comment il allait bien pouvoir continuer son massacre. La colère du corps au sol venait de grimper d’un échelon, celui nécessaire pour le faire passer à l’attaquer car oui, il le peut. Il se trouvait dans une position acculée qui permet à la frêle antilope de mettre une branlé au guépard qui la coince dans un coin de la savane. Peut-être désespérée mais quelle position idéale. D’un mouvement rapide, tout droit sortit du système réflexe du gamin, la plante de son pied droit vint s’abattre avec une violence inouïe dans la pire des parties molles.

Décrivons au ralenti la scène. Un pied, pointure 36, recouvert d’une basket pour le moins ordinaire, s’avance lentement. Normal, c’est une scène au ralenti, non? Point de contact, le talon atteint sa cible en premier, rapidement suivi par la plante du pied. Les orteils passent à côté, ce n’était pas une super grande surface non plus. Etape primaire de compression. Toutes les surfaces engagées dans l'action se rapprochent les unes des autres. Le pied de la chaussette qui va vers la chaussure, vers le pantalon, vers le slip, Roh la honte, LE truc qui tue le mythe du Gryffondor viril et sans peur. Quoi qu'il faut du courage pour oser porter ça vers les testicules. Suite de l'action par l'amortissement de la part de chaque composant. Seule la semelle fait un travail non négligeable. Lorsqu'il n'y a plus rien pour sauver les bijoux de famille du Gryffondor, le scrotum n'aplatit et tente un repli express dans le bassin. Trop tard. Le signal de douleur remonte en urgence au cerveau. Les yeux s'ouvrent en grand, le regard ahuri. Le diaphragme se met en grève. Les mains se portent au paquet pour une protection bien tardive. Des centaines de mâles dans les environs, sans raison apparente, se souviennent de cette douleur si souvent ressentie. Ils savent tous que l'un des leurs a été touché et lui apportaient leur soutien, même Rhys. Tout se termine lorsque la victime de cet assaut déloyal tombe à genoux, la bouche grande ouverte de souffrance et de surprise.

L'adrénaline retombant, vint l'heure de l'état des lieux. Le bras du vainqueur qui avait amorti la chute devint très rapidement très douloureux. Lorsque son regard se posa dessus, il put admirer qu'une nouvelle articulation lui était poussée au niveau de l'avant-bras.


- Et merde...


Pas courageux de nature, plutôt douillet, il préféra se mettre en veille pour attendre une évolution des choses. Il tomba inconscient.


Le réveil se fit bien plus tard, dans une pièce toute blanche et à la décoration déplorable.


- Et merde.


Non seulement il ne fallait pas être super intelligent pour reconnaitre une chambre d'hôpital mais il en avait une certaine expérience avec ces divers chocs anaphylactiques. Il se demanda ce qu'il avait pu manger pour atterrir là puis revint à la réalité lorsqu'il se rendit compte que son bras gauche était alourdi par un plâtre en résine.


- Et merde...


Si le vocabulaire n'était pas varié, il avait le mérite d'être clair.

Echappant de justesse à une nouvelle perte de conscience, il utilisa la sonnette pour alerter une infirmière de son retour dans le monde des vivants. Elle arriva rapidement.


- Vous restez parmi nous ce coup-ci?


Devant le regard d'incompréhension du garçon, elle lui expliqua que depuis son arrivée, il sauta entre conscience et inconscience avec une magnifique dextérité. Il n’en avait gardé aucune trace dans sa mémoire. Cette fois, il avait l'air un peu plus alerte. Du moins suffisamment pour réaliser qu'il ne connaissait pas cette femme.


- Où est-ce que je me trouve, s'il vous plait?
- A Sainte Mangouste. Votre école n'avait pas l'équipement pour soigner votre blessure.


Rhys connaissait l'infirmerie de Poudlard, pas qu'il soit un adepte de l'hypochondrie mais il était plutôt douillet comme garçon, et trouvait qu'elle était quand même bien équipée comme ça. Ce n'était pas pour le rassurer. La professionnelle de santé dut intervenir pour le rassurer. En l'absence de ses parents, c'est le gamin qui reçu les explications sur son état. Les radius et ulna de son bras gauche s'étaient rompu en deux endroits chacun. Malgré tout, les choses pouvaient sembler bien plus graves qu'elles ne l'étaient réellement. La fracture avait été réduite efficacement et ne devrait pas laisser de séquelles pour peu que la rééducation ne soit pas ignorée. Chose peu probable pour un enfant aussi appliqué que celui-ci.

Suivi un tas d'explication sur l'observance du traitement médicamenteux, les conseils et de la paperasserie. Uniquement après tout ça vint le temps des visites.

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MessageSujet: Re: [TERMINE] Un héro est né (ou pas) [PV]   Dim 9 Oct - 13:27

Pour Eva-Rose, rien ne se passa au ralenti, mais tout alla au contraire bien trop vite pour qu’elle puise agir et éviter les ennuis qui allaient forcément se produire, elle le savait. Malgré ses fanfaronneries, elle savait bien qu’elle ne craignait rien face au Gryffondor qui n’aurait certainement pas osé frapper une Préfète devant tout le monde. Qu’il l’eut fait dans un coin n’importe où dans le château n’était pas à exclure, quoique la rouquine doutât qu’il soit assez bête pour ça, mais certainement pas là, maintenant, alors qu’il avait toutes les chances de faire perdre de précieux points à sa maison et d’écoper de quelques heures de retenue. L’intervention de Rhys était alors tout à fait idiote et inutile : le garçon n’était qu’un obstacle minable qu’il s’était contenté de passer sans ménagement, comme la jeune femme l’aurait fait si elle avait été à sa place. Elle grimaça quand elle vit Rhys tomber à terre – pourvu qu’il ne se soit pas fait mal – mais avant même qu’elle ait pu réagir et faire les choses s’arrêter là, le Poufsouffle avait riposté par un formidable coup de pied qui était allé venger l’honneur des blaireaux en frappant le lion là où ça fait mal. Une fois encore, et bien qu’elle n’eut pas la moindre affection pour l’adolescent, Eva-Rose ne put s’empêcher de grimacer quand elle le vit se plier en deux. Mais ce fut pire quand elle entendit un « eh merde » sortant du sol – ou plutôt de Rhys et que celui-ci tomba sans connaissances. Ni une, ni deux, elle réagit, comprenant qu’enfin c’était son tour et que c’était terminé.

- Vous deux, apostropha-t-elle deux garçons qui, assis sur un banc et visiblement amusés par ce qu’ils voyaient, amenez-vous et occupez-vous de cet imbécile – elle désignait le Gryffondor visiblement en train de souffrir, mais ça lui passerait, rien de grave. Toi, ajouta-t-elle en attrapant le bras d’un pauvre Poufsouffle de quatrième année qui passait par là, aide-moi à l’amener à l’infirmerie.

Eva-Rose voulut prendre Rhys par le bras quand elle vit que celui-ci avait une forme visiblement anormale.

- Et merde…attends…va chercher Mrs. Pomfresh.

Ca y était, elle était dans les ennuis jusqu’au coup. Certes, elle-même n’avait rien fait de répréhensible, mais elle était Préfète et donc plus ou moins responsable de ce qui était arrivé, surtout qu’elle était quand même impliquée, ça n’était pas comme si elle n’était qu’une simple spectatrice. Ne croyez pas qu’Eva-Rose s’inquiétât particulièrement pour elle-même en ce moment où il y avait quand même plus grave, mais elle ne pouvait empêcher ces pensées de s’imposer à elle.

La jeune femme s’agenouilla auprès de Rhys alors que de plus en plus d’élèves curieux approchaient. D’un air agacé et autoritaire, elle leur fit signe de libérer le passage. Enfin, après les quelques minutes qu’il lui avait fallu pour venir jusqu’à la sortie du château, Mrs. Pomfresh arriva.

- Qu’est-ce que…

Les explications commencèrent.


[Une heure plus tard]


Eva-Rose était assise bien droite dans le bureau de Rusard, l’air impassible. Le concierge tournait autour d’elle d’un air malveillant tandis que Miss Teigne l’observait avec son regard de chat qui avait tant effrayé la rouquine quand elle était arrivée à Poudlard, quand bien même elle savait qu’elle n’avait rien fait de répréhensible.

- Je savais bien que je vous coincerais, Watters…

- Ne parlez pas de ce que ne vous connaissez pas, répondit-elle d’un ton neutre. Encore une fois, je vous rappelle que je n’ai à répondre qu’à la Préfète-en-Chef, à ma directrice de maison et au professeur McGonagall.

Rusard se tut, peut-être étonné de ne pas voir de peur ni de colère chez la Préfète qui semblait simplement attendre que ça se passe. Evidemment, en elle-même, la jeune femme était pressée de pouvoir quitter ce bureau moisi afin d’aller prendre des nouvelles de Rhys. Elle doutait cependant que ce fût pour tout de suite, sinon on ne l’aurait pas condamnée à attendre ici. Heureusement, la porte finit par s’ouvrir. Eva-Rose ne se retourna pas pour voir qui entrait, elle s’en doutait.

- Laissez-nous, Argus.

Le concierge et sa chatte sortirent, mécontents supposait la Poufsouffle qui bientôt se retrouva face à Mrs. Chourave, directrice de la maison Poufsouffle.

- Qu’est-ce que…

- Mr. Ellis a été transféré à Sainte Mangouste. Il n’a que le bras cassé, s’empressa d’ajouter la vieille femme face à l’air effrayé d’Eva-Rose, mais sans magie, c’est bien plus difficile pour Mrs. Pomfresh de s’occuper de lui.

La Préfète poussa un soupir de soulagement. Certes, un bras cassé, ça n’était rien, mais en entendant parler de l’hôpital londonien, Eva-Rose avait eu peur que ça ne fût bien plus grave. Heureusement, il n’en était rien. Elle espérait en tout cas que le pauvre Poufsouffle ne serait pas trop effrayé, seul si loin de Poudlard.

- Que s’est-il passé ? demanda le professeur Chourave d’une voix douce, mais ferme.

Encore une fois, Eva-Rose raconta ce qu’il s’était passé.


[Encore un peu plus tard]


Eva-Rose se trouvait à présent dans le bureau de sa directrice de maison, face à la cheminée où un feu vif brûlait. Elle tenait à la main une pincée de poudre noire et regardait les flammes avec un peu d’appréhension. Allons, elle était une sorcière confirmée, il ne fallait pas avoir peur d’utiliser la poudre de cheminette ! Elle lança la poudre susnommée dans l’âtre, puis s’avança sans oublier de prononcer distinctement :

- Sainte Mangouste !

Tout commença à tourner, les pièces à défiler, et Eva-Rose finit par se retrouver dans l’entrée de l’hôpital, un peu perdue par son aventure dans la cheminée. Elle s’avança timidement vers la réception, placée au bout d’une queue assez longue. Ca n’allait pas être rapide. Une fois orientée, la jeune femme entra enfin dans la chambre où se trouvait son protégé. Elle s’avança avec un air désolé vers son lit, considérant le pauvre garçon et son bras emplâtré, tout ça par sa faute. Aurait-elle un jour imaginé que Rhys se retrouverait à l’hôpital pour avoir voulu la défendre contre un sixième année ? Franchement, ça dépassait son entendement.

- Salut, dit-elle doucement avec un sourire timide et désolé sur le visage. Franchement, c’était impensable.

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MessageSujet: Re: [TERMINE] Un héro est né (ou pas) [PV]   Dim 9 Oct - 16:38

Le temps était terriblement long pour le petit bébé à sa maman qui se sentait atrocement seul dans sa chambre. Même s’il était autorisé à voir du monde maintenant qu’il avait parlé avec les infirmiers et les médecins, personne n’entrait dans sa chambre. Que se passait-il? L’avait-on oublié? Il s’était attendu à voir au moins une personne de l’école qui prendrait de ses nouvelles ou le ramènerait à l’école. Bon, il n’attendait pas non plus la directrice, Mme Mcgonagall n’avait sûrement pas que ça à faire de poursuivre un mauvais élève qui s’était battu dans la cours. A la rigueur, la directrice de la maison des Poufsouffle, le professeur Chourave. Il semblait au garçon que c’était le rôle de la dame de prendre soin de ses élèves. Mais non, elle non plus n’apparaissait pas dans le cadre de la porte. Plus le temps passait et plus le jaune et noir aurait été content d’apercevoir ne serait-ce que Rusard et son maudit chat.

La solitude, sans bouquin, le rendait triste mais pas autant que le fait de se sentir abandonné par Poudlard. Il aurait donné cher pour que ses parents puissent être au courant mais de toute façon, seul son père aurait pu rejoindre l’hôpital, sa mère était une moldue. Toujours allongé, il attendait, encore et encore. Il avait le temps de cogiter à ce qui lui arrivait. Son bras n’était pas trop douloureux grâce aux médicaments. Ce n’était pas l’hospitalisation la plus grave qu’il avait vécu mais peut-être celle la plus importante à ces yeux. Les fois précédentes, il était trop jeune pour vraiment comprendre, plus encore car il en ressortait toujours sans la moindre marque, sans rien ramener chez lui. Ce coup-ci, c’était différent, il allait avoir mal et il allait être handicapé pendant un petit moment. Son plâtre, il allait probablement se le garder jusqu’à la fin de l’année. Même si les médecins étaient optimistes quant à la durée, Rhys connaissait sa faible constitution et préférait revoir à la hausse les estimations.

Après s’être apitoyé sur son sort, ce que personne ne lui aurait reproché à cause de sa blessure récente, il en revint à ce qui c’était passé. Eva-Rose en détresse. Cette enflure de Gryffondor. La chute. La castration rapide et pas chère. Son bras. La perte de conscience. Tout était relativement clair même s’il vit flou quelques instants en repensant au moment où les différentes parties de ses os avaient décidé de faire bande à part pour quelques semaines/mois.

Son attention se reporta sur les conséquences. Il se sentit tout d’abord non pas des conséquences en elles-mêmes mais du fait de ne pas y avoir pensé plus tôt. Il espérait sincèrement ne pas avoir posé de problème à son amie. Certes, elle était innocente de tout ce qui s’était passé, Eva-Rose était trop sage pour avoir provoqué la dispute et ce n’était pas elle qui avait poussé le première année, mais pour les professeurs, la vérité n’était qu’une question d’interprétation. Il n’y avait pas le moindre doute à avoir sur le fait que le garçon serait sanctionné pour avoir eut l’audace de vouloir défendre une faible femme. Oui, bon, elle était bien plus forte que lui mais c’est pour le principe. Encore une fois, la justice serait bafouée. A titre personnel, il se fichait de prendre des heures de colle, même s’il n’était pas le genre d’élève censé en collectionner, ce qu’il ne voulait pas, c’est que sa maison en pâtisse.

Lassé de ne pas bouger et donc de cogiter sur des choses sur lesquelles il n’avait pas le moindre contrôle, il voulut aller se lever et faire un tour dans l’hôpital, histoire de se dégourdir les jambes. Elles lui semblaient très raides, comme s’il avait passé des heures allongé. Il ne préférait pas penser au temps qui s’était écoulé depuis l’accident. Bien handicapé, c’est le cas de le dire, pas l’impossibilité de s’appuyé sur son bras gauche, Rhys utilisa la technique de la chenille hémiplégique pour se rapprocher du bord de son lit. Une fois en position, il donna une impulsion avec ses jambes pour se redresser.

Ouhlà. La tête se mit à tourner. Sa vision se trouble. Le froid s’empare de son corps pendant qu’il pâlit à vu d’œil. C’est l’hypotension orthostatique, tellement connu chez tout le monde, même si les gens appellent ça « se lever trop vite ». Phénomène simple, et pourtant si désagréable, qui consiste à un cœur pas préparer à devoir affronter la gravité pour irriguer le cerveau après avoir passé trop de temps au repos, allongé.

Par chance, Rhys a le réflexe de se raccrocher à la potence à côté de lui, d’une prise molle mais suffisante, pour éviter de basculer en avant, la tête la première dans le carrelage. Vous conviendrez que ce serait super con de se casser l’autre bras, le nez ou les dents. Une fracture est plus que suffisante pour ne pas refaire un séjour pour commotion cérébrale. Reprenant peu à peu des couleurs, il apprêtait à passer en position debout, en faisant attention à bien se cramponner à la tête du lit, lorsque quelqu’un frappa à la porte.


- Entrez.


Il s’attendait à voir de nouveau une blouse blanche venait voir comment la situation évoluait, et aussi le disputer pour vouloir se lever, mais ce fut la tête de sa préfète adorée. Le blessé se mit à rayonner de plaisir. En dehors de ses parents, il ne pouvait avoir de meilleure surprise à cette heure-ci, bien qu’il fut étonné de la trouver là.


- Heeeey. Eva-Rose. Content que tu sois là. Comment tu vas?


Il serait bien allé vers elle en courant pour la serrer dans ses bras mais il n’était pas très sûr des capacités de ses jambes alors la mise en position assise laborieuse. A la place, il écarta les bras pour qu’elle, elle vient. Enfin, il écarta le bras droit et grimaça de douleur après avoir oublié que le gauche n’était pas fonctionnel et suspendu à son cou. Mon dieu, comment avait-il de dents? On les voyait toutes tellement son sourire était expressif.


- Tu n’as pas eut de problème, j’espère.

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MessageSujet: Re: [TERMINE] Un héro est né (ou pas) [PV]   Dim 9 Oct - 20:43

Quand Eva-Rose arriva dans la chambre attribuée à Rhys, elle le trouva donc assis et tenant une des barres du lit de sa seule main valide. La scène lui fit se sentir encore un peu plus mal si c’était possible : la rouquine ne pouvait s’empêcher de penser que c’était de sa faute si son protégé – pouvait-elle encore dire cela, elle n’avait pas franchement réussit – se trouvait à Sainte Mangouste avec un bras dans le plâtre. Le bras cassé, ça n’aurait été rien si seulement la magie n’avait pas décidé de se barrer huit mois auparavant. Maintenant, effectivement, la petite infirmerie de Poudlard ne suffisait plus à soigner ce genre de bobos nécessitant un sortilège. Bref, tout ça pour dire que ça n’avait pas dû être facile de transborder le garçon du fin fond de l’Ecosse jusqu’au centre de Londres. Quelle autre solution que la Poudre de Cheminette ? Avec un Rhys évanouit, la rouquine imaginait toutes les difficultés que les professeurs et médicomages avaient eu à subir.

- Ca va…et toi ?

Question idiote, évidemment que ça ne devait pas aller, il avait un
bras dans le plâtre ! Eva-Rose ne s’était jamais rien cassée (elle n’avait pas assez la bougeotte pour ça), mais elle imaginait la galère que ça devait être pour le jeune homme. Un bras en moins, et pour un bout de temps en plus, comment pourrait-il bien aller ? La rouquine ne pouvait même imaginer comment elle-même se sentirait si ça avait dû lui arriver. La douleur qu’elle avait ressentie quand Rhys était arrivé un peu plus tôt lors du fameux accident n’était rien en comparé de cela.

La jeune femme s’approcha du lit et, voyant le geste de Rhys, l’enlaça en faisant bien attention à ne pas toucher le plâtre : ce n’était pas le moment de le blesser encore un peu plus ! Puis la rouquine s’assit à côté de son protégé. Si jamais il voulait se recoucher, il serait bien assez grand pour le lui dire, et elle prendrait une chaise. Elle resta silencieuse un instant car cherchant ses mots : comment essayer de comprendre Rhys, de lui dire ce qu’il fallait qu’elle dise sans que cela sonne comme un reproche ? Le Poufsouffle n’avait pas franchement besoin de ça là, maintenant. Ce fut lui qui débloqua la situation.

- Il y a plus important à s’inquiéter, je crois, mais non, je n’ai pas eu de problème.

Pas encore, du moins. Après son entretien avec le professeur Chourave, on avait signifié à Eva-Rose que la décision de la direction lui serait communiquée plus tard. La rouquine ne craignait pas grand-chose – au pire, une heure de retenue ne la tuerait pas, et si on lui retirait son badge de Préfet comme on l’avait fait à Anabelle Montgomery auparavant, et bien elle s’y ferait sans problème : ça lui donnerait justement plus de temps pour réviser. Elle craignait en revanche que Rhys ait à répondre de son geste, ne serait-ce que pour une petite remontrance pour avoir fait l’imbécile, qu’Eva-Rose ne lui épargnerait d’ailleurs pas – mais pas maintenant.

- Pourquoi tu as fait ça ? dit-elle finalement en plantant son regard dans celui du garçon. Je veux dire, ajouta-t-elle précipitamment, c’était très gentil et courageux mais…

Elle n’ajouta pas les premiers mots qui lui vinrent à l’esprit (idiot, suicidaire, inutile…) et se tut, espérant que Rhys saurait comprendre ce qu’elle voulait dire sans en prendre ombrage.


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MessageSujet: Re: [TERMINE] Un héro est né (ou pas) [PV]   Dim 9 Oct - 22:35

Elle allait bien, une partie de la pression qui alourdissait les frêles épaules du garçon s’allégea rapidement. N’oublions pas que, du fait de sa perte de confiance, Rhys avait raté tout ce qui s’était passé entre le moment où le malheureux Gryffondor avait apprit qu’il n’urinerait pas droit avant quelque temps et celui où il s’était éveillé avec une jolie manche en résine. Manche qui, au passage, allait finir par lourdement peser sur les cervicales du jeune garçon. Finalement, à cause de cet incident, il allait finir avec un bras gauche démesurément plus musclé que le droit. Bref, ayant raté un épisode, Rhys ne pouvait savoir si le malotru qui avait osé toucher sa protectrice/protégée, (difficile de déterminé qui est qui après ce qui venait de se passer) n’avait pas reprit du poil de la bête pour se venger. Ce n’avait pas été le cas, c’était le principal. Toute autre considération que ce simple fait n’avait aucune valeur aux yeux du pseudo-héro. A vrai dire, il était quand même un peu fier de son action. Il n’avait pas prit en compte le fait que peu de monde était assez stupide pour frapper un préfet au milieu de plein de témoin, il se trouvait donc devant une réalité un peu faussée mais qui lui disait que, même s’il y avait laissé un bras, la jaune et noire était saine et sauve, rien importait de plus.

- Si tu vas bien, c’est le principal.


Il souriait pour se rendre le plus rassurant possible. Illogique absolue puisque c’est lui le blessé, non?


- Moi, ça va. Pas de problème. J’ai le poignet qui gratte mais je devrais y survivre… en théorie. En plus, je suis sûr qu’on ne cherchera pas à me faire faire du sport. C’est tout bénéf.


Maintenant qu’il était détendu, il pouvait un peu rigoler. Il y avait pire dans la vie qu’un bras cassé même si, dans son cas, ça revenait à quatre fractures dans une petite zone. Mais si on relativise un peu, il n’était pas à plaindre. Il s’agissait de son bras gauche, il pouvait donc continuer d’écrire ses cours sans trop de problème et, mieux encore, contrairement à sa mère, il récupèrerait l’usage de ce bras maltraité.


- Franchement, ça fait super mal sur le coup mais là, je ne sens plus rien. Je peux tomber autant que je veux maintenant, j’ai le bras de robocop.


Lorsqu’il fut dans les bras de la demoiselle, ce fut presque le bonheur. A pas grand chose, il avait les larmes aux yeux. La dimension chaleureuse n’était pas le fort de Sainte Mangouste et il aimait qu’on le réconforte, même si ce n’était pas le but, dans ce genre de moment. Il serra fort son petit bras autour d’elle avant de la laisser aller s’avoir à côté de lui sur son lit. Première fois qu’il partageait un lit avec une fille autre que sa mère. Franchement, il n’y avait pas de quoi faire autant de bruit pour ça. Qu’est-ce que les garçons pouvaient avoir à tant en parler?


- Moi, je ne trouve pas qu’il y ait beaucoup plus important. Tu vas bien, je vais bien. C’est la seule chose qui compte vraiment. Si en plus tu n’as pas de problème, c’est encore mieux. Moi, j’en aurais certainement mais je ferai de mon mieux pour que les Poufsouffles ne soient pas concernés.


Il fut surpris lorsqu’elle lui demanda pourquoi il était intervenu. N’était-ce pas évident? Un ami se doit d’intervenir pour aider, vaille que vaille. Ne le considérait-elle pas comme son ami?


- Je n’ai pas réfléchit. Je t’ai entendu crier, j’ai vu le garçon te faire mal alors je suis venu. C’était normal. Enfin, c’est ce que doivent faire les amis. On ne s’inquiète pas pour soi mais pour l’autre.


Il hésita un instant sur la suite de ce qu’il pourrait dire. Il en avait encore sous le coude mais il avait parfaitement compris que les deux compliments qu’elle lui avait faits n’avaient pour vrai but que d’attaquer la phrase et de mettre son « mais » en valeur. Si elle avait quelque chose à redire sur ce qui s’était passé, Rhys ne se reprochait rien. Au contraire, il aurait honte de lui s’il avait joué le couard et s’était caché.


- Même en sachant que j’y laisserais un bras, je le referais.


Sur ce sujet, il n’hésiterait pas un seul instant à tenir tête à son ainée, les yeux dans les yeux. Etre un Ellis voulait dire connaître le sens du terme sacrifice et le jeter à la poubelle. Chez les Ellis, on ne se sacrifie pas, c’était un terme trop négatif, on fait un don. Un don de soi, de sa santé, de son argent ou de ses sentiments. Jamais rien n’est perdu, c’est juste offert.

Avant que les choses ne puissent prendre le moindre chemin pour dégénérer, Rhys changea de sujet.


- J’ai comme un trou. Il s’est passé quoi après que j’ai joué à la belle au bois dormant? Je suis arrivé ici comment? Je ne suis pas bien lourd mais je suppose que ce n’est pas toi qui m’as porté jusqu’ici sur tes épaules. Au fait, si on te demande, ils étaient huit, bodybuildés et je les ai mis en déroute, ok?


Il se mit à éclater de rire. La fierté, chacun en a mais ce n’était pas la caractéristique primordiale du demi-manchot. Si jamais la rumeur se répandait, inutile de préciser qu’il passerait des sens à mourir de rire à l’école. Il n’y aurait plus de limite à la naïveté.


- En tout cas, on ne peut pas dire que les vacances ont apporté repos et bonne santé à la belle maison des Poufsouffles.


Il faisait naturellement référence au fait qu’Eva-Rose avait fait un malaise quelques jours plus tôt dans la même cours qui avait vu la blessure se produire. Il faut croire que les intellectuels ne supportent pas le grand air. Peut-être un virus très sélectif ou une sorte d’allergie. Dans un monde débordant de magie, allez savoir si ce n’est pas possible.

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MessageSujet: Re: [TERMINE] Un héro est né (ou pas) [PV]   Dim 9 Oct - 23:57

Eva-Rose n’était pas sûre que le principal fût qu’elle allât bien, mais elle n’allait pas contrarier un blessé au combat. Mine de rien, l’action de Rhys avait quelque chose d’héroïque, et donc de stupide, puisque les deux vont toujours ensemble, mais je reviendrais là-dessus un peu plus tard. La jeune femme s’était simplement retenue de grommeler que s’il n’avait rien fait ils iraient tout deux bien, ça n’était pas le problème du moment, là-dessus aussi, je reviendrais.

- C’est une façon de voir, et je suis contente que tu reste positif, c’est le principal.

Il n’avait pas tout à fait tort : être blessé pouvait ne pas être grand-chose, même si la blessure était grave, tant que le blessé gardait le moral. Le contraire, en revanche, était bien plus destructeur. On pouvait vire avec un bras dans le plâtre – j’entends vivre comme s’amuser à fond, faire le fou, bref ce que font les jeunes – beaucoup moins avec le moral à zéro. Considérant Rhys et Eva-Rose, c’était peut-être beaucoup dire, mais la rouquine restait confiante en le fait que son protégé ne suivrait pas entièrement sa voie : après tout, on pouvait parfaitement réussir ses études tout en ayant un certain nombre d’amis et de loisirs.

- Robocop ? demanda-t-elle avec un air interrogatif. Bien entendu, elle était quasiment née moldue et bien entendu, c’était de sa génération, mais elle était une fille et même chez elle vivait comme une sorcière – l’accoutrement en moins. Ce que j’entends par là, c’est que la rouquine n’avait jamais été une fanatique de la télévision et préférait la lecture d’un bon roman à cette forme de loisirs. Elle faisait partie d’une espèce pas encore en voie de disparition, mais qui s’en approchait peu à peu et qui serait définitivement en danger d’ici une dizaine d’année. N’anticipons pas trop, cependant.

- Aller bien, si tu le dis, un bras dans le plâtre n’entre pas tout à fait dans ma définition d’aller bien, mais si tu penses que c’est le cas, tu dois avoir raison. Qui était-elle pour juger comment allait Rhys ? S’il y avait des signes qui ne trompaient pas, la jeune femme avait apprit plusieurs années auparavant qu’il valait mieux ne pas se mêler des sentiments des autres avant de les connaître vraiment, c'est-à-dire d’avoir usé de légilimentie, ce qui était impossible pour Eva-Rose qui ne la maîtrisait pas et ne pouvait de toute façon pas user de magie, ou qu’ils soient révélés par la personne concernée. Pour ce qui est de Poufsouffle, je crains que tu n’aies pas le choix, mais je doute que tu sois vraiment puni. Convoqué et averti, peut-être.

Et de toute façon, Eva-Rose ne comptait pas laisser la direction s’en prendre à Rhys, si jamais l’idée lui en venait, quitte à prendre la faute sur elle, ce qui était son rôle de Préfète et d’amie. De préférence, sans que son protégé n’en sache rien, car il pourrait sinon en tirer du ressentiment vis-à-vis d’elle.

- Je ne doute pas que tu le referais, répondit-Eva-Rose en soupirant à la remarque de Rhys. C’était un peu ce qu’elle lui reprochait, d’ailleurs. Elle n’eut cependant pas le temps de plus pousser son idée, le garçon enchainant tout de suite sur un autre sujet : comment avait-il atterrit à Sainte Mangouste ? A vrai dire, la rouquine se posait la question aussi.

- J’ai appelé Mrs. Pomfresh, puis ils m’ont envoyée attendre dans le bureau de Rusard – ce vieux dégoûtant n’arrêtait pas de me tourner autour ! Quand le professeur Chourave est arrivée, tu étais déjà ici. Mais par Poudre de cheminette, je pense. Mais ne t’inquiètes pas, je ne doute pas que ta légende fasse déjà le tour de la maison !

Elle était sincère quand elle disait cela : Rhys serait sans doute un héros pour un certain nombre de Poufsouffle, heureux de voir l’un de leurs camarades clouer le bec à un Gryffondor qui avait osé s’en prendre à une Préfète et blairelle. Si le garçon avait finit à l’hôpital, tout le monde savait que le lion avait lui aussi souffert à cause d’un garçon bien plus petit que lui.

- Je ne crois pas non plus, finit-elle par dire en souriant.

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MessageSujet: Re: [TERMINE] Un héro est né (ou pas) [PV]   Mar 11 Oct - 20:59

Voir les choses du bon côté, ça, il savait le faire. Du moins la plupart du temps. Quand ce n'était pas le cas, ce n'était pas beau à voir. Eva-Rose était bien placée pour en parler car elle était quasiment la seule personne à avoir l'honneur d'assister à tout cela. Exit le popcorn, exit le coca, exit les lunettes 3D. Place à l'émotion, à la déprime et aux médicaments. Mais ça, ce n'était pas d'actualité. Certes il n'allait pas sauter de joie non pour mais il avait des raisons de ne pas flancher. Il allait porter à la vue de tous la preuve absolue de ses sentiments pour la demoiselle. Bon courage mon blaireau pour faire mieux avec Romilly, à ce niveau là, il ne reste plus que le coma et la mort. Je doute que ça t'arrange beaucoup.

- Tu sais, ma mère a perdu l’usage de son bras droit quand j’avais trois ans, je ne peux que me considérer chanceux. Petit, j’ai failli mourir plusieurs fois, ça m’a apprit à relativiser certaines choses.


Et c’était vrai, même s’il était un abruti fini qui ne réussissait pas à tirer des leçons. L’arachide avait déjà failli lui couter la vie et le referait certainement un bon nombre de fois avant de l’avoir pour de bon. Le garçon avait eut peur à chaque fois, comprenant les enjeux. Depuis, il voyait les choses sous un jour plus…radieux. Mettons la théorie de la relativité de côté, robocop arrive.

Le garçon avait vu ce film qui n’était pas vraiment de son époque. Il appartenait à la collection de son père, un vieux VHS rangé dans un carton. Les images étaient horribles, le scénario méritait qu’on le retravaille un peu Comme d’autres et le jeu d’acteur plutôt médiocre comme d’autres mais c’était un film qui se regardait bien.


- C’est un vieux film. Je ne suis pas sûr que j’étais né quand il est sorti. C’est l’histoire d’un homme qui est transformé en robot et il travaille pour la police avec une grosse armure de métal. Il est presque indestructible. Comme moi.


Bon, Rhys dans le rôle du justicier sans peur, il ne faut pas abuser. Il pourrait avoir peur de sa propre ombre. N’empêche qu’on ne pourrait plus dire qu’il ne donne pas de sa personne pour aider les gens. Ce qui l’emmerdait, c’était qu’il allait y avoir des conséquences pour sa maison.


- Faut espérer, toujours y croire. Avec de la chance, je pourrais prendre double dose pour protéger la maison. Je trouve ça ridicule, ça n’avait rien à voir avec les autres…


Bon d’accord, c’est le principe de solidarité, un pour tous et tous prennent pour un.


- Enfin, les Gryffondors seront peut-être plus sanctionnés que nous, ça compensera.


Surtout si on prend en compte que les Gryffondors se trouvent seconds de la compétition. S’ils perdaient d’avantage que Rhys, alors il y aurait du bon dans le malheur. Rhys pourrait recommencer, il lui restait quand même des membres valides à se faire casser.

Une question continuait de tarauder le demi-manchot.


- Dis. Comment ça se fait que c’est toi qui sois venue? Non pas que ça me dérange, bien au contraire, je préfère te voir que Madame McGonagall mais c’est étrange d’envoyer des élèves, non?


Elle était préfète mais quand même, il semblait bizarre que l’administration délègue ce genre de travail.
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MessageSujet: Re: [TERMINE] Un héro est né (ou pas) [PV]   Lun 17 Oct - 23:06

Eva-Rose écouta avec une certaine horreur les révélations de Rhys, à savoir le fait que sa mère avait un bras en moins et que lui-même avait faillit mourir plusieurs fois en étant gamin. Bien entendu, elle avait entendu parler – plus encore, elle était bien au courant du fait que son protégé avait fait cramer l’appartement qu’il occupait avec sa famille, mais à ce point là, c’était plutôt effrayant ! En tout cas, savoir tout cela lui aurait encore plus fait relativiser ses propres problèmes si cela avait été nécessaire : bien qu’ayant eu une enfance (et même une adolescence) relativement heureuses, la demoiselle avait largement pu voir que ce n’était pas le cas de tout le monde, et vivre la deuxième guerre contre le Seigneur des Ténèbres en était une bonne expérience, même si là encore elle avait été bien plus chanceuse que d’autres (je m’embrouille un peu, n’est-ce pas ?). Toujours est-il qu’en l’occurrence, la rouquine ne sut que répondre.

Cela faisait donc que malgré de longs moments de solitude, Eva-Rose s’était toujours considérée contente d’elle-même et de sa vie, bien que cela voulût dire ignorer qui était Robocop, ce qu’apparemment Rhys, lui, savait très bien. Logique, puisqu’il l’avait évoqué – le Poufsouffle n’était certainement pas du genre à sortir des mots inconnus de lui-même pour impressionner la galerie. Il y avait des gens comme ça, à Poudlard, mais le protégé de la rouquine n’en faisait pas partie. D’ailleurs, c’était un peu stupide comme attitude : supposons que la personne en face connaisse le sens exact du mot, et le menteur passait pour un idiot, si ce n’est pire. A éviter donc. Mais revenons-en à Robocop.

- Oui, presque c’est le mot, je crois bien, fit-elle en souriant et avec un regard amusé sur le bras plâtré de Rhys.

A la différence que Robocop, lui, n’avait de compte à rendre à personne, et surtout pas à une maison qui risquait d’être un peu mécontente si les points perdus était trop nombreux. Heureusement que c’était un Gryffondor, c'est-à-dire les poursuivants directs des disciples de Helga qui était la cause de tout ça.

- C’est les Serdaigle et Serpentard qui vont se frotter les doigts, surtout. Du reste, les règles sont faites ainsi et je t’interdis de faire une double peine de retenue.

Comment ça, la demoiselle avait tendance à donner beaucoup d’ordres à Rhys, ces derniers temps ? D’abord, elle était Préfète et faisait donc ce qu’elle voulait. Si ça ne plaisait pas au jeune homme, et bien tant pis pour lui, n’est-ce pas ? S’il lui était permis un peu d’estime d’elle-même, Eva-Rose aimait croire qu’elle était au moins de bon conseil. Après tout, elle avait une plus grande expérience que son camarade, et de toute façon ils n’étaient pas à cinquante points près, la compétition n’était pas
si serrée.

Autre chose que la compétition entre maison (à laquelle il lui avait pourtant dit ne pas tenir il y avait un certain temps déjà, Eva-Rose s’en souvenait bien et elle évoquerait le point plus tard) semblait tarauder Rhys : le pourquoi du comment de la présence de la rouquine.

- Heureusement que les amis peuvent venir voir les malades ! En parlant de ça j’aurais bien amené ta petite Serpentard, mais je n’avais pas le temps qu’on m’a dit. Ah oui, parce que je te ramène avec moi.

Ouh là, elle parlait beaucoup, tout à coup et s’excitait même un peu (après tout, elle savait fort bien qu’il n’y avait encore rien entre son protégé et Bradley – s’il pouvait avoir quelque chose un jour : la Préfète n’était pas sûre qu’elle soit celle qui conviendrait à son ami, mais là n’était pas la question). Toujours est-il qu’elle avait faillit oublié que Rhys pouvait retourner à Poudlard.

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