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 [30 Baisers] Abell Crowford [09/30]

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MessageSujet: [30 Baisers] Abell Crowford [09/30]   Mer 9 Nov - 17:29



1. Regarde-moi
2. Nouvelle ; lettre [Heaven]
3. Scandale
4. Toi et moi
5. « J’ai quelque chose à te dire… » [Lena]
6. Entre le rêve et la réalité [Elorah]
7. Superstar [Keira]
8. Jardin secret
9. Course folle
10. #10 [Lena]
11. Fleur [Marie]
12. De bonne humeur
13. Liens
14. Musique
15. Le bleu le plus pur [Lena]
16. Invincible, sans égal
17. kHz (kilohertz ; unité de mesure de fréquence)
18. « Dites ahhh… »
19. Rouge
20. Retour à la maison
21. Violence ; pillage ; extorsion [Maïlys]
22. Bercer
23. Bonbon
24. Bonne nuit
25. Obstacle
26. Si seulement tu étais à moi
27. Débordement
28. Médicament
29. Le bruit des vagues [Heaven]
30. Baiser


Dernière édition par Abell Crowford le Lun 22 Juil - 19:55, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: [30 Baisers] Abell Crowford [09/30]   Mer 9 Nov - 22:37

Citation :
Titre : 7.Superstar
Couple : Abell et Keira
Rating : PG on va dire (et encore x))
Cadre : Dans ce monde, Abell sort tout juste de l'école de photographie et il ne connaît pas Keira qui n'est pas avec Kaïn.
Mots : 1 031

Un goût de fraise



    Abell était un tout jeune photographe et il venait à peine de sortir de son école. Il n'avait donc pas le moindre contact ce qui n'aidait pas lorsque l'on voulait percer dans le métier et devenir célèbre. Mais l'ancien Serpentard avait gardé contact avec son ancien professeur de photographie qui lui téléphona un jour lui annonçant une très bonne nouvelle, une soirée mondaine où seraient présent de grandes célébrités était organisé dans l'une des plus belles demeures de Londres, organisée par un mannequin qu'Abell admirait, et son professeur avait réussi à faire inviter le jeune homme, disant à l'hôte qu'Ab' était son meilleur élève, ce qui était la vérité en fait. Le mannequin s'était montré apparemment assez content et avait hâte de rencontrer le jeune homme. Et pour tout dire, Abell aussi, même si ça le stressait légèrement de rencontrer l'un des plus grands mannequins du monde entier. Au moins, il pourrait profiter de cette soirée pour se faire connaitre. Qui sait, peut-être cette soirée le conduirait à la gloire ? Il espérait en tout cas.

    Le soir de la fameuse soirée, Abell se présenta dans le hall de la magnifique demeure de son hôte, un jean noir, une veste de costume également noire et une chemise bleue légèrement foncée, son book de photos à la main, il était avant tout là pour se faire un maximum de clients potentiels et il était persuadé qu'il en trouverait parmi les invités de cette soirée, il faudrait juste pour cela qu'il se compose son image de gars cool et travailleur et puis un petit sourire et ils seront tous dans sa poche. Cependant, personne et surtout pas Abell ne pouvait suspectait ce qui se passerait...

    Dès qu'il arriva dans la pièce principale de la demeure, Abell parcourut les personnes présentes de ses yeux bleus, il en identifia la plupart et s’apprêtait à saluer son hôte qu'il reconnut aussitôt, cheveux longs, noirs, barbe, plutôt bronzé, c'était bien lui, la star des magazines, celui que tous les créateurs voulaient pour leurs défilés mais alors qu'il allait saluer son hôte, le regard froid s'accrocha à celui d'une autre personne présente, une rouquine qui était actuellement en train d'éclater de rire, une rouquine qui était présente sur bien des magazines, une rouquine qui chantait également, une rouquine qui flamboyait littéralement, dans la salle,elle était tellement resplendissante qu'Abell se demandait bien comment il ne l'avait pas remarqué aussitôt arrivé dans la pièce, une rouquine qui s'appelait Keira, Keira Williams. C'était une star et Abell avait rêver bien des fois d'elle, cette fille, il en ferait son modèle et même s'il en pensait pas la rencontrer comme ça, il ne laisserait pas passer cette chance de devenir un grand photographe parce qu'il était sûr qu'avec Keira Williams comme modèle, Abell allait faire un tabac. Avant tout, il décida de saluer son hôte, de lui montrer ces clichés -que celui-ci trouva absolument fantastiques soit-dit en passant- et d'aller se servir un verre de whisky parce qu'il draguait mieux avec de l'alcool dan sle sang.

    C'est elle, finalement, qui vint le trouver alors qu'il versait du coca dans son whisky. « Bonsoir beau brun... » susurra-t-elle à son oreille d'une voix suave qui fit tressaillir le jeune homme. « Je ne te connais pas je crois... » continua Keira encourageant ainsi Abell a la regarder afin de lui répondre. « C'est normal, je sors à peine de l'école de photographie et alors que vous êtes une grande star. » Il ne fallait jamais hésiter à complimenter les stars, jamais. « Oh un photographe ! Et quel flatteur en plus !! Mais tu sais beau brun, j'adooore les photographes et je crois qu'eux aussi ils m'adorent, n'est ce pas vrai ? » lui demanda-t-elle. « Ils vous adorent assurément. » répliqua Abell en se baissant pour embrasser la main de la rouquine. Et oui, toutes les techniques de drague étaient permises, même les plus niaises. Dire la vérité n'était pas non plus trop mal et le jeune photographe l'avait fait, il avait dit la vérité, les photographes adoraient Keira en tout cas lui, c'était sûr, il adorerait la photographier et cela semblait bien parti pour. « Tu n'es pas gay j'espère ?? Non pas que les gays me dérangent mais tu es tellement mignon, ce serait vraiment du gâchis... » Abell, surpris, mit du temps à répondre, et lorsqu’il ouvrit la bouche pour lui répondre que non, il n'était pas gay, et lui demandait si par hasard, il ne pourrait pas lui montrer ses photos, la rouquine s'avança, approcha sa bouche de celle du jeune homme et susurra avant de l'embrasser : « Ce n'est pas grave si la réponse est oui, les gays, ça m'a toujours excité... »

    Les lèvres de Keira avait un goût de fraise et quand elle l'embrassa, Abell ressentit comme un petit frisson qui parcourut son corps, comme une légère décharge électrique. Et quand il réalisa qu'il embrassait Keira Williams ou plutôt que Keira Williams l'embrassait, elle s'était éclipsée lâchant un dernier « A bientôt beau brun... » Il ne restait désormais que l'odeur de son lourd parfum à la vanille et le goût sucré de ses lèvres à Abell qui se passa les mains dans ses cheveux, perplexe. Regardant son verre de whisky qu'il avait gardé à la main, il en but une goutte mais cela ne débarrassa pas ses lèvres du goût de fraise des siennes et étonnamment, sans s'en rendre compte lui même, il en fut heureux, il fut heureux d'avoir un souvenir d'elle et espéra au fond de lui même de la recroiser à un autre moment, après tout, la nuit ne venait que de commencer...

    Il ne la revit plus de la soirée.

    Le soir en se couchant dans son lit, Abell n'arriva pas à s'endormir et quand il réussit enfin au bout de quelques heures de somnolence, il ne rêva pas de sa mère, comme à son habitude, non, ses pensées ne se tournaient pas vers sa très chère mère ce qui était le cas depuis sa mort, non, il rêva de quelqu'un d'autre, elle l'obséda toute la nuit, cette belle rouquine dont les lèvres étaient aussi douces qu'elles avaient le goût de fraise...


Dernière édition par Abell Crowford le Sam 16 Fév - 14:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [30 Baisers] Abell Crowford [09/30]   Sam 12 Nov - 14:32

Citation :
Titre : 11.Fleur
Couple : Abell et Marie
Rating : PG
Personnages concernés : Abell, Marie, Nicolas, Joseph, Constantin et leurs parents.
Cadre : Même monde
Mots : 1 966


L'indifférence d'une princesse



    Abell s'était vu confier la couverture et quelques pages d'un grand magazine. Il devait pour cela s'envoler vers le Liechtenstein, un petit pays d'Europe dont Abell ne savait même pas où il se situait exactement Marie allait le tuer pour prendre des photos de la famille royale. Dans l'avion, le jeune photographe consulta les portraits des membres de la famille royale. Il y avait donc le roi, sa femme et leurs enfants, le prince héritier Joseph et les deux autres garçons Nicolas et Constantin et enfin l'unique fille, la magnifique Marie aux incroyables yeux bleus. Elle était belle et elle le savait, son assurance et son arrogance se sentait à travers le papier photo de son portrait. Mais il était de notoriété publique qu'en plus d'avoir une énorme confiance en elle, la princesse Marie était du genre hyper catholique, mais vraiment beaucoup, du genre à ne jamais mettre de décolletés et à être chaste et vraiment coincée. Ce type de filles désespérait profondément Abell, il ne les comprenait pas, mais alors pas du tout. Il fallait dire aussi que ce genre de filles était plutôt le contraire de ce qu'était Abell. A part l'orgueil Mais ça Abell ne l'avouera jamais ils n'avaient rien en commun. Après, Abell ne connaissait pas Marie, donc il ne savait pas comment elle était en vrai mais si elle se comportait comme certains le disaient, Abell sentait qu'il allait passé une excellente journée. Non la phrase n'est pas du tout ironique pourquoi ?

    Abell débarqua à l'aéroport de Vaduz, la capitale du Liechtenstein. Il y avait une personne en costume noir qui tenait une pancarte à son nom. Cela n'étonna même pas le jeune photographe, il avait l'habitude que les gens qui l'employaient lui envoie un chauffeur. Il le suivie donc, monta à bord de la voiture et le chauffeur le conduisit au bureau du grand magazine situé au centre de la ville. Abell régla quelques détails avec certaines personnes travaillant là bas puis s'en alla direction le Palais Royal. Là bas serait présent le matériel dont le jeune homme aurait bien, un ou deux assistants et des coiffeurs et des maquilleurs pour préparer les stars de cette séance, les membres de la famille royale. Sur le chemin, Abell écouta de la musique, détendu, il n'était absolument pas stressé, cela faisait pas mal de temps qu'il était dans le métier et puis ce n'était pas dans son caractère d'être stressé, bien au contraire, il était toujours relax et calme avant un shooting et même le shooting en lui même le rendait plus calme. Et oui, il était comme ça Abell.

    Quand le jeune photographe arriva au palais, il descendit tranquillement de la voiture puis entra dans le hall du palais après avoir passé l'inspection des gardes. De son regard bleu électrique il inspecta le hall et les salles alentours. Tout était très luxueux mais c'était normal pour un Palais Royal après tout. La séance se déroulerait dans le grand salon à droite de l'entrée en entrant mais Abell profiterait également du beau temps qui régner depuis bientôt trois semaines pour faire quelques photos à l'extérieur. Le temps était idéal alors pourquoi ne pas en profiter ? « Alors voici donc le minable qui va nous photographier ? Il est qualifié j'espère... » retentit une voix derrière Abell. Celui ci se retourna, c'était le plus jeune garçon de la famille, Nicolas, avec son grand-frère Constantin. « Tu sais tu devrais être plus respectueux envers les photographes après tout ce sont eux qui peuvent te rendre laid ou dire des vilaines choses à propos de toi. » répliqua le jeune photographe. « Tu fais ça, je porte plainte et inutile de dire que ça ruinera ta pauvre carrière de looser. » « Tu es encore plus arrogant que je ne le pensais, et stupide aussi, la parole d'un si jeune garçon, aussi prince soit-il, ne vaut rien contre celle d'un photographe qui est depuis longtemps dans le métier et dont personne ne s'est jamais plaint, surtout quand ce jeune garçon est connu pour ne pas être très sympathique avec ceux qui lui permettent d'exister, moi, tu n'existerais pas sans les 'minables' comme moi, ni sans les maquilleurs et les coiffeurs. Si tu traites tout le monde comme tu me traites moi, ne t'étonnes pas qu'au final tu ai une coupe pourrie et des photos où tu ne ressembles à rien. Sur ce, grouilles toi de te rendre dans l'autre salon, je n'ai pas de temps à perdre avec des gamins qui se prennent pour des starlettes alors qu'ils ne sont rien sans moi et sans ceux de ma profession. Et sans tous les autres personnes bien sûr. » Et toc ! En plein dans sa face de sale gamin pourri gâté, ah il pouvait rien dire maintenant le stupide petit prince ! Ah ah ! Abell était décidément trop fort. Oui, il est modeste en plus!

    La suite se passa dans le plus grand calme, Abell prépara son matériel avec ses assistants, le silence étant troublé uniquement par leur murmures sur tel ou tel filtre appliqué à telle ou telle série de photos. Enfin, un bruit de pas retentit sur le parquet brillant, Abell se retourna, c'était Marie. Ses cheveux étaient remontés en queue de cheval dont s'échappait quelques boucles blondes. Elle avait revêtit une robe verte sans manches qui s'arrêtait en dessous des genoux et ses petits escarpins de la même couleur de sa robe claquaient sur le sol. Elle passa sans même adresser un seul regard à Abell. *Génial, entre le frère qui me traite de looser et la sœur qui m'ignore complètement, la journée va être encore plus fantastique que je ne le pensais !* Pensa-t-il.

    Enfin, les autres membres arrivèrent petit à petit et Abell put commencer la séance. Il s'arrêta au bout d'un certain temps -il ne vérifiait jamais l'heure qu'il était quand il photographiait, il était bien trop pris par son travail, son plaisir pour s'arrêter et regarder sa montre- le jeune photographe indiqua à la famille royale que la phase numéro un de la séance photo' était terminée et qu'ils pouvaient retourner au coin coiffure-maquillage-habillage pour la seconde phase de la séance, le photos seraient toujours prise dans le grand salon mais prises dans un angle différent. Marie ne lui avait toujours pas décrocher un mot et son indifférence commençait sérieusement à lui taper sur le système ça ce voit qu'il est habitué à ce que tout le monde soit gentils avec lui, stars y compris, et à ce que personne ne lui résiste ça lui renvoyait des images de son passé, de son père et Abell n'aimait pas spécialement penser à la personne qu'il détestait le plus au monde, non pas du tout. Il avait même essayer de lui parler, lui avait proposé de voir les photos qu'il avait prise comme il l'avait proposé au roi, à la reine et aux garçons, mais elle n'avait pas daigné lui adresser une parole, un regard et ça, ça le mettait en rogne le Abell. Et dire que même Nicolas lui avait demandé de voir les photos, bon certainement par soucis de voir si elles étaient bien prises et le mettaient bien en valeur mais bon, il lui avait parlé quand même ! Franchement, elle commençait à l'énervait la Marie ! Abell plaignait son futur mari Roman ses parents et ses frères de devoir supporter une fille comme elle. Oh bien sûr ces vrai que ce n'était pas pareil ! Eux, ils étaient membres de la famille royale ! Tss...Ce genre de fille était détestées d'Abell et pourtant ils se ressemblent pas mal Se croyait-t-elle si importante pour ne pas lui adresser même un simple regard ? Se pensait-il si supérieure à lui que l'idée même de lui parler la dégoûtait ? Bah, si elle pensait cela c'est qu'elle était encore plus narcissique que toutes les personnes qu'Abell avait rencontré dans sa vie et les narcissiques ça ne manque pas dans le milieu de la mode, croyez le ! En tout cas cette Marie semblait avoir un caractère de vraie chieuse, genre la fille vraiment insupportable, pourrie gâtée,qui se croit supérieure à tout le monde et qui, du coup, ne parle à personne 'de son rang'. Mais inutile de trop s'énerver pour une fille pareille, elle n'en valait vraiment pas la peine.

    La suite de la séance se passa dans le grand salon et se passa dans le plus grand calme puis la famille royale partit se changer pendant qu'Abell et ses assistants installaient le matériel sur une terrasse à l'extérieur. Quelques minutes plus tard, ils étaient tous de retour avec des vêtements différents. Marie oui les autres on s'en fiche était à présent dans une robe blanche parsemée de fleurs roses, dans le style hawaïen c'était parfait. Abell eut donc la délicate attention de cueillir une fleur rose accordée à celles de la robe de Marie et de lui planter dans ses cheveux blonds comme les blés qui étaient lâchés pour cette séance. Oui je sais il est trop mignon ce Abell ! « Pour la plus jolie des princesses... » murmura-t-il dans son oreille comment ça il va se faire tuer par les parents de Marie et par un certain préfet de septième année ? La dite princesse ne répliqua pas et le dit trop-mignon-Abell retourna à son poste de photographe, blessé dans sa fierté. C'était pas possible une fille comme ça vraiment ! Il était vraiment pas content le Abell. Il fallait qu'il fasse quelque chose mais pas maintenant, parce que le roi en personne venait de lui adresser un regard meurtrier à la fin de la séance, il agirait parce qu'elle le gonflait prodigieusement la Marie ! Pour être aussi insensible, il aurait fallu être moche ! Mais la Marie, elle n'était pas moche, loin de là même ! Alors elle n'avait pas agir comme elle le faisait, elle n'avait pas à l'ignorer comme s'il n'était qu'un rat d'égouts enfin s'il était un rat d'égouts, il se serait pris un balai sur la tronche mais bon un point c'est tout ! Elle aurait quand même pu lui accorder un regard quand même ! Il était absolument magnifique après tout ! Oui, oui, il croit VRAIMENT qu'il est irrésistible

    Après la séance donc, Abell posa doucement son appareil photo c'est que c'est fragiles ces trucs là avant de parcourir la terrasse du regard et de repérer Marie. Il attendit que le roi et la reine partent histoire de pas se faire casser la gueule donc avant de la rejoindre. Elle fuyait son regard et un éclair de génie traversa l'esprit d'Abell ce qui n'arrivait pas souvent pour ne pas dire jamais. Et oui, elle était intimidée ! Elle ne le regardait pas non pas parce qu'elle se croyait supérieure à lui mais parce qu'elle l'intimidait ! Ou pas. Mais bon, hors de question de revenir sur ce qu'il allait faire, il tenait à sa revanche, question de fierté ! Il s'avança donc, le sourire aux lèvres puis colla ses lèvres sur celles de Marie avant de passer ses bras autour de son cou afin d'essayer de l'étrangler par derrière ce qui ne serait sans doute pas concluant de l'empêcher de se débattre et de lui foutre une claque. Après quelques minutes, il retira ses bras et la contempla d'un air satisfait. « J'espère que mes lèvres de pauvre minable, ce que tu penses que je suis alors que je ne le suis pas, ne t'ont pas trop dégoûter princesse... » Et il partit comme ça sans même écouter ce qu'elle aurait pu avoir à lui dire et sans recevoir la baffe qu'il méritait. Et oui, c'était un drôle d'animal le Abell ! Bien trop fier pour s'avouer qu'il y avait peut-être quelque part une petite part d'envie derrière ce baiser...


Dernière édition par Abell Crowford le Sam 16 Fév - 14:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [30 Baisers] Abell Crowford [09/30]   Sam 16 Fév - 1:08

Citation :
Titre : 6. Entre le rêve et la réalité
Couple : Abell et Elorah
Rating : PG
Personnages concernés : Abell, Elorah et Drago.
Cadre : Même monde (sauf que Elorah a le même âge qu'Abell.)
Mots : 1 356

Décharge électrique



    Il y avait de temps en temps d’organisé à Poudlard des réunions réunissant les élèves des mêmes promotions de Poulard. Elles se déroulaient plusieurs années après les ASPICS et la fin de l’école et permettaient de revoir certaines personnes que l’on avait perdues de vu, dont on voulait savoir ce qu’elles devenaient. Abell, jeune beau gosse de vingt-cinq ans à peine et employé au Ministére de la magie de son état, n’était pas trop pour ces réunions, elles l’ennuyaient plus qu’autre chose. Il n’en avait rien à faire lui de ce que devenaient ses camarades, la plupart l’insupportaient déjà à la base alors les revoir quelques années après non merci…Alors pourquoi, me direz-vous, était-il actuellement sur le quai 9¾ à observer la locomotive rouge du Poudlard Express tout en se remémorant quelques souvenirs de son adolescence ? Et bien sa présence ici n’était dû qu’à son imbécile, son crétin, cet espèce de fouine sournoise nommée Drago Malefoy et qui était accessoirement son meilleur ami –ceci dit cette fonction officielle et prestigieuse ne lui était plus attribuée depuis qu’il avait osé le trahir en l’obligeant à se déplacer pour cette fichue réunion. Comment pouvait-on l’obliger, lui, Abell Shane Crowford, le Grand Abell, le Magnifique, le beau gosse, le prédateur de ces dames, l’un des princes de Serpentard à faire quelque chose qu’il ne voulait absolument pas faire ? C’était un peu ce que le dit beau gosse se demandait en ce moment même, hésitant à grimper dans le train qui le conduirait tout droit dans le passé et l’enfouirait dans ses souvenirs.

    Tout ça, son adolescence passée à Poudlard, ses souvenirs, le jeune homme ne s’en encombrait pas d’habitude. C’est pour cela, qu’à la base, il avait refusé de remettre un pied à l’école de sorcellerie où il avait étudié pendant sept ans. Il ne vivait pas dans le passé, il avançait et ne regardait jamais derrière lui, vivant librement, sans regrets, sans attaches, la seule manière de ne pas s’encombrer de sentiments inutiles n’était-il pas de les éviter tout simplement ? Seulement, certaines personnes malvenues –un certain Sang Pur aux cheveux atrocement platine par exemple- ne semblaient pas l’entendre de cette oreille et avaient outrageusement fait un chantage pour le faire changer d’avis. Un chantage. A lui. Pourtant, Abell faisait toujours très attention mais son meilleur ami avait fini par trouver une faille, une menace qui risquait tout bonnement de détruire son monde et nul doutes que comme tout bon serpent qui se respecte, il n’aurait pas hésité à balancer sa bombe. Voilà l’histoire, le brun travaillait depuis des années au Ministère de la Magie. Il avait obtenu une très bonne place pour son jeune âge au département de la coopération internationale grâce à son travail acharné et surtout grâce à du piston de femmes qu’il avait séduit Bel Ami le retour. Bien sûr, tout cela ne s’était jamais su sauf que, il ne savait comment, Drago avait trouvé le moyen d’obtenir des preuves compromettantes de ce qu’il avait fait et menaçait son ami de les révéler au grand jour si jamais il ne se pointait pas au château le jour de l’horrible réunion. Abell ferma son poing rageur, hésitant à l’envoyer dans un mur pour se soulager. A quoi ça servait vraiment qu’il y aille hein ? Pourquoi Drago le voulait absolument ? A la seconde question, le brun avait une réponse, le blond n’avait absolument aucune envie de revoir la moindre personne de Poudlard et sa charmante épouse Astoria ne serait pas là pour lui faire la conversation et rester avec lui. Aussi avait-il embêté Abell pour qu’il vienne avec lui. Ce dernier avait crié, argumentant que s’ils ne voulaient pas y aller tous les deux, ils n’y avaient qu’à pas y aller, fin de l’histoire. Mais son meilleur ami était étrange et selon lui ils allaient bien s’amuser aussi il avait été jusqu’à ressortir de vieux dossiers pour le convaincre et Ab’, vu les fameuses preuves, avaient été obligé de dire oui.

    Soupirant, il monta dans un des compartiments du train et retrouva son traitre de meilleur ami là où ils avaient l’habitude de s’asseoir au temps de Poudlard, un compartiment réservé pour les princes des verts et argent et leurs proches et uniquement pour eux, gares aux Gryffondors qui venaient par mégarde se perdent dans ce coin là…Les garçons et certains de leurs proches qu’ils avaient retrouvé passèrent un bon trajet et Abell finit par se dire que finalement, cette journée ne serait pas aussi pourrie qu’il ne l’aurait pensé à la base.

    Malheureusement, lors du diner, son opinion changea d’avis. Oh les serpents n’avaient pas beaucoup changé et ils restaient très sympas mais le jeune homme n’avait pas changé son point de vue, c’était inutile pour lui de se trouver ici, il avait passé une bonne scolarité dans l’école de sorcellerie mais c’était passé maintenant et il ne devait pas s’encombrer avec des parasites du passé qui le ferait se plonger et rester dans ses souvenirs, simplement parce que c’était confortable, familier et rassurant. Aussi, à un moment, il dut se lever de table et retrouver l’endroit qu’il préférait dans son ancienne école, le parc. Seulement, il trouva quelqu’un, un gêneur qui l’empêchait de profiter. La personne était assis au pied de l’arbre et lui jeta un regard féroce quand elle s’aperçut de sa présence, un meurtrier lorsqu’elle le reconnut.

    Abell était connu comme l’un des plus gros dragueurs de Poudlard. Il avait conquis et surtout brisé énormément de cœur dont celui de la brune en face de lui. Ses yeux sombres le fusillaient du regard. Il pouvait le comprendre seulement il avait été clair avec toutes ses conquêtes, personne ne comptait pour lui et surtout pas une fille mais visiblement, certaines ne comprenaient pas totalement et Elorah en faisait partie. Arborant un sourire charmeur, le brun aux yeux électriques décida de s’amuser un petit peu. S’asseyant à côté d’elle, il ignora son regard toujours aussi noir, il en avait vu d’autres, et commença, de sa voix rauque qui charmait tout le monde :

    « Étonnant que tu te réfugies ici, j’ai toujours pensé que tu préférais l’humain à la nature ma belle… »

    Et ils discutèrent pendant un moment, la brune décidant de mettre entre parenthèses sa rancune contre Abell, discutant de tout et de rien, de ce qu’ils devenaient, de leurs vie, de leurs projets…Se rapprochant à chaque parole un peu plus d’elle. Ce fut elle qui parcourut les centimètres restants et qui posa les lèvres sur les siennes. Un courant électrique traversa tout son corps jusqu’à la pointe de ses pieds. Littéralement. Il se releva à la hâte, regardant sa montre et sourcils froncés, il fut surpris de l’heure indiquée. Ab’ était quelqu’un qui était toujours obsédé par le temps, prévoyant chaque moment de sa vie pour ne jamais être surpris et là, ce fut le cas. Il avait regardé l’heure lorsqu’il était arrivé au parc, depuis, il ne s’était pas passé une minute. Tout ça, la conversation, le baiser, rien n’était réel, mais le courant électrique lui semblait avoir bien été présent. Le brun se rappela soudainement qu’Elorah avait développé d’étranges pouvoirs vers ses dernières années, le pouvoir de contrôler l’électricité, et elle venait de s’en servir. Contre lui. Visiblement, sa rancune était toujours présente, bien tenace. Le jeune homme tourna la tête et s’enfuit rapidement, il n’avait plus aucune envie de s’amuser désormais, à croire que la punition de la brune avait été suffisante, et plus que jamais le désir de rentrer chez lui, de retrouver son présent et de laisser son passé là où il était bien, derrière lui. Il eut un sourire lorsqu’il pensa qu’il ne lui restait que le dessert à supporter avant de prendre le train du retour. Bientôt, cette soirée serait derrière lui. Bientôt, il retrouverait sa petite vie normale et bien rangée. Bientôt, il se retrouverait, le mec bourré de confiance en lui, incapable d’éprouver plus que de l’amitié pour quelqu’un, incapable d’exprimer ses émotions et une simple décharge électrique d’une fille vexée de s’être fait larguer ne changerait rien ni à sa vie ni à sa façon d’être.
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MessageSujet: Re: [30 Baisers] Abell Crowford [09/30]   Lun 8 Avr - 22:41

Citation :
Titre : 29. Le bruit des vagues
Couple : Abell et Heaven
Rating : PG
Personnages concernés : Abell, Heaven.
Cadre : La fic prend place dans un monde non sorcier mais Abell et Heaven garde leurs histoires et caractères propres à eux mêmes. Ils vivent en Caroline du Sud. Ils ont le même âge et se rencontre dans une petite ville près de l'océan. Et Heaven n'est pas avec Raphael.
Mots : 1 212

Au gré des vagues (première partie)



    Abell connaissait bien cette partie de plage. A quelques dizaines de mètres seulement de la grande, fréquentée par beaucoup trop de monde pour ce grand solitaire, qui couvrait la majorité de la petite côte qui bordait la petite ville du sud des Etats Unis, en Caroline du Sud, où chaque été, il venait rendre visite à son oncle, Caleb, qui tenait le concessionnaire auto. La ville était si minuscule qu’il était bien le seul. Mais tant mieux, ça lui arrangeait les affaires. Bien qu’au vu du nombre d’habitants, Abell se demandait bien si son oncle en faisait des affaires. Et surtout pourquoi il était venu s’enterait ici. Surtout que Charleston n’avait vraiment rien à voir avec ce trou paumé. Mais peu importe, Abell avait beau s’embêter comme un rat mort quand il venait ici, il avait l’habitude et puis au fur et à mesure, il avait appris à apprécier cet endroit. Surtout la petite crique, celle qu’il avait découvert quand il avait douze ans, lorsqu’il s’était perdu sur le chemin de la grande plage. Il était tout de suite tombé sous le charme. Et puis c’était tellement agréable d’être ici, de se reposer tout en profitant de l’océan sans les bruits qui polluaient la plage…Cette crique était sans conteste le petit coin de paradis du jeune homme. Et elle était devenue encore plus importante pour lui depuis qu’il l’avait rencontrée.

    C’était l’été de ses seize ans, il y a tout juste trois ans. Cela faisait quatre ans qu’il avait découvert la crique et au bout d’un moment il avait cessé de prendre des précautions. Il s’était dit qu’il n’y avait que les amateurs de pêche du coin qui la connaissait et comme le matin il ne venait jamais se balader dans le coin, il était tranquille. Et il l’avait été quelques années. Jusqu’à cet après-midi là. On était au début des vacances d’été, et Abell avait descendue, comme chaque matin, le chemin qui menait à sa plage habituelle. C’était là qu’il l’avait aperçue. Une jeune fille. Brune. Affrontant les vagues. Une serviette verte posée sur le sable. Quoiqu’un peu décontenancé, le brun se décida tout de même à descendre sur la crique. Après tout, rien n’interdisait qu’il ne soit deux à profiter de l’eau n’est ce pas ? Sauf que la jeune fille, délicieusement belle, ne l’entendit pas de cette oreille et s’apercevant de la présence du garçon sur le même périmètre qu’elle, elle se mit à lui hurler dessus. Comme ça, simplement. Alors qu’il n’avait strictement rien fait. Maigre comme un clou, la jeune brune devait bien faire une tête et demie de moins que lui mais elle n’en était pas moins imposante. Ses yeux vairons, bleu pâle et vert amande, pleins de charme lui lançait des éclairs et il se demandait bien qu’il lui avait pris de venir ici. Il aurait mieux fait d’aller sur la grande plage tiens, il n’y avait aucune chance là bas qu’il croiserait une folle hystérique qui voulait limite le castrer parce qu’il avait osé s’approcher à moins d’un mètre d’elle. Mais il avait beau ne pas être connu pour son courage et avoir tendance à fuir lorsqu’il voyait les problèmes arriver, Abell ne se laissait jamais faire. Ils eurent leur première dispute ce jour là. Ce qui faisait que leur rencontre avait été inoubliable. Entre autres. Cette dispute resta dans les annales. Elle était si ridicule que peu de temps après, ils s’en moquaient déjà. Mais aussi étrange que cela puisse être, ce jour là avait débuté une longue amitié, même si c’était dur à croire. Et avant tout pour les deux principaux intéressés. Alors oui au début, Ab’ avait jugé la jeune fille bien trop hautaine et prétentieuse pour être digne d’intérêt, et il ne doutait pas que cela puisse être la même chose pour Heaven, puisque telle était le nom de la jolie jeune fille, mais au fur et à mesure du temps qui passait, des jours qui s’écoulaient, alors qu’ils se retrouvaient à la petite crique désormais leur endroit à tous les deux, il avait appris à la connaitre et il avait appris à l’apprécier. Elle était bien loin de l’image qu’elle donnait bien qu’il ne fallait pas sous estimer son petit caractère. Mais avec son calme et son sang froid olympien, Ab’ avait de la marge. Etrangement, les deux se complétaient très bien. Et plus ils se voyaient, plus on sentait que le lien qui les unissait devenait plus fort. Une amitié solide, aussi inattendue qu’inébranlable les unissait et c’est les larmes aux yeux qu’à la fin des vacances, ils se séparèrent, se promettant de rester en contact, lui regagnant Charleston, son lycée privé, son père et sa belle mère qu’il détestait, ce monde superficiel qu’il fréquentait et ne pouvait s’empêcher d’adorer, elle retournant à Columbia, retrouvant sa mère, son beau père, son demi-frère et son jumeau qui n’était pas avec elle, cet été là, parce qu’il le passait avec sa copine Cherise. Heaven avait passé son été chez un parent à elle et si elle avait eu d’abord peur de s’ennuyer, sa rencontre avec Abell avait tout changé.

    L’été suivant, après avoir passé l’année scolaire à s’envoyer des messages ou à se faire des conversations vidéo, les deux amis, qui ne s’étaient clairement pas oubliés –comme s’ils le pouvaient- se retrouvèrent une nouvelle fois à leur petite crique dans la joie la plus grande. Tout l’été ils le passèrent à se chamailler, à s’amuser, à se rapprocher…Abell avait beau ne pas vouloir gâcher sa belle amitié avec Heaven, il ne pouvait pas s’empêcher de la trouver sublime, bien plus jolie que les filles qu’il connaissait et de n’avoir qu’une seule pensée en la regardant, en fixant ses lèvres tellement désirables, l’embrasser. Jusqu’à en perdre le souffle. Mais le jeune homme avait toujours su se contenir et refreiner ses émotions et c’est ce qu’il s’efforça de faire pendant tout cet été là. Mais le jour de son départ, il craqua et alors qu’il enlaçait sa meilleure amie, il ne put s’empêcher de tenter quelque chose. Il déposa ses lèvres sur sa bouche et plus rien ne compta à partir de ce moment là sauf elle et ses lèvres infiniment douce. Toutes ses craintes s’en allèrent quand il s’aperçut qu’elle ne le repoussait pas et le baiser devint plus passionné. Son cœur, qui déjà semblait battre plus vite à la vue de la jolie brune, semblait battre des records de vitesse. Il battait si fort qu’il avait l’impression qu’Heaven finirait par l’entendre. Mais si ce fut le cas, elle ne dit rien, se contentant de l’embrasser. Et alors que le soleil commençait à se coucher, magnifiant l’eau claire de l’océan, le bruit des vagues qui était le seul bruit qui les entourait, ajoutait à la beauté de la scène. Le brun était certain qu’il se rappellerait de ce premier baiser avec son amie pendant trèèès longtemps. C’était le plus beau baiser qu’il n’avait jamais échangé avec quelqu’un de sa vie. Il se sentait complètement heureux et c’était quelque chose qu’il n’avait pas ressenti depuis la mort de sa mère, sept ans auparavant. Heaven le rendait complètement heureux, même si elle le rendait fou par moment, depuis plus d’un an maintenant. Et il espérait bien qu’elle ressente la même chose que lui.
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MessageSujet: Re: [30 Baisers] Abell Crowford [09/30]   Lun 15 Avr - 18:05

Citation :
Titre : 2. Nouvelle ; lettre
Couple : Abell et Heaven
Rating : PG
Personnages concernés : Abell, Heaven, Raphaël.
Cadre : Suite de la précédente
Mots : 1 756

Au gré des vagues (seconde et dernière partie)



    Abell n’était pas quelqu’un qui était très porté sur les sentiments, c’était le moins que l’on pouvait dire. Depuis la perte de sa mère, lorsqu’il avait dix ans, il les fuyait comme la peste. Pour lui, les sentiments tels que l’attachement et l’amour étaient mauvais, étaient une réel faiblesse. Il avait toujours tout fait pour s’épargner la douleur qu’accompagnait ces sentiments jusqu’à ce qu’il l’avait rencontrée. Là, il n’avait rien pu contrôler. Heaven avait crée une brèche, elle avait découvert son vrai lui et l’avait atteint en plein cœur et même s’il détestait les sentiments, une fois qu’il s’était laissé aller, il ne pouvait plus les contrôler. Et pour une fois il avait décidé de se prendre au jeu, de finalement laisser toutes ses plus profondes convictions au placard pour mieux pouvoir plonger. Il avait embrassé Heaven. Et ça lui avait fait tellement de bien qu’il ne s’était pas posé de questions, du moins sur le moment. Il s’était contenté de profiter de l’instant présent. Mais une fois dans la voiture de son oncle, sa peur lui revint en tête. Les sentiments qu’il pouvait éprouver pour Heaven lui faisait peur. Il n’avait pas envie de tomber amoureux d’elle-même s’il craignait que ce soit déjà le cas. Seulement c’était impossible, il ne pouvait pas être amoureux d’elle. Il ne pouvait pas tomber amoureux de quelqu’un. Il ne voulait pas. L’amour n’apportait que de la douleur et de la souffrance et il en avait eu sa dose pour toute une vie. Il avait vu sa mère dépérir au fil des mois, à cause du cancer qu’elle avait et qu’aucun remède ne pouvait guérir. Il avait vu son père la délaisser complètement pour une autre femme et lorsqu’elle était finalement partie, Abell était persuadé qu’il en avait été heureux alors que ça l’avait détruit, lui, et que ça avait bouleversé complètement sa vie. Tellement qu’il s’était dit que plus jamais il ne s’attacherait pour ne plus avoir à revivre ça. Seulement il avait lamentablement échoué, il s’était attaché à Heaven, bien plus que ça. Et maintenant qu’il l’avait quittée, il était sûr que l’avoir embrassé avait été une terrible erreur. Mais la véritable erreur de sa vie fut sa décision, à ce moment-là, alors que la voiture de son oncle avançait lentement dans les bouchons matinaux. Aujourd’hui encore, il se demandait bien ce qu’il l’avait pris de décider cela. Non, en fait il savait, il le savait très bien. Il était un idiot simplement, un véritable égoïste, il était persuadé que sa relation avec Heaven allait le détruire, le faire souffrir, il était certain que la jeune fille serait sa faiblesse et c’était quelque chose qu’il ne pouvait pas se permettre d’avoir. A aucun moment, il ne se demanda à quel point ce qu’il faisait touchait Heaven, à quel point cela la faisait souffrir elle. Il avait rompu tout contact avec elle. Plus aucun message, plus aucune conversation vidéo, rien. Du jour au lendemain, la jolie brune ne reçut plus de nouvelles du garçon dont elle était tombée amoureuse et cela lui avait brisé le cœur. Bien plus que les mots ne pouvaient le décrire. Et pire, alors que les deux jeunes gens s’étaient décidés à se revoir l’été suivant, à se retrouver sur leur petite crique, Abell n’était pas venu. Il était parti à Los Angeles chez son autre oncle, avait passé son été sur d’autres plages pour tenter une nouvelle fois d’effacer définitivement Heaven de son esprit. La jeune fille, elle, s’était rendu à la crique, avec l’espoir de voir Abell et de recevoir des explications. Elle y avait été tous les jours. Mais il n’était pas venu. Et son cœur avait encore été brisé. Et les larmes avaient de nouveau inondé ses joues. Et elle s’était dit que plus jamais elle ne croiserait sa route parce que sinon, elle ne savait pas ce qu’elle aurait été capable de lui dire, de lui faire…Abell l’avait brisé. Plus jamais elle ne pourrait faire confiance à un homme. Le garçon l’avait détruit.

    Un an après, l’un des derniers jours de ses vacances d’été, alors que Heaven avait dix-neuf ans, elle était de nouveau sur la crique mais pas avec Abell, non, celui là elle le revoyait elle l’ignorait, il lui avait tellement de mal ce crétin, il l’avait tellement blessé…Mais tout ça lui avait permis de se rendre à l’évidence, il n’était qu’un idiot doublé d’un égoïste insensible incapable d’éprouver quoique ce soit pour qui que ce soit. Il n’avait aucun intérêt. En tout cas, c’était ce qu’elle s’efforçait de se dire, de s’admettre mais son cœur douloureux la trahissait, battait plus vite lorsqu’elle revoyait la crique et que tous les souvenirs affluaient, lui rappelant à quel point ces moments passés avec lui avaient été formidables surtout le baiser, le baiser…Elle avait eu l’impression que son cœur avait explosé lorsqu’il l’avait embrassé, elle s’était sentit fondre dans ses bras...Des mains douces s’appuyèrent doucement sur ses épaules, la tirant de ses pensées. Elle secoua la tête. Pourquoi est ce qu’elle se faisait du mal comme ça ? Pourquoi était-elle revenue ici où tout lui rappelait le garçon qu’elle ne pouvait s’empêcher d’aimer malgré tout ce qu’il lui avait fait, le garçon que jamais elle n’avait oublié et ce même si c’était son souhait le plus fort…Se tournant vers Raphaël, le mec qu’elle avait rencontré cet été et qui était si gentil, elle l’embrassa, essayant d’oublier mais comme à chaque fois, cela ne marchait pas, le visage d’Abell lui revenait constamment en tête et elle aurait tellement voulu que ce soit lui à la place de Raphaël…Aucun des baisers du brun n’avait chassé la saveur de celui du garçon qu’elle aimait et ce bien malgré elle…

    Plus loin sur le chemin, le garçon qui occupait toutes les pensées d’Heaven sans le savoir s’était arrêté, le cœur brisé en mille morceaux. Il lavait bien mérité tiens. Il avait tout fait foiré parce qu’il n’était qu’un gros c****** qui ne pensait qu’à lui. Il avait fait souffrir la fille qu’il aimait et il s’en voulait terriblement. Il était content qu’elle soit avec un autre, elle méritait le bonheur. Son cœur se serra lorsqu’il vit le garçon qu’embrassait la fille de ses rêves s’en aller. C’était le moment. Ces deux dernières années, il n’avait fait que penser à elle. Il n’avait pas pu l’oublier et malgré sa peur de l’engagement, des sentiments, il s’était dit qu’il ne pouvait pas lutter, qu’il devait accepter la situation…Alors cet été il avait écrit, une lettre pour chaque jour des vacances, écrivant ce qu’il ressentait pour Heaven, mettant en mots tout ce qu’il aimait chez elle…Abell avait toujours été plus doué pour écrire que pour parler, question sentiments. Alors il était revenu à la crique, l’un des  dernier jours de l’été, ses lettres dans sa main chacune de la longueur d’une nouvelle avec l’espoir insensé qu’il la retrouverait là-bas. Et elle était là…embrassant un autre certes mais elle était là et c’était tout ce qui comptait à ses yeux. Luttant contre l’envie de fuir, il descendit le chemin. « Salut Heaven. »
    Cette voix…Si unique…Reveillant son cœur…Qui battait fort dans sa poitrine…Elle ne pouvait appartenir qu’à une seule personne…Les yeux pleins de larmes –ce qui emplit de regrets et de culpabilité Abell une nouvelle fois- Heaven envoya plusieurs gifles sur la satané belle gueule du crétin qui occupait chacune de ses pensées. La voix retentit une nouvelle fois, nullement vexée par les gifles, il les méritait après tout. « Je sais bien que je n’ai aucune excuse Heaven, je sais bien que tu ne peux pas me pardonner, j’aimerais juste que tu lises mes lettres…
    -Tu m’as écrit ? s’écria-t-elle, étonnée
    -Une lettre pour chaque jour de cet été passé loin de toi…Je suis un incapable, je ne suis pas capable d’exprimer mes sentiments mais je te l’ai écrit alors je sais bien que je t’ai fait trop de mal pour que tu puisses me parler à nouveau mais voilà j’aimerais quand même que tu me lises, ça exprime tout ce que je peux ressentir pour toi… »

    Et il la planta là. Il avait vraiment le don pour les sorties dramatiques ce crétin. Il avait vraiment le don pour la mettre sur les nerfs aussi. Il revenait comme ça alors que cela faisait deux ans qu’elle ne l’avait vu en lui remettant des lettres et il se barrait sans la moindre autre explication. Crétin.

    Le lendemain, Abell était assis sur la plage, ses jambes repliées contre son torse musclé, ses longs bras les enserrant. Il sentit à peine Heaven s’asseoir à côté de lui, tellement il était plongé dans la contemplation de la mer. Cet endroit lui avait manqué. Mais à côté du manque qu’il avait ressenti de Heaven ce n’était rien du tout… « Qu’est-ce que tu attends de moi au juste ?
    -Hein ? Rien du tout, je sais que tu ne peux pas me pardonner…
    -Alors pourquoi t’es revenu au juste ? Pourquoi tu m’as donné toutes ces lettres au juste ?
    -Je te l’ai déjà dit, je voulais que tu saches ce que je ressentais pour toi...malgré tout… »

    Mais Abell savait qu’elle avait raison. Il avait eu une intention lorsqu’il lui avait donné toutes ces lettres, l’espoir que peut-être elle réussirait à oublier, que peut-être ils pourraient être ensemble…Mais Heaven reprit plus énervée que jamais :
    « -Non. Tu aurais pu me foutre la paix simplement mais tu es revenu et tu m’as embrouillé avec toutes ces lettres, tu m’as complètement brisé Abell, tu pouvais pas te contenter de ça et ne plus chercher à me revoir ?
    -Je ne pouvais pas Heaven ! Je ne pouvais pas t’oublier ! Ce que je t’ai fais est dégueulasse j’en suis conscient et je le regrette tellement…Mais je t’aime et je ne peux pas l’ignorer, j’ai essayé je t’assure mais je ne peux pas t’oublier… »

    Heaven ne répondit rien, surprise qu’il confit ses sentiments alors que dans ces lettres il se décrirait comme étant incapable de le faire. Cette déclaration la touchait comme toutes ses lettres. Il avait beau lui avoir fait énormément de mal, elle le comprenait dans un certain sens et elle savait qu’elle pourrait oublier ça, s’il était à ses côtés. « Tu n’es qu’un idiot. » souffla-t-elle finalement après un long moment de silence. Abell se demandait bien ce que ça pouvait dire ça mais finalement, il n’eut pas à se le demander très longtemps puisqu’elle l’embrassa et ce fut comme si les deux dernières années n’avaient jamais existé.


Dernière édition par Abell Crowford le Lun 22 Juil - 22:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [30 Baisers] Abell Crowford [09/30]   Mar 16 Avr - 1:08

Citation :
Titre : 10. #10
Couple : Abell et Lena
Rating : PG
Personnages concernés : Abell, Lena.
Cadre : Abell liste tout ce qu'il n'aime pas chez Lena. (fic inspirée de ceci)
Mots : 1 640

10 things (& more) I hate about her



    Elle se tenait là devant moi. Sa chevelure sombre mettant en valeur sa peau diaphane et ses yeux du bleu le plus magnifique qui m'ai été donné de voir. Ses lèvres s’étiraient en un sourire insolent comme à leur habitude. Elle était belle et tellement plus que ça…Aucun mot ne pouvait la décrire autant qu’aucun mot ne pouvait décrire ce que je pouvais ressentir pour elle, ne pouvait décrire notre lien. A chacun de ses regards, je chavirais. Elle me rendait complètement mais complètement dingue. Elle eut un autre sourire. Elle était désarmante de beauté et encore une fois, je m’abandonnais à elle, à son étreinte et au goût sucré de ses lèvres dont, j’en étais sûr, jamais je ne m’en lasserais. Je continuais de l’embrasser, comme si ma vie en dépendait tout en tentant de rester lucide, de me reprendre et de me séparer d’elle car chaque minute passée à l’embrasser m’entraînait un peu plus vers le chemin de la folie –la folie d’aimer-. Mais rien à faire, je n’y arrivais pas, c’était plus fort que moi. En dernier recours, pour essayer de me réveiller, j’essayais de dresser la liste de toutes les choses que je détestais chez elle, toutes les choses qui faisaient que je la détestais. Et croyez moi, il y en avait beaucoup.

    Je détestais la façon qu’elle avait de me parler…

    Cette façon là, toujours sensuelle, séductrice…Elle était une véritable prédatrice…Chaque fois qu’elle m’abordait, sourire aux lèvres, sûre et certaine de gagner, je sentais mon cœur battre plus vite et mon être tout entier hurler qu’il détestait cette fille, sa façon de parler, l’emprise qu’elle avait sur lui…Elle était dangereuse et il fallait absolument que je m’éloigne d’elle…Sauf qu’avec elle, je n’y arrivais pas…Et je la détestais pour ça.

    …et ses cheveux…oui je les détestais…

    Oui ses cheveux sombres si brillants, si beaux…Naturellement ondulés ils descendaient plus bas que sa poitrine. Ils étaient sublimes tout comme sa personne, ils la mettaient en valeur tout simplement. Ils mettaient en valeur sa beauté…Comment vouliez vous que je lui résiste après ça ? Elle était une véritable bombe –autant que niveau physique que caractériel parce que oui, elle avait un de ces caractères…un mauvais caractère que je détestais- et je la détestais pour ça.

    Je détestais sa façon de conduire…

    Elle n’avait pas conscience qu’elle risquait sa vie en conduisant aussi rapidement…Elle se fichait complètement de respecter ou non les règles. Elle ne se rendait pas compte ou quoi ? Mais si je tentais de la mettre en garde, elle se mettait automatiquement en rogne. Elle était farouchement indépendante et refusait catégoriquement que quiconque lui dicte sa conduite, ce qu’elle devait faire. Elle était libre. Elle faisait qu’elle voulait. Elle refusait que je lui dise quoi que ce soit. Et je la détestais pour ça.

    …et sa façon de me regarder…

    Toujours d’une façon insolente, amusée aussi mais toujours d’une façon charmante…C’était propre à elle-même cette façon de me regarder et ça me faisait chavirer à chaque fois. Elle était la seule qui me regardait comme ça et je lui lançais moi-même un regard mi irrité, mi amusé en essayant de ne pas me laisser aller trop vite. Mais c’était peine perdue, elle me rendait bien trop fou. Et je la détestais pour ça.

    Je détestais ses stupides bottes de combat…

    Elles lui donnait une allure inimitable…Comme si elle avait besoin de ça pour se démarquer…Non, elle était unique en son genre, spéciale à mes yeux…et je la détestais pour ça.

    …et sa façon de lire en moi…

    En plus d’être la seule et l’unique avec qui j’avais énormément de mal à me contrôler, elle me connaissait tellement, par cœur, elle savait mes secrets, mes faiblesses, tout ce que je cachais habituellement, elle connaissait les deux façades de ma personnalité, elle savait tout de moi, et elle lisait en moi comme un livre ouvert…Pas moyen que je puisse jouer avec elle, je n’avais pas le droit à la moindre petite erreur sinon elle le détectait. Elle savait automatiquement lorsque j’allais bien ou mal et elle savait exactement quoi dire ou faire dans telle ou telle situation. Elle agissait parfaitement. Elle devinait juste à tous les coups. Et je la détestais pour ça.

    Je la détestais tellement que ça me rendait malade…

    Le sentiment que j’éprouvais pour elle était tellement fort qu’il me consumait entièrement. Ça me détruisait complètement. Voilà pourquoi je m’interdisais les sentiments habituellement, car ils rendaient dingues. Et elle me rendait dingue. Et je la détestais pour ça.

    Je détestais le fait qu’elle avait toujours raison…

    Elle essayait par tous les moyens, toujours, de montrer qu’elle n’avait pas tort. Elle n’acceptait jamais de perdre ou de se tromper. Comme je l’ai dit elle avait un sacré caractère. Elle était tellement bornée…Alors imaginez si je me prêtais au jeu et que j’essayais de lui montrer qu’elle avait tort, j’étais têtu moi aussi alors ça nous faisait de grosses disputes. C’était incroyable lorsque l’on y pensait car j’étais quelqu’un de plutôt calme en temps normal, je ne m’énervais pas pour rien. Mais comme je l’ai déjà dit, elle me rendait complètement dingue. Et je la détestais pour ça.

    …et je détestais quand elle me mentait…

    Je savais qu’elle avait ses raisons lorsqu’elle le faisait mais je ne pouvais pas m’empêcher de la détester. Pourquoi me cachait-elle des choses ? Je n’avais aucun secrets pour elle, ça devait l’être pour elle aussi et c’était d’ailleurs le cas habituellement mais parfois je sentais qu’elle me cachait certaines choses. Et je la détestais pour ça.

    Je détestais quand elle me faisait rire…

    Elle avait un de ces sens de l’humour…Elle était hilarante tout simplement. Mais même quand elle ne faisait pas volontairement une blague, je ne pouvais pas m’empêcher de me marrer. Elle me regardait ensuite avec un regard tellement surpris que je ne pouvais que rigoler de nouveau. Etait ce de ma faute si elle était aussi marrante ? Non mais peut-être qu’encore une fois elle me faisait tellement rire uniquement parce qu’elle me rendait fou. Et je la détestais pour ça.

    …davantage lorsqu’elle me faisait pleurer…

    Et je ne parlais pas du fait qu’elle me faisait pleurer de rire non je parlais du fait qu’elle me faisait pleurer tout court. C’était ridicule. Stupide. Lamentable. Je ne laissais jamais court à mes émotions. Je me contrôlais. Sauf lorsqu’il s’agissait d’elle. Lorsqu’elle avait eu son accident –de voiture, quelle surprise n’est ce pas !- et qu’on me l’avait annoncé, un poids m’était tombé dessus, j’ai eu l’impression que le monde s’était arrêté. Je ne pouvais plus parler, je ne pouvais plus bouger, je ne pouvais plus rien faire. J’étais mort à l’intérieur à l’instant où l’on m’avait dit qu’elle était à l’hôpital, dans un mauvais état. J’ai eu l’impression que ma vie allait s’arrêter. Je ne me souviens même plus comment je me suis retrouvé là bas, dans la salle d’attente. Je n’avais plus bougé de ma chaise, j’étais complètement prostré, les larmes coulant sans que je ne puisse les contrôler sur mes joues. Je ne pouvais plus penser, je ne respirais même plus, submergé par l’angoisse qui me tenaillait. Comment pourrais-je survivre sans elle moi ? L’idée même d’un monde sans sa présence à mes côtés m’était insupportable -même si je ne me l’admettais pas après tout j’avais toujours été très doué pour être aveugle-. Je n’ai repris mon souffle que lorsqu’elle s’est réveillé, avec ce sourire…ce sourire qui la caractérisait si bien, ce sourire que j'avais cru ne jamais revoir... Elle avait déclaré que j’avais une mauvaise tête, je lui avais répliqué que je ne pouvais pas avoir plus mauvaise mine qu’elle-même. On avait eu une petite joute verbale comme d’habitude. Comme si tout était normal. Mais j’avais pleuré à cause d’elle. Et je la détestais pour ça.

    Je détestais lorsqu’elle n’était pas là…

    …Lorsqu’elle n’était pas prêt de moi, lorsqu’elle était je ne sais où, avec je sais qui, à faire je ne sais quoi…Le manque que je ressentais dans ces moments là n’était pas supportable. J’aurais aimé qu’elle puisse rester toujours avec moi car le reste n’était même pas envisageable. Toute sa personne me manquait terriblement et je la détestais pour ça.

    …et le fait qu’elle ne m’appelait même pas…

    Pourquoi ne m’appelait-elle pas ? Je m’angoissais tellement lorsqu’elle ne le faisait pas…J’avais si peur qu’il lui arrive de nouveau un malheur…Etais-je si peu important à ses yeux pour qu’elle ne prenne même pas la peine de me passer un simple coup de téléphone ? Si c’était pour qu’elle crée un manque chez moi ce n’était pas la peine, même lorsqu’elle m’appelait elle me manquait. Et je la détestais pour ça.

    Mais le plus important c’était que je détestais le fait de ne pas la détester,

    même pas un instant,

    même pas un tout petit peu,

    même pas du tout…

    Et c’était la raison pour laquelle je ne pouvais pas me détacher d’elle. Parce que je ne la détestais absolument pas. Bien au contraire. Je me détestais moi de ne pas la détester, de ne pas pouvoir, de ne pas vouloir. Je n’étais qu’un crétin. Un crétin complètement dingue d’elle, de cette fille sublime et fabuleuse qu’était Lena Marks, qui détestait le fait de ne pas la détester. Et qui ne s’autorisait pas à remplacer le terme ‘ne pas la détester du tout’ par ‘en être complètement et désespérément amoureux’. Mais alors qu’elle me rendait mon baiser, fougueuse, je me sentais sombrer, une nouvelle fois. Et alors je me suis dit qu’un jour, peut-être, je lui dirais que je ne la détestais pas tant que ça. Même si bon, cela m’étonnerait à peine qu’elle le saurait déjà. Elle savait toujours tout Lena. C’était bien pour ça que je l’aimais d’ailleurs. Pour ça et pour tellement d’autres choses…Qui pouvaient se lister autant que l’amour pouvait s’expliquer.


Dernière édition par Abell Crowford le Lun 22 Juil - 14:35, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: [30 Baisers] Abell Crowford [09/30]   Mar 16 Avr - 22:33

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Titre : 5. « J’ai quelque chose à te dire… »
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Cadre : Même monde. Cela fait plus de quatre ans qu'Abell et Lena sont ensembles. Un jour, le jeune homme apprend quelque chose qui va tout bouleverser.
Mots : 904

Des nuages au Paradis



    Cela faisait un bon bout de temps déjà que Lena et Abell sortaient ensemble. Quatre ans, six mois, vingt-cinq jours et dix heures exactement. Quatre ans, six mois, vingt-cinq jours et dix heures qui étaient passés à la fois lentement et très vite comme c’était toujours le cas avec elle. Quatre ans, six mois, vingt-cinq jours et dix heures de pur bonheur. Alors que le bonheur c’était typiquement le truc qu’avait refusé Abell depuis la perte de sa mère, pensant que ce n’était pas pour lui. Mais Lena lui avait fait changer d’avis, bien malgré lui. Il avait refusé au début de s’admettre quoique ce soit car il pensait que l’amour était une faiblesse. Mais elle s’était imposée à lui au fur et à mesure du temps. Comme une évidence. Qu’il avait tenté de réprimer de prime abord avant de s’admettre, et grâce en autre à ce que lui disaient ses amis, que jamais il ne le pourrait. Elle était sa meilleure amie, sa confidente, celle pour qui il n’avait aucun secret et la femme de sa vie. Elle était tout pour lui. Elle était ce qui lui était arrivé de mieux. Elle était la seule qui lui avait donné envie d’être heureux. Qu’il lui avait donné envie de croire au bonheur. Il l’aimait plus que tout au monde. Il se demandait maintenant comment il avait pu se le cacher pendant tellement de temps mais après tout c’était vrai qu’il avait toujours été très doué pour se cacher les choses. Mais il aurait été prêt à faire n’importe quoi. Juste pour elle.

    Alors certes, ce n’était pas pour autant que ses peurs s’étaient complètement effacées. Il avait d’ailleurs mis énormément de temps avant de tout avouer à Lena mais une fois qu’il l’avait fait, il ne le regretta pas. Pas même une seule seconde. Avec elle à ses côtés, il ne pensait plus à ses peurs stupides. Tant qu’elle était là à ses cotés, tout allait bien. Il se sentait à nouveau parfaitement heureux et c’était étrange en quelque sorte puisque cela faisait un bail qu’il n’avait pas été aussi heureux. Mais ça lui faisait énormément de bien. Voilà pourquoi il ne regrettait rien. Il était si bien avec elle…Il était même si bien qu’un an auparavant, il avait passé outre sa peur panique de l’engagement et avait demandé Lena en mariage, comme ça, un jour, dans un mouvement à la fois impulsif et réfléchi. Surprenant de la part d’Abell mais pas tant que ça finalement. Alors bien sûr, les peurs du jeune homme ne s’étaient pas totalement effacées, du jour au lendemain comme ça ce n’était pas possible mais avec Lena, Abell avait moins peur, son angoisse comptait moins. Et au fur et à mesure du temps, ses crises temporaires ne duraient plus que quelques secondes. Quand il l’avait vu la première fois dans sa robe de mariée, tout ça avait disparu pour laisser place à un grand bonheur. Il savait que la sublime brune à ses côtés était la seule et l’unique, la femme de sa vie, c’était la seule femme qu’il voulait à ses côtés pour le reste de l’existence.. En ce jour si spécial, il savait qu’elle serait toujours la seule femme qu’il aimerait de toute sa vie. Mais tout le reste de l’existence parfois ce n’était pas beaucoup. Parfois ce n’était que quelques semaines, quelques mois, avec de la chance quelques années. Abell Crowford n’avait jamais regretté d’avoir dit ses sentiments puis d’avoir épousé Lena Marks même lorsqu’il apprit la nouvelle. Parce qu’elle lui avait offert des années de bonheur et ça c’était…quelque chose de formidable. Il ne regrettait pas parce que s’il avait appris la nouvelle alors que sa vie était complètement vide de sens, il aurait eu quelques regrets. L’amour n’était pas une faiblesse, il apportait du bonheur et lorsqu’on apprenait ce qu’il venait d’apprendre, on se félicitait d’avoir pu vivre quelques moments de pur bonheur. Il regrettait seulement pour elle car la nouvelle allait l’anéantir. Il savait qu’il comptait pour elle autant qu’elle comptait pour lui. Et la douleur c’était quelque chose qu’il connaissait ce qui n’arrangeait pas le mal qu’il pouvait ressentir. Pourquoi avait-il fallu que ça lui tombe dessus ? Alors qu’il était si heureux ? C’était injuste. Et pas pour lui mais bien pour sa femme.

    Lena sortait du médecin, complètement euphorique. Ses doutes venaient d’être confirmés. Elle appréhendait juste la réaction de son mari. Même après plus de quatre ans de vie commune, il gardait toujours une peur enfouie en lui-même si elle était de plus en plus minime au fur et à mesure du temps. Elle avait rendez-vous avec son cher et tendre dans un café et le rejoignit tout sourire. Sourire qui s’évanouit lorsqu’elle vit sa mine sombre. Elle déposa ses lèvres sur les siennes pendant un long moment puis s’assit, soudain inquiète, et le laissa parler.

    « J’ai quelque chose à te dire Lena, quelque chose de grave. » La brune retint son souffle. Que pouvait-il se passer ? Tout allait si bien entre eux…C’était le paradis et elle avait cru que rien ne pourrait détruire ça, leur amour, leur relation, eux deux. Vraisemblablement, elle s’était leurrée. « Je viens de découvrir que j’étais atteint de la même forme de cancer que ma mère, un cancer qui ne peut pas être guéri comme tu le sais. Il ne me reste que quelques mois à vivre. Je suis désolé. »
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MessageSujet: Re: [30 Baisers] Abell Crowford [09/30]   Mer 17 Avr - 2:59

Citation :
Titre : 15. Le bleu le plus pur
Couple : Abell et Lena
Rating : PG
Personnages concernés : Abell, Lena.
Cadre : Suite.
Mots : 840

Une lueur dans l'obscurité



    Les quelques mois qui restaient à vivre à Abell se transformèrent en quelques années. En exactement trois ans, cinq mois, seize jours et quelques heures. C’était un répit bienvenu. Ce ne fut pas pour ça que ce ne fut pas dur mais Lena était au moins un tout petit peu mieux préparée qu’elle ne l’aurait été si le médecin avait eu raison et qu’Abell ne soit plus au bout de seulement quelques mois. Ce n’était pas pour ça que sa perte fut plus facile à accepter ou que ce n’était pas complètement mais complètement injuste mais au moins, ils avaient eu trois ans de plus de bonheur et surtout, Abell avait pu connaitre son fils.

    Parce que l’annonce du cancer d’Abell, la même maladie qui avait emportée sa mère, n’avait pas été la seule annonce de ce jour là…Lena avait appris le jour même qu’elle était enceinte. Abell n’avait pas cru à cette chance au tout début. Bien sur ils avaient parlé d’enfant après leur mariage mais ça restait une idée abstraite dans l’esprit d’Abell. Il avait toujours détesté les gosses car ils lui rappelaient son enfance et il haïssait ça. Seulement depuis qu’il était avec Lena et enfin heureux, cette peur là avait fini par presque disparaitre totalement. Mais lorsque sa femme lui avait annoncé la nouvelle, le jeune homme n’avait pas pu s’empêcher de flipper. Juste une minute. Avant de se dire que finalement, cet enfant c’était un miracle. Une sorte de chance. Abell s’était battu contre la maladie jusqu’à ce qu’il naisse. Il avait assisté à toutes les étapes de la grossesse de la femme de sa vie. Il n’aurait manqué pour ça pour rien au monde. Il se serait senti encore plus mal s’il l’avait quitté alors qu’elle attendait encore leur bébé. C’était grâce à lui et à Lena qu’il avait essayé de tenir. Qu’il avait tenu. Pour eux.

    Le jour de sa naissance avait été le jour le plus angoissant et le plus beau de toute sa vie. A égalité avec son mariage sans doute. Il avait angoissé du moment où Lena avait perdu les eaux jusqu’à que leur fils naisse. Son angoisse se calma au moment où il l’avait tenu dans ses bras. Depuis, elle avait disparue. Pendant trois ans, Abell avait alterné chimio et autres traitements et moments avec son fils et sa femme. Son cancer n’avait aucun remède, il le savait, mais il était déterminé à passer le plus de beaux moments avec ceux qu’il aimait le plus au monde. C’était bien mieux que de baisser les bras et ne plus rien faire du tout. Grâce à ça, le fils de Lena et Abell avait eu plein de beaux moments. Le jeune homme s’était accroché, s’était battu contre la maladie et grâce à ça, leur fils avait des souvenirs avec son papa. Avant qu’il s’en aille définitivement.

    Le jour où Abell était parti fut le pire jour de toute la vie de Lena. Ce fut le jour où elle dut dire adieu à son meilleur ami, à son confident, à celui à qui elle ne cachait rien, à l’homme de sa vie, à son âme sœur, au père de son fils et même si elle avait eu trois ans, cinq mois, seize jours et quelques heures de plus avec lui, ce fut terriblement dur. Mais personne n’était jamais prêt pour dire au revoir. Elle avait au moins eu la chance d’être un tout petit peu plus prête pour ça. Elle avait pu lui dire toutes les choses qu’elle avait toujours voulu lui dire. Elle avait pu lui souffler ‘je t’aime’ une dernière fois. Elle avait vu goûter à ses lèvres une dernière fois. La saveur de ses baisers lui manquerait, il lui manquerait tellement…Jamais elle ne pourrait l’oublier. Il resterait toujours dans son cœur. Mais c’était dur, tellement dur…Sa mort ne fut pas facile à accepter mais elle devait tenir. Pour leur fils. Il avait besoin de sa maman. Il n’avait déjà plus son papa, s’il voyait sa mère sombrer…Lena ne voulait pas être responsable de la déprime de son fils ou de quelque chose du genre…Elle voulait être là pour lui. Et si elle tenait, c’était juste pour lui. Elle était certaine qu’elle ne se remettrait jamais du départ d’Abell mais elle se devait d’avancer. Pour elle et son fils. Le dit fils qui la regardait là, des yeux du bleu le plus pur qui soit, le bleu des yeux d’Abell…Leur fils avait ses yeux…Il lui ressemblait d’ailleurs avec ce petit sourire taquin et la lueur malicieuse dans ses yeux lorsqu’il s’amusait, lorsqu’il faisait une blague, lorsqu’il était avec elle. Il était le pilier sur lequel elle se reposait, elle était le sien. En dehors de son fils, Lena avait d’autres personnes sur lesquels elle pouvait compter comme ses amis et si le souvenir de son mari restait toujours présent dans son esprit, il le serait toujours de toute façon, elle continuait sa vie, c’était ce qu’Abell aurait voulu, leur fils à ses côtés. Abell vivait à travers eux. Pour toujours.
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MessageSujet: Re: [30 Baisers] Abell Crowford [09/30]   Lun 22 Juil - 14:55

Citation :
Titre : 21. Violence ; pillage ; extorsion
Couple : Abell et Maïlys
Rating : PG
Personnages concernés : Abell, Lena, et en guest star Maïlys, Dmitri, Joy, Roy, Keira, Harrison.
Cadre : Lena est la meilleure amie. Elle lui annonce un jour qu'elle sort avec quelqu'un ce qui va le toucher plus que ce qu'il ne veut admettre. Quelques temps après, elle lui dit qu'elle va se marier.
Mots : 2 093

Abell fini. Fini Abell


    Violence

    Un violent coup de poing s’abattit sur le sac de frappe de boxe. Un autre, plus violent encore, s’abattit de nouveau. Puis un autre. Et encore un autre. Et ainsi de suite jusqu’à ce que les deux heures d’entrainement quotidien d’Abell se finissent. Il retira ses gants et s’essuya le front à l’aide sa serviette. Tranquillement, il prit le chemin des vestiaires du club de boxe où il venait se défouler tous les jours depuis qu’il avait appris la grande nouvelle. La boxe ça aidait à cela, à se défouler mais cela vous apprenait à contrôler votre colère. Cela aidait Abell. A se contenir lorsqu’il était face à elle, avec lui, tous les deux ensembles, heureux. Il s’était inscrit à cette salle de sport peu après avoir su qu’ils sortaient ensembles. Cette nouvelle l’avait complètement dévasté même s’il était loin, à l’époque, de se l’avouer à soi même. Il s’était remis à fumer, comme un pompier, et surtout, il avait du mal à se contrôler. Alors qu’avant, il était un individu calme, posé, gardant son sang froid en toutes circonstances, là, il avait envie de ruer de coups cet imbécile qui osait la toucher. Mais il ne devait pas. Alors oui, il s’était mis à se battre. Il s’était mis à avoir un comportement que, quelques mois plus tôt, il aurait lui-même trouvé stupide. Il ne se reconnaissait plus. Il ne se comprenait plus.

    Il se battait. Encore et encore. Et la douleur des coups que l’on lui renvoyait ne lui faisaient plus grand-chose. Ce n’était rien à côté de la souffrance qu’il éprouvait lorsqu’il la voyait poser ses lèvres sur celles d’un autre. Depuis ce jour là, ce terrible jour où elle lui avait tout dit, tout était devenu flou pour lui, il n’y avait plus rien qui comptait. On disait que l’on se rendait compte à quel point l’on aimait une personne lorsqu’on la perdait. Pour Abell, ce fut vrai. Il se rendit compte des sentiments qu’il pouvait éprouver à son encontre à l’instant même où elle prononça sa phrase qui bouleversa sa vie, le moment où il sut qu’il devait renoncer à elle pour toujours. Mais fidèle à ses habitudes, il ne dit rien. Dans un premier temps, il refusait de s’admettre à lui-même cette évidence qui le poursuivait puis il avait bien dû regarder la vérité en face : il était fou d’elle. Au début, il n’y avait certainement que de l’affection. Puis ses sentiments avaient grandit avec le temps et désormais, il était complètement et désespérément amoureux d’elle –ce qui était complètement ridicule mais passons-. Mais il savait que c’était mal, il savait qu’elle ne serait jamais heureuse avec lui, que son bonheur était avec un autre, il fallait qu’il s’y fasse c’est tout. Ça n’empêcha pas que, le jour où elle lui annonça son mariage fut le pire jour de sa vie. A égalité avec le jour où sa mère était morte. Pour dire l’importance qu’elle avait à ses yeux. Suite à cette annonce, Abell se battait de plus en plus. Il n’en pouvait plus. Il allait éclater. Il ne mangeait presque plus, ne dormait pas beaucoup car il était hanté par ses souvenirs, ses souvenirs avec elle. En bref, il ne vivait même plus. Il se contentait de survivre chaque jour en essayant de se rappeler ce qu’il faisait lorsqu’il ne l’avait pas encore rencontrée. Mais c’était peine perdue, il lui semblait que c’était comme s’il l’avait toujours connue, comme si elle avait eu une grande part dans sa vie, comme si sa vie n’avait été complète que lorsqu’il l’avait rencontrée. C’était comme s’il n’était plus rien sans elle, sans sa présence à ses côtés. Et ça c’était terrible. Parce qu’il ne pourrait jamais l’avoir. Parce qu’il n’était pas bon pour elle et qu’avant tout, ce qu’il voulait, c’était son bonheur et ce même si ça le rendait mal, lui. Comme quoi, il n’était plus égocentrique lorsqu’il s’agissait d’elle. Mais ça avait toujours été le cas.


    Pillage


    Lorsqu’elle lui avait annoncé qu’elle sortait avec quelqu’un d’autre, il avait d’abord eu l’impression qu’on lui prenait son cœur pour le réduire en morceaux. Il n’avait cependant rien tenté parce que, dans un premier temps, il refusait de croire qu’un évènement, qui avait déjà eu lieu par le passé en plus, l’affecte autant. Puis, le temps avait passé, il s’était dit que finalement, l’idée qu’il soit tombé amoureux était peut-être possible après tout. Mais, encore une fois, il n’avait pas bougé. Il l’avait laissé tranquille étaler son bonheur au grand jour et ce même si cela lui faisait atrocement mal. Une douleur qu’il ne pouvait supporter. Une douleur qu’il cherchait à compenser. Par le sport, par la boxe, par la bagarre, par la violence, ce qui n'était pas dans ses habitudes parce qu’avant, il était partisan d’une attitude froide qui faisait bien plus d’effet que l’agression mais ça, c’était avant ou comment caser le slogan d’une célèbre pub pour un non moins célèbre opticien dans une fiction. Mais le fait de la voir aussi heureuse lui suffisait. Alors il avait laissé couler.

    Elle avait bien remarqué que quelque chose n’allait pas chez lui, ce qui était normal parce qu’elle était la personne qui le connaissait le plus au monde et qu’elle lisait en lui comme dans un livre ouvert mais à chaque fois, à chacune de ses questions, il se fermait comme une huître alors elle insistait encore et encore et puis finalement elle se lassait. Il lui dirait bien ce qui le rongeait de l’intérieur un jour se disait-elle, il lui avait toujours tout dit jusqu’à maintenant, il n’y avait pas de raison pour que cela change. Mais justement quelque chose avait changé et Abell n’était plus tout à fait le même. Il avait l’impression qu’on l’avait pillé de l’intérieur et c’était quelque chose de très désagréable.


    Extorsion


    Dès le premier jour où il avait su qu’elle avait quelqu’un, il avait commencé à éprouver une haine viscérale contre ce type qu’il n’avait jamais vu et que pourtant, il détestait de toutes ses forces. Il avait essayé de se résonner de prime abord mais cela n’avait pas marché et la haine subsistait. C’était pour cela aussi qu’il s’était réfugié dans la boxe, pour se contrôler lorsqu’il avait en face de lui, cet homme qui lui avait volé sa meilleure amie, sa confidente, celle à qui il disait tout, celle qui était plus importante que n’importe qui au monde à ses yeux, la femme de ses rêves –oui maintenant il se l’avouait-; parce que tout ce qu’il voulait, c’était lui détruire sa satané belle gueule. Hors, il ne devait absolument pas faire ça. Cet homme, il la rendait heureuse. Et c’était peut-être pour cela qu’Abell le détestait autant, parce qu’il faisait son bonheur alors qu’il savait que lui-même n’y parviendrait pas.

    Lena lui avait extorqué son cœur le jour où elle lui avait dit qu’il y avait quelqu’un dans sa vie et elle ne lui avait jamais rendu. Mais le jour où elle lui annonça qu’elle allait se marier…Ce fut bien pire oh oui. Il dut trouvé au fond de lui-même quelques miettes de forces qu’il lui restait pour réussir à feindre un sourire, à lui adresser un petit ‘Félicitations ma belle même si bon, tu sais que pour moi le mariage ça reste une belle connerie’, pour réussir à se contrôler avant de sortir de son appartement et d’aller défoncer la tête de quelques mecs qui l’aurait un peu trop cherché. Ce jour là, ce fut comme si on l’avait complètement vidé de l’intérieur, qu’il ne restait plus de lui que son enveloppe terrestre, on lui avait tout enlevé, son cœur, cette saloperie qui ne battait que pour elle, son cerveau qui avait disjoncté au moment où elle avait parlé…Tout.

    Il était à peu près correct, et il ne savait comment, le jour du mariage de Lena et de Dmitri, ce vieux avec qui elle allait se marier qui pourtant, avait quand même une assez belle tête. Il s’était bien sûr défoulé, quelques heures avant, dans sa salle de boxe habituelle et puis sur des vrais types aussi histoire de. Il était venu accompagné d’une jolie blonde qu’il avait draguée quelques jours auparavant dans le but de se trouver un rencard parce que draguer les invitées aurait été au dessus de ses forces. Cela n’aurait fait que lui rappeler que c’était à son mariage qu’il était et à quel point elle semblait heureuse avec l’autre. C’était une potiche comme une autre, la blonde, une fille qui se croyait assez bien pour réussir là où les autres avaient échoué à savoir s’engager avec l’éternel don juan. Elle s’appelait Maïlys, était d’origine italienne, avait les cheveux très blonds et des yeux marrons-verts qui auraient fait tourner la tête de n’importe qui mais en réalité, elle n’était rien. Rien de plus qu’une autre fille avec qui il couchait pour l’oublier, elle. Elle. Elle qui était dans chacune de ses pensées, du matin où il se rasait jusqu’au soir où il se couchait avec une autre dans les bras pour tenter de l’effacer de sa mémoire. Mais ce n’était pas la peine. Chaque baiser qu’il recevait ne faisait que lui rappeler le goût des siens, inoubliables. Tous les moments qu’il pouvait passer avec d’autres filles, pourtant intéressantes, sympathiques et jolies, ne faisaient que lui rappeler les moments passés avec elle, des moments qui ne se reproduirait plus jamais. Elle était inoubliable tout simplement. Et il l’avait laissée filer. Il avait laissé Lena Marks, cette fille incroyable, partir et trouver son bonheur avec un autre. Il l’avait laissée…Il n’avait même pas cherché à se battre, il avait juste abandonné et ce fut lorsqu’il fut trop tard, lorsqu’elle dit un ‘oui’ heureux à la question rituelle du maire, alors qu’elle n’avait jamais été aussi somptueuse, lorsqu’il sut ce que cela faisait vraiment de se faire briser le cœur, lorsqu’on lui extorqua ce cœur justement, son âme, qu’il ne resta plus rien de lui ; qu’il se dit qu’il avait sans doute fait une erreur.

    Après la fin de la cérémonie, il sortit de la mairie, Maïlys à son bras et l’embrassa fougueusement afin d’essayer d’oublier les derniers instants. Mais ce n’était même pas la peine d’essayer, ces moments resteraient certainement gravés dans sa mémoire pour toujours. Alors il se détacha d’elle, lui offrit un sourire de façade et retourna vers ses proches. Lena, dans sa magnifique robe de mariée, Dmitri en marié comblé, Joy sa fille qui ronchonnait un peu et que son petit copain, le malicieux Roy essayait de faire rire en vain. Ah non, finalement, elle se laissa prendre au jeu et un fin sourire vint éclairer son visage de poupée. A côté de la mariée, Keira, son autre meilleure amie, sa petite sœur de cœur était euphorique. Elle n’avait cessé de s’extasier depuis qu’elle avait appris la nouvelle. Harrison, le meilleur ami d’Abell et compagnon de la rouquine –il se demandait bien d’ailleurs comment Harry pouvait la supporter au quotidien je rigole Keira d’amour je t’aime tu sais !- lui dit gentiment de se la fermer. Et c’était reparti pour une de leurs célèbres disputes qui faisait partie du quotidien de leur petit groupe d’amis. Abell savait seulement que leurs disputes n’entacheraient jamais la volonté de son meilleur ami de proposer à la rouquine de son cœur de l’épouser. D’ailleurs, il devait avoir sur lui l’écrin qui contenait la bague en diamants qu’il comptait lui offrir et qu’il avait choisi avec Abell –comme si il était de bons conseils lorsqu’il s’agissait de bagues de fiançailles franchement !-. Actuellement, le jeune homme se demandait quand son ami se lancerait. Surement à l’anniversaire de leurs cinq ans ensembles qui n’était plus dans très longtemps. Abell, lui, se demandait ce qu’il allait bien devenir avec tous ses couples engagés autour de lui. Il allait sûrement continuer sa vie tranquillement comme si de rien n’était alors qu’au fond de lui, ça n’allait pas, ça n’irait plus jamais. Le jour du mariage de Lena Marks, sa meilleure amie, marqua sa fin. Il fut brisé, détruit de l’intérieur ce jour là parce qu’il venait de recevoir une formidable claque dans la figure. Elle était vraiment partie. Il ne pourrait plus jamais l’avoir à lui tout seul, sentir ses lèvres contre les siennes, ses douces mains caresser sa joue…Il avait laissé partir son âme sœur, la femme de sa vie et contrairement à la douleur qu’il éprouvait suite à la mort de sa mère et qu’au final, il avait fini par apprivoiser, il savait qu’il ne se remettrait jamais de cela. Il était mort de l’intérieur ce jour là.
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