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 Affaires de famille, ou touche pas à mon fils [PV Heaven]FIN

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MessageSujet: Affaires de famille, ou touche pas à mon fils [PV Heaven]FIN   Dim 18 Mar - 20:44

- Manoir d'Halifax -

POV d'Elianne

Julian Gibson, directeur du département de la Justice Magique, avait appris une bien désagréable nouvelle. Et encore, le mot était faible.
Quand ça? Cela avait commencé par des rumeurs il y a quelques semaines déjà mais il n'y avait pas prêté une grande intention car tant que les faits n'étaient pas avérés, il ne s'embêtait pas avec. Alors comment? Oh, le plus simplement du monde. Il avait des hommes et des femmes à son service. Lors d'une soirée organisée en l'honneur du groupe CS, Raphaël avait laissé échapper que la jolie brune se tenant à ses côtés étaient sa fiancée. Dans les minutes qui suivirent, Julian avait été tenu au parfum. Il ne travaillait pas ce soir-là et avait passé sa soirée au manoir Halifax, avec sa femme. Lorsqu'il avait appris la nouvelle, sa fureur avait été si violente que son esprit avait fait explosé les vases, les miroirs, les vitres et les baies vitrées du salon. Elianne était arrivée d'un pas précipité, baguette à la main, prête à l'attaque. Elle avait craint une attaque. De vieilles habitudes, qui malgré la mort du Lord, ne la quittait pas. Elle avait été soulagée de ne voir que son mari, debout dans la pièce, poings serrés, yeux fermés. Mais elle n'en était pas pour autant rassurée. Elle avait baissé sa baguette, mais ne comprenait toujours pas le problème. Elle connaissait si bien son époux. Il se mettait si rarement en colère. Il contrôlait tellement bien ses émotions. Qu'est-ce qui avait pu le faire exploser à ce point pour mettre un tel chantier dans le salon?


« Julian? Qu'est-ce qui s'est passé? »

Bon, techniquement, elle savait que c'était lui la cause de tout ce désordre, mais elle n'en connaissait pas la cause pour autant. Au contraire des membres mâles de cette famille, elle ne pouvait pas décrypter les esprits.

« Ton fils est fiancé... » furent ses seuls mots, mais ils contenaient une telle colère, que sa respiration se coupa l'espace de quelques secondes. Déjà rien que le « TON fils » donnait déjà le ton. Quand un de leur fils faisait un écart, c'était « SON fils ». Agaçant, mais depuis le temps, elle n'en prenait plus ombrage. C'était Julian!

Ah!... D'accord, elle voyait où se situait le problème... Évidemment, il était clair qu'il ne s'agissait pas de Samuel, il était sur le point de se marier. Alors il s'agissait de leur autre fils, Raphaël. Hum... Elle déglutit légèrement, sachant que le combat ne s'annonçait pas de tout repos. Raphaël ressemblait tellement à son père, que s'en était parfois effrayant. Samuel était quand même plus « soft ». Il tenait un peu d'elle à ce niveau-là, même si on ne pouvait nier qu'il était bien le fils de son père. Quant à Raphaël et Julian, aucun des deux ne voudrait faire de concession. Encore moins baisser l'échine. Et face à une telle évidence, Elianne n'était pas rassuré. Ils étaient si têtus, qu'il était impossible de les arrêter. Ils ne renoncent jamais et ne se rendent jamais. De quoi inquiéter l'épouse et la mère qu'elle était.
Certes, quand vous lui plaisez, Julian sait se montrer généreux, protecteur et aimant. Mais par contre, s'il ne vous aime pas, il fera tout pour vous détruire. Et c'est bien cela qui la préoccupait.
Julian ne ferait sûrement pas de mal à leur fils. Il était son héritier, un sang-pur, et malgré tout ce qu'il avait pu faire ou dire, il l'aimait sincèrement. Mais elle craignait qu'il ne se montre intraitable avec la fiancée de leur fils.

Elle rangea sa baguette à l'intérieur de sa manche, par habitude, comme elle le faisait depuis toujours, et se rapprocha de son mari. Non, elle n'avait rien à craindre. Elle le connaissait bien trop pour savoir qu'il ne la toucherait jamais. Ils s'aimaient depuis qu'ils étaient adolescents. Julian avait ses mauvais côtés, mais pas celui de s'en prendre à la femme qu'il aimait.
Sa famille avait une grande importance à ses yeux. Mais ce n'est pas pour autant qu'il respectera les choix de vie de ses fils, aussi bien privé que professionnel. Contrôler! Tout contrôler! C'est ce qu'il aime. Malheureusement, il s'est révélé que ses fils ont son fichu caractère. Aussi têtus les uns que les autres, et n'aimant pas être commandés. Les dignes fils de leur père.
Rien de rassurant pour une mère-louve comme Elianne.
L'amour pouvait réussir bien des choses. Julian avait beau être un homme impitoyable, autoritaire, dominateur et intransigeant, elle avait su s'adapter à cet homme sombre et si complexe.
Mais rien n'est facile quand on s'inquiète des réactions que pourrait avoir Julian lorsque leurs enfants sont concernés. Il pourrait tuer si facilement parfois pour protéger ceux qu'il aime. Et d'un côté, elle le comprenait. Qui ne ferait pas l'impossible pour ses enfants?
Sauf qu'elle n'aimait pas la tournure des évènements. A quoi s'attendait-il? Raphaël n'était plus célibataire depuis quelques années maintenant. Et d'après les informations que leurs « sbires » leur avaient rapportées, il l'aimait sincèrement cette fille.

Elle resta silencieuse pendant de longues secondes. Encore maintenant, elle se demandait quelle pourrait être la meilleure façon de l'aborder. Mais elle se posait trop de questions et ça venait la plupart du temps tout seul. Elle était plutôt doué en diplomatie au fond. Elle était juge au Magenmagot. Ça demande quelques qualités non négligeable, n'est-ce pas. Et pour vivre avec un tel homme, il faut plutôt que ça soit inné.
Julian, crispé, n'avait toujours pas bougé. Bon...il n'était vraiment pas content. Elle allait devoir se montrer délicate et...très...comment dire? Très habile et fine car le sujet s'annonçait périlleux
.

« Julian? Tu ne devrais pas perdre le contrôle ainsi..., » dit-elle doucement, en posant sa main sur le bras de son mari.

Il rouvrit les yeux, prenant conscience que sa femme était prêt de lui. Sauf qu'il savait qu'elle était dans la pièce bien avant qu'elle ne le fasse savoir.
Elianne vit aussitôt que ses yeux avaient virés au gris. Incroyable que ce signe distinctif se transmette ainsi de génération en génération. Leurs deux fils avaient la même particularité. Dès qu'une émotion forte les saisissait, leurs yeux se teintaient d'un gris perle plus ou moins clair ou foncé.
Perdre le contrôle! Les seuls mots qui avaient un sens. Il referma les yeux l'espace d'une seconde à peine, puis les rouvrit. Son regard avait retrouvé sa couleur naturelle. C'était déjà ça. Quoi que rien n'était jamais gagné avec lui. Sa faculté à masquer ses émotions en un éclair ne pouvait pas toujours vous préparer à ce qui suivait. Sauf à vous montrer méfiant
.

« Est-ce une si mauvaise nouvelle que ça? »

Elle restait sur ses gardes. C'était plus fort qu'elle. Pas de réponse. Le silence qui suivait voulait tout dire.

« S'il a pris une décision aussi importante, ne crois-tu pas qu'il y ait réfléchi avant? »

Il serra la mâchoire, mais se contenta d'un signe de tête, montrant qu'il n'approuvait pas ses propos.
Mais Elianne ne voulait pas en rester là. Elle n'avait rien à craindre, alors autant titiller Monsieur, n'est-ce pas
?

« Tu sais, Raphaël est un garçon réfléchi. Il n'aurait pas pris une telle décision comme ça. On parle d'un engagement à vie. Pourquoi te mettre dans un tel état? »

Après tout ça faisait combien déjà? Trois ans, voire un peu plus qu'ils étaient ensemble. Ils n'allaient pas vivre ainsi toute leur vie. Elianne ne voyait pas les choses ainsi. Pour elle, au bout de quelques temps, une relation devait être officialisée dans la tradition. Elle avait beau vivre avec son temps, elle gardait quelques valeurs qui pouvaient paraître un peu vieillottes. Quand elle avait appris que le jeune couple emménageait ensemble alors qu'ils n'étaient même pas mariés, elle avait tiqué, mais au final, avait fait comme si de rien n'était. Les choses changeaient. Il fallait évoluer avec son temps et elle avait appris à accepter.
Mais Julian, ce n'était pas ça qui le gênait. En tout cas, visiblement, la pudeur de cette jeune fille, il semblait s'en foutre comme de son premier sortilège. Les hommes et les femmes ont toujours eu une vision bien différente de ces choses-là.
Ça aurait été leur fille, Julian n'aurait jamais accepté une telle insulte et l'aurait séquestré au manoir. Mais cette simple pensée serra son cœur violemment et elle porta une main inconsciente contre sa poitrine, comme si elle craignait qu'il ne se brise sous le souvenir de la perte de leur fille.
Julian sentit le changement d'humeur de sa femme, et reporta son attention sur elle. Elianne fit comme si de rien n'était et en profita pour reprendre là où ils étaient restés
.

« Qu'est-ce qui te gêne autant dans cette union? » demanda-t-elle même si elle en avait déjà une petite idée. « Ce n'est pas comme si nous avions déjà organisé un mariage pour notre fils. Il a le choix...laisse-le lui. » dit-elle avec douceur.

Julian se recula alors, s'éloignant de se femme. Elle avait une emprise sur lui qui l'ennuyait parfois. Sa proximité, son contact pouvaient le détourner de ses pensées parfois
.

« Pas elle! » fit-il d'une voix qui claqua comme un fouet dans la pièce où tout ce qui avait une chance de se briser était déjà éparpillé un peu partout.

Habituée, Elianne ne broncha même pas
.

« Pourquoi l'héritière Clarks te pose-t-elle autant de problème? Elle est d'une excellente lignée. C'est une jolie jeune fille...et il semblerait qu'elle ait du caractère...C'est ce qu'il lui faut. Il ne serait pas heureux avec une fille sans tempérament. » continua-t-elle exprès pour qu'il arrête de l'ignorer, le provoquant dans l'intention qu'il sorte de ses gonds.

Certes, pas très prudent comme stratégie, mais Elianne n'avait pas peur de son mari. Ce n'était pas la première fois qu'elle agissait ainsi. Elle voulait voir où ça mènerait. S'il allait enfin parler clairement ou se taire. Choisirait-il le mutisme ou parlerait-il enfin?
C'est alors qu'il porta son regard bleus-vert, observant sa femme avec intérêt. Un regard qui aurait mis quiconque mal à l'aise. Exceptée Elianne qui lui tint tête, sans baisser les yeux. Et puis quoi encore? Elle aussi n'était pas du genre à se plier si facilement à la volonté de quiconque. Oui...leurs deux fils avaient de qui tenir
!

« Tu es pour cette union? » demanda-t-il, méfiant, ses yeux laissant entrevoir un éclair de défi.

Oh oh! Pas ce regard! Elle releva le menton, comme pour le provoquer
.

« Je n'ai jamais dit ça. Je veux que notre fils soit heureux. Si ce mariage peut l'épanouir, je n'y vois pas d'inconvénient particulier. Mais si elle n'est pas celle qu'elle prétend, si elle n'est pas à la hauteur, alors il faudra faire ce qu'il faut. » dit-elle d'une voix dure, mais posée.

Ça, c'était dit! Certes, si cette jeune fille n'était pas faite pour son fils, elle n'hésiterait pas elle non plus à monter au front. Mais elle avait beaucoup plus de recul que son époux. Ou du moins, ils n'avaient pas les mêmes objectifs. Les mêmes attentes.

Julian ne doutait pas vraiment des propos de sa femme, mais il la connaissait assez pour savoir que si elle le voulait, elle n'hésiterait pas à intervenir. Le tout était de savoir comment elle comptait intervenir. Elianne était née Kougharov. Elle avait le glace de la grande Russie qui coulait dans ses veines. Elle ne devait pas être sous-estimée. Elle pouvait parfois se montrer douce et aimante, mais elle n'était pas arrivé au Magenmagot en étant si « lisse ». Elle avait une sacrée fougue et une forte volonté. Ambitieuse, elle n'hésitait à poursuivre sa route quand elle la savait juste.
Alors au lieu de poursuivre cette conversation, il reprit son calme, se rapprocha de sa femme et l'embrassa sur le front
.

« Tu as raison. J'ai du travail au Ministère. On reparlera de ça plus tard. »

Elianne tenta de le retenir. Vu l'heure qu'il était -tard dans la soirée-, il allait passer une nouvelle nuit dans son bureau à se torturer l'esprit comme il l'avait fait à de nombreuses reprises.

« Julian, reviens! » dit-elle en faisant quelques pas dans sa direction.

Mais il ne l'écouta pas, sortant de son bureau. Non, pour le moment, là, à cet instant précis, il ne ferait rien. Mais aujourd'hui, la vengeance n'aurait pas le temps de refroidir
.

« JULIAN! »

Puis la porte claqua, laissant un sentiment de vide et un frisson parcouru furtivement son dos. Elle le connaissait assez pour savoir qu'il ne ferait rien cette nuit. Mais elle n'en avait pas pour autant l'esprit serein.

[A suivre...]


Dernière édition par Julian Gibson le Ven 3 Aoû - 14:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Affaires de famille, ou touche pas à mon fils [PV Heaven]FIN   Dim 18 Mar - 20:57

POV de Julian

Julian ne pouvait aller contre sa nature. Encore moins partager intégralement le point de vu de sa femme. Il s'était rendu au ministère, enfermé dans son bureau. Il était plus de deux heures du matin et il avait besoin d'être seul pour mettre son plan sur pied. Enfin, le terme « plan » était peut-être un peu inapproprié, mais il devait prendre quelques mesures pour atteindre sa cible. Il devait prendre en compte l'emploi du temps de son fils et de celle qui était devenu un « parasite » dont il se faisait un devoir de se débarrasser.
Il pouvait paraître mauvais, mais Julian ne pensait qu'au bien de son fils. A ses yeux, l'héritière des Clarks n'était pas une fille pour lui. Ce n'était pas la différence d'âge qui l'ennuyait. Quatre petites années n'avaient rien de compromettant. Le passé de la jeune fille ne lui plaisait pas, voilà tout. Son fils méritait mieux. Il ne s'était jamais interrogé pour savoir si les sentiments de cette fille était réels ou pas. Pour lui, elle se jouait de son fils. Après tout, elle avait eu une ribambelle de mecs. Comment une fille aussi volage pouvait-elle un jour se stabiliser et porter des sentiments sincères envers qui que se soit? Comment son fils avait-il fait pour ne rien voir venir? Il le savait mieux que quiconque, les sentiments amoureux aveuglaient même les plus éclairés.

Mais au fond, Julian Gibson avait-il vraiment besoin d'une raison particulière pour désapprouver cette union? Non. Il ne connaissait qu'une seule raison de vivre, la sienne. Alors s'il décidait que son fils n'épouserait pas l'héritière des Clarks, il en était ainsi. Peu importe que son autoritarisme ne plaise pas à tout le monde. Son but n'était pas de plaire de toute façon, mais de se faire obéir. Il le savait, il n'était pas aisé de vivre avec lui. Sa femme et ses fils ne pourraient que confirmer la chose et il ne pourrait le nier. Mais il avait été formaté pour être ainsi. Et il ne souhaitait pas changer. Il s'était toujours fait respecter en étant ce qu'il était et ce qu'il représentait. Il ne risquait pas de changer à son âge.

Son expérience avait permis à Julian de ne pas se précipiter. Devant sa femme, il avait sauvé les apparences, faisant comme si cette histoire ne le touchait pas plus que ça. Mais pendant une semaine, il avait préparé son coup. Pour cela, il avait fait appel à ses meilleurs sbires et les avaient envoyé suivre les moindres faits et gestes du couple. Il avait eu un compte rendu précis, synchronisé sur chaque minute de la semaine passée. Il savait donc que ce samedi matin même, son fils ne serait pas à son appartement. La jeune femme serait donc seule. Comme quoi il avait bien fait d'attendre. La matinée s'annonçait intéressante.

On pourrait croire qu'il se comportait comme un lâche, mais Julian ne voyait pas les choses ainsi. Il avait juste besoin de se retrouver seul avec cette « Heaven », sans que son fils ne mette son grain de sel. Bien évidemment, il n'aimait pas s'en prendre à la gent féminine. Mais il aimait encore moins s'en prendre à son fils. Du coup, le choix était vite fait. S'il devait sacrifier quelqu'un, ça ne serait pas Raphaël.
En sortant de son bureau -puisque oui, Julian travaillait parfois le samedi-, il croisa Ella qui elle aussi faisait des heures supplémentaires. Comme beaucoup de monde au Ministère d'ailleurs. Le Département de la Justice Magique avait plusieurs gros dossiers en cours et ça demandait du temps et de l'investissement de chacun. Alors parfois, certains week-end étaient consacrés au boulot.
En croisant Ella, il ne fut pris d'aucun regret, ni assailli par aucune culpabilité. Il faisait ce qui lui semblait juste. Il la salua comme il avait l'habitude de faire chaque matin, sans rien qui puisse trahir ce qu'il s'apprêtait à faire, ni où il se rendait
.

« Si on cherche à me joindre, dites que pour aujourd'hui, je suis indisponible. »

« Bien Monsieur! »

Il n'avait pas besoin de s'étendre des heures avec Ellasandra Clarks. Elle était professionnelle, rapide et faisait son travail en temps et en heure. On pouvait toujours compter sur elle. Et puis elle ne posait pas de question indiscrète comme l'avait fait sa précédente secrétaire.
Si Ella avait su qu'il se rendait chez le jeune couple pour s'en prendre à sa fille, on pouvait être à coup sûr qu'elle aurait réagi. Malheureusement, rien ne pouvait lui mettre la puce à l'oreille. Il trouvait juste dommage qu'à cause de cette gamine, il soit obligé d'intervenir. Une Clarks dans la famille aurait été un vrai plaisir puisqu'elle était Sang Pur. Mais le sang n'excusait pas tout.

Arrivé devant l'immeuble où logeait son fils, il resta un moment à observer les alentours. Non, il n'était pas suivi, ce n'est pas ça qu'il regardait, mais l'ambiance, le climat qui se dégageait de ce quartier. Paisible, culturel, victorien...tout en retrouvant la belle vie à la française. En effet, son fils ne se refusait rien. Il était venu ici une seule fois, lorsque son fils y avait emménagé il y a de cela quelques années, juste pour s'assurer que son fils était en sécurité. Mais depuis, il n'y était jamais revenu, laissant à ses sbires le soin de lui faire un rapport sur la vie de son fils. Oh, il ne connaissait pas tout. Raphaël n'était pas idiot. Il tenait de lui. Tout les deux savaient de quoi il en retournait en réalité. Le fils cadet des Gibson n'était pas dupe et savait pertinemment qu'il était suivi régulièrement et que la moitié du temps, il le passait à semer ses poursuivants.

Julian, devant la porte de l'appartement, laissa son pouvoir parcourir cette dernière avec attention. Un mince sourire en coin étira ses lèvres. Malgré tout, il était fier. C'était plus fort. Il était son fils après tout. Il approcha sa main de la barrière magique qui se mit à vibrer sous sa paume. Effectivement, il s'agissait d'un sortilège que Julian connaissait. Même si Raphaël avait modifié quelques petits détails. La magie n'était pas identique à celle qu'il utilisait.
Il s'agissait d'un sortilège d'identification qui permettait à Raphaël et à Heaven d'entrer et de sortir de chez eux sans soucis. Mais interdisait aux étrangers non invités de pénétrer dans l'appartement sans invitation.
Julian connaissait bien ce sort car il l'utilisait lui-même, mais son sortilège comprenait une combinaison bien plus perverse. Ce qui n'était pas le cas du sortilège utilisé par Raphaël.

Julian était un Gibson, il n'était pas totalement interdit de séjour. Il se concentra, rangeant au plus profond de lui ce qui l'amenait ici. Puis il sonna à la porte. Grâce à ses dons de mentaliste, le sortilège ne détecterait rien de ce qu'il préparait. Il aurait été n'importe quel quidam, le sortilège aurait détecté tout de suite qu'il n'était pas ici pour une simple visite de courtoisie. Mais papa Gibs avait plus d'expérience en la matière.
Il entendit des pas légers derrière la porte, l'informant que quelqu'un approchait. Quelques secondes après, une jeune femme brune aux yeux vairons, au teint de porcelaine apparut devant lui.

Bien entendu, il avait vu des photos de l'héritière des Clarks, mais jamais il ne s'était retrouvé en face d'elle en chair et en os. C'était vraiment une grande première. Et il devait avouer que même s'il ne partageait pas les choix de son fils, il devait au moins admettre que celle qui se trouvait en face de lui était de toute beauté.
Elle semblait étonnée de le voir. Ce qu'il comprenait puisqu'ils n'avaient jamais été présenté. En tout cas, pas depuis que Heaven avait intégré Poudlard. Lors de bals de la haute société, il l'avait croisé avec ses parents, mais depuis lors, jamais
.

« Mlle Heaven Clarks je suppose? Non n'avons pas eu l'occasion d'être présenté. Julian Gibson. » dit-il en hochant la tête brièvement en signe de salut.

Il semblait tout à fait normal pour quelqu'un qui prévoyait de rayer Heaven Clarks de la vie de son fils. Rien ne transparaissait, ce qu'il avait appris à faire depuis toujours. Ni trop sec, ni trop amical. Ni trop neutre non plus pour ne pas mettre la puce à l'oreille. Juste aimable (en apparence). C'était tout un art. Il savait qu'il pourrait franchir la barrière magique que son fils avait mise en place, même si ça lui prenait quelques temps. Pas plus de quelques secondes. Mais il préférait y être invité
.

« Puis-je entrer s'il vous plaît? »
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Âge : 14.02.84 ;; 29 ans
Actuellement : Professeur de potions & styliste aux 1001 Symphonies


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SIGNE PARTICULIER:
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MessageSujet: Re: Affaires de famille, ou touche pas à mon fils [PV Heaven]FIN   Dim 18 Mar - 21:33


Un samedi banal de plus, dans la petite vie de la brune allait commencer. Elle s’était levée presque en même temps que Raphaël ce matin là, et avait donc eut le temps de lui dire au revoir et de lui souhaiter une bonne journée. Il passait la journée avec le groupe, et reviendrait plus tard. Heaven ne savait pas trop c’était pour midi ou après, mais cela n’avait pas vraiment d’importance, tant qu’il rentrait au penthouse. La brune, une fois qu’elle eut pris son petit déjeuner sous l’oeil bienveillant de l’Elfe de Maison de Raphaël, Syanis, débarrassa la table et alla s’enfermer dans la salle de bain. Elle y passa une heure, entre douche et produits de beauté de beauté, pour être parfaite, ou presque. Elle prenait toujours énormément soin d’elle et la salle de bains regorgeait de produits et de crèmes en tout genre. Il y avait des tonnes de bouteilles et l’armoire semblait pleine à craquer... Mais tout étant très bien ranger, Raphaël n’avait pas à se plaindre.

Elle passa ensuite dans son dressing, pour s’habiller. Pas de robe pour aujourd’hui, mais plutôt un jean slim, d’un noir intense. Heaven n’aimait toujours pas les pantalons, sa vieille habitude n’avait pas changée, mais elle avait récemment trouvé un petit sublime qui allait justement parfaitement avec ledit jean slim. Du coup, elle faisait une concession ! Par contre, hors de question de mettre autre chose que des talons. Elle en avait tellement l’habitude que désormais, lorsqu’elle marchait avec des ballerines, elle avait rapidement mal aux mollets. Mais elle faisait avec. Une foi prête, elle retourna dans le salon et prit un livre de potions qui trainait là. Il appartenait à Raphaël, et, par chance, Heaven ne l’avait jamais lu. Puisqu’il était posé en évidence et à la vue de tous, Heaven sut qu’elle avait le droit de le lire. Sinon, Raphaël l’aurait entreposé autre part, là où Heaven n’irait pas fouiner. Elle ne fouinait d’ailleurs pas, soit dit en passant. Alors qu’elle entamait déjà la troisième potion du livre, la sonnette de la porte retentit. Heaven en fut plutôt surprise, puisqu’elle n’attendait personne. Elle fit signe à Syanis, pour la prévenir qu’elle y allait elle. Et quelle ne fut pas sa surprise lorsque la porte fut ouverte !


« Oh, bonjour. Enchantée, je ne m’attendais pas à vous voir ici...»

Julian Gibson, alias le père de son fiancé, se tenait là, devant elle. Elle savait qu’il ne l’aimait pas trop, ne savait pas pourquoi, mais puisqu’il avait fait le déplacement jusqu’ici, elle ne pouvait pas vraiment le renvoyer en lui disant que Raphaël n’était pas présent. D’ailleurs, si Raphaël aurait été là, ç’aurait sûrement été lui qui serait aller ouvrir la porte, ou alors Syanis. Mais là, comme Heaven était seule, elle avait ouvert elle. Peut-être aurait-elle du faire la morte, ou aller faire les boutiques... Peut-être. Cependant, Julian se montrait poli et courtois, et lorsqu’il demanda s’il pouvait entrer, Heaven se décala sur le côté pour le laisser passer.

« Oui, bien sûr, entrez...»

Elle ferma la porte derrière lui et avança doucement, faisant seulement quelques pas. Elle trouvait cette situation assez étrange, et ne savait pas trop comment elle devait se comporter. Jouer la comédie n’était pas vraiment dans ses habitudes, alors elle opta pour être la femme qu’elle avait l’habitude d’être, en tout cas avec ses amis et sa famille. Et comme elle allait épouser Raphaël, Julian faisait partie de sa famille...

« Vous voulez quelque chose à boire ? Du café peut-être ?»

Heaven savait parfaitement que Raphaël était un accroc du café, et elle pensait qu’il devait bien tenir cela de quelqu’un. Et comme il ne pouvait pas le tenir de son grand frère, il devait soit le tenir de sa mère, soit de son père. Et comme ce dernier était actuellement dans leur appartement, elle le saurait bien vite. Soit Julian Gibson avait une sainte horreur du café -honnêtement, elle ne comprenait ce que Raphaël trouvait à cet «élixir», puisqu’il lui était impossible d’en boire, et qu’elle ne buvait donc que du thé- soit il adorait ça, et Heaven aurait sa réponse. D’ailleurs, elle avait justement un nouveau café, qu’elle avait fait venir du Brésil spécialement pour son homme. Syanis lui avait assuré que Raphaël en serait ravi, et lorsqu’il l’avait testé, il avait justement dit qu’il était délicieux... Donc bon, au moins, elle savait faire de bons choix !


so it's gonna be forever or it's gonna go down in flames. you can tell me when it's over if the high was worth the pain. got a long list of ex-lovers they'll tell you i'm insane. cause you know i love the players and you love the game...
 

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Heaven Gibson

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MessageSujet: Re: Affaires de famille, ou touche pas à mon fils [PV Heaven]FIN   Dim 22 Avr - 23:30

Bien sûr qu'elle ne s'attendait pas à le voir. Il ne serait jamais venu s'il n'avait pas appris cette nouvelle plus que désagréable. Pour quelle raison se serait-il déplacé sinon?
Qu'elle accepte aussi facilement de le laisser entrer était parfait, il n'aurait pas à employer la manière forte.
Julian se doutait que la jeune femme n'était pas seule. L'elfe de maison de son fils était présente. Comme depuis toujours, il laissa son pouvoir s'étendre jusqu'au moindre recoin des lieux. Il avait une expérience qui faisait qu'il ne laissait jamais rien au hasard. La magie régnait dans ces lieux, rien d'inhabituel. Mais son pouvoir était indéniablement attiré par une pièce en particulier. Il devait sûrement s'agir du bureau de son fils cadet. Ce dernier devait posséder une collection très intéressante. Le pouvoir attire le pouvoir. Et Julian savait parfaitement de quoi il en retournait. Mais même s'il était tenté d'y jeter un oeil, il n'était pas ici pour ça mais pour se débarrasser d'un parasite bien ennuyeux. Son temps était précieux. Son emploi du temps ne lui donnait d'ailleurs guère le temps de se permettre ce genre d'écart. Mais parfois, la vie est faite d'impératif.

Son accueil était...des plus naturels. Chose à laquelle il ne s'attendait pas vraiment. Il pensait qu'elle serait plus méfiante. Entrer se révéla très simple, comme il l'avait espéré, pas comme il l'avait cru. Il s'était imaginé un minimum de résistance de sa part. A moins que le fait qu'il devienne son ex futur beau-père l'engageait à se montrer trop confiante. Mauvaise option. Son fils se serait-il montré un peu trop négligeant? Si c'était le cas, voilà une preuve que cette fille le distrayait un peu trop au point d'en oublier toute prudence. Il aurait été à sa place, ça fait longtemps qu'il aurait prévenu sa fiancée. A moins que cette jeune fille ne soit trop stupide pour obéir aux recommandations de son futur époux. Et encore là, cette simple éventualité prouvait qu'elle n'était pas faite pour son fils.
S'il avait été à sa place, ce qui n'était certes pas possible, il ne se serait pas fait entré lui-même.
Ce qui au fond était dommage, car en restant objectif, il la trouvait exquise. Elle était séduisante et agréable à regarder. Mais l'habit ne fait pas le moine comme on dit chez les moldus.

Il était regrettable que cette jeune femme ne convienne pas à ses propres critères. Apparemment, celles de son fils étaient bien éloignées des siennes. *soupir* Julian jeta un œil sur le salon. Il n'avait pas d'avis à donner, mais le tout était spacieux et lumineux. Différent d'Halifax. Là encore, son fils marquait sa différence. Faisait-il donc tout ça pour attirer son attention? Pour le narguer? Le mettre dans une situation délicate? Même s'il savait qu'il pouvait gérer ce problème, il n'en restait pas moins dépasser par le caractère de son fils. Samuel n'était pas aussi...provoquant. Quoi que...il y a quelques années, lorsque son fils aîné avait passé des années à courir la gueuse, il avait eu peur à plusieurs reprises. S'il ne faisait pas attention et mettait une sang-de-bourbe en cloque? Oh, il n'y avait pas de quoi s'inquiéter...Julian ne craignait pas de se salir les mains pour la réputation de sa famille, de son clan. Mais il laissait ses sbires s'occuper du sale boulot. Ce n'était pas la première fois qu'il faisait disparaître des parasites indésirables, et à son humble avis, pas la dernière. S'il n'avait pas été derrière son fils, il aurait un nombre de petits fils bâtards incalculables.
Comment ça un monstre? Point du tout. Juste un homme pragmatique. Nuance!

Un rapide passage dans la tête de la jeune femme lui permis de savoir qu'elle n'était en aucun cas mentaliste et qu'elle n'avait pas de capacité pour repousser ses attentes ou cacher ses pensées. Tout ce qu'il prévoyait passerait donc comme une lettre à la poste. Lorsqu'il en aurait fini avec elle, la jeune Clarks ne connaîtrait même plus le prénom de son fils. Certes, Raphaël en souffrira sur le moment et lui en voudra, mais tout s'arrangera très vite. Pas de quoi larmoyer des années
.

« Un café sera parfait mademoiselle, merci. » demanda-t-il poliment.

Alors qu'il prenait place sur un des fauteuils du salon, il s'insinua alors jusque dans la zone convoitée qu'il comptait détruire petit-à-petit sans causer la moindre douleur -ce qui était facile à exécuter pour lui-, en laissant le moins de trace possible. Bon, il n'était pas stupide, il savait que tôt ou tard, Raphaël trouverait le coupable. Son fils était assez doué pour ça. Mais il n'allait pas lui rendre la tâche facile.
La jeune femme revint quelques minutes après un café dont le parfum était à damné. Au moins, elle savait faire du café
.

« Je suis venu pour vous féliciter... A vous féliciter pour avoir réussi à...comment pourrais-je dire ça?... »
Il fit mine de réfléchir, comme s'il ne trouvait pas ses mots. Il préparait juste son attaque
.
« A soutirer une demande en mariage à l'un des partis les plus convoités. Toutes mes félicitations. Vous devez être une jeune femme redoutable et très adroite pour que mon fils soit tombé sous votre charme. »

Jusqu'ici, on ne savait pas trop si c'était du lard ou du cochon. Un compliment ou une insulte? Julian savait manier les mots, ce qui pouvait mettre mal à l'aise certaines personnes qui n'étaient pas sûres de très bien comprendre le sens de ses propos. Mais ne vous inquiétez pas. Julian allait très vite éclaircir le fond de sa pensée.

« A moins qu'il soit trop idiot pour se rendre compte que vous n'êtes pas faite pour lui. Je suis étonné qu'il ne s'en soit pas aperçu avant. Ce qui me pousse aujourd'hui à agir. »

Il bu une gorgée de café, la félicitant pour l'excellence du breuvage comme s'il ne s'était pas montré grossier avec l'héritière il y a quelques secondes.

« Ne croyez pas que ça me plaise, bien au contraire. Votre mère est une collaboratrice admirable. Je m'en voudrais qu'elle apprenne ce qui se passera. Bien entendu, cela restera entre nous deux...ou pas. Je doute que vous vous souveniez de lui après notre petit entretien. Mais un père ne veut que le meilleur pour son enfant. » dit-il sur le ton de la confidence.

Puis il releva la tête, son regard se portant vers la porte d'entrée. Il avait senti une puissance familière apparaître d'un coup. Puis cette puissance s'avancer vers eux très rapidement. Pas besoin de chercher de qui il s'agissait. Son fils, Raphaël, venait d'entrer dans le salon, ses yeux à l'affût, l'attitude méfiante, sur la défensive. C'était bien son fils.
Un sourire de fierté étira ses lèvres
.

« Raphaël... »

Les choses allaient prendre une autre tournure. Plus on est de fous, plus on rit il paraît. Il allait voir si ça s'appliquait à leur situation aujourd'hui. A son humble avis, il y aura plus de pleurs que de rires...
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MessageSujet: Re: Affaires de famille, ou touche pas à mon fils [PV Heaven]FIN   Lun 23 Avr - 11:35

Raphaël était parti plus tôt ce matin. Il n'avait pourtant plus à se rendre à Poudlard pour enseigner, puisqu'il avait démissionné. Enseigner était devenu un fardeau pour lui dans le sens où transmettre à des jeunes quelque chose qu'il n'a pas le droit de montrer le rongeait bien plus qu'il ne l'aurait cru. Il se sentait donc soulagé, libre... Même s'il n'avait pas donné la vraie raison de sa démission à Heaven. Comment lui dire? Elle ne savait rien de ce que sa famille se transmettait de génération en génération. Il était lié par le serment inviolable. La seule façon qu'il connaissait pour le moment était le mariage. Et comme il n'était pas marié, il devait se contenter de se taire. Il craignait juste sa réaction le jour où elle le découvrirait.
Qu'aurait-il pu lui donner comme explication? Au fond, c'était assez simple puisqu'il n'avait omis qu'un seul petit détail. Le reste était tout aussi vrai.
Il avait accepté au départ de devenir professeur pour travailler auprès d'Apophis. Puis il y avait pris goût à Taliesin. Néanmoins, le temps avait fait qu'il n'avait plus supporté cette vie un peu trop...tranquille. Il avait besoin d'autre chose. De voir plus grand. D'être son propre chef. N'étant pas un Gibson pour rien, avoir une « autorité » au-dessus de lui n'était jamais pour lui plaire. De toute façon, il ne se voyait pas prof toute sa vie, du coup sa décision avait été rapide à prendre. Depuis qu'il n'avait plus à se rendre dans sa classe, il se sentait apaisé.

S'il était parti plus tôt que d'habitude, c'était parce qu'il avait avancé les répétitions avec le groupe car il avait un rendez-vous important un peu plus tard dans la matinée. Il avait bien d'autres projets. Disons que ça prenait forme petit-à-petit dans sa tête, sans pour autant avoir une idée précise du chemin à parcourir. Il savait où il voulait aller, mais comment y aller était déjà autre chose sur laquelle il travaillait depuis deux mois.
Les répétitions s'étaient bien passées. Roze avait proposé une nouvelle composition et ils avaient réarrangé certains accords.
Vers 10h30, il mit fin aux répétitions car il risquait d'arriver en retard avec son investisseur principal. Non pas qu'il ait besoin d'argent. Il pouvait vivre sans travailler jusqu'à la fin de ses jours. Mais il avait besoin d'appui. Dans le monde des affaires, certes, le nom comptait, mais il faut surtout des appuis de marque pour se faire une place au soleil. Et le fils Gibson était bien décidé à y arriver. Et il n'avait certainement pas besoin de son père pour ça. Il n'était pas idiot et se savait observé. Mais face aux sbires de son père, il n'avait aucune chance car ils se fondaient tellement bien dans le décor que même un Auror n'aurait pas pu les repérer. Bien entendu, il n'y en avait pas à chaque coin de rue, sinon il serait devenu dingue. Mais Raphaël était assez conscient des choses pour percevoir à quel moment il n'est pas tout à fait seul. Ça ne l'empêchait pas de vivre. Julian savait pertinemment que son fils était au courant. Le jeu du chat et de la souris était un fait. Pas un poids à porter.

Le jeune homme ne savait pas si son projet serait long et laborieux, mais il s'était préparé à ce que les choses ne soient pas un parcours de santé. Il ne voulait pas qu'on lui offre tout entre les mains parce que son père était le Ministre du Département de la Justice Magique. Le nom de sa lignée inspirait aussi bien le respect que la crainte. Alors bien sûr, il ne niait pas les avantages. Mais quand on voulait s'en sortir seul comme il comptait le faire, tout n'avait pas que des bons côtés. Encore moins quand votre frère est une célébrité du sport sorcier.

Tout d'abord, même si l'éducation qu'il avait reçu lui permettait de devenir son propre chef, on entrait pas dans ce monde comme un bûcheron. Néanmoins, il ne comptait pas s'inscrire dans un cursus supérieur. Passer ses journées avec des moldus, il n'arrivait pas à le concevoir. Il avait vécu un an sans magie et avait cru qu'il allait devenir fou. Alors hors-de-question de se retrouver de nouveau dans une telle ambiance. Du coup, il avait fait appel à un vieil ami de la famille, totalement impartial. Osé peut-être, mais pour Raphaël, on n'obtenait rien sans mettre les pieds dans le plat. Avec subtilité évidemment. C'est pourquoi il avait besoin de ces relations d'affaires.
Pour cela, il n'était pas né de la dernière pluie et avait fait appel à un avocat d'affaires réputé (le vieil ami de la famille en question). Il était discret, sérieux et surtout loyal. La loyauté n'avait pas de pris pour lui. Compter Gibson dans ses clients de prestige n'était pas rien. Mais il ne s'en vantait pas. Discrétion oblige. Raphaël n'avait pas mis longtemps à trouver. Il s'agissait de l'avocat qui s'occupait aussi des affaires de son grand-père paternel et de son frère, Sam. Quelqu'un proche de la famille, sans s'y incruster non plus. Du moment qu'il n'était pas l'avocat de Julian, tout allait pour le mieux.

Raphaël était dans le bureau de Maître Saddler-Priest. Bureau qui, on ne pouvait le nier, était d'un standing de haut vol. Mais bon, il n'était pas très impressionné puisque dans sa famille, ce genre de bureau émergeait un peu comme des champignons. Pas de quoi en faire tout un fromage.
Debout, il observait la pièce avec attention. Fin observateur, comme son père, il analysait chaque détail. Il n'y avait aucune photographie exposant un tant soit peu sa vie privée ou professionnelle. Un bon point. Il n'avait aucune envie de voir une photo de son frère trôner sur une étagère, en signe de gloire personnel. Mais de toute façon, il s'était déjà renseigné sur lui avant de faire son choix.

Alors que se regard se posait sur les diplômes prestigieux de cet homme de droit et d'affaires, Maître Saddler-Priest entra dans le bureau, ses lunettes rondes sur le nez. Avec sa petite taille et son côté « bouboule », cet avocat n'avait pas l'air très impressionnant. Mais comme le dit le vieux proverbe, il ne faut pas se fier aux apparences. Maître Saddler-Priest était un requin du barreau. Il n'avait jamais perdu aucune des affaires qu'il avait défendu
.

« Bonjour Monsieur Gibson, navré pour le retard, un client m'a retenu. » dit-il en déposant un dossier marron sur son bureau.

« J'ai bien eu votre précédent message. Et je suis d'accord pour vous aider dans votre projet. Il me semble tenir la route. Il faut à présent parler...et bien de tout. Des grandes lignes et des détails. Vous pensez... »

Mais il fut interrompu par sa cheminée qui laissa apparaître une tête que Raphaël ne connaissait pas. Alors que l'avocat s'excusait pour ce contretemps, la baguette de l'ex-Serpentard se mit à vibrer avec force. Son cœur manqua un battement. Il la serra dans sa main, comprenant que Heaven courait un danger. Il avait entouré sa fiancée d'une barrière de protection magique. Et la bague de fiançailles qu'elle portait était aussi ensorcelée pour le prévenir d'un quelconque danger. Il s'excusa rapidement auprès de Maître Saddler-Priest et dans un coup de vent s'éclipsa du bureau. Il ne pouvait pas transplaner car le bâtiment était protégé. D'un pas vif, il se mit à dévaler les escaliers les uns après les autres, sentant son estomac se tordre sous l'angoisse. A peine arrivé dehors, il ne soucia pas si quelqu'un le voyait ou pas, puis transplana, direction l'immeuble qui abritait son appartement. La porte était fermée, mais rien ne pouvait masquer la puissance qui se dégageait des lieux. La puissance d'un sorcier est comme une identité qui lui est propre. Et celle qui lui parvenait était reconnaissable entre toute. Elle était l'héritage de plusieurs générations et coulait dans ses veines. Les mentalistes se reconnaissaient entre eux la plupart du temps (sauf quand ils bloquaient leur pouvoir pour rester invisible), mais encore plus quand ils étaient membre d'une même famille. Celle de son père était comme l'océan. Calme les jours de beau temps...et déchaînée les jours de tempêtes.

Il pénétra dans l'appartement, préparant son esprit à une quelconque attaque, sa baguette en main. Il aurait très bien pu la laisser dans la manche de sa veste, mais il avait tout de suite senti les intentions malveillantes de son invité. Il traversa le hall d'entré avant de se figer dans le salon, à la vue de son père le regardant d'un mince sourire qui n'annonçait rien de bon. Cela faisait des années qu'ils n'avaient pas été face à face. Des années qu'ils ne s'étaient plus reparlés. Il ne voulait pas le quitter du regard, de crainte de se faire prendre en traître, mais il sentait que quelque chose clochait. Heaven semblait perturbée, assise sur le canapé, une tasse de thé à la main. Ses sens lui indiquaient que ça ne tournait pas rond ici
.

« Raphaël... » commença Julian, avant d'être interrompu par un Raphaël plus que méfiant.

« Qu'est-ce que vous faites ici? »

Il était calme, mais il était évident qu'il n'était pas content de le trouver dans SON salon, en compagnie de SA fiancée, en train de siroter du thé comme si de rien n'était. Julian avait bien entendu repéré la baguette de son fils dès son arrivée.

« Tu pourrais être un peu plus aimable. Cela fait déjà quelques temps que nous ne nous sommes point vus. Range-moi cette baguette, elle ne te servira à rien. »

Le message était plus que clair pour Raphaël. Son père avait été son mentor. Si l'affrontement avait lieu, il se ferait sur un tout autre terrain. Ce pourquoi ils étaient les plus doués. Rien de rassurant. Il avait compris le message, mais ne comptait pas se plier à ses exigences. Fini le fils-fils à son papa qui obéit aveuglement à tout ce que son paternel peut lui dire. Cela faisait longtemps qu'il s'était libéré de ses chaînes.

« Oui, et je m'en porte très bien. Je répète ma question, que faites-vous ici? »

Julian haussa un sourcil provoquant, puis posa sa tasse sur la table basse.

« Puisque tu y tiens tant... J'ai appris que tu étais fiancé... Quand comptais-tu m'en parler? »

« Pourquoi ne suis-je pas étonné? Avec votre flopée de sbires... Et même pas de félicitations de votre part. » dit-il un rictus aux lèvres.

« Ne soit pas si acerbe. Pourquoi des félicitations? Tu mérites bien mieux qu'elle. »

Raphaël vit Heaven sursauter, surprise. Il en fut peiné, mais pour le moment, il devait s'occuper de son père et le faire sortir d'ici. Il sentait qu'un truc ne tournait pas rond. D'une simple intuition, il laissa un fil de son esprit de déployer vers l'héritière des Clarks. Un filet de pouvoir effleura sa conscience et il comprit que son père s'en prenait mentalement à Heaven. Appréhendant ce qu'il allait trouver, il continua son exploration, s'interrogeant sur ce qu'il était en train de faire. Alors qu'il se rapprochait de la zone qui semblait « agressée », son père poursuivit la conversation avec Heaven comme si de rien n'était.

« Et sinon, comment vous êtes-vous connus mon fils et vous? » demanda-t-il l'air de rien, alors qu'il connaissait déjà la réponse.

Alors que Heaven ouvrait la bouche pour répondre, elle resta muette, cherchant un souvenir qui ne lui revenait pas. Elle fronça les sourcils comme embarrassée. Mais cela n'alerta pas tout de suite le fils Gibson
.

« Petit problème de mémoire? » demanda-t-il innocemment, avant de reprendre « Ce n'est rien Mademoiselle Clarks. Beaucoup ne se souvienne plus du jour où ils ont rencontré l'amour de leur vie. »

Et paf, prend-toi ça dans les dents. Le double sens était plus que révélateur de ce qu'il sous-entendait. Raphaël n'avait pas besoin d'un traducteur pour comprendre où son père voulait en venir. Julian s'attaquait à la mémoire de la jeune femme. Et il était mal. Car la mémoire de Heaven commençait à l'oublier.
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MessageSujet: Re: Affaires de famille, ou touche pas à mon fils [PV Heaven]FIN   Mer 25 Avr - 13:27


Heaven savait que Julian ne l’aimait pas, mais elle était loin d’imaginer qu’il était un homme sans remord et qu’attaquer les plus faibles et les plus innocents était quelque chose qu’il affectionnait. D’ailleurs, en soit, elle ne savait même pas pourquoi son beau-père ne l’aimait pas. Elle ne lui avait jamais manqué de respect, puisqu’elle ne l’avait jamais rencontré, et elle n’avait jamais fait quelque chose qui puisse nuire à l réputation des Gibson. Après tout, elle était elle-même issue d’une grande lignée de Sang-Pur, connus à travers tout le Royaume-Uni, et respecter par un très grand nombre de sorciers. Alors forcément, le voir là, alors que Raphaël était absent, ça l’avait un peu surprise. Elle doutait sur le fait qu’il veuille s’entretenir avec elle en particulier, mais comme elle ne pouvait pas juste lui claquer la porte au nez lors de leur première rencontre, elle avait bien été forcée de le faire entrer. Et comme déjà dit, elle ne se doutait absolument pas qu’il voulait la réduire à néant. Enfin bref.

Une fois le café fait et apporté à Julian, Heaven s’assit en face de lui, et l’écouta parler. De suite, sa voix, son ton et les mots qu’il employaient lui déplurent. Heaven était une jeune femme intelligente, et elle avait bien compris qu’il lui reprochait d’avoir en quelque sorte envouté Raphaël, pour le contraindre à la demander en mariage. Comme si ce dernier pouvait se faire si facilement piéger ! La brune fronça les sourcils, indignée par ce que l’homme venait de lui dire. Le pire dans tout cela, était qu’il semblait parfaitement sûr de lui, qu’il semblait croire qu’il disait la vérité vraie. Qu’attendait-il ? Qu’Heaven lui dise qu’il avait raison ? Qu’elle lui faisait boire une potion d’amour tous les matins, qu’elle glissait malicieusement dans son café ?! C’était d’une stupidité !


« Je ne lui ai rien soutiré du tout. C’est son choix, et je ne l’ai aucunement forcé à le faire, ni à me choisir.»

Heaven était passablement énervée, ou tout du moins, elle était blessée qu’on puisse penser qu’elle soit capable d’un tel agissement. Bien sûr, elle était une Serpentard, elle aurait donc pu le faire, c’était dans ses cordes, oui, mais ce n’était absolument pas comme cela qu’elle voulait ni qu’elle avait gagné le coeur de Raphaël. Elle lui avait dit ce qu’elle ressentait pour lui et ne l’avait forcé à rien du tout. S’il avait voulu rester avec Daphné, il l’aurait fait, pas vrai ? Et pourtant, il l’avait choisie elle. Bien évidemment, Heaven l’avait espéré de tout son coeur, mais c’était logique non ? Elle crevait d’amour pour lui, et encore aujourd’hui, elle avait du mal à concevoir une seule journée sans l’avoir un minimum à ses côtés. Elle en était folle, folle amoureuse, et ce n’était pas près de changer... A moins bien sûr que quelqu’un ne vienne mettre son grain de sel là-dedans, comme le faisait Julian. La suite de ses propos restait relativement incompréhensible pour la brune, mais sa baguette à portée de main la rassurait quelque peu, bien qu’elle était sûre qu’elle ne pourrait pas grand chose s’ils entamaient un duel. Cependant, elle n’eut pas à y penser bien longtemps puisque Raphaël fit son apparition, visiblement ravi de voir son père -ironie inside.

Une fois Raphaël arrivé, tout alla bien plus vite. Heaven s’en prit plein la face par Julian, mais le pire fut qu’il affirmait que son fils méritait bien mieux qu’elle. Qu’avait-elle bien lui faire pour qu’il ait une vision si basse et faussée de la jeune femme ? Elle n’en savait rien. Elle travaillait, donc il ne pouvait pas dire qu’elle vivait au crochet du jeune homme, elle faisait quelques tâches ménagères, quand Syanis la laissait faire, et surtout, elle l’aimait sans modération. Elle ne comprenait vraiment pas ce qui pouvait clocher pour Julian la déteste autant, mais ça lui faisait mal. Il était le seul à la haïr ainsi, alors que Samuel, sa femme, les jumeaux et même la tante de Raphaël l’adorait... A croire qu’elle l’avait trompé lui, avec son fils... C’était franchement déroutant... Quand il lui demanda si elle se souvenait de la fois où elle avait rencontré Raphaël, Heaven voulu répondre du tac-o-tac. Elle s’en souvenait comme si c’était hier... Et pourtant, quand elle ouvrit la bouche, rien aucun son ne sortit. Elle resta muette, et, énervée par tout cela, fronça les sourcils. Elle le savait... Ou peut-être avait-elle oublié...

Elle n’arrivait pas à se rappeler, et pourtant... Pourtant, elle savait qu’elle l’aimait plus que tout, et c’était tellement étrange qu’elle se sentait mal. Elle avait envie de pleurer, de crier, d’attaquer cet homme qui la blessait, mais que pouvait-elle vraiment faire ? Elle n’était pas aussi forte que lui. Elle n’avait que dix ans de magie derrière elle, alors qu’il en avait bien trois ou quatre fois plus... Ses yeux supplièrent Raphaël, s’excusèrent silencieusement. Elle, elle resta muette, murée dans un silence qu’elle voulait protecteur, pour elle et ses souvenirs. Elle se souviendrait, elle le devait, pour elle, pour lui, pour eux.



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MessageSujet: Re: Affaires de famille, ou touche pas à mon fils [PV Heaven]FIN   Mer 25 Avr - 21:45

Le jeune homme s'aventura un peu plus loin de l'esprit de la jeune femme, tentant de saisir l'ampleur des dégâts. Il avait été rapide pour venir jusqu'ici. Mais Julian était un As dans son domaine. La rapidité n'était pas un problème pour lui. Il avait gagné du temps en tentant de mener la conversation. Ça le mettait tout simplement en rogne. Il déploya son pouvoir, tentant de la protéger, mais son père l'interrompit aussitôt.

« Si tu tentes quoi que se soit, tout ce que tu connais d'elle disparaîtra. »

« N'est-ce pas ce que vous faites déjà?... Laissez-la tranquille. »

« Sinon quoi?Je n'ai pas peur de toi. Et puis je dois t'avouer que ça faisait longtemps que je ne m'étais pas autant amusé. »

Très rassurant tiens! Pendant ce temps, son père continuait son œuvre, sans que Raphaël ne puisse intervenir sans la mettre en danger. S'il osait quoi que se soit, l'esprit de Heaven risquait de se briser sous l'assaut de l'attaque et il ne voulait absolument pas que ça se produise. Pourquoi? La réponse était simple. Si son esprit se brisait, elle ne serait plus jamais la même. Elle perdrait tout. Son passé, son présent et son avenir. Elle ne se rappellerait de personne et elle finirait à Ste Mangouste, tel un légume sans âme. Frustré, il arpentait son esprit comme un fauve arpentant sa cage. Il devait se calmer et réfléchir.
Son père émit un rictus satisfait devant le dilemme de son fils avant de poursuivre sa conversation
.

« J'ai entendu dire que mon fils vous a offert un présent que vous espériez depuis longtemps pour votre treizième anniversaire. »

P*tain, mais comment il savait ça? Raphaël était exaspéré que son père sache tout. Un jour, il devrait s'occuper de ses sbires.

« Ah?... Oui... je suppose... » bégaya-t-elle, confuse.

Julian laissa un sourire imbu apparaître sur son visage comme s'il savait ce qui rongeait son fils. Raphaël avait juste envie de lui rentrer dedans et de lui faire ravaler son p*tain de sourire à la con, mais il se maîtrisa, et continua son inspection. Face à son père, la violence physique n'était pas la bonne solution. Ils étaient mentalistes et leur duel ne pouvait être que psychique. Mais quel était le but exact de cette manœuvre? A le rendre dingue? Oui et non. Dingue, c'était certain. Mais il comprenait la stratégie que Julian mettait en œuvre. Si Heaven l'oubliait, il ne représenterait plus rien pour elle. Elle oublierait tout ce qu'ils avaient partagé, les bons comme les mauvais moments. Tous les petits moments qui font d'eux un couple. Il serait un inconnu. Un étranger pour elle. Cette réalité désespérante l'obligea à intervenir. Il lança son esprit vers Heaven, mais se retrouva alors face à un mur de béton impossible à franchir. Julian lui lança un coup d'œil acéré, menaçant. Il avait senti l'esprit de son fils et n'avait pas apprécié la manœuvre. Ce simple coup d'œil était un avertissement. A la prochaine tentative, il y aurait des conséquences
.

« Alors, dites-moi tout, comment mon fils vous a fait sa demande? » demanda-t-il sur le ton de la confidence comme l'aurait fait un beau-papa complice avec sa future belle-fille.

Raphaël se rendit compte que Heaven n'était pas dans son état normal. Rien à voir avec la mémoire. Elle semblait être sous contrôle. Elle ne se laisserait pas ouvertement insulté sans réagir. Julian exerçait sur elle une pression psychique, l'empêchant de se rebeller, mais c'était extrêmement subtile. Heaven elle-même ne pouvait pas s'en rendre compte. Sauf qu'intérieurement, il le sentait, elle était partagée entre la colère et le désespoir
.

« Sa demande? Euh...je... » Elle regarda sa main gauche, comme si elle ne comprenait pas ce que pouvait bien faire ce gros diamant à son annulaire.
Elle reporta un regard rempli de détresse à l'attention de Raphaël, ne comprenant pas ce qui lui arrivait.

Raphaël venait de se prendre une baffe magistrale. Le regard de la jeune femme le mettait au supplice. Son père détruisait tout ce qui touchait à leur relation. Il la détruisait pour le détruire lui. Elle ne se souvenait même plus du jour où il lui avait demandé de devenir sa femme
.

« Stop! Arrête! Qu'est-ce que tu veux? Dis-le moi. Mais laisse-la! »

Il avait horreur de supplier, mais il ne pouvait le laisser continuer. Julian effaçait sa mémoire.
Raphaël sentit que Julian relâchait sa prise, intéressé par les propos de son fils
.

« Vraiment? » fit-il en haussant un sourcil inquisiteur. « Tu me déçois! Un Gibson ne parlemente pas. Il agit. Il ne se laisse pas manipuler, même pour sauver une vie. »

« Arrête ça! Je ne suis pas toi! Dis-moi ce que tu veux! »

« Ta mère ne pense pas la même chose. » dit-il en haussant les épaules.

Raphaël, tel un serpent, se faufila jusqu'à la zone la plus touchée. Celle de la mémoire. Son cœur se serra face aux dégâts. Son père était une ordure. Il avait fait ça bien, mais à première vue, rien auquel il ne puisse y remédier...si son père lui en laissait le temps. Bien que Julian ne semble plus se soucier de Heaven, il gardait son emprise mentale sur elle, au grand désespoir du jeune homme
.

« Rompez vos fiançailles! Je ne te demande que ce mince sacrifice. Je ne veux pas d'elle dans notre famille. »

Le couperet venait de tomber. Et comme il s'en était douté, il n'était pas à son goût. Il savait depuis le début que Julian n'aimait pas Heaven. Mais il avait pensé, à tort, qu'avec le temps, il mettrait un peu d'eau dans son vin. Il ne pouvait quand même pas se montrer aussi entêté. Il devrait un jour ou l'autre accepter le fait que son fils aimait cette fille et pas une autre. Sauf qu'il s'était trompé. Julian n'avait aucune envie de se montrer tolérant ou magnanime. Il s'était déplacé jusqu'ici, mais certainement pour les féliciter. Il avait objectif en tête très clair : contrôler son fils. Le contrôle, toujours le contrôle. Ce besoin de tout maîtriser, de surveiller chaque faits et gestes jusqu'à en devenir totalement obsédé. Et pour cela, Julian était prêt à tout. Jusqu'à effacer son nom de la mémoire d'Heaven dans le seul but de le détruire lui.
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MessageSujet: Re: Affaires de famille, ou touche pas à mon fils [PV Heaven]FIN   Dim 29 Avr - 22:06


Heaven ne comprenait plus vraiment ce qu’il se passait. Elle avait bien compris, hélas, que Julian la détestait, mais elle ne voyait pas pourquoi. Elle ne savait plus ce qu’elle faisait ici, se demandait pourquoi des photos d’elle étaient sur le mur, et surtout, pourquoi elle avait une si grosse et jolie en bague à son annulaire gauche. C’était à ce doigt qu’on passait les bagues de fiançailles et de mariage, et il ne lui semblait pas qu’elle s’était engagée avec qui que ce soit. Elle savait qu’elle aimait Raphaël, qu’elle en était grandement amoureuse, mais elle ne se souvenait pas qu’il l’aimait lui aussi. Du coup, cette bague était un mystère total. Même si Julian Gibson lui avait dit que Raphaël avait sa demande, elle n’y croyait pas trop. Elle ne savait plus, et trouvait cela très étrange. En fait, toute cette situation était étrange, bizarre, et n’aurait sûrement jamais dû avoir lieu. Et pourtant, tout cela était en train d’arriver, juste sous ses prunelles vairons. Que devait-elle faire ? Parler, peut-être, mais pour quoi dire ? Elle n’en n’avait aucune idée. Elle ne se rappelait de rien, comme si on lui avait jeter un sort d’Oubliettes, comme si elle avait occulté un bout de sa mémoire. S’était-il passé quelque chose d’important, mais qu’elle avait décidé de ne pas s’en rappeler, parce que quelque chose ne tournait pas rond ? Peut-être oui.

Incapable de bouger, de dire quoi que ce soit et de faire quoi que ce soit, Heaven regardait et écoutait ce qui se passait. Raphaël et son père se disputait, et elle comprit rapidement qu’elle était la source de cette dispute. On parlait d’elle comme d’une trainée, comme d’une petite profiteuse, et elle ne comprenait pas pourquoi. Elle n’avait forcé personne, de ce qu’elle se souvenait, et n’avait profité de personne. Elle vivait sa vie comme elle l’entendait, amoureuse, transie peut-être, sans vraiment chercher les ennuis. Elle bossait pour Myrielle, à Pré-Au-Lard, et tout se passait très bien...

Assise sur le canapé, elle suivait les échanges verbaux du regard, bien certaine à présent que le problème venait d’elle. Ainsi, si elle comprenait la chose, elle était fiancée à Raphaël. C’était plutôt magique, quand elle y pensait. Elle était folle de cet homme, et s’il l’aimait en retour... Peut-être que cette bague venait de lui ? Oui, peut-être. La suite des paroles de Julian lui affirma la chose. Et pourtant, elle ne se souvenait de rien. S’ils étaient fiancés, il avait du lui faire sa demande, lui offrir cette bague. Et pourtant, Heaven avait beau chercher dans sa mémoire, elle ne se rappelait pas d’un tel instant. Et pourtant, ce genre d’instant était de ceux que l’on ne pouvait oublier, n’est-ce pas ? Il rejoignait le mariage, la naissance d’un enfant, tout cela...

Heaven se sentait mal. Un mal de tête lui vrillait les tempes, et elle se sentait au bord du malaise. Elle ne savait pas quoi dire pour tenter d’apaiser les choses, et elle était presque quasiment sûre que si jamais elle ouvrait la bouche, elle se ferait incendier par Julian Gibson. Et comme il était super fort, comparé à elle, peut-être que se taire n’était pas une mauvaise idée...



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MessageSujet: Re: Affaires de famille, ou touche pas à mon fils [PV Heaven]FIN   Jeu 31 Mai - 21:39

« Un mince sacrifice? » dit-il rageur.

Énervé, il prit une inspiration pour se calmer et reprendre.

« Je sais que pour toi ne pas contrôler ceux qui t'entourent te rend malade. Mais jamais je renoncerai à elle. »

Julian soupira, guère étonné de sa réponse.

« Soit raisonnable mon fils. Veux-tu vraiment qu'une fille de petite vertu entre dans la famille? Renonce à elle et elle n'aura plus rien à craindre de moi. Je la laisserai vivre sa vie. Je ne m'en fais pas pour toi. Tu es un Gibson, tu oublieras bien vite cette histoire. Pourquoi ne te remettrais-tu pas avec Mademoiselle Greengrass. Cette jeune fille est faite pour toi. Elle fera une bonne mère et une bonne épouse. Renonce à l'héritière des Clarks, et elle sera libre. »

Raphaël était abasourdi. Mais il avait perdu l'esprit? Ce n'était pas une négociation mais du chantage. Tu la quittes, c'est parfait! Tu ne la quittes pas, je la supprime. Super le choix!

« Désolé, mais je ne t'obéis plus depuis longtemps. Je n'accepte pas les termes du contrat. Je ne renoncerai pas à Heaven et tant pis si je dois t'affronter pour ça. »

Pendant ce temps, son esprit s'infiltrait au plus près de la zone endommagée...entrant en contact avec son père, ce qui n'échappa à ce dernier. Hé m*rde!
Le regard gris-vert de Julian vira au gris anthracite. Ohoh...ça n'annonçait rien de bon. Surtout lorsque les yeux de Raphaël virèrent eux aussi au gris perle
.

« Mauvaise réponse! Tu n'es qu'un idiot! »

Puis sur ce, il lâcha l'esprit de Heaven qui s'écroula à terre, se tenant la tête entre les mains, un cri strident sortant de sa gorge et emplissant la pièce. Raphaël se précipita vers elle, mais fut immobilisé de force par son père -ou plutôt par l'esprit de son père-.

« Non non, toi tu ne bouges pas. Tu vas regarder les conséquences de ton choix. »

Les cris de Heaven qui avaient cessé reprirent de plus belle, rendant Raphaël complètement dingue. Il ne pouvait plus bouger. Mais il pouvait encore penser, contrairement à Heaven qui avait l'esprit trop embrouillé pour se rendre compte de ce qui lui arrivait.
Réfléchis, réfléchis! Vite, vite, vite, vite... Il se concentra alors, mais les cris de douleur de sa fiancée ne l'aidait en rien à trouver la quiétude nécessaire à sa concentration. Raphaël savait ce que son père utilisait comme facette de son pouvoir. Lui-même l'avait subi. Il savait que la douleur était insupportable. Le doloris version psychique. L'horreur pour quiconque n'était pas mentaliste. Pour la première fois depuis des années, il avait envie de pleurer. Il se sentait démuni. Un sentiment qu'il n'avait quasiment jamais ressenti. Mais il savait qu'il devait se sortir -les sortir- de cette situation.

Alors il se coupa mentalement de tout. Les cris de Heaven s'évaporèrent, avec peine certes, mais il se concentra tellement sur son pouvoir qu'il réussit à faire le silence total autour de lui. Il devait faire vite. Il avait peur d'intervenir trop tard et qu'elle l'oublie totalement. Car si Julian supprimait Raphaël de l'esprit de la jeune femme, il ne pourrait pas revenir en arrière. Il ne pourrait pas récupérer ses souvenirs. Réunissant toute la puissance dont il était capable, il envoya son pouvoir sur son père tel un coup de poing, le faisant chanceler. Raphaël retrouva sa liberté de mouvement et parvint enfin auprès de sa fiancée, tout en gardant un œil sur son père. Heav' avait cessé de crier, mais se tenait toujours la tête, saignant du nez, son visage était baigné de larmes.
Il posa une main sur son épaule, mais elle se recroquevilla sur elle-même, effrayée. Une rage folle se propagea dans ses veines. Il l'enveloppa d'une bulle protectrice mentale, avant de faire de nouveau face à son père.
Ce dernier se tenait le nez qui pissait le sang et sa main gauche posée sur sa tempe prouvait que Raphaël n'y avait pas été de main morte. Mais ça ne suffisait pas. Il voulait lui faire mal. Autant qu'il en avait fait à sa fiancée. Il s'était toujours refusé à utiliser le doloris psychique sur quiconque, mais il n'éprouvait plus aucun scrupule à cet instant.

Envoyant son attaque, son père l'intercepta néanmoins. Après tout, il n'était pas né de la dernière pluie
.

« Pas de ça avec moi mon fils. Tu m'as eu une fois, tu ne m'auras pas deux. »

Il lui renvoya l'attaque, mais en bien plus puissante. Raphaël en absorba une partie, car il y était préparé, mais Julian était bien plus puissant que lui. Il tomba à genou, se tenant la tête en serrant les dents à se les briser pour ne laisser échapper aucun son. Il ne ferait pas se plaisir à son père.

« Impressionnant! Mon entraînement a su t'endurcir. Mais tu es loin d'atteindre mon niveau. » dit-il un sourire narquois aux lèvres. « Relève-toi, je ne veux pas me battre contre mon propre fils. »

Facile à dire quand on commence les hostilités. Raphaël maîtrisait son don et il s'était développé au gré de ses émotions. Il pourrait lui révéler les facettes secrètes de ses capacités, mais à vrai dire, à cet instant, il avait tout autre chose en tête.
Il avait envie de lui dire d'aller se faire foutre, qu'il dégage de chez lui, qu'il disparaisse de sa vie. De leur vie. Mais il n'avait qu'une envie : la vengeance! Il avait un goût de sang dans la bouche et ses tempes vibraient sous l'afflux de ce dernier. Son yeux avaient pris la couleur du gris des tempêtes, et en se relevant, son regard avait perdu toute raison
.

« Mais si tu as envie de te battre...ne te gêne pas. » dit-il en ouvrant les bras, prêt à l'assaut.

Heaven en sécurité, pour le moment, Raphaël pouvait se permettre de l'affronter vraiment. Jusque là il avait retenu ses "coups"... La vengeance brouillait ses émotions, au point qu'il risquait de commettre une erreur.
Quant à Julian, le regard de son fils l'inquiétait malgré tout. Il ne l'avait jamais vu ainsi. Un mentaliste énervé à ce point pouvait provoquer de très gros dégâts. Il ne le craignait pas réellement. Avec 50 ans d'expérience au compteur, plus rien ne lui faisait vraiment peur. Mais il s'agissait de son fils. Rien n'est pareil quand il s'agit de la famille. On ne peut pas se permettre de commettre une erreur. Elle pourrait se révéler fatale
.
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MessageSujet: Re: Affaires de famille, ou touche pas à mon fils [PV Heaven]FIN   Ven 3 Aoû - 14:23

Mais au moment où Raphaël comptait prendre une décision regrettable, il se sentit soufflé par une explosion qui lui coupa le souffle et le projetta contre le mur du salon. Il ne s'y était pas attendu et s'était donc mal réceptionné, se blessant à la tête. Il était étonné, car son père était mentaliste. Certes, un duelliste bien au-dessus de la moyenne, mais pas du genre à changer de tactique d'une seconde à l'autre. Surtout pour affronter son fils.
La tête lourde, il mit quelques secondes à fixer son regard sur la nouvelle silhouette qui venait d'apparaître dans son champ de vision.
Vêtue d'un tailleur pantalon gris, une femme blonde aux yeux métallique, au port altier se tenait à à peine trois mètres de lui. Droite, elle lui avait jeté un bref regard avant de se concentrer sur son mari. Effectivement, la nouvelle invitée n'était autre que la mère de Raphaël. Elle était intervenue en interrompant son fils juste à temps. S'il avait affronté Julian, il en aurait subi de sérieuses conséquences.

Elianne avait un fort instinct. Elle s'y fiait d'ailleurs régulièrement. Lorsqu'elle s'était rendue au bureau de son époux pour parler travail et ne l'y avait pas trouvé, elle avait été prise d'un mauvais pressentiment. Elle avait quitté le Ministère et transplané jusqu'au domicile de son dernier fils. Elle ne s'était pas trompée. Julian n'avait pas écouté ses conseils.
Partagée entre l'agacement et l'appréhension, elle entra dans le penthouse, sachant déjà que son mari l'avait repéré dès qu'elle avait « attérie » sur le palier.

Elle avait assisté à la fin de la scène qui opposait son fils à son père. Ce qui se présentait à elle n'avait rien d'encourageant. Heaven, la fiancée de Raphaël, était roulée en boule sur le sol du salon, et Raphaël se tenait tel un bouclier devant elle pour la protéger. Très noble en soi, mais Elianne aurait préféré que rien de tout cela n'arrive. Sentant que la cadet de la famille allait passer à l'attaque, elle réagit au quart de tour plus pour le protéger de Julian qu'autre chose. A une vitesse qu'elle n'avait pu acquérir que grâce à ses années d'expérience, elle leva sa baguette et lança un sort avant de ranger sa baguette tout aussi rapidement. Elle ne craignait pas Julian et savait que jamais il n'oserait lever sa baguette vers elle.
Elle jeta un regard fort désapprobateur à son époux, le défendant de dire ou de faire quoi que se soit, avant de s'avancer vers la jeune femme qui était recroquevillée sur le sol.

Elle n'avait jamais rencontré Heaven, sauf lorsqu'elle était une petite fille lors des rassemblements des Sang Pur. Et elles n'avaient jamais eu l'occasion d'échanger ensemble. L'héritière Kougharov était contrariée que leur première rencontre se fasse de la sorte. Mais encore plus contrariée vis-à-vis de l'attitude de son mari. Elle avait imaginé cela autrement. Elle jeta un coup d'oeil à son fils pour s'assurer qu'il allait bien, puis s'agenouilla aux côtés de l'héritière des Clarks. Bien malgré elle, un souvenir fugace mais encore bien douloureux s'imposa dans son esprit. Celui de sa fille de trois ans morte il y a près de 20 ans. Elle chassa ce souvenir éprouvant, et posa sa main sur l'épaule de la jolie brune. Un frisson parcourut le corps de la jeune femme. La meilleure solution à court terme était qu'elle se repose. Elle leva de nouveau sa baguette et sans un mot, lança un sortilège de sommeil.


« Elle aura besoin de soins. D'un médicomage. » adressa-t-elle à son fils.

Certes, Raphaël était le digne fils de son père quand il s'agissait de maîtriser l'esprit. Mais la légilimancie ou l'occlumancie ne pouvaient pas tout résoudre. Pas totalement en tout cas
.

« Elianne, tu n'aurais pas du intervenir. » lança Julian à son épouse.

« C'est toi qui aurait du m'écouter. » dit-elle avait de se relever, le regard électrique.

Elle tourna le dos à son mari et s'approcha de son fils qui s'était relevé entre temps.
« Prend soin d'elle. Les blessures de l'esprit sont toujours difficiles à guérir. » dit-elle avant d'oser un geste affectueux envers son fils. Geste qu'elle n'avait pas fait depuis des années. Elle lui prit la main, la pressa tendrement, avant de déposer un baiser sur sa joue. Il était bien trop grand aujourd'hui pour qu'elle l'embrasse sur le front comme lorsqu'il était enfant.

Elle savait de quoi elle parlait, même si sa blessure à elle n'avait pas la mère origine
.

« J'espère que j'aurai l'occasion de vous revoir, ta fiancée et toi, en de meilleures conditions. »

Puis elle lâcha la main de son fils, puis se tourna vers Julian.


« Nous partons. »


« Mais Elianne... »

« Sur le champ! » sa voix claquant comme un fouet, n'offrant aucun moyen de protester.

La mâchoire crispée, il était évident que le Ministre de la Justice Magique n'appréciait pas ce retournement de situation. Lui qui voulait absolument voir son fils plier, il avait échoué. Il jeta un regard métallique à son fils, ignorant l'héritière des Clarks, puis après un moment d'hésitation, que sa femme nota aussitôt, il prit la direction de la sortie, le dos raide, sa femme juste derrière lui.

Raphaël avait échangé un long regard rempli de gratitude et de tendresse à l'égard de sa mère. Elle avait mis tellement de distance avec lui, qu'il pensait que plus jamais il ne verrait à nouveau de tels yeux se poser sur lui. Une porte où l'espoir pointait venait de s'ouvrir. L'avenir dirait s'il avait vu juste ou pas.

Le jeune homme porta son attention sur Heaven pendant que ses parents quittaient les lieux. Il savait que son père n'avait pas dit son dernier mot, mais peu importe. Il avait une alliée de taille à ses côtés à présent. Il prit Heaven dans ses bras. Elle ne se réveillerai pas avant deux ou trois heures, ce qui lui laissait le temps de commencer à réparer les dégâts que Julian avait causé à la mémoire de la jeune femme. Jusqu'à ce qu'elle se réveille, il ferait tout pour qu'elle récupère chaque petits souvenirs, peu importe s'il était aux portes de l'épuisement. Après, il irait à Ste Mangouste pour qu'elle consulte car il le savait pertinemment, elle allait souffrir de cauchemars et de maux de tête violents pendant les semaines, voire les mois à venir. Raphaël pourrait l'aider et atténuer ses cauchemars et ses souvenirs, mais elle aurait aussi besoin d'un médicomage pour qu'elle se rétablisse totalement.


[FINI]
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MessageSujet: Re: Affaires de famille, ou touche pas à mon fils [PV Heaven]FIN   

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Affaires de famille, ou touche pas à mon fils [PV Heaven]FIN
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