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 Enfin à la maison [PV Mily]

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MessageSujet: Enfin à la maison [PV Mily]   Lun 23 Avr - 15:00

William était de garde cette nuit. Il venait de s'enfiler 24h aux urgences de Ste Mangouste, et son service se terminait dans 2 minutes et 38...37...36 secondes. Il était tout simplement sur les rotules et ne rêvait que d'une chose : rentrer à la maison retrouver sa compagne et son fils et s'offrir une bonne nuit (ou journée dans ce cas présent) pour récupérer. Il tenait bien le coup en règle générale, mais ces derniers temps, c'était un peu plus difficile pour lui. Avant d'embaucher il y a 24h, il avait passé une mauvaise nuit car Aaron l'avait réveillé à plusieurs reprises. Et la nuit qui s'achevait avait été éprouvante. A croire qu'il portait la poisse, mais il y avait trois décès en l'espace de 3h. Deux personnes âgées mortes de complications cardiaques pour lesquelles il n'y avait rien à faire d'humainement possible. Et un enfant âgé d'à peine trois ans qui avait succombé à ses blessures suite à une voiture l'ayant renversé lui et sa mère. Il n'avait rien pu faire, il était mort quelques minutes après son arrivé aux urgences. Quant à la jeune femme, elle avait directement été transféré en réanimation. Son état était critique, entre la vie et la mort. La mort d'une personne âgée est triste, mais la perte d'un enfant est d'une telle injustice.

Du boulot pour les médicomages, mais encore plus pour les infirmières et aides-soignantes. Lui avait passé son temps entre les auscultations, les diagnostics, les prescriptions, les entrées et les sorties, les déclarations de décès et les appels aux différents services de l'établissement pour placer des patients et vider les box des urgences.
Il était content que la nuit se termine. Il aimait son boulot, mais il se passerai bien de voir des enfants mourir sous ses yeux. Il s'était senti impuissant, si inutile. Il n'avait pu que calmer la douleur, mais rien de plus à part rester auprès de lui pour qu'il ne soit pas seul. Le père avait été appelé en urgences mais été arrivé trop tard. Une infirmière était restée à côté, lui tenant la main. Lui n'avait fait que déclaré l'heure du décès après un tracé plat. Très glorifiant. Déprimant en fait. Surtout qu'il avait du s'occuper du père ensuite.

Son collègue de la relève était en retard. Bon...certes, cinq minutes de retard, ce n'est pas là mer à boire en temps normal, sauf que là, William avait vraiment besoin de débaucher. Il étouffait et il était légèrement ronchon lorsque Breams montra sa sale face de péteux. Ce n'est pas qu'il ne l'aimait pas, mais il avait une tête qui ne lui revenait pas. Il se montrait présomptueux et il ne le trouvait pas très humain lorsqu'il s'agissait de prendre des décisions importantes. A part ça, il faisait du très bon travail.

William et Emily avaient emménagé dans une belle maison en dehors du centre-ville de Londres. Il y a quelques mois encore, ils vivaient chacun dans leur propre appartement. Mais un événement imprévu était venu tout chambouler. Emily lui avait annoncé qu'elle était enceinte et tout avait changé. Au départ perdu, il avait plutôt bien pris la nouvelle. Bon, d'accord, il avait flippé comme un malade après car il se demandait s'il était vraiment prêt à être un père. Mais les mois passants, il avait relativisé. Il avait pris du recul. Et puis il aimait tellement Mily, qu'avoir un enfant avec elle, construire une famille, un avenir avec elle lui avait semblé naturel.
Ils avaient emménagé plutôt rapidement et il avait eu la chance de voir le ventre de sa compagne s'arrondir au fil des mois, de sentir les premiers coup de pieds de son fils, d'assister aux échos et de découvrir le sexe du bébé, d'entendre battre son cœur, d'assister aux envies alimentaires saugrenues de Mily, et à ses sauts d'humeur...

La maison protégée de tout transplanage, William transplana à l'entrée du jardin. Il était 7h10 et il faisait encore nuit. Les premiers rayons du soleil ne tarderaient pas à faire leur apparition. Il n'avait pas voulu prendre sa douche à Ste Mangouste.
L'ex-Poufsouffle monta à l'étage, se doucha avant de passer un pantalon de pyjama, un tee-shirt gris, et de se rendre dans la chambre de son fils. La pièce était décorée avec goût. C'était surtout Mily qui avait choisi la décoration.
Aaron, à son étonnement, ne dormait pas. Il portait une grenouillère bleu nuit, avec des petites étoiles dorées, et il avait les yeux grands ouverts, un poing dans la bouche -poing tout baveux au passage-. Il semblait regarder avec une grande attention le mobile qui tournait doucement, une berceuse enveloppant l'air. Lui qui avait déjà envie de dormir, cette musique ne l'aiderait certainement pas. Le mobile était purement sorcier car les éclairs de feu, les dragons, les vifs d'or ou encore les boursouflets n'appartenaient qu'à leur monde.

Apparaissant dans son champ de vision, Aaron porta ses billes bleus sur lui, le regardant avec une conviction qui le fit sourire. Son fils était sa merveille. Il n'aurait jamais cru être aussi heureux. Il ne l'avait pas vu depuis 24 longues heures et le retrouver éveillé était un beau cadeau.
William était totalement gaga d'Aaron
.

« Tu viens voir papa, fiston? »

Il ne résistait pas à l'envie de le prendre dans ses bras. C'était plus fort. L'avoir au creux de lui provoquait chez William un mélange de fierté, de fragilité et d'émerveillement. Emily avait su lui donner le plus beau des fils qui soit. Opinion très objective, on l'imagine sans problème.
Il s'assit dans le rocking-chair qui trônait près du berceau, puis commença à marmonner des paroles remplies de douceur. C'était un instant père-fils dont il profitait dès qu'il en avait l'occasion.
Aaron bavait plus que jamais, ce qui faisait craquer un peu plus William. Il savait qu'il avait un air totalement idiot sur le visage, car il souriait dès que son fils avait une mimique inhabituelle sur son petit minois ou même quand il ne faisait rien de spécial d'ailleurs. Mais que voulez-vous? Il l'aimait son fils, comme jamais il n'aurait cru aimer un jour.

Il repensa au père qui venait de perdre son fils de trois ans. Il tenta l'espace de quelques secondes de s'imaginer à sa place, mais rien que d'y penser, la douleur étreignait sa poitrine comme si on lui arrachait le cœur. Perdre son enfant n'était pas dans l'ordre des choses. Perdre Aaron, il ne voulait même pas y penser. C'était impensable.
William déposa un baiser sur une des joues potelées de son fils, avant de commencer à somnoler légèrement, se laissant emporter par la berceuse de son fils, Aaron toujours dans ses bras, en creux de lui, enveloppé dans une couverture pour qu'il n'attrape pas froid.
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MessageSujet: Re: Enfin à la maison [PV Mily]   Lun 23 Avr - 22:38


Emily s’était couchée seule ce soir là. William n’était pas là, puisqu’il travaillait à Sainte Mangouste, et du coup, le lit avait paru bien vide. Tout autant que la maison. Elle avait vérifié au moins cinq fois que toutes les portes étaient biens fermées, que tous les sortilèges étaient bien en place, que tout allait bien. Elle avait couché son fils depuis deux heures quand elle alla se coucher elle, et fut apaisée et bercée par la lente respiration de ce dernier. Elle savait qu’il ne tarderait pas à se réveiller et à pleurer pour qu’elle vienne le chercher, qu’elle lui donne son biberon, avant de le recoucher, mais elle surmontait les choses plutôt bien, pour l’instant en tout cas. Dans quelques temps, quand elle devrait reprendre son travail à Honeydukes, elle savait que tout cela serait plus compliqué. Laisser son fils toute la journée serait horrible, et elle serait bien contente de le retrouver tous les soirs, elle en était sûre.

Elle avait entendu William rentré, se réveillant légèrement en l’entendant monter les escaliers puis actionner le robinet de la douche. Elle avait laissé trainé son oreille du côté du babyphone, mais son fils semblait dormit, ou du moins, s’il était réveillé, il ne faisait pas de bruit. Elle entendait, en fond, la berceuse qu’elle avait mis en place avec le mobile, au dessus du petit lit d’Aaron. Rassurée et apaisée, sachant que tout allait bien et qu’en plus William était rentré, elle enfouie sa tête dans le coussin, ne laissant apparaître que sa chevelure blonde et ondulée. Morphée ne la laissa pas plus longtemps hors de ses bras d’ailleurs. Elle s’éveilla quelques temps plus tard, une heure et demie tout au plus. Son fils ne pleurait pas, mais elle ne sentait pas William à ses côtés. Il avait enchainé vingt-quatre heures à la clinique, et qu’il ne soit pas encore couché l’inquiéta. Elle rejeta les couvertures au pied du lit et sorti de leur chambre. Elle jeta un coup d’oeil dans la salle de bain, vide. Et quand elle arriva dans la chambre d’Aaron, elle les trouva, tous les deux, père et fils, endormis dans le rocking chair. Comme quoi, Emily avait eut une très bonne idée en achetant un tel fauteuil ! Cependant, ce n’était pas vraiment l’endroit idéal pour faire une sieste, ou rattraper une nuit de sommeil. Doucement, elle s’approcha des deux hommes de sa vie, un sourire aux lèvres. La scène était tellement belle qu’elle se trouvait cruelle d’y mettre fin. Mais Aaron n’allait sans doute pas tarder à demander un biberon, et William, lui, devait aller retrouver le confort d’un vrai. Doucement alors, elle saisit son fils, bien calé dans les bras de son père, lui murmurant à l’oreille et déposant de petits baisers sur ses petites joues. Puis elle le posa dans son berceau et regarda William. Il était exténué, cela se voyait, mais il était un père fantastique et Emily était ravie. Elle s’agenouilla en face de lui, posant doucement ses mains sur les genoux du jeune homme et papa.


«Chéri, réveille-toi... Chéri...»

William émit un grognement qui la fit rire doucement, et enfin, il ouvrit les yeux. Elle lui sourit avec amour et tendresse, le berçant du regard. Elle l’aimait tellement. Elle qui avait eut si peur à l’annonce de cette grossesse vivait, en ce moment même, un véritable conte de fée. Et le prince charmant n’avait pour autre prénom que William. Elle déposa un baiser sur les lèvres de ce dernier et ce releva.

« Tu devrais aller te coucher... Ca c’est bien passé ?»

Bien sûr, elle se souciait de la santé de son petit ami, mais c’était normal non ? Aussi, même si elle espérait qu’il n’allait pas trop tarder à aller se noyer dans leurs draps, elle se demandait si ses vingt-quatre heures s’étaient bien passées. Car après tout, une mauvaise ou horrible journée au travail n’aidait pas à bien dormir !
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MessageSujet: Re: Enfin à la maison [PV Mily]   Jeu 26 Avr - 1:20

Si William ne s'était pas attardé dans la chambre conjugale, c'était pour ne pas réveiller Mily. Elle aussi avait des journées et des nuits pas toujours faciles. Avec Aaron qui demandait sans cesse de l'attention, il était normal qu'elle aussi se repose. Quand il était là, il lui arrivait de prendre la relève, de se lever la nuit et de lui donner le biberon. Il n'avait pas peur de changer ses couches. Par contre, il avait beaucoup appréhendé de lui faire prendre des bains dans les débuts car il craignait de se montrer maladroit, de le lâcher et qu'il se noie. L'horreur totale, vous en conviendrez. Sa compagne l'aurait juste étripé...

William avait senti Morphée venir, mais il n'avait pas pu se résoudre à aller se coucher et ne pas profiter un minimum de son fils. 24 heures sans le voir, c'était long. Et après ce qu'il avait vu cette nuit, il avait ressenti le besoin de l'avoir auprès de lui, comme pour se rassurer. En tant que père, c'était plutôt à lui de rassurer son fils. Comme quoi rien n'est jamais déterminé dans la vie. Il avait somnolé, se réveillant à intervalle régulier pour voir si son fils allait bien et qu'il le tenait toujours fermement contre lui. Puis il se laissait de nouveau dériver vers le sommeil. Jusqu'à s'endormir.

… Pourquoi avait-il l'impression qu'une voix familière, douce et féminine tentait de le réveiller? Alors oui, il se sentait bien là, mais il sentait qu'il devait se réveiller, ce qui l'agaça. Il avait sommeil, très sommeil et il ne voulait pas ouvrir les yeux. Émettant un grognement contestataire, William concéda enfin à obéir aux ordres de cette voix qui n'appartenait à personne d'autre qu'à Mily. Il ouvrit les yeux et pu contempler des yeux noisette, le fixant avec amour et tendresse. De quoi faire battre son cœur bien plus rapidement qu'il y a quelques instants. Naturellement, un sourire naquit sur ses lèvres, content de pouvoir enfin la voir. Hé ben non, il n'y avait pas que son fils qui lui avait manqué. Mily aussi.

Oui, il le savait, il devrait aller se coucher, mais que voulez-vous? Il est un peu têtu quand il s'y met. Mais rien que de penser à son oreiller, il était prêt à s'écrouler de fatigue. Se reprenant parce que ce n'était pas le moment, il se redressa un peu dans le rocking-chair.
La question qui suivit le fit changer d'expression bien malgré lui. Sur les 24h de garde, seul le visage de ce petit garçon lui revint en tête. Il porta automatiquement son regard vers Aaron qui se trouvait dans son berceau. Vraiment, il n'aurait voulu pour rien au monde être à la place de cet homme. Mari et père à la fois, il avait perdu son fils et sa femme se trouvait entre la vie et la mort. Rien de bien réjouissant en somme.
William la saisit donc par la taille et la fit asseoir sur lui, l'embrassant au passage. Tout les deux dans le rocking-chair, il garda le silence le temps de trouver ses mots.
William parlait peu de son travail. Sauf quand Mily s'y intéressait, et là il lui répondait honnêtement, dans les limites du secret médical. Chacun se préoccupait de l'autre, de sa journée, de sa santé, de ses soucis. Le jeune homme ne s'éternisait cependant jamais car il ne voulait pas que le boulot piétine sa vie familiale. Et puis bon...Ste Mangouste n'était pas le pays des boursouflets
.

« La nuit s'est mal terminée. On nous a amené un patient d'à peine trois ans. Il avait été renversé par une voiture avec sa mère. Je n'ai rien pu faire. Son père n'est pas arrivé à temps. » dit-il à voix basse, Aaron reposant dans son berceau.

Il marqua un temps d'arrêt. Le dire à voix haute rendait les choses encore plus réelles. Réalité trop frappante, il poursuivit comme pour fuir les faits
.

« J'ai tenté de me mettre à la place de cet homme pendant une seconde... » il ferma les yeux comme pour effacer de sa mémoire cette éventualité. « Je n'ai pas pu tellement ça faisait mal. »

Resserrant son étreinte autour de la jeune femme, il préféra ne pas lui parler du passage où il avait du s'occuper du père qui l'avait traité d'incapable, de bon à rien, en l'attrapant par le col de sa blouse. Il avait cru à ce moment qu'il allait se prendre une droite. Mais sous le coup de la douleur, du désespoir et de la colère, on pardonne facilement ce genre de comportement. Heureusement, l'homme l'avait lâché sans lui porter de coups. Comme si ce n'était pas déjà assez difficile comme ça... Mais pourquoi blâmer cet homme alors qu'il perd ceux qui lui sont chers? Il l'avait ensuite dirigé vers le service où sa femme était hospitalisée, mais il avait voulu rester près du corps du jeune garçon.
Le regard dans le vide, il se souvint qu'il n'était pas seul et reporta son attention sur Emily
.

« Et toi alors, ta journée? Comment ça s'est passé? Aaron ne t'a pas trop accaparé? Tu as réussi à dormir? » demanda-t-il pour changer de sujet, en chuchotant pour ne pas gêner leur fils.

Et puis surtout la journée de ses deux amours l'intéressaient vraiment. Aaron demandait beaucoup d'attention comme tout nourrisson d'ailleurs. Il ne faisait pas encore ses nuits, ce qui n'était pas évident pour les jeunes parents. Il participait à tour de rôle. Même la nuit, lorsqu'il n'était pas de garde, William se levait pour lui donner son biberon.
L'avantage que Aaron soit nourri de cette manière lui permettait lui aussi de partager ces moments avec son fils, tout en trouvant sa place. Il ne se sentait pas exclu et ça reposait aussi Emily. Et même si en tant que médicomage il prônait le lait maternel et donc l'allaitement, il ne pouvait décemment pas aller contre la nature. Certaines mères ne produisaient pas assez de lait pour nourrir leur enfant. Ce n'était pas une tare et le lait maternisé en poudre convenait tout aussi bien. Chaque femme et chaque grossesse étant différente, la prochaine pouvait très bien se passer différemment.

Oui, il irait se coucher, promis. Mais d'abord il voulait juste échanger un peu avec sa compagne avant d'aller dormir. Ça lui permettra de se changer les idées avant de tomber de fatigue dans son lit. Il l'espérait du moins. Certes, il n'avait pas toujours eu des cas faciles depuis qu'il avait commencé dans cette voie. Mais la perte d'un enfant... Il voulait juste oublier.
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MessageSujet: Re: Enfin à la maison [PV Mily]   Sam 28 Avr - 12:50


Emily et William parlaient peu travail à la maison, parce qu’ils préféraient passer du temps avec leur fils plutôt que de raconter tout ce qu’il s’était passé, que ça soit à la Clinique sorcière de Sainte Mangouste ou la confiserie magique d’Honeydukes. C’était comme ça, et ils le vivaient plutôt bien. Au moins, ils ne se prenaient pas la tête pour cela. Parfois bien sûr, quand quelque chose d’anormal, d’étrange ou d’horrible se passait, et que l’un ou l’autre avait besoin d’en parler, ils le faisaient. Parce qu’il n’était jamais bon d’aller ce coucher avec quelque chose sur le coeur, qui, la plupart du temps, vous prenait tout votre esprit. Et ce matin là était un bon exemple de ces petites exceptions faites par-ci par-là. Quand William lui expliqua comment la nuit avait finie, Emily posa instinctivement une main sur sa bouge, les yeux grands ouverts, horrifiée.

« Oh, par Merlin...»

Alors qu’elle imaginait difficilement ce que cet homme pouvait traverser, William lui confia qu’il avait tenter de se mettre à la place de ce dernier. Emily jeta un regard à son fils, qui gazouillait tranquillement dans son lit. Non, jamais elle ne pourrait imaginer le perdre, lui ou William d’ailleurs. Elle ne pouvait tout simplement pas se résoudre à penser à une telle horreur. Elle avait déjà affronté la mort une fois, et elle lui avait pris ce qu’elle chérissait le plus à ce moment là... Jamais elle ne voulait vivre la même chose pour William ou pour Aaron, c’était tout bonnement impossible, et surtout, impensable. Se serrant tout contre son petit petit-ami, Emily lui murmura :

« Rien ne lui arrivera, je te le promet.»

Emily se sentait bien plus sûre d’elle depuis qu’elle avait accouché. Alors qu’elle avait douté de ses capacités à être une bonne mère, lorsqu’Aaron était arrivé, elle s’était tellement pliée en quatre pour être parfaite, pour assurer, qu’elle se sentait mieux. Pour l’instant, elle assurait plutôt pas mal, et son fils semblait être très heureux. Alors elle l’était aussi. Elle avait Aaron et William dans sa vie, que demander de plus ? Dire qu’elle n’aurait jamais penser pouvoir passer au dessus du décès de Chad, il y a encore quelques années de cela ! Quand elle repensait à cela, elle trouvait qu’elle s’en était parfaitement sortie, et que sa vie ne pouvait pas être plus belle et magique. Elle ne pensait jamais à comment sa vie aurait pu être si Chad avait été toujours de ce monde, car c’était bien simple, il était mort, six pieds sous terre. Alors pourquoi chercher à se compliquer la vie ? La sienne ne tournait plus qu’autour de Will et Aaron, et ça lui allait parfaitement ! Lorsque William lui demanda si elle, elle avait passé une bonne journée et si Aaron n’avait pas été trop difficile à gérer, Emily reparti comme si de rien n’était. Aaron était dans son berceau, tranquille, elle était assise sur William, et ils étaient tous en bonne santé. C’était parfait !

«Oui, j’ai fait une sieste avec lui cet après-midi ! Ma soeur est passée aussi, elle te passe le bonjour. Et Ophélia a appelé, elle veut que je revienne tout de suite. Elle a peur pour la nouveauté sans moi dans les parages !»

Emily avait hâte de retourner à la confiserie, c’est vrai, mais elle avait peur pour Aaron, une fois qu’elle ne serait plus là vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Bien sûr, il aurait des nounous du tonnerre, puisqu’il serait gardé à tour de rôle par ses grand-mères, mais bon, ce n’était pas facile à accepter quand même. Elle se rassurait en pensant qu’elle ne quittait jamais bien tard la boutique, et qu’elle serait toujours une mère adorable et aimante... Mais bon, elle ne pouvait s’empêcher de stresser ! C’était logique non ? Après tout, c’était son premier enfant !
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MessageSujet: Re: Enfin à la maison [PV Mily]   Dim 5 Aoû - 16:47

William regrettait d'avoir abordé le sujet. Non pas qu'il ne pensait pas Mily capable d'entendre ce genre d'évènement tragique, mais ça plombait un peu les retrouvailles. Plusieurs heures les avaient séparées l'un de l'autre. Alors il aurait peut-être du se montrer plus réservé. Mais au fond de lui, il savait que s'il ne s'était pas soulagé de ce poids, il aurait ruminé pendant des heures, des jours... Perdre un enfant le rendait d'autant plus morose depuis que son fils était entré dans sa vie. La médicomagie prenait un autre sens quand il prenait un petit en charge. Il savait qu'il devait rester professionnel, et d'ailleurs, dans l'exercice de ses fonctions, il l'était toujours. Mais ça ne l'empêchait pas de rester humain. La douleur d'un enfant conjugué à la douleur des parents est très dur à vivre. Il faut avoir les reins solides. Certes, il était formé pour ça, mais on n'empêche pas un homme d'être un homme.

La promesse qu'elle lui fit le fit malgré tout sourire. Il le savait qu'elle ferait tout pour le protéger de tout et n'importe quoi d'ailleurs. Mais il était pleinement conscient que quoi qu'ils fassent, si le sort s'en mêlait, peu importe qu'il vive sous bulle 24/24h, 7/7j, les imprévus, les accidents...bah ça arrive à tout le monde. Ils feraient tout pour le préserver...même si William ne voulait pas en faire un petit garçon effrayé par tout ce qui l'entourait. Il l'imaginait curieux de tout, dynamique, malicieux et aussi intelligent que son papa et sa maman réunis. Avec une bouille d'ange...comme maintenant.
Son regard se porta sur Aaron. A vrai dire, sa plus grande fierté. Est-ce que tous les parents ressentaient ça? Si c'était le cas, il s'agissait alors de la forme d'amour la plus pure, la plus forte.
Son fils dormait paisiblement, en sécurité, entouré par l'amour de ses parents.

Mily d'ailleurs avait changé depuis la naissance de Aaron. Elle était rayonnante, plus sûre d'elle sur ses capacités de mère. Il savait depuis le début qu'elle serait une bonne mère. Qu'elle saurait s'en sortir. Même si les premières semaines ne sont jamais les plus faciles. Accueillir un enfant n'a rien d'évident pour un jeune couple. William par contre avait eu des doutes sur son rôle de père. Certes, avec une famille comme la sienne, on aurait pu croire qu'il n'avait rien à craindre. Mais pour être honnête il ne s'était pas imaginé père de famille avant la trentaine. Non pas qu'il ne voulait pas d'enfant, bien au contraire d'ailleurs, mais il était un bourreau de travail et il ne voyait pas les choses autrement. Jusqu'à ce que Mily entre dans sa vie. Après sa rupture avec son ex, il avait foncé tête baissée dans son job à Ste Mangouste, à enchaîner les heures d'astreinte, de garde, seulement pour ne pas rentrer chez lui. Quitte à en oublier de vivre. Son travail avait tout été pour lui dans cette mauvaise période. Puis Mily avait été sa petite lumière au bout du chemin. Il n'avait pas voulu s'aventurer vers une nouvelle histoire au départ, même s'il sentait attiré par elle. Il ne se sentait pas la force de recommencer quoi que se soit d'important. Alors pendant des mois, il l'avait considéré comme une amie, se voilant la face.
Mais un jour ou l'autre, il faut bien ouvrir les yeux et se prendre par la main.

Le jeune homme laissa sa main caresser d'un geste inconscient le bras de sa compagne. Comme celui d'Aaron, le contact de Mily était réconfortant. Il ne risquait sûrement pas de le crier sur tous les toits, mais il en était conscient, c'est déjà ça
.

« Aaron demande beaucoup d'attention. Tu as bien fait de te reposer. » dit-il en déposant un baiser sur sa tempe.

Tiens, ça faisait quelques temps déjà qu'il n'avait pas vu Effy, la sœur d'Emily. Il faudrait peut-être penser à inviter quelques membres de leur famille respective pour un petit dîner. Mais pour cela, il faudrait sûrement attendre ses prochains congés qui n'étaient pas pour tout de suite. Il verrait avec un collègue de travail si ce dernier était d'accord pour échanger une journée contre une autre pour se libérer. Si ça marchait, il en ferait la surprise à Mily
.

« Il faudrait qu'on pense à faire un petit dîner en famille. Qu'on réunisse les nôtres.» proposa-t-il à la jeune femme, imaginant déjà le monde qu'il y aurai rien qu'avec ses frères et soeurs.

Quant à Ophélia, il fallait bien qu'elle comprenne que l'héritière Lerant était devenue maman et que même si la jolie blonde était indispensable à la bonne marche de la confiserie, elle était encore plus indispensable à son fils et à lui. Oui oui, lui aussi en profitait. D'accord, elle craignait de ne pas y arriver, de faire couler la boutique, etc... Mais il doutait fort qu'on lui aurait confier un tel commerce si elle n'avait pas les capacités de mener à bien son job
.

« Elle devrait arrêter de s'angoisser. Si elle a le job, c'est qu'elle a les épaules pour. Et puis...je crois que ta présence est encore plus indispensable à nos côtés. » dit-il avant de l'enlacer plus fortement contre lui et de l'embrasser à nouveau.

En manque d'affection et de tendresse ? Bah sûrement vu qu'il était resté éloigné de sa moitié pendant 48h. Et le parfum naturel d'Emily avait toujours le don de réveiller ses sens. Ses cheveux étaient détachés, éparpillés sur ses épaules nues. Il déposa ses lèvres sur l'une d'elle, comme pour goûter sa peau.
Soudainement, il n'avait plus très sommeil. Ses yeux avaient pris une toute autre expression qu'il ne tentait aucunement de masquer. L'ancien Poufsouffle ne comptait plus dormir...sauf si Mily décidait de l'assommer pour qu'il se tienne tranquille. Il se releva doucement, la remettant debout, ne lâchant pas sa taille. Un dernier regard vers Aaron le renseigna sur le fait qu'il dormait paisiblement. Il reporta son attention sur sa compagne. Mince alors ! Ses lèvres étaient un vrai appel au pêché. Il s'empara de ces dernières, l'étreignant par la taille, commençant à se diriger vers la sortie. Il buta dans une peluche parlante qui émit un « couic » bizarre, ce qui le stoppa dans son élan, de peur d'avoir réveillé leur fils. Rien ! Merlin soit loué !
Il reporta toute son attention vers Emily, poursuivant là où il en était resté, avant de la prendre dans ses bras (car ça n'allait pas assez vite à son goût) pour se diriger vers leur propre chambre
.
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