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 Les 30 baisers d'Opalyne

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MessageSujet: Les 30 baisers d'Opalyne   Mer 10 Oct - 18:19


Défi : 30 baisers : Opalyne




#1 : Où est la sortie s’il vous plait ?
#2 : Bal masqué - Caleb
#3 : Le baiser qui n’en est pas vraiment un -Rhys-
#4 : Cauchemar - Alek

#5 : Grimm, Perault

#6 : Drapeau blanc
#7 : Help
#8 : Embrasse-moi - Luc -
#9 : Noir et Blanc - Louis -
#10 : Les sept pêchés capitaux

#11 : Crépuscule - Emeric -
#12 : En pièces
#13 : La pire erreur de ma vie - Nicolas -
#14 : Enfer et damnation
#15 : Logique

#16 : Conte de Noël
#17 : Adieu -Nicolas de L.
#18 : La cerise sur le gâteau
#19 : Double jeu - Corey -
#20 : Il était une fois - Emeric -

#21 : Chaque jour qui passe - Luc -

#22 : Le bon côté des choses
#23 : Colocation - Romily -
#24 : Echecs
#25 : Si seulement je pouvais lui manquer

#26 : Pacte avec le diable - Emeric -
#27 : Attention… Moteur… Ca tourne !
#28 : A l’envers
#29 : Euphorie - Louis -
#30 : Tea Time - Emeric -

#31 : Reviens-moi - Rhys -
#32 : Silence absolu - Rhys -



Dernière édition par Opalyne Hummingbird le Mer 22 Juil - 14:36, édité 11 fois
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MessageSujet: Re: Les 30 baisers d'Opalyne   Mer 10 Oct - 18:20


#17 : Adieu



Nicolas (de L.) & Opalyne
536 mots







Le paysage qui défile sous mes yeux a un arrière goût d’amour. Je ne ressens pas la moindre amertume. J’ai vécu une existence incroyable. Je ne prétendrais pas avoir eu tout ce dont j’avais toujours rêvé. J’ai beaucoup souffert, mais lorsque je regarde en arrière je fais fis des regrets. Ils n’ont pas lieu d’être. Je suis cette femme que vous avez tous admiré et haïe en même temps. Cruel paradoxe qui déchire vos âmes et vos cœurs. Je suis celle que vous regardez de travers. Celle que vous avez condamnée. Mais je ne vous hais pas. J’ai plutôt pitié de vous, à vrai dire. Vous qui ne savez pas ce qu’est l’amour avec un grand A, je vous plains, tous autant que vous êtes. Moi, j’ai gouté à la liberté quand ses lèvres ont rencontré les miennes. J’ai appris à vivre dans ses bras, et j’ai connu l’extase à l’état pur.

Oui, je suis cette femme qui a osé abandonner mari et enfant pour vivre avec cet homme. Celui qui a capturé mon cœur. Vous ne me comprenez pas, et pour cela, je vous plains. Parce que vous n’avez pas la moindre idée de ce qu’est le sentiment amoureux. Celui qui vous soulève les entrailles, celui qui vous condamne à ne vivre que dans un seul et unique but : vivre avec celui que l’on chérit. J’ai connu ce sentiment. J’ai vécu cet amour et en cela, j’estime avoir vécu une vie digne de ce nom. Si pour vous, il fallait se contenter de rester dans les rangs, soit. Je ne suis pas des vôtres, et je l’affirme avec conviction. Peu m’importent les on dit, les regards noirs… Je m’en moque. Parce que j’ai eu cet homme, et nous avons vécu une histoire hors du commun. J’accepte ma punition sans rechigner. Parce que vous n’êtes pas prêts à comprendre les besoins de liberté que peut ressentir une femme qui a été enfermée dans une atmosphère confinée pendant tant d’année et a, finalement, osé s’en échapper.

Alors que je m’avance devant vous, foule aux aguets, je me redresse, pleine de fierté. Je vais mourir devant vous, si cela peut vous apaiser. Il est parti, et en cela je n’ai plus de raison d’être. Je vais le rejoindre, et nous vivrons à nouveau notre belle histoire d’amour. J’entends le parquet de l’échafaud grincer sous mes pas, alors que je m’avance sur cette scène ridicule, prête à vous offrir ce spectacle que vous attendez tant. La corde, passée autour de mon cou annonce le dénouement final. Je ne pleure pas, je n’ai pas peur. Parce que où que j’aille, je sais que je le retrouverais. Mon cher et tendre Nicolas. Nous nous sommes aimés, et nous nous retrouverons. J’en suis persuadée. Nos âmes sont prédestinées. De nouveau, nos lèvres s’uniront dans un soupire ultime. Le sol s’effondre sous mes pieds, et mes yeux se ferment. Je souffre mille morts, mais la simple idée de savoir que je vais enfin te retrouver me rassure, et je laisse la vie s’échapper de mes lèvres dans un dernier souffle. Je vous dis adieu, à vous tous qui n’avez su voir au-delà de vos préjugés et je te dis bonjour, mon amour.


Dernière édition par Opalyne Hummingbird le Dim 18 Nov - 19:15, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les 30 baisers d'Opalyne   Mer 10 Oct - 19:35


#20 : Il était une fois



Emeric & Opalyne
1 180 mots

Autres personnages : Ruby, Ava, Joy, Ena, Ehawee, Alek, Corey, Evan, Tarek & Felix




Il était une fois, un petit village situé au Nord de l’Ecosse. On pouvait plutôt parler de hameau… La mer s’éclatait sur les rochers, berçant de ses fracas les quelques maisons (une vingtaine) qui composaient le lieu. Si, vue d’extérieur, la vie y semblait tranquille, toutes les personnes qui côtoyaient les adolescents du village savaient qu’il ne fallait pas se fier aux apparences.

Aujourd’hui, était un jour très particulier. Celui de l’initiation du douzième membre du coven. Pour être complet, le coven (cercle de sorcier) devait être constitué de douze membres. Aujourd’hui, la dernière arrivait, elle avait enfin 15 ans. Ruby était en train de discuter avec Ava, posément, tandis qu’Evan finissait d’installer les éléments nécessaires à al formation du cercle. Tarek et Corey étaient déjà là. Rapidement, ils furent rejoints par un quatuor qui avait pour habitude de se faire remarquer : En tête se tenaient Ena et Joy, les deux filles avaient une allure folle. Juste derrière elles, Opalyne, qui se reconnaissait à sa chevelure flamboyante, marchait avec assurance, son bras accroché à celui d’Emeric, le plus beau garçon du coven et cousin d’Ena (qui n’avait pas grand-chose à envier à ce dernier, d’ailleurs). Les quatre adolescents s’arrêtèrent face à leurs camarades. Ruby observa le groupe, et hocha doucement la tête :

« Bien, il ne manque plus que Ehawee, Felix et Alek. Et nous seront au complet. »

A peine eut-elle fait cette remarque que les deux premiers cités firent leur apparition. Tout sourire, Ehawee rejoignit Ava :

« Prête pour ton initiation ? »

La jeune fille hocha doucement la tête, transpirant d’appréhension, ce qui n’échappa pas à Opalyne qui la fixait de son regard de rapace, comme si elle attendait le bon moment pour bondir et l’attraper en plein vol. passant sa langue sur ses lèvres d’un rouge sanguin, elle esquissa un sourire amusé, et siffla, à l’attention de ses trois amis, tout en sachant très bien que tous l’entendaient (c’était le principe) :

« Enfin, ça se comprend, qu’elle appréhende… Vous vous souvenez de July ? La pauvre… Elle n’a jamais survécu à l’initiation… En même temps, qui voudrait d’une sorcière faible dans son coven ? »

Emeric demeura neutre tandis que Joy et Ena esquissaient elles aussi un sourire mauvais. Alek arriva en dernier, comme toujours, affichant son air habituel : totalement impassible. Le cercle étant enfin au complet, tous se mirent à leur place. Ava était au centre. L’initiation pouvait commencer. La nouvelle venue eut tout juste le temps de voir Opalyne s’avancer vers elle et lui bander les yeux, puis elle fut dans le noir le plus complet. La voix de celle qui l’inspirait le moins de tout le cercle s’éleva, juste à côté d’elle.

« Aujourd’hui, Ava, tu dois apprendre à nous faire confiance, à tous autant que nous sommes. Nous serons liés, dès que tu auras prêté serment. Tu dois savoir que le serment t’oblige à aider chacun des membres du cercle. Tu n’as pas le droit d’agir contre un d’entre nous. Nous jures-tu fidélité ? »

« Je le jure. »

Ava se sentit pousser dans les rangs, rebondissant de main en main, elle voltigeait sans jamais s’arrêter. D’abord terrifiée, elle finit par se laisser faire et finit par s’arrêter, retenue par des bras puissants. Son bandeau lui fut retiré, et elle plongea son regard dans celui de Tarek, qui était celui qui l’avait arrêtée. Il prit la parole, souriant :

« Bienvenue, ma sœur. »

Ava pu alors prendre place dans le cercle, entre Tarek et Ena. Les mains se relièrent, puis, immédiatement, Ruby entonna une invocation. Le vent se mit à souffler, alors qu’ils se trouvaient sur la plage, calme jusqu’à présent. La mer commençait à s’agitait et les flammes des bougies s’élevaient dans les airs, plus puissantes, et ce malgré le vent qui soufflait de plus en plus violemment. Le sable de la plage formait un tapis des plus confortables au fur et à mesure que la cérémonie avançait. Puis finalement, la cérémonie s’acheva. Tout rentra immédiatement dans l’ordre, alors que Ruby achevait son incantation. Opalyne, qui faisait face à Ava n’avait pas quitté des yeux la nouvelle initiée. Alors que le cercle se rompait, la rouquine pleine d’assurance rejoignit avec une agilité féline la nouvelle venue dans le cercle :

« Bienvenue parmi nous, ma sœur. Tu as peut-être des interrogations ? »

Amusée, Opalyne ne quittait pas des yeux Ava, tandis qu’Ena et Joy rejoignaient leur amie, toutes deux n’inspirant pas plus confiance à la nouvelle initiée que leur ‘copine’. Evan arriva à ce moment là :

« Tu n’en as pas marre de toujours embêter les autres, Opalyne ? »

Feignant d’être offusquée, la rouquine répliqua, ouvrant grand ses prunelles se surprise :

« Moi ??? Oh, tu exagères, Evan… Et puis, tu ne vas pas me dire que tu n’aimais pas quand je t’embêtais toi… je te manque, c’est ça ? »

Déjà, la jeune fille s’avançait vers le sorcier, l’air très amusé. Si les activités de la rouquine n’étaient pas toujours très claires, tout le monde savait néanmoins qu’elle était déjà sortie avec Evan par le passé. En règle générale, Opalyne aimait accumuler les conquêtes, bien qu’elle ait tendance à passer plus de temps avec Emeric. Tous deux entretenaient une relation qui se qualifiait de ‘libertine’. Ruby s’interposa rapidement avant que sa jumelle ne fasse quelque chose qui mette la moitié du coven dans l’embarras (la sulfureuse rousse avait cette fâcheuse habitude). Souriant, tout en affrontant Ruby du regard, Opalyne siffla :

« Ne me cherche pas trop, Ruby. Tu ne gagneras pas toujours… »

Rejetant ses longs cheveux de feu derrière ses épaules, la rousse rejoignit Emeric en de longues enjambées et l’embrassa langoureusement sans la moindre gène, devant tout le coven, puis s’adressant à sa sœur une dernière fois :

« Ne m’attend pas ce soir, je vais coucher ailleurs… »

Un regard à Emeric qui eut un sourire entendu, et ils quittèrent la plage tous les deux. Ena quant à elle, avait rejoint Felix et Alek, Joy ayant prévu de rentrer tôt fila à son tour, rapidement suivie par tous les membres du coven.

Ava quant à elle restait avec Ruby avec qui elle s’était toujours entendue. Cette dernière lui sourit :

« Bon tu dormiras bien à la maison ce soir ? »

Les deux filles quittèrent la plage en dernier, récupérant les bougies qui avaient été utilisées pour la cérémonie. Ava sentait encore la puissance de l’incantation couler dans ses veines. Tremblant d’excitation, elle se demandait si tout cela était bien réel. Ca avait vraiment une allure de conte de fée (il y avait même les méchants, pour compléter l’image dans toute sa splendeur…). Mais elle n’était pas sûre que la fin qui l’attendait soit aussi joyeuse que celle des habituels contes qu’elle écoutait, étant petite… Ce ‘il était une fois’ menait vers de nombreuses incertitudes. Ce dont elle était sûre, néanmoins, c’était qu’elle avait trouvée une famille… Elle voyait en Ruby la grande sœur qu’elle n’avait jamais eu et c’avait un côté vraiment excitant…
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MessageSujet: Re: Les 30 baisers d'Opalyne   Sam 26 Jan - 19:25

Crépuscule
Emeric & Opalyne

1176 mots



La musque s’élève doucement et la valse commence. Sa main effleure la mienne et nos regards se frôlent, je sens mon cœur battre plus rapidement, alors que ses prunelles m’ensorcellent. Je danse dans un autre monde, envoutée par son regard, par ses gestes. Tout en lui m’ensorcelle, son allure, son odeur, sa grâce. Tout chez lui m’a séduite, et ce dès le premier regard. Nous dansons, comme seuls face au monde qui nous entoure. Plus rien n’a de sens, si ce n’est sa présence. Elle seule suffit à me combler, à me charmer. Nous évoluons sur la piste durant une période qui me semble être à la fois infinie et réduite à néant. Longue et trop courte à la fois. Je n’ai plus la moindre notion de temps, plus la moindre idée de ce qu’était ma vie, avant sa venue.

Nous nous saluons, dans d’élégantes révérences. Je me sais gracieuse et je note une pointe d’intérêt dans ses prunelles. Je lui offre un léger sourire, à la fois charmeur et intimidé, et nous nous retirons. J’ose espérer un jour le revoir, mon cœur se languit d’hors et déjà de nos retrouvailles. En attendant nos retrouvailles que j’espèce voir venir prochainement, me voici condamnée à vivre dans l’attente de son retour. La musique n’aura jamais plus le même sens, à mes yeux. Et plus la moindre danse ne saura me donner un plaisir similaire à celui que j’ai pu éprouver avec lui. Lors de cette seule et unique valse que nous avons partagée.

Trois semaines se sont écoulées depuis ce soir là. Je contemple chaque jour, le soleil se coucher, regrettant d’avantage encore de ne pas avoir essayé quoique ce soit ce soir là. Mais qu’aurais-je pu faire ? Je ne suis qu’une jeune femme, je n’ai pas le droit d’être amoureuse, je le sais. Je devrais épouser celui que l’on choisira pour moi, vieux et laid sans aucun doute, mais titré et riche. Je ne peux rêver de ce destin qu’est le mien et préfère ainsi, me confondre dans les délires fiévreux de cette valse d’un soir. Mon cœur tressaute lorsque j’aperçois une silhouette ressemblant, de loin, à la sienne, et s’apaise douloureusement, quand il comprend que ce n’est pas Lui. Je ferme alors les yeux sur cette journée passée à rêver à cet homme que jamais je ne reverrais.

Finalement, mon père m’a faite appeler. Je ne sais que jour nous sommes, tant je me mœurs d’amour pour l’homme de la valse. J’ignore tout de lui, mais jamais aucun homme ne m’a fait autant d’effet. Il n’était pas du pays. Peut-être est-il aristocrate ? Peut-être est-il déjà marié et père de deux enfants. Quelle serait alors ma douleur en apprenant pareille horreur. Et pourtant, cela vaudrait sans doute mieux pour mon pauvre cœur, si fatigué de rêver à cet être que je ne reverrais jamais plus, je le sais. Je me présente à lui, avant même d’entrer dans son office, je devine qu’il n’est pas seul et je comprends pourquoi il m’a faite demander. Mon cœur se serre. Je vais sans le moindre doute rencontrer mon futur époux. Adieu, rêves et désirs passés. J’inspire profondément, tout du moins autant que le permet mon corset, et pénètre dans le bureau dans ma robe que je sais magnifique. Les froufrous verts accompagnent ma démarche, mes cheveux roux relevés en un élégant chignon dégagent mon visage. Je m’apprête à effectuer la révérence d’usage quand je voie, qui accompagne mon père. Mon mouvement est arrêté et mes prunelles ne peuvent plus lâcher celles si bleues de mon inconnu du bal… Mon cœur sursaute violemment et je sens que mes joues rosissent légèrement. Je remercie la poudre de me sauver la mise et achève tant bien que mal ma révérence, soufflant :

« Père… »

La fenêtre derrière lui annoncent la fin de cette étrange journée, le soleil répandant sa lueur mordorée sur l’horizon, je ne sens la chaleur de ce crépuscule, mais mon cœur, lui, m’apporte une chaleur infinie, tandis que mes rêves les plus fous remontent violemment à la surface. Je retiens difficilement mes pleurs, alors que j’entends mon père me présenter à l’homme de mes rêves. L’homme de la valse : Le Duc Emeric Larsen. Tout en moi frémit à la fois de peur, d’impatience et de désir. Je n’avais jamais ressenti tout cela et ça me perturbe profondément, tout en me réjouissant étrangement. Je salue de nouveau le Duc donc je connais enfin le nom… Ce dernier me salue à son tour dans une si élégante révérence que je crains que mon cœur ne cesse brutalement de battre, et il me rejoint en de si gracieuses enjambées que je me sens faiblir de nouveau, tandis qu’il me salue, doucement :

« Mademoiselle, je suis venu ici afin de demander votre main, à votre père ici présent. »
« Et j’ai accepté, évidemment, Opalyne… »

Je ne parviens à y croire. Frémissante, je me redresse doucement, et sourit faiblement à cet homme qui me plait tant et qui est, à présent, mon fiancé. Doucement, il baise ma main avec une douceur qui me laisse plus rêveuse encore que je ne l’étais précédemment. Ce crépuscule a un goût si doux, si différent des précédents… Je souris, et reste quelques temps avec mon père, le Duc nous attendant au salon. IL n’a besoin de m’expliquer son choix, je suis la plus heureuse de toutes les femmes de l’univers en cet instant précis, mais je l’écoute, tant bien que mal, essayant de demeurer sage, à ma place, comme le veut le code.

Le dîner me semble durer des heures. Je rêve de me retrouver enfin seule avec mon Duc, mon fiancé, l’homme de mes rêves. Mais hélas, je dois attendre plusieurs heures, encore avant qu’enfin, je ne rejoigne ma chambre. Je réfléchis alors au meilleure moyen de retrouver mon fiancé, discrètement, car je ne peux me permettre de me faire remarquer, qu’en dirait-on… Mais à peine suis-je entrée dans mes appartements qu’une silhouette s’anime dans un coin, à l’ombre, sursautant, je le reconnais bien vite et le rejoins en de souples enjambées. Il se saisit de ma main, et je me délecte de ce contact, alors qu’il s’excuse :

« Pardonnez mon impudence, mais je devais vous revoir. Je voulais vous revoir… »
« Moi aussi, je le désirais plus que tout. »

Son sourire agite de nouveau mon cœur et je le supplie du regard. Ses lèvres s’avancent enfin vers mon visage, embrassant avec une infinie douceur ma joue. Je ferme les yeux, appréciant ce contact et doucement, pose ma main sur la joue de mon Duc, la caressant du bout des doigts. Il s’en saisit et cette fois m’embrasse sur la bouche. Je sens chacune de mes résistances céder et les larmes de joie couler le long de mes joues, tandis que je l’enlace, de bonheur. Le crépuscule qui s’en est allé ce soir là, donnant lieu à cette si douce nuit n’était que le premier d’une longue lignée, qui, j’en suis sûre, me promet tant de bonheur…
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MessageSujet: Re: Les 30 baisers d'Opalyne   Lun 28 Jan - 23:20

Cauchemar
Alek & Opalyne
Avec Rhys

888 mots


Rhys venait de finir les cours, il sortait du lycée, son sac sur ses épaules, les mains dans les poches. L’air été glacé, l’hiver était plus présent que jamais. Il se hâta de rejoindre la gare où Opalyne devait l’attendre. Il traça son chemin rapidement, évitant plaques de verglas et autres obstacles hivernaux. Il entama l’ascension de l’habituelle pente qui menait à la rue principale avec volonté et une habilité plus que certaine. Rapidement, il descendit l’escalier qui menait aux sous-sols du métro. Là, il prit sa rame habituelle, qui n’arriva que quelques minutes après lui. Comme toujours, le wagon était bondé, il se trouva une petite place, tant bien que mal, et attendit d’arriver à destination.

Vingt minutes plus tard, il était arrivé. Il se fraya un chemin dans la foule et rejoignit la gare qui se trouvait à quelques pas de là. A peine arrivait-il sur le quai numéro neuf, qu’il l’aperçut. On pouvait difficilement passer à côté de son roux flamboyant, tâche de couleur dans ce monde de grisailles. Il l’allait l’apostrophait quand il le remarqua. Elle n’était pas seule. A côté d’elle, se tenait une tierce personne… Un homme, et pas des moindres. Même de dos, il le reconnaissait sans la moindre difficulté. Alex Benson. C’était lui, il en était persuadé. Rhys s’arrêta, ne sachant plus quoi faire. Il avait très envie d’aller le frapper, lui qui avait brisé le cœur de Romily. Sa Romily !!!! Et que faisait-il avec Opalyne, il comptait la briser, elle aussi ? Jamais il ne l’accepterait, jamais.

Il prit se décision. Trop tard. Il allait les rejoindre et mettre son poing dans la figure de ce bon à rien, mais avant qu’il n’ait pu se faire, il le vit embrasser Opalyne avant de s’engouffrer dans le train. Il serait volontiers monté à bord du train, mais la rouquine l’aperçut alors et le rejoignit en de longues enjambées :

« Rhys !!! »

La rouquine était à sa hauteur à présent, toute souriante. Il lui offrit en retour, un sourire crispé. Savait-elle ce qu’elle faisait ? Rhys avait l’impression de vivre dans un de ses pires cauchemars. Il détestait cet homme. Vraiment. Et voilà qu’il s’en prenait à elle, celle qu’il considérait comme sa sœur ! De quel droit venait-il empiéter sur sa vie, sa vie à lui ??? Ce n’était pas possible, il avait sans doute rêver, tout cela n’était pas réel, n’est-ce pas ? Il allait se réveiller et réaliser qu’il avait seulement fait un cauchemar, affreux, certes, mais qui s’avérerait être faux au final… Les lèvres d’Opalyne touchèrent sa joue dans une douce fragrance florale. Il soupira et la serra doucement dans ses bras, essayant d’effacer de sa mémoire, ce visage tant détesté.

« Tu m’as manqué, ça faisait longtemps… Tu vas bien ? Tu n’as pas dû trop attendre ? »

Elle lui répondit avec son habituel sourire, celui qui réchauffait son cœur, comme toujours :

« Pas du tout ! Je venais à peine d’arriver, voies-tu ! Je suis tellement heureuse de te revoir ! Tu m’as beaucoup manqué aussi ! Et on va avoir des tonnes de choses à se raconter, j’en suis persuadée ! Six mois, c’était si long… »

Et c’était parti, elle était toujours la même. Sa petite rousse pleine de vie, souriante, bruyante, mais si gentille… Il l’écoutait avec un certain attendrissement, laissant peu à peu derrière eux cet homme, celui qu’il avait pris pour Alek… Elle ne le mentionna jamais, et il finit par le laisser de côté, sans l’oublier, ça il en était incapable.

………………

Le lendemain, alors qu’Opalyne et lui prenaient leur petit déjeuner dans la cuisine des Ellis, la rouquine lui réclama un entraînement.

« Déjà ? »

Pour toute réponse, elle lui offrit un large sourire malicieux :

« J’ai fait beaucoup de progrès… Et j’aimerais que tu voies ça ! »

Aussitôt dit, aussitôt fait. Ils retournèrent à leurs combats et rapidement, Rhys dû admettre que son amie d’enfance avait fort bien progressé. Elle avait gagné en réflexes et en puissance. Elle avait toujours été motivée mais avait appris plutôt tardivement. Elle n’était certes, toujours pas aussi forte que lui, mais il devait avouer que cette fois-ci elle lui donnait un peu de fil à tordre. Radieuse, elle souffla, à la fin de l’entraînement, alors qu’ils buvaient de grandes gorgées d’eau fraîiche :

« J’ai bien progressé, hein ? C’est le barman du cabaret, qui m’a aidée, il est très sympa. Tu le connais peut-être, il était à l’école aussi… Alek Benson. »

Rhys faillit bien s’étouffer avec son eau. Alek… Il n’avait pas rêvé, il n’avait en rien hallciné. Il n’avait, hélas, pas juste fait un cauchemar. Non, cette horreur était sa réalitté et était bien plus proche de lui qu’il ne le pensait. Depuis combien de temps fréquentait-elle ce bon à rien ??? Pis, comment avait-il fait pour ne pas le voir venir. Il parvenait toujours à s’imisser dans sa vie, sa vie à lui, et à briser les personnes auxquelles il tenait. Ce cauchemar, cette abomination. Jamais il ne le laisserait tranquille ? Il entendit à peine la voix d’Opalyne, à côté de lui :

« Tout va bien ? Tu es tout pâle, Rhys… »

Il déglutit douloureusement et hocha finalement la tête :

« Oui… ça va… »
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MessageSujet: Re: Les 30 baisers d'Opalyne   Lun 28 Jan - 23:51

-suite-
Bal masqué
Caleb & Opalyne
Avec Alek

1 077 mots


Cela faisait deux ans, à présent, qu’elle travaillait au cabaret. Deux ans qu’elle s’était faite émancipé, qu’elle vivait sa vie. Opalyne aurait pu tout avoir. Elle était née avec une cuillère en or dans la bouche, des diamants à tous les doigts, des perles de culture au cou et des saphirs en guise de prunelles. Mais cette vie, elle l’avait toujours détestée. Elle ne supportait pas cette facilité, cette naïveté dans laquelle on avait souhaité l’entretenir. Elle voulait, plus que toute autre chose, être libre. Elle n’avait eu de cesse que de courir derrière cette seule et unique motivation. Liberté. Désir. Ces quelques mots qui guidaient, dorénavant, sa ligne de conduite. Eux seuls devaient être suivis, le reste n’avait guère d’importance.

Elle avait d’abord fuit sa famille en vivant chez une amie de sa mère, mais cet éloignement avait rapidement été jugé comme insuffisant à ses yeux, et elle avait ensuite vécu avec Rhys et ses deux parents. Leur vie était très différente de celle qu’elle avait connue avant, mais elle s’y sentait bien plus à sa place. La richesse, les luxes inutiles n’avaient pas d’intérêt à ses yeux, elle les détestait et elle ne voulait plus être cette fille, sale, qui se vautrait dans la satisfaction quand tous, autour, se meurent de faim ou de froid. Elle avait fini par se faire émanciper, à 16 ans. Elle vivait alors dans un quartier mal famé, mais elle s’y sentait bien plus à l’aise que dans les dorures qui appartenaient, désormais, à son passé.

On frappait à la porte. Elle ouvrit à son invité du soir et lui sourit. Il entra et referma la porte derrière lui. Alek et elle s’étaient connus à l’école, mais avant de travailler ensemble, ils étaient encore de sombres inconnus. Maintenant, ils étaient des alliés. Il posa sa mallette sur la table basse du petit salon :

« J’ai pas pu obtenir grand-chose, mais avec ça, je pense qu’on devrait bien s’en tirer… »

A genoux à côté d’Alek, Opalyne observait le contenu de la mallette. Elle hocha la tête et saisit la ceinture qui s’y trouvait :

« Formidable, elle commençait à s’user ma dernière… »
« Je sais. »

Il lui offrit un sourire complice. Sur sa combinaison d’un noir parfait et profond, elle serra la ceinture. Elle saisit son masque, un loup noir qu’elle enfila rapidement :

« Je suis prête. »

Il haussa les sourcils :

« Pas d’arme ? »

Opalyne esquissa un sourire :

« Les flingues m’encombrent plus qu’autre chose, un poignard me suffira largement. »

Alek et elle étant habitués l’un à l’autre, il comprit qu’insister serait inutile et referma donc sa mallette. Vêtu d’un costume sobre, il se dirigea vers la porte :

« Bien, on se retrouve ici dans cinq heures alors. »

……………

Deux heures plus tard, Opalyne était devant le coffre fort des McQueen. Pendant qu’Alek faisait mumuse avec les richissimes héritiers dans la salle de réception, elle forçait leur coffre fort. Elle devait avouer que ce dernier était légèrement résistant… Mais pas suffisamment pour lutter face à elle. Débloquant enfin la porte, elle l’ouvrit et en ressortit les bijoux et billets. Elle mit le tout dans une sacoche et quitta rapidement les lieux. Elle allait filer quand il déboula devant elle. Un jeune cuisinier… Il n’aurait pas dû être ici. Bien plus choqué qu’elle ne l’était elle, il étouffa à grand peine un cri :

« Vous m’avez fait peur… je… Que faîtes-vous ici… La réception n’est pas masquée… je… »

Elle soupira :

« On m’avait pourtant bien précisé de venir masqué… mais bon, si vous insistez… »

D’un uppercut, elle l’envoya au tapis. Les entraînements avec Rhys et Alek avaient fini par porter leurs fruits. Se juchant sur le rebord de la fenêtre, elle visa, et tira. Le tir à l’arc avait son utilité, lui aussi… Le câble fixé, elle se laissa glisser jusqu’à terre et atterrit à quelques pas d’une grosse Ferrari ostentatoire. Rapidement, elle entra à l’arrière du véhicule, et s’y changea. Vêtue d’une magnifique robe vert émeraude, elle passa une perruque brune sur son chignon roux, jusqu’alors maintenus par une cagoule, et enfila une parure qu’elle avait dérobé il y a quelques mois. Des chaussures à talons, et l’affaire fut jouée. Un peu de mascara et elle quittait le parking, rejoignant la salle de fête. Ce n’était, en effet, pas un bal masqué, pourtant, elle se sentait bien plus déguisée ainsi fagotée que lorsqu’elle avait été surprise par le cuisinier quelques instants plus tôt. Caleb fut le premier à la remarquer :

« Catherine ! Je me demandais bien quand tu nous ferais l’honneur de ta présence. »

Elle le rejoignit en de souples enjambées et l’embrassa doucement :

« Désolée pour le retard, j’ai eu un petit soucis avec ma voiture. »

Elle haussa les épaules, et offrit un petit sourire qu’elle savait ravageur.

« Pas de soucis, viens la, je veux te présenter un ami. Alek ! Je te présente Catherine de Montrose, une bonne amie à moi… »

Alek se tourna vers elle, son verre à la main :

« Enchanté, mademoiselle… »
« Tout le plaisir est pour moi. »

Elle esquissa un sourire et revint auprès de Caleb. Rapidement, la soirée prit fin, néanmoins. Simulant un malaise, la menteuse s’éclipsa et fut rapidement rejointe à son appartement, par Alek.

« Amusante cette Catherine. Le brun te va très bien, et tu en es méconnaissable. »
« Tu parles, ce sont ces lentilles qui me bouffent les yeux, j’ai cru que j’allais pleurer moins de trente minutes après les avoir mises. »
« Peut-être, mais les yeux marrons te vont très bien aussi… »

Soupirant, elle chassa ces quelques compliments d’un mouvement de la main :

« Tais toi et regarde plutôt ce que j’ai là… »

Elle tendit leur collecte de la soirée. Comme toujours, elle serait revendue. Une faible part leur restait, pour leurs prochains vols, et le reste était donné. A des associations, des fonds pour la recherche… C’était cette vie qu’elle avait choisi, coûte que coûte. Un masque constamment planté sur ses traits cachant si bien sa véritable personnalité qu’elle-même ne se connaissait plus réellement. Tout avait commencé il y a bien trop longtemps maintenant et elle ne s’arrêterait plus, du moins pas avant d’avoir eu ce qu’elle voulait : une dernière valse, au bal masqué de l’hypocrisie, où régnaient en maîtres ses parents… Sa cible finale.
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MessageSujet: Re: Les 30 baisers d'Opalyne   Dim 17 Fév - 18:48

Double jeu
Opalyne & Corey
Sont aussi présents : Luc & Lexy
820 mots

Opalyne était étudiante en faculté de biologie, et la nuit, elle dansait dans un club, pour se faire de l’argent. Ce n’était pas une vie de rêve, mais elle s’en sortait malgré tout. Depuis peu, elle avait accepté de laisser entrer un homme dans sa vie. Habituellement sur la défensive, elle s’était sentie naturellement attirée par Corey qui l’avait abordée un après-midi, dans un café. Bien que distante au début, elle avait fini par lui faire assez confiance pour accepter un autre rendez-vous, puis un autre… Et depuis quelques semaines à peine, ils sortaient ensemble.

La jeune femme travaillait tard ce soir, après le boulot, elle devait retrouver Corey chez lui. Elle dansait, tachant d’oublier ce qu’était sa vie, se concentrant sur le positif, les rares traces de bonheur qui parvenaient à illuminer son existence. Les yeux clos, elle se trémoussait, non sans grâce devant des hommes ivres. Elle finit par récupérer sa paye du soir, et quitta le club. D’un pas rapide, elle rejoignit l’appartement de Corey. Il l’acceuillit sur le seuil, et elle l’embrassa doucement, entra dans l’appartement et alors que la porte se refermait derrière elle, elle s’arrêta net. Il n’était pas seul. Derrière lui se tenaient quatre ou cinq hommes qui avaient la trentaine. Elle les dévisagea avec stupeur tandis qu’après un battement de cil, il n’en restait plus que deux et souffla, angoissée :

« Je… Qu’est ce que ça veut dire ? »

Elle avait bien vu l’un d’eux en plusieurs exemplaires, comme si… comme s’ils étaient… plusieurs tout en était qu’un… Stupéfaite, elle demeurait immobile juste devant la porte, sans plus savoir ni que faire, ni que dire… Sans plus rien comprendre. La voix de Corey s’éleva alors, se voulant apaisante :

« Opalyne… Tu n’as pas à avoir peur… »

Elle leva la tête vers lui, le dévisageant alors avec froideur :

« Qui es-tu ? »

Il tendait la main vers elle, pour la toucher, mais elle recula, effrayée. Elle avait été trompée. Ils… Ils étaient comme elle, des monstres, et elle ne voulait pas qu’ils l’approchent. Aucun d’eux. Comment avait-elle pu être si stupide, comment avait-elle pu lui accorder sa confiance ??? Et alors que les lèvres de Corey cessaient de bouger, elle entendit sa voix malgré tout, résonner dans sa tête. Les larmes aux yeux, elle recula, se cognant contre la porte derrière elle, les larmes coulant sur ses joues :

« Arrête ! Laisse-moi ! Ne me touche pas, et SORS DE MA TETE ! »

L’un des deux individus derrière se leva alors. Il avait les cheveux plus clairs que l’autre, et il était plus petit. Il avait de beaux yeux… Elle fronça les sourcils, et alors qu’il disparaissait, elle craqua :

« Laissez-moi partir ! »

Elle ouvrit violemment la porte et trouva l’homme qui s’était éclipsait juste derrière cette dernière, hurlant, elle sentit que Corey entrait de nouveau dans sa tête, pleurant, elle se laissa tomber par terre :

« Laisse-moi… »

Celui qu’elle avait vu en plusieurs exemplaires lui adressa alors la parole, d’une voix douce :

« Tu n’as pas à nous craindre, Opalyne. On ne te veut aucun mal. Au contraire, nous sommes pareils. »

Elle ne bougeait pas, cloitrée dans son coin, envahie par la peur et la douleur de la trahison, de ce double jeu qu’avait été celui de Corey. Elle n’avait jamais autant haï quelqu’un qu’aujourd’hui. Elle ne faisait jamais confiance à personne, et lui, il l’avait manipulée… Tout simplement. Elle ne trouvait pas de mots à placer, elle se contentait de demeurer assise, recroquevillée sur elle-même, sans oser leur dire quoique ce soit. Le téléporteur prit alors la parole :

« Laisse nous nous présenter. Je m’apelle Luc. Lui c’est Lexy, et tu connais déjà Corey. Je suis téléporteur et j’ai une vitesse… surnaturelle. Lexy se décuple et Corey est télépathe. Nous essayons de tous nous réunir, pour s’entraîder. Tu peux avoir confiance en nous. »

Elle finit par se redresser, et les observa chacun leur tour, avant de lâcher, froidement :

« Ha oui ? Si je peux avoir confiance, pourquoi m’avoir manipuler alors ? »

« Opalyne… On savait que tu serais difficile à convaincre, ça n’avait rien contre toi, et… Si c’est allé aussi loin, toi et moi, c’est parce que je t’ai aimé, je ne t’ai jamais menti, sauf au début, pour notre rencontre, je l’avais prévu. Mais le reste… Je n’avais rien prévu. »

Elle le dévisageait, et après un long silence, lâcha :

« Je veux bien venir… Mais toi et moi, c’est terminé Corey. Tu sors de ma vie, dès maintenant. Je me fiche de tes excuses, je te hais. »

Luc et Lexy échangèrent un regard et finalement, Luc tendit sa main :

« On rentre ? »

Lexy posa sa main sur l’épaule de Luc, Corey l’imita et après une seconde d’hésitation, Opalyne saisit la main que lui tendait Luc…
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MessageSujet: Re: Les 30 baisers d'Opalyne   Dim 17 Fév - 19:38

Colocation
Opalyne & Romily
Sont aussi présents : Joy, Corey, Lexy, Luc, Rhys, Alek, Laurell & Samara
1188 mots

En une fraction de seconde, ils avaient quitté l’appartement de Corey et se trouvaient devant un manoir. Opalyne, peu habituée à fréquenter ce genre de lieu demeura silencieuse, face à immensité de la demeure. Ce fut la voix de Lexy qui la sortit de sa torpeur :

« Bienvenue chez toi. »

Elle posa un instant ses prunelles bleu sur l’homme et il lui fit signe de le suivre :

« Entrons. »

Ils traversèrent un immense hall dans lequel trônaient quelques tableaux, et de riches tapisseries. Jamais elle n’avait vu pareilles merveilles, pas même en photos ou vidéos. Ils rejoignirent ce qui semblait être trois appartements réunis mais qui n’était qu’un ‘salon’ dans cette demeure. Il y avait de nombreuses personnes présentes, certaines assises silencieuses, d’autres en train de discuter. A sa gauche, Opalyne aperçut ce qui ressemblait à un escalier miniature de glace. Une brune à l’allure féline la rejoignit, souriante :

« Pas mal, hein. C’est ma dernière sculture. »
« Ouai Hell, tu es trop forte, ça av on a compris. »

La voix appartenait à un jeune homme, installé sur le canapé aux côtés d’une fille extrêmement mignonne. Cette dernière la dévorait des yeux, ce qui eut le don de mettre Opalyne mal à l’aise en quelques secondes. Alors que la prénommée ‘Hell’ répliquait, non sans colère :

« Tu sais quoi, Alek ? J’ai très envie de te mettre mon escalier dans ton c*l ! »
« Essaie pour voir, tiens ! »

La petite brune laissa Alek pour rejoindre Opalyne, sans la lâcher du regard :

« Oh, ma pauvre… Corey, je t’avais di que c’était une très mauvaise idée, tu es trop bête. Viens avec moi. Moi je m’appelle Joy ! Et lui là-bas, celui qui ne tient pas à ses fesses, c’est Alek, mon cousin ! Et Hell est juste là… C’est la cousine de Corey, que tu connais déjà. Essaie de pas trop lui en vouloir, il ne voulait pas te faire autant de mal, tu sais… Enfin, moi je le sais en tout cas. Je suis une empathe ! Tu as aussi la sœur de Corey, Linoah. A côté d’Alek, c’est Samara, et en face Romily. A côté de Romily c’est Rhys, il est comme moi ! »

La brunette sourit à Opalyne qui ne pouvait décemment pas la détester. Même Hell et Alek ne lui déplaisaient pas, malgré leurs forts caractères respectifs… Romily s’était levée et avait rejoint Opalyne. Elle était absolument… magnifique. C’était incroyable. Elle sourit à la rouquine et ajouta :

« Tout le monde n’est pas là, Nicolas, Evan, Emeric, Ena, Ehawee et Silah sont en train de s’entraîner. Tu veux que je te fasse visiter ? »

Opalyne se sentait perdue. Elle n’était pas mal, ici, mais elle se demandait quand même qui ils étaient tous, et ce qu’ils faisaient tous ici. Corey répondit à sa question sans qu’elle n’ait besoin de la poser :

« Nous sommes tous des mutants. Je suis télépathe. Comme tu as pu le constater, Hell maîtrise la glace à volonté. Rhys et Joy sont des empathes… »

Opalyne ne lui laissa pas le temps de terminer son explication, se tournant vers lui, l’air furieux, elle siffla :

[color:2930= rimson] « Toi, ferme-la. Je ne veux plus jamais t’adresser la parole. »

Romily soupira, et saisissant la main d’Opalyne, elle poursuivit, comme si de rien n’était :

« Moi je suis… une séductrice. Alek maîtrise les énergies. Il est très impressionnant. Côté impressionnant, il faut aussi que tu regardes Emeric à l’œuvre ! Il est incroyable. Enfin, tu nous verras tous en pleine action, ce sera plus probant. Tu viens visiter ? »

Opalyne suivit la belle brune, surtout pour laisser Corey derrière elle, avant qu’elle ne disparaisse avec Romily, la voix d’un garçon se fit entendre :

« Au fait ! Tu t’appelles comment ? »

Elle se tourna, et vit celui qui s’appelait Rhys, qui l’observait, attendant sa réponse. Elle souffla :

« Opalyne. »
« Bienvenue parmi nous alors, Opalyne… »

Joy suivait tout naturellement Romily et la nouvelle arrivée, tout en s’accrochant au bras de la rousse (à moins que ce ne soit l’inverse). Les trois filles disparurent dans des escaliers interminables, et alors qu’elles n’étaient plus que toutes les trois, Opalyne s’enquerra :

« Vous vivez ici ? Vraiment ? »
« Oui !!!!! A la base, la maison est à Lexy, mais il vivait seul, et on avait besoin d’un endroit… Pour nous. On est tous différents, à différents degrés. Si certains d’entre nous passent inaperçus… Pour d’autres c’est plus dur. Moi je n’ai jamais eu de mal. »
[color:2930= red] « Moi non plus. »

Romily avait un sourire amusé, et Joy sourit à son tour, avant de reprendre :

« Mais pour d’autres, comme Emeric, c’était plus dur. Ici, on peut être nous à 200% ! »

Elles arrivèrent à l’étage et Romily reprit la parole :

« On est une sorte de grande colocation… On partage des chambres à deux en général. Toi tu seras avec Ehawee, on va aller la voir, elle est en entraînement, là, mais vu l’heure, je pense qu’il touche à sa fin. Moi je suis avec Ena, en cas de problème, tu n’hésites pas, je suis deux chambres plus loin que toi. »
« Et moi juste à côté !!! Je la partage avec Sam ! »

Joy ressentant l’étonnement de la rouquine ajouta :

« Samara, mais on appelle tous Sam. Et désolée d’avance, j’ai du mal à contrôler mon empathie. Je fais pas exprès de ressentir tes sentiments, mais je ne contrôle pas encore bien mon pouvoir… D’ailleurs c’est quoi le tien ????»

Se mordant la lèvre, Opalyne répliqua :

« Eu… Je ne peux pas faire de démonstration ici… C’est un peu explosif, on va dire… »

Romily sourit :

« Oh, cool, hâte de voir ça ! »
« Puisque le sujet est abordé… Je suis un peu curieuse… Mais comment fonctionne ton pouvoir Romily ? Tu peux séduire n’importe qui ? C’est ça ? »

La belle brune acquiesça :

« Oui, c’est très facile. »

Quelques secondes après, elle envoya son pouvoir sur Opalyne qui immédiatement ne la vit plus de la même façon, c’était plus fort qu’elle, elle la trouvait irrésistible. Et elle n’eut pas le temps de comprendre ce qui se passait que ses lèvres touchaient celles de Romily. Immédiatement, l’emprise se dissipa et elle dévisagea la brune :

« Je… Ca alors ! »
« Désolée, c’est plus facile, pour montrer, mais promis, c’était la première et dernière fois que je l’utilisais sur toi ! »
« Eu… Ok… »

Peu après, une voix s’éleva :

« Salut ! Tu es la nouvelle ? Moi c’est Ehawee ! Alors comme ça tu es ma coloc ??? Cool ! Jme demandais quand j’aurais une compagne de chambrée !!! ca va être génial ! J’adore papoter, j’espère que ça t’embête pas ??? »

Étrangement, Opalyne se sentait plutôt à l’aise dans cette immense colocation de mutants… Pour la première fois de sa vie, elle se sentait vraiment à sa place… Elle-même.



Dernière édition par Opalyne Hummingbird le Lun 18 Fév - 19:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les 30 baisers d'Opalyne   Dim 17 Fév - 22:14

Le baiser qui n’en n’était pas vraiment un
Opalyne & Rhys
Sont aussi présents : Lexy, Corey, Samara, Alek, Laurell, Evan, Joy, Emeric, Silah, Dawn, Arlan, Ezhno, Jade, Roy, Emma & Linwood

2121 mots

Cela faisait une semaine à présent qu’Opalyne vivait au manoir de Lexy. Mis à part Corey auquel elle en voulait toujours autant, elle appréciait beaucoup ses compagnons, évidemment, les affinités différait entre tous, mais en général, elle n’avait pas de gros problème avec qui que ce soit. Elle n’avait pas encore montré ses pouvoirs à aucun d’entre eux. Elle n’était pas prête. Mais ce soir, elle se sentait bien. Elle avait assez confiance en elle, et en eux. Alors qu’Alek, Samara et Evan allaient s’entraîner, la rouquine se redressa. Elle était dans le canapé, en train de regarder la télévision avec Joy et Rhys. Elle s’était très bien entendue avec la première et le second, bien que plus réservé était de compagnie agréable. Elle avait encore du mal avec leur empathie, mais elle les aimait beaucoup.

« Je peux venir avec vous ? »

Alek s’arrêta et l’observa, non sans intérêt. Laurell, qui jusqu’alors semblait s’ennuyer ferme s’était redressée d’un coup, observant comme une bête curieuse la rouquine. C’était celle avec qui Opalyne avait le plus de mal. Pas qu’elle soit méchante, mais elle était très ‘crue’ et ne mâchait jamais ses mots. Samara qui se tenait à côté d’Alek sourit :

« Bien sûr, avec grand plaisir, même ! »

Emeric qui était avec Laurell jusqu’alors cessa de lire et se redressa :

« Je viens aussi alors. »
« Moi aussi. »

Laurell et Emeric avaient rejoint le trio de base, tandis qu’Opalyne commençait à douter. Rhys posa doucement sa main sur son épaule, et lui sourit :

« T’en fais pas, ça va très bien se passer. »

Elle hésitait encore mais Joy semblait de l’avis de Rhys, et elle finit par se lever, rejoignant les cinq autres mutants. Elle faisait plus confiance à Samara qu’aux autres… Bon, elle n’avait rien contre Evan non plus, mais elle demeurait moins confiante. Quant à Alek, Laurell et Emeric, ils l’intimidaient. Elle les avaient vu à l’œuvre tous les trois et ils étaient assez terrifiants. Opalyne se raccrocha au sourire de Samara et suivit le petit groupe. Elle s’arrêta devant la salle d’entraînement, l’observant non sans consternation. Elle n’y était jamais allée encore. Samara prit la parole :

« C’est sympa, hein ? On a un logiciel qui nous permet de nous mettre dans la situation de notre choix. On évolue comme dans une vraie ville, ou dans la rase campagne. On s’entraîne à maîtriser nos dons, tout en évitant au maximum tout dégât colatéral. Et la pièce est faîte pour résister à absolument tout. Tu ne risques rien, et ceux qui sont dehors non plus. On a des caméras pour filmer pour nous observer hors contexte après, et voir où étaient nos erreurs. »
« Bref, c’est très sympa. Alors, ton pouvoir ? »

Opalyne qui se tenait sur le seuil de la salle se tourna vers Hell :

« Vous feriez mieux de pas être dans la même pièce que moi… »

Alors qu’Evan et Samara se reculaient pour laisser le champ libre, Laurell sembla hésiter un instant avant de reculer, un sourire pervers accroché aux lèvres. Seul Emeric et Alek restèrent sur le seuil, guère convaincu. Opalyne soupira :

« Je contrôle rien, et je risque de vous tuer. »

Emeric haussa les épaules et recula à son tour tandis qu’Alek répliquait, amusé :

« Peu probable que tu me fasses quoique ce soit. Rien ne peut me tuer. »
« Je préfère ne pas prendre ce risque… »

Il renifla avec dédain, mais finit par se reculer, et la laissa seule dans la salle d’entraînement, la porte se refermant sur le groupe. Retenant sa respiration qui se faisait saccadée, la jeune femme se tordit les mains nerveusement, et s’avança dans la salle. Une fois en place, elle entendit la voix d’Evan :

« Tu veux quelle décoration ? »

Elle réléchit un moment, avant de répondre :

« Eu peu importe… »

Deux secondes plus tard, le paysage s’était construit sous ses yeux. Une petite ville, paisible. Bien… Elle inspira profondément, puis se concentra. Les yeux clos, elle commença à bouger, comme si elle dansait, les pieds profondément encrés sur le sol, ses hanches roulaient sensuellement, et alors qu’elle se concentrait, des anneaux de feux de mirent à rouler autour de ses hanches, comme si elle était en plein exercice de gymastique. Elle tendit les mains, d’un coup, et les anneaux se séparèrent de son corps, filant avec puissance à travers la salle, sans parvenir à suivre de trajectoire bien précise. Deux minutes après, la porte s’ouvrait, Hell en tête. Elle admira le feu qui s’était propageait dans la pièce, riant :

« Super sympa, ça !!!! »

Elle tendit les mains, et une brume s’en échappa, tuant les flammes sur son passage. Elle se tourna vers Alek :

« Je l’aime bien, elle. »

Alek sourit :

« Je savais que je ne risquais rien. »

Samara se détacha du lot pour rejoindre Opalyne, visiblement très heureuse, elle prit sa main, sans cacher son bonheur apparent :

« Génial !!!! Tu es une fille du feu toi aussi, trop cool, je suis plus toute seule ! On sera deux contre toi, maintenant Hell ! »

Laurell haussa un sourcil :

« Encore faudrait-il que la rouquine apprenne à viser. »

Evan prit rapidement la parole, voyant qu’Opalyne commençait à s’énerver :

« On a tous mis du temps avant de nous en sortir, ça va venir, t’en fais pas, Opalyne, à force de faire des exercices tu contrôleras ton don aussi bien que Lexy contrôle sa duplication ou Luc sa téléportation. »

Hell se mit à rire :

« Ouai, au début c’était pas gagné. Lexy, je ne sais pas, mais Luc, il en a fait des trop drôles ! Un jour il a failli crever d’ailleurs, ça va que Corey était là. Il y serait peut-être resté sinon… Haha, les entraînements, ya rien de plus drôle. Hein Emeric ? On y va maintenant ou quoi ? »

Samara sourit :

« Ouai !!!! »
« Tu restes Opalyne ? »
« Je… Je ne me sens pas prête… Pour le moment. »

Hell haussa les épaules :

« Comme tu veux. »

Ils entrèrent tous dans la pièce, et Lyne demeura en retrait, et s’assit derrière les écrans de surveillance pour les observer. Le paysage fut modifié. C’était animé. Alek était en retrait, tandis que Samara s’entourait d’un rayon lumineux. Opalyne fronça les sourcils, elle ne comprenait pas vraiment ce qu’elle faisait, et la voix de Rhys s’éleva alors à ses côtés :

« Elle est liée au soleil. Elle arrive à absorber les rayons et emmagasine l’énergie qu’elle peut utiliser après sous forme de feu ou lumineuse. Pratique pour voir dans le noir ou allumer un feu, quoi… »

Sursautant, Opalyne, dévisagea Rhys, elle ne l’avait pas entendu arriver. Il lui sourit, d’un air d’excuse, et prit place à ses côtés. Il poursuivit :

« Emeric fait des séisme rien qu’en tapant du pied, ou des mains. Evan est télépathe, Hell maîtrise la glace, comme tu l’as sans aucun doute remarqué à diverses reprises, elle aime l’art contemporain, voies-tu. Alek c’est plus défensif… Il ne peut attaquer que si on l’a attaqué avant. Regarde, tiens… »

A ce moment précis, Samara se tournait vers Alek, et tendant les mains, elle envoya un puissant rayon enflammé en direction du jeune homme, sans que personne de cille. Se crispant automatiquement, Opalyne dévisagea la scène avec effroi, entendant à peine la voix de Rhys :

« T’en fais pas. »

Tendant les mains, Alek récupéra le rayon, comme s’il s’agissait d’une simple balle et le réduisit à néants.

« Ouaou… »
« Attends, c’est pas fini… »

Alek se tournait vers une cible à présent, et d’un claquement de doigt, il la fit exploser sous le regard admiratif de Lyne. Rhys se mit à rire :

« Ouai, c’est cool, mais il en a ch**r un max avant d’en arriver là, tu sais. Toi aussi tu feras des trucs énormes, plus tard. »

Opalyne lui adressa un sourire intimidé et observa la suite de l’entraînement. Tous l’impressionnaient énormément. Quand ils sortirent, Samara s’empressa de rejoindre Opalyne :

« Ha, j’ai trop faim, moi ! Tu viens ? Ho, Rhys ! Vous venez, on va vider le frigo !!! Faut faire vite, sinon Hell va encore tout bouffer. »
« T’as un problème la blonde ? »
« Même pas peur !!!! »
« Ouai, genre fais gaffe à tes petites fesses Sam ! »

Elles se mirent à rire. Tous rejoignirent la cuisine où ils dinèrent ensemble. Les autres avaient déjà mangé et regardaient la télé ou lisaient dans le salon. Lexy jouait aux cartes avec Corey et se faisait visiblement plumer. Opalyne observa Corey un moment, avec froideur, et s’en détourna. Si Rhys ressentit la haine de la rouquine, il n’en pipa mot. Alors qu’ils en étaient au dessert, Corey et Evan se redressèrent et soufflèrent, comme un seul homme :

« Ils sont de retour… »

Joy se mit à crier de plaisir, se jetant hors du salon à vive allure, elle fut rapidement suivie par Silah. Les autres suivirent avec moins d’entrain. La porte du manoir s’ouvrit alors sur une rouquine qui portait de longs gants noirs. En retrait se tenait une petite blonde, un grand musclé et un loup blanc. En quelques bonds, le loup avait rejoint Lexy et se transformait en une femme brune, menue. Elle sourit à Lexy :

« Le trajet ne fut pas de tout repos, et Emma boude. »
« Non, je ne boude, pas, tu m’emm*rdes à la fin, Dawn. Mais je pense qu’on aurait pu tirer jusqu’en Italie. »

La voix sortait de nulle part. Opalyne avait beau cherché, elle ne voyait pas qui venait de parler. La rouquine en tête eut un sourire et lâcha :

« Emma, si tu pouvais être visible, ce serait sympa. Parler dans le vide c’est usant. »

Une brunette se matérialisa alors, levant les yeux au ciel.

« Ce que vous êtes lourds, tous… Oh, tiens salut ! Opalyne, c’est ça ? Je ne savais pas que Corey t’avait déjà ramené. Tu es plus efficace que je le pensais, bien joué. »

Dès que son nom fut prononcé, Opalyne serra les points. Corey, encore et toujours. Elle aurait préféré ne jamais le connaître, mais en même temps, maintenant qu’elle était ici, renoncer à tout cela ne l’enchantait guère… Joy ne laissa pas le temps à Opalyne de dire quoique ce soit :

« Où est Roy ??? »
« Ici… J’avais un truc à vérifier… »
« Parce que tu crois vraiment que j’aurais laissé ta plante crever ? »

Romily venait de prendre la parole, levant les yeux au plafond :

« Pour t’entendre geindre sans cesse pendant des années après ? Non merci, elle est en super forme, quand on me confie une tâche, je gère, moi. »

Joy ne quittait pas Roy des yeux, et bien qu’ils ne soient pas aussi explicites que Silah et un garçon plutôt mignon qui s’embrassaient sans la moindre gène devant tout le monde, Opalyne sentit (bien que n’étant pas empathe) qu’il y avait un truc entre eux. Elle sourit, mais ne fit pas de commentaire. On lui présentant les derniers venus : Arlan était le grand black musclé, la rouquine se prénommait Linwood, il y avait donc Roy, Emma et Dawn. Ezhno était celui qui ne quittait pas Silah et Jade, la petite blonde.

Le desser se finit en compagnie de tous, les derniers venus se firent à manger, et discutèrent un long moment. Quand Rhys annonça qu’il allait se coucher, Opalyne saisit la perche, elle était fatiguée, mais n’osait se lever tant que personne ne l’avait fait et ajouta :

« Moi aussi ! »

Ils montèrent l’escalier ensemble et alors que Rhys la laissait sur le seuil de sa porte, il sourit :

« Tu sais, je suis empathe. Je mesure toute ta haine à l’égard de Corey, et je la comprends, mais je peux aussi te dire qu’il s’ne veut beaucoup, et qu’il était sincère. »

Il esquissa un petit sourire et sans que ni lui, ni elle ne le voit venir, il l’embrassa doucement, et recula d’un coup :

« Eu, mince, pardon, eu… bonne nuit… »

Toute perturbée par ce baiser, la rouquine alla se coucher, non sans s’interroger sur le baiser que Rhys venait de lui donner… Etait-ce un vrai baiser ou… Autre chose qu’elle ne comprenait tout de même pas mieux ??? Elle peina à trouver le sommeil, mais finit par s’endormir aux environs de quatre heures du matin, d’un sommeil sans rêves.

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MessageSujet: Re: Les 30 baisers d'Opalyne   Lun 18 Fév - 21:10

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1663 mots


Trois mois étaient passés. Rhys n’avait jamais plus mentionné le baiser qu’il avait donné à Opalyne ce soir là, et elle non plus n’avait pas abordé le sujet. Les tensions avec Corey s’étaient peu à peu apaisées. Si elle ne fondait plus en larmes quand elle le croisait, elle était loin d’être une de ses amies malgré tout. Opalyne s’était fait son petit cercle. Elle s’entendait très bien avec sa compagne de chambrée. Ehawee était agréable à vivre, et Opalyne ne se laissait pas de la regarder tirer. Elle était dotée d’une super vision et était particulièrement impressionnante, dès lors qu’elle tenait son arc en main. La rouquine était aussi très amie avec ses deux voisines de chambre : Samara et Joy, ainsi que Romily et Linoah. Elle gardait ses distances avec le groupe formé par les trois garçons : Alek, Nicolas et Emeric. Ils l’intimidaient encore, bien que Samara qui sortait avec Alek lui affirmait qu’ils étaient tous adorables (mais surtout Alek, précisait-elle à chaque fois). Lexy et Dawn vaquaient à leurs occupations, tandis que Hell restait LA personne que la dernière arrivée préférait vraiment éviter. Elle avait du mal avec ses nombreux sauts d’humeur. Hormones ou pas, mieux valait l’éviter, elle trouvait ça plus sûr.

La jeune femme était aussi en bons termes avec les autres, mais son groupe de prédilection restait celui formé par les quatre filles précédemment citées. Rhys pouvait rejoindre le dit groupe sans faire tâche, de temps à autre. Ce jour là, Opalyne avait entendu Laurell hurler de bonne heure. Une histoire de shampoing, qu’Emma lui aurait soit disant piquer. Niveau colocation, celle des deux filles faisaient des éclairs. Emma et Hell avaient toutes deux un très fort caractère et il ne se passait pas une journée (ou deux, soyons larges) sans qu’une d’elle n’attaque l’autre. Paradoxalement, elles avaient l’air d’être de très bonnes amies (hormis les périodes engueulades). Opalyne n’y comprenait rien. Joy qui était assise en face de la rouquine sourit :

« T’inquiète, tu t’y feras. Elles s’adorent, et quand elles s’engueulent, c’est une façon de se montrer leur affection. Ouai, moi aussi je trouve ça dingue, mais bon, en même temps on parle de Emma et de Hell. Ce n’est pas si illogique que ça. »

Romily qui venait de se servir une tasse de thé se mit à rire :

« Oui, c’est sûr. Dis-moi, Opalyne, tu étais bien danseuse avant, non ? »
« Eu, en quelque sorte… Pourquoi ? »
« Tu me ferais une démonstration ? J’aime bien augmenter mes connaissances en matière de séduction. »

La rousse eut un sourire gêné :

« Tu n’as certainement pas besoin de moi pour ça Romily. Je ne t’arriverais jamais à la cheville, danse ou pas. Et puis de toute façon, on ne peut pas vraiment dire qu’être à moitié nue sur une scène c’est vraiment de la danse. »

Romily haussa les épaules :

« J’espère quand même que tu me montreras un jour. Juste à moi ! »
« Eu, ben on verra… »

Romily opina puis alla boire son thé auprès de son frère. Roy était discret, Opalyne avait souvent du mal à détecter sa présence, il savait se faire oublier avec une aisance assez incroyable. Tout le contraire de Rhys qui lui aussi se faisait discret, mais étrangement, elle captait toujours sa présence, quand il entrait dans sa zone radar. Et elle était plutôt gênée en général, sans trop savoir pourquoi exactement. Chassant cette pensée de sa tête, elle tâcha de se concentrer sur autre chose, sa conversation, par exemple.

« Je pensais aller faire un tour en ville dans la semaine, mais Alek est trop occupé, il peut pas venir avec moi, vous viendriez les filles ? »
« Désolée, Sam, mais j’ai promis à Roy qu’on passerait du temps tous les deux… »
« Moi je veux bien, ça me changerait… »

Le visage de Samara s’éclaira :

« Cool ! Je pensais faire les boutiques, et qui sait, un petit ciné !!! Ça te plairait ??? J’ai trop besoin de sortir ! »


………………….

Deux jours plus tard, les filles étaient parties. Elles avaient pris un bus et se retrouvèrent en deux petites heures en centre ville. Samara semblait respirait le bonheur, et Opalyne se sentit à son tour, soulagée d’un poids certain. Vivre tous ensemble, c’était pesant. Surtout quand il y a deux empathes et deux télépathes parmi vos colocs… les filles firent donc un peu les boutiques, et allèrent voir un film parfait pour deux copines en virée : niais, romantique, et pas violant. Quelque chose qui change de la vie au manoir (pour Opalyne en tout cas… Sam vivant quand même le graaaand amour avec Alek). Les filles sortirent un peu en retard de leur séance, et alors qu’elles courraient pour avoir leur bus, elles purent l’admirer filer devant elles, impuissantes. Alors que Samara montait sur ses grands chevaux, folle inquiétude, Opalyne répliqua :

« Ce n’est pas si grave Sam, t’en fais pas. On peut aller dans un motel, on rentrera demain. »

Samara semblait peu convaincue. Et c’est alors qu’Opalyne saisit. Esquissant un sourire, elle s’exclama, non sans amusement :

« Attends ! J’ai compris ! Tu n’es jamais vraiment sortie, en fait ! Je me trompe ? »
« Ben si, aujourd’hui on est sorties, tu voies bien ! »
« Ô Sam, à d’autres. Je te parle de vraie sortie, soirée, bar, boîte de nuit… de la danse jusqu’à pas d’heure, de l’alcool… »

Et puisqu’elle ne répondit pas, la rouquine en déduisit qu’elle confirmait ses soupçons et prenant le bras de son amie s’exclama :

« Très bien c’est l’occasion ou jamais alors ! Ce soir, tu vas voir ce que c’est que la vraie vie, et pas que celle de château ! »

Les deux filles passèrent d’abord au motel. Il s’agissait de poser leurs affaires, puis de se changer. Elles mangèrent un bout en chemin, et s’arrêtèrent dans un bar que la rousse connaissait.

« Aller, que la fête commence !!!! »

Si Samara semblait réticente au départ, peu de verres plus tard, elle était heureuse comme personne. Elle riait, dansait, chantait. Et Opalyne s’amusait aussi, bien que tenant bien mieux l’alcool que son amie. Elles dansèrent des heures durant, et quand vint l’heure de rentrer, elles se retrouvèrent, bras dessus, bras dessous. Tout se serait bien passé, si elles étaient passées cinq minutes plus tôt. Ou plus tard. Mais leur chemin croisa celui d’un groupe assez peu recommandable qui, bien sûr, ne les laissa pas passer sans rien dire. Opalyne était habituée aux goujats, mais Sam l’était moins visiblement, et alors qu’elle répliquait, la rouquine sentit que la nuit allait être très longue. Samara n’allait pas en démordre facilement, et elle semblait partie pour tous les ‘anéantir’ (d’après ses propres paroles). Opalyne la prit par le bras :

« Laisse courir, ce sont des abrutis. »

Alors que Samara s’échauffait de plus en plus, une interventiona ussi innatendue que bienvenue eut lieu. Alek, Evan et Luc arrivèrent. Rapidement, le petit groupe éméché délaissa les deux filles non moins saoules, et fila sans demander son reste. Evan sourit :

« Quand Alek a vu que vous ne rentriez pas, il s’est mis dans tous ses états. »
« Ta gueule Evan. Sam, ça va ? Qu’est ce que tu as fait, tu es complètement pétée ! »

Samara s’accrochait au cou de son petit ami, tout en lui souriant :

« Non je suis pas pétée du tout !!! Je suis en entier, tu voies bien ! Et je marche troooop bien ! Je plane coooomplet, c’est trooop cool ! »

Alek soupira, mais un petit sourire illuminait malgré lui ses traits, ce qui rassura quelque peu Opalyne. Elle n’aurait pas aimé que Samara se dispute avec Alek à cause d’elle, parce qu’au final, c’était bien à cause d’elle qu’elles en étaient là toutes les deux.

« On rentre ? »
« On a nos affaires dans une chambre de motel, on peut passer les récupérer ? »

Luc observa Samara, l’air inquiet.

« Je ramène Sam, Alek et Evan et je reviens. »

Aussitôt dit, aussitôt fait. Luc réapparut en moins d’une minute et marcha les mètres restant vers le motel avec Opalyne.

« Tu nous as dévergondé notre Sam, toi. »
« Oh, quelques verres et une petite cuite ne la tueront pas. Je trouve ça bête de passer à côté de sa jeunesse. »

Opalyne avait haussé les épaules et esquisser un sourire.

« Parce que tu en profites pleinement de ta jeunesse, toi ? »

Il l’observait avec un mélange d’elle ne savait trop quoi. Elle était trop pompette pour bien analyser de toute façon, et elle n’était pas Joy (ni Rhys) alors niveau empathie, on repassera.

« Oui, j’en profite totalement, je ne me fixe aucune limite, parce que je déteste ça. J’estime qui ma vie m’appartient et que j’ai le droit d’en faire ce que je désire. »

Et devant le silence de Luc, elle sourit :

« Quoi ? Ca te dérange ? »

Il sourit à son tour :

« Pas du tout, je demande à voir plus en détails, dirons-nous. »

Ils étaient arrivés dans la chambre et Opalyne avait rassemblé les quelques affaires de Samara avec les siennes. Debout, face à Luc, elle demeura immobile un long moment, tandis que tous deux se fixaient, sans bouger. Ce fut Opalyne qui rompit la distance et posa ses lèvres sur celles de Luc, pour un baiser plutôt sage. Elle sourit, alors qu’elle se reculait légèrement afin d’appréhender sa réaction.

« J’avais très envie de t’embrasser. »
« Alors ne te prive pas, embrasse-moi. »

Ce fut lui qui fit le deuxième pas, passant ses mains sur les hanches de la jeune femme, il l’attira contre lui pour l’embrasser avec plus de fougue à présent. Ils restèrent ainsi longtemps, l’un contre l’autre, avant de finalement s’éclipser.



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