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 Et ce qui devait arriver arriva... [PV]

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MessageSujet: Et ce qui devait arriver arriva... [PV]   Dim 6 Jan - 17:11

    Abell & Mailys



    C'était un jour de septembre comme un autre pour le charmant photographe de vingt cinq ans ceci dit il était bien conservé pour un vieux croûton et c'est Emma qui le dit ! Le soleil brillait, le ciel était sans nuages, et on ne croisait plus de gamins braillards dans la rue du chemin de traverse parce que merci mon dieu, ou pas, la rentrée était arrivée et ainsi, le calme était revenu et cela faisait du bien, énormément de bien. Car en effet, lors des vacances d'été, et plus généralement à la fin, les boutiques pour sorciers gorgeaient d'élèves de Poudlard de toutes tailles, de toutes formes et oui on accueille des aliens maintenant à Poudlard, partout, plein de gamins plus ou moins grands, plus ou moins bruyants et la quiétude qu'appréciait Abell lorsqu’il se baladait était bien bouleversée. C'était ainsi qu'il préférait s'enfuir dans son loft new yorkais pendant les deux mois que duraient les vacances scolaires. Ensuite, lorsqu’il était sûr que le saint jour de la rentrée, et là il ne plaisantait pas, était arrivé, il rentrait tranquillement à Londres, sa ville natale et arpentait ses rues avec plaisir. Quel joie, c'était vrai, de se balader tranquillement sans croiser le moindre petit vermisseau adolescent ! D'accord, Abell avait été jeune aussi, non vraiment ??, élève aussi et il aimait traîner et s'amuser dans les boutiques du chemin de traverse mais devenu vieux adulte, il ne supportait plus de voir sa tranquillité ébranlée par une bande de stupides élèves de son ancienne école, et bizarrement il était sûre que c'étaient des Gryffondors parce qu'évidemment, les verts et argent ne s’abaisseraient pas à se conduire comme de parfaits idiots en public. Les Serpentards avaient leur fierté tout de même. Et ils savaient se tenir eux. Et oui, le jeune homme avait beau être sorti de l'école depuis longtemps, sa haine pour les idiots de rouges et or était toujours bien présente. Après tout, quand on aimait pas quelque chose... !

    Enfin bref, c'était bien agréable de se balader dans les rues sans que le moindre bruit ne le bouleverse. Comme le soleil éclatait en cette journée, l'ancien Serpentard en avait profité et c'est en tee-shirt rayé bleu et blanc, short blanc et tongs qu'il se baladait. Ses raybans noires étaient plantés sur ses cheveux bruns, s'il devait prendre une photo il ne pouvait pas prendre le risque de la gâcher en ne voyant pas les vraies couleurs. Et c'est ainsi qu'il mitraillait tout ce qui semblait avoir de l'importance pour lui, il vérifierait ces photos une fois à son studio, pour l'instant il avait le temps et il préférait profiter de ce soleil tapant et de cette chaleur peu habituelle à Londres, c'est vrai quoi, pour une fois qu'il faisait très bon à Londres, il fallait mieux en profiter. Un sourire fin, sadique s'afficha soudainement sur le visage, il pensait aux pauvres élèves, obligés d'aller en cours par un temps pareil, quoique en Ecosse cela pouvait être différent de ce qu'ils avaient à Londres, ah décidément, il était de très bonne humeur aujourd'hui.

    Et c'est ainsi, tout son esprit occupé par ses pensées, qu'il ne vit pas une jeune fille arrivant dans la même direction que lui. Et ce qui devait arriver arriva. Il la percuta et c'était assez douloureux comme choc car il était super fort genre super musclé et le choc fut assez important pour la faire tanguer dangereusement. Heureusement, Abell était un jeune homme assez rapide et dans un réflexe même pas calculé, il soutenut la jeune blonde en prenant sa taille de son bras, attendit quelques secondes pour être sûre qu'elle ne chuterait pas et la lâcha tout en s'excusant avec un sourire charmeur gravé sur son visage d'ange. « Vraiment désolé, je ne t'avais pas vu. Tout va bien ? »

    Soudainement, sa conscience de photographe de mode prit le dessus et il parut se rendre compte de la beauté de la jeune fille qu'il avait en face d'elle. Toute jeune encore, elle sortait de Poudlard selon elle, elle possédait deux magnifiques yeux verts-marrons plantés sur un visage d'ange et de longs cheveux d'or cascadaient le long de ses épaules. L'oeil brillant, Abell sortit sa carte de visite, qu'il avait toujours avec lui et la présenta à la jeune fille :

    « Excuse moi d'être de si direct mais tu es une fille sublime, je suis photographe de mode et je serais honorée de faire quelques clichés de toi. » S'inquiétant soudainement qu'elle ne prenne ses paroles au second degrés, il précisa : « Je ne suis pas un pervers ne t'en fais pas, je ne veux absolument pas profiter de toi quoique, je suis Abell Crowford, je suis connu dans le métier. »

    Et bien plus depuis ces dernières années.


Dernière édition par Abell Crowford le Dim 17 Fév - 14:38, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver arriva... [PV]   Ven 11 Jan - 21:11


Ce qui devait arriver arriva
Abell & Maïlys
© Belzébuth



Cela faisait un an à présent, que Maïlys avait commencé à travailler au Ministère. Elle avait convoité une telle position pendant pratiquement toute sa scolarité à Poudlard, et s'était assurée de pouvoir y prétendre grâce à des relevés de notes impeccables. Et jusqu'à maintenant, elle n'avait éprouvé aucun regret à avoir choisi la voie qu'elle avait pris. Certes, elle avait énormément de travail, et pas toujours ce qu'il y avait de plus gratifiant à accomplir (elle n'était encore qu'assistante au Département de la Coopération Magique Internationale, après tout), mais elle avait entière confiance en ses capacités: elle gravirait les échelons un par un s'il le fallait, mais elle y arriverait.

Café glacé à la main, elle sortit du café qui avait obtenu sa préférence, lunettes de soleil sur le nez. Certes, on était début septembre, ce qui n'était jamais annonciateur de bonnes nouvelles météorologies au Royaume-Uni, mais il faisait encore beau, alors, autant en profiter, non ? Il fallait bien rentabiliser l'achat de ses lunettes de soleil (bien qu'elle n'ait aucunement besoin d'une excuse pour les porter). Cela étant, l'objectif restait de finir par se détacher complètement de ses parents du point de vue économique, et ce n'était pas en jetant son argent par les fenêtres qu'elle y parviendrait. Difficile de concilier économies et envies de shopping ! Et encore, elle était plutôt raisonnable, en général. Dilemme monétaire mis à part, elle était contente d'avoir profité de sa pause pour faire un tour sur le chemin de Traverse: le temps était idéal, et les rues plutôt calme. L'occasion parfaite pour flâner tranquillement, en dégustant sa boisson. Elle avait toujours préféré le café au thé. Elle était bien consciente que ce n'était pas forcément monnaie commune dans son pays d'adoption, mais elle n'en avait fichtrement rien à faire.

Son regard passa distraitement sur les articles exposés dans la vitrine d'un apothicaire, songeant qu'il lui serait peut-être bon d'acheter quelque chose à ses frères, histoire de ne pas leur rendre visite les mains vides, quand elle retournerait en Italie. Maintenant qu'elle était en mesure de dépenser son propre argent, elle pouvait, voire devait leur offrir un petit quelque chose, ça leur ferait certainement plaisir, et ils seraient capables de lui en vouloir si elle ne leur montrait pas qu'elle pensait à eux. Merlin, ce qu'ils lui manquaient ! Sa vie était toujours moins amusante lorsqu'ils n'en faisaient pas partie, et elle était tellement prise ces derniers temps qu'elle n'avait effectivement pas pu les voir depuis un bon moment. Soupirant, elle détourna les yeux de la vitrine, juste à temps pour qu'un flash d'appareil photo lui éblouisse les yeux et qu'elle n'entre en collision avec quelqu'un. « Ah ! » Son premier réflexe fut de tendre sa main tenant le café à distance de son corps, afin d'éviter de s'auto-éclabousser. Malgré le couvercle qui couvrait celui-ci, elle sentit quelques gouttes du liquide gicler sur sa main.

Ledit réflexe n'était pas le plus intelligent qu'elle ait eu, puisque si une main vigoureuse ne l'avait pas retenue par la taille au moment du choc, elle aurait probablement risqué de chuter, sans rien pour amortir le choc. Et Merlin savait qu'elle n'avait aucunement envie de s'égratigner où que ce soit. Elle n'avait aucune potion antiseptique sur elle, et elle ne se faisait pas spécialement confiance pour se soigner toute seule lorsqu'elle paniquait. Et elle aurait paniqué. Sans l'ombre d'un doute. Toutes ces observations faites, et son équilibre retrouvé, elle leva un regard agacé vers le coupable... qui lui souriait ? Par Salazar, il fallait toujours qu'elle se fasse bousculer par des illuminés sur le chemin de Traverse ! C'était une malédiction, obligé. Des illuminés généralement mignons, elle devait le leur accorder. En l'occurrence, ce dernier lui adressait un sourire resplendissant (à la Gilderoy Lockhart), l'air pas plus traumatisé que ça par la collision. « Ton appareil photo m'a ébloui. » commenta-t-elle d'un ton neutre, sortant sa baguette de son sac afin de nettoyer les dégâts causés par la secousse.

« Autrement je t'aurais contourné. » ajouta-t-elle une fois satisfaite, relevant les yeux vers le visage de l'inconnu. Il ne lui semblait pas familier. S'il avait été à Poudlard, elle aurait été capable de le reconnaître. Cependant, il avait l'air plus âgé, aussi avait-il pu être élève à l'école de sorcellerie avant qu'elle n'y arrive ? Difficile à évaluer. « Hm... Tout va bien, oui. Mais c'était juste. Merci de m'avoir rattrapée, au fait. » Il la rendait nerveuse à sourire ainsi. Parce qu'elle elle sait pas comment faire, en fait. Sans mot dire, elle saisit délicatement la carte qu'il lui tendait, la parcourant des yeux tandis qu'il la complimentait puis lui proposait de... quoi ? La prendre en photo ? Elle leva un regard interloqué vers lui. Trop d'informations d'un coup ! « Qu-quoi ? » Stop. Maïlys ne perdait pas ses moyens. Aussi excentrique que soit la manière de se comporter de ce type. « Je ne suis pas mannequin. » argumenta-t-elle un brin gênée. Et flattée, il fallait bien le reconnaître. Cela dit, les problèmes d'insécurité qu'elle avait développé concernant son physique étant plus jeune ne l'avaient jamais entièrement quittée, et même si ce n'était pas la première fois qu'elle entendait ce genre de mots, elle n'y était jamais complètement préparée. Qui plus est, elle devrait retourner au Ministère d'ici quelques heures, c'était ça son job, pas se pavaner devant un gars qu'elle ne connaissait pas, et qui, malgré ses dires, pouvait toujours être louche même s'il était bien conservé.
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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver arriva... [PV]   Sam 19 Jan - 0:46

    Abell avait toujours été très chanceux comme garçon et oui il aimait l'ironie aussi. A croire que toute sa chance lui avait été refusé dès la naissance. Sûrement parce qu'il était destiné à devenir un dieu vivant dans son domaine mais oui c'est ça et qu'il devait déjà être sublime quand il était un bébé aucune chance les bébés sont tous moches. Enfin bon il exagérait, il n'était pas vraiment malchanceux, il avait juste un don, parfis comme ça certains jours, de se fourrer dans un tas d'ennuis, comme le jour où il l'avait revu Dawn, sa psychopathe d'ancienne préfète. Heureusement, la nature l'avait donné d'un trait de caractère merveilleusement utile pour se sortir des situations inextricables, il était malin. En fait, il n'était pas du tout malchanceux merci c'était donc très utile tout ce baratin. Mais quand même, rentrer dans une fille, aussi belle soit-elle, qui avait un café à la main, ça craignait un peu quand même parce que le café c'était très bien mais sur les vêtements c'était tout de suite moins bien. Enfin, il était doté d'excellents réflexes et il rattrapa la jolie blonde avant que son café n'éclabousse son tee shirt parce que oui c'était pour ça qu'il l'avait rattrapé vous croyez quoi ? C'était un Serpentard après tout. qu'elle ne tombe.

    On aurait pu penser qu'Abell allait jouer un de ces secrets de séduction dont il avait le secret mais en fait pas du tout ça n'allait pas marcher sur une fille si jeune, fallait pas rêver avant d'être un gros dragueur, Ab' était avant tout un professionnel et pas n'importe quel professionnel, c'était un professionnel de la photographie et dans son genre, il était très sérieux dans son travail et il était toujours à la recherche de nouveaux talents ainsi ce n'est pas son sens de chasseur, car c'est bien ça qui l’intéressait, la chasse, la conquête, la séduction, comme le vrai Dom Juan de la pièce de cet auteur de théâtre français très connu, Molière, mais bien son sens de photographe qui s'éveilla lorsqu'il regarda plus attentivement la jeune fille qu'il avait en face de lui. Il lui avait déjà présenté ses excuses -il était un minimum poli quand même- et elle lui expliqua que son appareil l'avait ébloui. Jetant un coup d'oeil à son meilleur ami appareil, Abell sourit avant de le ranger dans sa pochette en lachant : « Très bien je range l'arme du crime alors, je n'aimerais pas éblouir toutes les filles qui marchent dans cette rue. Quoique, si elles sont toutes aussi jolies que toi, ça ne me dérangerais pas finalement. » Il eut un rire. Bien sûr, il rigolait, il était comme ça Abell, il ne se prenait pas au sérieux. Et peut-être qu'il draguait un petit peu mais il ne pouvait pas simplement effacer sa nature de dragueur comme ça, c'était impossible.

    Elle le remercia ensuite de l'avoir rattrapée. Il sourit sincèrement. « Ce n'est rien, c'est normal, c'est moi le fautif, j'aurais dû faire un peu plus attention. Et quand au fait que tu m'aurais contourné, je n'en doutes pas, personne ne fonce dans quelqu'un délibérément. » Puis il ajouta taquin : « Mais je crois que j'étais trop occupée à jouer avec l'arme du crime ! » Il eut un léger rire en jetant un coup d'oeil à sa pochette. Puis, il lui proposa de faire des photos pour lui. Elle sembla décontenancée et Abell sourit d'une façon qu'il espérait chaleureuse et réconfortante, rassurante. « Je m'en fiche que tu ne sois pas mannequin, tu es jolie, je suis photographe de mode, c'est mon métier de faire des photos avec des filles jolies. » Il attendit une seconde avant d'ajouter. « Tu seras payée bien sûr. Et si tu as un doute sur le fait que je sois un véritable professionnel, je peux te filer mon boss ou mieux, je peux te trouver un Vogue, je ne veux pas faire mon prétentieux quoique mais c'est moi qui ait fait les photos de la couverture et du dossier mode. » Si avec ça il ne la convainquait pas, il...en fait il avait tout un tas de plans qui attendaient.
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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver arriva... [PV]   Sam 2 Fév - 11:19

Maïlys était, par nature, méfiante lorsqu'elle était confrontée à des beaux-parleurs. Serpentard oblige, elle était elle-même douée dans l'art d'amadouer son interlocuteur quand ça lui était nécessaire. La fin justifie les moyens, après tout. En l'occurrence, son agresseur, oui rien que ça, il a essayé de l'ébouillanter quand même, ne l'oublions pas ! l'inconnu, même s'il était doté d'un sourire charmeur ne lui inspirait pas tout à fait confiance. Un compliment, c'était agréable, mais lorsqu'il en pleuvait par milliers. On est dramatique ou ne l'est pas !, elle se sentait en droit de trouver ça louche. Sans même parler du fait qu'il était visiblement plus âgé qu'elle. Mignon ou pas, elle avait une baguette magique, et elle saurait s'en servir ! « Et qu'est-ce qui me dit que ce n'est pas ton mode opératoire classique ? Je dois l'admettre, c'est original comme technique de drague. » lui fit-elle remarquer, mi-sérieuse, mi-moqueuse. La vérité, c'était qu'elle ne savait pas vraiment sur quel pied danser. L'assurance à toute épreuve qu'affichait le brun était déstabilisante.

Suspect ou pas, il avait au moins le mérite d'être prévenant. S'il ne l'avait pas rattrapée, elle aurait probablement eu l'occasion de rencontrer les dalles de la rue principale de plus près. Ce dont elle se passait très bien, cela s'entend. Qui plus est, il reconnaissait non seulement sa propre culpabilité dans l'incident, mais également le fait qu'elle n'était pas responsable, et aurait taché d'éviter le massacre la collision si elle en avait eu l'occasion. Décidément, il avait toutes les options ! Certes, il avait quelque peu tort, étant donné que pour sa part, Maï n'était pas concentrée à 100% sur la direction qu'elle prenait non plus, mais enfin, elle n'allait pas le corriger là-dessus. S'il plaidait coupable, c'était bien aussi. Le jury aurait statué en la faveur de l'Italienne de toute façon. Là au moins Abell pourrait négocier une peine moins lourde avec le procureur ! Tout est bien qui finit bien. « C'est sûr. » convînt-elle d'un ton posé, un sourire satisfait aux lèvres. Cela étant, si la théorie précédente de la blonde était juste, le brun aurait pu provoquer la collision intentionnellement. Une manière comme une autre de briser la glace, non ? Et assez diabolique pour que, si jamais il avait été élève à Poudlard, elle puisse supposer qu'il ait appartenu à la maison de Salazar. « J'avais remarqué, oui ! » Son regard suivit celui du brun, en direction de la pochette. « C'est un bon modèle en plus... Tu crois que je pourrais l'essayer ? » demanda-t-elle avec juste assez d'innocence pour que, elle l'espérait, il lui accorde sa requête.

Mais qui sait, s'il était effectivement photographe, l'appareil photo était par conséquent son instrument de travail, et il pouvait être risqué de le confier à une fille tout juste heurtée rencontrée sur le chemin de Traverse. Un air amusé traversa le regard de la blonde lorsqu'il lui garantit qu'elle serait payée, si jamais elle venait à poser pour lui. Elle n'était pas sur la paille, merci bien ! Elle avait un job, et techniquement parlant, elle aurait même pu s'en passer. Elle n'était peut-être pas l'unique héritière d'une considérable fortune comme Tomas, mais elle appartenait tout de même à une famille aisée de Milan. « C'est peut-être ton métier, de prendre des photos, mais ce n'est pas le mien de poser pour. » objecta-t-elle en haussant un sourcil. Elle sortit de quelques centimètres un dossier qui se trouvait dans son sac à main, et désigna de l'index le petit 'M' estampillé sur le bord supérieur droit. « Je travaille au département de la Coopération Magique Internationale oui, il faut que je le dise au moins une fois par jour à quelqu'un, histoire que ça fasse le tour du monde sorcier. Je ne suis pas certaine que poser pour des photographes de mode soit exactement ce qu'ils engloberaient parmi les 'heures supplémentaires' de leurs employés. » Elle avait un boulot sérieux, et elle voulait réussir. Vraiment. Pas grâce à son apparence, pas grâce à sa famille, mais sur la seule base de ses capacités. Et elle avait travaillé dur pour ça. Aussi flatteurs soient les compliments d'Abell (puisque le jeune homme s'était présenté), elle n'était pas convaincue. Ni à l'aise, d'ailleurs. « Et pour le Vogue, pas la peine, je te crois. Je me disais aussi que ton nom m'était familier. » admit-elle en l'observant de ses yeux noisette. Sans parler du fait qu'il n'y avait qu'une lettre de différence avec celui de son ami Adam, drôle de coïncidence.
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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver arriva... [PV]   Dim 3 Fév - 16:02

    Abell était lui-même quelqu’un de très méfiant aussi comprenait-il très bien que la jolie jeune fille devant lui ne soit pas vraiment apte à lui faire confiance. D’ailleurs, il s’y attendait. Que la blonde lui réponde à l’affirmatif à sa proposition ou le considère comme quelqu’un de confiance ce qu’il n’était pas évidemment aurait été décevant. Qu’on se le dise, le brun aimait le jeu, la conquête, la séduction, c’était ça qui l’intéressait aussi n’aimait-il pas forcément quand les choses étaient trop faciles pour lui. L’ex-Serpentard appréciait qu’on lui réponde, quand les femmes qu’il pouvait rencontrer avaient du caractère, ça, ça lui plaisait. Aussi commençait-il à apprécier que la jeune fille ait autant de répondant. Sa dernière phrase lui fit échapper un petit rire. Il aurait peut-être dû être vexé que son interlocutrice pense sérieusement qu’il ait besoin d’un quelconque moyen pour séduire une femme, son visage d’ange lui suffisait amplement. Mais que voulez-vous, même si cette jeune fille était méfiante –ce qui était un bon point dans une époque pareille- elle était jeune justement, à peine sortie de Poudlard à son avis, aussi n’avait-elle pas beaucoup d’expérience dans ce monde et ne se doutait peut-être pas à quel point des hommes pouvaient être semblables à des prédateurs, aussi dangereux. « Je n’ai aucunement besoin de technique de drague ou quoique ce soit. » Oui, il était assez charismatique pour ne pas avoir besoin de ça même s’il aimait en user de temps en temps –c’était un séducteur ne l’oublions pas.

    Enfin là, ce n’était pas ça qui l’intéressait elle était bien trop jeune pour lui de toute façon mais bien de la convaincre. Abell savait que des compliments ne suffirait pas –pas avec une fille aussi méfiante- il allait devoir ruser mais ça c’était quelque chose qu’il faisait très bien, il n’avait pas été dans la maison des verts et argent pour rien. La seule donnée qu’il ne pouvait pas maitriser –pas complétement en tout cas- c’était si oui ou non cette fille venait de la même maison que lui ou non, si c’était le cas, ce serait peut-être plus difficile qu’il ne l’avait pensé au début puisque les serpents étaient naturellement plus difficiles à berner que n’importe qui, c’était certain, leur maison c’était celle des forts mais en tout cas Abell ne reculerait pas, non les défis c’était son truc.

    Il commença par s’excuser de l’avoir bousculée, déjà parce que c’était un peu sa faute, et évidemment pour gagner des points, il ne laisserait pas passer cette chance de faire de magnifiques photos, il ne le faisait jamais et il ne comptait pas commencer aujourd’hui. Il avait bien commencé puis il fallut qu’elle prononce le truc à ne surtout pas dire à quelqu’un d’aussi maniaque qu’Abell. « Certainement pas non. » Cette phrase, prononcée d’un ton sec, froid, dur, était sortie automatiquement des lèvres du jeune photographe. Ce n’était pas comme ça qu’il parviendrait à la faire céder mais il s’en fichait, son appareil photo, c’était son instrument de travail, c’était son compagnon de tous les jours et jamais il ne laisserait une gamine inconsciente –qui était assez maladroite pour se laisser bousculer par quelqu’un- touchait à son précieux appareil. « C’est normal qu’il soit un bon modèle, c’est grâce à ça que je bosse. » déclara-t-il d’un ton suffisant. Son appareil était d’ailleurs le plus performant du marché. Et oui, le beau brun ne rigolait pas quand cela touchait son boulot, sa passion. Il donnait tout pour ça.

    Se rendant compte qu’il avait peut-être été trop dur on ne l’était jamais assez m’enfin, il se composa un sourire désolé et ce même s’il ne l’était absolument pas. « Je suis désolé mais tu comprends je ne prête pas mes affaires et mon appareil c’est la plus importante de toutes mes affaires. Demandes à un musicien de te prêter son instrument et écoute sa réponse tiens. » Un passionné de préférence puisque seul les dingues de travail, les dingues de leur passion pouvaient être aussi maniaques. « Enfin, si tu veux bien accepter le travail que je te propose, je peux toujours accepter de renégocier. » termina-t-il avec un sourire charmeur. Mon œil tiens ! Jamais quelqu’un ne toucherait à son appareil de son vivant, c’était lui qui le disait. Mais bon, il fallait bien qu’il tente de la séduire cette jolie blonde.

    A l’entente de sa phrase, le brun leva les yeux au ciel avant d’hausser les épaules. « Je t’ai dit que j’en avais rien à faire que tu sois mannequin. Tu es belle, c’est tout ce qui m’importe. » C’était tout ce qui importait dans son monde. Lui, il avait heureusement suffisament assez de talent pour pouvoir tenir sur la longueur, il était assuré que dans trente ans, il serait toujours photographe ce qui ne serait pas le cas de la jeunesse des filles qui posaient pour lui. Quoi ? Il n’était pas méchant, il était juste réaliste, les mannequins ça se renouvelait alors qu’un bon photographe ça pouvait être dur à trouver.

    Lorsque la blonde lui indiqua qu’elle travaillait au ministère, Abell compris tout de suite mieux son malaise à travailler pour lui. Il était sûr que le Ministère n’apprécierait pas vraiment que des photos d’une de leurs employées circulent dans de célèbres magazines de mode. Aussi, il devinait sans peine que son interlocutrice ne voulait pas flinguer sa carrière alors qu’elle venait juste de commencer. Mais qu’importe, Ab’ était un passionné, un vrai de vrai, aussi, s’il savait que l’argent était quelque chose de fondamental pour la vie, faire des photos était ce qui l’animait vraiment et si pour une fois, il ne gagnait rien à part quelques jolies photos, il n’allait pas se plaindre, il était suffisamment riche comme cela, merci pour lui. « Je vois. Je comprends. » Il réfléchissait à toute vitesse. Oui ça lui arrivait quelque fois. « Tes photos ne seront pas publiées. Seulement affichées durant une de mes expos, qu’en dit tu ? » Oui il ne lâchait jamais et alors ?
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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver arriva... [PV]   Mar 12 Fév - 18:04

Apparemment, flatteur n'était pas le seul terme pouvant être employé pour désigner Abell. Prétentieux, ou encore présomptueux seraient probablement des adjectifs dont elle userait pour décrire le brun lorsqu'elle serait amenée à évoquer cette rencontre auprès d'Elorah, ou de Heaven. Ce qui était toujours un peu ironique quand ça sortait de sa bouche, mais que voulez-vous, Maïlys n'étaient vraisemblablement pas la seule personne vaniteuse qui ait vu le jour ces dernières années. Sans même mentionner le fait que sa tendance à s'auto-congratuler était essentiellement destinée à compenser son manque de confiance en elle. Ça ne semblait pas être le cas du jeune homme. Ah, et on vous a dit qu'elle tendait à juger les gens au premier regard, aussi ? Bonus ! « Là, c'est trop. Dis-moi que tu étais à Serpentard, ou bien toutes mes convictions concernant le système des maisons vont s'écrouler. » intima-t-elle avec amusement. Cela étant, les Lions aussi, pouvaient se montrer excessivement sûrs d'eux. Mais dans des domaines différents: généralement ceux où ils avaient la possibilité de finir carbonisés, estropiés ou encore mutilés. Quant aux Serdaigle, c'était tout ce qui était académique. Mais tout miser sur l'apparence ? Ça, elle l'avait toujours classé comme un trait de caractère commun aux Serpents. On n'a des a priori ou on n'en a pas !

S'il y avait quelque chose qu'Abell semblait avoir compris concernant Maïlys, c'était qu'elle aimait se faire mousser. Tant qu'il était prêt à assumer l'entière responsabilité de l'incident, et la flatter au passage, elle le jugerait digne de sa compagnie. Trop gentille. En revanche, ce qui plut beaucoup moins à la demoiselle, ce fut quand il la rembarra concernant l'appareil photo. Il plongeait direct dans les points négatifs là ! Maï n'avait pas franchement l'habitude qu'on lui dise 'non', et elle appréciait encore moins quand c'était fait aussi froidement. Elle n'était pas une gamine irresponsable, il n'aurait rien risqué en le lui prêtant un instant (surtout que dans le pire des cas, il avait une baguette non ? Les reparo servaient à ça !). Elle haussa un sourcil, les lèvres pincées, mais resta silencieuse. Et à force, les fleurs qu'il ne cessait de se jeter commençaient à l'agacer. Elle avait passé sept ans à Serpentard, elle avait eu le temps de connaître des dizaines et des dizaines d'élèves suffisants, et elle avait eu sa dose. D'autant plus lorsque c'était un peu la même histoire au Ministère. « Evidemment. » convint-elle platement, perdant rapidement de son intérêt pour le garçon. Le côté charmeur au sourire Colgate était attirant au début, mais même si elle n'avait pas énormément d'expérience sur le plan amoureux, elle avait connu suffisamment des copains d'Elorah et d'Elodie pour ne plus être aussi aveuglée par leurs paillettes.

Elle n'était pas excessivement convaincue par les excuses d'Abell, mais la blonde hocha néanmoins la tête. Il avait quand même l'air un peu psychorigide sur les bords, pour le coup. Encore une fois, c'est l'hôpital qui se fout de la charité ! « Si tu le dis. Mais tu crois vraiment qu'en le sortant de sa pochette pendant une fraction de seconde je vais... quoi, le manger ? » répondit-elle ne serait-ce que dans l'esprit de le contredire. Elle avait un esprit tordu, elle n'y pouvait rien. « On scelle le deal par un serment inviolable alors, unique condition ! Je ne fais pas de marchandages, navrée. » commenta-t-elle d'un ton similaire à celui qu'il avait employé pour lui dire qu'il ne prêtait jamais ses affaires, sourire victorieux aux lèvres. Par ailleurs, elle n'était pas stupide à ce point, elle avait bien noté la manière dont il avait formulé sa proposition. Aucune garantie qu'il remplisse sa part du contrat.

Elle était séduite par le compliment (décidément, il ne s'arrêtait jamais !), mais elle haussa les épaules, bien que souriante. « Oui mais ça, ça ne change rien à la situation. » nota-t-elle d'un air malicieux. Il pouvait lui dire qu'elle était belle pendant des heures s'il le voulait mais seulement si ça lui fait plaisir, elle n'était pas mannequin, et ne voulait pas le devenir. Elle se demanda un instant si elle ne regretterait pas éventuellement cette décision, mais balaya bien vite cette pensée de son esprit. Elle n'avait pas le temps pour les hésitations. Les doutes, c'était pour les faibles. Et les idiots. Elle soupira quand il trouva une nouvelle parade à son argument, qui de son point de vue, était imparable. Elle devait lui reconnaître sa ténacité ! « Pourquoi est-ce que cette idée est aussi importante pour toi ? Il y a des tas d'autres filles par ici, qui seraient sûrement ravies de ton offre. Ou bien, tu t'es lassé des mannequins ? Tu préfères t'attaquer à des gens dans la rue, c'est censé être plus... spontané ? » C'était une théorie comme une autre. Et Maï tournait autour du pot. Mais vraiment, c'était un détail ! S'il était si célèbre, il devait avoir des tonnes de mannequins à ses pieds. Mannequins dont c'était le métier. Abell était têtu ? Maïlys était pire.
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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver arriva... [PV]   Dim 17 Fév - 19:20


    Abell ne se définissait pas exactement comme quelqu’un de très prétentieux j’ai dit qu’il était plutôt aveugle sur lui-même ? il était réaliste simplement, il connaissait ses capacités et ses limites. A savoir qu’il n’avait pas de limites. Oui oui il n’était pas du tout prétentieux hein ! Sa prétention ne cachait rien, il était devenu comme ça au fil du temps parce qu’à la base, quand il était jeune, il avait plutôt tendance à se considérer comme un déchet, incapable d’inspirer de l’amour à son père. Ensuite il avait grandi et il avait compris que ce n’était pas lui le problème mais bel et bien son père –il devrait même dire géniteur puisqu’Abraham ne s’était pas donné la peine de bien s’occuper de son fils- aussi il avait gagné en confiance en lui surtout quand il avait découvert son incroyable pouvoir de séduction sur les filles qui devait être en panne là sinon la blonde en face de lui serait déjà en train de lui sauter dessus. Enfin bon il n’était pas non plus l’individu le plus prétentieux non plus. Il était orgueilleux certes mais certains l’étaient bien plus que lui et surtout certains l’étaient alors qu’ils ne le devraient pas.

    La jeune fille le fit de nouveau rire lorsqu'elle prononça sa phrase. Comme si quelqu'un qui était fier de ses capacités ne pouvait pas être ailleurs qu'à Serpentard ! D'accord, d'accord, la fierté, la confiance en soi, étaient des traits de caractère présents chez la majorité des membres de la maison des verts et argent mais Abell était persuadé que l'on pouvait trouver des personnes prétentieuses dans chaque maison. Oh bien sûr, les serpents étaient ceux qui étaient le plus en droit d'être prétentieux mais tout de même, vous n'oseriez pas dire que ces stupides Gryffondors ne débordaient pas parfois d'un trop plein de confiance en eux et d'arrogance ? Enfin, il répondit à la jeune blonde en ricanant : « Non je suis un innocent et idiot petit Gryffondor ! » Il continua, sourire charmeur aux lèvres : « Et une fille aussi intelligente que toi ne vient sûrement pas d'une autre maison que la nôtre. » C’était bien connu, les individus les plus brillants allaient à Serpentard et tout le monde était jaloux de leur superbe maison raison pour laquelle beaucoup de rumeurs circulent sur eux. Et Vous-savez-qui aussi en est (un peu) la cause.

    Puis il fallut qu’il faille tout capoter.. Ce qu’il n’avait pas l’habitude de faire évidemment. Non mais aussi pourquoi fallait-il qu’elle s’intéresse à son appareil cette fille aussi ? Bon sang elle ne pouvait pas juste le défier sur le sujet ‘photos’ plutôt que d’aborder un thème sensible pour un jeune homme aussi maniaque que lui ? Il ne supportait pas que l’on touche à son outil de travail. Lena l’avait fait une ou deux fois mais elle ce n’était pas pareil, elle n’était pas comme toutes les autres, Abell avait confiance en elle et puis il semblait que la jeune brune était l’exception à toutes ses règles. Et puis demandait-on à un auror si l’on pouvait prendre sa baguette ? A sa connaissance non. Enfin, là, il s’agissait seulement de convaincre une jolie fille de poser pour lui et pour l’instant, ce n’était pas très bien parti. Enfin exactement c’était bien commencé mais il avait fallu qu’elle lui demande de voir son appareil et le lui donner, c’était juste impossible pour Abell. « Tu es méfiante envers moi, comprends que je le suis envers toi. » Il évita de rajouter ‘et avec toutes les gamines qui risqueraient de briser mon Saint-appareil d’amour’. Le rajouter n’aurait pas arrangé les choses, au contraire. Mais il voulait la séduire et pour ça, avant d’essayer de trouver un nouveau marchandage, il lui fallait gagner du temps. « Tu es intéressée par la photographie ? » Question idiote puisque si la blonde ne l’aurait pas été, elle n’aurait pas demandé à voir son appareil mais comme dit précédemment, il fallait gagner du temps.

    Il avait trouvé un compromis au fait que la blonde travaillait pour le Ministère mais visiblement, celle-ci était tenace et ne se laisserait pas convaincre de sitôt. Ce qu’elle n’avait pas tout-à-fait compris, c’était qu’Abell était pire que têtu. On lui disait non ? Aucun problème, il monterait un plan en moins de cinq minutes et trouverait le moyen de convaincre quiconque n’était convaincu par ses belles paroles. « Parce que justement, le monde dans lequel je travaille n’a rien de spontané et ça, notre rencontre l’était et j’aime ça. Mon boulot, c’est de photographier des filles superficielles au possible, devenues laides tellement elles sont banales dans le monde de la mode, ma passion, c’est de recueillir des instants, des moments qui échappent à tout le monde parce qu’ils sont devenus quotidien, le sourire d’une sexagénaire en émerveillement devant ses petits-enfants, une étale de marchés regorgeant de produits frais qui seront pourris dans quelques jours, la beauté d’une jolie fille, la vie en fait. Tout cela je le rends immortels par mes photos et peut-être que des tas de filles rêvent de faire des photos pour moi, sûrement d’ailleurs, mais ce n’est pas partagé, quand j’ai la chance de découvrir une beauté comme toi, qui en sois pas encore ni abîmée par la vie ni par la drogue ou toutes ces choses qui circulent si librement dans le monde de la mode, je me dis que j’ai de la chance et que je vais tout faire pour l’immortaliser. » Voilà, Abell avait laissé son cœur de passionné parlait. Cela le faisait passer pour un total cinglé ? Oh après tout, c’était peut-être ce qu’il était…
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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver arriva... [PV]   Sam 23 Fév - 1:24

Quitte à aller un peu à l'encontre de l'inimité ancestrale qui semblait exister entre Gryffondor et Serpentard, Maïlys ne détestait pas tous les Lions. Attention, elle ne disait pas qu'elle en était fan non plus, mais une certaine tranche de leur population semblait supportable. Majoritairement masculine. Car la blonde avait de sérieux problèmes avec les filles de Gryffondor. Et elle était prête à donner des noms. Au hasard Sullivan, Levine, Rowle. Toutes soit hystériques - cf la dernière - soit tout simplement imbuvables. Les garçons, eux, bien que pas forcément très futés, la dérangeaient moins. Tout ça pour dire qu'à Serpentard, ils étaient quand même plus civilisés, mais qu'elle n'irait pas classifier qualifier un Gryffondor parmi les idiots automatiquement. Elle lui laisserait l'occasion de le prouver, d'abord. Trop charitable, fallait pas.

A l'inverse, la réponse d'Abell était clairement destinée à tourner en dérision la maison de Godric. La blonde haussa un sourcil - pas parce qu'elle en était offensée, loin de là. Elle leur laissait peut-être occasionnellement le bénéfice du doute, mais pour défendre leur honneur, qu'ils se débrouillent tout seul. - mais parce qu'il était à présent évident que le brun ne pouvait venir que de Serpentard. Ou d'une autre école, à la limite, mais s'il lui annonçait qu'il avait été à Poufsouffle, alors l'Italienne en resterait bouche bée. Il avait ce truc qu'on retrouvait chez beaucoup de Vipères. Elle lui adressa un sourire entendu lorsqu'il déduisit à son tour qu'elle était une Vert et Argent « Je plaide coupable. » acquiesça-t-elle simplement au cas où le sourire n'aurait pas suffi. Quand on regarde Crabbe et Goyle, on a tendance à se dire que certaines membres de cette maison pourraient avoir besoin de sous-titres.

Puis, survînt l'incident concernant l'appareil photo. Certes, la blonde ne s'était pas attendue à ce qu'Abell lui offre la bête en gage de sa bonne foi, mais de là à ce que le toucher promis je me lave les mains régulièrement soit un problème ? Rares étaient les gens qui prêtaient volontiers leurs affaires à des inconnus - Maï la première - mais de là à réagir de manière aussi extrême... La blonde était clairement offensée en même temps il lui en faut peu. Cela dit, même vexée, elle devait admettre que l'argument de son aîné tenait la route. Elle ne lui faisait pas confiance, pour quelle raison devrait-il, lui, en faire autrement ? Mieux, sa réticence avait au moins le mérite de prouver qu'il était un minimum sain d'esprit. Il n'était pas naïf. Après tout, elle aurait très pu choper l'appareil photo et se barrer en courant telle une voleuse de fruits à l'étalage. Toutes ces remarques étaient parfaitement raisonnables. Pourtant, ça n'empêchait aucunement la blonde d'être froissée par la réaction d'Abell. Trop tard pour faire machine arrière. « D'accord, tu as raison sur ce point, je te l'accorde. » accepta-t-elle néanmoins, parce qu'elle n'était pas à ce point de mauvaise foi.

Elle hocha la tête lorsqu'il lui demanda si elle était intéressée par la photographie. C'était plutôt logique, étant donné sa requête précédente - qui avait connu un refus catégorique et éhonté, pour ceux qui l'auraient oublié - mais elle ne lui en tint pas spécialement rigueur. L'incident avait provoqué un léger froid, et il cherchait à dévier le sujet. Je lis en toi comme dans un livre ouvert, Abell. « Oui ! On a pas mal de vieux appareils à la maison. Cela dit je ne prétends en aucun cas être une spécialiste. C'est davantage un loisir. Et j'aime visiter des galeries lorsque j'en ai l'occasion. » reprit-elle sur le ton de la conversation. Ils avaient quitté les eaux dangereuses et revenaient en terrain plus posé - pour l'instant. Cela dit, même si elle appréciait la vue, et la compagnie - tant que les séquences "je me jette des fleurs" et/ou "je te complimente à foison jusqu'à te rendre soupçonneuse" demeuraient à un degré tolérable, elle n'oubliait pas qu'elle était seulement en pause pour un café, et qu'il lui faudrait retourner au Ministère sous peu.

Maïlys refusant une nouvelle fois la proposition d'Abell pour le shooting, celui-ci se lança brusquement dans une tirade passionnée concernant la photographie. Le cynisme de la blonde la poussait à trouver l'élan poétique du brun trop cucul à son goût, et pourtant, elle ne pouvait s'empêcher d'admirer l'éclat qui semblait briller dans ses yeux tandis qu'il parlait. Elle n'oubliait pas qu'il cherchait toujours à la convaincre d'accepter, et que ça pouvait faire partie d'un grand plan machiavélique que seul un tombeur dans son genre - elle ne doutait pas de ce point - savait orchestrer, mais son enthousiasme paraissait sincère. Tout ça pour dire qu'Abell est vraisemblablement en transe mais qu'elle trouve quand même ça mignon. Elle sourit, gênée. « Ecoute, je suis flattée, je t'assure. Et j'aime beaucoup ce que tu as dit sur l'immortalité que peut créer une photo, c'est très juste. Mais, sincèrement, il faut que je retourne travailler dans peu de temps. Tu as bien dit que tu organisais des expositions, non ? Je pourrais passer à l'une d'entre elles et on en rediscutera si tu es toujours partant... » proposa-t-elle en ayant l'impression de briser un peu l'état d'exaltation dans lequel se trouvait le brun à l'évocation de son métier pour ne pas dire qu'il divague, potentiellement sous l'effet de champignons hallucinogènes. C'est vrai qu'il a un peu l’œil vitreux quand on y regarde de plus près. De toute façon, si ça se trouve, d'ici là il réaliserait que la peau de l'Italienne avait flétrie - s'il lui disait ça en face, il était mort - et choisirait une nouvelle rencontre spontanée pour un shooting. Ce qui ne la dérangerait pas nécessairement, observer son travail semblait bien moins compliqué.
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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver arriva... [PV]   Sam 2 Mar - 17:57

    ll n’était pas aussi sympa que la jolie blonde avec ces idiots de Gryffondor. Mais il avait de bonnes raisons pour ne pas être clément avec eux. Déjà, il avait été endoctriné par Papa dès tout petit pour les détester, on lui avait bourré le crane avec ça alors forcément, il était dur de revenir en arrière. Et puis franchement, les lions n’avaient rien fait pour lui prouver le contraire –qu’ils n’étaient pas juste des crétins-. Oh certes, il y en avait quelques uns qui relevaient le niveau –Keira par exemple- mas la majorité n’étaient vraiment pas futés. Quoi c’était vrai, pour avoir ce goût du risque et du danger, il fallait quand même être sacrément atteint ! Alors ouais il y avait des hystériques dans chaque maison et quand il disait ça il ne ciblait absolument pas quelqu’un de sa maison dont le nom de famille était Kostovak noooon pas du tout mais dans la maison des rouges et noirs il n’y avait que ça et ce n’était pas Reira qui lui ferait dire le contraire.

    Ils devinèrent réciproquement qu’ils avaient appartenus à la maison des verts et argent puis Abell se rappela soudainement qu’il s’était présenté lui mais qu’il n’avait même pas demandé à la jolie blonde son nom à elle mieux vaut tard que jamais. Sourire charmeur aux lèvres, il lui demanda : « Mais où sont mes manières ! Comment te nommes-tu ? » Elle le lui révéla et ainsi, le jeune photographe en déduisit qu’elle avait surement des origines italiennes ou quelque chose du genre –Di Bartolomeo ça avait quand même des consonances du sud-.

    Il l’avait fait plier. Elle avait reconnu qu’il n’avait aucune raison de lui filer, même quelques instants, son précieux appareil. Ce n’était pas contre elle, Abell était comme ça avec tout le monde. Mais être méfiant, c’était une qualité de nos jours. Bah ouais c’était vrai quoi, un être suffisamment intelligent se devait d’être méfiant. C’était naturel. Avec tous les psychopathes c’est vrai que ça courait les rues dans le monde, c’était normal, il ne fallait pas donner sa confiance à n’importe qui. Et puis, donner sa confiance c’est prendre le risque d’être trahi et c’était évidemment un risque que le brun ne voulait pas prendre. Il ne faisait confiance qu’à une poignée de personnes et il était sur d’eux, il les connaissait depuis des années mais les autres…C’était hors de question.

    Il essaya de dévier le sujet pour éviter que la jeune fille se refroidisse trop. Et visiblement ça marchait plutôt bien puisque même si Maïlys restait un peu froide, elle semblait plus détendue et moins froissé à propos de cette histoire de non-prêt. Tant mieux. Ce n’était pas dans ses intentions de la contrarier. Vraiment pas. Du coup il orienta la conversation. C’était très facile. En tout cas, la jeune fille semblait apprécier l’art. Bon point pour elle. Il n’ajouta rien à ce qu’elle avait dit. Malgré tout c’était déjà pas mal, certaines personnes n’avaient jamais mis les pieds dans une expo. Tant pis pour eux après tout.

    Abell voyait bien que la jolie italienne semblait un peu sceptique par rapport à son discours mais eh j’ai vu un film il y a quelques jours et Maï était obsédé par la photo donc chut hein. Elle semblait divisée. D’un côté un éclair moqueur traversait ses yeux –mais il n’avait pas dit tout ça pour l’impressionner ou quoique ce soit, il l’avait dit parce qu’il le pensait, c’était tout- et en même temps, il y avait un soupçon d’admiration. Ça, il en avait l’habitude. C’était ce que la passion qui se dégageait de ses paroles donnait comme émotion aux personnes qui l’entourait. Mais ça lui faisait plaisir à chaque fois qu’il voyait l’admiration dans les yeux des autres. Merci, merci, il sait qu’il est génial. Et puis son discours eut l’effet escompté. La jeune fille –en dehors du fait qu’elle croyait qu’il divaguait alors que pas du tout c’était son état normal la transe était mi-moqueuse, mi-admirative eut visiblement envie de le revoir. Bon, il allait falloir qu’il revoie cette histoire de photos avec elle mais le principal c’était qu’ils pourraient se revoir. « Très bien, je vais te laisser partir alors, j’ai d’autres filles à repérer pour mettre en place mon plan, leur foncer dessus et faire en sorte qu’elles acceptent ma proposition en leur faisant croire que c’était une rencontre spontanée, pas prévue. » la taquina-t-il. « Voici ma carte, tu as mon numéro, mon site, tu trouveras quelques unes de mes photos et aussi les informations concernant ma future exposition. » Il lui donna la carte, sourire charmeur sur le visage. « A très bientôt alors jolie Maïlys… » Après lui avoir dit au revoir, il continua à marcher sur son chemin, prenant quelques photos en se disant que les rencontres comme ça, c’était plutôt bien.

    [TOPIC TERMINE]
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