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 Envoyez les secours ! [ PV ]

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MessageSujet: Envoyez les secours ! [ PV ]   Mar 5 Mar - 22:12


Envoyez les secours !
Mary & Abell
© Belzébuth


Il fallait dire les choses comme elles étaient: Mary avait été prise au piège. Lorsqu'elle voyait ses parents, elle comprenait un peu mieux d'où lui venaient ses aptitudes toutes particulières pour la manipulation et la ruse. Et elle n'était pas sûre que ça soit une bonne chose. Certes, ça lui servait au jour le jour, mais elle n'avait pas franchement envie de finir comme ces deux-là. Même si elle les chérissait, ils étaient loin d'être des modèles. Mais peut-être fallait-il d'abord expliquer comment elle s'était retrouvée à tenir la chandelle entre sa mère et son nouveau petit-ami au beau milieu de la ville qui ne dort jamais. Pour cela, il était nécessaire de remonter plusieurs semaines en arrière.

La jeune femme avait décidé de suivre une formation pour devenir magizoologiste - en clair, naturaliste spécialisée dans les créatures magiques. Au vu de sa passion pour le cours de soin aux dites bestioles pendant ses études, un tel choix n'avait rien de particulièrement surprenant. A ce stade, c'était ça, ou quelque chose de davantage orienté sur l'histoire de la magie. Ses rêves de carrière ministérielle s'étaient éteints depuis bien longtemps: c'était trop strict pour elle, et trop cadré. Elle avait besoin d'avoir des libertés. L'idéal aurait été de suivre Rolf Scamander, le petit-fils du plus que célèbre Newt Scamander, auteur de Vie et habitat des animaux fantastiques et pionnier de la Magizoologie. Celui-ci partageait apparemment la passion de son grand-père pour ce domaine, et pouvoir le suivre à travers le monde à la recherche de nouvelles créatures aurait été un véritable rêve éveillé. Malheureusement, Scamander était peu accessible, et la famille de Mary avait beau avoir des relations, elle n'en avait pas à ce point, et peu dans ce domaine. Par contre, si elle avait voulu faire carrière dans le Quidditch, là son père l'aurait aidée. Merlin ce qu'elle en avait marre de ce sport.

Quoiqu'il en soit, elle était en quête d'un bon mentor, et tant qu'elle ne l'aurait pas trouvé, elle alternait entre harceler Emma - c'était un passe-temps des plus divertissants -, et dévorer des pages et des pages d'informations, de traités, de documents concernant les créatures magiques, parus récemment. Elle voulait se tenir au courant, et optionnellement trouver un premier sujet d'étude. Alors qu'elle avait décrété que ses parents ne lui étaient d'absolument aucune utilité dans ce monde non, elle n'exagère pas, pourquoi ?, elle reçut une lettre par hibou de son père. Il y proposait de venir passer une semaine avec lui en Floride, où il connaissait notamment un éleveur qui lui offrait la possibilité d'étudier ses nouveaux spécimens de crabes de feu. N'ayant pour l'instant, rien d'autre de prévu, elle avait volontiers accepté l'opportunité. Seulement, à l'annonce de son départ, sa mère avait déclaré qu'il était absolument intolérable qu'elle passe une semaine de vacances auprès de son père uniquement, et lui avait pratiquement fait jurer par serment inviolable oui, cette famille vit dans l'extrême qu'elle viendrait auprès d'elle la semaine suivante.

Et c'est ainsi qu'elle s'était retrouvée à New York, la ville qui ne dort jamais, à tout faire pour dormir suffisamment longtemps pour pouvoir esquiver sa mère et Richard, son petit-ami qui - de son point de vue - avait toujours l'air d'être sous acide. Néanmoins, c'est au détour d'un dîner avec les deux spécimens qu'elle avait appris qu'Abell était lui aussi présent dans la grosse pomme pour quelques jours. Le jeune homme était canon le photographe officiel de ses parents, celui qu'ils employaient - à présent séparément - à chacun des grands évènements qu'ils organisaient, et ce depuis que Mary l'avait engagé pour prendre les photos à l'énorme fête organisée pour ses seize ans. Esthétiquement parlant, il frisait la perfection. Il était sa bouée de sauvetage dans l'océan de traumatismes qu'elle était en train de subir ces derniers jours. Certes, quand elle arrivait à échapper à sa mère, elle pouvait profiter de tout ce que la ville avait à offrir, mais ça serait quand même sacrément plus amusant en compagnie d'Abell, non ? Sans hésiter - ce n'était pas son genre -, elle lui avait envoyé une lettre pour lui proposer de se voir dans un petit café de la 5e avenue qu'elle chérissait tout particulièrement.

« Abell ! »
Elle lui fit de grands signes quand il entra dans le café au cas où sa vue se serait affaiblie, en raison de son âge canonique, un sourire rayonnant aux lèvres. L'écart de température entre la Floride et New York avait failli avoir raison d'elle. Fort heureusement, elle avait survécu. Elle laissa le brun s'asseoir - il était toujours sublime, ce que Mary était très bien placée pour juger étant donnée son expérience dans le domaine entre gens sublimes, on se reconnait - avant de s'exclamer avec agitation: « Tu es mon sauveur. Non, sérieusement, je te dois la vie. Ou du moins, tu me fais économiser énormément d'argent de thérapie, ce qui revient un peu au même. Je ne comprends pas pour quelle raison elle tenait absolument à ce que je vienne si c'est pour me faire endurer ça. » déballa-t-elle d'une seule traite. Elle s'était vraisemblablement retenue d'exprimer son sentiment sur la question pendant longtemps à présent, et n'ayant pas Emma sous la main - son souffre-douleur habituel il parait qu'on appelle aussi ça une 'meilleure amie'. Drôle d'idée !, c'était Abell qui faisait les frais de sa frustration. « Comment ça va, toi ? Je suis tellement heureuse de te voir ! » continua-t-elle après avoir repris sa respiration, pleine d'enthousiasme, et d'adoration pour le jeune homme - elle aimait tout ce qui était beau, et Abell remplissait parfaitement ce critère.


Dernière édition par Mary Donovan le Dim 31 Mar - 19:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Envoyez les secours ! [ PV ]   Dim 31 Mar - 16:19


    Abell était un photographe plutôt polyvalent. Photographe connu dans le monde de la mode, il était célèbre aussi pout ses photographies de paysages, d’animaux, du monde…Ses expositions faisaient rêver. Depuis qu’il avait commencé à travailler et qu’il avait été remarqué, beaucoup de monde le cherchait pour être le photographe officiel des grands événements qui peuplaient leurs vies comme les anniversaires, les grandes soirées ou les mariages –ce dernier événement était toujours couvert par un Abell dégouté mais ce n’était pas sa faute, il trouvait ça ridicule d’unir sa vie à une seule personne alors qu’il y en avait tant d’autres dans le monde qui n’attendait que de la compagnie-. C’est en couvrant de telles fêtes que le jeune homme connaissait la plupart de ses gros clients et il ne manquait jamais de faire sa pub, après tout, il serait bien bête de ne pas en profiter.

    C’est ainsi qu’il y a bien deux ans, il s’était fait engagé par un riche couple qui voulait de belles photos pour immortaliser les seize ans de leur fille chérie. Le brun avait fait son job parfaitement, comme à son habitude et son bon travail lui avait valu le titre de photographe officiel du couple Donovan. Les deux étaient désormais séparés mais Ab’ était resté leur photographe à tous les deux. Pas que cela le dérangeait puisque désormais, il avait encore plus de travail. Cela lui avait également valu de mieux connaitre la fille du couple, Mary, et il l’appréciait beaucoup. Surtout qu’elle était en ‘admiration’ devant lui et sa beauté et ça, franchement, ça faisait toujours plaisir. Alors s’il ne l’avait pas encore touché, elle était encore jeune il fallait dire, cela ne devrait pas tarder. Elle était désormais majeure donc il n’aurait plus de soucis de ce côté ça. La brune avait beau l’adorer, on n’était jamais assez prudent et il n’était pas à l’abri de certains problèmes. Et vraiment, il ne voulait pas avoir des soucis avec la justice et perdre son boulot pour les parents de la jeune fille.

    Aujourd’hui, alors qu’il était à New York pour quelques jours pour faire des photos pour Vogue et d’autres célèbres magazines de mode, il devait retrouver Mary à un petit café très sympathique de la cinquième avenue. La jolie brune lui avait envoyée une lettre où elle lui expliquait qu’elle avait vraiment besoin de passer du temps avec lui durant sa semaine dans la ville qui ne dort jamais. La raison ? Sa mère et son compagnon lui tapait sur les nerfs et elle était sur le point d’exploser et de virer folle ceci dit il n’était pas certain qu’elle était très saine d’esprit. Cela ne dérangeait absolument pas Abell de la revoir et il accepta sa proposition avec plaisir.

    Il sortait du boulot lorsqu’il se rendit au café. Habillé d’une chemise bleue foncée, d’un pantalon noir et de chaussures cirées également noir –sa couleur favorite-, son trench habituel sur lui et sa chaine qu’il ne quittait jamais au cou, il était l’archétype même du mec séducteur à qui tout réussi. Un sourire aux lèvres, il pénétra dans l’établissement. Adressant un sourire charmeur à toutes les jolies demoiselles présentes qui ne manquaient pas de le remarquer –c’était ça d’avoir du charme et du charisme- il tira une chaise et s’assit en face de Mary après lui avoir fait la bise. Il l’avait repéré facilement puisqu’elle lui avait adressé un signe dès qu’il était entré. Et quoiqu’en dise Keira, il n’était pas vieux et voyait très bien, merci pour lui. « Salut jolie demoiselle, tout va bien ? » Il lui adressa un sourire charmeur avant de commander un café bien noir. « Tu veux quelque chose ? » demanda-t-il, remarquant que la jeune fille n’avait pas de boisson devant elle.

    En tout cas, la jeune brune n’avait absolument pas perdu son débit de parole rapide. Sa phrase lui arracha un rire et il garda son sourire amusé lorsqu’il lui répondit : « Abell sauveur de ces dames… Ça sonne bien mais je suis persuadé que pas mal de personnes riraient en entendant ça… » La bête Kostovak Reira ou Lena par exemple. « Qu’est ce que ta mère a encore fait ? » Le jeune homme connaissait assez bien Mary pour savoir que le ‘elle’ ne désignait personne d’autre que sa charmante génitrice. Apparemment, la brune avait souvent des soucis avec celle-ci. Ceci dit, ‘soucis’ quand on parlait de Mary ce n’était pas non plus très grave. Et entre nous, il savait bien qu’elle exagérait lorsqu’elle disait que sans lui, elle était bonne pour une thérapie. Preuve qu’en fait, il ne la connaissait pas du tout.

    « Moi ? Ca va parfaitement comme toujours. » Ce qui était en soit, un gros mensonge. Mais ce n’était pas une surprise, Abell était un très grand menteur. « Enfin, je suis overbooké, j’ai pleins de photos à faire pendant un laps de temps limité mais bon c’est mon job et je l'adore. » C’était bien connu, le jeune homme était un travailleur acharné et surtout, passionné par ce qu’il faisait ce qui faisait qu’il n’était jamais lassé de faire des photos. « Et alors toi, que me vaut le plaisir de te voir ? Tu avais quelque chose de particulier à me dire ? » Souriant, il prit une gorgée de son café brulant, attendant sa réponse.
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MessageSujet: Re: Envoyez les secours ! [ PV ]   Dim 21 Avr - 20:28

Mary avait toujours été admirative de ce qui était beau. Prétendre le contraire aurait été hypocrite, or ça, ça n'était pas son genre. Elle ne s'en cachait pas, et franchement, pourquoi le ferait-elle ? Contrairement à la majorité des gens, elle ne se voilait pas la face, en criant à tout va que non, jamais elle n'avait été attirée par quelqu'un uniquement pour son physique, ou que ça ne comptait pas du tout. Bien sûr qu'il y avait tout le reste, et c'était important, mais nier l'un, ou l'autre était tout aussi stupide. Quoiqu'il en soit, certes, elle appréciait ce qu'elle voyait quand elle regardait Abell, mais elle n'avait jamais vraiment voulu aller au-delà de l'admiration jusqu'à maintenant. Elle aimait flirter avec lui, mais au fond, il restait plus un vieux croûton un ami qu'autre chose. Elle avait tendance à se tourner vers lui s'il y avait un souci - surtout avant qu'elle ne fasse la rencontre d'Emma -, et en l’occurrence, c'était le cas.

Elle sourit avec appréciation à son salut - un compliment ne faisait jamais de mal, et ce n'était certainement pas Mary qui allait cracher dessus, elle était consciente de faire des jalouses là tout de suite -, laissant le brun commander un café. Mary adressa un sourire resplendissant à la serveuse, dont l'attention semblait entièrement accaparée par Abell - tout comme beaucoup d'autres représentantes de la gente féminine, assise autour d'eux. « Je vais prendre un cappuccino ! » tonna-t-elle, histoire de se faire remarquer un peu. Pas qu'elle ne comprenait pas ce qu'il se passait, mais elle avait bien envie de boire, elle aussi. Et accessoirement, de pouvoir discuter avec Abell sans qu'une blonde psychotique leur bave dessus. « 'Bien' n'est pas exactement le mot que j'emploierais pour décrire mon état actuel. » ajouta-t-elle une fois qu'ils furent à nouveau tous les deux, et que la serveuse ait heurté une de ses collègues dans sa fuite pour aller préparer leurs commandes. Mary leva les yeux au ciel, amusée, avant d'en revenir à ses moutons, et d'exposer tout sauf précisément les causes de son désarroi à son aîné.

Abell ne sembla pas profondément traumatisé par le débit de parole de Mary - qui ne faisait que s'échauffer, pour l'instant ! -, et même s'il l'avait été, la jeune femme ne s'en serait probablement pas rendu compte, trop occupée à s'agiter sur place. D'habitude, elle avait Emma avec elle pour la tempérer, mais malheureusement pour le brun, ça n'était pas le cas aujourd'hui. « Tout ce que je sais, c'est que tu me sauves moi, et je dois t'avouer que c'est tout ce qui m'importe, dans l'immédiat. » répondit-elle avec légèreté. En soi, Abell avait sans doute raison, avec sa réputation de playboy plus que volage, il n'avait pas forcément le profil type du chevalier servant. Néanmoins, Mary se fichait pas mal de ses problèmes de fidélité: il faisait ce qu'il voulait sur son temps libre. Enfin, avec certaines limites: s'il tuait des animaux - quels qu'ils soient -, ou des gens, elle n’adhérerait certainement pas. Quelle surprise ! Mais pour l'instant, ça n'était pas le sujet. Devenue un peu plus calme, l'ancienne Serdaigle retrouva toute sa verve une fois qu'Abell l'interrogea concernant sa mère. « Elle m'a faite venir jusqu'ici en me traitant de fille indigne, et en prétendant que je lui manquais tellement qu'elle n'en dormait plus la nuit. Donc, je suis venue. Eh bien figure-toi que tout ce qu'on a fait jusqu'à maintenant, c'est petit-déjeuner avec Richard, déjeuner avec Richard, écouter Richard parler à longueur de temps de sa passion pour la pêche à la truite - dans quel monde ai-je une tête à être intéressée par la pêche ? -, et les regarder roucouler comme deux ados de quinze ans. Je vais avoir des séquelles neurologiques suite à ce séjour, j'en suis sûre à cent pour cent. » conclut-elle d'un air dramatique, excédée par le comportement de sa mère.

La jeune femme eut malgré tout le bon sens de s'arrêter de parler suffisamment longtemps pour laisser à Abell le temps de lui donner de ses nouvelles. Ah, t'es encore là ? « Je suis contente si tout va bien ! Allez, dis-moi un truc croustillant. Mieux, surprenant ! Genre... que tu t'es casé, depuis la dernière fois qu'on s'est vus ! » proposa-t-elle avec tout sauf sérieux, les yeux pétillants de malice. Certes, Mary était loin d'être un modèle quand il s'agissait d'entretenir des relations de longue durée, mais comparée à Abell, elle était une nonne. Le brun était le champion toutes catégories confondues, dans ce domaine. Elle but une gorgée de son cappuccino, observant le photographe d'un air critique, avant de reposer sa tasse quand il l'interrogea concernant les raisons de leur rendez-vous. « Non, pas du tout. Tu peux repartir s'il te plait ? Tout dépend de ce que tu entends par 'quelque chose de particulier'. Je voulais surtout te voir, depuis le temps, le fait qu'on se trouve tous les deux à New York tombait à pic. » Elle haussa les épaules, souriante.
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MessageSujet: Re: Envoyez les secours ! [ PV ]   Mer 26 Juin - 0:58

    Abell avait du charme, il était inutile de le nier. Il le savait, il en jouait et son arrogance se sentait rien qu’en l’apercevant. Néanmoins, le fait qu’une fille soit aussi admirative de sa beauté était toujours agréable même s’il savait bien ce qu’il valait. Même s’il avait des vues sur la jolie jeune fille, enfin bon c’était Abell, il avait des vues sur à peu près toutes les filles qui étaient jolies et avaient plus de dix huit ans, il ne traînait pas avec elle uniquement pour la mettre dans son lit, il l’appréciait réellement. La jeune fille était honnête, contrairement à la plupart des personnes qui niaient que le physique était important, Mary, elle, ne cherchait pas à cacher qu’elle adorait ce qui étai beau. Abell appréciait ça. Il avait beau être quelqu’un qui mentait énormément, le fait que le physique passait avant tout pour lui était connu de tout le monde. Mais après tout, pourquoi s’intéresser au caractère puisque chaque fille n’était qu’une passade, une histoire d’un ou de plusieurs soirs pour lui ? A strictement rien.

    Enfin bref, il appréciait la compagnie de Mary aussi ce fut avec plaisir qu’il accepta de la rejoindre à un petit café. Lorsqu’il y rentra, il s’aperçut rapidement que nombre de jeunes filles l’avaient remarqué. C’était toujours comme ça. Il fallait dire qu’en plus d’être à tomber, il avait du charisme à revendre, on le voyait toujours, il avait quelque chose en plus. Ce charisme, associé à une insolence et à une arrogance légère faisait craquer toutes les filles. Il n’avait besoin de guère plus que d’un ou deux beaux sourires et hop, le tour était joué. Mais aujourd’hui, il n’était pas venu pour draguer, non, il n’était là pour écouter une amie qui avait des soucis. Il s’installa en face de Mary, sourire chareur au visage après avoir posé son trench sur sa chaise. Ils commandèrent et l’ancien Serpentard put remarquer avec amusement qu’il faisait son effet aussi sur la jolie blonde qui faisait le service. Une fois celle-ci partie, Mary commença à parler. « Et bien explique moi dans quel état tu es alors, après tout je suis là pour ça non ? » Il lui fit un sourire avant qu’elle ne lui dise qu’il l’allait sauvé. Cela fit marrer le jeune photographe. Lui ? Sauvé quelqu’un ? Oui, c’était vraiment marrant. Il supposait que Mary exagérait totalement la situation dans laquelle elle était mais il répondit, encore plus amusé : « Mais si je peux te sauver, je suis ravi de le faire ! » Le brun l’écouta ensuite. C’était un petit discours comparé à ce qu’était capable de déblatérer la jeune fille. Toujours souriant, il prit la parole à son tour : « Et tu ne penses pas qu’elle veut simplement que tu apprennes à connaitre son compagnon un petit peu ? Je sais que tu l’évites tout le temps. Et quoique tu en dises, hormis ses goûts discutables en manières d’habits et de loisirs –la pêche c‘est dépassé et ce depuis bien longtemps- Richard est un homme charmant. Ta mère est amoureuse, elle veut que tu apprécie l’homme qui partage sa vie. Elle passe beaucoup de temps avec son homme alors forcément passer du temps avec elle signifie également passer du temps avec lui. Enfin c’est ce que je pense. Sinon je sais que vous n’êtes pas forcément les champions de la communication mais tu peux aussi dire à ta mère que tu as envie de passer du temps juste avec elle et que tu pensais que ton séjour ici chez elle ne se résumerait pas juste à des moments avec son mec. » Les boissons commandées arrivèrent et Abell accueillit avec un plaisir non dissimulé son café noir. Il en buvait tout le temps mais il ne s’en lassait jamais.

    Après son petit spitch, Mary demanda de ses nouvelles merci c’est trop gentil. Et lui demanda si par hasard, il n’avait pas quelque chose de croustillant à raconter. Abell se creusa la tête ça ne lui arrive pas souvent trente secondes avant de déclarer : « J’ai été à un mariage d’un de mes potes il n’y a pas longtemps et devine quoi ? J’étais son témoin. T’y crois ça toi, moi déclamant un joli discours sur comment mon pote était heureux depuis qu’il avait rencontré sa copine, combien ils étaient biens ensembles, comment leur bel amour donnait envie à tout le monde de trouver un jour aussi l’amour et de se marier…Je ne sais même plus comment j’ai réussi à pondre un truc aussi niais. Enfin j’ai mis quelques doses d’humour bien dosé bien sur. Mais le truc plus terrible que ça c’est que je ne peux vraiment pas voir la mariée et qu’il a fallu que je ne dise pas de vacheries sur elle et crois moi c’était compliqué. » Il but une longue gorgée brûlante de café. Il était meilleur quand il était bien brûlant comme ça. « Et en plus j’avais interdiction de draguer ! Elle aurait râlée toute la soirée si je n’avais fait qu’oser regarder une de ses demoiselles d’honneur. » Abell soupira. Kostovak était une vraie hystérique doublée d’une manique du contrôle. Si on ne faisait pas ce qu’elle voulait, on finissait avec un sort funeste. D’ordinaire, le brun s’en fichait complètement mais là, c’était le jour du mariage et elle était encore plus hystéro que d’habitude alors il valait mieux pour sa survie personnelle de ne pas la provoquer. « Enfin, j’étais accompagnée par ma meilleure amie et il y avait peins de potes à moi alors c’était plutôt cool comme soirée finalement. » Oui, ça avait était vraiment chouette ce mariage. Le reste de la phrase de Mary le fit étouffer. De rire. « Moi, casé ?? Non mais tu rigoles là ? Tu sais bien que ça n’arrivera jamais…Enfin plus précisément ça n’arrivera plus jamais puisque je suis sortie avec quelqu’un déjà. » Six mois même. Abell n’en revenait toujours pas d’avoir tenu aussi longtemps sans tout foutre en l’air. Il était vraiment attaché à Aria et il ne voulait pas lui faire du mal. Heureusement, l’histoire avec Drago était arrivée à pic. Sinon, il aurait été obligé de blesser la brune et il s’en serait voulu pour ça parce qu’il éprouvait une amitié sincère pour elle. « Mais en fait, tu n’es pas la seule fille que j’ai sauvé. » reprit-il, sur le ton de la confidence. « Il y a une fille avec qui je suis ‘en couple’ enfin moi je vais voir ailleurs bien sûr tu me connais...Mais ça lui rends service à elle parce qu’elle peut oublier son histoire avec son ex’. » Et puis bon Elyna n’était pas la compagnie la plus déplaisante qui soit alors tant qu’elle ne lui demandait pas que leur ‘relation’ devienne exclusive, il ne voyait pas pourquoi il ne pourrait pas être un peu avec elle. « Je vois. » dit-il avec un sourire. « Qu’est ce que j’entends par quelque chose de particulier…Et bien je ne sais pas ça te dit devoir comment se passe une séance de photoshoots ? » proposa-t-il, toujours un petit sourire gravé sur son visage d’ange.
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MessageSujet: Re: Envoyez les secours ! [ PV ]   Mer 24 Juil - 0:10


Mary avait toujours eu une certaine... prédilection pour le dramatique. Depuis toute petite, elle jouait énormément dessus. Elle avait la réputation d'être quelqu'un de plutôt excentrique, et l'assumait entièrement. La vie était trop triste si on n'y mettait pas un peu de piment ! C'était par ailleurs ce qu'elle n'avait de cesse de répéter à Emma - et à Jenson, quand elle l'avait sous la main -, mais la brune, comme à son habitude, n'en faisait qu'à sa tête se jugeait fine en ignorant les - pourtant sages - conseils de sa meilleure amie. Quoique, quand on y réfléchissait, Emma savait faire dans le théâtral elle aussi, mais à sa façon. C'était juste, plus de hurlements et de mouvements de bras désordonnés et hop on éborgne quelqu'un au passage !, au lieu des grands discours enflammés de Mary. Chacun son truc.

C'est ainsi que la rouquine accueillit Abell avec son agitation habituelle - ce dont le jeune homme ne parut pas surpris ça y est, il est atteint le pauvre -, et lui fit savoir que non elle n'allait pas bien. Elle avait beau y aller fort, Mary vivait sincèrement mal cette situation. Elle avait l'habitude des nouveaux compagnons de ses parents, depuis le temps, mais de là à ce que sa mère l'oblige à se coltiner ce type ? Et dire qu'elle avait prétendu que sa fille lui manquait ! Tout ça pour la faire venir jusqu'ici (bon, être à New York n'était pas non plus si horrible que ça, mais là n'était pas la question), et lui coller son nouveau couple sous le nez. Couple qui ne durerait pas, si on en croyait ses antécédents. Barbe-bleue version femme. Problèmes de pilosité chez les femmes Donovan. « D'accord. Je me sens... je sais pas, trahie ? Et frustrée de l'être, parce que d'habitude ça ne me fait rien ! » expliqua-t-il en observant sa tasse de café avec intensité, imaginant la tête de Richard apparaître à la surface du liquide bouillant. Brûle !

N'insistant pas davantage sur ces histoires de chevalier servant - elle allait perdre le fil de son histoire si elle commençait à imaginer Abell en armure étincelante en train d'essayer de zigouiller Richard-le-Dragon -, Mary offrit un résumé de la situation à son aîné. Cependant, si elle s'était attendue à obtenir le soutien indéfectible d'Abell, la rouquine fut bel et bien déçu. Quoi ? Charmant ? Amoureuse ? Par Merlin, ils l'avaient eu, ils avaient rallié Abell à leur camp. Elle ne savait pas comment - en le soudoyant avec des produits capillaires dernier cri, peut-être ? Sa tignasse était toujours étonnamment étincelante et à l'apparence soyeuse - mais elle avait été trahie. A vos fourches ! Ils lui avaient fait un lavage de cerveau pendant qu'elle avait le dos tourné occupée à dévaliser les boutiques de la ville. « Qui êtes-vous et qu'avez-vous fait d'Abell ? » interrogea-t-elle en observant le jeune homme d'un air hautement suspicieux. « Non, sérieusement... Quand est-ce que tu as vu Richou d'abord ? Et je ne vois vraiment pas ce qu'il a de charmant ! Ils t'ont acheté, c'est ça ? On m'avait dit de ne pas me fier aux Serpentard ! » reprit-elle, toujours incrédule. « Elle n'est pas amoureuse, Abell. C'est juste une autre histoire qui va finir en catastrophe, comme d'habitude. C'est toujours le même scénario, rien ne change. Sauf peut-être leurs hobbies stupides. La dernière fois c'était la pelote. » conclut-elle d'un air visant à signifier que non, elle non plus ne comprenait pas d'où pouvait provenir cette lubie.

« Je lui parle, mais elle ne m'écoute pas. » ajouta-t-elle en soupirant, avant de boire une gorgée de son cappucino. Ce qui pourrait par ailleurs devenir la devise de leur famille. Ils devraient l'écrire en lettres d'or au-dessus de la cheminée dans l'une ou l'autre des maisons de ses parents. Réalisant qu'elle avait quelque peu monopolisé l'attention tout arrive, Mary s'empressa de demander à Abell s'il y avait du nouveau de son côté. Et la révélation du jeune homme ne fut pas décevante: il s'était rendu à un mariage. Envoyer Abell à un mariage, c'était un peu comme mettre le professeur Slughorn chez un vendeur d'ananas cristallisés. Il y avait des proies partout, il n'y avait qu'à se servir. Cependant, son aîné lui apprit bien vite qu'il avait reçu l'interdiction formelle de draguer qui que ce soit sur place, ce qui amusa grandement Mary. « "Combien leur amour donnait à tout le monde l'envie de se marier"... Même à toi ? J'en déduis que tu as menti, Abell. C'est très mal, tu sais ? Il faut absolument que tu me fasses partager ça ! Dis-moi que tu le connais par cœur ! » Elle lui adressa un grand sourire, enthousiaste à l'idée de pouvoir se moquer (gentiment) de lui. « Ah mais au fait, c'était le mariage de qui alors ? Qui est cette mystérieuse jeune ou vieille, pas de discrimination. D'ailleurs en l'occurrence 'vieille' correspondrait effectivement mieux. Pose ce couteau, Dawn ! femme dont les menaces ont réussi à te convaincre de ne draguer personne ? » demanda-t-elle avec une curiosité non dissimulée. C'est que cette histoire commençait vraiment à l'intriguer ! Et puis, commère oblige.

Mary était parfaitement consciente qu'Abell était du genre volage. Elle-même n'était pas un modèle de stabilité, mais elle avait le sentiment que le jeune homme était bien, bien pire. Elle l'observa avec amusement s'offenser à l'idée d'être casé, avant qu'il ne lui révèle que c'était déjà arrivé par le passé. « Sérieusement ? Combien de temps ? » Elle se doutait bien que s'il parlait de 'sortir', il ne s'agissait pas d'une histoire de deux-trois jours. Abell était certes un rigolo, mais il n'était pas débile, et il n'avait pas l'air de plaisanter là. En revanche, la confession qu'il lui fit ensuite ne la surprit finalement. Elle grimaça un peu. Être volage, certes, mais tromper ? Ça n'avait jamais été son truc. Ou même voir plusieurs personnes à la fois. Si elle se lassait de quelqu'un, elle préférait le lui dire et passer à autre chose, ça lui semblait plus sain pour tout le monde. « Et elle au courant que tu n'es pas fidèle ? C'est quelqu'un je connais ? Elle est de notre monde ? » interrogea-t-elle en scrutant le visage de son aîné d'un air indécis. Et si jamais quelqu'un l'entendait parler (à tout hasard, la potiche de tout à l'heure qui continuait à lorgner peu discrètement sur Abell dès que l'occasion se présentait), il penserait tout simplement que le 'monde' dont elle parlait était celui des gens beaux voilà tout. Égocentrisme ? Où ça ?

« Oooh ! » Elle lança un regard enthousiaste à Abell lorsque celui-ci lui proposa de se rendre à un photoshoot, le tout agrémenté d'un sourire à faire fondre la plus coincée des bonnes femmes Dawn, donc. « Oui ça me dit ! Allons-y ! » décréta-t-elle en faisant signe au dindon - actuellement cachée derrière un comptoir - de leur apporter l'addition. De nouvelles aventures, hautement plus amusantes que de passer l'après-midi à parler 'appâts' avec Richard les attendaient !
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MessageSujet: Re: Envoyez les secours ! [ PV ]   Lun 29 Juil - 3:11

    Abell connaissait Mary depuis suffisamment longtemps pour être habitué à son comportement qui pouvait être assez excessif par moment. Il appréciait la jeune fille hein, il ne disait pas le contraire, elle n’était pas l’une de ces filles seulement agréables à regarder qu’il cherchait à se taper mais il se demandait parfois s’il l’aurait toujours autant apprécié s’il avait dû la supporter tous les jours. Enfin, comme ce n’était pas le cas, il se contentait de discuter tranquillement avec elle. Pour l’instant, elle était assez calme –à l’échelle Mary hein- mais il était certain que cela ne durerait pas longtemps.

    « Trahie ? T’as pourtant l’habitude des mecs de ta mère, ce n’en est qu’un de plus après tout. » Il ne comprenait pas vraiment pourquoi elle était dans cet état là. Mais visiblement, elle ne comprenait pas non plus. « De toute façon qu’est ce que ça peut te faire ? C’est la vie de ta mère non ? D’accord elle t’oblige à venir pour voir son couple mais franchement, t’aurais pu l’envoyer chier Mary. T’es majeure ou pas ? » Il s’y connaissait en rapports compliqués avec les parents et lui, dès qu’il l’avait pu, il s’était barré de la maison d’Abraham, s’était acheté un studio et avait payé ses études. Et son vieux ne l’avait même pas renié. Selon Abell, il devait être soulagé de ne plus l’avoir sur le dos.

    Il fit ensuite son petit discours concernant Richard, la mère de Mary et leur relation à tous les deux. Un fin sourire vint orner le visage du jeune homme à la réaction de son amie. Ne pouvait-il pas se montrer un petit peu sentimental parfois ? Visiblement non, ça lui était refusé. Il se coltinerait toujours l’étiquette de l’éternel dragueur de ces dames. Quel dommage. Pour ceux non réceptifs à l’humour ceci est un discours à prendre au second degré, sa vie était géniale merci pour lui. « Il faut croire qu’être entouré par tout un tas de couple très engagés me fait perdre la tête. » Le jeune photographe eut un sourire amusé. « D’accord, d’accord j’avoue, ta mère m’a passé un coup de fil peu avant que je ne te voie, elle avait peur que tu dramatises la situation. Apparemment entre Richou et elle c’est du sérieux, en tout cas c’est ce qu’elle pense actuellement, et elle aimerait vraiment que tu l’apprécie à sa juste valeur, c’est pour ça, entre autre, qu’elle voulait te voir. Et moi j’ai simplement accepté de lui rendre service. » *kof kof s’étrangle*. Abell ne rendait jamais service. Pas gratuitement en tout cas. La mère de Mary représentait une bonne cliente et elle lui avait aussi servi d’autres potentiels clients sur un plateau. « Je ne sais pas si elle est vraiment amoureuse ou quoi mais soit tu joue le jeu, soit tu lui dis clairement ce que tu penses. » Il soupira. Mary et ses parents n’étaient pas les champions de la communication aussi doutait-il qu’un jour la rouquine balance ses quatre vérités en face à sa mère. « Et oui, ne te fie jamais aux Serpentards ! » Il eut un sourire mesquin. Les verts et argents n’étaient peut-être pas tous aussi manipulateurs que lui mais il fallait s’en méfier c’était certain. « Tu veux que je lui parle ? » proposa-t-il en prenant une autre gorgée de son café noir.

    Les deux jeunes gens abordèrent ensuite les propres occupations d’Abell parce que bon, ce n’était pas comme si Mary avait monopolisé l’attention mais voilà. Le jeune homme lui révéla donc qu’il s’était rendu à un mariage et qu’en plus, il était le témoin du marié. « Bien sûr que non. Le mariage c’est nase, et c’est la dernière forme légale d’esclavage. Jamais je n’accepterais ça consciemment !! De toute façon pour se marier il faut être amoureux et comme cela ne risque pas de m’arriver un jour… » Il eut un grand sourire amusé. « Figures toi que je mens tout le temps ma belle et que je ne m’en porte pas plus mal !! » Elle lui demanda si, par hasard, il ne se souviendrait pas de son discours de témoin. « Hum… Je ne te garantie pas de m’en souvenir par cœur mais ça commençait par : Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, nous sommes réunis en ce jour afin de célébrer l’union de Lexy et de Dawn sous la neige de sa bonne vieille Suède. Tous ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas un fervent défenseur des mariages, pour tout dire, je trouve que c’est pour ainsi dire la plus belle connerie inventée afin de réduire la liberté accordée à l’homme, l’enchainer à une femme pour le reste de l’existence…Et bien ce mariage ne m’aura absolument pas fait changer d’avis ! Je reste persuadé que l’idée même du mariage est stupide et vous savez quoi ? Le charmant marié ici présent pensait comme moi il y a peu, jusqu’à ce que qu’il rencontre la mariée et qu’il en tombe amoureux…Ce qui n’était évidemment pas prévu dans son programme évidemment ! Moi, en tant qu’ami fidèle, j’ai tenté de le résonner mais le bougre était définitivement et bien attaché à la jolie princesse des glaces et rien ni personne n’a pu le stopper. Il a demandé en mariage Dawn et alors que je le prévenais encore une fois de l’immense bêtise qu’il allait faire, il n’a rien dit, n’a pas bougé et il est resté inflexible. Il était sûr et certain de sa décision. Et aujourd’hui nous assistons donc à l’union de ces deux belles personnes…Aujourd’hui, lorsque Dawn est arrivée et que tous les regards étaient posés sur elle, moi j’ai regardé le pauvre malheureux, mon ami, qui avait accepté consciemment la dernière forme légale d’esclavage nommée communément mariage et devinez quoi ? Il avait un air ravi sur le visage. Il n’a jamais été heureux que depuis qu’il a rencontré sa belle et même si je suis contre l’amour, le mariage et tout ça, je ne peux que constater le bonheur de mon ami et d’être heureux pour lui qu’il ait rencontré son âme sœur. » Il toussa. « En fait cette connerie je l’ai retenue par cœur…Donc en fait ça allait, je n’ai pas eu à dire trop de choses gentilles sur la mariée…De toute façon c’était au dessus de mes forces ! » Il eut un sourire. « Le mariage de Lexy Terence avec une cinglée hystérique maniaque du contrôle nommée Dawn. Personnellement je préfère son petit surnom, Kostovakor. » Ce surnom allait terriblement bien à la russe. « Et elle a menacé de me torturer et de me castrer. » Ce qu’évidemment, il ne pouvait accepter.

    « J’ai dû rester plus ou moins six mois avec Astoria. Bon sang six mois ! Ça me parait être une éternité !! » Il se demandait encore vaguement comment il avait réussi à tenir aussi longtemps. « Mais je suis très attachée à elle et je ne voulais pas lui faire du mal du coup je suis restée avec elle contre mes principes…Au final ça s’est bien fini, je n’ai pas eu à lui briser le cœur ce qui n’est pas plus mal. » Ah il bénissait le ciel que Drago ait été jaloux de lui ! Sinon, il aurait tout foutu en l’air et adieu son amitié avec Aria. « Bien sûr qu’elle est au courant ! En gros, elle voulait oublier son ex’, elle le fait dans mes bras mais sous mes conditions ainsi je peux aller voir ailleurs. C'est une relation libertine coucou Alex' pour moi mais elle l'accepte entièrement. » Il sourit, il n’aurait jamais accepté sinon. « Je ne sais pas si tu la connais…Elle est encore jeune mais je doute que tu l’ai vu à Poudlard…Elyna Artanis ça te dit quelque chose ? » Parce que oui, elle était définitivement bien de leur monde.

    Lorsqu’Abell proposa à Mary d’assister à une séance de photoshoots, elle parut ravie et elle appela immédiatement la serveuse. Le jeune homme régla la note et remit son trench. En partant, il glissa un papier à la serveuse où il avait griffonné à la hâte qu’il reviendrait au café sans doute le soir même ou le lendemain et qu’il espérait bien la revoir. Il était avec son amie là donc il ne pouvait pas la séduire mais c’était sur qu’il ne laisserait pas passer cette opportunité. Sa Harley l’attendait devant le café, il tendit un casque à la rouquine, il en avait toujours un en stock. « Allez grimpe ma belle, je t’emmène vers d’autres aventures !! » Et c’est ainsi que le mec louche embarqua la jolie rouquine.
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MessageSujet: Re: Envoyez les secours ! [ PV ]   Mer 7 Aoû - 20:55


Abell n'avait pas tort. L'apocalypse s'est finalement produite. Richard n'était pas le premier petit-ami de sa mère depuis le divorce. Ce n'était pas une surprise, ou quoi que ce soit. Ses parents avaient tous deux très bien rebondi suite à leur séparation. Pas de souci à se faire de ce côté-là. Et en un sens, Mary préférait les voir heureux avec d'autres personnes que malheureux ensemble, mais franchement, était-elle obligée de les regarder roucouler avec les élus de leur cœur ? Ne pouvait-elle pas se contenter de la mention occasionnelle dans les lettres qu'ils lui envoyaient ? Leur fourrait-elle ses copains sous le nez, elle ? Ah ces vieux, plus aucune pudeur, de nos jours. « Je n'ai pas à passer mes vacances avec eux, d'habitude. » répliqua-t-elle d'un air renfrogné. Elle aurait préféré passer son temps à cracher sur le dos de Richard en compagnie d'Abell, plutôt qu'il se mette à lui faire la leçon. Depuis quand prenait-il le parti de sa mère ? Il était vraiment devenu vieux, c'était la seule explication, ce qui l'avait naturellement fait passer dans le camp adverse. Pauvre Abell, mignon mais précocement sénile. « Bien sûr que je suis majeure, et je lui ai dit ce que j'en pensais. Tu crois sincèrement que je suis restée là à les contempler d'un air ahuri ? C'est une question de principe. » ajouta-t-elle en croisant les bras avec irritation. Elle avait appris à devenir indépendante depuis bien longtemps à présent, le problème n'était pas là. Ce qui la dérangeait, c'était que ses parents s'étaient toujours montrés incroyablement sourds à ses remarques et protestations. Son père semblait s'améliorer avec l'âge, mais ce n'était visiblement pas le cas de sa mère.

Oh par la moustache frisée de Merlin. Le visage de Mary passa en l'espace de quelques secondes - et de manière assez comique - du choc à la pure trahison. Sa mère lui avait passé un coup de fil ? Et elle qui croyait qu'il était venu la voir parce qu'il l'aimait bien. Nope, Abell était là sur ordre de Madame Donovan. Non seulement il s'occupait des photos pendant leurs soirées, mais il sermonnait aussi leur fille unique quand elle faisait des caprices. Décidément, il avait vraiment toutes les options. Quel fourbe ! « Donc, pour résumé, t'es là parce qu'elle te l'a demandé. C'est très charitable de ta part, Abell, prendre sur ton temps libre pour venir faire le sale boulot de ma mère. » énonça-t-elle d'une voix dangereusement calme. Au moins, cette mascarade avait le mérite de lui montrer une chose: sa mère était à fond dans sa relation, cette fois. Aller jusqu'à demander à une tierce personne d'intercéder en sa faveur, c'était de l'inédit. « Oh, elle va entendre ce que j'en pense, ne t'en fais pas pour ça. » ajouta-t-il d'un air résolu. Ça n'allait pas se passer comme ça. Si sa mère avait quelque chose à lui dire, elle n'avait qu'à le faire d'elle-même. Pas besoin de passer par un messager (aussi canon soit-il). Quant à Abell... Elle ne savait même plus si elle était surprise. Il était un Serpentard, après tout. C'était un concept qui lui échappait un peu, parce qu'elle avait fait la majeure partie de ses études à Salem, mais elle était quand même consciente des particularités de chaque maison. Abell avait rendu service à sa mère parce que ça l'arrangeait lui. « C'est noté. » répondit-elle avant de terminer son cappuccino comme on s'envoie un shot de vodka. Elle avait retenu sa leçon, cette fois ! « Pas la peine, je m'en occupe. »

Mary se radoucit néanmoins quand il fut question d'un mariage auquel Abell aurait récemment assisté. Elle n'était elle-même pas une fervente partisane des mariages, ses parents étant un exemple flagrant des raisons pour lesquelles les gens ne devraient jamais s'unir officiellement. Et puis, elle croyait moyennement à ces histoires d'amour qui durent pour "toujours". Les contes de fée étaient surfaits. « Ouf, tu m'as fait peur pendant un instant ! » prétendit-elle en soupirant de soulagement, une main sur le cœur pour accentuer le côté dramatique de la situation. Le jour où Abell se marierait, il pousserait probablement des ailes aux pitiponks. Petite blague magizoologiste rien que pour vous ! Elle afficha une moue déçue lorsque le brun apprit qu'il n'était pas certain de se souvenir de son discours... Moue qui disparut aussi vite qu'elle était apparue quand Abell se mit à réciter sa tirade comme s'il déclamait un texte de théâtre. Elle tapa des mains avec enthousiasme quand il termina son discours, un sourire amusé aux lèvres. Il était pas croyable. « T'as pas tellement menti que ça, finalement ! Avoue tout, cette dénommée Dawn, elle n'avait pas un peu beaucoup envie de te trucider pendant ton discours ? Jurons et blasphèmes. Si elle est aussi horrible que tu le dis, je doute qu'elle ait apprécié. » remarqua-t-elle avec bonne humeur. Les trahisons et révélations antérieures semblaient bien loin, désormais. C'était un des avantages avec Mary: elle disait ce qu'elle pensait, puis passait à autre chose. A quoi bon se prendre la tête davantage ?

« Hmm, Kostovakor, hein ? C'est... Original. Mais ça ne me dit rien, j'ai passé trop de temps à Salem, je suis mal informée sur les individus de ta génération ! » déclara-t-elle en lui adressant un sourire moqueur. Elle ne disait pas ouvertement qu'Abell était un ancêtre mais... Il n'avait qu'à faire sa propre interprétation. Elle éclata de rire quand il lui apprit ce que Dawn avait menacé de lui faire. « Ohh, sérieux ? Tu sais quoi ? Je crois que cette fille me plait. Elle a du répondant ! » Elle s'immobilisa brusquement. « Attends attends attends... Lexy Terence ? C'est bien ce que tu viens de dire, n'est-ce pas ? Lexy Terence ? Comme dans "le mannequin Lexy Terence" ? C'est dingue ! » Elle ne connaissait pas Abell suffisamment bien - ou depuis suffisamment longtemps - pour connaître ses fréquentations, aussi n'aurait-elle jamais imaginé que son aîné puisse avoir assisté aux mariages d'un des mannequins les plus connus du monde sorcier. Et il ne l'y avait même pas invitée. Quel rustre !

Elle ouvrit des yeux ronds lorsqu'Abell lui apprit qu'il était sorti avec la même fille pendant six longs mois. Pour lui, c'était clairement un record. Pour le reste du monde, c'est plutôt banal. Et puis... "Astoria" ? Comme Astoria Malefoy peut-être ? Décidément, Abell était plein de surprises. Elle n'eût pas le temps de s'en assurer, car le jeune homme enchaînait déjà sur sa relation actuelle, ce qui eut le don de la faire réagir. Elle n'était peut-être pas quelqu'un de très stable psychologiquement dans ses relations amoureuses, mais elle ne trompait jamais ses partenaires. Elle savait qu'Abell ne partageait pas cette philosophie, mais elle n'était jamais ravie de l'entendre s'en vanter. « Oh. C'est quand même un peu malsain, non ? Je ne sais pas comment elle fait, en tout cas. » commenta-t-elle dans un haussement d'épaules. Au moins, elle était au courant. Le reste relevait de son propre choix. « Elyna Artanis ? Vaguement. Attends... Ce ne serait pas l'ancienne préfète de Serdaigle ? Emma a dû l'évoquer une ou deux fois... » Mais c'était la seule information qui lui revenait concernant la jeune femme. Il faudrait qu'elle se renseigne plus amplement via sa meilleure amie. Elle avait raté trop de choses pendant qu'elle était à Salem !

Certes, Abell l'avait peut-être rejoint sur demande de sa mère, mais au final il ne semblait pas prêt à la jeter comme une vieille chaussette une fois son devoir accompli. Mary le laissa régler l'addition c'est la moindre des choses pour l'avoir dupée comme ça !, observant la serveuse-dindon de loin. Pft, aucun amour propre ! Elle attrapa joyeusement le casque que lui tendit Abell lorsqu'ils eurent rejoint la rue, fascinée par le bolide qu'elle avait sous les yeux. Une moto ! « C'est parti ! » acquiesça-t-elle avec impatience, avant de prendre place derrière son ami. Leurs aventures ne faisaient que commencer !

[ Terminé pour Mary ]
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