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 Chaudron Baveur - Les joies du service au bar [PV]

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MessageSujet: Chaudron Baveur - Les joies du service au bar [PV]   Dim 24 Mar - 14:31

Cela faisait maintenant quelques mois que Cherise était serveuse au Chaudron Baveur, et elle commençait à avoir un bon panorama de tout ce qui pouvait constituer le quotidien normal de quelqu'un qui travaille dans un bar. Elle avait eu droit au papi qui vient lui raconter sa vie, au jeune homme trop soul qui vomit devant la porte, au couple qui essaie de recoller les morceaux, aux amis de longue date qui se retrouvent après de longues années sans se voir, au petit mot glissé en douce au moment de payer, à la petite dame qui vient boire son café tous les jours à la même heure, à la même place... Et elle aimait bien, notre jeune italienne, parce qu'elle avait l'impression d'assister à des bouts de vie de tous ces gens, et ça l'amusait beaucoup. Notre jeune fille avait toujours été de nature sociable, portant dès lors un grand intérêt aux gens qui l'entourent. Quelque part aussi ça la rassurait aussi de constater que tout le monde avait ses petites habitudes, ses petits travers, ses tocs, son caractère, et elle aimait bien que tout ceci se retrouve dans un bar. Oui, quelque part, il y a de tout dans un bar, en fonction du moment de la journée, le jour ou la nuit, du jour de la semaine, de la météo, qui influence l'humeur des gens... Au final, il n'y a pas de quoi s'ennuyer !
Malgré tout, il y avait quand même un aspect qu'elle n'avait pas encore expérimenté jusqu'alors : celui du mec accoudé au bar qui ne te lâche pas la grappe. Et c'était justement ce qu'elle était en train de vivre en ce moment, alors qu'on était samedi soir, que le Chaudron Baveur était bondé et que notre jeune serveuse avait autre chose à faire que d'écouter un trentenaire lui jeter des fleurs. D'habitude elle aimait bien que la gente masculine lui fasse des compliments, sur son sourire ou son jolis minois, lui fasse des petits clins d'œil, c'était toujours flatteur. Mais là, cela faisait une heure que celui-ci restait dans ses pattes, sans être particulièrement fin dans ses compliments (pour ne pas dire insistant), et ça commençait à légèrement l'exaspérer.

"Et comment s'appelle la jolie demoiselle ?" demanda-t-il au bout d'un moment, alors que Cherise essayait vaguement de l'éviter - ce qui est compliqué quand on est assignée au bar et que celui-ci y est accoudé.
"Cherise" répondit-elle sans prendre la peine de le regarder, se disant qu'en continuant à le snober il finirait peut-être par se lasser.
"Quel beau prénom... Comme le fruit ! Cela vous va à merveille, vous avez cette fraicheur du fruit, qu'on a envie de croquer, dont on ne se lasse jamais..."

Même si Cherise ne le regardait pas et s'acharnait à vouloir essuyer un verre qui était sec depuis un bon bout de temps, elle sentit son regard glisser sur son décolleté (qui n'était pourtant pas très prononcé), ce qu'elle trouva particulièrement malsain. Nom d'une Chocogrenouille, mais quand est-ce qu'il allait lui lâcher les baskets ? Car c'est bien le problème quand on est serveuse, c'est que tant que le mec paye ses consommations et qu'il n'est pas trop soul, il n'y a aucune raison de le virer du bar. Heureusement, il était déjà tard et le bar n'allait pas tarder à fermer. Le seul souci, c'est qu'elle craignait que le gars en question profite de l'occasion pour vouloir rester avec elle une fois son service terminé. Et alors là, il n'en était pas question ! Et vu que sa tactique de le snober ne fonctionnait pas trop pour l'instant, elle ne savait pas trop comment s'en débarrasser.

"Hé Cherise ! On va bientôt fermer, tu peux aller faire le tour des clients et les inviter gentiment à finir leur verre ?"

C'était son patron qui venait de parler, et cette phrase sonna comme un gong de libération pour la jeune serveuse. Ouf, ça lui donnait une belle occasion de se débarrasser de cet inopportun ! Sans se faire prier, elle s'attela immédiatement à cette tâche, faisant le tour de toutes les tables.
Elle arriva à une table où étaient installés un groupe de jeunes, qui avaient tous l'air bien éméchés, excepté une des filles qui était en bout de table. Cherise la choisit naturellement comme interlocutrice.

"Salut, je suis désolée on va bientôt fermer, est-ce que tu peux dire à tes potes de finir leur verre et de commencer à se diriger vers la sortie ?"

A peine avait-elle fini sa phrase qu'elle se rendit compte que pour ce groupe-là, ce serait peut-être un peu plus laborieux que pour les autres clients. Déjà, ce n'était peut-être pas une très bonne idée qu'ils finissent leur verre sur un cul-sec vu l'état dans lequel ils étaient, et de deux, ils n'avaient pas l'air d'être trop en mesure de pouvoir se tenir debout une fois levés de leur chaise.
Cherise jeta un œil du côté du bar et constata que le type la fixait toujours des yeux et ne bougeait pas d'un iota, tandis que le reste de la clientèle commençait à sortir. C'est en se tournant de nouveau vers le groupe de jeunes qu'une idée d'échappatoire lui traversa l'esprit.

"Heuu, en fait, tu as peut-être besoin d'aide pour ramener tout ce petit monde à bon port, non ? Je peux t'aider si tu veux."

Elle avait pris soin de dire cette phrase suffisamment fort pour que le mec du bar puisse l'entendre. Elle espérait juste que maintenant il n'allait pas se mêler à la chose en proposant lui aussi son aide. En se penchant pour ramasser les verres vides sur la table, elle rajouta tout bas pour que seule la jeune fille puisse l'entendre "En vrai, ça nous arrange à toutes les deux je pense, parce que je cherche à me débarrasser du type accoudé au bar qui me colle depuis une heure."

En se relevant, elle adressa un sourire à la jeune fille. Oui, il y avait moyen qu'elles s'entraident toutes les deux sur ce coup-là, car elles étaient toutes les deux pas mal dans le pétrin, entre Cherise avec son "prétendant" acharné et la jeune fille avec sa bande d'amis trop souls à gérer.
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MessageSujet: Re: Chaudron Baveur - Les joies du service au bar [PV]   Dim 31 Mar - 23:20


Les joies du service au bar
Mary & Cherise
© Belzébuth


Mary n'avait pas beaucoup vu ses amis de Salem, depuis qu'elle était arrivée à Londres avec Emma pour effectuer sa septième année d'études à Poudlard. L'aller-retour entre les deux continents n'était pas exactement des plus pratiques pour ne pas dire qu'on ne donnait pas le permis de transplanage aux dangers publics, et qu'elle se trouvait en être un, et chacun avait été bien occupé par les études, l'orientation, et l'adaptation à son nouvel-ancien environnement, dans le cas de Mary. C'est pourquoi, lorsque cinq de ses amis américains - elle-même était Anglaise, bien qu'ayant passé cinq de ses années scolaires dans l'institut de sorcellerie situé aux Etats-Unis pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? - lui avaient annoncé vouloir venir passer quelques jours sur Londres, la jeune femme en avait été ravie. Bien que particulièrement sociable et chaleureuse, Mary ne connaissait pas encore tant de monde que ça en Grande-Bretagne. Elle avait enfin trouvé un mentor pour commencer sa formation de magizoologiste, mais son métier la mettait davantage en relations avec des bestioles qu'avec des êtres humains - ce qui ne la dérangeait pas en soi, mais niveau vie sociale, un crabe de feu restait un peu limité.

Tout ça pour dire qu'avoir un contact avec une petite partie de son ancienne vie ne la dérangeait aucunement. Elle ne se voyait pas retourner aux Etats-Unis pour y vivre désormais, malgré le fait que ses parents, eux, y résidaient. Ou bien justement pour cette raison, en fait. Il y avait plus d'opportunités pour elle sur le territoire anglais, même si elle avait en tête de voyager énormément une fois qu'elle serait lancée dans son sujet d'étude. Il fallait juste qu'elle le choisisse. Pour l'instant, elle débutait seulement, et elle était déjà bien occupée. Malgré tout, elle s'était réservée une soirée complète à passer en compagnie de ses anciens amis. Elle avait tenté tant bien que mal de convaincre Emma de se joindre à eux - elle avait été l'une des leurs pendant une année entière, après tout -, mais la brune avait prétexté avoir une garde à l'hôpital qu'elle ne pouvait éviter sous aucun prétexte. La soupçonnant de s'être trouvée une excuse pour ne pas avoir à venir, Mary avait été faire une petite vérification via cheminée pour s'assurer que sa meilleure amie ne s'était pas planquée chez Jenson en prétendant être en train de bosser. Son investigation chez le blond s'était avérée non concluante, mais après tout, il avait bien pu lui mentir tout le monde sait que les Serpentard sont des menteurs pathologiques. Elle n'avait pas le temps de faire une perquisition chez lui cela dit elle n'a pas de mandat c'est pour ça, et avait dû filer chercher ses amis à leur hôtel.

Elle leur aurait bien proposé de les héberger, mais elle habitait elle-même chez Emma, et malgré son insistance, elle comprenait la réluctance de son amie à revoir des élèves de Salem. Elle devinait que la brune voulait éviter d'avoir à se remémorer l'année qu'elle avait passé aux États-Unis. C'est donc seule, qu'elle retrouva ses anciens amis, et qu'elle les emmena sans hésiter dans le pub sorcier le plus connu de Grande-Bretagne: le Chaudron Baveur. Si le début des retrouvailles se passa dans la joie et la bonne humeur, projetant Mary tout droit à Salem à nouveau, la situation tourna bien vite - au goût de la jeune femme - à un concours du "qui sera complètement torché le premier". Dans ce domaine là, Devon - qui s'avérait aussi être une ancienne et révolue conquête - l'emporta haut la main. Complètement saoul, il s'affala pathétiquement sur la table, marmonnant de temps à autres des paroles de chansons paillardes, et lui rappelant pour quelle raison ça n'avait clairement pas marché entre eux. Finalement, c'était peut-être une bonne chose qu'Emma ne soit pas venue - quoique, elle aurait pu l'aider à dégriser tout ce petit monde, au moins. Là, le retour à la maison allait être pour sa pomme: elle était la seule à être encore entièrement sobre.

Elle soupira, se demandant si elle n'aurait pas dû se mettre quelques verres dans le nez, elle aussi. Elle avait pris sa seule et unique consommation alcoolisée un peu après leur arrivée, et s'était montrée sage par la suite. Elle était là pour revoir ses amis, pas pour vomir au-dessus de la cuvette des toilettes si elle visait bien jusqu'au matin. Le sentiment n'était vraisemblablement pas partagé. Elle était occupée à tapoter la tête de Freya d'un air compatissant - et vaguement inquiet à l'idée qu'elle lui vomisse dessus -, lorsque la jeune serveuse du pub apparut devant elle pour lui indiquer qu'ils allaient bientôt fermer. Woula, elle n'avait pas réalisé qu'il était aussi tard ! Baissant le regard vers sa montre, elle adressa un sourire d'excuse à la jeune femme - qui ne semblait pas être bien plus âgée qu'elle. « Oui bien sûr ! Je n'ai pas vu le temps passer. Enfin, si, ça commençait à être long sur la fin là, entre les chansons paillardes de Devon, la déprime de Freya et les nausées de Tim. Mais je ne pensais pas qu'il était aussi tard. » expliqua-t-elle, vraisemblablement contente d'avoir enfin un interlocuteur qui n'avait pas les yeux vitreux et la parole incohérente. Elle se redressa sur sa chaise, secouant Alyson, qui s'était endormie sur l'épaule d'un Tim qui n'avait pas franchement les yeux en face des trous. Bande de pochtrons.

Elle venait d'arracher son dernier verre à Geoffrey - qui protestait vivement à grands renforts de "j'suis pas bourré" tout sauf convaincants - lorsque la brune s'adressa à nouveau à elle, lui proposant quelque peu nerveusement de l'aider à ramener sa bande d'alcooliques chez eux. Mary lui adressa un regard surpris: c'était compris dans le service, ça ? ça sent l'arnaque pour lui soutirer plus de fric ! « Euh non merci chacun ses emmerdes ma vieille. Allez, sans rancune ! » Elle hésita, mais la jeune femme lui expliqua bien vite de quoi il en retournait réellement. Mary coula un regard discret en direction du type en question, qu'elle reconnut pour être celui qui lui avait adressé un regard lubrique à faire froid dans le dos lorsqu'elle était venue commander au bar. Elle hocha aussitôt la tête en signe d'assentiment, n'hésitant pas une seule seconde. « Absolument ! Je ne crois pas que je m'en sortirai toute seule. » accepta-t-elle d'une voix forte vive la subtilité, histoire que tout le monde saisisse bien. Elle se leva à son tour, forçant Freya, Alyson et Geoffrey à en faire de même, étant donné qu'ils étaient en meilleur état que les deux derniers.

« Bon par contre, il va falloir aider Devon et Tim je pense. Je connaissais un sortilège pour faire désaouler il me semble, mais ça m'étonnerait que ça suffise. » indiqua-t-elle en donnant un coup sur la tête de Tim pour le forcer à se redresser. C'était parti pour être une longue soirée. « Au fait ! Moi c'est Mary, et cette bande de pochtrons sont mes amis de Salem, que je n'avais pas vu depuis des mois et qui m'ont apparemment élue capitaine de soirée sans m'en avertir au préalable. Je ne m'attendais pas franchement à terminer la soirée comme ça. » avoua-t-elle avec un peu de mécontentement, bien que conservant toujours un sourire enjoué. C'était ça le truc avec Mary, quel que soit le contexte, elle gardait toujours de sa bonne humeur. Certes, les rapatrier à l'hôtel allait être folklorique, mais au moins elle avait de nouveaux dossiers sur chacun d'entre eux à présent. Mary Donovan, génie du mal à votre service.
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MessageSujet: Re: Chaudron Baveur - Les joies du service au bar [PV]   Lun 8 Avr - 18:10

Le pub se vidait lentement mais sûrement, tandis que le nouveau "prétendant" de Cherise restait cramponné au bar, sans bouger, comme s'il pensait que le fait de n'émettre aucun geste allait le rendre invisible et lui donner une nouvelle chance de conquérir la jeune serveuse. Mais que nenni, il ne connaissait pas assez bien le caractère bien trempé de notre ex-Gryffondor, qui n'avait aucunement l'intention de se laisser faire !

Elle avait d'ailleurs bien assez à faire avec ce groupe de jeunes aux allures chancelantes, résultat d'une longue soirée bien arrosée. Cherise lâcha un petit rire quand la jeune fille émit quelques commentaires sur l'état de ses amis. Ah la jeunesse ! ben oui, 21 ans, oulalah, elle se fait vieille ! C'est vrai qu'à peine la majorité célébrée, c'est tout un univers qui s'ouvre, dans lequel aller dans un pub pour s'enquiller des litres de bierraubeurre ne relève plus de l'exploit ni de l'interdit mais rentre dans le registre courant. Tellement courant même qu'on en oublie combien on en a bu, et pour peu que quelques Whisky pur feu se soient mêlés à la fête, on finit complètement carpette. et ça rime, tiens !
Cherise se remémorait très bien ces moments-là, quand avec sa cousine Giada, Haven et d'autres amis, ils avaient célébré leur majorité. Mais bon, à croire qu'on se lasse vite de ces mois de beuverie, si bien que notre jeune fille s'était un peu calmée, gardant ce genre d'exploits alcooliques pour des occasions bien précises. Dans ce cas-là, même si tous ces jeunes - excepté son interlocutrice - semblaient bien éméchés, ils n'avait pas non plus l'air d'avoir bu "le verre de trop", celui qui fait tourner la fête au vinaigre.

"Ah ben j'arrive pile au bon moment alors ! Tant qu'ils ne me repeignent pas la table, ça me va !" s'exclama-t-elle avec un sourire, à peu près persuadée que les principaux intéressés ne capteraient pas vraiment qu'elle parlait d'eux.

Elle sentit d'emblée que sa coopération avec la seule jeune fille sobre du groupe pouvait être une grande réussite, celle-ci semblant encore avoir un peu de pêche et de bonne humeur pour se lancer dans une opération de sauvetage sans trop grogner. Car Cherise n'aimait pas trop les gens qui râlent tout le temps, et à cette heure-ci, après avoir travaillé toute la soirée, ce n'était pas de refus de parler à quelqu'un de bonne humeur !

"Merci beaucoup... Enchantée, moi c'est Cherise. C'est marrant, t'as pas l'accent américain pourtant ! Ah mais c'est pour ça qu'ils sont tous bourrés tes amis ! Aux Etats-Unis tu peux pas boire avant 21 ans, alors un p'tit tour à Londres et c'est la fête, c'est ça hein ?" s'exclama-t-elle en rigolant.

Mais son regard croisa celui de son patron qui semblait lui dire "mais bordel, qu'est-ce que tu fous ?". En effet, se mettre à discuter avec les clients à l'heure de la fermeture alors qu'il y avait encore quelques personnes à faire sortir, c'était pas ce qu'on attendait de ses employés... Même si elle commençait à être bien intégrée à la maison, Cherise ne souhaitait pas se mettre son patron à dos, si bien qu'elle s'empressa de ramasser tous les verres sur la table du groupe de jeunes en lançant un : "Je reviens, je finis deux-trois trucs et je reviens tout de suite pour aider à lever ces messieurs."

Elle partit aussi sec vers le bar pour ramener les verres vides et dire aux derniers clients de sortir. Evidemment, le trentenaire était toujours là, et l'avait suivie du regard jusqu'à ce qu'elle se retrouve à sa hauteur.

"Bon, maintenant, il va falloir partir, monsieur.
- Partir ? Ok je sors, un petit verre chez moi ça te tente ?
- Mais non !!! s'exclama la jeune fille, n'en pouvant plus d'être polie depuis des heures. De un, j'ai pas besoin qu'on m'offre des verres, de deux je ne suis pas intéressée, et de trois je dois aider une amie à ramener tous ses amis bourrés !"

Bon, elle avait volontairement extrapolé en qualifiant Mary "d'amie" alors qu'elle ne la connaissait à vrai dire que depuis cinq minutes, mais c'était pour être sûre de blinder son arsenal d'arguments contre cet acharné. Curieusement, celui-ci ne répondit rien, inclina la tête d'un air entendu, saisit son manteau et se dirigea vers la sortie, ce qui ne manqua pas de surprendre notre jeune serveuse, qui s'attendait à devoir insister plus que ça. Bon, ben comme quoi, il fallait peut-être tout simplement éviter les trop bonnes manières !
Après avoir attrapé ses affaires, promis à son patron de venir un peu plus tôt le lendemain pour ranger, elle retourna vers son groupe de jeunes. Trois avaient réussi à se mettre debout, mais cela semblait plus compliqué pour les deux autres, apparemment dénommés Devon et Tim.

"Bon, allez, occupons-nous de nos deux américains maintenant ! lança-t-elle d'un air jovial en faisant passer le bras de Devon (ou Tim, elle ne savait pas qui s'appelait comment) autour de son épaule pour le soutenir et l'aider à se lever. Alalah, les garçons... ça veut faire les malins, et ça finit par se faire porter par des filles ! dit-elle en rigolant, tout en avançant progressivement vers la sortie.

Finalement, ça l'amusait pas mal cette histoire, cela changeait de son habitude, et mine de rien ça lui donnait une bonne excuse pour reporter au lendemain le ménage à faire dans le pub, ce qui n'était pas pour lui déplaire oui, la procrastination est un art bien connu chez Cherise.

En arrivant à la porte, cela la fit moins rire en revanche de voir que l'autre type était toujours là, visiblement à attendre que Cherise sorte. La jeune fille décida de l'ignorer dans un premier temps, pour demander à Mary "On va où alors ?"

Elle espérait juste que le mec n'allait pas les suivre, mais au point où elle en était, elle ne se posait plus trop de questions... Advienne que pourra !
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MessageSujet: Re: Chaudron Baveur - Les joies du service au bar [PV]   Lun 22 Avr - 23:01

Mary était un brin exaspérée par le comportement de ses amis, mais leur lister les méfaits de l'alcool en excès maintenant ne lui serait d'aucune utilité. En outre, faire la morale à ses proches n'était pas dans ses attributions elle laissait ça à Emma, elle était mal placée pour juger qui que ce soit. N'empêche qu'elle, elle était là pour les voir, mais elle ne pouvait que constater qu'eux étaient surtout là pour l'achat de boissons alcoolisées autorisée dès dix-huit ans en Grande-Bretagne. Toujours agréable à vivre. Enfin bon, l'un n'excluait pas l'autre. Il y avait assez de place pour l'alcool et Mary dans leurs vies.

La jeune femme profita avec soulagement de l'arrivée d'une personne sobre - qui n'était autre que la serveuse du Chaudron Baveur - pour conter ses aventures (avec détails dont personne n'avait envie d'entendre parler en bonus: cadeau de la maison !), tout en tâchant de ramasser ses affaires, histoire de lever le camp. Pas que laisser les pochtrons décuver dans le pub l'aurait tant dérangée que ça (ils l'avaient mérité, et puis, elle n'avait pas envie de devoir se les coltiner jusqu'à leur hôtel, vu leur état actuel !), mais elle avait le pressentiment que le patron n’adhérerait pas. On se demande pourquoi ! L'Anglaise jeta un coup d'oeil précautionneux à ses amis quand il fut question de rendre son dîner - en plus poétique -, s'attardant plus longtemps sur le teint blafard de Tim. Elle ramena le regard vers Cherise, affichant un sourire un poil crispé, mais qui se voulait rassurant. A la Chucky. « Pas de souci ! Personne ne va repeindre quoi que ce soit, ce soir... » promit-elle d'un ton qui sonnait surtout comme un avertissement envers ses amis. Elle ne nettoierait pas de vomi. C'était un non clair et catégorique. Elle posait la limite . Magie ou pas.

Mary accepta volontiers la proposition que lui fit la jeune femme, à savoir, l'aider à raccompagner ses amis. Certes, on rencontrait rarement des gens aussi serviables, ce qui eut de quoi attiser la curiosité / méfiance de l'ancienne Serdaigle, mais une petite clarification plus tard, elle fut convaincue qu'elle n'avait rien à craindre. Tout le monde était gagnant dans ce scénario... Sauf le vieux pervers accoudé au bar, mais tant pis pour lui. « J'ai grandi en Angleterre, près de Falmouth. » répondit-elle en guise d'explication en ce qui concernait son accent. Malgré ses cinq années complètes d'études à Salem, elle avait su garder son accent anglais globalement intact. Elle était plus ou moins capable de passer de l'un à l'autre, néanmoins, même si ça ne lui semblait pas particulièrement nécessaire depuis qu'elle était revenue vivre en Grande-Bretagne. « Tu as fait tes études à Poudlard ? » interrogea-t-elle avec curiosité, scrutant le visage de Cherise pour chercher à déterminer si elle l'avait déjà croisée auparavant. Bon, certes, elle n'avait passé que deux ans à Poudlard, et la brune semblait plus âgée qu'elle pour ne pas dire qu'elle commence déjà à moisir, à ce stade !, mais qui sait ?

Elle acquiesça d'un hochement de tête mi-amusé, mi-exaspéré quand il fut question de ses amis à nouveau, et de l'état dans lequel ils s'étaient mis. « T'as tout compris ! Trop de restrictions, et voilà ce qui arrive. Remarque, même là-bas, ils doivent avoir de fausses cartes d'identité en cas de 'besoin', je pense. Moi j'en avais une en tout cas. » commenta-t-elle en se demandant ce qu'elle avait bien pu en faire. Boah, de toute façon, ce n'était pas comme si elle en avait encore besoin ! En plus, elle était autorisée à utiliser la magie en dehors de l'école désormais, falsifier des documents était un jeu d'enfant. Ou comment sombrer dans la criminalité. « Pas de souci, à tout de suite ! » Mary regarda Cherise s'éloigner avec précipitation, l'idée de fuir lui traversant fugacement l'esprit. Elle dut néanmoins s'arracher à cette rêverie fort attirante pour se concentrer sur Geoffrey, qui semblait requérir son attention. La perte de son fidèle allié - son verre de whisky - l'avait rendu fortement mélancolique, et il s'accrochait à la manche de la jeune femme tel un naufragé.

Elle était occupée à forcer tout ce petit monde à se redresser, ayant plus de difficultés avec les deux derniers, lorsqu'elle entendit ce qui ressemblait fortement à une dispute résonner à quelques mètres d'elle. Apparemment, le trentenaire faisait de la résistance. Cherise semblant néanmoins finalement s'en sortir, Mary en revînt à ses moutons, donnant de petits coups à l'arrière du crâne de Tim pour le forcer à se lever. « Allez allez, on lève le camp ! Plus vite que ça ! » houspilla-t-elle avec la légèreté dont quelqu'un qui n'avait pas cinq verres d'alcool dans le nez pouvait faire preuve. Elle fut rapidement rejointe par sa nouvelle amie, qui se chargea pour sa part de Devon (avec la violence de Mary en moins). Mary se mit à rire à son tour suite à la remarque de la brune, hochant la tête avec vigueur. « Je suis sûre qu'ils auront tout oublié d'ici demain, de toute façon. » remarqua-t-elle en levant les yeux au ciel. Elle, par contre, n'oublierait certainement pas, et ils allaient en entendre parler pendant longtemps !

Les deux filles se débrouillèrent pour amener le petit groupe en un seul morceau jusqu'à l'entrée, mais c'est là que Mary repéra le gars de tout à l'heure, tournant un regard éloquent vers Cherise. Hm. C'était du harcèlement à ce stade, non ? Décidant de faire fi du problème pour l'instant - puisque c'était apparemment le choix qu'avait fait la brune, et que ce type était son souci à la base -, l'ancienne Serdaigle réfléchit à leur destination. « Ils sont à l'hôtel, à deux rues d'ici je dirais. Je pense me souvenir du chemin. » Et puis au pire, Freya ne semblait pas trop, trop éméchée, elle pourrait sûrement se débrouiller pour les guider. Dans le doute, Mary sortit sa baguette, jetant discrètement un sortilège de décuvage sur son amie. Il mettrait un peu de temps à faire effet, et n'atténuerait clairement pas la migraine de demain, mais il aurait peut-être le mérite de la rendre plus lucide pendant quelques temps.
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MessageSujet: Re: Chaudron Baveur - Les joies du service au bar [PV]   Dim 12 Mai - 14:59

Drôle de façon de finir le boulot ! Depuis qu'elle travaillait au Chaudron Baveur, c'était bien la première fois qu'elle se retrouvait dans une situation pareille : un trentenaire légèrement insistant dans ses avances envers la jeune serveuse, et tout un groupe de jeunes plutôt éméchés - excepté l'une d'entre eux, ouf - qu'elle s'était engagée à ramener à bon port. Cela avait un air plutôt cocasse tout ça ! Et finalement, ça n'était pas pour déplaire à notre ex-Gryffondor qui affectionnait particulièrement le côté pimenté de la vie - sauf quand cela implique des Mangemorts, parce qu'à ce stade, ce n'est plus du piment mais du poison, mais ça, c'est une autre histoire.

Et puis, après tout c'était l'occasion de rencontrer de nouvelles personnes ! Pas le vieux dragueur, bien sûr, Cherise se serait bien passée de lui pour le coup, mais parmi le groupe de jeunes, il y avait fort à parier que toute cette histoire créerait un lien entre eux, et qui sait, ils seraient peut-être amenés à se revoir ensuite, et à rigoler longuement de ce qui s'était passé ce soir-là. Dans tous les cas, pour l'instant, ils n'en étaient pas encore là, trop occupés à essayer de se sortir de cette situation. Heureusement, Cherise avait une alliée dans l'histoire. Mary, la seule du groupe à ne pas avoir un coup dans le nez, qui semblait contente qu'une aide miraculeuse lui tombe du ciel pour que cette soirée ne tourne pas à la catastrophe. L'aide miraculeuse j'ai toujours su que Cherise avait un côté divin n'était autre que notre jeune serveuse, qui profitait de l'occasion pour se débarrasser de l'inopportun dragueur. Le deal parfait, quoi. Mais ne vendons pas la peau du Magyar à pointes avant de l'avoir tué, car il restait encore un long chemin à nos deux jeunes filles avant d'accomplir leur mission.

La première étape était déjà d'arriver à sortir tout ce petit monde du bar. Alors que Cherise avait gentiment fait comprendre au dragueur acharné que sa présence était indésirable, elle était revenue vers le groupe pour aider à faire sortir les membres les plus chancelants. Ils étaient tellement lents à se mouvoir qu'au moins, cela laissait le temps à Cherise et Mary de discuter un petit peu. Alors comme ça cette dernière était bien anglaise ! Cela expliquait peut-être le fait qu'elle n'était pas aussi saoule que ses amis, les anglais étant bien connus pour leur descente légendaire surtout pour la bière ! En tout cas, c'était étrange qu'en tant qu'anglaise Mary ait atterri à Salem plutôt qu'à Poudlard. Au moment où Cherise allait lui poser la question, celle-ci lui demanda si justement elle avait été une élève de Poudlard.

"Heu oui, j'ai été à Poudlard, dans la maison Gryffondor, mais pas tout le temps en fait. J'ai passé mes deux dernières années à Taliesin, et puis ma troisième année j'étais... heu... ailleurs, on va dire. dit-elle, se rendant compte qu'elle n'avait pas forcément envie de se lancer dans le récit de sa troisième année, qui avait été de loin la pire de sa vie, Cherise ayant été prise en otage par les Mangemorts. C'était l'année de la toute puissance de Voldemort, avant qu'il meure." ajouta-t-elle en guise d'explications.

Cette année avait été tellement noire pour bon nombre de sorciers qu'en général la seule évocation de cette période suffisait à ce qu'un interlocuteur comprenne ce que cela signifiait. Beaucoup de gens avaient perdu des membres de leur famille, de leurs proches, si bien que c'était devenu incommodant d'en parler, ce qui n'empêchait pas le fait que maintenant, tout le monde appelait le plus grand mage noir de tous les temps par son nom, car il n'y avait plus de raisons d'avoir peur de le prononcer. Mais Cherise ne voulait pas rester sur cette note amère, si bien qu'elle s'empressa de retourner la question à Mary : "Et toi, tu étais à Salem du coup ? Tu voulais pas aller à Poudlard ?"

Cherise connaissait très peu cette école américaine et ressentait pas mal de curiosité envers le parcours de son interlocutrice. Mais la conversation ne promettait pas d'être posée et tranquille, car il ne fallait pas oublier qu'elles avaient de jeunes américains sur les bras ainsi qu'un trentenaire lourdingue qui n'avait pas l'air de vouloir les laisser tranquilles. Elles avaient réussi tant bien que mal à sortir tout ce petit monde du bar, et s'apprêtaient maintenant à prendre la direction de l'hôtel où dormaient les amis de Mary, qui apparemment se situait deux rues plus loin. Ah, c'était pas loin en fait ! Si Cherise eut une réaction positive en entendant cela, juste après elle aperçut que le mec relou était toujours là, presque prêt à les suivre. Ah non non non, ça n'allait pas le faire, ça.... Parce qu'une fois qu'elle aurait amené les américains à bon port, elle allait certainement se séparer de Mary aussi, et cela ne lui plaisait pas du tout que ce gars soit toujours dans les parages. Il fallait absolument trouver un moyen de se débarrasser de lui, et qu'il ne les suive pas.
Notre jeune fille n'avait pas d'idée immédiate, et faute, de mieux, se contenta de dire :

"Ok, allons-y alors ! Je pense qu'il vaut mieux qu'on marche doucement, vu l'état de ces messieurs..."

Cela l'arrangeait à moitié de devoir marcher doucement, car cela rendait difficile toute tentative pour semer l'autre sangsue. Mais bon, il n'y avait pas trop le choix, sinon il était fort probable que Devon, qui semblait avoir besoin de se soulager d'une bonne partie de son poids en s'appuyant à Cherise, allait se sentir mal, au risque de rendre son dîner sur les chaussures neuves de notre serveuse.
Essayant de ne pas laisser paraître une quelconque forme d'inquiétude, notre jeune fille avança en reprenant la conversation qu'elles avaient commencé dans le bar.

"Mais c'est ouf cette histoire de fausses cartes d'identité quand même ! Cela doit être trop facile de gruger les Moldus alors ! N'empêche, c'est peut-être eux qui doivent changer leurs règles, parce que là, on voit ce que ça donne... !"

La brunette jeta un coup d'œil derrière elle pour voir si le petit groupe était suivi. A croire qu'en plus d'être dragueur la discrétion n'était pas son fort, car le trentenaire avait juste pris la peine de changer de trottoir et de maintenir une certaine distance, mais semblait bien prendre la même direction qu'eux. Un sentiment d'exaspération commença à envahir notre jeune fille, surtout que Devon n'était pas décidé à avancer plus rapidement. Le petit groupe marchait si lentement que la distance qui le séparait du suiveur se réduisait petit à petit.

"Heu... ça va ?" demanda Cherise à Devon, qui répondit par un grommellement qui n'était pas forcément de très bon augure. Le type se rapprochait dangereusement. Et Devon semblait être de plus en plus lourd, comme si la gravité terrestre était soudain devenue insoutenable pour lui. "Tu veux t'arrêter un petit peu ?" demanda de nouveau Cherise, sans pour autant obtenir de réponse claire. On va prendre ça pour un oui, hein ! La jeune fille s'arrêta un peu, lança un regard impuissant vers Mary, se demandant comment toute cette histoire allait finir.

Et là, tout à coup, tout s'enchaîna très vite. Le type qui les suivait arriva à leur hauteur, ouvrit la bouche pour visiblement dire quelque chose, mais à ce moment-là, Devon, pris d'un haut le cœur, se redressa soudainement et régurgita tout ce qu'il avait dans le ventre... sur le type en question. Les quelques secondes qui suivirent furent magiques. Tout le monde sembla tellement surpris par ce qui venait de se passer que durant quelques instants on aurait dit qu'ils avaient été pétrifiés. Cherise fut la première à rompre le silence en commençant à pouffer de rire, puis le trentenaire, dont les vêtements avaient été joliment redécorés, se mit à pester et vociférer des insultes en s'éloignant, sans insister davantage. Il eut bientôt disparu.
Et là, Cherise laissa aller son fou rire. Alors là, vraiment, c'était trop beau ! Si Devon n'avait pas été aussi nauséeux, elle l'aurait certainement pris dans ses bras pour le féliciter de la beauté de cette action ! Non seulement, il avait infligé au mauvais dragueur tout ce qu'il méritait sans pour autant pouvoir être accusé de l'avoir fait exprès, mais en plus, il devait certainement se sentir nettement mieux après ça !

"OH DEVON MAIS C'EST TELLEMENT PARFAIT CE QUE TU VIENS DE FAIRE ! s'exclama-t-elle entre deux éclats de rire. Tu dois te sentir nettement mieux en plus, non ?! Oh Mary, tes amis sont géniaux !" continua-t-elle sur sa lancée.

Elle se sentit tellement soulagée et tellement allègre tout à coup qu'elle se mit à tournoyer et chanter dans la rue, sur l'air que sa dernière phrase lui avait inspirée : "Oh Mary, si tu savais... tout le mal que l'on me fait..."
Puis elle se rendit compte à quel point cette chanson était nulle et il n'en fallait pas moins pour la faire rire de nouveau. S'arrêtant de tourner, elle finit par s'exclamer : "Je n'aurais jamais imaginé pareil dénouement !"

Elle avait le sentiment que dès à présent, elle allait passer une excellente fin de soirée.
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MessageSujet: Re: Chaudron Baveur - Les joies du service au bar [PV]   Mar 9 Juil - 20:37


Cherise était en passe de devenir la nouvelle héroïne non, pas la drogue de Mary. Non seulement la jeune femme était prête à l'aider à ramener tout le petit groupe à bon port, mais elle semblait également être une interlocutrice dynamique et parfaitement articulée - contrairement aux ivrognes qui l'accompagnaient à présent. Et s'il y avait bien une chose que Mary aimait, c'était bavarder. Elle ne perdit pas de temps pour demander à sa collègue si celle-ci avait fait ses études à Poudlard - classique pour un Britannique - tout en essayant de déterminer s'il n'y avait vraiment aucune chance pour qu'elle l'ait déjà croisée quelque part. Elle avait l'habitude d'être pré-informée sur ses camarades (vieille commère oblige) aussi était-ce un peu perturbant. « Gryffondor ? La maison des braves. On m'a mise à Serdaigle, moi, mais j'ai un peu regretté quand je suis revenue à Poudlard. Les Lions étaient devenus plus mignons. Tout le monde n'a pas la chance de bien vieillir... » songea-t-elle d'un air rêveur. Pas de doute, ses paroles méritaient plus amples explications, mais elle comptait les donner plus tard. Pour l'instant, il s'agissait d'en apprendre plus sur le parcours éducatif de Cherise. Elle bondit avec enthousiasme quand la jeune femme lui annonça qu'elle avait été élève à Taliesin. « Oooooh ! Alors tu as un don ? Je peux te demander ce que c'est ? Ma meilleure amie a suivi des cours là-bas, elle aussi. C'est dommage que l'école ait fermé. »

La précision que lui donna Cherise concernant sa troisième année d'études fit perdre de sa superbe à Mary, qui se contenta cette fois d'un hochement de tête bien plus discret que sa gymnastique antérieure. « Je vois. » acquiesça-t-elle avec sérieux. Bien qu'elle ait elle-même été trop jeune pour être à Poudlard - ou même Salem - lors de l'ascension au pouvoir de Voldemort, elle gardait un vif souvenir de cette année-là. Ça, et le fait qu'elle avait toujours été passionnée d'histoire, lui donnaient l'impression d'avoir un peu vécu tous ces drames, bien qu'elle en ait finalement été plutôt protégée.

Son aînée embraya bien vite sur un sujet léger, mais pas moins périlleux - ce dont elle ne pouvait évidemment pas se douter, ne connaissant pas Mary -: Poudlard versus Salem. Il n'y avait pas plus dangereux que de lancer la jeune Anglaise sur cette voie: elle était intarissable. « Eh bien, pour être exacte, j'ai été à Poudlard et à Salem parce que ma joueuse est tordue. Tu vois, j'avais commencé ma première année à Poudlard - à Serdaigle donc - mais à mon retour à la maison, mes parents - bien qu'ils avaient déjà des problèmes d'entente majeurs à l'époque - avaient réussi à se mettre d'accord sur une chose: Poudlard n'était pas le bon choix, finalement. Je crois que ça avait surtout à faire avec le fait qu'on avait offert à mon père un poste dans la ligue américaine de Quidditch, mais ils ont préféré essayer de me faire culpabiliser en me disant que c'était à cause de mes mauvais résultats. Bref, j'ai passé les cinq années suivantes à Salem, mais je suis revenue terminer mes études à Poudlard, l'an dernier. » raconta-t-elle presque sans faire de pause pour respirer. A ce stade là, ça relevait du don. Peut-être qu'on n'aurait dû l'inscrire à Taliesin, finalement ? Elle ne s'était pas vraiment arrêtée pour vérifier que Cherise suivait bien - il y avait intérêt à ce que ça soit le cas ! -, mais s'empressa de tapoter la tête de Tim d'un air navré quand elle constata que tout ce brassage de vent semblait lui avoir donné le tournis.

Quand les deux filles se furent finalement débrouillées pour escorter tout le petit groupe dehors, elles s'aperçurent rapidement que le gros lourd (que Mary avait baptisé Herbert dans son esprit) était lui aussi là. « Pff, quelle plaie celui-là ! » murmura la rousse en lui jetant un regard noir il en tremble encore. Malmenant toujours Tim (il le méritait), elle acquiesça en ce qui concernait leur vitesse de marche, tout en réprimant un sourire au vu des regards inquiets que jetait de temps à autres Cherise à Devon. Mary leur avait interdit à tous de repeindre quoi que ce soit ce soir, mais elle avait malheureusement le pressentiment que c'était rentré par une oreille et ressorti par l'autre.

La jeune Anglaise s'apprêtait à confirmer les dires de sa nouvelle amie concernant les Moldus et les cartes d'identité, quand cette dernière s'immobilisa à cause de Devon. Le jeune homme avait apparemment atteint ses limites, et menaçait à présent de tomber à tout instant, entraînant Cherise avec lui. C'est là que Herbert décida d'intervenir, avec un timing parfait... En effet, à peine Herbert-Le-Gros-Lourd arrivait-il à leur hauteur que Devon s'empressait de lui vomir dessus avec une précision sans égale. « Il vise toujours mieux quand il est bourré. » commenta Mary d'un air appréciateur tandis que la brune éclatait de rire et qu'Herbert prenait la poudre d'escampette. Ça allait lui coûter cher pour nettoyer ça ! Elle tapota la tête de Devon avec commisération ("brave bête !"), laissant Cherise la féliciter concernant la qualité de ses amis (pas en ces termes, certes, mais elle l'interprétait comme ça !). « Ils ont leur utilité. » reconnut-elle avec bonne humeur.

Cherise se mit alors à pousser la chansonnette, et bien que Mary ne connut nullement l'air, elle ne se fit pas prier pour fredonner à son tour (faux, sinon c'est pas drôle), invitant Tim à prendre appui contre le mur le plus proche pour pouvoir gesticuler à son tour. « J'imagine qu'on ne reverra plus Herbert, après un coup pareil ! » acquiesça-t-elle, un peu déçue malgré elle. Il faut dire qu'il avait un vocabulaire animalier très riche et coloré, c'était rare, de nos jours.
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