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 Après une longue absence # ft. Sibelle

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MessageSujet: Après une longue absence # ft. Sibelle   Mer 17 Avr - 17:07



    Cela faisait trois longues années que Zeno n’avait pas revu Londres et ses nombreuses ruelles bien atypiques. Oui, trois années. Il avait passé tout ce temps en Italie, chez ses parents, caché de tous. Il avait tout plaqué pour s’enfuir, il avait eu peur, oui. C’était triste de l’admettre, mais Zeno avait fuit ses responsabilités sans même se demander quelles pouvait bien être les conséquences de ses actes. Il était partit sans se retourner et sans donner aucunes nouvelles. Chaque jour passait loin de cette ville lui avait permit de réfléchir à tellement de choses, de se remettre en question. Le temps était passé tellement vite, il n’avait même pas réalisé qu’il s’était absenté plusieurs années. Au fil du temps, sa sœur venait lui raconter les nouvelles et les potins du coin, elle lui envoyait quelque fois des hiboux pour qu’il puisse rester un minimum au courant et connecter au monde extérieur. Ou alors, il lui faisait pitié, il ne savait pas trop. Mais aujourd’hui, il était de retour. Il s’était reconstruit et avait énormément muri et prit conscience qu’il se devait de revenir ici, en Angleterre, à Londres.

    Il leva son doux visage vers le ciel gris, menaçant de faire tomber de lourdes gouttes d’eau sur le sol.

    *Je me demande bien comment je vais être accueilli* se demande-t-il. Il était quasiment certain de se faire engueuler, voir peut-être même frapper qui sait. Il avait tout foiré. Il avait gâché toute sa vie. Il était temps de se ressaisir ! Il pensa à sa petite sœur et sa cousine, il avait de la chance de les avoir ces deux-là, elles l’avaient tellement poussé et tellement aidé que c’était grâce à elles qu’il était revenu à Londres. Il sentit une petite boule se serrer au niveau de son ventre, il avait peur de la réaction de Sibelle, sa fille adoptive. Il l’avait totalement abandonné, sans rien dire, il n’avait même pas prit la peine de répondre à ses nombreuses lettres. La seule chose qu’il avait fait pour elle s’était de payer le loyer de l’appartement dans lequel elle habitée, il se serait sentit trop coupable s’il ne l’avait pas fait. Et maintenant qu’il était revenu, c’était elle qu’il allait voir en première, déjà parce qu’il était son tuteur, et aussi parce qu’elle habitée dans son appartement quand même.

    Zeno émit un long soupir. Qu’allait-il bien pouvoir dire ? Comment allait-il pouvoir se justifier de son absence ? Il avait déjà réfléchit aux arguments qu’il allait pouvoir exprimer, mais plus il s’approchait de son but et plus il se demandait si c’était une bonne idée d’être venu ici en tout premier. Il serra son poing droit à s’en faire mal, il devait arrêter de se prendre la tête et foncer. Oui, il devait faire cela, mais ce n’était pas si facile à faire.

    Voilà ! Il y était ! Devant lui se dressait la porte de son appartement, ou de l’appartement de Sibelle selon le point de vue. Il frappa trois coups bien distincts, et attendit …


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MessageSujet: Re: Après une longue absence # ft. Sibelle   Mer 17 Avr - 21:37

Sibelle était de retour à son appartement puisqu’elle n’allait visiblement pas bien. La dépression qu’elle s’écoula depuis la mort de sa mère, était à un point qu’elle avait franchie une limite qu’elle ne pouvait plus tolérer. Son meilleur ami n’était plus là pour le soutenir puisqu’il avait bien sur autre chose à faire que d’aller voir son amie si mal en point qu’elle se réfugiait dans l’alcool. Hé oui, encore au prise avec ces problèmes qui l’agravait de plus en plus avec les années qui passent. Elle avait l’impression qu’elle n’arriverait jamais à se refait une belle vie avec tout les difficultés qu’elle avait rencontré en cours de route.

Sibelle était rentrée depuis que une semaine et elle s’était mise en congé forcée de la part de son directeur de sa maison. Elle voyait bien qu’elle n’arrivait plus à fonctionner normalement et ses problèmes embarquaient l’uns après l’autres. Elle avait besoin d’air et c’est à une décision unanime des professeurs qu’on l’envoya chez elle. Elle était évachée sur son divan avec la boison devant elle. À moitiée saoule, elle n’arrivait qu’à pleurer. Elle détestait ce sentiment de solitude, encore plus quand elle était à la maison. De plus, elle n’avait plus de nouvelle de son tuteur Zeno Rowle, qui l’avait adopté quand sa mère était décédée. Elle en était convenue qu’il était mort et que les membres de la famille ignoraient qu’il était le tuteur légal de cette jeune femme. Maintenant, elle avait abandonnée l’idée de le revoir un jour…

Comme, elle n’avait plus de nouvelles de sa part, elle avait décidé de faire changer l’agencement de la maison pour qu’elle se sente à l’aise. Changer de chambre pour prendre la plus grande, pour qu’elle puisse mettre ses trucs de dessin dans son ancienne chambre. De plus, elle avait décoré de cadres de ses ami(es) de Poudlard dont ses deux meilleurs amis étaient ainsi que certaines filles dont Sibelle appréciait beaucoup qui était accroché dans son salon sans pour autant enlever ceux qui appartenait à Zeno. Sa cuisine était devenue plus accueillante même si elle recevait rarement de la visite. Mais la pièce qui a le plus changé est à l’étage au dessus d’elle ou elle avait carrément changer de place pour faire de la place pour en faire un bureau avec un grand lit pour la visite, ce qui était plutôt rare, bien entendu. Il y avait une pièce d’où elle avait entreposé les effets personnels de Zeno, dans des boites qui prenait tout le garde-robe, avec en plus les boites souvenir du temps ou que sa mère était encore en vie d’où elle avait décidé d’en garder certains. Si on parlait de sa terrasse, elle avait sortie les nouvelles tables et chaises pour que la jeune demoiselle puisse faire ses dessins en toute quiétude dans son environnement.

Comme mentionnée, Sibelle vivait une mauvaise passe, mais celui-ci était plus dur, puisqu’elle réalisait en ce moment-ci qu’elle allait être laissée sans pouvoir être soutenu. Elle qui ne savait pas quoi se préparer pour un avenir plus gai. La jeune femme se noyait son inquiètude dans l’alcool. Elle se cachait de plus en plus à Poudlard pour qu’elle puisse boire sans se faire prendre ou se faire poser des questions. Elle en avait assez des gens qu’elle cotoyait puisqu’ils se fouttaient littéralement d’elle, sauf Eliot Walsen un poufsouffle qui ne prend plus le temps de prendre de ses nouvelles puisqu’il était amoureux de la préfète et dont il préfère passer plus de temps avec elle. Laissée à elle-même, elle se cherchait un nouveau but dans sa nouvelle vie. Mais elle n’arrivait pas. Elle se demandait constamment si les gens vont l’a soutenir alors qu’elle avait l’air perdue dans sa vie actuellement. Surtout que son meilleur ami, celui qu’elle aime s’était éprit pour la jeune Linoah l’a blessait encore. Elle n’avait jamais pu oublier sa peine, même si elle ne le voyait pas étant donné qu’il avait quitté le collège depuis 1 ans déjà. Malgré les chicanes, elle s’ennuit énormément de lui. Elle avait besoin de se faire changer les idées et ce n’est pas avec ses amis actuels qu’elle pourrait en bénéficier…

Déjà dans la boisson avancée, elle se fit sursauter par la sonnette de la porte d’entrée. Bon! Voilà que Nicolas s’est faite avertir par Linoah qui ne lui manquait pas de lui informé qu’elle n’allait pas bien et déjà inquiet de nature, il devait venir faire un tour. C’est à cette pensée qu’elle prit sa canne et toujours une bouteille dans l’autre main, elle s’avança difficilement pour se diriger vers la porte d’entrée. Elle savait qu’elle n’avait aucune inquiètude pour sa dépendance d’alcool, il le savait. Mais qu’elle fut sa surprise en ouvrant la porte quand elle remarqua que c’était plutôt une autre personne qu’elle ne pensait pas le revoir un jour : Zeno Rowle. Sous le choc, elle laissa tomber la bouteille de bière qu’elle se fracassa en morceau. Sibelle n’arrivait tout simplement pas à réagir. Elle resta bêtement devant la porte. Elle ne comprenait rien, elle avait envoyé des tonnes de messages, mais celui-ci ne lui avait jamais répondu. Elle ne savait en quoi pensée de lui, surtout comment lui adresser la parole après tant d’années de silences.

« Zen’????? Mais… Je…»

Sans s’attendre, elle était fou de rage, comment pouvait-il se le permettre de revenir alors qu’elle n’en savait rien de lui. Pas un mot, pas un aurevoir de sa part, pendant trois longues années, elle avait espérée qu’il lui revienne et qu’elle avait abandonnée tout espoir qu’il soit de retour. Maintenant qu’il était devant elle et que la pluie allait tomber à flot. Sibelle tremblait, puisque le choc était si forte qu’elle allait tomber, mais finalement, elle réussit à se ressaisir rapidement en s’appuyant sur la poignet de porte. Elle porta alors son regard à ses multitudes cicatrices laissées depuis son départ et cachées sous son bracelet. Elle pleurait à présent, elle était en colère et surtout l’incompréhension de ces années à passer sous le silence…

« POURQUOI TU NE M’A PAS DONNER DE…. NOUVELLES?, POURQUOI… TU M’AS LAISSÉ SOUFFRIR? EST-CE QUE JJJJJJJ…JE T’AI FAIT QUELQUES CHOSES? AVOIR SU, JE NE T’AURAIS JAMAIS DEMANDÉ D’ÊTRE MON PÈRE POUR ME LAISSER DÉMERDER TOUTE SEULE…»

Elle lui criait tout en le repoussant violamment sans se retenir. Elle était si enragée qu’elle pourrait le tuer sur le champs. Elle était épuisée d’avoir trop crié qu’elle se dirigea sans énergie vers le fauteuil ou elle retomba lourdement. Elle évita de croiser son regard et elle espérait qu’il ait une bonne explication face à tout ça tout en calant sa bière pour étancher sa soif le résultait de sa détresse profonde accumulée…

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MessageSujet: Re: Après une longue absence # ft. Sibelle   Ven 19 Avr - 14:47



    La scène se passa au ralenti. Le bruit de la bouteille se fracassant contre le carrelage, les morceaux de verre qui éclatèrent aux alentours et l’odeur de bière qui atteignirent les narines dans un élan de mélancolie. De la bière ? Depuis quand Sibelle buvait de la bière ? A son âge déjà ? Zeno ne dit rien, il resta complètement muet, mais il se posait trente mille questions à la fois dans sa tête. Comme si on avait stoppé le temps, Sibelle cria tellement fort que Zeno fit une grimace de douleur. Elle lui en voulait et c’était absolument compréhensible. Il ne savait pas quoi dire, il la laissa crier, il la laissa le frapper aussi violemment qu’elle le souhaitait. Á quoi bon réagir ? Il valait mieux attendre, oui, attendre que la tornade se calme. Et c’est ce qui arriva, la jeune femme alla s’asseoir sur le canapé buvant une boisson qui ne semblait pas être de l’eau avec du sirop. Elle avait laissée la porte grande ouverte, l’italien hésita un moment, mais voyant aucunes réactions de la part de la maîtresse de maison, il entra dans l’appartement. Il fût alors étonné de s’apercevoir que plus rien n’était à la place qu’il avait laissé, toute la mise en place avait été chamboulée et repensée. Il posa un regard désolé vers Sibelle qui était avachit sur le fauteuil comme une vieille larve. Comment avait-il put la laisser dans un état pareil ? Il se pinça la lèvre inférieure … Quel minable il faisait !

    Zeno souffla bruyamment et se demanda bien comment débuter le dialogue. Il alla s’asseoir sur le canapé en face du fauteuil où se trouvait sa « fille » et l’observa, tranquillement, sans un bruit. Elle avait grandit d’un coup. Elle ne possédait plus les traits enfantins qui la caractérisaient à l’époque, bientôt elle serait une femme et travaillerait comme tout le monde. Le temps passait si vite. Il l’observa encore un moment et entreprit de rompre le silence qui pesait si lourdement sur l’ambiance. « Je ne sais pas vraiment pas quoi commencer. » commença-t-il doucement. « Je veux que tu saches que ce n’est pas à cause de toi que je suis parti, je me suis retrouvé avec trop de responsabilités à ma charge et j’ai craqué, sauf que, j’ai mal réagit et j’ai préféré disparaître sans laisser de traces. » Il marqua un instant de silence, levant la tête et regardant autour de lui comme s'il ne reconnaissait plus rien de ce qui l'entourait. Il reposa ensuite son regard sur Sibelle. « Je suis désolé … » C’est tout ce qu’il arrivait à dire pour le moment.

    Il se leva et marcha en direction de Sibelle. « Donnes moi-ça. » dit-il en lui arrachant la bouteille de bière dans la main qu’il posa ensuite sur la table basse. Elle était dans un état déplorable.

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MessageSujet: Re: Après une longue absence # ft. Sibelle   Sam 20 Avr - 5:59

Entre le temps rester devant la porte et d’être assis sur le fauteuil, Sibelle avait passé ce moment à sangloter. Elle aurait dû être heureuse, mais c’était plutôt le contraire. Elle lui en voulait et elle voulait briser tout ce qu’elle voyait devant elle. Mais elle était saoule qu’elle n’arrivait plus à bouger ses bras. Elle se sentait misérable et surtout son arrivé n’arrangeait pas vraiment la situation. Elle voulait tant comprendre sa propre raison de son silence qu’elle avait mal. C’était une situation déplorable qu’elle vivait et l’alcool ne l’aidait nullement pas.

C’est alors qu’il lui disait qu’il ne savait pas comment commencer. Pour la jeune demoiselle qui commençait à éprouver de la difficulté à parler, elle ne savait pas comment prendre la nouvelle. Puis, le peu d’expliquer ses raisons lui apparaissait qu’il était lâche. Il était parti parce qu’il s’étouffait et que ce n’était nullement pas de sa faute. Elle n’en croyait pas un mot de ce qu’il disait, plutôt, elle le détestait encore plus. « Comment? Heum… Je… Je crois que je mmmmme suis trompé sur toi, j’aurais dû le sssssavoir dès le début que tu nnnn’étais pas le genre d’homme que j’imaginais… Mais faut croire que je nnnn’allais pas bien pour le remarquer. Tes raisons sont nuls Zen! Vrrrrraiment minable. C’est comme me faiiiire dire que tu ne m’en veux pas mais que tu avais trop responsabilité à ta charge. Donc, ce qui veut dire que m’adopté était trop à tes yeux que c’est pour ça que tu m’as abandonnée commmmme si tu m’avais jeté au vidange? Et partir sans laisser le moindre de trace commmmme ne pas recevoir de lettre pour me rassurer… QUE TU ALLAIS BIEN, J’AI BIEN CRU QUE TU ÉTAIS MMMMORT ET QUE TA FAMILLE IMMÉDIATE NE SAVAIT RIEN DE MOI, PUISQUE TU AS FUIS POUR ÊTRE JE NE SAIS OU AVEC HOPE!!!! ON VOiiiiIT L’IMPORTANCE QUE TU AS DE MMMMOI! POUR MOI, JE SUIS UNNNNNE ORPHELIIIIIIIINE, SANS PERSONNNNNE… PIRE ENCORE, TU VEUX LE SSSSSAVOIR C’EST QUOI QUI EST PIRE DE SSSSSE RETROUVER SEULE DANS UN APPARTEMMMMMENT QUI T’APPARTENNNNAIT, C’EST DE FAIRE ÇA! » Elle enleva son bracelet de cuir et lui montra son bras devant ses yeux. Elle avait des cicatrices de sa scarifications et dont l’une est récente qui ne date que quelques jours à peine. Elle voulait lui faire payer et elle savait qu’il allait s’en vouloir. Il était comme Nicolas, son meilleur ami, tous les deux avait la sensibilité à l’extrême. Voir quelqu’un souffrir, ils n’aimaient pas ça. Puis, quand elle jugeait que c’était suffisant, elle remit le bracelet enlevé il y a quelques secondes et s’installa dans son fauteuil plus confortablement. Elle était tellement perdue dans sa peine, qu’elle allait boire une autre gorgée de sa bière que Zeno vint en sa direction pour l’arracher de ses mains. Sibelle allait bondir, comme un animal sauvage, sur lui mais elle tomba durement sur le plancher. Maintenant couché sur le dos elle n’avait qu’une question qu’elle se le posait : « Pourquoi je… n’ssssuiis pass caapabllle d’aimmmmmer? Pourquouuaaa je ne peuuux être aimé? Pourquoi tu es partis Zen’??? » Elle n’allait vraiment pas bien, elle se mit à pleurer de plus belle et elle avait l'impression la pièce tournait autour d'elle qu'elle s'état mise à penser qu'elle allait perdre connaissance tellement que c'était étourdissant et surtout qu'elle était blanche comme un drap! ....
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MessageSujet: Re: Après une longue absence # ft. Sibelle   Dim 21 Avr - 11:35



    Elle pleurait, sans cesse. Il y avait au moins une chose qui n’avait pas changé chez Sibelle, c’était bien cela. Sa forte sensibilité et ses pleurs. Elle pleurait toujours et sans arrêt. Mais ce n’était pas forcément un point très positif. Pourtant, Zeno reconnu celle pour qui il avait fait tant d’efforts dans sa vie, envers et contre tout. La jeune femme cria encore et encore, l’Italien voulu se lever et crier encore davantage et plus fort encore, mais il n’en fit rien, il resta impassible, sans un mot, il écoutait et observait la scène d’un air triste. Tout ce que Sibelle disait lui faisait horriblement mal. Elle savait ce qu’il fallait dire pour faire souffrir. Et Zeno n’était pas le genre de mec à se ficher de tout, au contraire même. Il sentit son cœur se serrer. Les arguments qu’utilisaient Sibelle contre lui se figeait dans sa tête quelques instants, il tentait de savoir ce qu’elle lui reprochait exactement, même si c’était facile de le savoir. Pas le genre d’homme qu’elle imaginait … Il était minable … Elle a cru qu’il était mort … Hope … Il resta fixé sur ce dernier prénom … Hope … Cela faisait un long moment qu’il n’avait plus de nouvelles d’elle. Le cœur de Zeno se serra encore davantage, il sentit une larme monter jusqu’à son œil droit, il l’essuya rapidement pour ne pas montrer sa faiblesse.

    Et d’un coup, sans que Zeno ne s’y attende, Sibelle retira son bracelet d’un geste si brutal qu’il ne comprit pas exactement ce qu’elle voulait lui montrait. Il mit quelques secondes à apercevoir les cicatrices qui trônaient sur son bras, c’était … Horrible. Le jeune homme se sentit encore plus mal. Une minute se passa avant que Sibelle ne remit son bracelet. Une minute durant laquelle Zeno se sentait coupable et très mal en point. Finalement elle avait sans doute raison, il était minable ! Minable et lâche ! Voilà ce qu’il était.

    Un bruit sourd se fit entendre, Sibelle venait de chuter violemment contre le sol. Son dos était en contact avec la surface froide. Zeno la regarda, elle avait l’air en très mauvais état, s’il n’était pas aussi mal en point et triste il aurait pût avoir pitié d’elle, mais ce n’était pas le cas. La scène était tellement dramatique qu’il n’arrivait pas à penser de cette façon. Il s’assit par terre, aux côtés de sa fille adoptive. « Ne dis pas n’importe quoi, tu es capable d’aimer et tu es aimé. Moi, je t’aime. » Il marqua un temps d’arrêt avant de reprendre. « Je ne peux pas trop expliquer pourquoi je suis parti, j’ai du mal à comprendre moi-même … » Finit-il par ajouter doucement d’une voix très faible. Comme pour illustrer ses paroles, Sibelle se remit à pleurer. Zeno s’accroupit et prit la jeune fille dans ses bras, il la posa ensuite délicatement sur le canapé en l’allongeant. Elle était pâle et n’avait pas l’air de se sentir très bien. « Tu devrais peut-être te reposer et arrêter de boire autant de bière, à ton âge ce n’est pas une bonne idée tu sais. » Il se reposa sur le fauteuil sur lequel il était avant de se lever et attendit … Il attendit que la jeune fille se calme.


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MessageSujet: Re: Après une longue absence # ft. Sibelle   Ven 26 Avr - 4:36

Sibelle était étendue par terre en train de miroiter entre ses étourdissements et ses pleurs. Elle ne savait que faire ça évidemment. Il y a quelques semaines, elle allait bien. Elle semblait s’en sortir. Maintenant, elle ne savait plus ce qu’elle devait faire, entre crier et boire l’alcool à un âge aussi jeune comme elle. Les effets négatifs ont tous empirés son état de beaucoup. Même son meilleur ami était découragé, il semblait ne pas l’a comprendre ses besoins, ni de son désir. Elle espérait d’avoir quelqu’un qui l’aimerait sans qu’on l’a rejette. Elle avait pris son cœur pour Nicolas Jones, mais il l’a rejeté. Elle avait l’impression qu’il ne l’aimait pas, qu’il était fatigué d’elle, se sa propre personne. Mais il le savait qu’elle souffrait beaucoup, de son passé, de son abus, et de sa perte d’une personne très chère. Il le savait très bien mais il a préféré ne pas l’a comprendre, enfin, c’est ce qu’elle croyait bien sûr. Depuis son départ, elle avait beaucoup de remords pour les erreurs qu’elle a fait aux autres et cela lui a rentrée dans son cœur qui était désormais devenu que de la pierre. Elle avait mal et pour fuir cette réalité, elle se cachait dans l’alcool. Il n’y avait que Marilie, elle l’avait découverte par hasard et qui elle en a parler supposément à Corey qui était son bon ami qui encore une fois avait dû glissé un mot à Nick qui le savait et maintenant que Zeno est au courant, elle ne voulait que personne le sache, même pas à sa psychologue qui n’arrivait pas à l’aider. Elle était prise avec un tel traumatisme qu’elle ne pensait qu’à ça, à se protéger malgré elle. Elle était froide parce qu’elle n’avait pas confiance en personne mais sauf un : Nick. Elle avait réussi à dire ce qu’elle avait vécu auparavant. Mais encore aujourd’hui, les séquelles est encore vive et elle n’arrivait tout simplement à l’oublier…

Encore couché sur le plancher froide, elle se lamentait en se demandant si elle arriverait un jour à aimer les gens et que les autres l’aimeraient pour ce qu’elle est. Zeno lui avait répondu qu’elle était aimée et qu’il l’aimait…. Mais dans sa tête, elle était catégoriquement sure qu’il le disait pour qu’elle se ressaisisse… Mais… «Zen, je ne crois pas que tu m’aimes, tu es partis. Tu ne sais rien de moi. De mon avant, de mon ancienne vie… tu m’as adoptés alors qu’il s’est passé quelques chose avant…» Elle avait dit cela d’un ton mélancolique mélangée avec sa voix pâteuse causée par l’alcool et elle versa une fine larme du coin de son œil. S’il avait su, il comprendrait sa détresse profonde. « Tu sais, j’allais te confier quelque chose, mais ironiquement tu es disparus quand j’étais prête à le dire… » La fine larme du coin de l’œil était devenu un gigantesque océan puisqu’elle en versa des tonnes qui tombèrent sur le plancher. Ce qui l’a semait un doute dans sa tête, c’est d’entendre dire qu’il avait du mal à s’expliquer la raison de son départ. Elle ne le comprenait pas. Il devait avoir une raison pour partir et sans laisser de nouvelle à sa fille adoptive ! Sinon, cela n’avait aucun sens ! « Tu es plus dingue que je t’imaginais, est-ce à cause de Hope? » Elle se demandait si cela avait un lien avec elle et qu’il ne voulait pas en glisser un mot… Mais encore une fois, elle se surprenait de le voir encore devant elle qu’elle en pleurait encore une fois. On dirait que chez elle, c’était un syndrome de la femme prémenstruel ou que son cycle était dysfonctionnel permanente XD… Pendant qu’elle sentie les effets encore plus dense et que ses étourdissements beaucoup plus présent, elle commença à paniquer. Elle sentit se faire soulever par Zeno et se faire déposer sur le canapé, elle commençait à l’instant à reprendre ses couleurs. Ses étourdissements ont pris fin et puis elle se mit à s’endormir.

Les heures ont passés quand elle se réveilla, le soleil éclairait à présent son salon et un énorme mal de tête surgit quand elle voulut se lever du divan pour aller à la salle de bain. Elle réalisa qu’elle avait encore ses appareils auditifs dans ses oreilles et qu’elle n’avait rien entendu de sa nuit précédente. Elle sentit alors une couverture que Zen lui avait déposée pour garder la chaleur. De ce fait même, elle scruta autour pour le chercher et le trouva endormit sur fauteuil. Elle convenait qu’il avait passé la nuit à rester auprès d’elle et vit plusieurs bouteilles de bières sur la petite table. Elle ne souvenait pas qu’elle en ait pris autant et en regretta d’avoir bu beaucoup. Elle prit alors sa canne qui était sur le plancher à ses côtés et alla à la salle de bain pour faire ses besoins et prendre une douche. Quand tout ceci terminé, elle se dirigea vers la cuisine pour se prendre des aspirines pour les maux de têtes ainsi qu’un verre d’eau. Elle avala rapidement ses médicaments en espérant que ça passerait rapidement. Elle soupira de découragement et entreprit de faire du café pour elle ainsi que peut-être que Zeno en prendrait aussi. La senteur du café commençait à propager dans toute la pièce et elle espérait qu’il ne se réveille par sa faute, mais elle avait vraiment envie d’en boire un, alors elle le savait qu’il allait se réveiller malgré tout. En versant le café dans sa tasse, elle en remplie une autre pour lui. Comme elle avait une canne sur le bras, c’était difficile de trainer deux tasses à la fois. Elle apporta alors celui de Zeno pour le déposer sur la table et retourna chercher la sienne. Elle se décida de s’approcher de lui et de s’asseoir à ses côtés. Elle en prit une gorgée chaude qui lui faisait du bien et remarqua qu’il s’était réveillé. « Tien, je t’ai fait du café mais je ne sais pas si tu vas en prendre… Hum… Zen?, il faut vraiment que je te parle. » Elle leva sa tête et plongea ses yeux bleues dans celui du sien, elle avait changé, elle n’était plus celle qu’il avait vu la veille. C’était une Sibelle vieillit qui prenait ses responsabilités malgré son intense mal de tête. « Il faut que je t’explique certaines choses et ce n’est pas facile…» Elle attendit un peu, elle savait qu’elle allait avoir besoin de courages pour dire ce qu’elle a sur le cœur…
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MessageSujet: Re: Après une longue absence # ft. Sibelle   Dim 28 Avr - 10:53



    Lorsque Sibelle répliqua que Zeno ne connaissait rien d’elle, il sentit un léger pincement en bas du ventre, il ne savait pas quoi penser, elle semblait vouloir le rejeter à un tel point qu’il se demanda si ce n’était pas mieux pour elle qu’il s’en aille et qu’il la laisse tranquille. Mais il n’était pas ainsi, il n’abandonnerait personne de cette façon, maintenant qu’il était là et qu’il était revenu à Londres, il était hors de question qu’il s’en aille tout de suite ! Il lança un regard suspicieux à sa fille adoptive et lui répondit d’un air catégorique : « Tu penses vraiment que j’adopterais quelqu’un sans réfléchir avant et sans rien ressentir pour cette personne !? Je me sens très attaché à toi et tu ne sembles même pas t’en rendre compte. » Il avait dit cela d’une façon assez dure, mais il avait le sentiment qu’il devait faire comprendre à Sibelle pourquoi il était revenu, et c’était principalement pour elle. « Oui, je l’avoue, je suis parti … Mais maintenant je suis là, je suis revenu. » ajouta-t-il. Lorsqu’il entendit à nouveau le prénom de Hope, il baissa les yeux au sol. Il mit quelques instants avant de répondre. « Pas vraiment à cause d’elle, mais on va dire que depuis le temps que je n’ai pas de nouvelles, ça laisse des traces … Elle me manque encore. » Il ne voulait pas croire que tout était finit entre eux, ils ne s’étaient jamais vraiment quittés, ils ne s’étaient plus donnés de nouvelles au fur et à mesure, et maintenant qu’il ne la voyait plus du tout, il se sentait lamentablement seul.

    Zeno ouvrit des petits yeux lorsqu’il sentit une odeur qui lui était familière, le café. Il s’était endormi contre son gré, mais la fatigue l’avait atteint de plein fouet et il s’était accordé un répit bien mérité. Il observa autour de lui et vit Sibelle assise sur le canapé avec une tasse dans les mains, une autre était posée sur la table basse, apparemment pour lui. « Merci pour le café. » Il se releva doucement, s’étira délicatement et but une grande gorgée du liquide chaud. Il sentit son corps se réveiller doucement. Il jeta son regard sur la jeune femme et vit ses yeux bleus concentraient sur les siens, elle semblait avoir quelque chose à dire de tellement important que cela en été effrayant. « Vas-y, je t’écoute. » finit-il par dire.


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MessageSujet: Re: Après une longue absence # ft. Sibelle   Lun 6 Mai - 7:09

Sibelle ne savait que répondre quand Zeno lui répondit d’un ton sarcastique voulant certainement qu’elle comprenne le sens du mot « adoption ». C’était dur déjà de le comprendre la raison du pourquoi il était parti sans laisser de trace et que personne n’avait lui au moins signaler qu’il s’était juste établi dans sa famille au lieu de laisser la jeune femme avec un sentiment d’abandon. « Non, je ne m’en rends pas compte Zen, tu m’as fichue ma vie en l’air et j’avais besoin de quelqu’un qui m’aide et me guide dans le bon chemin. J’ai demandé à Nick, mais étrangement il s’est éloigné, surtout depuis…. Bref, j’ai de la difficulté à me comprendre moi-même. Alors imagine te comprendre? » Elle avait réussi dire ces mots sans avoir de la confusion dans ses paroles. Ce qui est quand même bien étant donné qu’elle avait bu un certain nombre de bières! Elle était maintenant étendue par terre, elle médita malgré qu’elle sente l’étourdissement en voyant le plafond bouger. Des larmes coulèrent sur ses joues. « D’accord, tu es revenu, mais excuse-moi d’avance, pour combien de temps encore? Tu vas peut-être un jour repartir et cette fois-là, je ne survivrais pas à une autre peine de ce genre-là. Déjà que j’ai perdu ma mère et je ne sais plus ce qu’il en est de mon meilleur ami. Je ne veux plus subir d’autres pertes comme ça. Je ne m’en sortirais pas cette fois-ci… » Quand son tuteur lui parla de Hope, elle ne pouvait pas s’empêcher de penser à Nicolas, son meilleur ami. Elle l’aimait toujours mais elle a compris qu’elle devait le laisser tranquille et le manque de nouvelle lui confirmait qu’il était sans doute bin mieux sans elle. Cela lui fit un serrement au cœur. « Je le sais ce que c’est, c’est difficile. J’aurais tout fait pour lui, j’avais changé pour lui, mais il a préféré son cœur à une autre. Je dois le laisser vivre sa vie. » Elle lui détourna, elle n’avait pas encore diminué son mal de sa peine d’amour. Elle l’aimait et elle le savait qu’elle l’aimerait toujours. C’est comme ça, on ne peut pas changer en un claquement de main comme ça! Il faut continuer de vivre, mais pour Sibelle, c’était de plus en plus difficile. Les échecs de plus en plus fréquents l’a devenait de plus en plus vulnérable au point de craquer psychologiquement. C’est alors en pensant à lui qu’elle s’endormit dans le divan au travers de ses larmes qui ruisselaient et mouilla une partie du divan d’où elle était étendue.

Au lendemain matin, après avoir vécu un réveil difficile, pris sa douche et s’était fait préparer un café pour Zen et une autre pour Sibelle. Elle lui avait alors glissé qu’elle devait lui parler d’une certaine chose et comme ses yeux le prouvaient, ce n’était pas une chose qu’elle devait dire à la légère non plus… « Écoute Zen, je suis prête à tourner la page sur ton départ même si je vais toujours me l’a posé ces questions-là. En évidence, je le saurais jamais ce qui s’est passé réellement. Je ne veux pas tourner le fer dans ta plaie mais on va s’entendre que trois ans, il s’en est passé des affaires dans ma vie. J’en ai faite des conneries, des trucs que je regrette. Que j’aurais pu mourir plusieurs fois. Que je me saoule pour... pour oublier » En disant ces mots, elle essuya frénétiquement ses yeux qui étaient imbibés de larmes. Sa voix était devenue étouffé puisqu’elle allait révéler une de ces parties de son enfance cachée. Il y avait juste son meilleur ami qui le savait, sa mère en ignorait la vérité. Elle n’était même pas capable de lui dire durant les années de son vivant et même quand elle était sur son lit de mort. Sa main ou elle tenait sa tasse de café tremblait et elle sentait les brulures des gouttes de café qui tombaient sur sa main. « Quand j’étais enfant, je n’avais juste 7 ans, je me promenais sur un vélo pour m’arrêter sur un lac pour admirer le paysage. À cette époque, j’aimais la liberté qu’on pouvait dégager et découvrir la nature. Mais, cette journée a été le cauchemar de toute mon existence Zen!... » Elle déposa le café et mis ses mains devant son visage ravagée de larmes. Elle devait se reprendre si elle voulait y arriver. Mais pour l’instant elle ne faisait juste de pleurer. Elle se leva tout en prenant sa canne et alla se diriger vers une des fenêtres pour se détendre et puis tenter de révéler la suite. « Excuse-moi, je vais essayer de me calmer, ce n’est pas facile pour moi. Mais tu vas comprendre pourquoi je suis dans un état lamentable… Et tu vas comprendre plein de chose qui te semble abstrait pour toi en ce moment… C’est un fardeau que je traine depuis longtemps et qui me tue à chaque jour de ma vie depuis ce jour-là.»
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MessageSujet: Re: Après une longue absence # ft. Sibelle   Ven 10 Mai - 12:11



    Chacune des paroles de Sibelle touchaient Zeno en plein cœur. Il était du genre émotif lorsqu’il voyait la peine de ses proches, il voulait que tout le monde soit heureux autour de lui et profite de la vie. Il n’aimait pas voir quelqu’un pleurer ou se lamenter sur son propre sort. Mais, ce n’était pas à lui de juger quelqu’un par son comportement, il n’était pas là non plus pour donner des ordres et interdire qui que ce soit de pleurer, tout ce qu’il pouvait faire c’était servir d’épaule sur laquelle on pourrait s’appuyer en attendant que la peine passe, peut importe quelle soit lourde ou longue, une peine est une peine, et le jeune homme détestait la voir ravager ses amis, sa famille et ses êtres chers.

    C’est pour cela d’ailleurs que l’Italien respecta la peine de Sibelle et qu’il garda le silence. Il écoutait et se taisait. Elle n’avait pas besoin qu’il soit là à la juger ou à la couper dans ce qu’elle disait, elle avait l’air d’avoir juste besoin de vider son sac. Zeno, conscient de cela, resta assis et écouta. Il était très attentif aux paroles de sa fille adoptive et mémorisait tout ce qu’elle disait comme s’il prenait des notes dans un coin de sa mémoire. *Je devrais toucher deux mots à propos de ce fameux Nick, qui c’est celui-là !?* se dit-il à lui-même. Il attendrait quelques jours et il poserait sa question, ce n’était pas le moment de faire cela maintenant.

    ~ ~ ~ ~

    Le lendemain matin, au réveil et autour d’un bon café.

    Zeno attendait que Sibelle parle, qu’elle lui révèle ce qu’elle avait à dire. Il commençait à bouillir, à se poser des milliers de questions. Que voulait-elle lui révéler ? Il attendit impatiemment. Avec une oreille attentive il buvait les paroles de Sib’ comme si sa vie en dépendait … Il était toujours silencieux, adressant des coups de tête positifs brièvement pour montrer qu’il écoutait même s’il ne disait rien.

    Lorsque la jeune fille se mit à pleurer, il eut envie de la prendre dans ses bras et de la réconforter, mais il n’avait pas le courage et elle s’éloigna … Peut-être qu’elle ne voulait pas qu’il s’approche. « Tu sais, si tu n’es pas prête, ne dis rien. Tu as encore le temps de me révéler ce que tu veux. ». Lorsqu’il dit cela, c’était à contrecœur, bien sûr qu’il voulait savoir de quoi il s’agissait ! Mais il voyait bien que les choses devaient se faire lentement. Zeno se leva et rejoignit Sibelle près de la fenêtre, il passa un bras autour de ses épaules et la tira vers lui. C’est fou ce qu’elle avait grandi ! « Tu veux manger quelque chose ? Ma mère m’a appris quelques bons plats à cuisinier, pour pas que je finisse célibataire toute ma vie ... comme elle le dit si bien. » Il voulait détendre l’atmosphère et calmait les pleurs qui ne s’étaient pas arrêtés depuis la veille.



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MessageSujet: Re: Après une longue absence # ft. Sibelle   Lun 1 Juil - 4:58

Sibelle avait réussi à arrêter un moment de pleurer quand elle entendit son tuteur qui ne voulait qu’elle prenne son temps. Elle sentit en même temps son bras qui frôlait son épaule. Elle pouvait même mettre sa tête sur son épaule pour se détendre un peu. Puis, elle souriait quand il lui avait glissé qu’il se mettait à cuisiner pour ne pas qu’il tombe célibataire définitivement. Elle essuya ses yeux avec sa manche et elle se retourna vers lui :

« Tu le sais que tu vas trouver ta perle. Tu ne peux pas rester célibataire, tu es trop charmant, surtout pour consoler comme tu le fais. Mais, je veux finir ce que j’ai commencé Zen’ sinon tu ne le sauras jamais. C’est Nick qui me l’a appris dans mes moments intenses, comme hier soir… Alors voilà... Tu le sais que j’avais pris mon vélo pour aller faire une promenade et m’arrêter au bord de la route. Eh bien, Il y avait un homme qui passait par là et comme j’avais sept ans à cette époque, je ne me méfiais pas réellement les inconnus… »

Elle se détourna et fixa le paysage au loin que donnait la fenêtre. Elle se mit à serrer ses poings pour se garder le courage et elle continua son récit :

« Il s’était approché pour me demander ce que je faisais là, je répondais que j’aimais regarder les écrevisses dans le fond de la mer. On s’était mis à s’amuser ensemble. Là ça passait, il essayait de devenir mon ami genre. J’avais remarqué alors, que la nuit allait tomber rapidement, je lui avais alors annoncé que je devais m’en aller rejoindre ma mère pour le souper. Mais le monsieur m’avait demandé si j’avais vu un petit chien, je n’avais pas douté à ce moment-là qu’il fallait que je commence à me méfier… »

Comme d’habitude, Sibelle se mit à ressentir les larmes qui glissèrent sur le long de sa joue. Elle savait qu’elle allait lui révéler ce qui s’était réellement passé cette nuit-là… Sibelle se retourna et fixa Zeno dans ses yeux bruns. Dans un souffle court elle lui disait ceci :

« On s’est alors décidé d’aller dans un boisé, pour rechercher le fameux chien, mais sans le voir venir, il m’a plaqué au sol, m’a empêcher de crier en me maintenant sa main devant ma bouche… »

Elle se mit à s’assoir sur le bord de la fenêtre et les jambes tremblèrent sous l’effet de la pression. Mais elle ne voulait aller au bout et elle avait entièrement confiance en lui. Elle gardait toujours la force dans sa voie pour qu’elle puisse finir son histoire atroce dont cela lui demandait beaucoup de courages.

« À ce moment-ci, j’avais vraiment peur, puis, il m’avait retiré tout ce qui trouvait au bas de ma ceinture et il m’a agressé. Je ne pouvais rien faire, ni même fuir. Tout ce que je voulais c’était de me retrouver dans ma chambre en petite boule et oublier cette histoire-là. Mais je ne pouvais pas faire autrement que m’imaginer de serrer ma mère dans mes bras en me chantant des histoires. Aussitôt terminé, cela avait duré un long moment. Je me retrouvais nue dans la forêt et pour ne pas alerter ma mère, je me suis faufiler dans ma chambre et me retrouver dans la salle de bain pour enlever toute saleté de celui qu’il m’a fait. »

Elle met alors ses mains devant son visage, puisque l’image était en train de tourner, comme si on assistait au cinéma

« Mais c’est ma mémoire, j’ai toujours l’impression que c’est frais et c’est ça qui me tue chaque jours. Je ne me trouve pas belle et le plus ironique dans ça, c’est que ma mère ne s’est jamais aperçue de rien. J’ai passé alors tout mon enfance enfermée dans la maison quand je n’avais pas d’école. Au primaire je fuyais tous les garçons que je croissais. J’avais peur qu’ils soient tous lui. Et c’est avec Nick que j’ai pris conscience qu’il n’était pas comme «lui ». Et avec lui, j’ai tombé amoureuse de lui, mais… pour ce que m’a coûté, je n’aurais pas dû faire des choses insensés, mais il devait savoir que je n’allais pas bien et mes gaffes s’accumulaient! Je l’ai perdu à cause de ça, j’en suis sur…. »

Elle baisa sa tête et accota sur le mur, elle se sentait vidée mais se disait qu’au moins il sait tout. Il n’y aura plus de secret entre lui et elle. Elle était plutôt fière d’y avoir parvenu…

« Depuis ce jour, j’essaie de vivre normalement, mais je n’y arrive toujours pas. J’ai l’impression d’être un fardeau pour tout le monde. »


Finalement la pression s’était écroulée, elle éclata en sanglot et ses jambes ne supportaient plus qu’elle se glissa jusqu’à se retrouver par terre…
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