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 [ Manchester ] Old habits die hard [ Terminé ]

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MessageSujet: [ Manchester ] Old habits die hard [ Terminé ]   Lun 15 Juil - 15:42


Old habits die hard
Alexandra & Maximilien

© Belzébuth



Il n'aurait même plus été capable de dire par quoi ça avait commencé, ou à qui revenait la faute (même s'il clamerait haut et fort que c'était évidemment Jer'). Comme d'habitude, vraiment. Tout ce qu'il savait, c'était qu'il voulait faire mal à Jer', autant que celui-ci le faisait. Ce qui restait mal engagé, car il avait beau rendre coup sur coup, son frère restait bien plus fort que lui à ce jeu-là. A croire que le Quidditch n'était pas aussi efficace que le football quand il s'agissait de devenir plus costaud. C'était stupide, Max' le savait. Ça ne l'empêchait pas pour autant de se battre avec son aîné, à force de coups de poings et de coups de pieds, mais au moins une petite part de son esprit était consciente que c'était idiot. Ils se défoulaient l'un sur l'autre, et émiettaient un peu plus les restants d'une relation fraternelle qui n'avait déjà plus grand-chose de fraternel. Mais leur mère n'était pas là pour les séparer, et la tension avait commencé à s'intensifier tout au long de la journée (de la semaine, voire du mois peut-être), petit à petit, jusqu'à ce qu'ils n'en arrivent au point actuel. Deux gamins qui se bagarrent comme des moldus (que Jer' était mais que Max' n'était pas) jusqu'à ce que ça tourne mal.

Il n'y avait jamais de vrai vainqueur. Juste des blessures à soigner, et l'égo du jeune Serdaigle qui prenait un sacré coup parce que même si personne ne se voyait remettre de médaille, il savait que son frère avait eu le dessus la majorité du temps. Il n'était pas fait pour ça. A Poudlard il évitait consciencieusement ce genre de confrontations sur le terrain (sauf si c'était celui de Quidditch, mais ça c'était une toute autre histoire). Encore qu'il aurait potentiellement eu plus de chances face à certains fils à papa surprotégés de l'école (qui n'étaient pas grand-chose sans leurs baguettes, avec lesquelles ils ne valaient pourtant pas bien mieux, du point de vue arrogant du blond) qu'il n'en avait face à Jeremy.

Amer et endolori, Maximilien vînt s'affaler dans la petite parcelle de jardin située à l'arrière de leur maison, préférant éviter de recroiser son frère à l'intérieur. Son genou droit avait connu des dégâts collatéraux lors de son entrée en contact avec le sol de la chambre, mais le plus dérangeant restait le liquide rougeâtre qui s'était mis à s'écouler de son nez suite à un coup plus violent que les autres et qu'il empêchait désormais d'affluer grâce à une habile (et hygiénique) technique constituant à appuyer la manche de sa chemise à la source. Jer' s'était déjà suffisamment moqué de lui pour cette blessure qu'il jugeait ridicule (et Max' en avait assez honte lui-même, surtout que d'après ses observations, ce phénomène se produisait de plus en plus souvent. Jeremy lui avait probablement enlevé un bout de nez. Une conclusion tout à fait scientifique !), il n'allait pas se flanquer un bout de coton dans la narine histoire de passer encore davantage pour une fillette, merci bien.

Il entendit la porte s'ouvrir mais ne bougea pas. Il savait déjà de qui il s'agissait. La petite maison, située dans un quartier modeste de la ville n'habitait que quatre habitants (dont deux n'étaient là que pendant les vacances scolaires). La première d'entre eux était au travail, le deuxième lui serait déjà tombé dessus à l'heure qu'il est. Cela ne laissait qu'un seul candidat viable: Alex', venue vérifier s'il n'était pas trop amoché, sans doute. C'était quelque chose qu'elle faisait souvent et qui lui déplaisait assez. Il était censée la protéger elle, et voilà qu'elle le voyait régulièrement se prendre des raclées monumentales. Bonjour le protecteur flamboyant. Il avait sa fierté, se faire soigner par sa petite sœur n'aidait pas à la préserver. « Tu devrais voir son état à lui ! » parvint-il à articuler d'une voix nasale. Il s'était quelque peu redressé, bien que gardant la tête basculée (ce qui rendait compliquée toute tentative de communication). Il avait privilégié la plaisanterie aux lamentations, ça semblait plus viril. Et moins déprimant.
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Dernière édition par Maximilien Bowman le Ven 2 Aoû - 18:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [ Manchester ] Old habits die hard [ Terminé ]   Mar 16 Juil - 0:36


Ce n’était pas comme si c’était la première fois. A dire vrai, ce genre de choses se produisaient tellement souvent qu’Alexandra était bien incapable de les compter. Elle savait qu’elle aurait dû ravaler sa salive, prendre son courage à deux mains et juste tourner cette poignée de porte. Mais elle ne pouvait s’y résoudre. Elle ne pouvait empêcher ses doigts de trembler, et même le contact avec le métal froid ne parvenait à la calmer. Derrière, elle entendait Maximilien et Jérémy se battre comme des fauves en cage. Elle ne pouvait les voir, mais elle s’imaginait très bien Rémy envoyer Mily au sol, lui asséner un coup de poing, le dévorer de ses yeux sauvages. Elle savait également que ce dernier venait de se redresser, et de se jeter sur son aîné, dans une tentative désespérée pour reprendre le dessus. Si seulement elle pouvait… Si seulement elle pouvait juste ouvrir cette porte, se placer entre eux deux pour les empêcher de s’entre déchirer. Les empêcher de se détruire, de se blesser… Mais elle ne pouvait s’y résoudre. Que trouverait-elle derrière cette porte ? Elle ne voulait prendre aucun parti, ne se ranger d’aucun côté. Mais si jamais elle intervenait, elle était certaine qu’elle devrait défendre l’un ou l’autre. Et dès lors, ce serait la fin de tout. Elle chérissait le lien qu’elle avait avec Maximilien, comme celui qu’elle avait avec Jérémy… Tout pouvait éclater en morceau, si elle se jetait dans la bataille. Elle n’en avait juste pas le courage.

Une perle roula le long de sa joue tandis qu’elle entendait Maximilien suffoquer de l’autre côté du mur. Comme 70% du temps, Jérémy avait certainement eu le dessus, et son aîné sorcier était à présent en train de plier l’échine devant la supériorité de son adversaire. Alexandra essuya rapidement son visage, et se mordit la lèvre. Elle n’avait plus à attendre que quelques secondes encore, et Rémy se lasserait de frapper un Maximilien à terre. Plus que quelques secondes, et elle pourrait sortir pour voir comment son frère allait. Le soigner. Le réconforter. Lui faire comprendre par un sourire que tout allait bien, et qu’il ne devait pas en être triste. Même si au fond, Alexandra était certainement celle que cette situation angoissait le plus. Elle qui détestait les conflits, les affrontements… Depuis que ses parents s’étaient séparés, la jeune fille ne pouvait s’empêcher de paniquer à chaque fois qu’une dispute éclatait. Mais malgré tout, elle se devait de ne pas le montrer. Rester forte. Rester souriante. C’était la seule chose qu’elle pouvait faire pour ses deux frères.

Comme prévu, après avoir balancé un dernier coup de pied à Maximilien, Rémy reprit le chemin de sa chambre, les mains dans les poches. Alexandra attendit quelques instants supplémentaires, avant d’ouvrir timidement la porte de sa chambre. Mily était déjà parti, et seules restaient sur le sol quelques traces de sang. Encore.
La Serdaigle attrapa un chiffon et essuya rapidement les dégâts, avant de se rendre dans la salle de bain pour attraper la trousse des premiers soins. Elle savait d’intuition que cette fois ci, ce serait Maximilien qu’elle devrait aller voir. Tout comme elle devinait l’endroit où il était parti se réfugier pour bouder. Alexandra ne savait pas si elle avait une sorte de sixième sens, ou si elle était simplement consciente de tout ça parce qu’elle avait passé une grande partie de son temps à jouer les infirmières après les querelles de ses frères. Quoi qu’il en soit, elle se faufila doucement le long du couloir, puis ouvrit la porte qui donnait sur leur petit jardin.

Ce ne fut pas une surprise de voir Maximilien allongé sur l’herbe verte, l’air particulièrement contrarié. Jérémy ne l’avait pas loupé, pensa Alexandra. Mais malgré tout, il n’y avait aucune blessure trop grave à déplorer, ce qui était déjà en soi un grand soulagement.
La jeune fille s’arrêta un instant, et s’arma de son plus joli sourire. Il n’y avait plus aucune trace sur son visage de larmes ou quoi que ce soit, et ses traits étaient redevenus détendus. Elle s’approcha de son frère, et s’accroupit auprès de lui, tandis qu’il l’accueillait avec un air bougon. Ce n’était pas inhabituel, d’ailleurs. Alexandra se doutait bien que son égo devait en prendre un coup, mais qu’importe. Il y avait plus important que de faire attention à ne pas froisser la fierté de Monsieur. Sans se laisser déstabiliser, la jeune Serdaigle sortit une serviette de sa trousse de premiers soins, et l’imbiba d’eau pour nettoyer le sang qui avait séché sur le visage de Mily.

« Peut-être, mais il a tellement une sale tronche en général, qu’amoché ou non, je ne verrai pas la différence. » répondit-elle à Maximilien, tandis qu’elle essayait de faire partir les traces d’un mauvais souvenir.

Alexandra eut un petit sourire. Evidemment, elle ne trouvait pas que Jérémy avait une sale tête, ou quoi que ce soit, même s’il restait souvent taciturne ces derniers temps, et qu’il avait toujours un air de dinde constipée. Elle regrettait un peu les jolis sourires qu’il faisait souvent, enfant, et qu’il ne lui adressait qu’à de très rares moments. Sourires que Maximilien n’avait peut-être plus vus depuis une éternité…

« Tu as mal quelque part en particulier ? » demanda-t-elle à son frère, après avoir fini son premier travail.

Elle était bien consciente que Maximilien répugnerait à lui avouer qu’il était blessé quelque part, mais ce dernier savait également que s’il ne disait rien, Alexandra appuierait un peu partout pour trouver elle-même la blessure. Et il valait peut être mieux répondre à sa question, plutôt que de risquer de pleurer comme une fillette quand elle aurait appuyé de toute la force de ses pa-pattes peu délicates sur un endroit sensible.

« Vous n’arrêterez jamais, hein ? » soupira-t-elle au bout d’un moment.

Elle aurait voulu l’interroger sur la raison de cette bagarre, même si elle se doutait qu’il n’y en avait probablement pas, mais se retint. Il était inutile de raviver ce genre de souvenirs. Si Maximilien voulait lui en parler, il le ferait de lui-même. Après tout, Alexandra n’avait-elle toujours pas été une excellente confidente ?

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MessageSujet: Re: [ Manchester ] Old habits die hard [ Terminé ]   Mar 16 Juil - 16:04


Maximilien était frustré de s'être fait une fois de plus mettre au tapis par Jérémy. Ce qui l'énervait le plus était de savoir qu'il le dominait intellectuellement. C'était clair et net. Il compensait son manque de muscles en faisant tout pour être plus calé sur tout le reste: la musique, le cinéma, l'histoire... Et puis, il était aussi un sorcier. C'était sans doute ce qui avait enfoncé le clou et renforcé les différents entre les deux garçons, mais c'était également quelque chose dont Max' était fier. Ça faisait partie de son identité, et c'était quelque chose qui lui appartenait entièrement (et à Alex' aussi, désormais), que Jér' ne pourrait jamais être. S'il avait pu user de sa baguette, son frère n'aurait pas eu la moindre chance. Il était peut-être meilleur en cours de potions, mais il se débrouillait aussi en sorts, et ce n'était pas comme si Jér' aurait pu répliquer autrement qu'avec ses poings, de toute façon. Mais la magie était interdite hors de l'école, et de toute façon, ça n'était pas la solution: ça serait trop facile, et il avait le sentiment qu'user de ses pouvoirs sur son frère briserait définitivement quelque chose entre eux. Mais ne pouvant ni débattre, ni se battre en duel contre lui, il ne lui restait plus que la force pure, et visiblement, ça n'était pas à son avantage.

Allongé dans l'herbe, le visage ensanglanté, Max' se demandait - comme souvent - si les choses auraient été plus simples s'il n'avait pas été un sorcier. Jér' et lui ne s'entendaient pas si mal que ça, avant qu'il ne reçoive la lettre de Poudlard. Mais il faut dire que l'arrivée de ladite lettre avait coïncidé avec l’effondrement du mariage de leurs parents, et tout était alors devenu quelque peu confus. Jér' l'en rendait responsable, il s'en rendait parfois responsable... Il ne savait pas tellement ce qu'en pensait Alex'. Elle était plus jeune à l'époque. Au fond, peu importait désormais. Leurs parents étaient divorcés, ils vivaient chez leur mère, et son frère le détestait. Bientôt, il retournerait à Poudlard et il pourrait laisser cette vie là derrière lui. Pas que vivre au château ait toujours été une partie de plaisir: là-bas aussi il était différent, être né-moldu suscitait des regards pas forcément bienveillants de certains, mais il avait réussi à s'adapter. Mieux même qu'il ne l'avait fait à l'école primaire, ou chez lui.

Méditant ces pensées d'un air taciturne, Max' fut rapidement rejoint par sa petite-sœur, à qui il ne put pas tout à fait rendre le sourire rayonnant qu'elle lui adressait - et qui lui semblait un brin exagéré -. D'un côté, ses mouvements étaient assez limités par l'état actuel de son nez, il n'y pouvait rien. En guise de salut, il lui offrit une triste tentative de plaisanterie mal articulée. La réponse de la blonde réussit à lui arracher un faible sourire et à le détourner temporairement des raisons de sa présence, même s'il était conscient qu'elle ne le pensait pas vraiment. Jér' n'était pas d'apparence horrible normal, c'est un Bowman. « Pas faux. » accorda-t-il en grimaçant tandis que sa sœur s'attaquait à son visage ensanglanté. Il avait envie de lui dire de le laisser tranquille - sa fierté était vraiment mise à mal, là - mais n'eût pas le cœur de la repousser. Elle était là pour l'aider. Renfrogné mais résigné, il la laissa faire, tout en se demandant ce que dirait son frère s'il le voyait maintenant. Il avait besoin de sa petite-sœur pour s'occuper de lui.

Après quelques minutes supplémentaires, le jeune Serdaigle décida que l'afflux devait avoir touché à sa fin et il se redressa, détachant le bras de son nez et jetant un regard mi-dégoûté mi-curieux à sa manche devenue rougeâtre. Charmant. Les tâches de sang n'étaient pas évidentes à faire disparaître en plus, il allait pourtant devoir se débrouiller pour cacher ça à leur mère. Avec un sort, ça aurait été jouable, mais encore une fois, impossible dans le cas présent. Il faudrait frotter, par conséquent. Il fut distrait de ses réflexions par une question d'Alexandra, qui restait vraisemblablement campée sur sa position d'infirmière. « Non, ça va. » répondit-il par automatisme, sans même prendre la peine d'y réfléchir. Elle en avait déjà fait suffisamment comme ça. Il était son grand frère, bon sang, par un raton-laveur blessé ayant besoin d'un sauvetage. Mais comme il connaissait Alex', et qu'elle ne tarderait pas à tester la véracité de ses propos... « Rien de grave, c'était juste le saignement qui était dérangeant. Tout va bien. » reprit-il avec conviction, histoire qu'elle n'insiste pas davantage. Il était déjà assez amer de se retrouver à nouveau dans cette situation, il préférait ne pas s'y attarder plus que nécessaire.

Il s'allongea à nouveau, plus confortablement cette fois, puisqu'il n'avait plus à tenir son nez. Il faisait plutôt beau. Dommage que les vacances aient à se passer comme ça. Peut-être pourrait-il s'arranger pour être moins souvent à la maison, la prochaine fois. Il avait besoin d'argent pour pouvoir espérer obtenir son propre balai un jour, qui plus est. Un peu plus tranquille, le blond leva les yeux vers Alex' quand elle prit à nouveau la parole. Il soupira à son tour. « Je ne pense pas. » Il marqua une pause, hésitant. Voulait-il vraiment en parler ? « Peut-être qu'il vaudrait mieux qu'on ne soit pas là en même temps. Je pourrais aller chez papa plus tôt, cette année. » suggéra-t-il finalement, plutôt que d'avouer ce qui le dérangeait le plus: était-ce réellement sa faute ? Ils n'avaient pas besoin de raison pour se disputer, c'était toujours les mêmes motifs, mais cette fois avait été pire que la précédente. Peut-être parce que Jér' avait ajouté de l'huile sur le feu en lui disant que leurs parents avaient eu une énième dispute avec pertes et fracas pendant que les deux Serdaigle étaient à Poudlard. Mais le blond ne voulait pas partager cette information-là avec sa sœur. Les choses étaient déjà suffisamment compliquées comme ça. Il n'en avait peut-être pas encore la carrure, mais il comptait bel et bien la protéger comme il le pouvait. Ici elle n'avait pas tant que ça besoin de lui, partir chez leur père ne serait pas l'abandonner. Jér' et lui avaient beau s'entre-déchirer, il savait que leur aîné ne laisserait jamais quoi que ce soit lui arriver.
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MessageSujet: Re: [ Manchester ] Old habits die hard [ Terminé ]   Mer 17 Juil - 1:46


Lorsqu’elle y regardait de plus près, Alexandra pouvait vraiment se rendre compte que Jérémy n’y était pas allé de main morte. Maximilien avait été brimé, autant physiquement que psychologiquement, et la jeune fille ne savait trop que faire pour l’aider à guérir. Après tout, elle ne pouvait lui venir en aide qu’en prenant soin de ses blessures ; et c’était là sa seule réelle utilité. Malgré ses sourires, malgré ses mots doux et ses tentatives de réconfort, elle savait bien que cela ne serait jamais suffisant pour réparer le cœur meurtri de Mily. Et c’était certainement la même chose avec Jérémy. Elle avait beau ne pas comprendre son aîné, et avoir sans cesse l’impression d’être séparée de lui par un mur impénétrable, Alexandra était tout de même en mesure de savoir qu’il agissait comme une stupide brute parce qu’il n’allait pas bien. Se défouler sur Maximilien était certainement le seul échappatoire qu’il avait trouvé pour se sentir exister, même si c’était une solution qu’Alexandra ne cautionnait pas du tout. Il y avait encore bien trop de choses qu’elle ignorait. Jérémy, Maximilien et ses parents tentaient de la tenir éloignée de tous leurs problèmes. Tentaient certainement de la protéger. Malgré tout, la Serdaigle aurait voulu faire partir de leur monde, quand bien même il n’était pas tout beau et tout rose. Elle aurait préféré qu’ils lui parlent, qu’ils la voient comme une adulte, et non pas comme une enfant qu’on avait sans cesse besoin de prendre avec des pincettes. Cependant, même si Alexandra ne savait pas tout, elle avait la capacité de ressentir. Ressentir la détresse qui se cachait dans leurs cœurs à tous. Elle en était persuadée. Jérémy et Maximilien ne se comprenaient juste pas. Et elle non plus.

Alexandra ne prêta que très peu d’attention à l’air boudeur et passablement contrarié de Maximilien lorsqu’elle lui essuya le visage. Il devait très certainement ressentir à peu près la même chose que la jeune fille lorsqu’on la maternait trop. Et puis il était celui qu’on venait consoler, qu’on venait soigner… Lui. Pas Jérémy. Mais qu’importe. Alexandra savait que sa présence, bien que peu désirée en ce moment précis, permettrait peut-être de chasser un peu plus vite la peine de Maximilien. Ne comprenait donc-t-il pas que si elle était là, ce n’était pas parce qu’elle le trouvait faible, mais juste parce qu’elle tenait à lui ? Oh, elle tenait à Jérémy, également, il n’y avait aucun doute là-dessus. Et la prochaine fois, ce serait lui qu’elle irait voir, quand bien même il ne lui adresserait qu’un regard haineux et tenterait de la chasser au plus vite de sa chambre. Mais Alexandra savait se montrer persuasive, et en règle générale, ses deux frères se laissaient facilement amadouer. Tant et si bien qu’ils n’osaient même plus lui dire de ficher le camp. De toute façon, elle ne se serait jamais exécutée. L’entêtement était un caractère assez fréquent chez les Bowman. Malheureusement.

Au bout de quelques minutes, durant lesquelles Alexandra acheva sa tâche de nettoyage, le nez de Maximilien s’arrêta de saigner. Le Serdaigle commença à reluquer sa manche imbibée du liquide carmin, en se demandant certainement comment réparer ce désastre. Alex capta son regard, et rinça une dernière fois le chiffon avec de l’eau avant de le mettre dans le bac des affaires sales.

« Il suffira de le laver avec de l’eau froide et un peu de savon, et la tâche partira sûrement. » lui conseilla-t-elle.

Alexandra avait l’habitude de nettoyer les chiffons dont elle se servait pour soigner ses frères, et savait donc comment faire partir une tâche de sang, même si un Récurvite aurait été plus efficace et moins pénible. Elle se chargerait de nettoyer le chiffon, et pouvait donc également s’occuper de laver la chemise de Maximilien, mais elle préférait ne pas le lui proposer. Si jamais elle l’assistait trop, son aîné en serait profondément blessé. Cependant, elle trouvait que ces derniers temps, les bagarres entre Jérémy et Maximilien se faisaient de plus en plus violentes. Cela était sûrement dû à la croissance des deux jeunes hommes, qui les dotaient –pour son plus grand malheur- de plus de muscle, plus de hargne, et plus de bêtise.  Mais bon, tout ça, elle n’y pouvait vraiment rien. Et puis, ils avaient toujours eu la décence de se rouer de coups lorsqu’Alexandra n’était pas là pour assister à la scène. Néanmoins, en règle générale, elle n’était jamais loin. Parfois, elle aurait préféré être sur place, pour pouvoir intervenir directement, sans avoir l'option de se cacher derrière une porte ou un pan de mur. Peut-être que comme ça, elle aurait moins eu l’impression de n’être qu’une lâche.

Alexandra fut tirée de ses pensées par la réponse de Maximilien. Réponse qui était arrivée un peu trop vite à son goût, et qui était sûrement un gros mensonge. La jeune Serdaigle ne connaissait que trop bien son aîné. Ce dernier sembla d’ailleurs se rendre compte de son erreur, et tenta de sauver sa peau en lui répondant un peu plus franchement, mais sans pour autant être très convaincant. Alex lui jeta un regard plus que suspicieux, mais préféra ne pas insister pour ne pas le froisser plus. Elle jeta pêle-mêle ses affaires dans la trousse des premiers soins, puis la referma, ce qui mettait fin à la séance Pomfresh.

« Si tu le dis… » soupira-t-elle en haussant les épaules. De toute façon, s’il y avait quelque chose de vraiment grave, Maximilien irait de lui-même aux urgences pour se faire rafistoler. Il avait cependant été capable de marcher jusqu’au jardin, et ses bras semblaient pouvoir bouger sans trop de difficultés, ce qui prouvait qu’il était amoché, mais pas totalement démonté.

Alexandra resta accroupie dans l’herbe lorsque Maximilien s’allongea, les yeux rivés vers le ciel. Le regarder de cette hauteur lui donnait l’impression qu’elle pouvait, pour une fois, être celle qui pourrait prendre soin de lui. Mais sa situation de plus jeune de la fratrie ne lui permettrait jamais de se positionner comme telle. Et puis elle était une fille, de surcroît. Elle détestait être une fille. C'était peut être ce genre de chose qui l'empêchaient de s'immerger intégralement dans leur petit univers. Pas qu'elle voulait participer aux bagarres, loin de là. Mais l'écouteraient-ils un peu plus si elle était comme eux ?

La dernière question qu’elle avait posée à Maximilien était plutôt rhétorique. Cependant, celui-ci décida de lui-même d’y répondre. Il envisagea même des solutions qui firent frissonner Alexandra. Elle le regarda, scandalisée, puis changea bien vite d’expression. Certes, ne pas croiser Jérémy l’empêcherait évidemment de se battre avec lui. Mais ce n’était pas en mettant de côté ses problèmes qu’on allait les résoudre, tout simplement. Alexandra songea avec dégoût que la principale raison pour laquelle elle ne voulait pas que les deux frères soient séparés, était qu’elle voulait qu’ils soient tous les deux autour d’elle. Quelle égoïste elle faisait. Certes, en temps normaux, elle trouvait qu’ils la collaient trop, et ne pas les avoir toujours sur le dos lui permettait de se rendre à son club de Baseball l’esprit tranquille. Cependant, si elle pouvait facilement leur fausser compagnie et ne pas en culpabiliser, c’était parce qu’elle savait qu’ils seraient tous les deux présents lorsqu’elle rentrerait.

« Je ne sais pas… » finit-elle par répondre en ramenant ses genoux contre sa poitrine, les yeux dans le vague. « On ira tous les trois chez papa dans deux semaines, pour la fin du mois d’Août, ceci dit… ça va faire longtemps qu’on ne l’a pas vu… »

Alexandra avait passé les dernières vacances scolaires –donc celles de Pâques- chez son père. De ce fait, elle avait passé un mois chez sa mère, et ne changerait de foyer que pour les deux dernières semaines des vacances d’été. Les mots comme « Il me manque. » se coincèrent dans la gorge de la blonde. Cependant, son expression voulait tout dire…

« Rémy et toi. Papa et Maman… Pourquoi personne ne peut s’empêcher de se battre ? » demanda-t-elle, plus pour elle-même que pour Maximilien.

Evidemment, ses parents ne s’étaient jamais « battus » au sens propre du terme, encore heureux. Mais cela n’empêchait pas Alexandra de se sentir infiniment triste.
Afin que son frère ne voit pas son visage à cet instant précis –après tout, elle était venue pour le consoler, et non pas pour le déprimer un peu plus-, Alex’ s’allongea sur l’herbe en posant sa tête sur le ventre de Maximilien.

« Dis Mily, est-ce que je suis la pomme de la discorde ? » finit-elle par demander dans un soupir.

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MessageSujet: Re: [ Manchester ] Old habits die hard [ Terminé ]   Ven 19 Juil - 14:50


Maximilien était parfaitement conscient que si sa sœur était là avec lui, ça n'était pas parce qu'elle le 'préférait' à leur frère aîné. Bien sûr, ça aurait flatté son ego, être le frère favori n'avait rien de désagréable. C'était même franchement gratifiant. Mais la réalité était toute autre, et il le savait. Cette fois-ci elle était auprès de lui, mais ça n'était pas toujours le cas. Il ne savait pas trop comment elle faisait son affaire, mais parfois il la voyait apparaître, sourire aux lèvres, et trousse de soins à la main, et d'autres non - elle était alors auprès de Jérémy. Et l'idée de lui en vouloir pour ça ne lui avait jamais effleuré l'esprit. Elle n'avait pas à choisir de camp, ça aurait été tout à fait stupide. Et absolument pas nécessaire dans le contexte actuel. Alex' avait deux frères, et même si Max' ne s'entendait plus avec Jér' depuis bien longtemps à présent, il savait que son aîné tenait énormément à elle. Ça finirait peut-être par devenir leur seul point commun, un jour. Il n'aimait pas tellement penser comme ça - c'était horriblement sombre et défaitiste - surtout qu'à l'origine, Jér' et lui avaient des centres d'intérêt en commun: le sport notamment, mais il semblait que dernièrement, même un bon match de foot avait des difficultés à les unir.

Si les bagarres entre les deux frères avaient débuté de manière plutôt commune et relativement innocente, comme c'est souvent le cas dans une fratrie, elles commençaient désormais à devenir de moins en moins des luttes d'enfants, leurs blessures respectives pouvant en attester. Au fond, derrière cet écran d'amertume et de colère, Max' tenait encore énormément à Jérémy - il était son frère après tout, ils avaient grandi ensemble, ça ne s'oubliait pas comme ça ! - et il le savait. Parfois, il se disait que le pire serait arrivé le jour où ils ne s'accorderaient même plus suffisamment d'intérêt pour vouloir se battre. Le jour où l'indifférence finirait par prendre le pas sur la rancœur. Tant qu'ils se battaient, c'était un peu la preuve qu'ils s'intéressaient encore l'un à l'autre, non ? Ou bien il avait pris trop de coups sur la tête aujourd'hui, et il commençait à devenir maso.

L'important dans l'immédiat restait de réussir à cacher cette énième bagarre à leur mère. Malgré ce que ces combats de boxe pouvaient laisser penser à un spectateur non averti, la violence n'était pas admise au sein de la famille Bowman. Max' ne voyait pas bien pourquoi cette règle ne s'appliquait pas également à leurs parents - ils ne se tapaient peut-être pas dessus, mais parfois les mots échangés pouvaient être bien pires qu'une seule blessure corporelle - mais lorsqu'il avait voulu objecter à l'appui de cet argument, sa contestation n'avait pas été franchement bien accueillie. Quoiqu'il en soit, le blond ne tenait pas à finir l'été puni - il n'avait plus quatre ans, rester enfermé dans sa chambre comme un môme serait tout à fait ridicule, et injustifié - aussi lui restait-il à éliminer toute trace de l'échange adieu Alex' ! Il observa sa manche tâchée, les sourcils froncés. Grillé. Il leva les yeux vers sa sœur, puisque celle-ci avait visiblement suivi son regard, et lui offrait la solution. « Ah ! D'accord, je ferai ça tout à l'heure alors. J'espère que ça suffira. Dommage qu'on ne puisse pas utiliser la magie à l'extérieur de l'école... » remarqua-t-il, son ton baissant sur la fin de la phrase. Pas la peine de mettre les voisins au courant. Une fois revenu dans le monde moldu, sa baguette ne semblait plus être qu'un malheureux bout de bois (qu'il s'était empressé de planquer, histoire que Jér' ne pose pas son postérieur dessus, soi-disant par mégarde. Ça coûtait cher, et c'était indispensable.). Il ne savait plus bien si c'était un inconvénient, ou pas.

En revanche pour ce qui était de ses blessures de guerre, pas question de s'attarder davantage. Son genou était encore endolori, mais le blond avait pris soin de ne pas se trahir en grimaçant ou en y touchant lorsqu'Alexandra l'interrogea. De toute façon, ça se terminerait probablement par un simple bleu, qui serait extrêmement simple à justifier. Si Max' était un fervent amateur de Quidditch, il profitait néanmoins des vacances pour pratiquer à nouveau des sports moldus, et les chutes étaient loin d'être rares au football (entre autres). Il n'était pas le genre de personne à rester enfermé tout le long des vacances. Il aimait sortir, et se défouler, et dans ces cas là, les égratignures étaient monnaie courante.

Ce n'était pas la première fois que l'idée de s'organiser de manière à ne pas être chez le même parent en même temps que Jér' traversait l'esprit de Maximilien. De son point de vue, le système actuel présentait des failles. Certes, le blond se sentait parfois plus proche de leur mère - essentiellement parce qu'elle semblait mieux accepter la nouvelle tranche de sa vie que représentaient ses pouvoirs - que leur père, mais il aimait tout autant passer du temps avec celui-ci. D'autant plus que si Jérémy n'était pas là, il ne pourrait pas lui faire d'ombre sur le plan sportif. Cela dit, est-ce que ça valait le coup d'être séparé d'Alexandra durant le reste des vacances ? Il n'en était pas entièrement convaincu. Ils se voyaient à Poudlard, après tout ils étaient dans la même maison, mais ils ne passaient pas l'intégralité de leur temps ensemble. Chacun sa vie. Alors qu'en vacances, même si Alex' avait ses entraînements de gymnastique et que Max' sortait parfois voir d'anciens amis de l'école moldue, ils étaient quand même vraiment ensemble.

La suggestion du blond ne passa pas bien auprès de sa cadette, si l'on en croyait l'expression que prit aussitôt son visage. Il fut brièvement prit d'un élan de culpabilité, qu'il parvînt à effacer en même temps qu'Alexandra retrouvait une attitude plus neutre. Il ne voulait pas vraiment se séparer, mais c'était peut-être la solution la plus saine ? Si Jér' et lui ne pouvaient plus cohabiter... « Ça éviterait qu'on se dispute pour rien... Et papa ne serait pas tout seul comme ça. » ajouta-t-il sans grande conviction. « Oui... Et après on retourne à Poudlard. » reprit-il. Ils parlaient régulièrement au téléphone avec lui, mais ça n'était pas la même chose. Et bientôt ils repartiraient à l'école, et ne verraient plus ni leur mère, ni leur père, ni même Jérémy jusqu'aux prochaines vacances. Le blond hésitait d'ailleurs à rester au château cette fois-ci. Mais en même temps, il s'agissait de Noël, fête de famille par excellence. Il faudrait qu'il y réfléchisse plus amplement.

Il adressa un demi-sourire à Alex', notant bien qu'elle était triste mais ne sachant pas trop quoi faire pour lui remonter le moral. Il se sentait lui-même assez découragé, actuellement. Il lui fallait encore un peu de temps pour retrouver énergie et enthousiasme. « C'est peut-être la forme de communication ancestrale des Bowman. » proposa-t-il avec ironie suite à la question rhétorique de sa sœur. Qui sait, si ça se trouve c'était eux deux qui finiraient par se disputer à leur tour, éventuellement. Pour une famille d'individus relativement sains d'esprit (séparément), ils n'avaient plus grand-chose de civilisé une fois qu'on les mettait tous dans la même pièce. La vie était étrange. L'interrogation suivante d'Alex' ne fit que confirmer cette idée. « Quoi ? Pourquoi tu dis ça ? » Il se serait redressé si sa sœur n'avait pas la tête posée sur son ventre. On va éviter de blesser une personne de plus, hein. « C'est pas parce que tu es la seule à ne pas beugler sur l'un d'entre nous à tout va que tu es en quoi... Responsable ? Dis pas n'importe quoi. » répondit-il aussitôt, sans grande finesse (ce n'était pas trop dans ses cordes. Il avait tendance à y aller avec ses grands sabots.) mais avec conviction. Il ne manquerait plus qu'Alexandra commence à se mettre des idées pareilles en tête. Le rôle du martyr lui est déjà réservé merci bien !
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MessageSujet: Re: [ Manchester ] Old habits die hard [ Terminé ]   Sam 20 Juil - 17:08


Après tant d’années à se faire taper dessus par Jérémy –et à renvoyer les coups d’ailleurs, le Serdaigle savait se défendre un minimum, dieu merci-, Mily ne semblait toujours pas savoir comment il fallait laver une chemise tachée de sang. Pourtant, Alex était prête à parier que ce n’était pas la première fois que ce genre de choses arrivaient, et pensa simplement que son aîné se contentait de cacher ses chemises sales au fin fond de son armoire pour ne pas que leur mère tombe dessus, tout bêtement. Chose qui l’inquiétait un petit peu : quel devait être l’état de la penderie de son frère ? Il faudrait qu’elle y jette discrètement un coup d’œil, un de ces quatre. Elle ne l’avait plus fait depuis au moins 5 ans parce qu’elle savait que Maximilien voudrait préserver un peu son intimité, mais d’un autre côté, c’était un garçon quoi. Pas toujours très soigneux avec ses vêtements, et dont l’hygiène était plutôt douteuse. Ça ne devait pas sentir le chèvrefeuille, là-dedans. A moins que, dans le pire des cas, Maximilien ne fourre toutes ses chemises sales dans sa valise pour ensuite les laver discrètement à Poudlard grâce à la magie ou refile le boulot aux elfes de maisons chargés de nettoyer et repasser les sous-vêtements peu ragoutants de toute l’école. C’était une option. Dans tous les cas, il leur faudrait effacer toutes les preuves avant que leur mère ne revienne du travail, pour éviter les interminables réprimandes moralisatrices. Comme le disait Max, il aurait été plus simple d’utiliser la magie. Mais bon, Alexandra était plutôt le genre à penser qu’une fois retournés du côté moldu, il fallait se comporter comme un moldu. Quand on avait vécu toute son enfance tel quel, il était difficile de changer ses habitudes et d’utiliser la magie à tout va dès qu’une difficulté pointait le bout de son nez. Pour Alexandra, la magie était aussi une solution un peu trop simple qui n’aidait pas forcément à forger le caractère. Il n’y avait qu’à voir comment certains de ses camarades s’en servaient à tout va pour les tâches les plus enfantines.

« Ça va le faire, ne t’inquiète pas, il suffit juste de bien frotter, mais ne surtout pas utiliser de l’eau chaude. J’avoue que ça aurait été plus simple, mais bon, on n’a pas le droit jusqu’à la majorité. » Majorité sorcière qui était à 17 ans, d’ailleurs. Alexandra se demandait si une fois qu’elle aurait la possibilité de se servir de ses pouvoirs en dehors de l’école elle le ferait, malgré ses appréhensions. Peut-être serait-il plus simple de ramasser les balles de baseball en utilisant un sortilège d’attraction, par exemple. « Enfin ça facilite beaucoup la vie, mais je me demande si quelques fois ça ne nous fait pas oublier la notion d’effort. » Car oui, même s’il fallait apprendre les sortilèges et les pratiquer un minimum, ce n’était tout de même pas si difficile. Enfin pour Alexandra qui avait des facilités partout, en tout cas –et spécialement en sortilèges, la matière qui lui semblait la plus utile quand on y pensait-. « Ce serait tout de même bien de pouvoir faire jaillir de l’argent des airs, ou de la nourriture, comme de la Grande Salle. Ca permettrait de faire pas mal d’économies. » ajouta la Serdaigle, songeuse.

Durant ses deux dernières années à Poudlard, personne ne l’avait renseignée sur les cuisines de Poudlard, et sur la raison pour laquelle des plats pouvaient apparaître comme par magie sur les tables. Après tout, toute l’école n’était pas au courant de ce genre de choses. Ce n’était pas tous les jours qu’on essayait de chatouiller une poire sur un tableau –bien que Poudlard regorgeait de bizarreries. Alexandra avait juré avoir déjà vu une armure en train de faire la grosse commission dans un seau de Rusard, tout en lisant la Gazette du Sorcier. Mais là n’était pas le sujet-. Quoi qu’il en soit, pouvoir faire apparaître de la nourriture venue de nulle part semblait être le premier truc qu’elle tenterait de faire lorsqu’elle aurait 17 ans. Elle ne parlait que trop souvent de la fameuse tarte à la mélasse de Poudlard à sa mère, et elle aurait bien voulu lui en ramener un bout, un jour. Mais ce n’était pas le genre de dessert qui pouvait rester très ragoutant après une journée de voyage dans le Poudlard Express.

Alexandra laissa bien rapidement ses pensées gourmandes de côté, lorsque Maximilien évoqua de nouveau la possibilité d’aller chez leur père plus tôt que prévu. Cependant, il n’avait pas l’air très convaincu des arguments qu’il avançait, ce qui rassura la jeune Serdaigle. S’il y mettait si peu d’entrain, Maximilien ne pouvait pas réellement vouloir aller là-bas tout seul. Il avait simplement jeté cette idée comme ça, dans le but de trouver une solution au problème des incessantes querelles avec Jérémy.

« Oui mais Papa va se douter qu’il se passe quelque chose, si tu arrives plus tôt que prévu… » avança timidement Alexandra, dans une petite tentative pour dissuader son frère de partir. Ce qu’elle disait n’était pas totalement faux pour autant. Monsieur Bowman penserait certainement qu’il y avait un problème avec son ex-femme si l’un de ses fils se pointait une semaine avant la date convenue. Et ce serait reparti pour une longue après-midi de disputes, dans la joie et la bonne humeur –ou pas-.

Alexandra ne put cependant s’empêcher de sourire à son tour lorsque Maximilien fit une petite blague sur leur manière –très particulière- de s’adresser les uns aux autres.

« Je suis sûre qu’on faisait de beaux cro-magnons. J’ai entendu dire qu’ils se tapaient dessus pour se dire bonjour. Mais bon, ils avaient un peu un déficit de neurones, donc je ne pense pas que ce soit très glorieux pour nous de nous comparer à eux. » Elle laissa un petit temps d’attente, puis ajouta : « Rémy en est quand même plutôt proche ceci dit, maintenant qu’on en parle. » Faire un peu d'humour en plein milieu d'un sujet épineux n'avait jamais de mal.

Sa supposition d’être peut-être responsable de tout ce schmilblick ne fut cependant pas très bien accueillie par Maximilien, même si Alexandra ne pouvait pas voir son visage. Elle ressentit tout de même les contractions de son ventre, qui traduisaient de son indigestion indignation. La jeune Serdaigle se redressa vivement et se remit à genoux près de son aîné, qui devait certainement à ce moment remercier le ciel pour être encore couché –cas contraire, il se serait sûrement pris un coup de tête meurtrier dans le menton-.

« Parce que personne ne me dit jamais rien, tu le sais très bien. » répondit Alexandra en fronçant les sourcils. Être la dernière de la famille, et une fille de surcroît, lui évitait pas mal de réprimandes. Elle était d’ailleurs choyée par tous, que ce soit ses parents ou ses deux grands frères. Situation pas toujours évidente, surtout lorsqu’ils se cognaient les uns sur les autres en dehors. « Quand je fais quelque chose de mal, ce n’est jamais à cause de moi. Papa rejette la faute sur maman, et inversement. Vous avez chacun une manière différente de communiquer, mais au moins vous le faites. Je me demande juste si vous ne rejetez juste pas les uns sur les autres la rancœur que vous accumulez contre moi. »

Bon certes, c’était un peu fort de parler de « rancœur », d’autant plus qu’Alexandra était assez irréprochable en général –pas toujours, mais son palmarès était admirable tout de même-. Néanmoins, elle savait bien que de temps en temps, ils auraient dû lui reprocher certaines choses ; ce qu’ils n’avaient jamais fait, au final. Il était donc légitime de penser qu’elle était peut-être une des causes du problème, non ?

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MessageSujet: Re: [ Manchester ] Old habits die hard [ Terminé ]   Lun 22 Juil - 20:31


Le sang ne devenait un réel problème que lorsque son nez était touché. De manière générale, Jérémy et lui ne cherchaient pas non plus à s'entretuer, simplement à se faire mal. Si l'un d'entre eux cognait un rebord pointu, ça devenait plus dangereux, mais jusqu'à maintenant, Maximilien s'en sortait davantage avec de sales bleus et des bosses, qu'avec des plaies sanglantes. Néanmoins, ses saignements de nez se faisaient plus fréquents, et dans ces cas là, c'était tout de suite plus difficile à gérer. Jér' ne faisait rien pour l'aider, évidemment, et il n'en était donc pas à sa toute première utilisation de la 'technique de la manche'. Cependant, cette méthode ne fonctionnait que lorsqu'il portait effectivement un vêtement à manches logique, et en été, il devait parfois en recourir à la 'technique de la main et des mouchoirs', qui lui donnait la désagréable impression de travailler dans une boucherie. Quoiqu'il en soit, la dernière fois que sa chemise avait été tachée, il l'avait ingénieusement fourrée dans son armoire, en se disant qu'il s'en occuperait plus tard et n'était retombé dessus qu'à Poudlard. Crade, certes, mais du coup il avait employé sa baguette pour effacer les traces et s'en était sorti sans trop de tracas. Cependant, cette fois-ci, il pourrait peut-être s'essayer à la méthode manuelle, ça ne lui coûtait rien, et c'était moins dégoûtant que de laisser un vêtement ensanglanté pourrir dans sa chambre. N'est-il pas charmant ?

Max' écouta sa sœur le conseiller, tout en se demandant combien de fois elle avait pu avoir à nettoyer des taches de sang. « Hmmm, ok. C'est quoi le problème avec l'eau chaude ? » interrogea-t-il avec perplexité. Etait-il vraiment normal qu'elle sache tout ça ? Leur mère lui avait certainement appris des trucs puisque c'est une fille, donc elle s'occupe du ménage pendant que les mecs s'entretuent c'est le cycle de la vie, mais même. Il n'était pas certain qu'ils bénéficient d'une enfance entièrement normale, surtout Alex'. C'était aussi pour ça qu'il essayait de la préserver autant que possible des disputes plus fraîches de leurs parents - ils étaient séparés maintenant, ça finirait par se tasser, n'est-ce pas ? -, elle en avait déjà assez vu comme ça. Elle ne partageait peut-être pas ce point de vue, mais c'était au moins une chose sur laquelle Jér' et lui étaient d'accord, donc ils ne pouvaient pas se planter. C'était pour son bien.

Pour ce qui était de la magie, Maximilien n'adhérait pas entièrement aux paroles de sa cadette. La magie avait changé sa vie. Définitivement. Pour le meilleur, ou pour le pire, ça il ne le savait pas trop. Parfois, il avait l'impression que Jér' lui en voulait de ne pas regretter ce qu'il était devenu, que s'il détestait être un sorcier et ce que cette découverte avait provoqué au sein de leur famille, son frère pourrait peut-être lui pardonner. Mais le problème, c'était qu'il ne regrettait pas ? Sa famille avait implosé, mais une partie rationnelle de son esprit lui rappelait que ça serait probablement arrivé, avec ou sans l'arrivée de sa lettre. Ce n'était pas comme si tout était paisible et rose avant ça. Et très honnêtement, il avait le sentiment que faire partie du monde magique était la meilleure chose qui lui soit arrivée. C'était une autre vie. Et pouvoir utiliser ses pouvoirs en dehors de l'école ? C'était ce qu'il y avait de mieux. « La magie demande aussi des efforts. Pas le même genre, c'est sûr, mais ce n'est pas comme s'il suffisait d'agiter sa baguette dans tous les sens et d'attendre que l'effet désiré se produise. J'ai hâte d'atteindre ma majorité. » répondit-il d'une voix quelque peu lointaine, tandis qu'il essayait de visualiser ce que serait devenue sa vie d'ici là. Il pourrait faire ce qu'il voulait, aller où il souhaitait, ne plus avoir à supporter Jérémy...

Il sortit de sa rêverie lorsqu'Alexandra évoqua l'apparition de nourriture. Il secoua aussitôt la tête en signe de dénégation. « On ne peut pas faire ça. La nourriture est une des cinq exceptions aux lois de Gamp sur la métamorphose élémentaire c'est Hermione Granger qui m'a appris ça. Ce serait trop facile... Tu peux faire apparaître de la nourriture si tu sais déjà où elle se trouve, mais tu ne peux pas la matérialiser à partir du néant. » expliqua-t-il du ton qu'il prenait lorsqu'il aidait un camarade de classe à finir un devoir pas par bonté mais pour que Serdaigle ne perde pas de points, of course. Du coup, c'était loupé pour les économies. Sauf s'ils kidnappaient les repas de leurs voisins, bien sûr, mais moralement ça restait très moyen. « Mais bon, ce sera cool quand même ! On pourra aider maman pour plein de trucs, ça simplifie vachement la vie. » ajouta-t-il, avant que sa sœur n'ait le temps de décréter que finalement, ça ne servirait à rien. Certes, faire des économies sur la nourriture aurait été génial, c'était ce qui l'avait poussé à poser la question au professeur McGonagall en premier lieu (et l'apparition d'or, aussi, mais pas de bol de ce côté-là non plus), mais ça ne retirait rien à l'impatience qu'éprouvait Max' à l'idée de pouvoir utiliser sa baguette magique en dehors de l'école.

Le cours de métamorphose laissa cependant place à un sujet plus désagréable: les disputes qui opposaient Maximilien à son aîné, et la potentielle solution qu'il y avait trouvé. Cependant, il y avait un détail auquel il n'avait pas pensé: et si leur père rendait leur mère responsable de son arrivée prématurée chez lui ? N'offrirait-il pas là un argument supplémentaire à ses géniteurs pour se quereller ? Il donnerait l'impression qu'il ne sentait pas à l'aise chez leur mère (ce qui était vrai, certes, mais pas à cause d'elle), et préférait encore abandonner son frère et sa sœur plutôt que de rester chez elle un instant de plus. Et il ne pouvait pas non plus dire que c'était à cause de Jér', le sujet était suffisamment épineux comme ça. « Et je ne peux pas lui dire pourquoi je ne veux pas rester ici. Enfin, je pourrais, mais ça n'aidera pas à régler le problème, au contraire. Il faut que je trouve une excuse... » énonça-t-il tout en se creusant la tête pour mettre au point le prétexte parfait. Le problème, c'était que même s'il trouvait une excuse pour cette fois-ci, il en trouverait difficilement une justifiant pourquoi il voulait inverser ses gardes par rapport à celles de Jérémy et d'Alexandra à chaque fois.

Maximilien éclata de rire lorsqu'Alex' compara leur famille à des cro-magnons. Elle marqua une pause suite à cette remarque, et le blond la connaissait suffisamment bien pour savoir que la chute était encore à venir. Et il ne fut pas déçu. « Ouais, enfin, on partage quand même des gènes avec lui, si ça se trouve les nôtres vont aussi finir par se manifester et on passera tous nos journées à se taper dessus à coups de massue. » lui fit-il remarquer avec légèreté. Il songea néanmoins que si jamais Jér' entendait Alexandra dire un truc pareil le concernant, il parviendrait à lui mettre ça sur le dos. Mais bon, c'était drôle alors il n'allait pas se plaindre. Et leur frère aîné ressemblait même plus à un orang-outan qu'à un homme des cavernes quand il s'y mettait. Il évita cependant d'exprimer cette opinion-là à haute voix. Ils laissaient les fenêtres ouvertes pendant l'été, et Jérémy avait l'ouïe étonnamment fine tel un loup-garou. Tout ça pour dire que Jérémy a une pilosité sur-développée.

Le quart d'heure "foutons-nous ouvertement de la gueule du babouin-en-chef" laissa néanmoins place à une discussion que Max' n'aurait jamais pensé avoir avec sa petite-sœur. Depuis quand se pensait-elle responsable de tout ça ? Lorsqu'elle se redressa, il en fit de même et s'assit, genoux bizarrement pliés de manière à ne pas se faire mal et yeux directement ancrés dans ceux d'Alex'. Néanmoins, quand elle lui fit remarquer que personne ne lui disait jamais rien... Elle n'avait pas exactement tort. « A propos de quoi, exactement ? » interrogea-t-il en soupirant, prêt à lui donner certaines réponses si elles n'étaient pas trop délicates. « Tu veux que je te dise ce que tu fais de mal ? Ton haleine est épouvantable le matin, vraiment, genre... King-Kong n'a rien à t'envier. Et tu ranges super mal les trucs que tu mets dans le frigo. Sérieusement, j'ouvre toujours la porte avec précaution parce que j'ai peur d'un attentat au yaourt. » répondit-il mi-sérieux mi-amusé, avant de reprendre: « Tu t'es déjà dit que la raison pour laquelle on ne te reprochait rien, c'est parce que tu ne fais rien de particulièrement mal ? Maman et papa nous utilisent tous les trois comme des prétextes pour se disputer, mais je peux te garantir que Jér' et moi, on ne s'est jamais battu à cause de toi. Au contraire, c'est toi qui nous maintiens tous ensemble, Alex', alors je t'interdis de penser que quoi que ce soit dans cette situation pourrie est de ta faute. » termina-t-il dans un souffle, décidé à lui faire comprendre qu'elle se plantait royalement. Elle était leur glu nouveau surnom !.
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MessageSujet: Re: [ Manchester ] Old habits die hard [ Terminé ]   Mar 23 Juil - 1:13


Maximilien avait l’air un peu perdu avec toutes les explications d’Alexandra, ce qui n’était pas vraiment étonnant. Après tout, il était rare que le Serdaigle fasse les tâches ménagères sans rechigner lorsqu’Alexandra ou leur mère étaient à la maison. A la rigueur, on le laissait s’occuper des choses les plus basiques comme nettoyer la vaisselle, ou étendre et ramasser le linge, mais jamais ô grands dieux les Bowman ne l’avaient laissé s’approcher d’une machine à laver ou d’un fer à repasser on tiens à ne pas faire exploser la maison, merci. C’était à peu près le même traitement avec Jérémy, qui par contre, avait déjà eu à laver son linge durant l’année, lorsqu’il en avait vraiment besoin et que personne n’était à la maison. Mais il se contentait en général de tremper ses habits dans de l’eau froide et savonneuse ce qui expliquait l’odeur, et de frotter un peu pour se donner bonne conscience. Alexandra était cependant une petite fée du logis enfin juste un peu, puisqu’apparemment, elle ne sait pas ranger des yaourts, et connaissait pas mal de trucs à astuces, qu’elle n’hésita pas à partager avec son aîné.

« Il paraît que la tâche de sang s’incruste dans le tissu quand tu laves avec de l’eau chaude, et qu’après, il est très difficile de l’enlever. » expliqua-t-elle à Maximilien, en prenant un air grave. « Je n’ai jamais essayé, mais bon, j’avais pas envie de ruiner bêtement un vêtement. » Puis, en sentant que Mily avait toujours autant d’interrogations, elle utilisa la phrase bateau qui réglait tout : « C’est maman qui me l’a dit. »

Au moins comme ça, Maximilien pourrait le prendre pour argent comptant. Quant aux raisons pour lesquelles Alexandra savait aussi bien comment se débarrasser d’une tâche de sang, elles n’avaient en réalité rien à voir avec les perpétuelles bagarres sanglantes de ses aînés. En effet, la Serdaigle ne le disait pas, mais il lui arrivait également de saigner du nez, tout comme Mily. Par contre, ce n’était pas à cause d’un coup de chaud, ou d’un coup de Jérémy ou alors il faudrait clairement s’inquiéter, mais bel et bien de la faute au Baseball. Quand elle n’y prêtait pas attention, ou quand elle en était à un de ses tours de batte, il n’était pas rare qu’elle se prenne une balle dans la figure -après tout c’était Alexandra, sportive ou non, on ne se refaisait pas-. Pour autant, elle ne trouvait pas que le Baseball était un sport dangereux. Ceci dit, elle évita de mentionner quoi que ce soit là-dessus, pour ne pas que Maximilien se mette en mode grand-frère-surprotecteur-attention-touchez-ma-sœur-et-je-vous-arrache-la tête. Elle savait qu’il brûlait d'envie de lui poser des questions sur le pourquoi du comment, mais dans le pire des cas, elle pourrait clairement s’en sortir avec un « Je sais ça à cause de mes ragnagnas » et la discussion serait close. Après tout, même s’il était curieux, Mily ne se serait jamais aventuré sur le sujet des menstruations. Et surtout pas avec sa petite sœur.

Concernant la magie, Alexandra savait bien que Maximilien ne partageait pas son opinion. Après tout,  il ne s’épanouissait réellement que lorsqu’il était à Poudlard, et le fait d’être un sorcier n’y était sûrement pas étranger. Certes, le Quidditch était probablement l’une des raisons principales pour lesquelles Mily était toujours si impatient de retourner à l’école de sorcellerie ; mais Alex avait l’impression que le fait d’avoir des pouvoirs rendait son frère spécial. Il possédait quelque chose que Rémy n’avait pas. Quelque chose qu’il partageait avec elle, également.
Depuis tous petits, Jérémy et Maximilien avaient toujours en quelques sortes été en compétition pour savoir qui des deux prenait le mieux soin d’Alexandra. Le Serdaigle sentait-il qu’il avait pu prendre l’avantage, en étant toute l’année avec elle ? La jeune fille haussa les épaules. Il aurait beau dire, elle ne changeait pas vraiment d’avis là-dessus. Pour elle, ce n’était pas une malédiction, mais elle avait l’impression que c’était réellement injuste pour les personnes qui, comme Rémy, n’avaient aucun pouvoir magique. Elle ne préféra cependant pas répondre, vu le côté têtu caractéristique des Bowman dont avait hérité Maximilien. L’argumentaire n’en finirait pas, s’ils restaient chacun campés sur leurs positions, donc autant ne pas le continuer. Elle ne voulait pas se disputer avec son frère, d’autant plus qu’elle était venue ici pour le consoler.

Elle fut cependant surprise lorsque Maximilien lui expliqua qu’il n’était pas possible de faire apparaître de la nourriture. Ce n’était pas encore quelque chose qu’elle avait vu en cours, et sa curiosité fut piquée à vif. Le programme des troisièmes années était-il si intéressant que ça ?

« Vraiment ? » demanda-t-elle, plus pour montrer son étonnement, que pour remettre en doute les paroles de son aîné. « Mais si tu sais où elle est. Par exemple dans le supermarché du coin. Tu pourrais la faire apparaître ici ? » Bon, ça s’apparentait certainement à du vol, mais Alexandra voulait surtout savoir le fonctionnement des exceptions des lois de Gamp et ses limites, plutôt que de trouver une solution douteuse à leurs problèmes d’argent quoique. Après tout, on était Serdaigle ou on ne l’était pas. « Et alors ce sont quoi les 4 autres exceptions des lois de Gamp ? »

Il ne fallait jamais lancer Alexandra sur ce genre de chose. Bien que réticente par rapport à la magie, elle ne pouvait s’empêcher de tout connaître sur un sujet qui l’intéressait. Et précisément, celui-ci la fascinait. après tout on parle de bouffe, hein.

« Oui, il y a des choses que je ne peux pas faire, même en y mettant toutes mes forces. Alors pour ça, la magie sera bien utile, en effet… » concéda-t-elle lorsque Maximilien parla de donner un coup de main à leur mère. Après tout, Alexandra restait une crevette. Une crevette pleine de bonne volonté, ceci dit.

La demi-portion devait tout de même avoir un cerveau plus gros que celui d’un crustacé, car Maximilien sembla hésiter de plus en plus à l’idée de quitter le navire pour rejoindre l’île paternelle et c’est parti pour le champ lexical de la mer. Bientôt, je pourrai caser une petite écrevisse dans ce RP. Alexandra était d’ailleurs à peu près sûre qu’il ne trouverait pas une excuse valable pour justifier son départ prématuré de chez leur mère. Et bien heureusement, il semblait assez borné et avoir un égo assez enflé pour ne pas mentionner Jérémy, qui pouvait être l’une des seules raisons recevable pour laquelle le Serdaigle aurait voulu se séparer de son frère et de sa sœur.
Alexandra resta cependant silencieuse, en essayant de ne pas montrer qu’elle se réjouissait de le voir sécher à trouver une bonne excuse.

Maximilien sembla ensuite apprécier la blague qu’elle avait faite sur leur famille. Avec un sourire, la blonde prit un air faussement inquiet lorsque Mily émit l’hypothèse qu’ils finiraient peut-être comme Rémy.
« Ah la génétique… » murmura-t-elle dans un soupir dramatique, pour amuser encore plus son aîné.

Cependant, la minute légèreté ne dura pas bien longtemps, et Maximilien sembla contrarié. Sa réponse parvint malgré tout à décrocher un sourire à Alexandra. Les joues rougissantes, mais bel et bien amusée, la Serdaigle donna une tape sur l’épaule de son aîné.

« T’as pas senti la tienne alors, Mily. » répliqua-t-elle, avant de gonfler les joues –tic qu’elle avait lorsqu’elle voulait montrer qu’elle était contrariée sans pour autant l’être réellement-. « Et pour le frigo tu peux parler, si je te laissais faire, tu tenterais de caser un dindon dans le bac à glaçons en te demandant pourquoi ça dépasse. » true story

Elle fut cependant émue par les dernières paroles de Maximilien oui, oui, il est mort ; il m’a d’ailleurs légué toute sa fortune dans son testament, et dû faire de grands efforts pour ne pas se mettre à pleurer. Afin qu’il ne puisse pas surprendre l’expression de son visage, et parce qu’elle ne savait pas quoi lui dire, elle se contenta donc de l’enlacer tout en lui déposant un baiser sur la joue mouhahaha, mange ça, Jade !

« Merci Mily » chuchota-t-elle après un long moment.

Puis, tout en le libérant de son étreinte, elle récupéra la trousse des premiers soins, et lui adressa un nouveau sourire candide.

« Je vais rentrer laver tout ça, puis après je partirai faire des courses avec maman quand elle rentrera du travail. Tu n’auras qu’à rester devant le frigo pour ranger les affaires, comme ça, les yaourts te feront moins peur. » le nargua-t-elle gentiment.

Elle lui adressa ensuite un dernier clin d’œil, et rentra dans la maison. Elle ne savait pourquoi, mais elle avait l’impression que cette conversation leur avait fait du bien à tous les deux… Qui sait, Mily changerait-il peut être d’avis après avoir compris qu’il ne pouvait pas être séparé de sa petite sœur. Après tout, n’était-elle pas la glue qui unissait la famille ? Avec un sourire, Alexandra se dirigea d’un pas joyeux vers la salle de bain. Malgré toutes les filles qui tournaient autour de Maximilien, elle avait au moins une certitude ; elle serait toujours la plus importante pour lui.

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MessageSujet: Re: [ Manchester ] Old habits die hard [ Terminé ]   Ven 2 Aoû - 18:07


En bon Serdaigle avide de connaissances nouvelles, Maximilien écouta sa sœur avec attention parce que d'habitude il n'en a rien à faire lorsqu'elle lui donna des explications sur le lavage de ses vêtements. L'air solennel qu'elle prit pour lui faire savoir que l'eau chaude rendait les taches pratiquement impossibles à désincruster lui arracha néanmoins un sourire qu'il fit en sorte de camoufler. Pas la peine qu'elle aille penser qu'il se moquait d'elle. Il était simplement attendri de la voir s'impliquer à fond dans ses explications. Elle manque vraisemblablement de hobbies. « D'accord, compris ! Eau froide pour éviter la catastrophe alors. » En soi, ça ne paraissait pas bien compliqué. Il savait faire léviter des objets, il devait bien être capable de faire disparaître une malheureuse tache de sang. L'argument 'maman' suffisant à Maximilien, il mit fin au débat concernant les tâches ménagères. Et puis après tout, mieux valait qu'Alex' soit débrouillarde (lui aussi d'ailleurs, ça ne lui ferait pas de mal !) plutôt qu'une empotée de première même si l'un n'empêche pas l'autre incapable de faire ses propres lacets. Être autonome était indispensable tôt ou tard.

La magie s'introduisant dans leur discussion, Max' se retrouva à évoquer les lois de Gamp sur la métamorphose élémentaire. Ce n'était pas au programme de quatrième année, mais le blond était resté à la fin d'un cours du professeur McGonagall se rapprochant du sujet pour lui poser la question. Les Bowman étaient une famille modeste, certes, mais ils avaient les moyens pour s'acheter de la nourriture, et vivre correctement. Néanmoins, s'ils avaient pu faire des économies sur les repas, ça n'aurait pas été de refus. Ils auraient peut-être pu taper davantage dans le superflu, comme ça. Mais c'était impossible, selon les dires de leur directrice. Si ça se trouve McGo ment pour pouvoir se garder tous les poulets transfigurés rien que pour elle. Il hocha la tête en signe d'assentiment pour appuyer ses dires. « Heu, bonne question. J'imagine que ça dépend de la portée du sortilège d'apparition. C'est au programme de sixième année, j'crois... » reconnut-il en se grattant la tête d'un air perplexe. Il détestait admettre son ignorance, mais d'un autre côté, c'était toujours mieux que de raconter n'importe quoi à sa sœur. « Mais en soi, si tu sais exactement où elle est, ça doit être dans l'ordre du possible, oui. Je sais juste qu'une des autres exceptions est l'argent, McGonagall m'a dit d'attendre le cours en question pour le reste. » Et d'apprendre les leçons actuelles, en attendant, mais il ne le précisa pas. Par ailleurs, il avait alors prévu de faire ses propres recherches sur le sujet, mais avec la fin d'année et les examens, la question lui était sortie de l'esprit.

S'il s'était trouvé à Poudlard, il aurait pu faire des recherches directement, mais ça n'était pas le cas. Les lois de Gamp devraient donc attendre la rentrée. Comme quoi la magie avait ses utilités, c'était du moins ce qu'il essayait de communiquer à Alexandra. Le scepticisme de sa sœur lui échappait totalement. Certes, leurs pouvoirs ne pouvaient pas tout résoudre, et le monde moldu avait ses avantages sur le monde sorcier - le téléphone, internet étaient des concepts qui échappaient complètement à leurs camarades de classe -, mais ça restait... exceptionnel ! Il acquiesça avec ferveur quand la blonde accepta ses arguments, content qu'elle ait fini par adhérer. Il sentait bien qu'elle n'avait pas le même attrait que lui pour cet autre monde, mais au moins elle n'allait pas à son encontre juste par pur plaisir. Il a déjà Jérémy pour ça.

Maximilien envisageait sérieusement de faire en sorte de ne pas se retrouver chez le même parent en même temps que Jérémy. Pour cette fois, il était trop tard, il était prêt à le reconnaître, mais pour l'année prochaine, peut-être ? Noël était une fête de famille, il aurait du mal à chambouler toutes leurs habitudes. Mais pas question qu'il passe l'été suivant dans les mêmes conditions. S'il n'avait pas d'autre choix, il avouerait la vérité à son père, et tant pis si ça détériorait ses rapports avec Jér' encore plus. De toute façon, ils frôlaient le point de non retour à ce stade, alors il n'y avait pas grand-chose à perdre. Cependant, le blond décida de garder ces pensées pour lui, sentant qu'il n'obtiendrait pas d'aide de la part d'Alex' sur ce front là.

Ce qui suivit fit rapidement déchanter le jeune Serdaigle, qui n'avait jamais soupçonné que sa sœur puisse entretenir de telles pensées concernant sa place au sein de leur famille. Elle, la pomme de la discorde ? Si Alex' n'était pas là... Il n'arrivait même pas à l'imaginer. Jér' et lui se seraient probablement entretués depuis bien longtemps. C'était sa présence à elle qui rendait ces étés un peu plus supportables. L'idée même qu'elle ait la moindre part de responsabilité dans tout ce qui s'était produit était ridicule au plus haut point. Il la détrompa sans perdre de temps et sans y aller par quatre chemins. La finesse n'avait jamais été sa spécialité. Il éclata de rire quand elle gonfla les joues tel un hamster faisant ses réserves pour l'hiver après qu'il lui ait adressé les critiques qu'elle avait demandées. "Bon, puisque tu insistes..." « Eh, il est presque rentré ! C'était une expérience scientifique, tu ne peux pas comprendre... » répliqua-t-il d'un air faussement supérieur. Si Alex' gonflait les joues quand elle était contrariée, Max' avait, lui, tendance à sortir des répliques pédantes par automatisme. Chacun son truc. Tous tarés.

« J'ten prie. » répondit-il, serrant doucement sa sœur dans ses bras. S'il avait hautement appréhendé l'arrivée d'Alex' suite à la bagarre, il se sentait à présent le cœur bien plus léger. Elle avait toujours été la personne à qui il était capable de se confier, et ça ne semblait pas prêt de changer. Il sourit à la réplique sur laquelle sa cadette décida de le quitter, conscient que cette histoire de yaourts ne serait pas oubliée de sitôt. On voulait consoler les gens et on creusait sa propre tombe. « Mais c'est ce que je ferai ! Si tu me cherches, je serai devant le frigo, fidèle au poste, qu'il neige ou qu'il grêle, jusqu'à ce que vous reveniez. » promit-il solennellement, avant de se laisser retomber sur l'herbe telle une masse. Leur petit jardin était calme et ensoleillé, et pas de Jérémy à l'horizon. Bon, d'accord, peut-être qu'il n'y avait pas que des inconvénients à rentrer chez soi.
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