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 ¤ Lettre à Connor ¤

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Âge : 20 ans {29 mars 1993}
Actuellement : étudiante en art/vendeuse dans une boutique de BD moldue


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MessageSujet: ¤ Lettre à Connor ¤   Mar 3 Mar - 19:43


A qui me confier ?

    Linwood n'arrivait pas à arrêter de pleurer. Elle était recroquevillée dans la salle commune, seule vu l'heure tardive. Elle savait qu'elle aurait du monter à l'étage, dans le dortoir des filles, et réveiller Ava ou même seulement Nasira. Seulement, elle en était incapable. Elle hoquetait sans réussir à retrouver son calme. Quand elle parvint à arrêter de pleurer, elle réalisa qu'il était tard. Elle leva les yeux sur la pendule : deux heures du matin. Elle avait besoin de se confier, mais pas à une fille, elle avait trop peur. Fébrilement, elle courut vers un sac qui était resté au pied du canapé de la salle commune et elle prit de quoi écrire dedans. Elle rembourserait à la personne en question le parchemin, mais là, elle était pressée. Mettant son sifflet entre ses lèvres, elle ouvrit la fenêtre qui était toute petite et en hauteur, puis, elle attendit. Heureusement, les hiboux des sorciers n'étaient pas des hiboux normaux. Elle caressa machinalement l'animal de sa main gantée et lui dit : « Reste là, tu vas avoir un courrier à amener à quelqu'un et personne ne devra l'ouvrir à part le destinataire, tu comprends ? » Elle n'en était pas certaine, mais elle prit le hululement pour une réponse affirmative. Elle commença alors à écrire mais elle continuait encore à pleurer par intermittence et à quelques endroits l'encre avait un peu coulé, elle espérait que Connor arriverait néanmoins à la lire. Elle eut du mal à écrire les premiers mots (car comment commencer une telle lettre?) mais peu à peu, elle parvint à mettre sur le papier ce qui venait de se passer.

    « Connor,

    Il n'y a qu'à toi que je puisse me confier. J'ai trop peur pour parler aux filles. Si il leur arrivait quelque chose, je ne me le pardonnerai jamais.

    Il est arrivé ce soir ce que je craignais. Mais rassure-toi d'ors et déjà, je n'ai pas fait de crise. Ce qui est assez étonnant d'ailleurs, mais je suppose que l'adrénaline et l'instinct de survie m'ont empêché de sombrer sur le moment et qu'ensuite le choc passé, les médicaments ont fait le reste.
    Je devais faire une ronde. Comme ce sont les vacances, les effectifs des préfets sont un peu réduits avec ceux qui sont rentrés chez eux etc. Ce n'est pas la première fois que je dois faire une ronde seule et jusqu'ici je n'avais jamais eu de problème, je peux te le jurer. Et pourtant, ce soir, je suis tombée dans ce qu'on peut difficilement appeler autrement qu'un guet happent.

    Terence m'attendait et il n'était pas seul. Je n'ose pas mettre de mots sur ce qu'il m'a fait, je préfère passer directement à la fin : vêtements déchirés, visage abîmé, je crois que je me suis aussi foulée la cheville. J'ai réussi à fuir juste à temps grâce à une intervention de Peeves et un coup de pied que j'ai donné par réflexe plus que par réel combativité. Je n'ai pas terminé ma ronde et je suis retournée directement dans ma salle commune, mais je me sens complètement désorientée. Je n'ai aucune idée de ce que je peux faire. Nous en avions un peu parlé avant ton départ et nous avions dit que je consulterai Jade… sauf que c'est une fille, et ces garçons sont des brutes sans honneur. Ils étaient trois simplement pour maîtriser une poufsouffle de mon gabarit !

    Je n'arrive pas à me calmer, je n'ose pas dormir. Je sais que je devrais aller m'occuper de ma plaie au visage sauf que je n'ai envie de parler à personne. Quant à me soigner moi-même… il faudrait que j'ai à disposition du désinfectant et j'ai beau être une maniaque de la propreté, je n'ai rien que je puisse poser sur une plaie ouverte. Si tu te poses la question sur le pourquoi de l'état de mon visage de manière plus précise, il semblerait que je me débattais un petit peu trop alors Terence m'a mis une gifle, sauf que cet imbécile porte un genre de chevalière.

    Oh Connor… si seulement tu étais là. Comment faire pour aller en cours après ça ? Il faut sûrement que j'en parle aux professeurs car cette fois, j'ai vraiment frôlé de trop près la catastrophe… mais j'ai tellement honte d'être toujours la proie. J'aimerai tellement être forte comme Nasira ou Jade.

    J'entends du bruit, il faut que je trouve quoi dire… je te laisse. Tu me manques.

    Linwood. »


    Elle plia rapidement le parchemin, nota l'adresse, la dit au hibou juste au cas où et laissa le volatil s'enfuir par la fenêtre. Quand elle se retourna, Payton était dans l'ombre de la pièce, complètement paralysée face au spectacle qu'elle offrait (et qui était assez pathétique il faut bien l'admettre). Une partie des élèves furent réveillé, on l'accompagna à l'infirmerie et finalement, contrairement aux craintes qu'elle avait exprimé dans sa lettre, tout le monde prit tellement le moindre détail en charge qu'elle n'avait rien à faire. Et dans un premier temps, rien à dire. On lui fit prendre son traitement en une dose un peu plus forte après avoir consulté par cheminée Sainte Mangouste, et ensuite on l'endormit grâce à la magie. Le lendemain, sa cheville n'avait plus rien, par contre elle avait un pansement au visage. Et deux professeurs étaient venus la voir. Après quelques hésitations, elle finit par tout dire, enfin presque, parce qu'elle n'arrivait pas toujours à trouver les mots, comme dans sa lettre à Connor, ils lui manquaient pour décrire l'effroi qu'elle avait ressenti. Puis, elle resta à l'infirmerie et n'être jamais seule. Ses visites étaient filtrés, elle en avait donc peu, en fait elle ne voyait quasiment que Aiden. Elle put aussi parler à ses parents par cheminée, les rassurer surtout car ils étaient inquiets. Et plus le temps passait plus Linwood se rendait compte qu'elle avait eu énormément de chance de s'en tirer aussi bien. Enfouie au fond de son lit, elle pensait à beaucoup de choses, dont au fait qu'elle n'aurait peut-être pas du écrire sur une impulsion à Connor… mais c'était trop tard pour les regrets, de toute manière, il était coincé à Durmstrang alors il ne risquait pas de faire de bétise.

    Et sur ces bonnes pensées, elle s'endormit. Quelques jours plus tard elle sortit de l'infirmerie pour s'occuper de la fête des Poufsouffle pour le nouvel an, mais elle ne devait pas quitter seule la salle commune. Pensez bien qu'elle comptait suivre cet ordre sage à la lettre !
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