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 Sarcasmes et autres tracas [PV]

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MessageSujet: Sarcasmes et autres tracas [PV]   Jeu 12 Mar - 17:30

Sarcasmes et autres tracas
« If at some point we all succumb for goodness sake let us be young. 'Cause time gets harder to outrun, and I'm nobody, I'm not done. With a cool cool breeze and dirty knees. I rest on childhood memories. We all got old at breakneck speed. Slow it down, go easy on me. Go easy on me. » Emi Burton ©



Maximilien Théodore Bowman mais ses amis l’appellent Maximilychou ou tout autre surnom ridicule sonnant comme l’appellation d’une rare maladie équatoriale avait démarré en septembre sa septième et dernière année à Poudlard. C’était un fait qui ne l’enchantait guère. D’une part, cela signifiait quitter le premier endroit où il s’était senti réellement à sa place depuis qu’il avait appris qu’il était un sorcier, et de l’autre c’était aussi synonyme d’abandonner sa petite sœur, Alexandra surnommée La Machette. Par Max’. Pour éloigner les kidnappeurs / prétendants et autres nuisibles. La dernière fois qu’ils avaient été séparés ainsi, c’était lorsque le Serdaigle avait quitté la demeure familiale pour rejoindre Poudlard pour la toute première fois. A la fin de cette année, il devrait quitter sa sœur, son école, et toutes ses habitudes savamment mises en place durant ces sept dernières années. Et c’était une perspective profondément déroutante.

Néanmoins, il ne se dirigeait pas vers l’inconnu tête baissée, en croisant les doigts pour que tout se passe bien n'est-ce pas, Roy ?. Sa première année post-BUSEs (celles qui comptaient obtenues avec brio, merci bien les autres on fait comme si elles n’existaient pas, capisce ?) lui avait permis de prendre conscience de la voie qui lui conviendrait le mieux. C’est donc dans l’optique d’accéder éventuellement à un poste au Ministère de la Magie (au département des Sports et Jeux Magiques, ou comment concilier son amour profond du Quidditch et son désir ardent de ne pas perdre tous ses neurones à force de se prendre des cognards dans le crâne coucou Zack) qu’il étudiait cette année. Les ASPICs se profilaient désormais à l’horizon – les profs le leur rappelaient vicieusement bien assez souvent – mais n’occupaient pas plus que cela l’esprit du blond.  Il rentrait tout juste des vacances de Noël, et il lui restait par conséquent six bons mois à passer dans l’école de sorcellerie la plus célèbre de Grande-Bretagne. Il n’allait pas les gâcher en faisant une dépression nerveuse fulgurante aboutissant en un pétage de plomb monumental en plein cours de Métamorphose, avec mouvements de bras désordonnés et cris tribaux à l’appui oui, je parle de toi, Ally. Ne fais pas l’innocente, Minerva McGonagall y a tout de même laissé un tympan.

Mais s’il y avait bien une chose qui avait eu le don de rendre la perspective d’une vie hors des murs bienveillants de Poudlard un minimum plus acceptable, c’était justement les vacances dont Max’ rentrait à peine. Les trois enfants de la famille Bowman avaient, cette année, passé le Réveillon de Noël en compagnie de leur mère. Leur présence chez celle-ci était d'ores et déjà l’occasion pour Jeremy de se se comporter de manière plus bougonne que d’habitude, de par le fait qu’elle s’était montrée, au fil des années, de plus en plus intriguée à l’idée du monde magique et des capacités dont faisaient preuve ses deux plus jeunes enfants. Si ces vacances avaient donc résulté en une traditionnelle dispute entre les frères Bowman, ça n’était pourtant pas celle-ci qui était à l’origine de leur côté quelque peu… spécial. Car ce qu’il était important de souligner ici, c’est que ces vacances avaient – pour une fois – bien commencé. En effet, d’anciens camarades d’école de Jeremy étaient venus leur proposer de participer à un tournoi de football organisé au sein de leur quartier, et bien qu’ayant accepté avec quelques réserves – dont la légitimité avait été aussitôt contestée par Alex’ brave petite –, Max’ s’était retrouvé à s’investir pleinement dans l’équipe qu’il avait rejointe avec son frère. Et pour la première fois depuis six ans, ils s’étaient bien entendus. Le jeune Serdaigle n’avait jusqu’alors pas réalisé à quel point son frère aîné lui avait manqué. Il était bien aisé de le traiter de grosse brute décérébrée quand toutes leurs interactions consistaient en des bagarres sanglantes et des insultes prononcées lorsque leurs parents n’y prenaient pas garde. Mais retrouver la complicité qu’ils avaient eu autrefois… ça n’avait rendu les inévitables retombées que plus douloureuses.

Et pour une fois, ça ne s’était pas joué avec les poings. Il avait suffi que Maximilien mentionne le match de Quidditch de la Ligue – auquel il avait rêvé d’assister depuis qu’il avait découvert le sport six ans plus tôt et pour lequel il avait travaillé l’été dernier de manière à obtenir de quoi financer le billet – qu’il irait voir avant la fin des vacances pour que Jer’ se referme comme une huître. Plus de complicité, plus rien. Alors, il avait craqué. Il avait adressé ses quatre vérités à son frère, parce qu’il n’avait pas l’habitude de tout garder pour lui et qu’il en avait simplement assez. Leurs parents avaient divorcé depuis plus de cinq ans. Et il se sentait responsable, il l’admettait volontiers, mais Jeremy n’avait plus le droit de lui en vouloir après tout ce temps. Il y avait prescription ! Et de toute façon, c’était probablement le dernier Noël qu’ils auraient à passer ensemble, parce qu’une fois ses études terminées, il comptait trouver un job, et quitter le domicile familial. Finis les regards noirs et les silences plein de non-dits, il en avait sa claque. Une fois qu’il eût tout dit, il réalisa que ses mots avaient peut-être dépassé sa pensée, et son frère devait avoir le même avis, parce que ce n’est que l’agilité développée après six années d’entraînement de Quidditch qui permit à Max’ d’éviter le poing qui arrivait droit dans sa figure. Retour aux sources.

Le retour à Poudlard avait donc été – comme souvent –, le bienvenue. Seulement, revenir à l’école voulait aussi dire affronter une autre situation, tout aussi délicate. Il n’avait pas adressé la parole à Ava McCornick – en dehors de deux-trois mots échangés lorsqu’ils se retrouvaient associés en binôme dans un cours où le professeur avait l’habitude de les grouper ainsi  – depuis des mois à présent. Il regrettait énormément la présence de la préfète de Poufsouffle dans sa vie, mais cependant, il restait bloqué dans sa décision, incapable de revenir en arrière. S’il y avait une chose que les Bowman avaient tous les cinq en commun, c’était leur capacité à être buté, et malheureusement Max’ n’était pas prêt à faire exception à la règle. Un Bowman est chiant têtu, c’est dans sa nature. Le fait était qu’il se sentait même justifié dans son indignation – à l’origine de leur dispute –, parce qu’il voyait effectivement Tyler à ses côtés de manière régulière. Le pire étant la première fois qu’il avait aperçu cette face de triton s’asseoir à sa place côté de McCornick en cours de Potions, une semaine seulement après leur différend. Il avait été tellement abasourdi qu’il n’avait pas prêté attention et avait posé son sac sur la table où s’était déjà installé Rudy Spencer. Rudy Spencer. Rudy. Spencer. Au cas où vous seriez dur de la feuille. Il s’était volontairement (ou aussi volontaire que puisse-t-être un tel accident), assis à côté de cet espèce d’opossum mutant avec ses énormes paluches et sa maladresse légendaire. Il avait vraisemblablement développé des tendances suicidaires dont il n’avait même pas conscience. Fort heureusement, l’énergumène avait fini par réaliser qu’il s’était, en fait, trompé de classe classic Rudy, et avait détalé avant que le professeur Slughorn ne puisse venir l’enguirlander, moustache de morse à l’appui. C’était moins une.

Un tel évènement avait laissé des séquelles neurologiques chez le jeune Serdaigle, et l’avait amené à aller contre tous ses principes – qui consistaient à ne pas laisser une telle situation perdurer – et ainsi prolonger le silence radio mutuel. Seulement, ils entamaient à présent une nouvelle année, et de retour d’une fin de vacances particulièrement détestable, il réalisait qu’il ne voulait pas que sa relation avec McCornick devienne aussi toxique que celle qu’il entretenait avec son frère depuis des années. (Pour l’instant, pas  de risque, puisqu’ils ne se parlaient même plus.) Il comptait lui parler. Vraiment. Promis juré ! Seulement pour leur premier cours commun depuis la rentrée, il avait fallu que Tyler (ce rat), aille s’asseoir à côté d’elle. Et c’était tout un déluge d’émotions qui reprenait son cours auprès de Max’. Les arguments qu’il avait avancé des mois plus tôt tenaient toujours : si elle avait vraiment voulu se débarrasser de Tyler (ce bernard-l’hermite transgénique), elle l’aurait fait, depuis longtemps. Donc, quelque part, sa présence et son attraction pour elle ne la dérangeait pas. Or, ça le dérangeait, lui. Bon sang, il s’était rendu au bal avec elle. Le bal. Lui. Alors qu’il ne savait même pas danser, et que se retrouver dans ce genre d’environnement lui hérissait le poil. Après qu’Ally ait essayé de le convaincre de s’y rendre pendant trois longues années en même temps, il ne fallait peut-être pas mentionner les fanfreluches et la dentelle, Ally, un petit effort voyons !, se heurtant à son refus catégorique à chaque fois. Il n’aurait pas pu se montrer plus clair que ça ! Mais visiblement, McCornick ne partageait pas ce sentiment. Il aurait pourtant voulu sauver leur amitié, même au risque de devoir se coltiner la présence de Tyler (ce cloporte) occasionnellement, mais il était allé trop loin (ce ne serait pas la première fois), et la jeune préfète l’avait mal pris, et ils avaient tous les deux été trop fiers pour faire le premier pas.

Quittant le cours de Métamorphose qu’il avait en commun avec les Poufsouffle, et échappant donc à la vue de McCornick en compagnie de Tyler (cet odieux personnage, toujours le même), il manqua de heurter une élève de son année, avant de réaliser qui elle était, et qu’il ne tenait absolument pas à lui adresser la parole. Fort heureusement, il l’esquiva de justesse, évitant d’être repéré et tourna les talons cherchant à prendre la direction des escaliers les plus proches. L’intérêt que lui portait ladite jeune fille n’était clairement pas partagé. Elle était jolie, certes mais elle n’était pas rousse / trop bavarde pour son propre bien (et pour le bien des cellules auditives de son entourage / préfète / enquiquinante intéressante à ses yeux. On se demande pourquoi. Il accéléra le pas quand il vit que l’escalier mouvant commençait à s’ébranler et arriva dessus de justesse, plutôt content de lui. Il réalisa alors qu’ils n’étaient que deux sur la plateforme, et que cette chevelure de feu ne pouvait appartenir qu’à une seule et unique personne : McCornick. Et merde.

Il coula un regard fugitif en direction du couloir d'où il était venu, dont la plateforme mouvante s’éloignait lentement mais sûrement. Faire un bond pour tenter une fuite stratégique serait clairement mal venu. Non ? Indubitablement. Il allait passer pour un taré. Il ramena donc le regard vers la préfète, la fixant sans dire un mot. Lalala. Ce n’était que quelques secondes de malaise, après tout, qu’est-ce que ça pouvait bien représenter sur l’échelle d’une vie ? Rien. Nada. Une minuscule poussière sur le tableau qu’était sa longue et tragique existence. Il en était là de ses divagations philosophiques lorsque l’escalier s’immobilisa brutalement. Nope. C’était une blague. Pas maintenant ? Pas encore une fois.

Pas de doute : ils étaient bloqués. Et dans un contexte bien moins léger que la dernière fois, il y a de cela trois bonnes années. Merlin était d’humeur farçeuse, aujourd’hui, apparemment. Là était son occasion de relancer le dialogue, tâcher de mettre fin à cette situation ridicule. Il ouvrit la bouche et croisa le regard de McCornick. Et il revit cet imbécile heureux de Tyler, assis juste à côté d’elle, sourire niais aux lèvres. Et la partie raisonnable de sa personne perdit la bataille. «  Ça craint. » Il marqua un temps d’arrêt. «  Et dire qu’à la place, t’aurais pu te retrouver coincée avec Tyler, hein. »  reprit-il, faussement désolé, et franchement ironique. On avait vu mieux, comme façon de se saluer de manière civilisée. Sauf qu’il n’avait pas pu s’en empêcher, il en était vraisemblablement incapable. Il avait beau être un garçon parfaitement bien élevé et - relativement - poli, il y avait certaines conventions sociales qui lui échapperaient toujours. Mettre les pieds dans le plat dès qu'il ouvrait la bouche ? Sa spécialité. Et puis au fond, il ne voyait pas pourquoi il prétendrait que l'existence même la présence régulière (de son point de vue absolument pas biaisé) de Tyler auprès de McCornick ne le dérangeait pas.
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MessageSujet: Re: Sarcasmes et autres tracas [PV]   Jeu 12 Mar - 21:38

Ava Ҩ Maximilien
« I thought that things like this get better with time but I still need you, why is that? You're the only image in my mind so I still see you around. I miss you, like everyday. Said I miss you, missing you insane but if I got with you, could it feel the same? »



« Arrête Raphaëlle, tu ne le connais pas. » - « Non, certes, mais je vois qu’il rend malheureuse ma sœur jumelle, tu ne penses pas que ça suffise pour que je le critique comme ça ? » - « Non, ça ne suffit pas. Tu sais que c’est de ma faute aussi, je t’ai tout raconté non ? » - « Oui, d’accord, sans doute. On en parle plus alors… fais moi un joli sourire. » Raphaëlle, la sœur jumelle d’Ava, attrapa doucement la tête de sa sœur dans ses mains. Ava savait que sa jumelle ne voulait que son bien, mais elle ne pouvait pas comprendre ce qu’il se passait à Poudlard. Néanmoins, la petite rouquine sourit à sa sœur, bien plus grande qu’elle. Elle la regarda partir et s’allongea sur son lit. Demain, elle rentrerait à Poudlard par le train et repartirait pour un nouveau trimestre de sa dernière année. Elle n’était pas mécontente en soit de retourner à Poudlard, elle adorait son école, vraiment, mais comme mentionné plus haut au cas où tu ne saches pas lire, c’était sa dernière année, et la rouquine ne voulait pas partir de son école. C’était bête sans doute, mais en fait, passer sept ans de sa vie dans un même endroit fait que nous en sommes proches d’une manière ou d’une autre, et c’était exactement ce que pensait Ava. Elle était définitivement proche de son école de sorcellerie, d’autant plus qu’elle en était préfète depuis sa deuxième, et ça, ce n’était pas rien, par merlin. Alors, la rouquine était sans doute préfète des blaireaux depuis cinq ans, mais il n’en était pas moins qu’elle ne savait pas du tout ce qu’elle voulait faire de son avenir. Elle avait toujours pensé qu’elle avait le temps, qu’elle l’aurait toujours pour elle et qu’un futur métier viendrait à elle sans qu’elle n’ai vraiment à s’en soucier. Née-moldue, l’écossaise ne connaissait pas tout l’éventail de métier que présentait la magie, mais bon, elle n’avait pas vraiment cherché à les connaître non plus, le temps devant être son meilleur allié.

Quoiqu’il en soit, elle était de retour à Poudlard, et avait passé de très bonnes vacances en fait. Ses parents avaient acceptés d’être tous les deux présents pour Noël, et ce n’était pas arrivé depuis trois ans, alors c’était assez remarquable pour pouvoir le noter. Les parents McCornick étaient divorcés depuis un bout de temps maintenant. Onze ans pour être exact. tu croyais que j’avais oublié hein, fourbe créature ? Et depuis tout ce temps, Ava ne voyait sa mère que très rarement, celle-ci étant occupée à voyager pour son travail à travers le monde entier. Même si elle en voulait à cette mère absente, elle ne pouvait pas être mécontente d’avoir sa famille réunit au complet. Ils avaient été cinq autour de la table, parce qu’oublié la grand-mère des deux rouquines n’était tout simplement pas concevable. Les rancœurs du passé avaient oubliées, tout le monde s’était amusé et avait passé du bon temps, oui, vraiment, cela avait été parfait. Et rien n’aurait pu mettre Ava de mauvaise humeur pour cette nouvelle rentrée. Rien. A part Maximilienimilixounet.

Le jeune-homme était le meilleur-ami de la rouquine, pour ainsi dire. Qui a dit qu’Ava ne pouvait pas balancer Ally du haut de la tour d’Astronomie ? Qui ? Qu’elle le balance avec la blonde aussi ? Ils avaient toujours été pas loin l’un de l’autre depuis leur première année. L’âge et les maisons obligent, les deux compères s’étaient très vite mis en binôme dans toutes les matières et pour tous types de devoirs. Taquineries et rigolades étaient de mises avec eux. Ils étaient même allés au bal ensemble nom d’un veracrasse ! La rousse savait que c’était par le biais d’un défi qu’ils y étaient allés ensemble, mais tout de même, ils y étaient allés ! Et elle savait aussi que demander au blond d’ouvrir le bal avec elle comme elle était préfète relevait quasiment du miracle. Mais il l’avait fait. Ils avaient rigoler plusieurs fois être le centre de l’attention de la Plume quand elle allait cracher ses ragots. Mais il avait fallu qu’elle dérape la sournoise.

Ava n’avait jamais songé une seconde que ce serait allé aussi long et qu’ils ne se parleraient effectivement plus du tout. – Hormis quand ils étaient obligés de s’échanger des phrases bateaux quand, par habitude sans doute, les professeurs les mettaient ensemble pour un quelconque travail de groupe en binôme – Elle avait voulu le rendre jaloux. Elle ne savait pas vraiment s’il l’était de base en fait, et elle avait voulu le tester, toujours pour le taquiner en soit, la petite ne pensait pas à mal, elle voulait rigoler. Mais cette fois ci, elle avait fait fort. Certainement trop fort pour le coup. Elle s’était mise en binôme avec Tyler. Tyler, aka le gros lourdingue de sa maison ou de celle de Malouille, anyway ! qui était clairement sur elle. On ne pouvait même pas dire qu’il était « sur » elle, tellement c’était grossier et sans le moindre doute, complètement déplacé. C’était un nigaud de première, qui ne faisait que de baver en la voyant et qui ne savait pas aligner deux mots, en règle générale, alors devant elle, cela ne pouvait être que pire. Son travail avait été bâclé, elle avait passé deux heures les plus horribles de toute sa vie avec Tyler - ce vieux rat puant écrasé sous une chaussure -, mais elle pensait que cela vaudrait la chandelle et qu’elle en rirait bien avec Maximilien. Peut-être même pourrait-elle enfin entendre quelque chose de mignon venant de lui ! Soyons objectifs, Max’ n’a jamais complimenter Ava sur quoique ce soit, tu ne peux pas le nier, tout est dans le sous-entendu.

Rien de tout cela ne se produisit. Ils s’embrouillèrent.
Ils se sont radicalement et non littéralement pris la tête. Avec du recul, Ava serait même incapable de se redire exactement la conversation qu’ils ont tenus, cela n’a pas de sens pour elle. Même une demi-année plus tard. Ils avaient surenchéris au fur et à mesure, et de paroles taquines ils étaient passés à de vraies insultes qu’ils n’étaient pas possible de retirer. Butés comme pas deux, ils s’en allèrent chacun de leur côté et ne se reparle plus depuis. Ava trouvait cela bien triste, d’autant plus qu’elle adorait le blond et qu’elle avait toujours ce petit pincement au cœur quand elle le voyait, même si bien sûr, elle ne le laissait pas paraître. Fière, la petite préfète ne se laissa pas démonter et fit comme si de rien n’était auprès de presque tout le monde. Presque, sauf sa sœur et Nasira. Raison pour laquelle, cette première ne voulait plus entendre parler de Maximilien-qui-rend-malheureux-sa-sœur. Nasira avait conseillé de refourguer un ultimatum à l’aigle et de sortir avec Tyler. Petit problème. Même si elle le voulait, elle ne pourrai simplement pas sortir avec cet énergumène. Il la dégoutait. Révulsait presque.

Alors quand elle due être encore avec lui pour le premier travail en groupe de la rentrée, c’était le pompon. le gros lot, le jackpot.. mais ironiquement bien sûr. Elle soupira ouvertement devant lui, mais se résigna à faire son travail avec de la bave lui coulant sur les épaules. Au moins, Maximilien était-il dans le fond de la classe et elle devant, elle ne le voyait pas. La cloche sonna. Délivrance. Elle put enfin sortir et semé ce gros nigaud dans les couloirs et les escaliers qui n’en faisaient qu’à leurs têtes. Malheur, ceux-ci se coincèrent encore, pour ne pas changer. Elle avait une heure, elle s’en fichait. Sauf que… son regard croisa le bleu de celui de Maximilien. Encore une fois, il fallait que ça lui tombe dessus. Il existait elle ne savait combien d’élève dans cet établissement et il fallait qu’elle se retrouve coincée avec Maximilien Bowman. Elle avait l’impression de se retrouver trois ans en arrière, et n’appréciait guère cela, elle se sentait piégée, comme obligé de revivre une scène qui lui apportait des souvenirs joyeux alors qu’elle ne parlait plus au blond en face d’elle. Et puis, il lui adressa la parole. Elle ne savait pas vraiment où se mettre en fait, Voilà, bravo, tu vas me la tuer. alors pour feindre tout ça, elle choisit de lui parler, d’une façon plutôt détachée. « Ha. Bowman. » Elle passa discrètement une main dans ses cheveux de feu, mais cessa de le regarder, faisant mine de se concentrer sur son vernis. « Parle pour toi. Je suis toujours plus agréable à regarder que… Comment elle s’appelle déjà ?... Ha mais non c’est vrai, je m’en fiche un peu en fait. » Il n’y avait pas de colère en fait, de l’ironie certes, mais elle ne cherchait pas du tout la bataille, et cela s’entendait dans sa voix. Elle était en fait déçue, et cela s’entendait par le fait qu’elle l’ai appelé par son nom de famille, qu’il lui ai fait des remarques avec Tyler alors qu’il disposait du même modèle féminin. Trouve lui un prénom, je te laisse cet honneur. Elle pensait bien ne pas avoir à lui parler comme cela, mais à vrai dire, elle ne savait plus vraiment comment se comporter quand quoique ce soit était rapporter à lui. Elle choisit donc de le laisser parler. Championne pour dire des conneries et blesser les gens, répondre était sans doute plus lâche, mais c’était ce qu’elle avait choisit de faire. Pour le moment.

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Dernière édition par Ava McCornick le Dim 15 Mar - 22:42, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Sarcasmes et autres tracas [PV]   Ven 13 Mar - 18:24


Certes, Maximilien n'avait jamais explicitement fait savoir à Ava qu'elle lui plaisait. Mais étant un grand observateur de la race humaine, il savait qu'il y avait néanmoins plein de petits détails qui auraient pu le lui faire comprendre. Après tout, ne dit-on pas que les filles savent toujours ? Alors oui, le geste le plus explicite avait probablement été de se rendre au bal de Noël en sa compagnie – même si ça partait d'un pari entre eux, et peut-être justement pour cette raison, parce qu'au fond, rien ne l'aurait empêché de simplement accepter de perdre ledit pari, et rentrer avec sa sœur comme prévu, évitant du même coup la dispute peu agréable qui avait suivi pour ne pas dire qu'Alex' avait failli le poignarder avec une aiguille à tricoter, ça déconne pas chez les Bowman  – mais il y avait d'autres petits trucs, comme la façon dont il se mettait à sourire sans même s'en rendre compte quand il évoquait son prénom, ou la tendance qu'il avait à perdre ses moyens  – lui qui était toujours si mesuré  – lorsque le visage de la rouquine était un peu trop proche du sien quand ils travaillaient ensemble, ou même son habitude de la taquiner à toute heure de la journée. De fait, Max' était adepte du sarcasme et des petites piques lancées de-ci de-là, sans trop se soucier de ce qu'en pensait son interlocuteur, mais c'était un peu différent quand il s'agissait de McCornick. Et il avait fini par le réaliser quelque part durant leur cinquième année. Ce qui était exactement la raison pour laquelle il avait vu son choix d'étudier avec Tyler  – et d'accepter sa présence régulière dans les parages  c'est vrai ça, pourquoi tu ne l'as pas juste assassiné, Ava, comme je le fais avec les mecs qui collent un peu trop Alex', hein ? – comme une preuve de rejet. Il avait eu le sentiment que c'était sa façon à elle  (pas très subtile, soit dit en passant !) de lui dire qu'il la collait un peu trop. Et le message était bien passé, cinq sur cinq même !

S'il n'avait pas été aussi fier, il aurait relancé le dialogue il y a bien longtemps. Son amitié avec Ava lui tenait trop à cœur pour qu'il décide de l'abandonner comme ça, sans même essayer d'y faire quoi que ce soit. Il n'était pas dans ses habitudes de baisser les bras aussi rapidement. Mais voilà, Ava McCornick avait le don de le faire se conduire de manière déraisonnable. Ce qu'il n'appréciait pas, d'ailleurs ! Il aurait voulu pouvoir parler de ses dilemmes avec ses proches, mais clairement Alexandra n'était pas la personne la plus adaptée pour entretenir de telles discussions, et le sourire Freedent Ultra-White qu'Ally lui adressait quand il parlait d'Ava le faisait gentiment flipper. Sans parler du fait qu'il avait la vague impression qu'elle ne se rangerait pas forcément de son côté dans ce débat. En fait il cherche juste quelqu'un qui approuvera tout ce qu'il fait et dit. Un disciple quoi. Restaient ses autres amis, comme Arthur, ou Linwood, mais n'étant de base pas très doué quand il s'agissait de ce type de sujet, il ne tenait pas spécialement à se ridiculiser plus que nécessaire. Il conserverait donc ses pensées pour sa propre petite personne, merci bien !

A la vue d'Ava à quelques mètres de lui, Max' sentit son cœur faire un joyeux bond dans sa poitrine. Catastrophe. Il était plus que tenté de jouer les cascadeurs et faire demi-tour, mais ça la foutait vraiment mal. Et puis, elle n'avait pas la peste quoi quoique ?, ils pouvaient bien rester quelques minutes en compagnie l'un de l'autre. Ils le faisaient bien lorsqu'ils se retrouvaient encore en binôme dans certains cours (ce qui déstabilisait grandement Max'. Leurs professeurs ne pouvaient-ils pas se montrer un peu plus sensibles aux problèmes de leurs élèves ? Parce qu'ils n'ont que ça à faire, bien sûr !). Ce qu'il n'avait pas prévu en revanche, c'était l'arrêt inopiné de leur moyen de locomotion. La situation s'était déjà produite, réunissant les mêmes protagonistes, il y a de cela trois ans. Mais le contexte était alors bien différent de celui dans lequel ils se trouvaient actuellement. Le blond avait alors quatorze ans et s'était débrouillé pour atterrir en catastrophe sur la plateforme, sous les yeux amusés de son amie ce qui était tout à fait compréhensible étant donné l'élégance de pachyderme de Max'. Finalement, il avait peut-être plus de points communs avec Rudy qu'il ne voulait bien l'admettre ?. Ils avaient passé leur temps à se chamailler  – sans malice  –, sans vraiment voir le temps passer. En l'occurrence, seules quelques minutes s'étaient écoulées depuis qu'Ava s'était tournée vers lui, mais c'était assez pour qu'il considère le silence comme insoutenable.

« McCornick. » répondit-il en guise de pseudo salut lorsqu'elle l'appela par son nom de famille, histoire qu'elle ne pense pas qu'il l'ignorait ou qu'il avait oublié son nom, on ne sait jamais !. Si l'usage de leurs noms de famille respectifs semblaient davantage être une façon de se taquiner auparavant, cette fois-ci cela semblait bien moins familier, comme une manière de se distancer de l'autre. S'ils avaient encore été proches, il aurait pu lui parler de cet hyperactif de Bradley, dont il avait pensé être débarrassé (et non, il ne lui avait pas brièvement manqué, chut !) et qui était venu réapparaître en plein Pré-au-Lard, comme le Peter Pan en herbe qu'il était, incapable de se séparer de Poudlard (s'assurant ainsi que Max' ne regretterait jamais sa présence, puisqu'il était vraisemblablement impossible de lui échapper. Quel pot de colle, ce Bradley !), du Tournoi des Trois Sorciers, de l'absence de bal de Noël cette année ou même du poncho / serpillière difforme que sa sœur avait décidé de lui offrir cette année. Mais non, à la place, il embraya sur ce qui semblait dernièrement être leur unique sujet de conversation: Tyler-face-de-rat. Bien joué, Bowman !

Il ne savait pas trop à quoi il s'était attendu. Peut-être à ce qu'elle nie ses allusions ? "C'est bon Ava, avoue tout, c'est toi qui as manigancé l'arrêt de l'escalier. Je parie qu'il n'est même pas bloqué, en fait, c'est une illusion d'optique c'est ça ? Si je continue à marcher je ne rencontrerai même pas le vide !" A la place elle lui répliqua qu'elle, au moins, était préférable à la fille à laquelle le blond venait d'échapper. D'un, il ne savait pas que la préfète avait remarqué ça. Zut. Et de deux, il constatait surtout qu'elle ne l'avait pas contredit: elle aurait pu se retrouver aux côtés de Tyler, mais à la place elle devait se coltiner Max'. Eh bien, navré McCornick. Elle ne le regardait même plus, ce qui lui évita de remarquer la lueur peinée qui brilla dans les yeux du blond avant qu'il ne fronce les sourcils, et détourne le regard pour observer le couloir, où des élèves s'étaient attroupés en attente du retour de l'escalier. A n'en pas douter, leur petite entrevue allait encore faire jaser. Il aperçut même la fille en question – Hanna – avant de passer distraitement la main dans ses cheveux en bataille et d'en revenir à la situation dans laquelle il se trouvait actuellement. Ce n'était pas la première fois qu'une fille s'intéressait ouvertement à lui il n'est pas si moche que ça, hein, on l'appelle juste Quasi-Modo parfois, mais de dos dans le noir, on le dit magnifique, Aélys lui avait même fait savoir que Jade le trouvait beau, à une autre époque – avant qu'Ally et elle ne s'embrouillent, avant qu'elle ne commence à sortir avec Aiden, l'attrapeur vedette de Serdaigle, et aussi avant qu'il ne cesse de parler à McCornick il y a 3000 ans grosso modo –, ses succès au Quidditch lui avaient fait acquérir une certaine popularité autrefois. Mais ça n'était pas réciproque.

S'il avait voulu dire la vérité – ce qu'il faisait toujours, d'habitude –, il aurait répondu à Ava qu'elle avait parfaitement raison: il préférait la regarder elle plutôt que Hanna. Mais ils étaient en froid, et elle venait de lui dire qu'elle aurait privilégié la compagnie de Tyler à la sienne sans exagérer, encore une fois. Ou du moins, c'était ce qu'il lisait entre les lignes. Eh bien achète toi de nouvelles lunettes ! Du coup allez, on vous le donne en mille: réponse entièrement immature à venir dans 3, 2, 1... « Oui eh bien aux dernières nouvelles, je suis encore de meilleure compagnie que ton nouveau copain, malgré ce que tu sembles penser. » rétorqua-t-il sans se faire attendre, un air buté sur le visage. Il n'avait pas envie de prétendre qu'il lui préférait Hanna, il n'était pas encore prêt à tomber aussi bas, mais ça ne voulait pas dire qu'il comptait se montrer mature et raisonnable pour autant. Il se demandait encore à quel moment elle avait pu apercevoir l'autre jeune fille d'ailleurs, parce que pour sa part il était assis au fond de la classe lors de leur cours commun – il avait trouvé une place auprès de Nasira à ses risques et périls, et s'il avait une vue parfaite sur McCornick et son collègue, il était en revanche sûr à cent pour cent qu'elle ne le voyait pas normal, elle n'avait d'yeux que pour Tyler. « Si tu t'en fiches, je ne vois pas bien pourquoi tu en parles. » ajouta-t-il avec la satisfaction de quelqu'un qui est sûr d'avoir raison et comme il est toujours sûr d'avoir raison, c'est donc son ton normal.
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MessageSujet: Re: Sarcasmes et autres tracas [PV]   Ven 13 Mar - 21:04


De toute façon, elle était ce genre de filles qui se prenait la tête pour un rien et qui ne réfléchissait pas vraiment lorsqu’il s’agissait d’un garçon. Parce que oui, Maximilien était particulier, et elle avait beau être aussi le genre de filles féministes à ses heures perdues, elle ne pouvait pas décemment nier que la présence du blond ne lui faisait rien. Elle l’avait toujours vu comme un ami, et le voyait encore comme ça, puisque de toute manière, elle ne savait même plus trop bien quand son statut avait bien changer à ses yeux.

Les deux premières années de scolarité ? Certainement pas. Ils étaient bien de trop jeunes et pas assez pervers pour ressentir quoique ce soit d’amoureux l’un e envers l’autre. Ils ne pouvaient de toute manière même pas savoir ce que c’était réellement que l’amour, et personne n’aurait pu les blâmer là-dessus. Non, pendant leurs deux premières années, ils étaient de bons amis qui apprenaient à se connaître et se chamaillaient pour trop rien, sans que ça ne veulent dire quoique ce soit. La troisième année ? Non plus. Ou du moins, Ava ne le pensait pas. Quand elle y réfléchissait parce que cela pouvait lui arriver oui, certes c’était l’année durant laquelle ils étaient allés pour la première fois au bal ensemble, mais à part ce que les gens disaient sur eux, Ava ne pensait pas qu’on pouvait appeler cela de l’amour qu’elle ressentait pour lui. Encore trop jeune sans doute, mais surtout encore trop un peu excitée et toute folle dans sa petite tête de linotte de gamine de treize ans pour penser à quoique ce soit envers Maximilien. Elle l’aimait beaucoup, certainement, sinon elle ne serait pas aller au bal avec lui, mais de là à ce que les rumeurs soient vraies, certainement pas. No way ! La quatrième et la cinquième année, sans doute un peu plus. Ils s’étaient rapprochés à n’en point douter, passant de plus en plus de temps ensemble, les taquineries devenant plus appuyées et sous-entendues bande de dépravés, mais pas de l’amour dans l’air non plus. Alors la rouquine avait beau se retourner la tête dans tous les sens, elle n’en arrivait qu’à une seule solution : cela avait changé quand elle l’avait perdu. C’était logique en un sens. Elle ne le voyait plus, ne lui adressait presque plus la parole, à part pour dire des banalités sans intérêts, ne l’embâtait plus. Tout ce qui résumait à Maximilien Bowman n’était plus que du plus. Et du plus négatif, certainement pas mélioratif. Mais la vérité c’était qu’il lui manquait, et plus que de raisonnable parfois. Seulement elle se désolait qu’il lui ai fallu ça pour qu’elle s’en rende compte. Alors oui, c’était peut-être vrai, elle ne savait pas si elle était amoureuse de lui ou non, parce que c’était un trop gros mot pour elle, même à 17ans, mais elle savait qu’il lui manquait, et que sa présence dans sa vie la rendait plus belle et plus joyeuse. Elle voulait juste être avec lui. Sans arrières pensées ni faux semblants.

Quand il prononça son nom de famille, elle tiqua. Ils resteraient donc si formels que ça ? Après tant d’années d’amitié ? Très bien. De mauvaise foi, elle savait que c’était elle qui avait commencé, mais comme une fois n’était pas coutume, pourquoi irait-elle vers lui ? Elle ne l’avait pas fait pendant presque six mois après une dispute ridicule, pourquoi le ferait-elle maintenant ? Feignasse. Et par merlin, il fallait qu’il ramène tout à Tyler ! Mais il n’en avait pas marre bon sang de bourbe ? Ce n’était pas possible de rabâcher tout le temps la même chose comme ça. Il aurait pu parler de choses complètement stupide, comme le temps qu’il faisait, la taille de leurs baguettes, ce qu’elles contenaient, les vacances de Noël ou le devoir qu’ils venaient de faire, mais non, il fallait qu’il gâche cela en ramenant les vieilles embrouilles. Quand est-ce qu’il comprendrait qu’elle ne voulait pas travailler avec Tyler, mais qu’elle y était forcée si elle voulait garder la tête haute et ne pas s’enfoncer encore plus. Mince, tout était affaire de fierté là dedans, il fallait le reconnaître. Mais apparemment, ni l’un, ni l’autre n’était prêt  le comprendre. Alors elle l’attaqua sur Hanna. C’est mieux que Molly au fait. Ce qui était complètement puéril, il fallait l’avouer, mais le fait était qu’Ava, ne cherchait pas vraiment à être d’une maturité déconcertante. Il était quasiment nécessaire qu’elle lui fasse comprendre, qu’elle n’était pas la seule à avoir un admirateur, mais que elle, elle n’en faisait pas tout un plat pour autant. Alors il appuya sur le mot copain. Grave erreur Bowman, fuis pendant qu’il en est encore temps, simple conseil d’amie. La rousse n’en revenait pas ! Comment pouvait-il sérieusement dire une chose pareille ? Ou même pire, la penser ?

« Tyler n’est pas mon copain. » Il fallait qu’elle le dise, comme cela c’était clair, elle avait même appuyé ses mots en utilisant ses mains et en prononçant bien distinctement les six mots. Au cas où Malouille soit deux de tensions. Puis elle s’énerva un peu, occultant totalement les personnes qui arrivaient peu à peu pour attendre l’escalier. « Ta compagnie ? Ta compagnie Bowman ? » Se reprenant légèrement, elle leva les yeux aux ciels et se rapprocha dangeureusement de lui afin de parler moins fort. Elle n’avait pas besoin de faire une scène, elle ne voulait pas encore faire parler d’eux. « Je trouverais ta compagnie agréable si tu daignais me l’offrir. Depuis combien de temps on n’a pas parlé, hein ? Combien ? Ca va faire six mois qu’on ne se parle presque plus, alors ne me parle pas de ta compagnie, Maximilien, je t’en prie. » Au début, elle était énervée, même carrément énervée en fait, mais vers la fin de ses propos, elle était beaucoup plus triste qu’au début en fait, oui c’était cela. Une once de tristesse pouvait s’entendre dans sa voix, surtout quand elle l’appela par son prénom. Elle se redressa pour s’éloigner et passa une nouvelle fois la main dans ses cheveux de feu qui encadraient son visage, presque nerveusement. Elle avait souhaité lui reparler tellement de fois qu’elle ne pouvait pas vraiment croire que cela se passait comme ça ? Régleraient-ils encore des comptes, pour la énième fois ?  Ava était triste et déçue. Et ce foutu escalier qui ne daignait pas bouger ! Elle le regarda une nouvelle fois, sans pour autant tourner son visage vers lui cette fois ci. « J’en parle parce que tu as commencé avec Tyler, c’est tout. Alors je parle de ta copine à toi. » Des gamins, de vrais gamins. « Au moins, je vois que tu ne nies pas le fait que j’ai raison, tu lui plais. C’est indéniable, je le vois. » Ho oui, elle le voyait, et à son plus grand damne. C’est fille n’avait rien pour elle en vrai, par merlin ! Pourquoi ne démentait-il rien ? Il n’avait rien dit en fin de compte, juste qu’elle ne devait pas en parler si elle s’en fichait, c’était donc que lui, ne s’en fichait pas de cette fille non ?


Dernière édition par Ava McCornick le Dim 15 Mar - 22:41, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Sarcasmes et autres tracas [PV]   Sam 14 Mar - 17:43


Quand il prononça le mot ‘copain’ (et bien qu’il l’entendit au sens d’ami et pas de petit-ami, cette pensée était juste trop horrifiante pour être envisagée), il était parfaitement conscient de ce qu’il pouvait impliquer. Après tout, il aurait pu se contenter de dire ‘pote’ ou ‘ami’ ’ou veracrasse gluant qui te sert de binôme’ mais au dernier instant il avait opté pour un terme plus ambiguë.  S’il cherchait à obtenir une réaction de la part de McCornick – qui jusque-là s’était montrée plutôt calme (trop calme ?) –, alors il décrocha le gros lot. Regard noir et gestes appuyés des mains tu veux devenir mime, McCornick ?, la jeune préfète n’était pas ravie des insinuations du garçon. Eh bien tant pis. Sauf que la Poufsouffle semblait carrément bouillonner de rage à présent, et le blond songea qu’à ce rythme-là, il allait réussir à empirer une situation qui n’était déjà pas bien reluisante.

Seulement quand Ava se mit à répéter le mot ‘compagnie’ d’un air furax et ça radote en plus, t’es plus dans la fleur de l’âge ma cocotte !, Max’ sut qu’ils étaient foutus. Il soutînt le regard de la rousse quand elle s’approcha de lui, refusant catégoriquement de détourner les yeux. Elle avait l’air prête à le jeter du haut des escaliers, dans l’immédiat toujours ce problème d’altitude, mais malgré les regards curieux à proximité et la colère d’Ava, Max’ sentit un bref rire narquois s’échapper de ses lèvres. Ah, elle voulait vraiment la jouer comme ça ? Kangourou courroucé le grand comeback et tout le tintouin ? Prétendant qu'il ne lui offrait pas sa compagnie ? Mais le truc, c’était qu’ils pouvaient facilement être deux à jouer les martyrs et croyez-le, c'est sa spécialité « Oh tu veux vraiment prétendre que tout ça est de ma faute ? Comme si tu avais été la reine de la communication ces derniers mois ! Je ne me souviens pas t’avoir vue tenter le moindre rapprochement de ton côté non plus. » répliqua-t-il, furieux à son tour. Eh, fallait pas pousser mémé dans les orties non plus. Il était prêt à assumer sa responsabilité, mais il serait bon que la jeune fille en fasse un peu de même ! «  Il y a cinq minutes, tu ne voulais même pas croiser mon regard, Ava. Et en cours ? Tu t’asseois tellement loin de moi que tu ne me vois même pas. » reprit-il plus doucement, plus déçu qu’en colère à présent. Il passa une main dans ses cheveux avec frustration de toute façon ils ne sont pas coiffés, donc quelle différence ?

C’était tellement stupide. Même Ava semblait moins furieuse une fois ses accusations lancées. Elle l’avait d’ailleurs appelé par son prénom, mais il ne le voyait pas cela comme un bon signe, en l’occurrence. C’était comme s’ils rejouaient la dispute qui les avait déjà opposés il y a six mois de cela. Est-ce qu’ils étaient condamnés à répéter encore et encore les mêmes arguments, jusqu’à finir à bout de souffle ? Il avait passé les six derniers mois à réfléchir à la meilleure manière de réparer leur relation, et à ce qu’il lui dirait s’ils se retrouvaient face à face, mais au final, tout cela n’avait servi à rien. Il était incapable de raisonner correctement lorsqu’elle était aussi proche de lui. Lui qui se targuait d’être brillant, et observateur, il se retrouvait comme un idiot à ne plus savoir quoi dire. Et puis, il fallait admettre qu’il n’avait jamais été très doué pour ce genre d’interactions. Il avait l’habitude des disputes – les Bowman en faisaient un sport national –, et elles finissaient toujours très mal. Une fois qu’il était lancé, il ne pouvait plus s’arrêter. Ava s’étant détournée de lui à nouveau dis tout de suite que je pue, hein, il en fit de même, se tournant vers l’autre bord de la plateforme.

Il fut alors question de Hanna, une fille de leur année qui s’intéressait vaguement à Maximilien bien que celui-ci ne soit nullement intéressé. Il n’allait pas dire que ça n’était pas flatteur, il était suffisamment égocentrique pour que ça ne lui déplaise pas. Mais il l’avait aisément évitée en s’asseyant rapidement à côté de Nasira – qui lui avait adressé un haussement de sourcils significatif en le voyant apparaître – durant le cours de Potions. Et il ne pensait vraiment pas que McCornick avait remarqué quoi que ce soit. Elle s’était assise au premier rang fayote, regard orienté droit devant, sans se tourner une seule fois dans sa direction durant l’intégralité du cours trop occupée à esquiver la bave de Tyler, sans doute. « Je connais à peine son prénom, donc je la qualifierais difficilement de copine. » contra-t-il d’une voix neutre, ne tiquant pas sur le terme employé comme elle l’avait fait plus tôt. Leurs situations n’étaient absolument pas comparables ! La semaine prochaine, cette fille se trouverait probablement une autre cible – Arthur par exemple, ou encore Dan – alors que Tyler ? Il avait été très constant – et explicite – concernant ses préférences, ces trois dernières années. Tout l’univers savait qu’elle lui plaisait, et elle ne s’en offusquait pas franchement !

Un million à peu près de réponses lui traversèrent l’esprit quand Ava lui assura qu’il plaisait à Hanna. Il fit volte-face pour pouvoir regarder la préfète dans les yeux, cherchant à y lire une indication quelconque. « Possible. Et alors ?  » répondit-il succinctement, ne sachant pas où elle voulait en venir. Qu’est-ce que ça pouvait bien lui faire ? Ses mots sonnaient comme un reproche, mais lui, il n’y était pour rien. Et c’était bien elle qui s’était fâchée contre lui parce qu’il lui en voulait de tolérer Tyler. « Elle ne me plait pas. » ajouta-t-il à mi-voix, sans savoir si McCornick l’avait entendu. Cinq petits mots qui voulaient à la fois tout et rien dire. Ou du moins, qui, à ses yeux, impliquaient tellement plus. Il ne voulait pas faire entièrement preuve de mauvaise foi, mais à côté de ça, il n’allait pas non plus crier sur tous les toits qu’il ne s’intéressait à personne d’autre parce qu’elle le préoccupait déjà bien trop. Ils étaient en public, et qui plus est en froid depuis des mois. Il se demanda vaguement ce que ses proches allaient bien pouvoir penser si jamais ils entendaient parler de cette affaire. Et lui qui avait su se faire discret ces derniers temps, là c’était clairement loupé.
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MessageSujet: Re: Sarcasmes et autres tracas [PV]   Dim 15 Mar - 20:17

Ce n’était quand même pas seulement de sa faute si ? Mince alors, pourquoi est-ce qu’il avait fallu qu’elle tombe raide dingue d’une tête de cochon pareille ? pas la peine d’expliquer ce qu’est un cochon pour Maximilien, quand on est né-moldu, on comprend. A moins qu’il soit vraiment bête. Certes, Ava ne pouvait pas nier qu’elle avait ouvert les hostilités avec toute cette histoire sur Tyler face-de-rat, mais elle ne pensait pas mériter tant d’acharnements. Pourquoi est-ce qu’il la cherchait en disant que c’était son copain ? Non franchement, il la cherchait vraiment là, il n’y avait pas de doutes possibles. Il savait en plus qu’elle le prendrait mal ou que cela l’énerverait, c’était obligé. Parler de la chose qui les avaient fait ne plus se parler n’était vraiment pas judicieux de la part du blond. Quand il soutint son regard, la rousse se força de le regarder encore te encore, même après lui avoir lancé ses répliques en plein visage. Elle ne déclarerait pas forfait maintenant, ça c’était évident. «  Mais regarde ! Tu ne m’écoutes même pas ! Quand est-ce que je t’ai dis que c’était de ta faute ? » Elle fit mine, délibérément, de lui laisser le temps de réfléchir en se rapprochant encore plus de lui. si cela était possible. «  Voilà, c’est bien ce que je disais. Je n’ai rien dit de tout cela. » Bien sûr, elle l’avait fortement sous-entendu, refusant catégoriquement de se rabaisser devant lui, alors qu’elle aurait dû le faire. Mais elle ne pouvait pas accepter cela, ce n’était pas possible. Tout était dans la nuance. Ce n’était bien sûr pas entièrement de sa faute, mais la préfète ne pensait pas que c’était totalement de la sienne non plus. Il aurait pu rigoler à ce qui était de base une taquinerie plutôt de l’agresser, comme blesser dans son égo de serdaigle, et dire des choses, dont elle certaine, il ne pensait même pas. « Mais c’est faux ça ! Bien sûr que je te vois. Je ne vois que toi. Mais que voulais tu que je te dises, hein ? Sérieusement Maximilien, qu’est-ce que j’aurais pu te dire ? » Et voilà, elle répétait encore ses phrases, signe qu’elle était vraiment troublée par tout ceci. Non, il ne la laissait vraiment pas indifférente, c’était certain.

Il y avait une bonne raison à tout ce qu’il l’accusait. Si la rouquine ne s’asseyait plus à côté de lui c’est parce qu’elle ne savait pas quoi lui dire. Ne savait pas comment récupérer cette situation catastrophique. Alors, c’était sans doute stupide certainement même, McCornick. mais elle s’asseyait au premier rang, elle qui détestait, pour ne pas le voir. Mais elle ne voulait pas le voir pour ne pas être triste. Elle pensait, en se mettant totalement le doigt dans l’œil, que de moins le voir lui permettrait de l’oublier un peu et de passer à autre chose. Comment pouvait-elle se remettre de leur amitié si elle le regardait tout le temps ? Croisait son regard tous les jours ? Ou même en étant son binôme ? Elle ne pouvait pas ; voilà tout, ou du moins, elle ne s’en sentait pas capable. Cela la rendait bien de trop triste pour que soit supportable en fait. Elle ne voulait plus le voir, parce qu’elle ne pouvait pas être avec lui.

Elle n’était même plus certaine à présent qu’elle s’était écartée de lui et qu’elle ne le regardait plus, si elle devait être triste, déçue, en colère, ou simplement ne plus lui adresser la parole. sale girouette. Beaucoup trop de sentiments se mélangeait en elle pour quelle sache que faire. Alors, elle fut ironique et parla d’Hanna. Elle ne connaissait même pas cette fille, mais rien que le fat qu’elle tourne autour de Maximilien suffisait pour la rendre exécrable à ses yeux. Ava voulait désespérément la balancer du haut de la tour d’astronomie, et faire passer cela pour un accident de glissade. De toute façon, elle n’était même pas non plus jolie. Bien sûr, Ava se trouvait belle, à n’en point douter et n’était pas du tout objective, mais il ne pouvait pas sérieusement accepter être courtiser par.. ça, si ? « Arrête. Je vois bien comment elle te regarde. » Certes, Hanna n’était peut-être pas aussi insistante que Tyler, mais c’était quand même de trop pour la rousse de septième année. Elle était une fille, elle connaissait donc les filles, et celle-là était tout sauf discrète lorsqu’elle regardait Maximilien et riait à toutes ses blagues. C’était une groupie, simplement une groupie intéressée par Maximilien parce qu’il était beau, drôle et qu’il était joueur de Quidditch. Ava savait pertinemment que la jeune fille - Hanna donc – ne s’intéressait à lui que pour cela. C’était ridicule par merlin ! Jamais Ava ne se serait abaissée à cela en ce qui concernait le blond. Elle l’aimait parce qu’elle le connaissait bien, peut-être trop parfois ou pas assez vu qu’elle n’a pas pu appréhender la dispute, tête de kangourou., qu’elle le savait drôle et intelligent. Bon, il était beau aussi, et cela, Ava ne pouvait pas nier que ça ne lui plaisait pas aussi, mais ce n’était pas parce qu’il était sportif et qu’elle voulait pouvoir dire à tout le monde à quel point c’était gratifiant de sortir avec un bon joueur de Quidditch! être préfète lui suffisait déjà amplement, la prétentieuse. Hanna était intéressée par lui pour toutes les mauvaises raisons et il ne semblait même pas s’en soucier ! « Et alors ? Elle se fout complètement de toi ! » Elle pesta. Voilà, il n’en avait rien à faire du moment que quelqu’un le regardait. Dans le fond il était peut-être jaloux qu’Ava intéresse Tyler, hein ! « Elle veut juste être accrochée à ton bras comme une sangsue et te dire combien tu es beau, juste pour pouvoir frimer devant ses copines. » Elle se calma, sa voix étant un peu plus posée qu’elle ne l’était avant. Elle recommençait à être triste pour avoir perdu Maximilien. Avant, c’était elle qu’on enviait d’être aussi proche de lui, elle ne voulait pas être remplacée comme cela. Et surtout pas par une cruche pareille.

« Pour ta gouverne, Tyler ne me plaît pas non plus. » Parce qu’elle l’avait entendu. Elle l’avait entendu et c’était encore un peu plus radouci. Néanmoins, elle le dit tout bas également, comme une réponse personnelle à ce qu’il venait de dire. Après tout, s’il lui disait qu’Hanna ne lui plaisait pas, elle pouvait lui dire que c’était pareil pour Tyler, non ?
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MessageSujet: Re: Sarcasmes et autres tracas [PV]   Ven 20 Mar - 22:51


Maximilien n'avait jamais eu le bon sens nécessaire pour éviter les confrontations. Déjà, étant petit, il lançait les hostilités auprès de son frère dès le premier mot sorti de sa bouche. Il aurait pu essayer de corriger ce problème, tâcher de se montrer un peu plus diplomate occasionnellement. Mais au fond, à quoi bon ? Certes, une option aurait été de lancer une discussion normale avec McCornick ou juste un salut normal, ça aurait été un bon début, cela étant, tôt ou tard, il aurait bien fallu aborder le problème qui les avait mis dans cette situation délicate, non ? Alors autant ne pas passer par quatre chemins. A quoi bon prétendre, si ce n'est pour oublier l'espace de quelques minutes qu'ils étaient en froid à cause d'une dispute aussi violente que soudaine et dont les détails lui échappaient encore au jour d'aujourd'hui ? Il avait juste momentanément perdu la tête, il ne voyait pas complètement l'expliquer autrement. Ce n'était pas comme s'il avait fait la moindre déclaration à Ava ou quoi que ce soit, avant ça. L'enquiquiner de manière régulière et se rendre au bal de Noël avec elle lui convenaient parfaitement. Mais qu'elle laisse Tyler flirter avec elle... Il n'avait vraisemblablement pas supporté. Il avait toujours été quelqu'un d'assez possessif, l'exemple flagrant en était le côté protecteur de sa personnalité qui surgissait dès qu'il s'agissait de sa sœur. Pour sa défense, parfois il y avait circonstances atténuantes: s'il ne la gardait pas à l’œil, Alex' se mettait à prendre le thé avec des alcooliques notoires et parloter tricot avec de grosses brutes à la force surhumaine. Alors forcément...  

En soi, ils auraient parfaitement pu avoir cette discussion dans un contexte plus approprié. Pas que ça soit la pire situation possible. Bon d'accord, ils étaient coincés, tous les deux, seuls, sur une plateforme de taille réduite, située en hauteur, mais exposés aux regards curieux de leurs camarades. Mais, ça aurait pu être pire: ils auraient pu commencer à se disputer pendant un cours - au hasard, de Potions -, renverser un chaudron dans leur élan, celui-ci répandant son contenu gluant, verdâtre et source d'hyper-pilosité à travers toute la pièce, provoquant la Grande Crise des Poils de Nez Ultra Longs de 2009. Ou encore pire oui, c'est possible, à la bibliothèque, s'attirant le courroux satanique de Madame Pince, la bibliothécaire mi-sorcière, mi-harpie, que Max' soupçonnait fortement de fricoter avec Argus Rusard, le concierge mi-homme mi-radis rabougri de l'école, ces deux-là s'unissant dans leur rage pour les excommunier de Poudlard, avant de les lâcher cruellement dans la Forêt Interdite avec pour seules armes deux paires de chaussettes bariolées. On est tous d'accord, il est temps que Maximilien arrête la drogue. Bref, la situation n'était pas idéale. Mais au moins, ils avaient échangé plus de trois mots. On pouvait appeler ça un progrès ! Ou pas. McCornick l'accusa rapidement de ne même pas l'écouter qu'est-ce qui te fait dire ça, le regard vitreux ou la bave au menton ?, et Maximilien s'apprêtait à rétorquer le contraire, indignation à l'appui lorsqu'elle fit un pas supplémentaire en sa direction, se rapprochant encore davantage. Il déglutit. Il était obligé de baisser un peu la tête pour la regarder dans les yeux quel temps fait-il en bas ?, et réalisa qu'ils ne s'étaient pas aussi trouvés aussi proches - physiquement, du moins, psychologiquement c'était loin d'être ça - depuis belle lurette à présent. Si elle essayait de le déstabiliser, c'était gagné. Cependant, cela ne dura pas bien longtemps. Refusant de reculer - ce serait admettre sa défaite -, il lui lança un regard plein de défi. « Tu viens de dire que je ne daignais pas t'offrir ma compagnie, comme si tu l'avais particulièrement recherchée ces derniers mois. » objecta-t-il, s'appuyant sur les paroles précédentes de la rousse. Tu vois bien que je t'écoute, McCornick. Je note même tout ce que tu dis dans mon journal intime, question de rigueur.

Ok, ça ne volait pas très haut, et irriter davantage la préfète en restant focalisé sur des formalités n’allait pas grandement les avancer, mais pour l’instant, c’était plus fort que lui. Et puis, tant qu’ils se disputaient, au moins ils communiquaient, non ? Ou bien c’était juste le réflexe de la contredire pour le plaisir même de la chose qui reprenait le dessus. Il n’aurait pas vraiment su expliquer son comportement, en l’occurrence. Seulement, une fois les détails passés, Max’ en vînt au sujet qui lui tenait davantage à cœur : comme si le fait qu’ils ne se parlaient plus ne suffisait pas, le blond avait dernièrement constaté que McCornick ne le regardait même plus. Tu ne sais pas ce que tu rates, McCornick. *jet de cheveux* Ou du moins, c’était l’impression qu’il avait. Ou alors ils ne se regardent que quand l’autre ne fait pas attention ? Cas sociaux, bonjour. Il soupira suite à la réponse de la Poufsouffle, sincèrement perdu à présent. « Je ne sais pas ! » admit-il, quelque peu excédé, haussant les épaules pour signifier sa frustration. « Ce que tu veux ! J’aurais préféré que tu t’énerves, ou même que tu me jettes Rudy un truc à la figure plutôt que de m’éviter comme ça ! » reprit-il avec plus d’assurance, songeant qu’ils compensaient largement pour ces mois de silence, dans l’immédiat. La crise aurait probablement été plus gérable s’ils avaient réagi tout de suite, plutôt que de passer des mois et des mois à ruminer dans leur coin. Ils auraient été en mesure de régler les choses simplement, mais à la place ils s’étaient entêtés dans leur fierté respective et à présent le problème semblait insoluble. Comment revenir en arrière ?

Sans trop qu’il comprenne comment (ni pourquoi devine), les deux jeunes gens se retrouvèrent à débattre concernant Hanna, et Max’ ne put s’empêcher de se sentir fugitivement satisfait à l’idée qu’Ava ait remarqué quoi que ce soit. Elle ne l’avait pas complètement effacé de son radar. Tant qu’elle n’était pas devenue indifférente à son existence sans dramatiser, alors tout n’était pas perdu. Mais le fait était qu’elle n’avait pas à s’en soucier. Quelle différence cela pouvait-il bien faire pour elle ? Pendant qu’ils papotent elle a probablement été assassinée et découpée en petits morceaux par Alexandra de toute façon, donc à quoi bon ? « Je ne nie pas qu’elle puisse être… Je ne sais pas, intéressée…. Mais je ne vois pas en quoi c’est ton problème, Ava ? » commenta-t-il lentement, scrutant le visage de la rouquine. Ça ne pouvait pas être de la jalousie. Ce serait hautement mal venu de sa part après qu’elle lui en ait voulu de critiquer ses rapports avec Tyler. Et d’accord, s’il avait été prêt à se montrer rationnel, il aurait admis que McCornick faisait ce qu’elle voulait, il n’avait pas à se mêler de ses affaires de flirt avec Tyler horreur et damnation, mais il l’avait fait et elle s’était montrée profondément indignée kangourou style.

Cependant, la vérité éclata finalement au grand jour : McCornick s’inquiétait pour lui. Elle croyait quoi, qu’il allait tomber amoureux de cette autruche atrophiée fille, et qu’elle allait briser son petit cœur quand elle le laisserait tomber comme une vieille chaussette ? Elle le pensait vraiment aussi stupide ? Pire, elle le connaissait bien mal si elle le pensait si volatil. Il lui lança un regard narquois. « Oh tu t’inquiètes pour moi, McCornick ? Tu sais quoi ? Ne t’en fais pas, je pense que je devrais pouvoir m’en sortir. » lui assura-t-il, sans cacher son sarcasme. « Comme si je n’étais pas capable de faire moi-même la part des choses. Et merci d'avoir attesté que tu me trouvais canon. Comment ça 'je déforme tes propos' ? Allons allons, ne jouons pas sur les mots. » marmonna-t-il avec mécontentement. Et aux dernières nouvelles, il avait encore Ally pour le mettre en garde si cette fille était vraiment une sociopathe dangereuse. Néanmoins, s’il y a une chose qu’il ne souhaitait pas, c’était qu’Ava pense qu’il était intéressé par cette fille. Il était peut-être énervé, mais pas au point de vouloir que… quoi, qu’elle pense qu’il était passé à autre chose ? Seulement, elle ne savait même pas qu’il existait un ‘autre chose’, vraisemblablement. Peu importait, il n’eût pas à hésiter avant d’exprimer enfin une vérité pure et dure : Hanna ne lui plaisait pas. Et même s’il s’était débrouillé pour dire ces mots à voix basse, la rousse était quand même parvenue à l’entendre, puisqu’elle ne tarda pas à lui annoncer une excellente nouvelle sur le même ton de la confidence. Tyler ne lui plaisait pas. Il ne lui plaisait pas ! Max’ eût beau se considérer profondément stupide, il sentit un sourire soulagé se glisser sur ses lèvres et fut sincèrement content qu’Ava ne puisse pas le voir. Mais il n’y pouvait rien, il se sentait un peu plus léger depuis qu’elle l’avait énoncé à haute voix.
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MessageSujet: Re: Sarcasmes et autres tracas [PV]   Sam 21 Mar - 17:47


Bien sûr que Maximilien écoutait la préfète, sinon, il y aurait longtemps plus longtemps que six mois, ok, qu’elle aurait arrêté de lui parler. De plus, la petite étant prétentieuse, c’était triste à dire, mais il fallait l’écouter, sinon elle arrêtait simplement de faire son moulin à paroles et c’était plutôt mauvais signe pour l’interlocuteur. Elle n’avait pas spécialement de charisme ou quoique ce soit d’autres, mais elle aimait parler, et se trouvait trop intéressante pour qu’on ne l’écoute pas quand elle prenait la parole. Mais bon, Ava n’avait pas trop de problèmes avec ça. D’une part parce qu’elle ignorait les gens qui ne voulaient pas lui parler et d’autre part parce qu’avec sa voix qui portait aisément, il était tout bonnement impossible qu’on ne l’entende pas. Même si on voulait ne pas l’écouter, on l’entendait. Et elle espérait donc que Maximilien se trouve dans le premier cas plutôt que dans le deuxième en fin de compte. Ce qui se révéla être effectivement vrai. Le blondinet avait parfaitement écouté ce qu’Ava venait de dire puisqu’il venait de répéter mot pour mot ce qu’elle avait dit. Ce qui l’étonna plus que d’ordinaire, parce que d’habitude, quand il répétait comme cela, c’était plus pour la taquiner que pour la narguer comme il venait de le faire. Elle recula quelques instants avant de revenir vers lui, c’est une manie McCornick, c’est ça ? parce qu’elle ne voulait pas que les gens qui s’amassaient en attendant l’escalier ne prêtent trop attention à ce qui disait sur l’escalier bloqué. « Ne me dis pas que tu as recherché la mienne non plus. » Dans le fond, cette conversation menait-elle vraiment à quelque chose ? Il fallait le dire, tout ça ne servait à rien du tout. Ils répétaient ce qu’ils s’étaient dit quelques mois plus tôt sans vraiment avancer. Tous les deux restaient campés sur leurs positions et n’avaient pas du tout l’air de daigner baisser leurs gardes. C’était grave, ils tournaient en rond comme des boissons dans leur bocal ou des chiens dans leur cage, au choix sans vraiment aboutir à quelque chose de constructif. Ils ne cessaient de se renvoyer des arguments à la figure comme des gamins de primaire sans vraiment s’en rendre compte. Tout cela était ridicule. Il aurait sans doute fallu qu’elle dise simplement « pardon ». Voilà, sans doute aurait-elle fallu qu’elle s’excuse mais elle était bien de trop fière pour cela et à vrai dire, maintenant, elle doutait vraiment que de quelconques excuses arrangent leur situation. Elle l’aurait fait avant, peut-être, mais cela faisait quasiment six mois, il était bien de trop tard.

Alors elle se renfrogna, allant s’asseoir sur un bout de l’escalier, opposé au blond, et bougonna. « Tu serais venu me voir je ne t’aurais pas rejeté Maximilien. Tu viens de le faire, je t’ai répondu, non ? » Parce que cela, au moins, il ne pouvait pas le nier à moins de passer pour un sombre crétin ce qu’il est, à n’en point douter. Il était vrai aussi qu’elle ne l’avait pas repoussé. Ho, elle ne l’avait pas franchement accueilli à bras ouverts, mais elle ne l’avait pas rejeté. Tout simplement parce qu’elle n’en était pas capable. Ava était une jeune-femme avec beaucoup de fierté, certes, mais elle était capable de la laisser tomber pour les gens qu’elle aime. Elle laissa alors sans doute tomber un peu sa garde. Elle comprenait que Maximilien avait fait le premier en venant la voir en premier sur cet escalier enfin ! victoire pour le peuple !, comme il y a trois ans de cela, alors elle estimait que c’était à son tour. Elle continuerait certainement à être sarcastique, mais elle serait plus compréhensive e se braquerait beaucoup moins désormais. Elle était en fait plutôt touchée qu’il l’autorise à lui jeter un bouquin ou quoique ce soit à la figure. « Je me suis déjà énervée. Je ne cesse de le faire, au bout d’un moment il faut arrêter. » Elle le regarda, ne se rendant sans doute pas trop compte de ce qu’elle venait de dire. Ce n’était pas méchant, mais elle espérait à présent que le blond n’interprète pas ses paroles comme de l’indifférence. Parce qu’elle n’en faisait pas du tout preuve. En fait, elle ne savait juste pas quoi faire avec lui, alors elle voulait dire par là que lui balancer un objet à travers la figure n’aurait surement rien arrangé. « Tu m’évites aussi, Maximilien. Ce n’est sans doute pas de ta faute tout cela, mais ce n’est pas de la mienne non plus. » Elle s’était relevée pour lui faire face à présent. Et même avec sa petite taille, elle avait plutôt de l’aplomb. Sauf qu’ils recommençaient à tourner en rond.

Alors, ce fut plus fort qu’elle, mais elle parla de Hanna. Après tout, il était énervé contre Tyler et le fait qu’elle le voyait de temps en temps plus qu’il le faudrait, je t’assure Maximilien alors pourquoi n’avait-elle pas le droit de s’énerver contre Hanna ? C’était de la pure et simple jalousie, même si la rousse ne l’admettrait jamais, ou du moins, surtout pas maintenant. Alors bien sûr que si c’était son problème, elle ne voulait pas sérieusement être remplacée aussi facilement par la première greluche venue. D’accord, il ne lui devait rien. Ils n’étaient jamais sortis ensemble tous les deux, elle n’était qu’une amie proche pour lui, alors elle n’avait aucun droit de se mettre en travers de tout cela, mais c’était plus fort qu’elle. Elle lui lança un regard noir de défis. « Hanna est mon problème autant que Tyler est le tien. » Ava savait bien qu’elle venait sans doute de larguer une énorme bombe entre eux deux, mais elle ne pouvait pas la retenir plus longtemps. C’était un peu fort de café tout de même ! Elle n’aurait pas le droit de lui reprocher ce que lui, il lui reprochait avec Tyler ? Et bien si, elle ne s’était pas gênée. Bon, elle s’était certes complètement grillée plus aucune possibilité de jouer les détectives privés, en révélant qu’en fin de compte elle connaissait le nom de l’admiratrice de Maximilien, mais dans l’instant, elle n’en avait simplement rien à faire. En plus, sa réplique voulait tout dire, tout sous-entendre. S’il ne voyait pas pourquoi Ava considérait Hanna comme un problème, il ne devait pas considérer Tyler comme en était un lui aussi. Mais s’il considérait Tyler comme un problème, alors Hanna en devenait un. Voilà, si elle avait pu retourner la tête du blond, elle l’aurait fait exactement comme elle venait de le faire en fait. Il ne tenait plus qu’à lui d’interpréter ce qu’il voulait.

En revanche, elle n’avait pas du tout prévu la réplique du serdaigle de septième année. Bien sûre qu’elle s’inquiétait pour lui, c’était si difficile à croire que cela ? Il venait de la blesser, vraiment. De la prendre pour quelqu’un qu’elle n’était pas. Ils avaient passés six ans ensemble, et il pensait vraiment qu’elle ne s’inquiétait pas pour lui ? Pour qui la prenait-elle alors ? Pour une fille qui saute du coq à l’âne sans se soucier des gens ? Ce n’était pas anodin si elle était resté avec lui pendant six ans et avait essayé de le rendre jaloux d’une manière très maladroite, certes ! C’était une manière de lui montrer qu’elle tenait à lui et voulait voir qu’il tenait à elle aussi. Parce qu’il fallait le dire, Maximilien ne montrait pas vraiment qu’il tenait à elle. Ou du moins, cela n’avait pas vraiment évolué pendant ces dernières années, ou alors il le cachait bien. Elle avait gardé cet air de défis mais le regarda encore plus noir qu’elle l’avait fait quelques minutes auparavant. Néanmoins, elle ne put empêcher deux ou trois larmes de couler sur ses joues parsemées de tâches de rousseurs. « Bien sûr que je m’inquiète pour toi ! C’est si difficile à croire que ça ? Tu me prends pour qui ? Tu me crois sérieusement capable de rester avec toi pendant six ans et de ne rien en avoir à faire de toi ? » Suite à cela, elle se retourna, respira un bon coup et essuya ses joues avec sa manche de sa robe de sorciers, avant de s’asseoir une deuxième fois sur l’escalier. Elle espérait franchement que personne ne l’ai vu ainsi. « Tu me déçois. » C'était tout.

Elle venait de s’ouvrir à lui alors qu’elle ne l’aurait pas voulu. - Sa sœur jumelle avait sans doute raison alors, il la rendait malheureuse avec des mots comme ceux-là. - Ou du moins, elle ne voulait pas que cela se fasse comme cela, mais il l’avait poussé à bout en la pensant sans cœur. Alors sans doute était-ce pour la rassurer, mais il lui dit que la certaine Hanna ne lui plaisait pas. Et elle ne savait pas vraiment pourquoi, mais malgré le fait qu’il l’est blessé, elle trouva la force de lui dire que Tyler ne lui plaisait pas non plus. Elle n’irait pas plus loin tout de suite, elle avait déjà assez honte d’elle de s’être laissé allée comme cela pour lui dire qu’il lui manquait. Non, ça suffisait pour le moment.
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MessageSujet: Re: Sarcasmes et autres tracas [PV]   Sam 21 Mar - 21:19


Est-ce que Poudlard souffrait de restrictions budgétaires ? La magie - pourtant ancestrale - commençait-elle à devenir déficiente ? Non parce que là, sérieusement, ça n'allait plus du tout. Quel était le fichu problème avec ces escaliers, qui refusaient obstinément de bouger lorsqu'on avait cruellement besoin d'eux ? Est-ce que c'était intentionnel ? Peut-être que les escaliers, comme les tableaux et les armures, avaient à présent développé leur propre libre arbitre et s'amusaient à garder bloqués ensemble des élèves qui s'étaient consciencieusement évités, six mois durant ? Paranoïa Bowmanienne. Si c'était une blague, alors elle était de très mauvais goût, parce que dans l'immédiat, Maximilien commençait à avoir le sentiment que ce petit entretien se faisait au détriment de son amitié avec Ava, plutôt que le contraire. Peut-être que deux individus normalement constitués se seraient débrouillés pour se rabibocher, livrés à eux-mêmes dans les altitudes inhospitalières de l'école. Mais Ava et Maximilien ? Nope, ils préféraient encore tourner en rond comme les deux têtes de mule qu'ils étaient, s'offusquant pour un oui ou pour un non, plutôt que d'admettre que l'un ou l'autre avait tort.

Max' finit néanmoins par admettre que leur débat - consistant à essayer de déterminer qui était le plus en faute réponse ? Les deux ! - était complètement stérile il y a un début à tout. Non, il n'avait pas fait d'efforts. Non, McCornick n'en avait pas fait non plus. Oui, elle évitait constamment de croiser son regard, mais oui, il évitait pour sa part de se retrouver en tête à tête avec elle. Oui, ils sont désespérants. Le fait était qu'ils avaient été assez nuls, pour le coup. Et maintenant, il était trop tard pour revenir en arrière: le mal était fait. Jouer sur les mots n'allait pas régler le problème. « Je ne prétends pas le contraire. » admit-il d'un ton qui avait perdu la combativité qu'il possédait précédemment. On ne s'en sort plus avec toutes ces négations. Max' n'était pas quelqu'un qui reconnaissait facilement avoir tort. En fait, il n'y avait (presque) rien qu'il détestait plus que ça à part Tyler. C'était admettre ses faiblesses, et ses lacunes, et c'était un constat qui l'irritait au plus haut point. Cela dit, quand il était confronté à une vérité incontestable, il n'avait pas pour habitude de faire preuve de mauvaise foi. En l'occurrence, il n'allait pas prétendre avoir tenté un rapprochement auprès d'Ava. Rejeter toute la faute sur elle serait bien trop facile, et extrêmement lâche. Surtout qu'il aurait été aisé pour lui de relancer le dialogue avec la préfète, au détour d'un cours. Mais il s'était senti blessé dans son orgueil lorsqu'elle avait choisi Tyler, et il avait laissé ce sentiment prendre le dessus sur le reste. Au moins, même s'il avait mal vécu la distance s'étant installée entre Ava et lui - la jeune fille était quand même rapidement devenue l'une de ses amies les plus proches au sein de l'école -, il avait pu compter sur la présence d'Aélys - qui était plus disponible qu'elle ne l'aurait été si Riley n'avait pas terminé ses études on les laisse sans surveillance pendant quelques mois et ça se met à fréquenter des vieux croûtons, et celle d'Alex' auprès de lui. Il était plutôt bien entouré, lorsqu'il était à l'école, et pourtant... Pourtant ça n'était pas tout à fait pareil sans McCornick. Il ne pouvait pas faire comme si de rien n'était, même s'il l'avait voulu, parce qu'il suffisait qu'il la croise dans un couloir, ou l'aperçoive dans la Grande Salle pour que son cœur se serre.

Ava, visiblement contrariée, alla s'asseoir sur les marches, mais Max' resta debout pour sa part, se balançant occasionnellement d'un pied sur l'autre c'est que tout le thé bu en début d'après-midi commençait à lui peser sur la vessie !. Brièvement distrait par du mouvement provenant des escaliers supérieurs, il ramena un regard attentif vers McCornick lorsqu'elle reprit la parole pour lui dire qu'elle ne l'aurait pas envoyer paître s'il était venu vers elle. Oui mais, il était bien là le problème ! Il ne l'aurait pas rembarrée non plus, si elle lui avait parlé. Leur grand dilemme était visiblement de savoir qui aurait dû faire le premier pas, parce qu'au-delà ils admettaient volontiers qu'ils se seraient montrés diplomates. Et après ils se demandent comment ils en sont arrivés à là. « C'est vrai. » Il n'a pas contredit Ava, que quelqu'un sorte le champagne ! « Mais... » J'ai parlé trop vite. « Je ne l'ai pas fait, et toi non plus. » résuma-t-il platement, prêt à enfoncer des portes ouvertes, puisque c'était le stade qu'ils avaient atteint. Ils partaient dans l'hypothétique total là, le "Et si..." qui aurait pu tout changer, mais qui ne se produirait jamais à présent. Même maintenant, en étant réaliste, il devait reconnaître que la raison primaire l'ayant poussé à adresser la parole à la rouquine était le fait qu'ils étaient coincés là. Ce n'était pas comme s'il aurait pu l'ignorer alors qu'elle était juste là. Il avait fallu que le matériel défaillant de l'école les piège ensemble pour qu'il se bouge enfin le derrière.

Se surprenant lui-même, Max' en vînt à annoncer à la Poufsouffle qu'il aurait même toléré qu'elle lui jette quelque chose à la figure un livre de préférence, pas des lames de rasoir !, plutôt que de se voir ignorer. Au péril même de son beau visage, c'est pour dire ! Cependant, McCornick lui dit alors qu'elle n'avait plus le cœur à s'énerver, qu'il fallait passer à autre chose, et le blond sentit son cœur s'emballer. Comment ça, "il faut arrêter" ? Arrêter quoi ? De lui parler ? C'était déjà fait. De le regarder ? Aussi. Que restait-il vraiment à arrêter ? A se soucier de lui en tant qu'individu ? Elle ne pouvait pas être sérieuse. D'accord, leur relation n'avait pas été au beau fixe dernièrement pas du tout même mais de là à carrément abandonner ? Psychose. Nope, il ne l'accepterait pas. Ils se parlaient, là, c'était déjà pas si mal. Il tenait bien trop à elle pour baisser les armes aussi rapidement. « Non ! » protesta-t-il, peut-être un peu trop vivement pour quelqu'un qui n'avait pas suivi son tumulte intérieur. Ne comprenait-elle donc pas que tant qu'ils étaient encore prêts à s'énerver ainsi, à s'impliquer, alors tout n'était pas perdu ? D'accord, une telle relation pouvait être profondément malsaine, mais dans leur cas ce n'était que l'affaire de quelques malentendus, pas une preuve d'incompatibilité. Ils s'étaient parfaitement entendus pendant des années avant d'en arriver là. « Arrêter quoi ? Se disputer c'est quand même s'exprimer. Oui, on a des désaccords mais ça ne signifie pas qu'il faille arrêter pour autant... » reprit-il plus calmement, tâchant de ne pas avoir l'air désespéré.

Il fit plusieurs pas, s'éloignant - autant qu'il était possible sur une relativement petite plateforme - d'Ava du même coup. Il avait besoin de raisonner correctement. Cette situation était particulièrement difficile à gérer, et il avait du mal à faire le point. « Je sais. » commenta-t-il distraitement lorsqu'elle lui dit que tout n'était pas de sa faute, observant les élèves au loin et se passant une nouvelle fois la main dans les cheveux, signe de sa nervosité. Il n'était pas prêt à oublier leur dispute initiale, ou ce qui l'avait causée. Il l'avait vu assise aux côtés de Tyler quelques minutes plus tôt seulement. Ce n'était pas aussi facile. Mais il n'avait pas envie de perdre son amitié définitivement pour autant. Il était confus, et mal à l'aise, et aurait vraiment voulu pouvoir avoir recours à un joker type "appel à un ami" histoire d'interroger quelqu'un capable de le sortir de ce faux-pas. Il en était là de ses considérations, ayant retrouvé un semblant de calme, et se retenant sagement de recommencer à parler de Tyler et sa face de rat quand McCornick évoqua Hanna. Et parlons-en justement, parce que contrairement à ce qu'elle avait prétendu initialement, il s'avérait que la jeune préfète connaissait parfaitement son prénom. Jusque là, ils n'avaient fait que tourner autour du sujet, tout en sachant tous deux de quoi il s'agissait, mais c'était la première fois que le prénom de leur camarade était prononcé. Max' haussa un sourcil sceptique. Clairement, là n'était pas le moment de beugler un "Aha, je le savais !" victorieux n'est-ce pas ? N'empêche que le comportement d'Ava le laissait de plus en plus confus.

Hanna était son problème autant que Tyler était le sien ? Qu'est-ce que ça signifiait, au juste ? Tyler le dérangeait parce qu'il tournait autour de McCornick comme une abeille autour d'un pot de miel. Il le dérangeait parce qu'il était attiré par la Poufsouffle, ne s'en cachait pas, et qu'elle ne faisait rien pour le repousser. Ce qui, il en déduisait, signifiait qu'il ne lui déplaisait pas. Mais appliquer ces mêmes principes à McCornick le laissait complètement embrouillé, ce qui se lisait parfaitement sur son visage. Max' aimait comprendre, il aimait déceler les signes, les indices dans le comportement et l'apparence de son interlocuteur qui lui permettaient de mieux le cerner. Mais là, il était dépassé. Il voulait poser des questions, essayer de déchiffrer les paroles d'Ava, mais poser ces questions reviendrait à se griller lui-même, à reconnaître pour quelles véritables raisons le comportement de Tyler l'insupportait, et en l'occurrence, il n'était pas prêt à le faire. Il y avait bien trop d'obstacles entre eux, trop de non dits. Rajouter ses sentiments sur le tout équivaudrait à un désastre de proportions incommensurables, il n'avait pas le moindre doute à ce sujet. Il n'insista donc pas davantage, préférant comprendre autre chose après les paroles suivantes de la préfète, c'est-à-dire qu'elle ne s'intéressait au sujet que parce qu'elle avait peur que Hanna ne joue avec ses sentiments.

Tout se passa alors très vite - au grand désarroi de Maximilien. Il recourut au sarcasme, parce que c'était ce dans quoi il se spécialisait, la rassurant concernant la fragilité de sa petite personne, mais McCornick ne le prit pas bien. Du tout. Pire, elle se mit à pleurer. Elle se détourna bien vite de lui, manquant donc l'expression d'horreur muette qui s'était dessinée sur le visage du blond. Help. Par la moustache de Merlin, qu'avait-il fait ? Que devait-il faire ? Elle pleurait. Une panique générale s'empara de son esprit. Il n'osait pas s'approcher de la préfète, de peur d'aggraver encore les choses, mais en même temps, il sentait bien qu'il était censé faire quelque chose. Il n'allait pas juste rester là bêtement, à la regarder ! Il n'avait vraiment pas cherché à la blesser ainsi lorsqu'il s'était exprimé. Ce n'était pas son intention ! « Je... Non ! Ce n'est pas... » Merlin, que quelqu'un le tue. Par pitié. Il soupira, se racla la gorge, et tâcha tragiquement de reprendre contenance. « Ce n'était pas ce que je voulais dire ! Je disais simplement que tu n'as pas à t'en faire pour moi, parce que je ne suis pas complètement stupide je sais, moi aussi ça me surprend. Je sais quel genre de fille c'est, mais je m'en fiche. » expliqua-t-il avec un peu plus de cohérence. Il rembobina ses propres paroles et réalisa qu'elles pouvaient être interprétées d'une manière qu'il ne souhaitait absolument pas: comme si il savait très bien ce que Hanna cherchait et que ça ne le dérangeait pas. Horreur et damnation. Il sentit ses joues chauffer et maudit la génétique dont il avait hérité. « Enfin non, ce n'est pas que je m'en fiche. Non je, je me fiche de... Ben d'elle en fait. Ce qu'elle cherche n'est pas important parce que ce n'est pas comme si j'allais... euh sortir avec elle quoi. » conclut-il piteusement, ressentant le besoin irrépressible de se jeter du haut des escaliers. C'était pathétique. Il lui avait suffi de quelques larmes et de l'indignation de McCornick pour perdre intégralement ses moyens. Il ne supportait pas l'idée de la faire pleurer, et il ne savait absolument pas comment le gérer. Tout ce qu'il pouvait faire à présent, c'était conserver l'air penaud dont il n'était pas prêt à se séparer, et fermer sa maudite bouche à tout jamais.
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MessageSujet: Re: Sarcasmes et autres tracas [PV]   Dim 22 Mar - 18:44


Dans le fond, ils étaient juste simplement cons débiles non ? C’est vrai, pourquoi une dispute aussi anodine que celle-là était tombé sur les deux personnes de l’école qui devait avoir la plus grande fierté et le plus gros égo, hein ? Deux personnes normalement constituées, oui, tu es anormalement constitué Bowman, tu ressemble à un pachyderme, désolée de te l’apprendre aurait fait là il y a de cela des mois. Ava se remémorait souvent qu’ils avaient eu tous les deux, elle se disait qu’elle aurait dû dire telle chose au lieu d’une autre, faire telle chose au lieu d’une autre, ou au contraire, ne rien faire de ce qu’elle avait fait. Elle disait bien que ce n’était pas de sa faute, mais parfois elle ne pouvait s’empêcher de penser le contraire. Après tout, c’était elle qui, sans prévenir le blond, s’était assise à côté de Tyler face-de-rat pour faire un travail en binôme. Alors oui, elle avait réussi à le supporter pendant deux heures, même si ce furent les plus longues de toute sa vie, parce qu’elle pensait que sa blague passerait bien auprès de Maximilien. Ils auraient pu en rire, non ? Il aurait peut-être rougit quand elle lui aurait dit qu’il était jaloux et il aurait rembarré comme il savait si bien le faire et ils seraient passés à autre chose. Mais non. Tout s’était envenimé parce qu’il l’avait mal pris et que, loin d’admettre ses tords, Ava n’avait pas failli. Mais ils n’avaient pas admis les siens non plus, et ça devenait un problème d’état. Ils s’ignoraient depuis ce moment là.

« Merci. Franchement merci. » Et elle pesait ses mots. Si au moins il faisait encore le premier pas en admettant qu’il n’avait pas recherché sa compagnie, c’était quelque chose de gagner. Ils venaient enfin de faire avancer le schmilblick. mot non utilisé depuis plus de cinquante ans. Et elle le pensait vraiment quand elle le remerciait en fait. Elle l’avait dit sur un ton froid et quelque peu satisfait, parce qu’il admettait qu’elle raison, mais elle le pensait. Au moins seraient-ils désormais sur cette chose là. Ils s’évitaient tous les deux depuis six mois. Et puis, s’il venait de reconnaître ses tords, c’était vraiment un bon point, parce que la rousse connaissait bien Maximilien, et s’il le faisait, c’était sans doute pour elle. Néanmoins, elle était sûre qu’elle ne l’aurait pas envoyer bouler s’il était venu la voir plus tôt, alors elle le lui dit, tout simplement. Elle n’attendait que cela en fin de compte, qu’il vienne la voir. Pas vraiment qu’il s’excuse ho que si, rampe à mes pieds, vile créature, parce qu’elle allait admettre avoir eu ces tords, elle le savait qu’elle le ferait, à voix haute, devant lui. Tout ce qu’elle voulait s’était qu’il lui adresse la parole, pour qu’elle puisse embrayer sur quelques chose et qu’ils oublient tout ce qui s’était passé, ou du moins qu’il puisse le mettre derrière eux. Et là, non, il avait fallu que ce gros nigaud de Bowman ouvre le sujet sur Tyler. Franchement, on avait déjà vu mieux comme tentative de rapprochement pour se réconcilier. Désespérant.   « On ne peut garder que la fin des phrases avec un « mais » dedans. Tu le savais ? » Elle avait appris ça, mais elle ne savait plus très bien où. Elle était agaçante quand elle était comme ça, elle le savait. Il n’y avait aucun but particulier à ce qu’elle ramène sa science comme elle venait de la faire, mais elle voulait irriter le blond, pas vraiment intentionnellement en soit, pour le pousser à mieux s’expliquer. Il avait dit « mais ». Au moment où elle pensait que cela allait avancer, il avait prononcé le mot interdit ! tu veux voir mon dictionnaire de mot interdis Bowman ?, annulant par là, le fait qu’elle avait raison. Néanmoins, elle ne pouvait pas vraiment empirer la situation et ne voulait pas qu’il comprenne mal ce qu’elle venait de dire alors elle rajouta. « Oui. Ok. Tu as raison. » Et là, il pouvait faire la danse de la joie ! Ava McCornick, préfète de septième année à Poufsouffle venait clairement de reconnaître que Maximilien avait raison. « Pardon. » Mais qui êtes-vous ? Et qu’avez-vous fait de Ava McCornick ? Ava soupira. Il ne fallait pas trop lui en demander non plus. Elle s’excusa d’une voix neutre, et ce serait tout le moment. Tout ce que pouvait avoir le blond, et franchement il pouvait s’en contenter, parce que c’était déjà beaucoup.

Et puis, elle lui dit qu’elle avait arrêté de se fâcher. A vrai dire, elle ne pensait pas qu’il le prendrait comme il venait de le faire. Elle sursauta presque à ses paroles, même si elle était assise sur les marches de l’escalier bloqué. Il faut dire qu’il y avait de quoi, pourquoi s’emportait-il ainsi d’un coup ? Elle n’avait pas dit qu’elle allait le paralyser à tout jamais, si ? Quoique… Elle venait juste de dire qu’elle en avait marre de s’énerver et que franchement, cela n’aurait servi à rien de balancer un quelconque objet à la figure de Maximilien, vraiment. La préfète était même presque certaine que cela aurait empiré les choses, si ce fut possible. Alors, elle haussa un peu le ton, pour qu’il daigne comprendre. « Cela ne sert à rien vraiment. On tourne en rond, tu le vois pas ? On répète sans cesse les choses là, toujours les mêmes choses sans se fatiguer, toujours pareil. J’en ai marre de m’énerver pour quelque chose sur laquelle on n’est pas d’accord. On à des désaccords comme tu le dis, certes. On se dispute, certes, je suis encore plus d’accord avec toi sur ce point-là. Mais je suis juste fatiguée de m’énerver, Max. C’est tout. » Plus elle parlait, plus elle se calmait, jusqu’au paroxysme qu’elle avait atteint en le surnommant pour la première fois depuis le début de cette conversation. Hourra pour les jeunes mariés ! Ava pensait franchement avoir raison sur ce point-là. Il ne la comprenait sans doute pas, mais elle pensait vraiment raisonner pour le mieux. Cela ne voulait pas dire qu’elle abandonnait, certainement pas. Mais si elle pouvait montrer à Maximilien qu’elle était lassée de cette situation, elle le ferait. Et apparemment, cela marchait, il voyait qu’elle était fatiguée puisqu’il essayait de lui redonner goût au fait de lui parler. Elle voulait lui parler, mais en le forçant, lui, à le faire, tout n’était sans doute pas perdu.

Mais pourquoi fallait-il donc que ce fichu escalier reste bloqué là, suspendu dans le vide, comme privé de toute magie ? Ok, Ava était sang de bourbe née-moldue, donc la magie à la base, ça ne la connaissait pas trop, mais depuis sept ans qu’elle vivait en internat elle avait essayé d’en apprendre un peu plus sur ces escaliers farceurs mais personne n’avait pu lui fournir une réponse convenable. Personne. Alors non, elle n’était pas non plus mécontente d’être sur ces escaliers avec Maximilien, parce qu’elle tenait énormément et ça, tout le monde le savait, sauf lui apparemment. Il venait de la faire pleurer, sadique en montrant ce qui était pour elle, son pire côté. Elle le savait sarcastique et suffisant quand il le voulait, mais à ce point là, non, vraiment, il venait de la décevoir en deux phrases prononcées. Peut-être était-ce faux, mais elle, elle ne pensait pas avoir été blessante comme cela avec lui dans la conversation qui précédait. Elle avait dit ce qu’elle avait à dire, mais toujours avec tact, non ? Elle voulait le récupérer, pas l’enfoncer encore plus bas que terre. Seulement, ce n’était clairement pas ce que lui montrait en lui parlant comme il venait de le faire. « Essaie de te rattraper… » murmura-t-elle, tout bas de manière à ce qu’il ne l’entende pas, en relevant sa tête et ses yeux pleins de larmes en direction du blond. Elle ne voulait pas être méchante, parce que, à vrai dire, il se rattrapait plutôt bien en fait. Même si au départ, la situation avait l’air d’être carrément catastrophique, Ava attendit qu’il est vraiment fini de parler pour prendre la parole à son tour. « Ce n’est sans doute pas ce que tu voulais dire, mais tu l’as dis quand même. » rétorqua-t-elle, sa voix couverte de sanglots. « Je veux bien te croire parce que je ne te connais pas comme ça. Seulement tu m’as blessée, vraiment. » Parce qu’il fallait bien qu’il le sache. Néanmoins elle le croyait vraiment. Pour qu’il cherche à tout prix à répliquer quelque chose et s’y reprenne à deux fois comme il venait de faire, c’était que, effectivement, il n’avait aucune intention de sortir avec Hanna. Et de ça, la petite rousse en était ravie.

Elle se trouvait quand même assez ridicule. Jamais elle n’aurait pensé pouvoir se laisser comme ça, et surtout pas devant Maximilien. Elle ne voulait pas qu’il la voit comme ça, d’autant plus après six mois de froid intersidéral. Nerveusement, elle respira encore une fois pour calmer son chagrin, et essuya une fois de plus ses yeux. Elle passa également une main dans ses cheveux et se releva pour s’adosser à l’escalier. prête à tomber dans le vide, adieu monde cruel. Ava n’était pas du genre rancunière en fin de compte, elle était juste très têtue et fière d’elle. « Non seulement Tyler ne m’intéresse pas, mais je ne suis pas avec non plus. Certaine personnes m’ont dit que tu nous croyais ensemble, c’est vrai ? » Elle le regarda, afin de déceler une quelconque réaction. En effet, deux ou trois personnes lui avaient dit que le blond pensait cela d’elle et de Tyler, et comme elle n’avait jamais eu l’occasion de mettre les choses au clair, autant le faire maintenant. Même si, elle ne pouvait le nier, elle était plutôt fière que Maximilien ait pu pensé cela, parce que cela voulait dire qu'il ne l'avait pas oublier pendant ces six mois, et pensait toujours à elle. Ou plaignait Tyler face-de-rat, au choix.
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