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 Sarcasmes et autres tracas [PV]

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MessageSujet: Re: Sarcasmes et autres tracas [PV]   Lun 30 Mar - 18:44


Maximilien commençait à se sentir un peu patraque. Cette histoire avec Ava le minait vraiment - bien plus qu'il n'aurait accepté de l'admettre même sous la torture, en particulier devant la Poufsouffle - et il avait beau avoir engagé cette confrontation avec l'aplomb et le panache rien que ça d'un brave partant en croisade pour la Justice et la Vérité chacun son délire, il ne lui restait à présent plus grand-chose de cette éloquence. Il aimait combattre par la parole, manier les mots plutôt que les poings, mais là c'était simplement devenu épuisant: il y avait trop en jeu. Quoi que l'un dise, l'autre avait forcément quelque chose à rétorquer, et le blond se décida finalement à interrompre ce cercle vicieux et infernal en acceptant d'admettre que la préfète avait raison - ou du moins, qu'elle n'avait pas tort. Un petit pas pour Max', un grand pas pour l'humanité !

Il fut un temps où McCornick et lui s'entendaient parfaitement bien. Ça pouvait paraître surprenant si l'on avait suivi ne serait-ce qu'un quart du débat qui les opposait présentement, mais ça restait néanmoins vrai. Certes, ils s'étaient toujours chamaillés. Seulement, ça n'avait jamais été sérieux. Se moquer gentiment de l'autre faisait partie de la dynamique qu'ils avaient adopté peu après s'être connus, et c'était quelque chose que Max' avait toujours trouvé plutôt stimulant. C'était drôle. Se trouver en compagnie d'Ava était autrefois synonyme de flot de paroles vertigineusement développé, de rires, et de taquineries sans conséquences. Sa présence rendait les cours les plus ennuyeux supportables, au point où il lui arrivait d'être impatient à cette idée. Mais désormais ? Il sentait une boule se former dans son ventre à chaque fois qu'il apercevait sa chevelure rousse dans son champ de vision, redoutait les cours où on les forçait à travailler en binôme et ne trouvait même plus les mots nécessaires à former une blague anodine sans sous-entendus, ou sarcasmes. Il n'était pas doué pour gérer les conflits, ses rapports avec son frère le démontraient tragiquement. Même lorsqu'il se disputait - plutôt rarement, certes - avec Alexandra, il avait besoin que sa sœur soit patiente avec lui. Bref, il est très chiant. Fuis tant qu'il est encore temps, Ava !

Ava le remercia, et Max' fronça les sourcils, incapable de savoir si elle était ironique, ou le pensait sincèrement. D'accord, il n'avait rien accompli de révolutionnaire, mais là il ne voyait pas comment il aurait pu faire quelque chose de mal. Il ne s'attendait pas non plus à ce qu'elle tombe à ses pieds et le remercie de son existence même, aussi ne s'attarda-t-il pas davantage sur le sujet. Ils ramaient déjà suffisamment comme ça, pas la peine d'en rajouter une couche. En revanche, le blond alla cette fois plus loin, et admit explicitement que la rouquine avait raison. Un miracle vient de se produire sous nos yeux ébahis, une minute de silence s'il vous plait. Seulement, il ne put s'empêcher de continuer sur sa lancée, et rappeler les faits: ni l'un ni l'autre n'avaient tenté quoi que ce soit. Ce qui était un problème à lui tout seul. Visiblement, ils voulaient se parler, puisqu'ils étaient en train de le faire dans l'immédiat, et qu'ils avaient bien des choses à se dire. Mais avant aujourd'hui, nope, pas même un signe de la main, ou une tentative de sourire. Le néant. De son point de vue, ça justifiait donc d'être souligné, mais il sentit bien que la préfète aurait préféré qu'il se taise après avoir admis qu'elle disait vrai calme un peu ta folie des grandeurs, McCornick. Ce qui sortit de sa bouche ensuite n'était cependant absolument pas ce à quoi il s'était attendu.

Hm, il rêvait ou elle lui parlait de grammaire ? Ça y est, McCornick est devenue folle, *soupir* il fallait bien que ça arrive tôt ou tard. « Oui, je le savais. » rétorqua-t-il avec assurance et vaguement offensé qu'elle puisse en douter. Il n'y avait pas qu'Ava qui aimait jouer les Je-sais-tout, Max' s'était toujours targué d'être quelqu'un de cultivé, et cette situation ne faisait pas exception à la règle. La fin de sa phrase annulait en quelque sorte l'aveu initial, et il en était conscient. L'interlude 'grammaire' venait simplement prouver qu'au fond, ils n'avaient pas beaucoup changé, tous les deux. L'intervention d'Ava ne l'irritait donc pas plus que ça, il avait lui-même des moments trop similaires au sien pour y voir quelque chose de mal. Bon, certes, ce n'était peut-être pas l'occasion idéale pour ce genre de considérations. C'est aussi ce pourquoi il fut quelque peu rassuré quand elle revînt sur les rails, et admit enfin qu'il avait raison. En temps normal, il s'en serait sûrement vanté. Il aurait dit quelque chose comme "Bah tu vois alors McCornick, c'était pas si difficile ! Je savais bien que t'étais folle de moi !", sourire taquin collé aux lèvres et prêt à parer sa prochaine réplique. A la place, il lui adressa un regard mi-surpris - elle venait quand même de s'excuser, mine de rien ! - mi-attristé. « J'suis désolé aussi. » énonça-t-il avec la même neutralité que la jeune fille, songeant qu'au final, ils allaient peut-être s'en sortir ?

C'est aussi parce qu'il pensait qu'ils avaient enfin fait du progrès que Max' paniqua autant quand Ava dit qu'il fallait 'arrêter'. Clairement, il était embarrassé par sa propre réaction, ses joues rosissant à vue d’œil en témoignant. Maudite génétique. Franchement, c'était ridicule. Avec un visage qui le trahissait à la première occasion venue, il n'avait aucune chance de devenir un jour un agent secret, ou autre menteur certifié. Parce qu'avant ça il avait de grands espoirs de devenir le prochain James Bond. Maximilien Bowman: aucun pot de yaourt ne lui résiste. Suite à son exclamation aussi impromptue qu'excessive, Max' n'en voulut pas à la préfète pour la surprise qu'il lut sur son visage. Il aurait été alarmé lui aussi, à sa place. Crétin. Foutu pour foutu, il lui expliqua quand même son raisonnement, tâchant de lui faire comprendre que laisser tout tomber serait stupide, tout en se retenant fermement de commencer à se frotter les joues comme il le faisait d'habitude. C'était devenu un vrai tic, avec le temps, et ça ne faisait généralement qu'empirer les choses. « Moi aussi j'en ai marre, et on ne va certainement pas tomber d'accord inopinément mate moi ce vocabulaire après tout ce temps... Mais » Il grimaça en prononçant le mot interdit, adressant un demi-sourire d'excuse à la rousse. « Il nous reste quoi, alors ? Ce n'est pas comme si on pouvait juste faire comme si de rien n'était... » reprit-il doucement, excluant par la même occasion l'option de ne plus se parler du tout. Il préférait encore se disputer à l'infini avec McCornick plutôt que de retourner au silence radio de ces six derniers mois. Certes, cette solution n'avait pas fonctionné du tout avec Jer', mais Max' était à court d'idées.

C'est alors que les choses tournèrent au vinaigre à une vitesse fulgurante. Maximilien n'avait rien vu arriver. Comme à son habitude, il ne s'était pas arrêté pour filtrer ses paroles, et avait énoncé sa pensée sans réfléchir: McCornick n'avait pas besoin de se faire de souci pour lui, il s'en sortait parfaitement, merci bien. A bien y réfléchir, c'était méchant, et pas mérité, mais pour sa défense, il ne comprenait pas où voulait en venir Ava. Elle lui disait que Hanna était son problème autant que Tyler était le sien, et insistait lourdement sur le fait que Hanna s'intéressait à lui, mais pas pour les bonnes raisons... Ce n'était pas comme si c'était la première fois de leur scolarité qu'une fille avait des vues sur lui coucou Jade . Mais jusque là il ne lui avait pas semblé que ça soit un problème pour McCornick ? Pour Alex', en revanche... *kof kof* Il trouvait qu'elle en faisait tout un plat pour pas grand-chose, et c'était ce qu'il avait - maladroitement - essayé de lui faire comprendre. Mais ce n'est pas ainsi qu'Ava interpréta ses paroles. Le blond se figea quand il vit ses larmes, se sentant profondément mal à l'aise, et coupable. Un flot de paroles désordonnées s'échappa alors de ses lèvres, tandis qu'il ressentait le besoin irrépressible de disparaître sous terre à tout jamais. Merlin, c'était pathétique. Le pire dans tout ça, c'était qu'elle avait dit qu'il l'avait déçue d'un ton irrévocable qu'il était sûr de ne jamais oublier.

Bien que complètement épouvanté - il n'avait toujours pas bougé d'un poil, ses pieds semblant enracinés au sol à tout jamais -, il parvînt à articuler une nouvelle qui le libéra un peu: s'il disait que McCornick n'avait pas à s'en faire concernant Hanna, c'était aussi parce qu'il n'en avait absolument rien à faire. Ses intentions et donc le bien-être du blond n'étaient pas en jeu. Ava releva alors le visage vers lui, et il se sentit à nouveau à courts de mots, s'en voulant atrocement de l'avoir mise dans cet état. Quel imbécile. Pourquoi fallait-il qu'elle interprète ses paroles comme ça, aussi ? Il savait bien qu'elle se souciait encore de lui. Enfin, après six années d'amitié, il aurait vraiment fallu qu'il ait fait quelque chose d'horrible pour qu'il ne compte plus du tout du tout oui ça se dit à ses yeux. Genre, lui crever un œil, ou assassiner sa chouette. Comment ça, "il aurait pu trouver des exemples moins traumatisants" ? « Je n'ai pas dit ça ! Je n'ai jamais dit que tu n'en avais rien à faire ! » protesta-t-il avec conviction, ayant vaguement l'impression d'être déjà condamné. « J'étais juste surpris que tu sois aussi inquiète à propos de cette fille. Ce n'est pas comme si j'avais des antécédents négatifs dans ce domaine et qu'on me brisait le cœur à tout va nope, juste toi. » détailla-t-il, bien décidé à faire valoir ses droits avant qu'elle ne le raye à tout jamais de sa vie. Nom de nom, il n'avait pas dit ça pour la blesser. Pas comme ça, pas en sous-entendant qu'elle se foutait complètement de lui. Il avait l'impression que c'était peine perdue, parce que maintenant tout était dit, et il n'y avait pas moyen de revenir en arrière, ou de reformuler quoi que ce soit. Aussi soupira-t-il, passant la main dans ses cheveux pour la énième fois. « Je suis désolé, Ava. » dit-il pour la deuxième fois, en faisant des efforts pour transmettre plus de sincérité qu'il ne l'avait fait la première fois. Il était important qu'elle comprenne qu'il s'en voulait, vraiment. Et comme ce n'était pas dans ses habitudes de prononcer ces trois petits mots, les entendre deux fois durant la même conversation relevait clairement du miracle.

Ayant dit tout ce qu'il pouvait dire - et ne souhaitant pas empirer son cas en disant ce qu'il ne fallait pas encore une fois -, Max' fourra les mains dans ses poches, scrutant les abysses à nouveau en se demandant si qui que ce soit avait été alerté concernant ce problème d'escaliers, ou si tout le personnel s'en contrecarrait et ils étaient condamnés à rester là à ressasser de vieux griefs comme un couple de retraités pour le reste de l'éternité. Il en était là de ses songes lorsqu'Ava reprit finalement la parole, pour lui poser une question qui le laissa penaud une fois de plus. Passant la main sur sa nuque d'un air vaguement gêné, il rencontra le regard de la préfète et se décida à admettre la vérité, au point où il en était. « On m'en avait parlé... Je ne savais pas si c'était vrai, ou pas. » Et apparemment, ça ne l'était pas ! Il avait atteint un stade où il ne savait plus qui croire, honnêtement. McCornick envoyait des signaux contraires quand il s'agissait de Tyler, mais ce type restait quand même un candidat probant au rang de nouvelle plaie d'Egypte, et le blond ne voulait pas croire que son amie le fréquente réellement. Entre le sous-entendre et le voir s'accomplir, il y avait tout un monde, et l'avenir de sa sanité reposait sur cette nuance.
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MessageSujet: Re: Sarcasmes et autres tracas [PV]   Mar 7 Avr - 10:31


Ava n’était pas du tout le genre de fille à faire le premier pas vers quelqu’un même quand elle était en tord. Tout le monde pouvait en témoigner à vrai, et sa sœur jumelle en premier. Toutes les deux étaient très complémentaires depuis le premier jour de leur vie, et s’il y avait, pour le coup, quelqu’un qui pâtissait en priorité de la mauvaise foi de la petite rouquine, c’était bien sa sœur. Ava avait toujours réussi à amadouer son père depuis qu’elle était toute petite, et c’était souvent Raphaëlle qui en prenait pour son grade, même quand elle n’avait rien fait du tout. Cette dernière avait pourtant réussi à faire comprendre à sa jumelle que le monde ne pouvait pas fonctionner comme cela, il y avait forcément des moments ou tout cela ressurgissait en Ava. Et malheureusement, aujourd’hui, dans ces foutus escaliers qui ne daignaient pas bougés, c’était sur Maximilien que c’était retombé. Elle ne voulait pas non plus vraiment le plaindre, mais elle comprit bien vite qu’il fallait qu’elle arrête de le reprendre tout le temps et d’avoir toujours quelque chose à rétorquer parce qu’ils n’avanceraient pas. Elle décida alors de le remercier parce qu’il venait d’admettre qu’elle avait raison. mesdames et messieurs, applaudissez le candidat Bowman pour autant de maîtrise de soi.. Il venait de faire le premier pas qu’elle n’aurait  sans doute jamais fait, alors oui, elle le remercia. Sans ironie. C’était sincère et Maximilien pouvait en être fière en fait, parce que cela n’arriverait pas tous les jours et il devrait sans contenter, pour l’instant. Elle alla plus loin encore en lui demandant pardon. Ce petit pardon prononcé à demi-mot, mais étant bel et bien tout de même, voulait tout dire pour elle, et elle espérait que pour lui aussi à vrai dire. Il était tout aussi sincère que le remerciement d’avant mais avait plus de sens parce qu’il signifiait certainement le premier pas vers la réconciliation.

Pourquoi en fallait-il une déjà ? une réconciliation hein, au cas où tu ai perdu le fil. Ha oui, parce qu’elle ne se cachait désormais plus d’avoir été une stupide petite fille croyant que tout lui est . Après tout, elle savait que tout avait débuter avec sa jalousie primitive envers la dite Hanna peau-de-sangsue. Elle s’était délibérément assise en binôme avec Tyler face-de-rat pour attendre un réaction du blond. Ava se souviendrait probablement toujours du regard lancé par Maximilien lorsqu’il la vit passer à côté de lui en se secouant sa crinière de feu prétentieusement pour se diriger vers l’infâme fournisseur de bave. En un sens, elle avait pris cela comme une première victoire. Maximilien l’avait bel et bien regardé, en apparence choqué que la petite rouquine puisse de son plein gré filer à côté de Tyler. Seulement, -et là était le hic ! – elle, ne s’était pas douter de la réaction incontrôlable du serdaigle. Elle avait juste voulu lui faire dire qu’il était jaloux, ou qu’il ne voulait plus qu’elle retourne avec Tyler, mais jamais qu’ils en arrivent . tourne sept fois ta langue dans ta bouche la prochaine fois, McCornick ! Elle aimait le blond plus que de raisonnable parfois et aurait juste voulu savoir si cela aurait pu être réciproque.

Parce qu’elle avait l’impression de stagner avec lui. Comme si leur relation n’avait pas évoluée depuis leur première ou deuxième année. Certes, les taquineries étaient devenues plus pointues et plus appuyées, mais rien de bien méchant qui puisse prouver à la rousse que Maximilien tenait à elle plus que comme simple amie. Parce qu’il avait déjà une meilleure amie avec Aélys, alors Ava se sentait parfois un peu inférieure, voilà tout. Encore sa prétention qui revenait au galop, mais elle essayait de s’améliorer pour plein de choses alors que cela, elle n’y arrivait pas. Résultat des courses agrémentées de chocolat et sauce ketchup ils ne se parlaient plus du tout du tout, et c’était tragique.

Sarcastique et pour retrouver un peu de contenance, elle se mit sérieusement à lui parler de la construction syntaxique de ses phrases avant de s’excuser. Il le savait apparemment, donc il ne servirait à rien d’épiloguer sur le sujet. Après tout, elle aurait été surprise du contraire. Il était censé être avec les aigles et elle avec les blaireaux dans tous les sens du terme, c’était donc lui l’intelligent normalement, pas elle. Enfin, elle savait qu’elle était loin d’être bête mais là, c’était juste pour lui envoyer un pic de plus après tout. Il serait passé beaucoup plus facilement six mois auparavant, mais dans une telle situation, coincés sur les escaliers qui plus est, elle n’était pas tout à fait prête à lui rétorquer quelque chose d’encore plus cinglant à la figure. Comme elle venait de lui dire, elle était fatiguer de se battre contre lui, fatiguée de s’énerver pour quelque chose sur lesquels, l’un comme l’autre, n’avançaient pas. Il venait néanmoins de s’excuser et elle lui sourit, sans doute pour la première depuis toute cette conversation mouvementée. Sans doute était-ce ce sourire appuyé qu’il lui fait ses moyens quand elle lui dit qu’elle voulait arrêter de se battre ainsi ? Ou alors était-ce le fait d’arrêter en lui-même qui le fit paniquer ? Parce que Maximilien ne pouvait pas le nier, il venait carrément de devenir une sorte de petite pile quand elle avoua être lasse de leurs querelles incessantes. C’était elle la pile normalement ! Les rôles s’inversaient-ils donc ? Elle ne pouvait pas décemment lui mentir en lui disant qu’elle s’énerverait encore pendant des siècles parce qu’elle n’en avait plus la force. Ses disputes à répétition avec le blond lui faisait de plus en plus perdre l’espoir qu’ils pourraient un jour se retrouver comme avant. Elle ne voulait pas laisser tomber, elle ne voulait pas le laisser tomber, mais s’énerver pour s’énerver, elle n’en voyait simplement plus le bout. « Je ne sais pas Max’, je ne sais pas. Tu veux que je te réponde quoi ? On n’est jamais d’accord comme tu le dis si bien, je ne vois pas pourquoi ça tomberait d’un coup, comme cela. » A vrai dire, elle ne savait pas trop quoi faire pour que la situation s’améliore. Parce qu’elle ne le voyait pas, mais c’était ce qu’il était en train de faire en fin de compte. Au moins, ils ne criaient plus. « Bien sûr qu’on ne peut pas faire comme si de rien n’était, ce serait encore plus stupide. Mais je n’ai pas de réponse. Alors, je te retourne ta question, tu veux qu’on fasse quoi Maximilien ? » Parce qu’elle, elle n’en savait rien, c’était trop compliqué, elle n’avait jamais eu à se sortir d’une histoire pareille auparavant et si c’était lui qui pouvait proposer quelque chose, il ne devait pas se gêner pour le faire parce qu’elle venait de lui tendre une sacrée perche. tu peux faire du saut avec Bowman, entraîne toi au cas où tu tombes de ton balai, un jour.

Et tout capota je crois que ça se dit vraiment, hein ? quand il la fit pleurer. A vrai dire, Ava ne savait pas trop si au départ elle devait le gifler pour lui avoir fait un affront pareil ou si elle devait pleurer. Enfin, ce n’était pas un devoir puisque ce n’était pas calculer, elle s’écroula en quelque sortes sans avoir pu songer aux conséquences de son acte. Après cela, elle se sentit un peu ridicule. Jamais un garçon ne l’avait fait pleurer, et elle n’aurait jamais pensé que celui-ci soit Maximilien, non plus. Tout ça était un peu fort comme première discussion après ne pas s’être adressé la parole depuis six mois. Mais il avait réussi, il l’avait faite pleurer. Et pour quelque chose de stupide en plus ! Elle s’en voulait de se montrer dans cet état qu’elle jugea tout de suite lamentable, mais elle n’avait pas pu le retenir. Il venait de la remettre en compte sur les six ans qu’ils avaient ensemble, côte  à côté main dans la main, comme dans une prairie pour courir dans le blé. Ils en avaient vécus des choses tous les deux, ce n’était pas pour tout remettre en question en deux secondes et vingt six centièmes. Ava lui en voulait, elle lui en voulait vraiment. Il venait de la décevoir en la prenant pour quelqu’un qu’elle n’était pas. Elle essuya néanmoins ses joues avec ses manches de sorciers et le regarda droit dans les yeux. « Si je suis inquiète. Tu vois comme tu réagis avec Tyler ? Bah moi c’est pareil. » Et il n’avait pas intérêt à la contredire là-dessus parce que c’était pour cela qu’ils s’étaient disputés. D’accord, Maximilien avait plus de raisons de s’inquiéter de Tyler puisque ces intentions envers Ava n’étaient inconnues de personne, mais quand même.. La jalousie de la rouquine n’avait apparemment pas tellement de limite, et Hanna avait clairement franchie cette ligne. Mais il s’excusa, encore plus sincèrement et pour une deuxième, alors elle ne pouvait pas ne pas lui pardonner. C’était la deuxième fois lors de cette discussion houleuse alors Ava ne pouvait pas douter en la sincérité de ses paroles, lui qui ne les prononçait jamais pour ainsi dire. « Tu n’as pas besoin de t’excuser. Au moment ou tu as essayé de te justifier, j’ai vu que tu étais désolé. » Elle disait cela pour être gentille, se rendant mille fois compte de sa réaction trop excessive. Des larmes c’était trop, beaucoup de trop, seulement elle s’était tellement retenue avant que là, elle n’avait pas pu encore une fois, tout simplement. pas de bol mon pauvre Malouille, retente ta chance une prochaine fois ! Et puis elle pensait bien avoir raison, la panique dont faisait preuve le blond et la manie qu’il avait de passer sa main dans ses cheveux, était tout sauf naturel

Alors la jeune fille se calma, se redressa et lui demanda si c’était vrai qu’il avait sérieusement songé à elle ET Tyler. Parce qu’elle, elle y avait pensé avec Nasira, histoire de lui créer un ultimatum, mais au final, elle n’avait pas pu. Il était repoussant ce Tyler, alors non merci. Elle se devait de faire autrement que de prétendre un temps soit peu aimer cette chose de son année. « Tu me crois vraiment capable de sortir avec cette… Avec lui ? » Ava ne doutait pas avoir été plus qu’ambigüe à son égard, mais c’était uniquement pour que Maximilien se bouge encore une fois, chose qu’il n’était décidément pas du tout résolu à faire.
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MessageSujet: Re: Sarcasmes et autres tracas [PV]   Sam 18 Avr - 18:07


Bien sûr que Maximilimili je ne sais plus où m'arrêterlien était jaloux. C'était un trait de caractère qui avait toujours été assez marqué chez lui, et qu'il n'était malheureusement pas capable de gérer correctement. Il aurait dû se montrer plus... malin que ça, lorsqu'il avait aperçu Ava en compagnie de Tyler. Plus subtile enfin pas trop non plus vu qu'elle ne le trouve déjà pas assez explicite !. Très clairement, l'ensemble de cette situation aurait pu être gérée avec bien plus de maturité et de pondération que ça n'avait été le cas. Mais maintenant c'était fait, et il était temps de payer les pots cassés.

Une série d'excuses et de remarques grammaticales c'était le point culture du jour plus tard, Max' se sentait un peu plus optimiste concernant l'issue de cet 'entretien'. Bon, il avait fallu six mois et un problème d'escaliers mouvants on ne le dira jamais assez, rien ne va plus dans cette école. Les coupures budgétaires commencent à se faire ressentir, Minerva ! pour les réunir à nouveau, mais maintenant qu'ils avaient repris le dialogue, il y avait moyen de s'en sortir. Ces derniers mois lui avaient semblé bien moroses sans la compagnie de McCornick, après tout. Oh bien sûr, il avait Alex', et Ally, qui comptaient énormément à ses yeux et qui faisaient partie de sa vie depuis si longtemps qu'il était incapable de l'imaginer sans. Et le Quidditch était toujours là pour l'aider à se changer les idées. Mais il y avait clairement un manque. Parfois il lui arrivait un truc absolument ridicule, et il voulait en parler à Ava, il faisait même un premier pas, inconsciemment dans sa direction si elle était à proximité, avant de s'en rendre compte qu'il ne pouvait pas. Que ça n'était pas aussi simple, parce que pour lui adresser la parole il faudrait qu'il commence par aborder le sujet de leur différend. Faire comme si de rien n'était ne faisait pas partie de ses attributions, et il était évident que la rouquine ne laisserait pas cela passer, de toute façon.

Cependant, Ava émit l'idée de tout arrêter, ce qui eût le don d'envoyer Maximilien dans une spirale infernale de panique. Ri-di-cule. Il espérait sincèrement qu'on ne les entendait pas depuis les autres plateformes, parce qu'il ne se sentait pas capable d'assumer l'étendue de sa propre stupidité. Non, il n'est pas dramatique. Bon sang de bonsoir. Quelle quadruple buse et c'est pas fini. Il tâcha - assez honorablement - de se rattraper, détaillant sa pensée de manière plus raisonnable et admettant volontiers qu'Ava marquait un point. Il est complètement détraqué, ça y est. Il soupira à la réponse de la jeune fille, haussant les épaules d'un air désemparé. « Ben... On s'est tous les deux excusés. On peut juste... Essayer de faire en sorte que ça fonctionne à nouveau... » Il s'arrêta avec hésitation, se sentant vaguement comme un poisson sorti hors de l'eau. Merlin, il n'avait pas l'habitude de ramer autant lorsqu'il s'exprimait à haute voix. « Entre nous. » Quelle éloquence ! Ça faisait chaud au cœur, vraiment, les cours de théâtre avaient enfin payé. « Il n'y a pas de raison pour qu'on ne puisse pas être... amis comme avant. » ajouta-t-il après réflexion. Il avait bien conscience que des choses plus graves que ça se passaient autour d'eux. Cette dispute avait pris une ampleur incroyable, ce qui était un peu bête, parce qu'au final, c'était parti de pas grand-chose. Franchement, quand on voyait tout ça, on pouvait se demander ce qu'il leur arriverait si jamais ils avaient une vraie dispute "Non McCornick, je ne ferai pas écrire Malouille Maximilouille Bowman sur mon passeport, arrête d'insister !"

Certes, l'avenir n'était plus aussi sombre qu'il avait pu l'être du temps du retour de Voldemort - que Max' n'avait pas connu je crois mais à propos de quoi il avait lu énormément de bouquins et autres revues, parce qu'il était évident que tous les enfants nés dans des familles sorcières étaient au courant, or ce n'était pas son cas et il détestait se sentir largué - mais ces dernières années, des événements assez perturbants avaient frappé Poudlard - l'incident dans les serres de botanique lors de sa quatrième année venait en tête notamment - sans même parler des problèmes plus communs qui pouvaient toucher les élèves de l'école. C'était sûr que ça remettait un peu le côté dramatique de leur dispute en perspective, mais il avait beau en avoir conscience, cette séparation soudaine entre McCornick et lui avait été brutale, et elle avait clairement laissé ses marques sur les deux jeunes gens. Mais ça ne pouvait pas continuer, et après six mois passés à jouer les autruches, le blond était enfin prêt à réagir pas trop tôt.

Après avoir poussé la préfète aux larmes et par conséquent réussi à empirer une situation déjà pas bien reluisante on lui donne une médaille ?, Maximilien s'enfonça dans un discours articulé et énoncé non sans mal faites un don pour aider la cause !, mal à l'aise et les joues rouges: la totale. Décidément, il ne sortirait pas vivant de cet entretien. Si les escaliers pouvaient se décider à reprendre leur cours normal, ça ne serait pas de refus. Ainsi, il pourrait fuir sans demander son reste, disparaître dans un coin reclus du château histoire de se repasser la scène dans sa tête une bonne quinzaine de fois et faire une psychose sur chaque mot de travers qu'il avait pu prononcer. A part ça il est tout à fait sain d'esprit. Ce ne serait pas la réaction la plus brave du monde, cela étant. Au point où il en était, autant s'enfoncer jusqu'au bout et être fixé. Après avoir tant bien que mal expliqué le fond de sa pensée à la rouquine, il dut froncer les sourcils devant la réponse obtenue. Il n'était pas inquiet concernant Tyler parce qu'il craignait que cet idiot ne lui brise le cœur non ça il s'en fout, merci bien !, enfin bien sûr qu'il se sentirait extrêmement mal pour McCornick si une chose pareille se produisait, et il chercherait à tout prix à l'en préserver, mais ça n'était pas son souci principal quand il pensait à Tyler. Il soupira, frustré qu'elle se mette à faire des amalgames qui n'avaient pas lieu d'être. « Non, ce n'est pas pareil. » marmonna-t-il avec résignation, sans néanmoins chercher à s'expliquer. Ce serait clairement trop pour une seule conversation, en l'occurrence. Ils ramaient déjà assez comme ça !

Il adressa un petit sourire timide à la Poufsouffle lorsqu'elle accepta ses excuses - lui disant même qu'il n'avait pas besoin de s'excuser tous ces efforts pour rien ! -, soulagé. A un moment il avait vraiment pensé que c'était foutu, cette fois. Elle avait semblait tellement indignée... Et blessée par ses paroles. C'était le prix du sarcasme employé à tout bout de champ, mais il n'était pas prêt à le payer. Il se gratta la tête avec embarras quand elle parut s'offusquer d'être associée à Tyler de manière romantique, n'osant pas montrer qu'au fond de lui résonnaient des cris de gloire on vous a dit qu'il était un peu schizophrène ? Dans tes dents, face-de-rat ! Fort heureusement, il fut épargné de devoir offrir une réponse - qui aurait probablement ressemblé à "Euh ben... C'est-à-dire que... M-m-mais en fait... Fais un geste McCornick, achève moi s'il te plait" - lorsque la plateforme s'ébranla enfin, le faisant brièvement vaciller. « Pas trop tôt ! » commenta-t-il à l'adresse de la rouquine, osant un petit sourire en coin entendu. « Et pour Tyler, j'sais pas McCornick, je croyais... J'sais pas. J'avais tort. » reprit-il dans une dernière démonstration d'éloquence de haut vol. C'était vraiment pas très glorieux, cette affaire. Mais au moins, il y avait du progrès ! Et le progrès ça n'avait pas de prix. Pour tout le reste, il y a Mastercard. Aussi c'est le cœur un peu plus léger que Maximilien se sépara d'Ava lorsqu'ils atteignirent enfin leur destination quarante-cinq minutes plus tard, efficaces les moyens de transport interPoudlard !. La situation était loin d'être parfaite, mais peut-être qu'ils apercevaient enfin la lumière au bout du tunnel. Et là il était bien parti pour aller méditer concernant tout ce qui venait de se passer à la bibliothèque, loin des regards des curieux.  

[ Terminé pour Max' ]
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