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 Café & nervosité [PV]

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MessageSujet: Café & nervosité [PV]   Mar 28 Juil - 19:49


Baby I'm just nervous...To see you again.



    Nasira n’arrivait pas à croire qu’octobre commençait déjà. Un mois auparavant, elle avait conduit ses deux cadets, Alice et Micah, au Poudlard Express et cela lui avait fait extrêmement bizarre de ne pas y aller avec eux aussi. Elle avait l’impression de les abandonner. Mais il fallait qu’elle arrête de s’inquiéter : ils étaient grands maintenant, ils savaient se débrouiller tous seuls, sans leur grande sœur chérie. Et puis elle était contente de pouvoir travailler pour se permettre de payer des études mais aussi pour son frère et sa sœur. Ainsi, elle leur avait acheté des tenues ainsi que des livres neufs. Pour une fois, les Orwell ne seraient pas pointés du doigt à cause de leurs objets rapiécés. Nasira n’en avait rien à faire des autres. Et elle savait que c’était également le cas pour ses cadets. Mais quelques petits trucs neufs ne leur feraient pas de mal. De plus, avoir des biens sans les avoir voler avant, cela procurait un certain bonheur. L’objectif de toutes ces économies était aussi de permettre à ses parents d’acheter une maison dans un quartier plus sain, moins craignos. Nasira n’avait pas peur de sacrifier une partie de son argent pour ce but. Après tout, elle devait tout à ses parents.

    La jeune fille était mannequin catalogue. Elle ne pouvait faire des défilés, elle était bien trop plantureuse pour cela, mais ce qu’elle gagnait était largement suffisant. Bientôt, elle aurait assez pour se payer l’école de maquillage dont elle rêvait. En attendant la prochaine rentrée, elle continuerait de poser pour économiser déjà pour payer ses autres années dans cette école mais également pour ses cadets et ses parents.

    En attendant, même si elle était très heureuse de gagner sa vie, elle était un peu triste d’avoir quitté ce paradis qu’était Poudlard ainsi que ses proches qui étaient restés là bas notamment ses meilleurs amis Linwood et Conny-chouchou. En revanche elle avait on ne peut plus ravie de plus voir certaines personnes tel Rudy Spencer même si le krav magé lui manquait un peu ainsi que les autres imbéciles qui s’étaient moqués de Wood. Bien évidemment, elle en voyait d’autres imbéciles et certains mannequins qu’elle avait croisés en étaient. Effectivement, dans le mannequinat, il y avait des personnes bien, des pintades, des arrogants dont ceux qui vous regardaient d’une mine dégoûtée car selon eux, vous n’êtes que des moins que rien qui n’avaient rien à faire dans leur monde. Heureusement que Nastia ne comptait pas faire de ce métier sa vie car il était certain que si c’était le cas, elle aurait dû en tuer deux trois. Et encore, elle était gentille en disant ce petit nombre.

    En ce matin frais d’octobre, Nasira était sortie car elle avait un rendez vous pour un shoot. Le soir d’avant, elle avait eu un babysitting, elle faisait ça à côté du mannequinat afin, toujours, d’avoir un petit peu d’argent de côté, qui s’était éternisé. Elle était donc quelque peu fatiguée. Elle se dirigea donc vers un café qu’elle appréciait beaucoup. Elle n’aurait plus qu’à envoyer l’adresse au photographe qu’elle devrait retrouver. Commandant un café bien noir au bar, elle coula un regard dans la salle et fut particulièrement surprise d’y découvrir un visage familier. Prenant sa commande, elle se dirigea vers lui et déclara d’un ton anxieux : « Ça alors, Daël Rosenberg ! Comment tu vas ? » Nasira était un peu gênée –oui gênée, vous avez bien lu !- de se retrouver en face de l’ex Gryffondor. Leur correspondance s’était bien passée mais elle était toujours particulièrement confuse à propos de sa première lettre où elle avait écrit elle ne savait plus combien de fois qu’elle l’aimait bien –ce qui était complètement faux soyons bien d’accord et dû au profond choc émotionnel qu’elle avait eu à cette époque-.

    Se reprenant, elle demanda en jetant ses splendides cheveux bruns derrière ses épaules : « Tu prendras bien un café ? » Sourire éblouissant estampillé Nasira Orwell en prime.
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MessageSujet: Re: Café & nervosité [PV]   Ven 7 Aoû - 9:26

Café et Nervosité
Daël & Nasira
 
Prisonnier de ton enchantement En faire l'affaire de nos sentiments On dirait l'âme, on dirait le corps, Quand ton ennemi est le plus fort Et moi, j'accours, mais comment te dire… Les mots ne viennent pas Libérer le son de ma voix Je voudrais arrêter le temps passé en toi Mais laisse-moi te dire…




Daël était sorti de l'école comme il y était entré : en toute discrétion. Il n'avait pas fait d'éclat, la seule personne à qui il manquerait vraiment serait Romy, sa sœur cadette, mais ce ne serait que pour un an, ensuite, elle le rejoindrait dans le monde des adultes. Bien entendu, certaines personnes allaient lui manquer, toutefois il vivait globalement bien ce changement dans sa vie. Comme il l'avait annoncé voilà quelques mois à Nasira par courrier, il s'était inscrit dans une université moldu, en lettres pour être exact, le temps de trouver ce qu'il voulait vraiment faire. Le hic c'est que pour le moment rien ne lui venait mais il se disait qu'il finirait bien par trouver. Daël n'était pas de ceux qui se découragent. Bref, c'était un genre de Gryffondor dont le courage était surtout dans son très grand flegme. Cependant, il avait un point faible : les filles ! Pas toutes bien sûr, avec sa sœur ça se passait très bien, avec certaines filles discrètes comme Eden ou Linwood aussi, alors qu'avec celles qui étaient plus assurées, plus « remarquables et remarquées », il avait bien plus de mal. Nasira entrait dans cette catégorie, et quand il la vit, il crut d'abord à une hallucination. Ils étaient côté moldu, quelle chance y avait-il qu'il tombe sur elle ? Ou plutôt qu'elle tombe sur lui ? Il n'avait jamais été bon avec des chiffres, mais les probabilités devaient être faibles. Il posa dans un coin son livre (Le Portrait de Dorian Gray de Oscar Wilde) et finit par regarder le visage étrangement fascinant de Nasira. Elle avait toujours été l'une des plus belles filles de leur promotion, si ce n'était la plus belle. Il avait entendu dire qu'elle faisait des photographies pour un magasine, ça ne l'étonnant pas vu son physique de rêve.

« Bonjour Nasira, je vais bien merci, et toi ? » Il n'était pas beaucoup plus à l'aise qu'elle mais chez lui ça se traduisait par un brin de froideur, il aurait voulu être plus chaleureux, malheureusement ce n'était pas dans son caractère d'être enjoué. Elle lui proposa un café et là, il sentit qu'il pouvait enfin faire preuve d'un peu plus que de la simple politesse. « Oui, avec plaisir, mais si je t'avais vu avant, je t'aurais offert le tien aussi. » Et il réussit – ô miracle ! - à lui adresser un petit sourire qui, à défaut d'être aussi éblouissant que l'aînée des filles des Orwell, était tout aussi précieux. Son café ne tarda pas à arriver et Daël décida de lancer la conversation. « Alors, j'ai appris que tu faisais des photos ? Ça te plaît ? » Il songea qu'il faudrait aussi qu'il demande à un moment ou à un autre des nouvelles de Linwood, mais ça pouvait attendre, d'autant que pour ce qu'il en savait, elle sortait maintenant avec Connor Spencer, donc sa situation avait du beaucoup s'arranger par rapport à l'année précédente.
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MessageSujet: Re: Café & nervosité [PV]   Sam 8 Aoû - 0:59

    La transition entre Poudlard et la vie d’adulte n’avait pas été difficile pour Nasira. Il fallait dire qu’elle s’était toujours dit et répété que Poudlard n’était qu’une parenthèse dorée temporaire. Qu’un jour, elle reviendrait dans le vrai monde, là d’où elle venait : dans la misère et le vol. Nasira était fataliste, c’était un fait. La vie était injuste, le monde n’était pas rose et peuplé de petits poneys qui gravissaient des arcs en ciel. On était loin d’être chez les Bisounours. Malgré tout, elle ne voulait pas continuer à vivre la vie qu’elle avait menée auparavant. Elle avait envie de s’en sortir et plus important encore : elle voulait que toute sa famille s’en sorte. Quel bénéfice elle tirerait d’une situation où elle seule avait une vie modeste, mais correcte ? Sa famille était toute sa vie, elle ferait tout pour elle. Elle partageait donc les revenus qu’elle tirait du mannequinat avec sa famille et c’était tout à fait normal pour elle. Elle aurait d’ailleurs aimé faire plus mais elle se refusait à faire quoi que ce soit d’illégal ou de compromettant pour gagner plus d’argent. Plus jamais elle ne retomberait là-dedans. Voler n’avait jamais été une partie de plaisir pour elle. Elle faisait ce qu’elle devait faire pour survivre mais maintenant qu’elle pouvait travailler de façon honnête, elle n’avait plus à voler. Et c’était tant mieux.

    La transition avait été aussi facilitée parce que Nasira avait grandie très vite. Elle se demandait même parfois si elle avait été innocente un jour, innocente comme un petit enfant pouvait l’être. Elle avait été très vite responsable et mature, faisant office de deuxième maman pour ses cadets et la jolie fille qui les tirait d’ennui lorsqu’on les prenait en train de voler. Elle avait été plongée dans la puberté très tôt également. Très rapidement, elle avait ressemblé à une jeune fille –presque une femme-, et plus à une enfant. Tout cela pour dire qu’être considérée désormais comme une adulte ne la dérangeait pas plus que ça. Les responsabilités, elle connaissait.

    Entrer dans la vie d’adulte ne l’avait pas changée d’un poil. Elle était toujours la Nasira que tout le monde connaissait : lumineuse, cachant tout sous un beau sourire, sociable comme pas deux, rentre dedans, honnête…Mais gênée aussi. Et ça, c’était complètement nouveau pour elle et c’était lié à la personne qu’elle venait d’apercevoir dans le café : Daël Rosenberg en personne.

    Nasira l’avait toujours trouvé mignon. Et comme elle n’était pas du genre à se poser beaucoup de questions avec les mecs, elle avait foncé. Sauf que Daël ne semblait pas apprécier ce genre de comportements très directs. Mais Nasira s’en était remise et elle avait fini par considérer le jeune homme pas comme un ami mais comme une personne sympathique avec qui discuter de temps en temps était agréable. Et puis quand il était parti à Durmstrang et qu’il s’était passé tous ces événements entre Linwood et Alice, elle avait eu besoin de se confier et elle ne savait pas trop pourquoi, elle s’était naturellement tournée vers Daël car elle l’avait toujours trouvé digne de confiance. Ils ne s’étaient pas revus depuis la fin de leur septième année et elle se sentait donc un brin mal à l’aise en face de lui. Elle s’était beaucoup confiée à lui après tout, elle avait livrée une bonne partie d’elle-même dans ces lettres.

    « Ça va plutôt pas mal. » Elle aurait naturellement ajouté ‘tu me connais, j’ai toujours la forme’ avec quelqu’un d’autre mais elle avait la très nette impression que Daël avait percé une partie de son masque même bien avant qu’ils ne débutent leur correspondance ce qui accroissait sa nervosité. « Ce n’est que partie remise ! J’espère qu’on aura l’occasion de se croiser une autre fois et que tu me commanderas une boisson à ce moment là. » Le fameux sourire éblouissant de Nasira Orwell, bien connu de ses camarades de Poudlard s’étirait sur son visage. Toujours donner le change, paraître ce que vous n’étiez pas au fond de vous-même, telle était certainement sa ligne de conduite.

    La voix de l’ancien rouge et or la ramena sur Terre alors qu’elle s’attardait bien trop sur le petit sourire qui avait orné son visage l’espace d’un instant. Elle but une gorgée de son café alors que celui que le jeune homme avait commandé venait d’arriver. « Oui, je fais quelques photos pour des catalogues de vêtements. Parfois quelques magazines. Pas plus. Je suis loin d’avoir la morphologie pour défiler ou faire plus de photos dans les magazines. Mais ça ne me dérange pas, ce job me suffit pour ce qu’il est sensé faire : financer mes études. Et quand je vois comment les filles sont hystériques, compétitives et cruelles entre elles alors que ce n’est même pas le travail le plus envié dans le mannequinat, je peux te dire que je suis très heureuse d’en rester là. » Elle eut un rire, léger et envoûtant comme sa voix, en repensant à ses ‘collègues’. Nasira les comparait à des gamines de cinq ans qui se bagarraient pour une poupée. « Comme je te l’avais déjà écrit, mon projet est de m’inscrire dans une école de maquillage. Ce n’est pas moins superficiel mais je ne sais pas, c’est la seule voie que j’ai trouvé qui me convenait. Je ne suis pas du genre à rester dans un bureau toute la journée tu vois. » Elle lui fit un clin d’œil. « En attendant que je puisse entrer dans l’école que j’ai repérée, j’économise je me paye des cours de krav maga aussi et je tente de ne pas prendre ces filles et de les assommer les unes avec les autres. Elles ont probablement des tas de soucis dans la vie, et certaines ne font ce travail que pour survivre peut être mais elles sont tellement agaçantes, puériles et immatures que je m’en fiche. Je n’arrive pas à les juger plus sympathiquement. »

    Nastia soupira, se passa une main dans ses épais cheveux bruns, but une longue gorgée de café, puis reporta ses yeux clairs sur ceux marrons de Daël : « Mais ne parlons plus de tout ça. Et toi alors, comment se passe tes études de lettres ? Cela-t-a-t-il éclairé dans la voie dans laquelle tu aimerais t’engager ? » Et elle ne posait pas ces questions par pure politesse, non, elle aimerait réellement savoir. Elle était vraiment intéressée par ce que Daël aurait à lui raconter et par lui tout court.
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MessageSujet: Re: Café & nervosité [PV]   Sam 8 Aoû - 19:56


« Vu les probabilités pour qu'on se croise à nouveau par hasard, il vaudrait peut-être mieux que la prochaine fois, on se donne rendez-vous. » Remarqua-t-il avec la simplicité qui le caractérisait. Il était évident qu'il parlait sans aucune arrière pensée. Il avait dit ça simplement parce que connaissant l'était général des finances des Orwell, il voulait lui payer à son tour à boire un de ces quatre, tout simplement : un juste retour des choses quoi. Bon, après, il était vrai que les lettres qu'ils avaient échangé avait aussi permis à Daël de mieux apprécier la personnalité de Nasira. En dehors de son côté très expansif et très voyant, c'était aussi quelqu'un d'aimant et d'attaché à ses amis et à sa famille, et ça, c'était quelque chose qu'il appréciait sincèrement.

« Ce n'est pas grave que tu fasses seulement des photos pour les magasines, non ? Je veux dire, les mannequins des podiums, souvent, elles sont vraiment maigres, ce n'est pas très beau. » Cela dit, vu que ce qui comptait c'était de gagner de l'argent (c'est ce qu'il comprenait de ses paroles), il supposait qu'elle ne s'offusquait pas plus que ça de ce qu'on lui proposait. Cela dit, il avait vu quelques photos qui sans être déshabillées étaient un peu… suggestive. Enfin, après, il avait rarement vu des photos de mode qui ne le soit pas un peu, c'était sensé faire rêver et les cols roulés n'étaient pas vraiment ce qu'il y avait de plus répandu (surtout que Nasira avait commencé cette carrière avant l'hiver hein!). Après, il se garderait bien d'émettre le moindre avis sur la question, il était certain que Nasira savait gérer sa barque. « C'est bien une école de maquillage, je ne trouve pas ça superficiel. Après tout, tu vas consacrer ton temps à rendre les autres plus beaux, non ? Il paraît même que le maquillage aurait des effets déstressant, c'est ce que j'ai lu dans une revue il y a quelques temps. » Mais il serait bien en peine de dire laquelle, peut-être une qui appartenait à sa sœur.

« Essaie juste de faire comme si elles n'étaient pas là. Demande à Linwood, elle est très douée pour occulter ce qui la dérange, elle pourra te dire comment elle fait. » Il avait toujours trouvé le stoïcisme de leur amie commune assez perturbant car Linwood en était arrivé à un point où elle pouvait même se prendre des coups et passer son chemin l'air de rien la seconde suivante. Enfin, maintenant, elle devait avoir moins de problèmes. Terence n'était plus à l'école, Connor était revenu et les professeurs étaient devenus très vigilants sur les questions de harcèlement. C'est qu'il y a des limites dans l'auto-gestion que des adolescents peuvent avoir. Certes le système des maisons encourageaient à l'indépendance, mais dans le cas de Linwood, il était clair qu'il avait manqué un maillon qui aurait pu permettre d'éviter ce qui lui était arrivé. Daël regrettait de ne pas avoir été là pour l'aider, après tout, il n'avait pas été champion. Enfin bon, il n'en avait quand même pas fait un drame comme Connor, lui, il avait failli tout casser à Dursmtrang.

« En fait, non, je ne sais toujours pas. Mais j'aime bien les études de lettres, c'est sympa. Et puis ça change de Poudlard. Je me dis que je finirais bien par avoir une illumination un jour. » Il haussa les épaules, ça ne le stressait pas le moins du monde tout ça.

« Sinon tu as des nouvelles de Poudlard ? Je ne te l'ai pas dit avant, mais je suis désolé pour Lana. C'est ma faute si elle a retrouvé ta sœur... » Le jour où il avait croisé Lana dans les couloirs, il avait vraiment cru se retrouver face à Alice et il n'avait pas caché son étonnement de trouver là la sœur de Nasira alors qu'elle n'avait pas l'âge pour faire parti de la délégation. Puis de fil en aiguille il avait compris que ce n'était pas Alice mais qu'il y avait forcément un lien entre les deux sorcières, et ensuite Lana était partie pour Poudlard. Les deux jeunes gens n'en avaient pas parlé jusqu'ici parce qu'ils avaient surtout parlé de leur départ du système scolaire ou de l'accident de Linwood, mais finalement Lana était peu venue dans la conversation. Cela faisait pourtant longtemps que Daël voulait s'excuser.
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MessageSujet: Re: Café & nervosité [PV]   Ven 14 Aoû - 20:12

    Les Orwell n’avaient pas de chouette mais ils s’étaient toujours débrouillés pour réussir à envoyer des lettres. Ils demandaient aux animaux de rester et d’attendre un peu et ils parvenaient ainsi à communiquer. Ainsi, après hoché la tête pour approuver l’idée de Daël, car il était vrai qu’elle ne risquait pas de le recroiser par hasard de sitôt, Nasira lui répondit : « Tu m’enverras un hibou quand tu le souhaites. » Une minuscule partie s’était enthousiasmé lorsque le jeune homme parla de rendez vous mais Nasty fit rapidement taire, puis ignora cette voix ridicule. Elle n’était pas attirée par Daël, pas plus qu’elle ne l’était par un joli garçon. Elle l’appréciait mais cela s’arrêtait là. Le seul homme qu’elle aimait de façon inconditionnel, et cela se cantonnait à lui et serait toujours le cas, c’était son frère Mattew. Et à la rigueur son père. Personne d’autre. Nasira pensait fermement que le seul véritable amour était celui que l’on réservait pour sa famille, la famille que l’on se choisissait.

    Daël la lança ensuite sur le métier qu’elle exerçait actuellement afin de payer ses études mais également pour ramener de l’argent à sa famille. Ce n’était d’ailleurs pas parce qu’elle continuait sa scolarité qu’elle arrêterait de travailler. Elle cesserait sans doute d’être mannequin mais serait peut-être serveuse à mi temps et continuerait les babys sitting. Elle voulait sortir de la misère sa famille. « Non, je gagne suffisamment avec ce que je fais. C’est suffisant. » Elle eut un sourire. « Effectivement, des personnes aussi maigres ce n’est pas beau. Et en plus, je n’aime pas le canon de beauté que ça fais véhiculer. » Nasty releva le menton avec une lueur de fierté dans les yeux : « Il faut être fier de comment on est fait, peut importe qu’on soit maigrichon ou pulpeuse comme moi. Essayer de ressembler à qui que ce soit, surtout à des filles pour la plupart anorexiques ce n’est pas très sain. »

    Un sourire s’afficha sur le visage de la belle brune lorsque Daël révéla qu’il ne trouvait pas superficiel une école de maquillage je suis contente que tu approuves mon choix chéri. Pour elle beaucoup de choses étaient superficielles dans la vie. Peu lui suffisait : un toit sur la tête, un bon lit, de la chaleur, un bout à manger et sa famille à ses côtés. C’était tout. Une vision modeste mais nécessaire, et suffisante pour elle. D’ailleurs, ce n’était pas pour rien que Nasira s’était réfugiée dans ce monde mais c’était bien pour échapper à son quotidien. Se cacher sous une image de fille qui ne s’intéressait qu’à la mode et au maquillage, qu’à la beauté. C’était son masque, sa carapace. « Si tu le dis. » répondit-elle simplement avant de sourire plus largement à ce qu’il disait. « C’est beau ce que toi tu dis. Je commence à comprendre pourquoi tu t’es engagé dans des études littéraires. Mais je ne savais pas en tout cas pour les vertus déstressantes. Mais je le comprends. Se maquiller, se sublimer, se concentrer sur ça et pas sur des pensées plus sombres…Cela peut sans doute te permettre de t’évader l’espace d'un instant. Et puis en dehors de te rendre plus beau, ça met en valeur les trésors que tu cachais enfouis en toi. Du moins c’est comme ça que je le voie. » Une lueur de passion brillait dans ses yeux clairs. Mais après tout, Nasira ne se serait jamais engagée dans cette voie là si elle n’était pas passionnée par le sujet. « Je ne savais pas que tu lisais des magazines destinés aux filles, Rosenberg. C’est…surprenant. Rassure moi toute de suite…Tu n’es pas gay j’espère ?? » finit-elle par déclarer d’un ton taquin.

    Nastia évoqua également ses collègues de travail qui sans être véritablement imbuvables étaient difficiles à supporter. Son ancien camarade lui conseilla d’adopter le même comportement que sa meilleure amie Linwood à savoir être stoïque, garder son calme et ne rien faire. « Je ne suis pas Linwood, ne le serais jamais. Etre comme elle a été face à ceux qui se moquaient d’elle n’est pas dans mon caractère. Je suis trop spontanée pour ça. Rester stoïque, ne pas bouger, ce n’est pas moi. Oh, bien évidemment je trouve que la conduite de Wood a été relativement exemplaire mais je serais bien en peine de l'imiter. » Nasira avait été élevée à la dure après tout. La loi du plus fort gouvernait. Alors si on l’attaquait, si elle se sentait en danger, elle répliquait. Et si des gloussements et des regards de condescendance posés sur elle ne pouvaient être réellement considérés comme des ‘attaques’, elle n’aimait pas pour autant cela. Et peut importe à quel point elle essayait de se contenir, un jour elle exploserait. Elle n’était tout simplement pas faite pour ignorer. « Mais ne t’inquiète pas, cette situation n’est que temporaire. Dans un an, ces filles ne seront plus qu’un mauvais souvenir. » Nul doute qu’elle rencontrerait d’autres cruches et autres garces mais il fallait de tout pour faire un monde après tout.

    Mais ils en vinrent bientôt à parler des études que faisait le jeune homme dans les lettres. Nasira aurait bien aimé avoir le même flegme si jamais elle n’aurait pas trouvé de métier qui lui plaisait. Malheureusement, gagner de l’argent était devenu une question de survie. « C’est une filière dans laquelle tu vois ton avenir ? Parce que le métier précis, ce n’est pas si grave. » Elle haussa les épaules. « Comme tu dis, ça viendra plus tard. » Elle lui sourit de manière encourageante.

    Seulement, ce sourire, rayonnant, si caractéristique de Nasira, disparut de son visage aussitôt qu’elle entendit les paroles de Daël. Son cerveau s’engourdit. Elle reposa son café. Son regard se fit plus noir, plus froid. Une voix répétait dans sa tête qu’elle ne devait pas en vouloir à Daël, que ça pourrait arriver à n’importe qui mais elle ne se sentait pas prête à l’entendre. La première question du jeune homme lui était totalement passée au dessus, envolée par la révélation qu’il venait de lui faire. Elle avait subitement envie de partir de ce lieu, de s’éloigner de celui qui avait fait que la sœur jumelle d’Alice avait débarqué dans leurs vies.

    Elle se força à se calmer. A regarder le visage de Daël. A se dire que, bizarrement pour elle, elle avait confiance en lui. Qu’il avait été son confident pendant près d’un an. Elle se força à se concentrer à respirer, à détendre son corps.

    Elle parvint à le regarder de nouveau et réussit à sortir, quelques minutes après un silence de plomb, d’une voix plus acerbe qu’elle ne l’aurait voulu : « On peut dire que c’est ta faute, oui. Mais en même temps, tu n’aurais pas pu prévoir qu’elle allait faire ce qu’elle a fait. Qu’elle allait partir étudier à Poudlard, qu’elle allait essayer de s’immiscer dans nos vies parce que selon elle, elle en a parfaitement le droit. Parce qu’elle est de sang, la seule famille d’Alice. » Elle cracha ses dernières paroles, le regard très noir, le poing serré. Micah, Mattew, leurs parents et elle, c’était eux la véritable famille d’Alice. Pas cette petite bourge qui sous prétexte qu’elle avait toujours eu tout ce qu’elle voulait, s’incrustait dans leur vie en réclamant un lien familial qui était déjà pris.

    « Tu sais ce qu’elle a fait quand elle a vu qu’Alice ne l’acceptait pas ? Elle a essayé de l’imiter cette pathétique petite riche ! Imiter Alice ! Comme si, nous, sa famille, ou ses amis allaient s’y laisser prendre ! Ridicule ! » Si Daël n’avait pas déjà gratté le vernis à la surface de la carapace de Nasira, il aurait été fort étonné de l’entendre parler ainsi. Elle ne laissait pas échappé souvent ses sentiments sur la situation. Mais l’une des lettres qu’elle lui avait envoyé, c’était après le choc d’avoir découvert qu’Alice avait une sœur biologique. Nasira lui avait dit qu’en dehors de la colère qu’elle ressentait vis-à-vis de cette fille qui voulait faire partie de la vie d’Alice à tout prix, qu’elle soit d’accord ou non, elle avait surtout peur. Peur que sa petite sœur les abandonne. Peur qu’elle ne choisisse à une vie pauvre une vie loin des soucis matériels. Nastia savait qu’Alice n’était pas comme ça bien évidemment mais elle avait peur. Et elle avait encore peur maintenant, dans ce café, alors qu’elle avait la tête baissée, le regard plus noir que jamais, aussi noir que son café, qu’elle était assise face à celui qui avait permis à Lana de savoir qu’elle avait une sœur jumelle en Angleterre.
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MessageSujet: Re: Café & nervosité [PV]   Mer 26 Aoû - 17:56

    Daël hocha la tête en signe d'approbation, il lui enverrait un hibou à l'occasion. Pas tout de suite hein, parce que après aujourd'hui, ils n'auraient peut-être pas nécessité à se revoir trop vite (Daël et son grand sens de la conversation). Il passa donc directement au sujet de conversation suivant, soit le travail de Nasira et les canons de beauté standardisés par les magasines. C'est surtout ce dernier point qui fit répondre le brun car il n'avait rien eu de spécial à ajouter avant ça. « Les filles qui veulent absolument être maigres comme certains mannequins n'ont probablement jamais connu ce qu'est la faim. Non que j'y connaisse grand-chose moi-même mais il ne me viendrait pas à l'esprit de m'affamer pour perdre deux ou trois kilos. » Après, il était un homme, c'était sûrement un peu différent. Il n'en trouvait pas moins idiot de s'user la santé à vouloir être maigre si ce n'était pas dans sa nature. Non qu'il prône l'obésité non plus, mais comme dans tout, il fallait connaître la juste mesure. « Comme tu le dis, ce n'est pas sain. » Confirma-t-il.

    « J'aime les mots. Surprenant, hein ? » Mi-figue, mi-raisin, il sourit à son ex camarade avec humour. Il était vrai qu'il avait du mal avec les conversations, mais il se débrouillait bien à l'écrit. Il lui avait prouvé lors de leurs échanges quand il était à Durmstrang pour la coupe des trois sorciers. C'était pour ça qu'il avait choisi des études de lettres, il se sentait plus à l'aise dans l'univers clôt et silencieux des livres.

    « Je crois que c'est plus scientifique que ça. Se passer des crèmes sur le visage c'est comme un massage et cela stimule des glandes qui fabriquent des endorphines. Quelque chose comme ça, je ne me souviens pas très bien. Et je lis parfois les magasines de ma sœur figure-toi ma chère Orwell. Il faut bien que je me renseigne sur les filles puisqu'elles m'intimident. » Sur quoi, il avala une gorgée de café comme pour prouver ce qu'il était en train de dire… quand bien même Nasira l'intimida bien moins depuis qu'elle s'était ouverte à lui. Il la trouvait plus humaine, moins exubérante aussi, bref, il se sentait capable d'éprouver de l'empathie pour elle. Ce qui n'était pas une mince affaire quand il s'agissait d'une fille aussi énergique que la belle brune.

    « Exemplaire, je ne sais pas, regarde où ça l'a mené. Mais vous vous complétez bien grâce à vos différences. » Remarqua l'ex lion au sujet des deux amies de Poufsouffle, non sans penser à l'incident avec Terence qui avait manqué de peu de virer au drame. Cela avait même été le déclencheur des lettres de Nasira qui avait eu du mal à se remettre du choc. Il faut dire qu'elle en savait peut-être encore moins que Daël sur le harcèlement que subissait la préfète des jaunes et noirs. La rouquine avait trop peur d'impliquer des jeunes filles. Cela étant dit, Daël n'aurait jamais soupçonné que cela tourne ainsi. Il laissa ses pensées voguer sur ce sujet tandis que Nasira lui assurait que supporter ses camarades mannequins n'était que temporaire. Il était vrai qu'elle serait plus au calme dans son école. « Tant mieux. » Fit-il alors simplement.

    Quant à son avenir… « Je ne me projette pas du tout dans l'avenir, j'attends l'illumination. » Et en attendant il faisait un truc qui lui plaisait. Cela paraissait être un bon plan, au moins sur le papier.

    Un meilleur plan que d'amener le sujet de Lana sur le tapis. Mais il n'avait pas compris tout de suite ce que la jeune fille avait fait. Au début, il avait cru qu'il ne la voyait plus parce qu'elle était plus jeune, tout comme il ne l'avait pas remarqué au tout début. C'était plus tard, par une lettre de Nasira, qu'il avait appris ce qu'elle avait fait. Il s'en était voulu, mais il ne l'avait pas fait exprès ! Il avait sincèrement cru voir Alice ! N'étant pas un proche de la jeune serdaigle, il était très facile de tomber dans le panneau. Elles étaient de vraies jumelles, ça ne faisait aucun doute.

    « Non… Je ne pensais pas qu'elle ferait ça. Et je croyais vraiment qu'elle était Alice quand je l'ai vu au début. Je ne connais pas beaucoup ta sœur tu comprends... » Il cherchait à se justifier car il était embarrassé d'être la cause du tourment de la jeune femme. Il n'avait pas voulu lui faire de la peine, jamais. Même à l'époque où il la fuyait, ça n'avait pas été dans ses intentions ! Et en apprenant ce que Lana avait fait une fois à Poudlard, il soupira profondément. C'est qu'elle ne manquait pas de ressource cette petite, mais Poudlard était un internat, ça avait peu de chance de fonctionner. « Et bien… pour vous, c'est évident que vous ne pouviez pas être dupe. Mais tu sais ce qu'elle est venue chercher exactement ? Si Alice ne veut pas jouer au jeu des retrouvailles, elle aurait peut-être du retourner à Durmstrang. » Mais ça aurait été trop facile, Lana devait avoir de la suite dans les idées.
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MessageSujet: Re: Café & nervosité [PV]   Ven 4 Déc - 12:18

    Nasira eut un regard teinté d'une certaine gravité à la réponse de Daël. Elle avait connu la faim de nombreuses fois et c'était probablement la pire situation dans laquelle elle s'était retrouvée. Elle supportait facilement le froid, la dureté du couchage sur lequel elle dormait, les rues crasseuses et mal fréquentées de son quartier, les regards lascifs qu'on lui lançait : mais la faim...la faim tordait son estomac, le torturer, la laisser souffrir pendant des heures et se satisfaire d'un vieux bout de pain dur. La faim était la pire. « Tu as raison. Et j'ai beau ne pas aimer l'image qu'elles véhiculent, je ne leur souhaite pas de connaître la vraie sensation de faim. Mais il est vrai que si tout le monde avait connu la faim, le canon de beauté serait différent. D'ailleurs, j'avais lu quelque part que c'était le cas à la période médiévale. » Forcément, quand le monde subissait la famine, les personnes en surpoids n'étaient pas pointés du doigt comme il l'étaient aujourd'hui. Et la norme n'était pas une fille aussi fine qu'une aiguille.

    « Je l'avais bien remarqué lors de notre correspondance. » Elle sourit, l’œil brillant. Elle avait d'ailleurs été quelque peu honteuse de son style qui était loin d'être aussi beau et littéraire que celui de l'ancien Gryffondor.

    « Oh. Je trouve ça triste les explications de la science, cela retire toute la magie. » Avouons le, il était plus beau de dire que le maquillage permettait de se sentir mieux dans sa peau en vainquant les complexes que revenir à une simple question de science, de glandes et d'elle ne savait pas quoi.

    Nasty éclata ensuite de rire en entendant la raison qu'évoqua Daël qui excusait sa lecture de magazines féminins. D'un rire léger, aussi clair que ses yeux où pétillaient des étoiles. « La plupart des filles intimidantes le sont simplement car elles ont au fond d'elle un problème de confiance en elles et paraître plus assurées qu'elle ne le sont en réalité est leur solution. Souviens toi de ça. » Elle même ne se considérait pas comme très intimidante, même si elle le laissait paraître. Il suffisait simplement de briser sa carapace et ses divers masques pour le savoir.

    Elle haussa les épaules. « Je ne sais pas, sans doute parce que c'est Wood, j'ai toujours admiré sa capacité à tout encaisser. Et s'énerver tout le temps n'est pas vraiment une solution. » C'était une ligne sur laquelle elle jouait beaucoup. Se mettre en colère, rejeter ses longs cheveux bruns en arrière, relever la tête et ses yeux lançant des éclairs. En plus de sa grande gueule, elle avait du charisme ce qui conduisait à ce qu'on la laisse tranquille la majeure partie du temps. Mais c'était sa manière de se défendre et elle n'était pas sûre d'avoir une force physique suffisante si on surpassait cela (elle avait failli être attaquée quand elle était jeune après tout et elle s'était senti très faible ce jour là). « Mais tu as raison, ces différences font notre complémentarité et qu'elle est à mes yeux aussi précieuse qu'Alice. » Linwood avait été toujours sa seconde sœur, depuis le moment où elles s'étaient rencontrées.

    La jeune brune ne répondit rien au sujet de l'avenir professionnel de Daël. Elle ne pouvait comprendre, et ne le comprendrait certainement jamais. Savoir ce qu'elle ferait pour gagner sa vie (légalement) avait toujours représenter un certain souci pour elle, c'était une question de survie après tout.

    La certaine complicité qui s'était installée entre les deux jeunes gens cessa lorsque le sujet de Lana vint sur le tapis. Une certaine froideur s'installa. Nasira devint cette partie d'elle même qu'elle ne montrait pas souvent, une Nasira qui avait la colère froide, la voix amère, le visage impassible. Se montrer insensible était son masque lorsqu'elle avait si peur qu'elle avait envie de se frapper. Elle était plus forte que cela, elle était plus forte que sa peur. « Je comprends. Je ne sais même pas si Connor aurait fait la différence et pourtant c'est mon meilleur ami. » Elle n'en était pas ravie, mais elle comprenait. Il était indéniable que Lana et Alice étaient des jumelles monozygotes. Quand on n'était pas vraiment proche d'Alice, on ne voyait aucune différences. « Elle est venue revendiquer son lien de sang avec Alice. Et comme elle a toujours eu ce qu'elle voulait, je ne suis pas persuadée qu'elle abandonnera. Elle est venue à Poudlard car elle avait la certitude que cela serait facile. Même si ça ne l'est pas finalement, j'ai l'impression qu'elle est plutôt bornée et qu'elle n'en restera pas là. Elle restera jusqu'à ce qu'Alice l'accepte et devienne une vraie sœur. » Et si Alice l'acceptait finalement que se passerait-il ? Se rendait-elle compte que Nasira est une piètre sœur comparé à Lana ? La préférerait-elle ? Qu'elle serait la place de la jeune fille dans cette relation ? C'était toutes ces questions qui pourchassaient Nastia et rendait sombre son regard dont elle arrivait habituellement à contrôler l'humeur.
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MessageSujet: Re: Café & nervosité [PV]   Mar 2 Fév - 17:54

« En effet, dans certains autres pays aussi les canons de beauté sont différents. L'obsession de la minceur est très propre aux pays qui surconsomment. » Daël ne connaissait pas forcément les aléas de la vie de Nasira, pas assez en tout cas pour s'en imaginer les extrêmes, mais il en savait assez pour se douter que la surconsommation n'était pas un problème dans sa famille. Mattew, Nasira, Alice et Micah ne roulaient pas sur l'or, bien au contraire, tout le monde à Poudlard le savait… en partie à cause d'Elena, une fille de Serdaigle qui avait pris Alice en grippe pour on ne sait trop quelle raison.

Il sourit à la remarque suivante sur ses talents avec les mots, mais n'ajouta rien de plus, cela aurait fini par paraître prétentieux. Quant au manque de magie de la science, il se contenta d'un petit sourire ponctué d'un : « Oh, moi j'aime bien, je trouve ça rassurant. Même la magie s'explique et s'apprend après tout. » Ils étaient bien placés pour le savoir vu qu'ils étaient des sorciers.

« Je note. » Mais il aurait quand même toujours un problème avec les filles intimidantes, et même si Nasira ne semblait pas en avoir conscience, elle entrait dans cette catégorie… comme la plupart de ses copines, Wood exceptée. Mais personne au monde ne pouvait trouver la rouquine intimidante, elle était trop souvent dans le rôle de la victime pour ça ! Notez que, du coup, Daël en venait à se dire que ça aurait été mieux si elle avait été plus comme Nasira sur certains points, certes il lui aurait parlé moins facilement mais sa vie aurait été plus facile. Sauf qu'elle n'aurait plus vraiment été Wood, et qu'elle n'aurait peut-être même pas été amie avec Nasira… bref, avec des si, on mettrait Londres en bouteille pas vrai ?

« Dans son cas, c'est plus une mauvaise habitude qu'un trait de caractère. Cela dit, tu as toujours été là pour l'aider. Et Connor aussi. » Sauf quand Connor était à Durmstrang. Daël en voulait encore un peu au Serpentard, surtout que pendant ce temps là, il se prenait du bon temps avec une fille de là-bas cet idiot. Mais il ne savait pas ce que Nasira savait à ce sujet exactement, alors il préféra ne pas l'évoquer plus avant. Une chose était certaine, Linwood ne savait rien, et c'était très bien comme ça. Après tout ce qu'elle avait vécu pendant que les membres de la délégation étaient partis, elle méritait un peu de calme.

De toute manière, même s'il avait voulu aller plus avant, il n'aurait pas pu car il avait des excuses à présenter. Il sentit l'atmosphère se refroidir mais lui-même resta parfaitement neutre bien qu'intérieurement il soit très ennuyé. « Même si Alice venait à l'accepter, elle ne l'a pas connu pendant la majeure partie de sa vie. C'est toi qui était là pour ses premiers pas à l'école, ses premières colères et tout le reste… Tu es sa grande sœur. Lana peut revendiquer autant qu'elle le souhaite, ça ne changera jamais cette réalité toute simple. » Même si ses paroles sonnaient comme voulant juste être rassurantes, il pensait ce qu'il disait. On ne construisait pas une relation juste sur une relation de sang. Evidemment, il ne pouvait pas pour autant affirmer que Lana ne serait jamais la sœur dans tous les sens du terme d'Alice, mais ça n'enlèverait pas sa place à Nasira… pas comme il se doutait qu'elle le croyait, car cette froideur qu'il sentait, ça ne pouvait être que de la peur. Il en savait quelque chose, lui qui vivait dans une coquille par peur d'être approché.
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MessageSujet: Re: Café & nervosité [PV]   Ven 29 Avr - 15:42

Nasira n’ajouta rien sur l’obsession de la minceur qui existait dans la majorité des pays développés. Daël avait juste, dans ces pays où l’on surconsommait, la norme était à la maigreur extrême. C’était bien dommage mais on n’y pouvait pas grand-chose. Nasira elle-même profitait du système. En effet, elle était bien trop plantureuse pour les standards mais sa taille fine et ses yeux clairs sur un teint d’indienne, c’était le combo ultime. Elle n’avait pas à courir après les contrats.

« Peut-être…Heureusement que cela s’apprend, sinon personne ne contrôlerait ses pouvoirs. » Et le contrôle était nécessaire, sinon, cela ferait bien longtemps que les moldus auraient jetés les sorciers sur des buchers par peur de l’inconnu. D’ailleurs, même si la jeune fille n’avait pas choisie une voie dans le monde de la magie, elle avait été vraiment ravie d’avoir effectué sa scolarité à Poudlard. Pour quelqu’un de pauvre, l’école était en effet un vrai rêve. Nasira l’avait connue et cela avait renforcé sa détermination. Elle ne voulait plus d’une vie de misère, elle n’en voulait pas pour sa famille. Ce qui la menait aujourd’hui était de les sortir de là. Qu’ils s’en sortent tous ensemble, comme la famille soudée qu’ils étaient.

Apparemment, Nastia était une fille assez intimidante. Ce n’était pas forcément faux, mais c’était parce qu’elle s’était forgée assez rapidement une carapace et un sacré caractère. Quand vous êtes obligés de voler pour survivre, que vous échapper à un viol, à des coups, vous apprenez à ne plus vous laisser faire. Cette assurance, l’ancienne jaune et noire était obligée de l’avoir. Pour ne montrer sa peur, et le fait qu’au fond, elle n’était qu’une gamine qui voulait juste être une fille normale. Mais en réalité, elle se voyait toujours comme la pouilleuse, la sale indienne dans une famille de voleurs. Sa confiance en elle c’était un mélange de vrai et d’écran de fumée. C’était pour cela qu’elle le précisait à Daël, peut-être dans le but inconscient de lui souffler qu’elle était accessible.

« Ce n’est faux. Mais je ne me vois pas la juger pour cela. » Elle était loin d’être un modèle, après tout. « Connor…Cela me fait toujours un peu bizarre qu’ils soient ensemble. Mes deux meilleurs amis, en couple…Surtout que j’ai recueilli les confidences de Wood sur lui pendant un moment.  En tout cas, Connor est bon pour elle et Linwood l’apaise. » Elle sourit doucement. Nasira était probablement le fan numéro 1 de son couple d’amis.

Puis, Daël lui avoua qu’il était la cause de l’arrivée de Lana dans la vie de sa famille. Alors que Nasty était ouverte et joyeuse, elle se renferma aussitôt. Ce n’était pas forcément contre le jeune homme, mais il avait touché une corde très sensible. « Je l’espère…Et c’est ce que je pense aussi mais bon, on ne sait jamais…Le lien entre jumelles est tellement fort… » Elle soupira puis finit sa boisson, dans ses pensées. En regardant sa montre, elle se souvint de son rendez-vous et se leva brusquement en remettant son manteau. « Désolée, il faut que j’y aille, c’est le boulot. » Elle prit son sac et alors qu’elle allait partir, lui lança, avec un timide sourire : « Merci de m’avoir dit la vérité. Cela compte pour moi. J’espère qu’on se reverra un jour. » Après une hésitation, elle lui planta un bisou sur la joue puis disparut dans la foule du café afin de rejoindre le photographe qui, elle l’espérait, ne serait pas trop en colère à cause de son petit retard.

[TOPIC TERMINE POUR NASIRA]
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