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 [ Terminé ] Non, je ne suis pas cinglé (quoique) [ PV ]

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MessageSujet: [ Terminé ] Non, je ne suis pas cinglé (quoique) [ PV ]   Lun 31 Aoû - 15:33

Non, je ne suis pas cinglé (quoique)
« So open up my eyes, tell me I'm alive. This is never gonna go our way if I'm gonna have to guess what's on your mind. Say something, say something,
something like you love me. Less you wanna move away from the noise of this place. » Emi Burton ©



La vie de Maximilien n'était pas un long fleuve tranquille, dernièrement. Et non, il ne s'agissait pas simplement du grand brun un peu étrange qui l'avait perdu dans les dédales du Ministère de la Magie. Comme bien souvent ces dernières années, l'intégralité du problème pouvait être résumé à l'aide d'un seul mot: McCornick.

Après des mois passés à penser qu’Ava ne le voyait pas ‘comme ça’, et que ça n’était pas près de changer, il commençait à revoir son jugement. Il avait été tellement sûr que toute cette histoire avec Tyler avait été la manière subtile de l’ancienne préfète de lui faire comprendre qu’elle ne voulait pas de lui, ni de sa jalousie… Alors que ladite affaire lui avait, lui, fait réaliser qu’il ne souhaitait pas que McCornick sorte avec un sombre imbécile… Si ce n’est lui. Mais il y avait eu cette danse, une semaine plus tôt, et les paroles qu’ils avaient échangé auparavant. Elle avait dansé avec lui, et elle avait rougi à son compliment maladroit… Elle n’aimait pas Hanna, et elle ne tenait pas à lui présenter d’autres filles afin qu’il continue à ne voir qu’elle… Il avait voulu l’embrasser là, pendant le slow. Leurs visages étaient si proches, et le moment semblait tellement parfait. Mais, et s’il avait tort sur toute la ligne ? Si elle le repoussait ? Si elle était horrifiée par son comportement et ne voulait plus jamais être son amie ? Si il avait mal interprété les signes et qu'il ne s'agissait pour elle que d'une simple amitié ? Maximilien réfléchissait trop, et ça avait toujours été un problème. Les éventualités se multiplièrent dans sa tête à une vitesse vertigineuse, la panique s'emparant rapidement de lui. Il avait été à deux doigts de planter Ava sur la piste et d'aller fuir dans un couloir silencieux pour essayer de retrouver un minimum de sang-froid. Seule la perspective de passer pour un taré fini doublé d'un fou furieux lui avait permis de continuer à danser - relativement - calmement, une main posée sur la hanche d'Ava et l'autre, légèrement crispée, tenant sa main.

Le soir, il était rentré chez lui et s’était maudit de tous les noms. C’était l’occasion, il aurait pu lui dire, lui parler… A la place, il s’était défilé. Il n’avait jamais prétendu avoir le courage d’un Gryffondor, mais là, ce n’était vraiment pas glorieux. Qu’à cela ne tienne, il lui faudrait trouver l’opportunité idéale à nouveau, chasser toutes ses pensées intempestives de son esprit, prendre son courage à deux mains, et inviter Ava à sortir avec lui. Il sentait que ça allait être une de ces situations où l’expression « plus facile à dire qu’à faire » trouvait tout son sens. Et il n’imaginait même pas à quel point.

Lundi, il était arrivé au bureau d’Ava avec un grand sourire aux lèvres, était nonchalamment resté adossé contre l’embrasure de la porte et avait procédé à lui demander d'un air de plus en plus décomposé au fur et à mesure que les mots quittaient sa bouche : « Dis, McCornick ! Tu veux sortir avec moi… Pour aller, euh, dehors ? Pour la pause quoi, c'est l'heure du café, respirer un peu d'air frais... Enfin, tu vois. Voilà voilà. » Tragique. Il était bien parti pourtant ! Mais il avait fallu qu’il se débine au dernier moment, et qu’il lui sorte le pire méli-mélo de mots jamais entendu. Il croisait son regard et son cerveau semblait se transformer en gélatine. Le genre que sa mère achetait parfois, et qui prenait toute la place dans le frigo une fois sortie de sa boîte le réfrigérateur, un vrai problème chez les Bowman.

Mortifié mais bien décidé à ne pas baisser les bras aussi facilement, il avait pris son courage à deux mains lorsqu’il s’était retrouvé dans l’ascenseur avec Ava le lendemain. « Oh, Ava ! Je me demandais si… par hasard… Enfin, si ça te dit bien sûr… » Les portes s’étaient ouvertes au deuxième étage, et sous le regard interrogateur de l’ancienne Poufsouffle, Maximilien avait réalisé le pire bide de l’histoire de l’humanité :  « Si tu pourrais dire à Jimbo que je le cherche si jamais tu le vois avant moi. Bob voulait lui parler pour une histoire d’alpaga mal élevé. » Il lui avait adressé un sourire d’excuse devant le ridicule de la situation, et lorsque les portes de l’ascenseur s’étaient finalement fermées sur lui, il s’était –doucement il ne faudrait pas qu’il perde les derniers neurones restants – tapé la tête contre le mur sous le regard médusés des autres employés. Que Merlin lui vienne en aide.

Il lui avait fallu une journée entière pour se remettre de ce désastre-là. Il avait pensé à en parler à Aélys, lui demander son avis sur la question, mais s’était dégonflé en imaginant le sourire satisfait que lui adresserait sa meilleure amie. Elle adorait avoir raison. En outre, il faudrait qu’il lui raconte ce qui s’était produit ces deux derniers jours, et il n’était pas certain d’en être capable. Ça avait été bien assez terrible à traverser sur le moment, il n’avait pas besoin de le revivre en en faisant un récit détaillé à sa meilleure amie. Non, il s’en sortirait tout seul, comme un grand. Il ne pouvait pas faire pire de toute façon, si ?

Si.
Jeudi après-midi, après qu’Ava lui ait rendu une fière chandelle en l’aidant à terminer la partie juridique d’un rapport qu’il devait rédiger pour Bob toujours là, il lui avait adressé un sourire lumineux, avant de réaliser que le visage de la rouquine était sacrément près du sien. Son regard s’était attardé sur ses lèvres pendant un instant de trop, et c’est en le réalisant que son visage prit une délicate teinte rouge pivoine. Il se redressa brutalement, son genou heurtant la table au passage. « Je vais bien, je vais bien ! C’est juste… j’avais oublié… Une urgence ! » était-il parvenu à balbutier avant de tourner les talons et de filer se noyer dans les toilettes. Ou du moins, ça aurait été le plan si l’idée de trépasser entouré d’urinoirs en abandonnant sa petite-sœur et tous ses proches – dont la jolie rouquine devant laquelle il venait de se ridiculiser une fois de plus – ne lui avait pas été insoutenable. Elle devait le prendre pour un vrai taré maintenant. Un fou furieux, bon pour l’asile. C’était pathétique. La honte intergalactique. On ne devrait jamais le laisser parler. C’était décidé : il arrêtait de se mettre autant de pression avec tout ça. Si ça devait arriver, ça arriverait. En tout cas, il fallait qu’il se calme.

Quand Maximilien aperçut Ava dans l’Atrium le vendredi soir, alors qu’il s’apprêtait à quitter le Ministère, tout se passa très rapidement. Comme souvent lorsqu’il s’agissait de l’ancienne préfète de Poufsouffle, il réagit de manière spontanée. Il courut pour la rattraper, bousculant plusieurs personnages au passage et trébuchant sur Jimbo des parchemins qui traînaient. Ce n’est qu’une agilité dont il n’avait pas vraiment fait usage depuis qu’il avait arrêté le Quidditch qui lui permit de ne pas s’écraser lamentablement sur les briques froides de l’Atrium. Danger public. « Ava ! » Il arriva finalement à la hauteur de l’ancienne Poufsouffle même pas essoufflé Cool et lui adressa un sourire timide. « Tu veux prendre un verre ce soir ? Enfin, maintenant ? Tous les deux ? » proposa-t-il d’une traite, avant d’avoir le temps de se rétracter ou de bafouiller n’importe quoi. Il se tut, se contentant d’observer la jeune femme avec espoir. On applaudit, mesdames et messieurs ! Bon, ce n’était qu’un début, mais c’était déjà cent fois mieux que les tristes tentatives du début de semaine. Elle était une de ses amies les plus proches, et ils travaillaient ensemble, il n’y avait pas forcément quoi que ce soit de romantique dans cette proposition. Sauf peut-être le comportement étrange qu’avait eu Max’ toute la semaine qui a dit ‘plus étrange que d’habitude’ ? Qu’il se dénonce !, la solennité de sa question, ou simplement l’expression emplie d’incertitude qui était peinte sur son visage. Ce n'était pas une invitation à proprement parler, il en était conscient, mais s'il arrivait déjà à survivre à cette étape, il pourrait peut-être enfin réussir à lui parler normalement, comme il le faisait quand il n'y avait pas d'enjeux et qu'il se comportait en individu articulé et raisonné.



Dernière édition par Maximilien Bowman le Sam 21 Mai - 18:00, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [ Terminé ] Non, je ne suis pas cinglé (quoique) [ PV ]   Mer 2 Sep - 18:04

Non, je ne suis pas cinglé. (quoique)
Ava && Maximilien


McCornick && Bowman



Dans la tête d’Ava, en ce moment, cela ressemblait à un match de Quidditch, maintenu par temps de pluie, de neige, de froid, de tempête et de potentiels détraqueurs errants près des joueurs. Bien de trop près des joueurs. Depuis qu’elle avait quitté Maximilien le vendredi soir de la petite sauterie soirée organisée pour les nouveaux stagiaires, elle ne pensait plus qu’à lui. Et cela commençait à devenir inquiétant, surtout qu’en tant normal elle pensait beaucoup au blond, là, ce n’était même plus humain. Elle se levait Bowman, elle se lavait Bowman, elle mangeait Bowman, elle travaillait Bowman, elle parlait Bowman, elle rêvait même Bowman.

Quand elle l’avait quitté le soir de la fête et qu’elle était partie marché pour repenser à toute cette soirée, Ava s’était maudite. Plusieurs fois. Elle aurait pu faire n’importe quoi plutôt que de le laisser sur un simple au revoir, mais non, elle l’avait vraiment laissé en plan après un maigre baiser sur la joue, ridicule par rapport à tout ce qu’elle ressentait pour lui. Parce que pour la première fois depuis longtemps, elle avait eu envie de l’embrasser. Mais une vraie envie, pas un faible truc dont on se contente quand on est en manque d’affection et qu’on cherche qu’une histoire d’un soir. Non, là, elle s’était sentie poussée par une force inexplicable, sur la pointe de ses pieds étant trop petite m’voyez et comme par hasard, au moment où elle allait enfin poser ses lèvres sur celle de son ami, sa tête s’était orientée vers sa joue. Maigre consolation. Pour qui avait-elle due passer en plus ? Pour une idiote certainement. Comment pourrait-il ne pas avoir compris ses intentions alors ? Ava jugeait que cela avait été trop flagrant, elle l’éviterait donc dans la semaine, pour ne pas avoir à expliquer ce geste, plus que douteux.

Insupportable. C’était le mot qu’avait employé Raphaëlle, la sœur jumelle de la petite rouquine pour la qualifier, la semaine qui suivit cet incident et cette soirée. Toujours la tête dans la lune, et plus encore, Ava ne faisait absolument plus rien pour aider sa jumelle dans l’appartement qu’elles avaient toutes les deux. Elle disait sans arrêt qu’avec un coup de baguette magique, tout serait rangé, mais sa sœur s’exaspérait qu’elle ne le fasse jamais. Ce n’était pas pour râler que sa sœur lui demandait cela, mais il était vrai que ce n’était pas elle la sorcière, c’était quand même bien plus simple de ranger deux chambres, une cuisine, un salon et une salle de bain en prononçant une simple formule magique, non ? Ce n’était pas de sa faute à elle si elle n’avait pas eu de pouvoir magique, Ava pouvait bien y mettre un peu du sien. Non, au lieu de ça, elle laissait leur chat de race norvégienne, Oslo, quasiment mourir de faim et patauger dans sa litière dégueulasse sous prétexte que madame était amoureuse et qu’elle venait de tout gâcher. Raphaëlle détestait quand sa sœur agissait comme cela, parce que ça ne lui ressemblait pas. Elle n’était pas gnangnan et ne se traînait pas du matin au soir en temps normal. Décidant de prendre les choses, la rouquine moldue avait due secouer, littéralement, sa sœur pour qu’elle aille à son stage au ministère lundi. « Enfin Ava ! Debout, tu vas rater le début de ta journée là. Je sais que vous avez un moyen pour arriver plus vite où vous voulez, vous, les sorciers, le trasaplane ? le tranplasange ? non ? vraiment pas ? heum.. aucune idée. mais là il faut arrêter de déconner ! »

Le lundi alors, Ava était un vrai légume. Elle n’avait pas dormi de la nuit et ne c’était pas vraiment réveillée de la manière la plus douce qui soit grâce à sa charmante sœur. Elle n’avait pas envie d’aller au ministère, ce n’était pas si compliqué à comprendre. Surtout qu’elle avait un compte rendu à rendre comme son nom l’indique, sur les différentes lois applicables sur les procès des elfes de maison, à sa supérieure hiérarchique, et elle doutait vraiment de ce qu’elle avait fait. Alors bien sûr, elle n’aurait pas du tout au faire au dernier moment, comme elle en avait l’habitude, mais elle n’avait pas non plus vraiment fait d’efforts pour sortir Maximilien de sa tête et se concentrer sur ses études. Elle venait clairement de passé une matinée pourrie,  trier des papiers et rendre un devoir minable n’était en effet pas ce qu’on faisait de plus excitant au ministère. Surtout quand on voyait la rouquine dans son magnifique uniforme du département de la justice magique. Mais il fallu qu’elle voit son ami blond pour que sa journée s’illumine. Il était là, dans l’embrasure de la porte et il venait de lui demander… Quoi ? Elle n’avait même pas trop compris. Il était bizarre. D’un coup, il ne savait plus parler du tout, lui qui était quand même le roi de la répartie quand ils se taquinaient tous les deux. Cela avait du se voir sur son visage qu’elle ne comprit rien à sa demande vu la tête de Maximilien qu’elle eu en échange. Elle n’avait pas voulu le mettre mal à l’aise en levant ses sourcils avec un air d’incompréhension, mais là, il y avait le prendre pour un gars un peu dérangé. Que c’était-il passé en un week-end pour qu’il ne sache plus du tout lui parler ?

Le lendemain, mardi donc, pour ceux qui ne suivent pas, elle s’était retrouvée dans l’ascenseur avec lui. Elle se sentait tout de même beaucoup mieux que la veille, le voir lui aura sans doute fait énormément de bien. Sa sœur n’avait pas eu à lui hurler dessus le soir pour qu’elle se bouge en ce qui concernait leur chat et leur appartement, c’était donc qu’il y avait une amélioration, non ? Priant intérieurement pour que l’ascenseur ne tombe pas en panne, il n’y a que à Poudlard que ce genre de choses arrive deux fois de suite dans des moments tout à fait inopportuns de toute manière Ava fut une nouvelle fois surprise de la réaction de Maximilien. Franchement, elle aurait été prête à tout pour se retrouver dans sa tête, ou pouvoir lire ses pensées, à cet instant précis. Elle s’était attendue à ce qu’il lui demande une nouvelle fois de sortir, surtout avec la faible tentative de la veille, mais non. Juste non. Il avait fallu qu’il se précipite à lui lancer quelque chose sur Jimbo alors que les portes se fermaient rapidement. Elle ouvrit la bouche, ne sachant pas vraiment quoi lui répondre. « Hein ? » C’était tout ce qu’elle avait pu dire à l’ascenseur, une bonne minute après qu’il se soit refermé sur elle. D’une part, c’était le blond qui travaillait avec Jimbo, pas elle, si donc il ne le voyait pas, elle était encore moins susceptible de le croiser dans n’importe quel couloir. Et puis, pourquoi ? Juste pourquoi ? Il jouait les agences matrimoniales ou quoi ? Pourquoi trouver une excuse bidon pour rapprocher Ava et Jimbo comme ça ? Il voulait les mettre ensemble ? La petite rousse se posait bien de trop de questions. Déçue, elle ne prit même pas la peine de le retrouver à un autre moment de la journée. Elle voulait être avec Maximilien, pas avec Jimbo, c’était donc si difficile à comprendre que ça ?

Mercredi ? Rien, que dalle, nada, nothing, walou. Pas de Maximilien dans les parages. C’était de plus en plus bizarre tout ça.
Tellement, qu’elle n’avait même pas préféré s’attarder sur ce qui c’était passé le jeudi. Elle venait de l’aider à finir un de ses travaux, peut-être aurait-elle le droit à un verre en remerciement non ? Ou n’importe quoi, juste un merci, quoi, vraiment, n’importe quoi plutôt que ça. Il venait de se cogner le genou, assez brutalement. D’une part, elle s’était inquiété pour lui, ce qui était plus que normal pour elle, mais quand elle s’était approchée de lui, il s’était enfui. Elle ne comprenait pas, elle était plus que simplement perdue en fin de compte. Il ne voulait plus d’elle alors ? Ce n’était rien, elle avait juste voulue voir s’il allait bien, s’il ne s’était pas vraiment fait mal quelque part, et lui, il était parti sans vraiment demander son reste. Il ne voulait plus la voir ? Ava avait l’impression que dès qu’elle s’approchait de lui, il faisait tout pour l’éloigner. Cette semaine c’était le pompon.

« Oui. Oui je veux bien. » Elle s’était retournée vers lui, mais avait avant pris le temps de dire au revoir à un de ses camarades de stage beau, grand, athlète, brun aux yeux bleus, attention à toi Bowman si bien qu’elle l’avait fait patienter quelques secondes pour qu’il reprenne son souffle de sa course, qu’elle amour cette Ava. En ce vendredi soir, après sa journée de travail, Ava n’était pas été très avenante en répondant à la demande de Maximilien. Elle ne lui faisait pas la tête, mais elle ne comprenait pas à quoi il jouait, un jour voulant la voir et l’autre non. Elle ne savait plus sur quel pied danser, et cela se ressentait dans sa voie. Parce qu’elle ne se voyait pas non plus lui dire non pour sortir avec lui. Elle, elle avait envie de le voir, et si elle pouvait découvrir ce qu’il avait eu toute la semaine, c’était du bonus pour elle. « Tu m’emmènes ou Bowman ? » Retrouvant un peu un léger sourire, Ava attendit avec impatience la réponse de Maximilien. Elle ne savait pas du tout où il allait l’emmener, ni ce qu’il allait lui dire, mais dans le fond, elle prenait tout le temps qu’elle pouvait passer avec lui.

Rendus où le blond voulait l’emmener je te laisse choisir, je suis trop gentille., Ava ne put s’empêcher de demander. « Il s’est passé quoi cette semaine Maximilien ? » Et si elle venait de l’appeler par son prénom en entier, ce qu’elle ne faisait jamais, c’était qu’elle était sérieuse. Elle ne voulait lui mettre aucune pression, simplement répondre à toutes les questions qu’elle s’était posées dans la semaine, qui fut somme toute, vraiment particulière.
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MessageSujet: Re: [ Terminé ] Non, je ne suis pas cinglé (quoique) [ PV ]   Sam 5 Sep - 14:46


C'était parfaitement ridicule. Maximilien avait passé tout son week-end à travailler dans le petit café de Manchester où il avait été engagé durant l'été. Et s'il était incapable de se souvenir du visage du moindre client qu'il avait servi, il se rappelait en revanche parfaitement bien des quinze formulations différentes qu'il avait fignolées pendant ces deux jours pour inviter Ava à sortir avec lui. Il était censé être prêt. Il ne pouvait plus se permettre de douter, ou de perdre ses moyens comme ça avait été le cas dernièrement, et en particulier lors de la soirée avec les autres stagiaires. Il était incapable de supporter l'idée qu'un Tyler, ou autre spécimen grand/beau/musclé rayer la mention inutile se présente à elle avant qu'il n'ait au moins pu lui dire ce qu'il ressentait. Peut-être que ça n'était pas réciproque, mais si leur amitié était vraiment faite pour durer, alors ils pourraient le surmonter, n'est-ce pas ? Et si ça l'était... Si ça l'était, Merlin, ses entrailles semblaient faire de joyeux sauts périlleux rien qu'à cette idée.

Il s'était planté en beauté. Ratage le plus total, sur toute la ligne. Comme si les divagations malheureuses des deux premiers jours n'avaient pas suffi - il commençait à se dire que ne pas parler serait parfois préférable tout arrive -, il avait fallu qu'arrive jeudi. "Nope, rien à signaler Ava, c'est juste tes lèvres qui m'ont distrait pendant quinze, vingt minutes secondes maximum, on oublie tout !" Bah voyons. Il préférait encore passer pour un ahuri fini, sortir l'excuse de l'urgence et fuir aussi vite que ses jambes le lui permettaient c'est-à-dire très rapidement, si ça intéresse qui que ce soit. A ce stade, il ne savait même pas ce qu'Ava pouvait bien penser de lui. S'il avait récemment trouvé que la rouquine lui envoyait beaucoup de signaux contradictoires, c'était visiblement à son tour de se montrer quelque peu... incohérent. Mais ça n'était pas volontaire ! Il n'était juste vraiment pas doué pour ça.

Résigné à passer un nouveau week-end pathétique, à ressasser ses frasques récentes tandis qu'il essuyait les tasses de café qui n'avaient pas été cassées par l'autre employé Damon est-ce bien toi ?, voire rembobiner les mots qu'ils avaient échangé au cours de la soirée du Ministère dans l'espoir d'avoir manqué un signe, Maximilien se préparait à quitter l'Atrium sans grande conviction. Cependant, lorsqu'il posa les yeux sur une chevelure rousse qui lui était devenue bien familière depuis le temps, ses pieds - et son corps tout entier c'est toujours plus pratique - décidèrent vraisemblablement de se mouvoir de leur propre chef. Il bouscula plusieurs employés du Ministère, s'attirant des regards courroucés voire franchement offensés, mais n'y prêta pas la moindre attention, trop concentré pour ne pas perdre McCornick de vue. Son cœur battait à tout rompre dans sa poitrine. Il était tellement nerveux que dans un premier instant, il ne vit même pas qu'elle parlait déjà à quelqu'un. Bon ben c'est foutu, plus qu'à aller se noyer dans les toilettes, finalement ! Preuve qu'il était dans un état d'agitation tout particulier, Maximilien n'accorda pas un regard au jeune homme et enchaîna directement avec son invitation.

Pas de bafouillages ! Pas de meubles malmenés durant cette opération ! Il adressa un sourire ravi à son amie lorsqu'elle accepta de se joindre à lui pour un verre, ne pouvant s'empêcher de noter qu'elle n'était pas aussi engageante qu'elle pouvait l'être en temps normal. Néanmoins, avec ses idioties, ils n'avaient pas vraiment eu de conversation de la semaine, aussi supposait-il qu'il avait peut-être raté un épisode ? Non, l'idée que son comportement de fou furieux puisse provoquer ce genre de réaction ne lui vient pas à l'esprit. Il décida de ne pas se laisser démonter - mot d'ordre: pas de psychoses ! mais juste ce soir -, et ignora toutes voix contradictoires se pressant dans son esprit. « Cool ! » Il passa distraitement une main dans ses cheveux déjà en bataille, gardant toujours un sourire aux lèvres. « On pourra parler comme ça. » ajouta-t-il nonchalamment, réfléchissant déjà au bar où ils pourraient se poser. De fait, il n'avait rien prévu, mais il avait quand même des idées en tête puisque l'objectif de la semaine avait été d'inviter l'ancienne Poufsouffle à sortir avec lui.

« Londres, côté moldus ! » déclara-t-il avec aplomb. « Transplanage d'escorte, si ça te va ? » proposa-t-il en tendant la main à Ava, puisqu'il était celui connaissant leur destination non, ce n'était pas juste une excuse pour lui tenir la main. C'est faux ! Une fois la sensation d'avoir été écrabouillé et compressé sous une pelleteuse estompée - il commençait à regretter le métro londonien, pour le coup, il s'y sentait peut-être vaguement claustrophobe et agoraphobe, mais au moins il n'avait jamais le sentiment d'avoir laissé un sourcil derrière lui quoique -, il ouvrit les yeux sur une petite allée à proximité de Charing Cross Road, à l'abri des regards curieux des moldus. Réalisant qu'il tenait toujours la main d'Ava dans la sienne, il la relâcha prestement et se servit de sa main nouvellement libre pour indiquer la direction à prendre. « C'est par là ! » Il avait repéré le bar en question lors d'une sortie avec Aélys et Arthur, et avait gardé son emplacement en tête. Il ne connaissait pas bien la capitale à vrai dire, lui préférant Manchester les week-end et durant les vacances.

Le bar était petit mais accueillant, et offrait l'avantage de ne pas être trop bruyant, ce qui leur permettrait de pouvoir communiquer sans avoir à s'époumoner. "Quoi ? Non ils ne vendent pas de choucroute. Et puis franchement, est-ce bien le moment ? Non je n'ai pas de problèmes d'écoute !" Après avoir demandé à Ava ce qu'elle souhaitait boire - c'était l'occasion de commander autre chose que de la Bièraubeurre ou du jus de citrouille, pour une fois ! - , il disparut vers le comptoir. Un jeu de coudes efficace lui permit de récupérer rapidement leur commande, ce qui lui fit esquisser un sourire satisfait. Il revînt à la table, deux verres à la main et en posa délicatement un devant McCornick. Néanmoins, il perdit nettement de sa superbe devant la question que lui posa la rouquine. Il fixa son verre pendant quelques secondes, l'air de se demander s'il ne ferait pas mieux de le boire cul-sec, finalement. Il déglutit difficilement. « C-Cette semaine ? Comment ça ? » eût-il la bravoure (ou l'idiotie, au choix) de demander. La feinte ultime, Ava n'y verra que du feu ! Warf warf warf. Bon, d'accord, même à ses propres oreilles ça n'avait pas l'air convaincant. Il leva finalement son regard bleu vers le visage de l'ancienne préfète, un demi-sourire embarrassé aux lèvres. « J'étais nerveux. » avoua-t-il piteusement. Quand faut y aller, faut y aller. Pas question de se défiler une nouvelle fois. « Je suis désolé si quoi que ce soit dans mon comportement a eu pour effet de t'inquiéter concernant ma santé mentale. Je vais relativement bien c'est juste que... » Il s'interrompit, fronçant les sourcils à la recherche de la formulation adaptée. Oh et puis zut. « Je t'aime vraiment, vraiment bien Ava, et je ne voulais pas tout gâcher en m'y prenant mal. Mais quelqu'un de sage ou instable psychologiquement, chacun son point de vue m'a dit récemment que ce n’est pas mieux de vivre avec des regrets. » avoua-t-il avec un sérieux qui ne lui était pas coutumier. Il esquissa un petit sourire en répétant les mots d'Aélys. « Je pensais qu'on pourrait peut-être sortir ensemble ? Pour un vrai rendez-vous ? En tout cas j'aimerais beaucoup. » Voilà, c'était dit. Maintenant, la balle était dans le camp d'Ava. Au moins il vivrait sans regrets, et c'était déjà pas si mal. Cet entre-deux qu'ils vivaient depuis plus d'un an n'était tout simplement plus tenable.
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MessageSujet: Re: [ Terminé ] Non, je ne suis pas cinglé (quoique) [ PV ]   Sam 12 Sep - 16:38

Comme il venait clairement de l’interrompre de sa discussion passionnante vraiment avec un de ses collègues masculins, Ava ne se gêna pas pour faire signe à Bowman d’attendre qu’elle soit disponible. C’était bien évidemment tout ce qu’il y avait de plus prétentieux, mais quiconque connaissait la petite rouquine savait qu’elle l’était, aimant parler des heures de sa magnifique chevelure et que cela lui paraisse seulement quelques minutes. Bowman avait un peu été complètement dérangé cette semaine, lui demandant de sortir, puis de trouver Jimbo, puis de s’enfuir alors qu’elle venait de l’aider pour un travail important. Elle ne se priva pas donc pas pour faire la bise à son nouveau camarade en lui disant au revoir, avant de se tourner, beaucoup trop au ralenti pour que cela soit naturel, vers Maximilien. Elle fut surprise néanmoins. Si surprise qu’elle en bafouilla légèrement c’est au rôle de Bowman ça normalement pourtant quand il lui demanda si elle voulait bien aller boire un verre le soir même. Bien sûr, elle ne pouvait pas réellement refuser. En faire des caisses pour le faire patienter pendant qu’elle draguait un tant soit peu son collègue oui, mais refuser de sortir avec son blondinet, jamais.

Lui souriant en apprenant où ils allaient, Ava eut un léger frisson quand il lui prit sa main pour qu’ils transplanent, tous les deux. Il ne fallait pas qu’elle flanche maintenant, ce ne serait plus vraiment crédible de sa part. Elle qui montrait toujours un côté taquin envers le blond, si maintenant dès qu’il l’effleurait à peine, elle gloussait comme une poule, plus rien n’allait. Ava n’était pas du genre à minauder et à être trop fleure bleue, ce n’était donc pas son ami qui allait la faire changer du tout au tout. Elle n’était pas non plus une adepte du transplanage, ça lui retournait les boyaux à tous les coups et elle avait bien de trop peur de perdre ne serait-ce qu’un seul de ses cheveux pour translaner trop souvent. De plus, avec une sœur moldue, elle était bien obligée de s’adapter et de prendre le métro londonien quand elles faisaient des sorties toutes les deux. Sans compter que même pour rentrer dans leur ville écossaise natale, les deux jeunes femmes prenaient le train ou l’avion, donc toujours pas de moyen de s’expérimenter pour le transplanage. Ava avait eu son permis de justesse, aussi ne tenterait-elle pas le diable oui, dire « tenter le voldemort » me paraissait too much et se laisserait-elle porter par Maximilien. Elle dû néanmoins reprendre un peu ses esprits quand les deux compères arrivèrent dans une rue près du bar où le blond voulait les amener.

Suivant le blond de très près, la petite rouquine découvrit le bar moldu dans lequel ils venaient d’arriver. C’était petit certes, mais ça avait l’air relativement sympa. Pour un bar sorcier, cela aurait été sans doute ridicule et aurait eu besoin du sortilège d’agrandissement le même que pour le sac d’Hermione mais pour elle, qui était née moldue, comme Bowman, c’était tout ce qu’il y avait de plus normal pour un établissement londonien. Alors c’était bondé certes, mais c’était aussi sans doute normal pour un vendredi soir. Tous des poivreaux, c’est bien connu ! Riant en voyant l’ex aigle se frayer un chemin entre toutes ces personnes qui attendaient déjà leur consommation au bar du bar, je suis vraiment trop drôle, je m’épate *ahem* Ava sursauta quand elle entendit son téléphone sonner. Merci pour elle, ce n’était pas son père qui l’appellait, sinon elle en aurait eu pour des heures. Le papa des jumelles s’inquiétait en effet toujours pour tout, ayant élevé ses deux filles quasiment seul, et il appelait la rousse, toutes les semaines, même jour, même heure. Alors elle avait eu peur, parce qu’elle avait eu le temps de lui dire qu’elle ne pouvait pas répondre ce soir. Pourquoi fait-il donc qu’il rappelle ? Enfin Ava était bien la fille de son père puisqu’il était clair qu’elle s’inquiétait pour rien, comme ce n’était même pas lui qui venait de faire sonner son téléphone. Ce n’était même pas un appel tout court. C’était un texto de sa sœur jumelle. « J’ai bien vu que tu n’étais pas rentrée, je pense très bien savoir avec qui tu es. Ce blondinet commence à avoir plus d’importance que ta jumelle, c’est grave ! Envoie-moi un texto quand tu sais à quelle heure tu rentres surtout ! Ps : Ne mets pas ta langue trop profond, tu risquerais de l’étouffer ! » Levant les yeux aux ciels, le texto de sa sœur réussit tout de même à lui décrocher un sourire. Elle savait que sa sœur ne voulait que son bien et que si elles ne se lançaient pas des vannes comme ça de temps en temps, il n’y aurait aucun plaisir à être jumelles. Cela faisait maintenant plus d’un an peut-être même deux, elle tenait pas des comptes que l’autre rouquine avait un copain, et Ava ne se privait pas pour lancer des vannes grasses à sa sœur quand elle le pouvait, donc elle comprenait qu’elle en fasse autant !

Précipitamment, et pas discrètement pour une mornille, Ava se dépêcha de ranger son téléphone dans son petit sac en voyant Maximilien revenir avec leur commande. Elle ne voulait pas que celui-ci croit qu’elle parlait avec Tyler, ou avec son collègue de tout à l’heure, mais son rangement maladroit et certainement bruyant n’avait pas pu passer inaperçu, si bien que la jeune femme se sentit un peu gênée. Elle ne voulait pas non plus que son ami surprenne le message de sa sœur, ce serait trop la honte ! Retrouvant son calme, l’ex préfète se décida a enfin poser la question qui la taraudait depuis la veille au soir. Que c’était-il donc passer avec Maximilien toute la semaine passée ?

Alors elle l’écouta raconté quelque chose de bizarre et qui ne lui semblait pas réel du tout. Tout d’abord, il voulut se défiler, mais le regard foudroyant de la rousse lui fit sans doute changer d’avis puisqu’il avoua avoir été nerveux. Curieux. Maximilien n’était pas le genre à avouer ces choses là. Et attendez de voir la suite ! Plus le jeune blond parlait, plus le visage d’Ava se faisait béat. Elle ne comprenait pas vraiment ce qu’il était en train de lui dire parce que pour elle ce n’était pas possible. Dans la logique des choses, cela semblait plutôt normal qu’il est agit comme un débile surexcité toute la semaine, si c’était pour lui dire qu’elle lui plaisait, mais pas pour Ava. Elle, elle ne pouvait pas croire qu’il lui disait sérieusement quelque chose comme cela. Bien sûr, il ne venait pas non plus de la demander en mariage, mais connaissant Bowman depuis sept ans, elle savait bien que cela relevait de l’équivalence. Il voulait un vrai rendez-vous, il lui disait qu’il l’aimait vraiment bien. Non mais quoi ? Cela voulait dire quoi réellement au juste ? Il ne pouvait que se moquer d’elle, c’était évident. Tout ce qu’elle venait d’espérer depuis des semaines lui tombait dessus là, maintenant, dans ce bar rempli à craquer de moldus, et elle, elle n’y croyait pas. C’était trop bien pour que ce soit réel.

Partagée entre plusieurs sentiments contradictoires, elle explosa de rire. Pas littéralement bien sûr, mais elle rit. Elle rit à en avoir les larmes aux yeux. – Des larmes de joies cette fois, merci bien.- Il la prenait pour une quiche, il se moquait d’elle, ce ne pouvait pas en être autrement. Elle, elle l’aimait, mais lui, il ne pouvait pas. Elle avait bien de trop peut pour se rendre compte qu’il essayait tant bien que mal de dire la vérité. « Ok, j’ai compris. Tu te moques de moi. » S’arrêtant deux minutes de rigoler, elle rajouta. « Par Merlin merci, tu rigoles. » Elle avait trop peur de le perdre, de perdre leur complicité et leur amitié, pour que ce soit vrai.

Néanmoins, voyant que le visage de son ami n’était pas du tout à la fête, elle reprit une nouvelle fois. « Enfin Malouille… C’est une blague pas vrai ? » Parce que si c’en était une, elle ne voulait pas se ridiculiser et avoir l’air d’une pauvre fille en mal d’amour, et si ce n’était pas une blague et bien… Et bien, elle ferait tout ce qu’elle pourrait pour récupérer ce qu’elle venait de gâcher en beauté. Pour que Maximilien se confit comme cela, s’il disait la vérité, elle venait sans doute de lui faire beaucoup de peine, et c’était là tout ce qu’elle ne voulait pas faire.
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MessageSujet: Re: [ Terminé ] Non, je ne suis pas cinglé (quoique) [ PV ]   Jeu 17 Sep - 18:16


Maximilien passa les quelques secondes durant lesquelles Ava lui intima d'attendre la fin de sa conversation (car oui, il avait beau l'avoir interpellée en beuglant au beau milieu de l'Atrium: discrétion Bowmanienne en l'apercevant, il n'avait pas remarqué que la jolie rouquine était bel et bien déjà occupée à discuter avec un ennemi collègue) à respirer un bon coup pour retrouver un semblant de normalité. Son cœur battait la chamade, ce qui était totalement superflu puisqu'il ne comptait pas faire une déclaration à McCornick là, juste devant la fontaine du Ministère, entourés de sorciers à l'air plus ou moins bougons et survolés à intervalles de temps réguliers par des avions en papier de teinte violette. Pas très glamour oui, être glamour est très important pour Maximilien. Comment ça ça ne se voit pas ?. Une situation qui aurait ainsi d'habitude été source de méfiance - voire de jalousie mal placée - de la part du blond se transforma en opportunité inespérée. Juste assez de temps pour se calmer, mais pas assez pour perdre les pédales à nouveau (quelle autre explication existait-il, franchement ?) et partir dans des divagations abracadabrantesques.

Se désartibuler à cet instant précis, en laissant un bout de bras ou de nez derrière lui - ou pire, un bout de McCornick ! - aurait été fort malheureux. Néanmoins, s'il y avait bien une chose dont Maximilien ne doutait jamais, c'était ses propres capacités dans les domaines qu'il avait travaillés. Or, il avait beau ne pas être un grand fan de la sensation de compression - donnant l'impression d'avoir fait un joyeux trajet dans le labyrinthe qu'était le système de tuyauterie sous l'évier de la cuisine chez sa mère, à Manchester -, il avait suivi les séances de transplanage animées par le sorcier-quasi-transparent du Ministère avec attention. Ce n'était pas agréable, mais c'était pratique, et c'était surtout une capacité que tout sorcier digne de ce nom semblait maîtriser à la perfection. Pas question de passer pour un sorcier de seconde zone, obligé d'utiliser le réseau de cheminées pour le reste de son existence.

Maximilien aimait l'idée de passer un peu de temps du côté moldu de Londres pour une fois, plutôt que de faire le choix peu original de se rendre au Chaudron Baveur où ils ne manqueraient indubitablement pas de rencontrer une ancienne connaissance de l'école - le monde sorcier britannique n'était pas si grand que ça. Ils étaient tous deux Né-Moldus, c'était l'un de leurs points communs, alors autant s'appuyer là-dessus ! Peu familier des ruelles tortueuses de la capitale, il n'eût cela étant pas trop de mal à retrouver ses marques. S'il avait dû appeler Ally pour l'aiguiller concernant le chemin, il aurait perdu toute crédibilité (et amour-propre enfin bon, pour ce qu'il en reste !). Après avoir repéré une table libre, il y abandonna brièvement Ava allez salut ! et partit vers le bar en quête de rafraîchissements.

Lorsqu'il revînt à la table, le blond eût tout juste le temps de voir Ava cacher précipitamment ce qui devait être son portable dans son sac à main avec une discrétion de pachyderme: trois tables et deux chaises renversées durant cet exercice !, ce qui lui fit hausser un sourcil interrogateur. Elle arborait un air vaguement coupable. Bizarre. Il ne put néanmoins pas insister sur le sujet car l'ancienne préfète s'empressa alors de lui poser la question fatale, ce qui le fit rapidement déchanter. Il regrettait à présent de ne pas avoir pris une franche rasade de sa pinte quand il l'avait récupérée au bar, voire d'avoir opté pour un shot d'alcool plus fort, histoire de se donner du courage Maximilien Bowman, futur alcoolique. Très (trop) conscient du regard intrigué d'Ava posé sur lui, l'ancien Serdaigle se contenta finalement de rassembler le peu de bravoure qu'il ressentait en cet instant et se lança d'abord dans un aveu qui le soulagea nettement. Oui, il avait été nerveux (pour ne pas dire carrément stressé, mais il ne fallait peut-être pas trop lui en demander non plus niveau confessions) et il était prêt à le reconnaître. Et une fois que ces quelques mots quittèrent ses lèvres, il se sentit bien plus léger. Le plus difficile était de se lancer - les désastres récents le lui avaient prouvé -, mais maintenant qu'il avait l'attention d'Ava, il savait qu'il ne pouvait plus faire machine arrière.

La réaction d'Ava fut tout sauf ce à quoi il s'était attendu pas qu'il avait imaginé 40 scénario divers et variés dans sa tête... Mais si. Névroses, bonjour ! Il avait tout dit (dans les grandes lignes, il restait quand même lui et l'entendre déclarer sa flamme éternelle à grands renforts d'expressions sirupeuses et de gestes grandiloquents aurait probablement été le synonyme de l'apocalypse imminente) et se tut, observant le visage de son amie avec un brin de timidité, se prenant à espérer. Et c'est là qu'Ava... Éclata de rire. Et pas un petit gloussement embarrassé (genre "c'est très gentil mais ce n'est pas réciproque !") ou un éclat de rire enchanté ("pas trop tôt ! Envolons-nous à bord de cette licorne apparue miraculeusement à nos côtés ne pose pas de questions et embarque vers le pays des couples joyeux prochain tube de Casimir"). Nope. Un rire à gorge déployée. Genre "c'est la blague du siècle Maximilien, franchement je pense que je vais me faire pipi dessus. Quel petit comique !".

Il la regarda, décontenancé pendant plusieurs secondes, ne sachant clairement pas quoi dire, puis son regard se durcit. « Si tu n'es pas intéressée, un simple "non" aurait suffi, McCornick. » commenta-t-il avec amertume. Il détourna le regard du visage de la rouquine et saisit son verre, dont il prit une grande gorgée, tout en se demandant distraitement s'il se remettrait un jour de cette humiliation. Il en doutait fortement. Elle était son amie, une de ses meilleures amies, même ! Il se serait attendu à un minimum de délicatesse de sa part. Un peu de tact ! Ok, elle ne voulait pas sortir avec lui. Elle ne lui tombait dans les bras en lui proclamant son amour éternel. L'espoir fait vivre, dit-on. Mais de là à lui rire au nez ? Comme si sa proposition était si improbable ? Comme si l'idée même de sortir avec lui était synonyme de blague dis tout de suite que je ne suis pas assez bien pour toi, McCornick ! ? Pire, l'éventualité que ça soit une farce la soulageait. Il avait presque - mais presque seulement ! - envie de lui répondre que oui c'était bien une blague, ne serait-ce que pour se sauver de cette humiliation cuisante. On oublie tout et on recommence. Mais ça ne fonctionnait pas comme ça. Il lui avait ouvert son cœur et avait (enfin) tenté sa chance. Rétro-pédaler serait encore plus minable, indigne de la personne qu'il voulait être.

« Bien sûr que non ! Tu m'as déjà vu faire ce genre de blague ? » répliqua-t-il en fronçant les sourcils, regrettant à présent d'avoir proposé à la rouquine de prendre un verre avec lui. Quitte à se prendre un énorme vent (et on ne parlait pas d'une petite brise là, mais bel et bien d'une rafale, une véritable bourrasque venue lui glacer le cœur et réduire ses petits espoirs à néant), il aurait préféré lui avoir demandé au Ministère histoire qu'ils n'aient pas à rester tous les deux ensemble ensuite, dans une situation gênante au possible. « Je peux te demander pourquoi ça te paraît si drôle ? T'as déjà quelqu'un c'est ça ? C'est lui qui t'as envoyé un texto tout à l'heure ? Je t'ai vue rougir en lisant son message quand je suis revenu du bar. » marmonna-t-il d'un air grincheux. Mais même si c'était bien le cas, il ne comprenait pas qu'Ava réagisse avec autant de désinvolture. Est-ce qu'elle réalisait à quel point il lui avait été difficile de lui dire tout ça ? Il avait l'estomac noué et la gorge sèche à chaque fois qu'il la croisait au Ministère. Et les quantités de café qu'il avait ingurgitées pour compenser ses nuits troublées par des cauchemars où Ava épousait Tyler et lui demandait s'il pouvait contacter Bob pour officier la cérémonie le rendaient nerveux, et agité. Le fait qu'elle emploie son surnom fétiche ne suffit même pas à lui arracher son mi-sourire mi-grimace habituel. Au contraire, cette familiarité semblait être une trahison de plus, une dernière pique cruelle venue cémenter la vision clownesque qu'elle avait de lui.
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MessageSujet: Re: [ Terminé ] Non, je ne suis pas cinglé (quoique) [ PV ]   Mar 6 Oct - 21:24

La boulette. Ava, Teresa, Grace, McCornick était une énorme boulette à elle toute seule. Rien ne pouvait excuser le geste affreux qu’elle venait de faire en face du garçon qui lui plaisait plus que de raisonnable. Il venait de lui faire passer une semaine somme toute douteuse avec tous ces revirements de situations, cherchant à l’éloigner de lui en s’enfuyant puis à se rapprocher d’elle, certes, mais était-ce là une raison valable pour lui rire au nez comme elle venait de le faire ? Elle venait de s’esclaffer devant Maximilien, ce n’était tout simplement pas croyable.

La jeune femme écossaise n’étant pourtant pas du genre à se moquer des gens. Ce serait mentir que de dire qu’elle n’était pas quelque peu commère sur les bords, mais jamais elle se moquait ouvertement des gens. Sauf quand elle taquinait le blond, mais c’était encore autre chose, cela ne relevait aucunement du sérieux. Elle songeait d’ailleurs que cela devait être l’une de ses qualités premières qui lui avait permis d’être, sans se vanter, une bonne préfète pendant six ans. Il fallait dire qu’elle avait été relativement jeune pour être élue à cet âge, alors même si à cette époque elle manquait curieusement de confiance en elle, elle avait toujours plus ou moins songé qu’elle devait prédisposer de qualités qui lui permettaient d’endosser ce rôle. Quand elle faisait ses rondes dans les couloirs avec ses collègues, elle cherchait toujours à aider les élèves qui se faisaient malmener par les plus âgés, les remettants sévèrement à leur place. Vraiment, Ava n’aimait pas la moquerie et avait toujours cherché à défendre ceux qui en subissaient son courroux.

Que s’était-il donc passé ? La petite rouquine ne se reconnaissait pas elle-même. Elle se dégoutait presque. Certes, elle ne venait pas de jeter un des sorts impardonnables à son ami, mais à en voir sa tête dépitée, elle n’en était en fin de compte, pas tout à fait loin. Elle ne pensait pas à mal, bien sûr, mais savait pertinemment qu’elle ne pouvait pas se cacher toute sa vie derrière cette excuse pour justifier ses actes qu’elle faisait sans réfléchir. Maximilien n’avait pas mérité ça. Il n’avait pas mérité de se prendre un tel vent en pleine figure. En cet instant, Ava ne savait pas vraiment ce qu’elle aurait bien pu faire de pire… Lui cracher à la figure ? L’insulter ? Lui dire qu’elle était, de toute façon, bien de trop bien pour lui ? Ou peut-être même s’en aller sans demander son reste ? Non, tout cela n’était sans doute même pas à la hauteur de ce qu’elle venait de faire subir à l’ancien Serdaigle. Une humiliation. Des plus cuisantes certainement.

Le rire nerveux qui s’échappa de sa bouche ne pouvait être apparenté qu’à cela de la part de Bowman. Ava ne savait tout d’abord pas pourquoi elle avait cédé à la panique comme cela, parce que ça ne lui ressemblait pas non plus. Décidément, elle était sans doute bonne à enfermer à l’hôpital Sainte-Mangouste pour le reste de sa ridicule petite vie sans intérêt qu’elle allait mener après cet incident. Elle ne se reconnaissait dans aucun de ses gestes. A cause de Maximilien. L’effet qu’il avait sur elle était des plus troublants. Le fait qu’elle éprouve tous ses sentiments contradictoires n’était existants que parce qu’il était . Parce qu’il était là en face d’elle et qu’il venait de lui avouer vouloir sortir avec elle. Sans doute cela voulait-il témoigner du fait indéniable qu’elle en mourait d’envie elle aussi, et que c’était pour cela qu’elle agissait comme cela. C’était sûrement cela même ! La pauvre essayait de se rassurer comme elle le pouvait, même en sachant pertinemment avoir brisé tous ses maigres d’espoirs d’un jour pouvoir être vraiment avec lui.

Horrifiée, l’ex préfète des blaireaux se rendit compte de tout cela quand elle découvrit peu à peu la mine qu’affichait son ami de si longue date. Parce qu’en plus, il avait fallu que cette godiche en rajoute en sous-entendant être soulagée que ceci soit une blague, si seulement cela en était une. Achevez là maintenant, je vous en conjure ! Mais plus le visage Maximilien se décomposait, plus elle se rendait compte de l’énorme erreur qu’elle venait de faire. Il n’accepterait même plus d’être son ami après tout cela. Elle venait de tout gâcher, de tout balayer par le simple fait de rire. Ce qui était couramment leur marque de fabrique venait de se transformer en une raison de ne plus jamais avoir rien à faire l’un avec l’autre. C’était sans doute ironique quand on y regardait de plus près, ils s’étaient connus en riant, ils se sépareront à cause d’un rire. Poète à mes heures perdues, oui, avoue que tu es impressionnée. Ahem.

Voyant le visage de son ami qu’elle adorait tant se durcir après un long silence de sa part, Ava ravala sa salive en s’arrêtant instantanément. Elle ignorait comment avait-il pu encore trouver le courage pour lui adresser la parole ? Elle, elle l’aurait sans doute giflé devant une telle réaction, après réflexion. Elle venait de faire preuve d’un tact équivalent à celui d’un véracrasse, et c’était peu dire ! Parce qu’évidemment qu’elle intéressée ! Elle avait seulement grandement paniquée. Etre avec Maximilien était sans doute l’une des choses qu’elle désirait le plus dans ce monde, alors oui, par merlin elle était intéressée. Elle due s’y reprendre à plusieurs fois en ouvrant la bouche sans qu’aucun sons ne parviennent à sortir avant d’être capable d’aligner deux mots. «  Non… Non, ce n’est pas ça. » Elle ne savait plus où se mettre, et de toute manière, le grand blond semblait à peine l’écouter puisqu’il continua sur sa lancée en allant jusqu’à dire qu’elle avait un déjà un petit-copain. help, help, nous sommes dans un était critique.

«  Enfin non ! Si j’avais quelqu’un je te l’aurais dit. » Même si elle n’avait en aucun cas le droit de lui en vouloir après ce qu’elle venait de lui faire, elle fut tout de même un peu déçue qu’il puisse dire qu’elle ne l’avait pas prévenue d’une chose aussi importante. D’une part, il n’y avait que lui qu’elle voulait même s’il ne le savait pas, bien entendu et puis il était l’un de ses meilleurs amis, comment aurait-elle pu l’exclure d’une partie si importante de sa vie à ce point la ? Ha ça non. Mille fois non. Et puis, complètement honteuse et avec un air de gamine de huit ans qui cherche à se justifier auprès de ses parents d’une bêtise, elle baissa la tête. «  C’était de ma sœur le texto. Mais je ne préfère pas te le montrer et j’ai rougis parce qu’il était embarrassant… » La rouquine n’avait en effet pas du tout envie de devoir lui montrer le texto de sa jumelle. Cela aurait été un vrai désastre. A coup sûr, ça aurait été au tour du blond de se moquer d’elle.

Relevant la tête et pris d’un élan inexplicable, Ava débita un nombre impressionnant de mot à la minute. Elle n’était même pas sûre que Maximilien puisse le suivre, mais vu ce qu’elle disait, cela valait sans doute mieux pour elle. «  Moi aussi. Moi aussi je suis intéressée par toi. Enfin à ce stade ce n’est même plus être intéressé en fait. » Elle sourit faiblement et jeta une de ses mèches de cheveux en arrière avant de reprendre son monologue. «  Je… Je voudrais être avec toi quoi. Mais tu me connais. Enfin je pense que tu me connais, je ne suis pas très douée pour tout ce qui est être fleure bleue et tout le reste. En sept ans je pense que tu t’en étais rendu compte. J’ai toujours été maladroite avec ça et je pense que je le serais encore une bonne partie de ma vie.» S’arrêtant quelques secondes, Ava reprit de plus belle, ne voulant pas que Maximilien l’interrompe et qu’elle perde le fil de sa pensée. Néanmoins, elle essaya de l’observer à la recherche d’une quelconque réaction. « Alors tu vois je croyais que c’était une blague parce que toi aussi tu es comme ça. Tu ne m’as jamais dit ce que tu ressentais pour moi explicitement alors je t’avoue que le fait que ça tombe comme ça, ça m’a un peu surprise. Même carrément, vu ma réaction nerveuse et déplorable, je dois l’avouer. » Tremblante et plutôt fière d’avoir réussi à tout sortir comme cela, sans crier gare, Ava pris à son tour une grande gorgée de la boisson fortement alcoolisée que lui avait ramenée Maximilien.« Enfin je suis bien de trop conne pour te le dire tout ça. Rien que de m'écouter là de toute façon, je m'énerve, c'est pour dire! » Elle ne savait pas vraiment si le fait de se justifier comme cela ne serait pas pire que tout ce qu’elle avait déjà pu faire auparavant, mais au moins avait-elle réussi à s’exprimer avec plus de sincérité qu’elle ne l’avait jamais fait.

«  Je suis désolée Malouille. » Ce fut là les seuls mots de conclusion qu’elle trouvait judicieux de lui dire après tout ça. Parce qu’elle l’était, bien évidemment, mais aussi parce qu’elle était prête à tout pour le récupérer de quelques manières que ce soit. Et pour une jeune femme qui ne s’excusait pas beaucoup, Bowman ne pouvait que savoir qu’elle était sincère.
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MessageSujet: Re: [ Terminé ] Non, je ne suis pas cinglé (quoique) [ PV ]   Mar 27 Oct - 19:36


Maximilien avait toujours vu Ava comme un modèle de gentillesse et de bienveillance. Il ne l'idéalisait pas - il était trop critique et chiant pour ça, et il la connaissait depuis trop longtemps à présent. Mais comme tout individu épris, il pouvait lui arriver de passer outre certains de ses travers comme sa capacité à beugler au lieu de parler à un volume adapté à l'ouïe humaine. En ce qui concernait sa gentillesse, il n'avait jamais pensé s'être trompé. Il la regardait lorsque de par sa fonction de préfète elle se retrouvait à interagir avec leurs cadets, et qu'elle guidait les petits première année perdus vers leurs salles de classe, et ça semblait être la chose la plus naturelle du monde. Pas qu'il soit un rustre pour sa part. Il se comportait de manière tout à fait civilisée qui a toussé ? envers ses camarades - d'autant plus s'ils étaient de Serdaigle. Cela dit, il y avait une raison pour laquelle Ava avait été nommée préfète dès leur deuxième année d'études, et pas lui.

Convaincu de la clémence de son amie, parmi les dizaines de scénario catastrophes qu'il s'était imaginé, pas une seule fois n'avait-il ainsi envisagé qu'elle puisse se moquer de lui. Que ses sentiments ne soient pas réciproques et qu'elle le recale gentiment, oui. Mais il était sûr qu'elle saurait le faire avec délicatesse. Il en était tellement convaincu qu'il mit plusieurs secondes à réaliser ce qui était en train de se produire après qu'il ait arrêté de parler. Il se sentait tellement minable qu'il avait envie de la planter là et de quitter le bar sur le champ. Il voulait juste mettre le plus d'espace possible entre elle et lui, parce qu'il ne se souvenait jamais avoir été aussi humilié de toute son existence. Pas même quand Jeremy le mettait au tapis, ou quand il s'était pris l'un des poteaux soutenant les anneaux lors de son tout premier entraînement de Quidditch. Pourtant, c'était comme si ses pieds étaient enracinés au sol. La situation ne pouvait pas devenir bien pire que ça, à ce stade. Autant vivre son humiliation jusqu'au bout. Il doutait que son amitié avec Ava survive à tout ça.

Excédé, le blond finit par faire le rapprochement entre plusieurs événements s'étant déroulés précédemment, et déduisit que l'ancienne Poufsouffle fréquentait déjà quelqu'un, ce dont il ne tarda pas à lui faire part à haute voix. Merci de l'achever Ava, pas besoin de remuer le couteau dans la plaie ! Comme souvent chez lui, la peine avait laissé place à la colère, et il fixait McCornick, les sourcils froncés, lasse d'être le dindon de la farce. Toutes ses certitudes semblaient s'être écroulées sous ses pieds. Ava ne voulait pas de lui. Pire, l'idée même de sortir avec lui la rendait hilare. Comment pouvait-elle se montrer aussi cruelle ? Visiblement tendue, la rouquine ouvrit plusieurs fois la bouche sans pour autant exprimer le moindre son. Non sans méchanceté - issue tout droit de sa fierté mise à mal -, il songea que ces gesticulations n'étaient pas sans rappeler un strangulot poisson éjecté hors de l'eau. Il se tut cependant, jugeant qu'il en avait bien assez dit pour ce soir, et la laissa se dépatouiller avec ses mots.

Les prochains sons sortant finalement de la bouche d'Ava le laissèrent néanmoins perplexe. D'un côté, elle lui disait qu'elle n'avait personne - ce qui induisait qu'elle était aussi incrédule simplement parce qu'il s'agissait de lui. Ou comment frapper quelqu'un qui est déjà à terre ! - mais son attitude ne collait pas à la condescendance à laquelle il se serait attendu de la part de quelqu'un qui venait de lui éclater de rire au visage. Elle semblait... Mal à l'aise ? McCornick finit par avouer les raisons de sa gêne, et le blond la contempla, déstabilisé par cet aveu. Alors là, il ne comprenait plus rien. « Ta... soeur ? » répéta-t-il avec confusion, en oubliant presque sa colère pour quelques instants. Qu'avait pu lui envoyer sa sœur qui soit aussi embarrassant ? Et dans ce cas, qu'est-ce que ça venait faire dans tout ça ? Comment ça, c'est lui qui a commencé par aborder le sujet ? « Pas de petit copain top secret alors ? » déduisit-il lentement on l'appelle Einstein, scrutant le visage de la jeune femme en quête de la vérité. Au vu de l'attitude de McCornick, il avait à présent fortement envie de savoir ce qui était écrit dans ce texto, mais il souhaitait également ne pas s'éparpiller davantage. Si ce message n'avait rien à voir avec les gloussements récents de la demoiselle, alors ça n'importait pas dans l'immédiat. Affaire à suivre !

Il avait retrouvé son air distant et se demandait s'il ne serait pas préférable qu'il lève le camp maintenant que tout était dit - il n'avait pas spécialement besoin d'entendre Ava lui expliquer que c'était juste lui / sa personnalité / son apparence / ses choix de vie tout entiers qui la révulsaient, merci bien, il saurait tirer ses propres conclusions - lorsqu'Ava prit à nouveau la parole, arborant l'air qu'elle avait quand elle partait dans une tirade frénétique et que rien ni personne ne pouvait l'arrêter. Et c'était toujours vaguement alarmant, Maximilien parlait par expérience il n'était toujours pas remis de son discours enflammé détaillant en long et en large pourquoi il était tout à fait normal et même recommandé qu'elle papote allègrement pendant les cours du malheureux professeur Flitwick. Cependant, même s'il entendait les mots, il n'était pas sûr de les comprendre. Ce qui se produisait était tout bonnement... Surréaliste. "Ce n'est même plus être intéressé à ce stade" ? "Je voudrais être avec toi" ? Il avait la gorge sèche et ne pouvait qu'écouter l'ancienne Poufsouffle parler, osant à peine croire ce qu'elle disait.

N'y tenant plus, le blond se leva, quelques secondes seulement après qu'Ava se soit excusée. Bon ben salut ! « J'ai besoin de sortir. » lâcha-t-il dans un souffle, manquant de peu de voir son genou entrer en collision avec la table, pour changer. Il était nerveux et dépassé par les événements, et il lui semblait qu'un bon bol d'air frais ne pourrait que lui être bénéfique. Incapable de regarder Ava à nouveau de peur de réaliser que tout ça n'était qu'une belle illusion et qu'elle était en réalité toujours aussi hilare qu'il y a quelques minutes, il déglutit et rejoignit en quelques pas la terrasse du bar. Il souffla un grand coup, tâchant de calmer les battements erratiques de son cœur, et plus par réflexe qu'autre chose, il passa une main dans ses cheveux blonds déjà en bataille. Il ne comprenait absolument pas ce qui venait de se produire. Il fit volte-face et se retrouva nez à nez avec McCornick - qu'il n'avait pas cherché à fuir, mais dans l'immédiat rester assis sur sa chaise lui semblait incongru et inadapté. Il était agité, et ça n'était pas qu'émotionnel, ça transparaissait dans son comportement. « T-t'es sérieuse ? » Les mots étaient sortis de sa bouche naturellement, tandis qu'il plantait son regard dans celui de la jeune femme. Mais dans l'incrédulité transparaissait une pointe d'espoir indéniable. « J'te comprends pas, Ava. » déclara-t-il en fixant la rouquine avec une intensité qui ne lui était pas coutumière. « T'étais vraiment obligée de me faire passer par cet instant de solitude horrible avant de me dire tout ça ? » Mais il n'était plus énervé à présent: un sourire en coin était apparu à ses lèvres, et le cœur battant à tout rompre, il s'approcha doucement d'Ava et posa une main sur sa joue. Il ne tarda pas à combler les quelques centimètres qui séparaient son visage de celui de la rouquine pour poser ses lèvres sur les siennes, ayant vaguement l'impression de vivre une expérience extra-corporelle. Il n'osait pas y croire. Mais il s'agissait bien d'Ava, et bien de lui, et le moment qu'il avait tant espéré se produisait enfin on croise les doigts pour qu'elle n'éclate pas encore de rire ! Quant à ce qui se passait après, il n'en avait pas la moindre idée, mais pour l'instant il était bien content de vivre dans l'instant présent.
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MessageSujet: Re: [ Terminé ] Non, je ne suis pas cinglé (quoique) [ PV ]   Sam 2 Jan - 15:27

Comment avaient-il pu en arriver là ? Sérieusement ? Pourquoi s’était-elle donc mise à rire comme une bossue par Merlin ? Et puis pourquoi fallait-il que Maximilien lui avoue ses sentiments quand elle venait juste de recevoir un message plus qu’embarrassant de sa sœur ? Cela faisait trop de coïncidences et d’informations à apprivoiser pour la jeune fille, beaucoup de trop. Alors elle venait de commettre la boulette du siècle en éclatant littéralement de rire en plein devant le visage, déconcerté, du grand blond. Ava n’avait pas su que faire, n’avait pas su comment s’y prendre et savait qu’elle avait une grande tendance à gâcher pas mal de choses merveilleuses qui pouvaient lui arriver, puisqu’elle venait de le faire précisément en cet instant T.

Alors bien sûr, sachant voir il aurait fallu l’interner à Sainte Mangouste si elle ne l’avait pas ne serait-ce que aperçu de tout façon la déception, la tristesse puis la colère de son ami, l’ex préfète tenta tant bien que mal de sauver les meubles, si cela était possible. Elle ne fréquentait tout d’abord nullement quelqu’un. Comment aurait-elle pu alors que tout ce qu’elle désirait se trouvait juste en face d’elle ? Même si, dans l’immédiat, ce qu’elle désirait n’avait pas l’air très aimable. Il ne fallait surtout qu’il pense qu’elle pouvait l’avoir troqué contre un vulgaire inconnu… Et puis en songeant à cela, Ava ne pu qu’imaginer le pire. Maximilien Bowman était en train de faire allusion à Tyler. Code rouge, code rouge ! Rien qu’à l’imaginer en train de répandre toute sa bave de crapaud sur son merveilleux visage parsemé de tâches de rousseurs, Ava eu envie de vomir. Cela ne pouvait pas être sérieux, pas encore ! Le blond ne pouvait pas sous entendre qu’elle sortait avec face-de-crapaud alors qu’ils avaient dus tous les deux essuyés une dispute à cause de cela. Elle admettait qu’il soit de mauvaise humeur et en colère puisqu’elle venait de se moquer ouvertement de lui, mais de là à penser, simplement penser qu’elle se rabaisserait à avoir une relation sérieuse avec Tyler ? Ha ça non, la mauvaise foi de Maximilien était quand même un petit peu trop forte. Elle se décida donc, le plus calmement et humblement du monde, à lui expliquer que ce n’était pas ça, et que le texto qu’elle avait reçu venait de sa sœur. Et d’une certaine manière, avouer cela à Maximilien était presque plus embarrassant que le texto en lui-même. « Oui, ma sœur… Raphaëlle. Elle a un don pour me mettre dans des situations tout à fait ingérables ces temps ci. » Il était en effet inutile de rappeler que c’était cette même sœur jumelle qui avait convaincu Ava de faire face à ses sentiments qu’elle éprouvait envers le blond.

Décidant de ne pas évoquer sa légère vexation quant au fait que son ami ait pu l’imaginer avec face-de-rat, Ava savait que c’était maintenant ou jamais. Il avait d’ailleurs semblé quelque peu encourageant quand elle avait évoqué sa sœur quelques secondes auparavant, ce qui la fit paniqué encore plus si cela était possible quand elle le vit reprendre son air distant et détaché. La jeune femme essaya donc de ne pas faire très attention et eu du mal à le regarder dans les yeux quand elle entama son premier monologue. Elle était gênée, affreusement gênée, il ne fallait pas pratiquer la divination pour le voir. Elle transpirait presque la gêne et le fait d’être mal à l’aise. Du coup, comme elle osait à peine regarder ce que ses mots inspiraient au blond, Ava en profita pour reprendre légèrement son souffle avant d’entamer son deuxième monologue. Elle venait de faire un pas en avant avec le premier et ne comptait pas s’arrêter en si bon chemin, maintenant que la machin était lancée autant ne plus l’arrêter, d’autant plus qu’elle savait qu’elle se sentirait mieux après. Avouant alors, même si ce n’était pas prononcé mot pour mot chaque chose en son temps veux-tu ?, ses sentiments amoureux pour le plus jeune des garçons de la fratrie Bowman et s’insultant ensuite, la jeune femme soupira, mais arrêta enfin de parler. Ca y’est Bowman tu peux partir, plus rien ne te retient.

Elle essaya alors de lever ses yeux bruns afin de regarder Maximilien et de pouvoir interpréter une quelconque réaction de sa part. Elle l’entendit alors murmuré, presque pressé, qu’il devait sortir. Quoi ? Pardon ? Hein ? L’observant, hébétée, quitter la pièce, Ava ne savait plus quoi faire. Si elle venait de lui rire au nez, était-ce vraiment mieux que de choisir ce moment précis pour sortir prendre l’air ? Que fallait-il donc qu’elle fasse par Merlin ? Ce monde ne tournait vraiment plus rond depuis le début de la soirée. Se laissant tomber sur la table en même temps que ces nerfs lâchaient, Ava tenta de trouver une solution le plus rapidement possible. Réfléchissant à toute allure, elle n’eu d’autre choix que de relever sa tête en une demi seconde et d’avaler ce qu’il restait de sa boisson tout aussi vite. Elle allait en avoir besoin, puisqu’elle décida de ne pas se laisser aller et d’aller rejoindre son ami sur la terrasse. Avec ce qu’elle venait de lui livrer, même si elle le faisait seulement après lui, il n’allait pas s’en tirer comme cela et s’enfuir, ça non, parole de McCornick !

Arrivée après avoir dû jouer des coudes pour se frayer un chemin, sur la terrasse du bar, Ava se dirigea déterminée vers le blond. Elle le voyait sans doute nerveux, ce qui l’apaisa un peu en fin de compte. Et quand il se retourna et lui demanda si elle était sérieuse, Ava jugea pour une fois qu’il n’était pas bon de parler. Elle soupira ouvertement en levant les yeux aux ciels devant cette question qu’elle trouva ridiculement drôle. Ainsi lui demandait-il si c’était une blague, ce qu’elle avait fait une grosse dizaine de minutes auparavant, même si lui avait mal réagi. Ce qui pouvait se comprendre, soyons honnêtes ! Enfin bien sûr qu’elle était sérieuse ! Et bien sûr qu’elle était incompréhensible, comme la plupart des jeunes femmes de son âge en fin de compte. Respirant profondément pour se calmer quelque peu, Ava rougit à sa troisième remarque. Cela n’avait pas été le meilleur moment de la vie du blond, en effet, mais en voyant ses yeux se poser sur elle, l’ex blairelle se dit que cela valait sans doute le coup. Un frisson la parcouru quand il posa sa main sur son visage, ce qu’elle suivit en ajoutant sa main par-dessus la sienne. Son cœur battait la chamade dans sa petite poitrine, sentant un moment crucial de leur relation arrivé à mesure que le visage du blond s’approcha du sien. Le fait que ce soit lui qui décide de mettre fin au peu de distance qui séparait encore leurs lèvres fut parfait, parce qu’elle ne l’aurait pas fait d’elle-même. Il venait de l’embrasser, et malgré les regards des nombreuses personnes présentes posés sur eux, rien ne pouvait gâcher ce moment, qu’ils attendaient certainement depuis un petit bout de temps.

Se détachant malheureusement l’un de l’autre, Ava voulu garder sa main sur son visage en n’enlevant pas la sienne. C’était en fin de compte le seul lien qu’il restait de ce moment charnel entre eux deux, et elle ne voulait le perdre pour rien au monde. Quelques secondes plus tard, elle sourit de plus belle pour retrouver son air taquin qu’il lui connaissait si bien. « Tu en as mis du temps Bowman. » Elle sourit de plus belle avant de lui voler furtivement un deuxième baiser tout doux et de garder sa main dans la sienne pour le ramener à l’intérieur du bar.

Une fois assis tous les deux à l’endroit où ils étaient un peu avant, Ava fut obligée de penser qu’une relation pouvait basculer en quelques secondes, qu’une vie pouvait être bouleversée en un rien de temps. Néanmoins, Ava étant Ava et le demeurant ainsi pour le reste de sa vie, elle ne put s’empêcher, comment à son habitude, de rajouter, piquée un peu dans sa fierté quand aux pensées de Tyler et elle par le blond : « Rassure-moi s’il te plaît en me disant que tu ne pensais pas sérieusement au fait que je puisse être avec Tyler ? Je te connais assez je pense pour savoir que tu aies pu penser cela.» Maintenant que lui était sûr et certain qu’elle ne voyait et ne voulait que lui, elle se dit qu’elle ne pouvait pas gâcher la perfection de ce moment par cette simple évocation. Et puis, il venait de l’accepter comme elle était, alors pourquoi la changer ?

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MessageSujet: Re: [ Terminé ] Non, je ne suis pas cinglé (quoique) [ PV ]   Mer 17 Fév - 22:34

Interagir avec Ava, pour Maximilien c'était un peu comme monter sur les montagnes russes, surtout dernièrement. Il y avait des hauts incroyables et des bas plus que pathétiques, et pour être tout à fait honnête, oui, parfois il lui arrivait de se sentir un peu nauséeux après avoir traversé tout ça. Il voulait absolument faire les choses bien, mais il lui arrivait de se sentir tellement perdu... La semaine qui touchait à présent à sa fin en avait clairement été l'apothéose, mais il pensait enfin avoir faire quelque chose correctement en parvenant à inviter Ava à prendre un verre sans se ridiculiser ni provoquer la moindre catastrophe.

Il s'était jeté à l'eau et d'accord, il était resté agrippé au rebord pendant un long moment, bataillant mentalement et refusant de laisser Ally le pousser sans ménagement cette analogie s'éternise mais il y était quand même parvenu. Ce n'était pas du Shakespeare et ça n'avait plus grand-chose du grand discours qu'il avait préparé dans sa tête, mais la sincérité dans ses yeux n'y trompait pas. Il ne demandait qu'une chose, c'était d'obtenir l'opportunité d'avoir un vrai rendez-vous avec Ava, d'être plus que son ami parce qu'il y avait maintenant bien longtemps qu'il ne voyait qu'elle. Le retour à la réalité en fut d'autant plus violent. Il se jugeait capable d'accepter qu'Ava ne veuille pas de lui. Elle constituait une part trop importante de sa vie pour qu'il décide de l'en radier parce qu'elle ne partageait pas ses sentiments. Mais se faire rire au nez de but en blanc venait mettre à rude épreuve cette résolution.

L'ancien Serdaigle n'était même pas sûr de vouloir une explication. La seule chose dont il avait envie, c'était prendre ses jambes à son cou et fuir cette terrible situation. Il n'avait jamais eu la bravoure d'un Gryffondor, et ça n'était pas près de changer. Il ne voulait pas entendre qu'Ava avait déjà trouvé l'amour et qu'il aurait cette chance à son tour très bientôt, ou qu'elle trouvait sa proposition risible, qu'il était gentil mais certainement pas à son goût... Mais finalement, rien de ce que dirait la rouquine ne pourrait être bien pire que les scénario qui s'enchaînaient à présent dans son esprit. Fort de cette réflexion, il garda les fesses posées sur sa chaise et se contenta d'exposer l'une de ses théories avec une hostilité non dissimulée. La réponse de McCornick lui fit perdre son latin pendant quelques instants. Il était suffisamment intrigué pour vouloir lui en demander davantage - notamment sur cette jumelle mystérieuse dont il entendait tant parler mais qu'il n'avait pour ainsi dire jamais vu ! - pour comprendre ce qui avait pu provoquer autant d'embarras chez elle, mais les circonstances le stoppèrent. Il ne se souvenait que trop bien de son humiliation récente - qui n'était toujours pas expliquée ! - et il retrouva rapidement le visage fermé qu'il avait quelques instants plus tôt. Pas question de se laisser attendrir. Il était trop blessé pour ça.

La suite des événements se trouva être une nouvelle série de loopings pour laquelle il avait clairement oublié d'attacher sa ceinture et qui le secouèrent dans tous les sens sans qu'il n'ait le moindre mot à dire. Son cœur battait à toute vitesse dans sa poitrine, si bien qu'il était persuadé que si Ava venait à lui annoncer que tout ça n'était qu'un énorme poisson d'avril, la magnitude de ce faux-espoir lui provoquerait un arrêt cardiaque sans exagérer. Il voulait tellement, tellement y croire. Il espérait de tout son être qu'il ne s'était pas simplement évanoui dans l'Atrium du Ministère, cogné contre un quelconque banc et était à présent en train d'halluciner comme jamais sous les yeux d'une McCornick doucement atterrée. Elle disait qu'elle voulait être avec lui... Elle voulait être avec lui ! Il sentait qu'un sourire idiot était en train de se dessiner sur son visage, tandis qu'Ava avait toujours la tête baissée. Jamais il n'avait été aussi perdu de son existence. Après les éclats de rire, il ne s'était certainement pas attendu à ça. Alors, il fit quelque chose d'un peu débile pour changer.

Il avait fui. Oh, pas bien loin. Il avait marmonné qu'il avait besoin de prendre l'air, et sans attendre de voir la réaction d'Ava, il s'était - maladroitement - redressé et avait disparu en direction de la terrasse. Il s'excuserait en bonne et due forme une fois qu'il aurait retrouvé ses esprits, mais pour l'heure il avait juste besoin de quelques instants pour digérer tout ce qui venait de se produire. Il sortit à l'extérieur et souffla un grand coup tandis que l'air frais venait fouetter son visage rougi. C'était simplement surnaturel. "A ce stade ce n'est même plus intéressée en fait." Retour du sourire niais et saut périlleux stomacal. Son cœur battait encore à un tempo des plus irréguliers lorsqu'il se tourna et se retrouva nez à nez avec nulle autre qu'une Ava McCornick l'observant d'un air pas commode. Plus par réflexe qu'autre chose - parce qu'il se sentait la bouche bien pâteuse d'un seul coup -, il lui demanda si elle était sérieuse, ce qui lui valut une de ces expressions dont McCornick avait le secret. Raté, essaye encore. Parce qu'il n'aurait pas été tout à fait lui-même s'il ne s'était pas débrouillé pour glisser un petit reproche à la rouquine pour son comportement antérieur, il casa une dernière remarque manquant cruellement de ressentiment avant de se rapprocher dangereusement de l'ancienne préfète pour (enfin) l'embrasser.

Il n'avait pourtant pas bu tant que ça, mais il se sentait presque un peu ivre drunk in loooove. Malgré la grande dispute, les catastrophes en série de la semaine, le passage à vide d'il y a quelques instants, il n'aurait pas pu se sentir plus exalté. Il sentait encore le souffle d'Ava sur son visage et regrettait déjà que l'instant ait pris fin. Il en oubliait même les inconnus qui les entouraient et qui n'étaient pourtant pas peu nombreux. Un grand sourire aux lèvres, il écouta Ava se moquer gentiment de lui. « Tu ne m'as pas vraiment facilité la tâche, McCornick ! » lui fit-il remarquer en haussant les épaules, se sentant profondément léger et insouciant. Il la laissa l'entraîner vers l'intérieur du bar à nouveau, pressant sa petite main dans la sienne.

De retour à leur ancienne table, Max' observa joyeusement Ava tandis que celle-ci se préparait visiblement à aborder un nouveau sujet. Et il ne fut pas déçu. L'évocation de Tyler-face-de-rat le rendit néanmoins d'autant plus heureux, plutôt qu'agacé comme c'était généralement le cas. Tyler qui ? En outre, elle se plantait, fait qu'il avait toujours été ravi de pointer du doigt. « Absolument pas ! » contesta-t-il aussitôt. Puis, jugeant qu'il lui fallait sans douter développer: « Je ne pensais pas à Tyler quand j'ai dit ça, honnêtement ! J'imaginais plutôt un collègue du département de la Justice... Je t'ai cru quand t'as dit qu'il ne se passait rien avec Tyler. » lui assura-t-il avec sincérité. Le problème avec Tyler, c'était plus Tyler lui-même. Le fait qu'il était obsédé par McCornick, qu'on le veuille ou non (Max' ne le voulait certainement pas !). Mais quand Ava lui avait assuré qu'ils se parlaient juste 'de temps en temps' avant qu'ils ne dansent ensemble, il avait décidé (essayé) d'arrêter la paranoïa à ce sujet, vraiment. De toute façon, c'était de l'histoire ancienne puisqu'elle était intéressée par lui, eheh ! Il lui lança un regard perçant, se souvenant soudain d'un détail. « Eh, elle t'avait dit quoi ta sœur, au fait ? En quoi c'était embarrassant ? » Il haussa les sourcils, clairement curieux. Il n'avait peut-être pas insisté sur le coup, mais il n'oubliait pas pour autant ! Les Bowman ont une mémoire d'éléphant, c'est bien connu et leur grâce, aussi.
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MessageSujet: Re: [ Terminé ] Non, je ne suis pas cinglé (quoique) [ PV ]   Lun 28 Mar - 0:13


Quand on y pensait un peu plus sérieusement. En s’arrêtant sur leur histoire plus de quelques petites secondes, Maximilien et Ava c’était un beau bordel tout de même. Certes, se rencontrer en cours lors de la première année, même s’ils ne faisaient pas parti de la même maison, était quelque chose que l’on pouvait qualifier de tout à fait banal. Seulement, la suite ne l’était simplement pas. Maximilien et Ava c’était des défis – confère le bal de troisième année, ndlr – et des taquineries à n’en plus finir. Eux, c’était aussi une énorme engueulade pour un sujet vraiment stupide sur lequel ils s’étaient facilement pris le chou. Eux, c’était aussi le fait indéniable d’un amour naissant, que tout le monde voyait, sauf eux. En mode plus crédules et crétins tu meurs, ils faisaient fort ces deux là, vraiment très fort.

Alors il était indéniable que cette semaine avait été chaotique. En toute objectivité, Ava ne pensait pas du tout que cela avait été de sa faute. Depuis le bal d’intégration des stagiaires, elle était restée sur son petit nuage tout le week-end quand le retour à la réalité avait été plutôt brutal. En effet, son ami blond avait été d’une incompréhension la plus totale tout au long de ses sept et interminables jours de la semaine. Il avait bafouillé, avait prétexté chercher Jimbo partout dans le Ministère, avait laissé Ava devant une porte d’ascenseur se refermant droit sur elle, et, pour couronner le tout, s’était cogné le genou et s’était enfui en courant. Moïmoï sort de ce corps, on a déjà assez de mal comme cela, merci. Tout cela faisait que quand la petite rouquine vit l’énergumène Bowman se ramener vers elle le vendredi soir dans l’Atrium du Ministère, elle en rajouta trois tonnes pour biiiiiien le rendre jaloux – pour changer, n’est ce pas ? – et dire au revoir à un de ses collègues. Ho, bien sûr, elle avait accepter son invitation à sortir quand même, elle n’était pas stupide à ce point là qui a toussé ? et surtout, elle en mourrait d’envie. Elle mourrait d’envie de savoir ce qui avait bien pu se passer dans la tête et dans le corps de Maximilien pendant toute cette semaine.

Forcément, quand ils furent arrivés au bar moldu où il les avait faits transplanés le blond, une fois installés, Ava ne pu s’empêcher de lui demander quelle mouche avait pu l’avoir piqué cette semaine qui venait de se dérouler. Quelle ne fut pas sa surprise de découvrir qu’en fin de compte, le garçon voulait un rendez-vous. Le cœur d’Ava ne fit qu’un énorme bond dans sa poitrine, un si gros bond qu’elle craignait qu’il n’atterrisse dans les mains de son ami. Epargnez nous les détails mademoiselle la narratrice, je vous en prie. Elle ne se sentie plus aussi à l’aise que tous les jours, clairement. Alors elle rit. Genre, sérieusement. Elle se mit à pouffer de rire, comme une de ces gonzesses écervelées – coucou Hanna ! - , mais elle ne put s’arrêter pendant un bon moment. Enfer et damnation. Voilà qu’elle venait de gâcher tout espoir de quoique ce soit de possible avec celui dont elle était, au final, amoureuse. Vu l’expression de son visage, il ne voudrait certainement plus la garder comme amie après ce qu’elle venait de lui faire subir. Cela avait l’air vraiment trop cuisant. C’était d’ailleurs à regarder son visage qu’elle avait vite compris qu’elle venait de faire une grossière erreur en riant. Mais après tout, cela ne pouvait être qu’une blague pas vraie ? Il ne pouvait pas désirer sortir avec elle pour de vrai. Alors elle se confondit en excuse et lui révéla en un monologue interminable Y a-t-il un bouton off quelque part sur cette jeune femme, je vous en prie ? lui déclarant qu’en fait, elle aussi, elle voulait être avec lui. Et en fin de compte, c’était tellement vrai. Ca crevait les yeux depuis si longtemps. Sa jalousie, ses réactions, ses sourires, même ses yeux criaient son amour pour lui, enfin !

Et, il déclara avoir besoin d’air. Moïmoï le retour ! Ava pensait en quelques sortes mérité un peu le fait qu’il la laisse toute seule comme cela, complètement désemparée. Ca avait souvent été du donnant-donnant entre eux, pourquoi est-ce que cela s’arrêterait maintenant ? Ne voulant pas le laisser filer, elle l’avait suivi dehors sur un coup de tête. Son cœur faisait un nombre incalculable de looping dans sa poitrine, et cela s’empira quand il l’embrassa. Vive les mariés ! Elle était clairement sur un petit nuage et fut toute perdue quand leur étreinte s’acheva. « Tu ne sais pas décrypter comment agisse les femmes Bowman. » Néanmoins, Ava étant toujours la jeune femme malicieuse qu’il connaissait, elle ne put s’empêcher de lui voler un deuxième baiser avant de rentrer dans le bar pour retourner s’asseoir où ils étaient quelques secondes auparavant.

« Je te crois. Parce que je t’avoue que c’est vraiment pas mon style de garçon. Comme aucun du ministère d’ailleurs. C’est vraiment avec toi que je veux être Maximilien. » Indubitablement, elle se mit à rougir et n’osa même pas le regarder en face quand elle prononça cette dernière phrase, préférant se concentrer sur le fond de sa bierraubeure. – Ho, une trace de rouge à lèvres à côte de cette bulle de mousse ! – Tyler n’était de toute façon, clairement pas son type. Elle ne savait pas si elle avait un style de garçon défini, en fin de compte, mais les chiens qui bavent sur les épaules, c’était très peu pour elle, à c’était certain.

« Holala, je ne sais pas si tu veux le savoir ce qu’elle m’a dit… » Et bien, parce que oui, le message que lui avait envoyé sa sœur jumelle, et que le blond avait pris comme un potentiel message d’un amoureux caché, était honteux en fin de compte. Sa sœur sous-entendait en effet dedans qu’elle était avec Maximilien, mais lui conseillait de ne pas enfoncer sa langue trop profonde dans la gorge de ce dernier. « C’est du Raph’ tout craché. En gros, elle me disait de ne pas aller chercher ton dernier repas dans ta bouche si tu vois ce que je veux dire. » Riant tout de même, parce qu’après tout, il la connaissait depuis huit, elle lâcha. « Elle, ça l’a fait rire, mais tu comprends pourquoi je voulais pas que tu tombes dessus et que je l’ai vite rangé dans mon sac. » Avec la grâce d’un hippopotame plongeant dans une piscine à débordement aurait-elle dû rajouter.

Le reste de leur soirée s’était en somme très bien passée. Ils étaient restés fidèles à eux-mêmes. Ava pensait bien que cela faisait leur force au final. Elle le pensa juste au moment où elle l’embrassa pour la troisième fois avant de transplaner jusqu’à chez elle. Ils étaient naturels tous les deux, et même si au début cela lui faisait peur parce qu’elle ne voulait pas le perdre tout court, elle savait bien aujourd’hui, avec cette soirée riche en rebondissement, que leur amitié faisait de leur amour quelque chose de particulier. Et cela, elle ne l’échangerait décidément pour rien au monde.

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