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 Un Auror pour un autre - PV

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MessageSujet: Un Auror pour un autre - PV   Ven 25 Déc - 16:07

Huit mois s’étaient écoulés depuis cette fameuse soirée. Cette nuit où tout a changé. Keira vivait chez Harrison, et tout se passait bien. Eux qui ne s’entendaient pas au début étaient devenus presque inséparables (presque seulement, faut pas pousser Merlin dans le Chaudron non plus). Ils faisaient beaucoup de choses ensemble et comme en plus, ils avaient des amis communs (comme Lena et Abell pour ne citer qu’eux) ils étaient amenés à sortir assez souvent ensemble. Et c’est ce qu’ils auraient dû faire ce soir là. Ils devaient sortir. Et sans que la rouquine ne parvienne à se souvenir du pourquoi du comment, elle s’était retrouvée à embrasser Harrison. Et elle avait appréciait cet instant. Vraiment. Ce n’est qu’une fois s’être embrassés qu’elle l’a compris. Elle l’aimait. Bien plus qu’elle ne le croyait. Elle l’aimait vraiment, comme elle ne pensait plus pouvoir aimer après la tornade Kaïn qui avait tout détruit sur son passage. Elle qui pensait être brisée à jamais… Elle avait doucement réappris à vivre plus ou moins seule… Puis elle était tombée amoureuse. Encore. De Harrison ! C’était quoi son problème ? Toujours à tomber amoureuse de ceux qui ne l’aiment pas initialement. A croire qu’elle en fait un jeu. Mais il l’avait rejetée. Il avait refusé ce qu’elle avait à lui offrir. Et lui avait simplement souhaité bonne nuit.

Y réfléchir. Il lui avait demandé d’y réfléchir. Existait-il pire façon de dire à une fille qu’on ne la voit pas comme une amante potentielle ? Réfléchis bien et on en reparle. Sérieusement ??? La seule chose que Keira voyait, c’était qu’il l’avait rejetée et elle était partie. Comme elle a pour habitude de le faire. Elle s’était enfuie. Après cette douche glacée, elle était d’abord sortie en boîte, où elle avait embrassé le premier venu, juste parce qu’elle avait envie d’être désirée. Seulement parce qu’elle voulait voir qu’elle plaisait. Elle l’avait abandonné sans autre avertissement qu’un signe de la main et n’était pas rentrée à l’appartement. Elle était retournée vivre à l’hôtel. Rapidement, elle avait récupéré ses affaires, faisant bien attention à ne pas croiser Harrison. Elle ne pouvait pas le voir, elle ne voulait pas le voir. Si elle le croisait, elle pleurerait. Alors elle était simplement partie. Laissant un simple mot : « Merci. Je te laisse tranquille. K.W ».

Pourtant, elle ne parvenait pas à oublier Harrison, quoiqu’elle fasse, il était là, dans sa tête. Et Lena comme Abell n’arrangeaient rien. Elle leur avait demandé de ne plus jamais mentionner le nom ni même l’existence d’Harrison devant elle. Elle ne le supportait pas. Elle broyait du noir toute seule le plus souvent, sirotant des verres à des heures inacceptables. Elle recommençait à sombrer et ce furent les efforts combinés de ses amis, Heaven, Roze, Luc, Abell, Lena… qui finirent par la faire revenir à la raison. Deux mois après, elle redevenait ‘potable’. Elle se pomponnait, elle souriait et riait de nouveau. Comme si rien ne s’était passé, comme si tout allait mieux. Et c’était le cas, elle avait l’impression d’aller mieux. Il n’avait pas voulu d’elle ? Soit !!! Tant pis pour lui. Elle était formidable et s’il ne s’en rendait pas compte c’était parce qu’il était vraiment trop nul (et toc !).

Ce jour là, Keira était vêtue de façon assez légère. Il faisait assez chaud, nous étions au mois d’août et le soleil rayonnait haut dans le ciel. Il était dix sept heures et William allait bientôt commencer sa journée. Keira et lui avaient passé la journée ensemble. Cela faisait à présent deux mois qu'ils sortaient ensemble. Keira avait rendez-vous avec Heaven à côté du ministère, aussi avait-elle accompagné William pour sa prise de fonction. Il travaillait, comme par hasard, au bureau des aurors. Il avait cinq ans de plus que Keira. Plutôt bel homme, il avait connu Keira un soir, dans un pub sorcier. Le fait qu’il soit auror avait peut-être motivé la sorcière à sortir avec lui. Certes, il avait du charme et était plutôt agréable, mais si en plus, elle avait la possibilité de rentre son ex colocataire jaloux en sortant avec un de ses collègues, elle n’allait pas se priver (même si cette idée la rendait folle de colère… Il en avait certainement rien à faire d’elle, de toute façon, n’est ce pas ?).

Souriante, elle lui offrit un baiser, sans avoir besoin de se redresser. Perchée sur des talons de 10 centimètres, des escarpins bleu électrique, elle mesurait plus d’un mètre quatre vingt cinq ainsi chaussée. Sa robe rose bonbon, ample, tombait sur ses genoux squelettiques. Elle avait un peu perdu du poids suite à ses déboires amoureux. Elle portait de grosses lunettes de soleil à la monture rouge à pois blanc et un chapeau turquoise aux bords amples ample. Fidèle à elle–même, elle passait toujours aussi difficilement inaperçu, quoiqu’elle fasse. William retira le chapeau de Keira, l’attirant contre lui, pour l’embrasser de nouveau. Elle se mit à rire. Elle n’avait pas remarqué, plus loin, une silhouette qu’elle ne connaissait que trop bien.



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MessageSujet: Re: Un Auror pour un autre - PV   Ven 8 Jan - 23:56

    Le lendemain de ce fameux soir, lorsqu’Harrison était sorti de sa chambre après une nuit blanche rempli de réflexions intenses sur sa relation avec une certaine rousse, il avait mal à la tête. Il n’avait donc pas remarqué de suite que sa colocataire et amie n’était pas là. Quand il le vit, il ne s’inquiéta pas immédiatement, se disant qu’elle avait besoin d’être loin de lui pour mieux réfléchir à toute cette situation bien étrange. Au bout de quelques jours, il entra dans la chambre de Keira. Plus aucune de ses affaires n’y étaient. Une simple note comme explication : « Merci. Je te laisse tranquille. K.W. » Il était resté un moment à fixer cette écriture ronde, ne comprenant pas. Il finit par réaliser la portée de ces mots : elle était partie. Définitivement. Si Harry avait déjà subi des rejets de filles auparavant même si c’est très curieux vous l’avez vu enfin celui-ci était probablement le pire. Elle était partie sans lui dire un mot. Elle l’avait embrassée, avait eu envie de lui sur le coup et quand elle avait entendu qu’il voyait plus loin que cela, elle était simplement partie. Et ça faisait mal. Un mal de chien. Parce que lui, lui il avait des sentiments forts pour elle. Des sentiments amoureux. Alors qu’elle parte comme ça, comme une voleuse, sans même lui dire en face qu’il ne l’intéressait pas…Oui, ça lui avait fait horriblement mal. Et ça l’avait aussi déçu de la part de celle qu’il considérait avant tout comme une amie.

    Harrison avait tenté de la contacter, d’essayer de la trouver pour lui parler. Cela n’avait jamais été dans son intention de perdre une amie aussi précieuse que Keira. Si elle ne voulait pas de lui en tant que petit ami, peut être pourraient-ils au moins garder la relation qu’ils avaient réussi à construire depuis qu’ils s’étaient croisés par hasard au chemin de Traverse. Harry ne voulait pas revenir à l’époque de Salem ni à celle ou après s’être rapidement vu dans un shooting, ils avaient comme oubliés l’existence de l’autre. Mais il n’avait pas réussi à la joindre. Il avait même fini par abandonner, ce qui était contre toutes ses valeurs, quand il avait appris d’Abell et Lena qu’elle ne voulait plus entendre parler de lui.

    Et bien, vous savez quoi ? Même quand vous pensez que votre cœur ne peut plus se briser, car c’est déjà le cas, il le peut.

    Harrison s’était donc plongé dans son travail et s’était quelque peu refermé sur lui-même. Il ne voyait guère plus qu’Abell en dehors de ses collègues. A un moment donné, surement à cause de ses derniers, ses sœurs finirent par s’en mêler. Elles étaient inquiètes pour lui. Pour les rassurer, Harry prit un congé d’un mois et partit se ressourcer en Corse. Cela lui fit le plus grand bien. Quand il revint à Londres, plus bronzé que jamais, il recommença à sortir, à voir d’autres personnes que son meilleur ami et sa compagne. Cela lui avait pris deux mois. Deux mois de déprime presque totale. Mais après tout, avec un chagrin d’amour il fallait du temps pour s’en remettre.

    Et en réalité, Harrison ne s’en était pas vraiment remis.

    Nous étions en août, il faisait beau, il faisait chaud. Harry était au boulot et blaguait avec ses collègues. Un beau sourire ornait son sourire. Rien n’aurait pu lui faire deviner ce qui l’attendait. Il était simplement sorti dans le couloir pour accueillir son collègue, et ami, William. Le fait de le voir avec une certaine rousse, qui n’avait guère quitté ses pensées depuis huit mois, le foudroya sur place. Il les vit s’embrasser, discuter tranquillement, la rouquine rigoler…Un instant, il s’imagina à la place de Will. Il finit par secouer la tête, attristée par les images qui lui étaient venues en tête. Tu es un pauvre type Harrison, se dit-il, tu espérais encore qu’elle se larmoyait toute seule en rêvant de toi alors qu’en réalité, elle fait sa vie très bien sans toi et t’as oublié depuis longtemps.

    Il finit par s’avancer, interpellant l’Auror : « Hey Will ! Nous t’attendions. Le patron t’a attribué une mission du tonnerre. Tu ferais mieux d’y aller avant qu’il ne la donne à quelqu’un d’autre. » Il s’approchait de plus en plus, son regard passant de William à Keira, ses yeux exprimant une colère et une amertume reconnue en se posant sur cette dernière. Avec sa main droite il se mit à toucher son poing gauche, passant ses longs doigts sur la chevalière qui ornait son majeur. Cela faisait mal quand il tapait sur quelqu’un. « C’est amusant tout de même. Je ne savais pas que ta mystérieuse petite amie était mon ancienne colocataire. Tu sais, celle dont je vous ai si souvent parlé. Celle que tu me conseillais d’oublier. Comment tu la surnommais déjà ? » Il fit une pause exagérée. « Ah oui ! Je me souviens que tu disais souvent que cette salope de sorcière rousse ne me méritait pas, de toute façon » Il posa ses yeux bleus qui exprimaient une certaine dureté sur Keira. « Oui, c’est vraiment très amusant…Bref, tu ferais mieux d’y aller. » Il reporta son regard sur Will jusqu’à ce que celui lâche Keira et s’en aille.

    Harry le regarda s’en aller avant de se tourner vers son ancienne amie. Il laissa passer un long moment de silence avant de commencer : « Tu as maigris. » Il fallait qu’il dise à Lena de lui faire des plats plus conséquents et à Abell de la forcer à manger. D’accord, elle était restée aussi belle que dans ses souvenirs mais tout de même, ses bras squelettiques ce n’était vraiment pas joli à voir.

    « Alors comment as-tu connu Will ? Il ne nous a jamais rien raconté sur sa petite amie. Je comprends pourquoi maintenant… » Il eut un rire étranglé et baissa la tête, quelque peu mal à l’aise. Il ne cessait de jeter des brefs coups d’œil à la jeune femme, ne sachant pas bien quoi dire. « Tu…Enfin…Pourquoi…Cette note…Je… » Il poussa un profond soupir. Bon sang reprends toi Casanova-Renucci ! « Oublies. Tu m’as manqué tu sais. » Cela lui faisait bizarre de prononcer ces mots à voix haute. Cela les rendait...réelles. « L’appartement me parait bien vide maintenant sans toi. » Il plongea son regard, rempli d’incertitude et de douleur. Il voyait bien qu’elle avait avancé sans lui et qu’elle était heureuse. Et il savait que Will était un gars bien. Mais il ne pouvait s’empêcher de ressentir une certaine tension entre elle et lui. Était-ce son imagination, un fantasme, le fait de la revoir après tout ce temps ? Il n’empêche qu’il éprouvait de nouveau ces sensations dans son estomac et cette furieuse envie de l’embrasser, même après tout ce qu’il s’était passé.
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MessageSujet: Re: Un Auror pour un autre - PV   Sam 9 Jan - 1:08

Toutes les tentatives de Harrison pour recontacter Keira avaient été vaines. Non seulement elle le fuyait volontairement mais en plus, elle s’était arrangée pour le filtrer totalement. Technologie moldue comme hibou, rien ne passait, elle le refusait catégoriquement. Il aurait pu lui envoyé une beuglante, elle l’aurait désamorcée en un temps record, juste pour ne pas souffrir en entendant sa voix résonner entre les murs de la chambre qu’elle squatait. Parce que si officiellement, elle était à l’hôtel, officieusement, elle y dormait très rarement. Elle préférait empoisoner les vies de ses amis, allant chez l’un, chez l’autre, vagabondant d’appartement en maison, d’amis en amis… Heaven, Roze, Lexy, Lena, Luc… Keira, alias la squatteuse professionnelle. Le parasite qui s’invite tout seul et ne décolle plus jamais. Demander donc à Harrison son avis sur le sujet !!! Parce qu’il ne faut pas oublier non plus qu’initialement, elle ne s’était installée chez lui que le temps de trouver autre chose, suite au malencontreux incendie qui avait eu lieu dans son appartement… Et de fil en aiguille, elle s’était totalement incrustée.

Combien d’heures avait-elle pleuré toute seule, dans la douche, dans un lit, devant la télévision, ou simplement comme ça, sans raison, alors qu’elle s’occupait en essayant de tout simplement vivre sa vie… ? Elle ne sentait toujours mal, même maintenant, alors que vue de l’extérieur, elle semblait avoir repris (plus ou moins) sa vie en main. Mais au fond, elle allait mal. Toujours mal. Si elle était sortie avec William, ce n’était pas seulement pour son charme, même s’il n’était pas mal dans son genre, elle voulait bien l’admettre… mais sérieusement ? Il n’était pas son genre outre mesure. Elle voulait juste se venger de Harrison. Il l’avait rejetée !!!! Elle se venger. Elle répondait aux coups avec un autre coup. Et les dès étaient lancés.

Alors que l’Auror embrassait Keira avant de filer prendre son poste, ils furent interrompus par une voix que la rouquine ne connaissait, hélas, que trop bien. Elle frémit. Certes, son but était de rende Harrison jaloux mais… Elle ne voulait pas le voir, elle ne voulait pas une confrontation directe… Elle voulait qu’il sache mais sans la voir directement pour autant et encore moins lui parler !!! Inspirant profondément, la sorcière se tourna vers Harrison. Un tel flux d’émotion la traversait actuellement… Elle était bouleversée. Elle voulait se jeter dans les bras pour l’embrasser, le serrer contre elle et lui avouer tout ce qu’elle ressentait… Mais il ‘lavait rejetée ! Alors elle voulait aussi le voir souffrir. Elle voulait qu’il paie.

Keira écouta  le discours de son ancien colocataire. Insultant. Elle plissa les yeux, l’observant avec une froideur qui était des plus inhabituelles chez elle. Elle était très émotive mais généralement elle se contentait soit de rire aux larmes, soit de s’écrouler de chagrin. Mais la colère était une chose qui était extrêmement rare chez elle. C’était donc aussi particulièrement déconcertant. Inspirant profondément, la sorcière récupéra son chapeau, et souffla à l’attention de William :

« Laisse faire, vas voir ton chef. On se voit ce soir. »

Elle l’embrassa doucement, sur le bord des lèvres et lui offrit un sourire avant de se trouver face à face avec Harrison. Le sourire s’était évaporé et elle inspira profondément avant de répondre, agacée :

« Ca va mieux ? Tu m’as bien insultée, tu te sens mieux ou tu veux encore un peu cracher sur moi ? Je t’en pris, ne te prives surtout pas ! Ce n’est pas comme si tu m’avais rejetée, après tout. »

Il croyait quoi ? Il l’avait jetée, elle était censé être là, à sa disposition alors qu’il avait clairement renoncé à elle ???  Et en plus, il se permit de la critiquer sur son poids.

« Et alors ? »

Même sans la voir régulièrement, il allait lui prendre la tête sur son poids ? Sérieusement ?

« On s’est connus dans un pub. »

Pourquoi avait-elle répondu au juste ??? C’était sorti sans qu’elle ne réfléchisse. Il lui faisait totalement perdre la tête !!! Puis tout bascula, soudainement. Harrison sur la défensive jusqu’alors changea du tout au tout et c’était un autre homme qui se tenait là, juste devant elle. Elle fut de nouveau prise au dépourvu, si ce n’est que cette fois-ci, elle eut terriblement envie de pleurer. Pourquoi était-elle si émotive par Merlin ???

« Arrête. »

Elle ravala ses sanglots. Comment osait-il ??? Elle inspira à fond, hoquetant au passage. Foutus sanglots… Elle reprit d’une petite voix qu’elle aurait aimé plus assurée :

« T’as pas le droit de me dire ça. »

Il l’avait regardé, droit dans les yeux, et elle pleura. Elle se mit à se haïr pour ça, pour cette fichue faiblesses et reporta sa colère sur lui.

« T’as pas le droit de me dire ça, merde ! Harrison, sérieux ! »

Elle tenta de se reprendre un minimum avant de poursuivre :

« Tu m’as repoussé. J’étais toute à toi. Je ne voulais que toi et tu m’as carrément envoyée me coucher. Tu m’as demandé de réfléchir… Tu m’as prise pour une conne, irréfléchie, doublée d’une gamine. Alors non. Tu ne me dis pas que je t’ai manquée parce que tout ça, c’est uniquement de ta faute. »

Rageusement, elle sécha de la main ses larmes qui avaient coulé bien malgré elle sur son visage de porcelaine. Pourquoi lui jouait-il ce tour là ?



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MessageSujet: Re: Un Auror pour un autre - PV   Sam 9 Jan - 2:50

    Ne pas réussir à contacter Keira avait vraiment attristé Harrison. Son cœur était déjà quelque peu brisé du départ de Keira –qui ne pouvait signifier qu’une chose : qu’elle ne voulait pas de lui- alors en plus de voir que ses lettres, ses appels restaient sans réponse…Il pouvait comprendre qu’elle ne veuille pas de lui en petit ami. Il supposait en effet ne pas être son genre et puis elle avait vu son caractère et il était certain que ce dernier ne pouvait être supporté par tous. Mais rejeter aussi son amitié ? Pourquoi ? Harry aurait pu mettre ses sentiments de côté pour sauvegarder leur relation, c’était déjà arrivé par le passé avec une autre fille. Alors que Keira ne veuille carrément plus entendre parler de lui…Cela le blessait plus que son rejet en lui-même.

    Il avait mal vécu sa vie sans elle les deux premiers mois et elle était toujours difficile aujourd’hui. Il aurait été inconcevable il y a quelques temps que Keira Williams devienne aussi indispensable à sa vie mais c’était le cas désormais. Déjà, il s’était rendu compte que, quelques mois auparavant LA soirée, il éprouvait un attachement plus grand pour elle qu’il ne le pensait. Il s’en était aperçu lorsque le grand amour de Keira était revenu dans sa vie. Il s’admettait maintenant qu’il avait été jaloux de Kaïn. Il avait eu peur que son amie se remette avec lui et que quelque part, il les perdrait elle et leur relation si étrange en y réfléchissant. Mais huit mois après tout ça, huit mois après qu’elle l’ait laissé, il ne savait plus quoi penser. Il savait qu’il éprouvait encore de forts sentiments pour la rouquine mais il avait tellement eu mal…s’était senti tellement réprouvé, tellement déçu…il n’arrivait plus à démêler le flot de sentiments qu’il sentait en lui en pensant à elle.

    Alors la voir, aux bras d’un autre, dans son quartier…Harry avait encore du mal à savoir vraiment ce qu’il ressentait…C’était un mélimélo de bonheur, de souffrance, de tendresse et de regrets qui doubla dans son cœur lorsqu’il sentit le regard de Keira sur lui. Comment arrivait-il à ne pas exploser et laisser libérer toutes ses émotions ? Lui-même ne le savait pas. Elles étaient si contradictoires ! Le Corse sentait son poing se démanger, il le voyait déjà se fracasser sur la mâchoire de William et il lui fallait tout son self control pour se dire que non, ce n’était pas une bonne idée et que même si son collègue sortait avec la fille qui l’intéressait, c’était aussi son ami. Et il avait été présent lorsqu’il n’allait pas bien, lorsqu’il était au plus bas et que seul le traumatisme d’une hypoglycémie sévère qu’il avait eu étant petit l’obligeait à garder sa routine millimétrée.

    Entendre sa voix de nouveau lui fit mal. La voir l’embrasser un autre lui fit mal. Et une fois Will partie rejoindre les autres Aurors et qu’Harrison se retrouva seul avec la fille qui hantait toutes ses pensées, il sentit la tension augmenter. Le fait qu’elle ne lui sourit pas lui fit mal. De nouveau cette douleur qui lui vrillait le cœur et le corps. Surtout lorsqu’il entendit ses paroles. Perplexe, il répliqua, les sourcils froncés : « Insulter ? Le petit mot doux que j’ai dit était le charmant surnom qu’il te donnait à l’époque. Je ne t’ai jamais plus insulté depuis Salem. Tu sais à quel point j’étais honteux de cette attitude injuste. Même après ce qu’il s’est passé, je ne t’ai pas insulté. » Il fit une pause, comprenant de moins en moins ses mots. « Rejetée ? Je ne comprends pas ce que tu dis Keira. Le seul rejet que je vois c’est le tien. » Il lui en voulait en vérité, mais surtout parce qu’elle s’était éloignée de lui et qu’elle avait, semble-t-il, renoncé à leur amitié.

    « Et alors je m’inquiète pour toi. Comme je l’ai toujours fait. N’en sois pas si étonnée. » Harrison haussa les épaules. Depuis qu’ils avaient repris contact, il s’était toujours préoccupé d’elle. Même au tout début, même la première fois qu’il l’avait vue, à Salem, en y repensant. Avant qu’il ne devienne cet être qu’il exécrait désormais.

    « Un pub ? Et bien, c’est plus banal que notre histoire… » Il n’avait pas pu s’empêcher de glisser ce commentaire. Pourquoi s’entêtait-il ? Elle était avec quelqu’un d’autre par Merlin ! Il fallait qu’il arête d’essayer de montrer qu’il était meilleur que ce blanc bec de William déjà il était Corse, il était forcément mieux.

    Harry ne comprit pas vraiment comment mais Keira passa d’une froideur –assez inhabituelle chez elle d’ailleurs- à une tristesse difficilement contenue. Son premier réflexe fut de s’approcher le plus près possible d’elle pour poser son bras derrière son dos et le caresser. Avant de se souvenir qu’ils n’étaient plus vraiment amis, que tout était encore plus étrange qu’avant entre eux et qu’il devait arrêter. Il laissa retomber son bras mollement, l’air soudain grave. « Pourquoi Keira ? Pourquoi je n’ai pas le droit de te dire que tu me manques tellement que j’en crève ? Pourquoi je n’aurais pas le droit de dire que je pense à toi tout le temps que même Penny a cessé de me dire que j’étais insupportable pour me reprocher d’être trop dans mes pensées ? Dis-moi. » dit-il doucement.

    Une fois qu’elle lui eut répondu, l’Auror prit le temps d’assimiler ses paroles. Il était de nature à répondre très spontanément mais il sentait bien que là, il faudrait qu’il soit juste dans ces mots pour ne pas la blesser, pour ne pas la faire pleurer encore plus. Et merde. Pourquoi se souciait-il encore de ses sentiments ? Il aurait dû être plus égoïste, elle lui avait quand même brisé le cœur et on ne s’en tirait normalement pas comme ça après avoir brisé le cœur d’un Corse. « Je ne t’ai pas repoussé Keira ! Enfin si, sur le moment. Mais qu’est-ce qu’il se serait passé si on avait continué et qu’on s’était réveillé le matin en se rendant compte qu’on avait fait une terrible erreur ? Je n’avais pas envie de tout risquer sur un coup de tête, sur un désir éprouvé comme ça, venu d’on ne sait où. Et de toute manière, je ne suis pas le genre de type qui couche à droite à gauche et à avoir des conquêtes d'une nuit merde je suis pas Abell. Je veux du sérieux. Quand je décide de m’engager, ce n’est pas dans le vent. J’avais besoin de me demander si c’tais ce que je souhaitais avec toi, aller plus loin. Et ce que toi, tu en pensais. C’est pour cela que je t’ai demandé de réfléchir. Je ne t’ai pas prise pour une conne, une immature ou une gamine Keira, je t’ai considéré et je t’ai respecté comme la femme que tu es qui a autant son mot à dire que moi. Qu’est-ce qu’il se serait passé si je ne t’avais pas rejetée comme tu dis ? Cela aurait mis le trouble dans notre amitié et rien n’aurait été pareil. » Harrison poussa un profond soupir, le bouillon clair de ses yeux profondément troublé. « Alors ne me dis pas que c’est ma faute, je veux bien reconnaître tout ce que tu veux mais c’est toi qui as décidé de foutre le camp sans même me prévenir oralement. C’est toi qui as vidé ta chambre et laissé ta note de merde en choisissant soigneusement de m’éviter. C’est toi qui as déclaré à Abell et Lena que tu ne souhaitais plus entendre parler de moi. C’est plutôt moi qui devrais t’accuser de m’avoir rejeté et d’avoir abandonné notre amitié. » Il s’éloigna d’elle, soudain en colère, avant de lui jeter un regard noir : « Et même si je t’ai rejetée sur le coup, tu n’as pas mis longtemps à t’en remettre. Six mois pour se mettre avec l’autre con là ? Ça va, tu oublies plutôt rapidement Williams. » Il avait craché son nom de famille qu’il utilisait fréquemment, avant, lorsqu’il la charriait. Mais rien n’était plus comme avant et tout ce qu’avait pu dire Harry en cette fameuse soirée ne servait à rien.

    Autant dire qu’il avait sacrément envie de faire valser quelques objets ou un quelconque William.
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MessageSujet: Re: Un Auror pour un autre - PV   Sam 9 Jan - 3:26

Keira état loin de se douter des sentiments qui pouvaient à présent hanter Harrison. Elle ne savait rien de ce qu’il pensait, de ce qu’il ressentait. Elle ne le comprenait pas, elle avait l’impression de ne pas/plus le connaître. Pour ce qui était des insultes qu’il venait de proférer à son égard, la jeune femme répliqua, sèchement :

« Oh oui bien sûr, et tu n’as pas du tout répété ça pour me blesser, tu l’as di comme tu aurais di bonjour c’est ça ? Tu es si c*n que ça Harrison ? »

Elle le fusillait du regard. Elle était en colère, et il ne l’avait sûrement pas vue ainsi depuis fort longtemps…

« Si tu m’as insultée et tu l’as fait volontairement. Tu comptais me blesser. Ne le nies pas. »

Quand le sujet du rejet fut abordé, elle ne put contenir un cri de colère. C’était ridicule. Cette situation était stupide, absolument ridicule.

« QUOI ? C’est MOI qui t’ai rejeté ??? Je dois halluciner. »

Elle était folle de lui. Comment pouvait-il croire qu’elle l’aurait rejeté ?? C’était lui qui l’avait renvoyée dormir toute seule ! C’état lui qui l’avait repoussé alors qu’ils s’embrassaient. Lui qui avait fui à l’opposé de la pièce. Lui, encore et toujours lui. Pourquoi ne comprenait-il pas ? Concernant sa pseudo inquiétude qu’elle voyait d’avantage comme une intrusion dans sa vie privée, elle siffla, en colère, entre ses dents :

« C’est ça, oui bien sûr… »

Elle ne répondit rien sur l’originalité de son histoire avec William. Elle n’allait certainement pas se justifier devant lui. Pas devant ce goujat qui n’avait rien compris à la vie ! Plutôt crever. S’en suivit une tirade… Elle ne savait pas quoi dire, tout ce qu’elle savait c’était qu’elle ne croyait plus un seul mot sortant de la bouche du corse. Pas le moindre. Finalement, elle répliqua, les larmes aux yeux :

« Tu n’as pas le droit parce que tu m’as abandonnée. Je voulais tout te donner, tout faire avec toi, juste toi mais tu n’en avais rien à faire. Quand je pense que tu t’es jeté à l’autre bout de la pièce pour ne plus m’embrasser… As-tu la moindre idée du mal que tu m’as fait ? »

Ses yeux bleus lançaient des éclairs. Elle n’avait pas la moindre idée de ce que Harrison pouvait ressentir. Elle savait juste qu’elle ne savait pas quoi penser, qu’elle était terriblement mal, que son cœur se brisait à nouveau et qu’elle était épuisée par toute cette souffrance, cette douleur. Elle l’écouta parler, le cœur serré, et finalement, après un moment de silence, il lui claque sa mise en couple avec William en plein visage. Mais ce qui lui fit mal ne fut pas cette constatation, non. Ce fut son nom de famille qui lui claqua en plein visage. Elle n’était plus Keira ? Elle redevenait Williams ? Ils en étaient vraiment arrivés à ce niveau là ? Folle de colère, ses prunelles lançant des éclairs, elle répliqua rapidement, sans réfléchir, dévorée par la rage :

« Si tu m’as repoussé… Ce qui aurait pu se passer ? J’ai toujours su que ce n’était pas une erreur. OK ??? Ca ne pouvait pas en être une… Je le sentais, j’en étais persuadée... »

Sa voix se brisa, mais elle poursuivit, elle était lancée et plus rien ne pouvait l’arrêter à présent :

« Peut-être bien que moi, contrairement à toi, j’ai plus l’habitude d’avoir des histoires passagères, mais je ne fais jamais ça avec mes amis. Comment tu as fait pour ne rien voir ? Bordel… Comment tu as fait pour ne pas comprendre ? J’étais folle amoureuse de toi Harrison, Ok ? J’étais raide dingue de toi, tu étais ma raison d’être. Je ne voulais qu’une chose : être avec toi. »

Elle poursuivit, enchaînant rapidement, toujours folle de colère de ce qu’il venait de lui claquer dans les dents :

« Parce que tu crois sincèrement que tout va bien entre nous maintenant ??? Tu crois que toi et moi on est encore des amis ??? Bravo, Tu as été le roi de la décision de m*rde. Bien joué, tu as tout brisé. Félicitations !!!! »

Et finalement, elle acheva le tout avec une simple petite phrase qui pouvait avoir un puissant impact :

« Vas te faire f*utre Renucci. Vas te faire f*utre. »

Elle ne prit même pas la peine de le regarder droit dans les yeux, elle était rongée par la colère et la douleur. Elle voulait s’éloigner, ne plus le voir. Elle avait bien trop mal. Elle avait tout avoué, sans même le réaliser. Elle avait avoué à quel point elle avait pu l’aimer, tout le mal qu’il lui avait fait… Elle n’en pouvait plus, elle était épuisée, elle souffrait trop. Elle marchait d’un pas décidé vers la sortie, voulant fuir cette situation et surtout cet homme une bonne fois pour toute.



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MessageSujet: Re: Un Auror pour un autre - PV   Sam 9 Jan - 22:02

    Musique pour faire chialer

    Harrison était étonné d’entendre toute cette violence, toute cette colère, toute cette rage dans la voix de Keira. Ce n’était pas la fille qu’il avait connu depuis quelques années. Pour tout dire, elle lui rappelait plutôt la Keira de Salem et c’était plutôt un mauvais souvenir pour lui. « Non, je te l’ai dit pour que tu te rendes compte de ce que disait ton précieux chéri de toi il n’y a pas si longtemps. Je l’ai dit pour le blesser lui, pas toi. » Il soupira, les yeux tristes. Comment avaient-ils pu en arriver là ? « D’accord, peut être que j’espérais en mon for intérieur te blesser comme j’ai été blessé lorsque tu es partie. Alors oui, sans doute que je suis un peu con comme tu le dit. » Il détourna le regard, il n’avait jamais été dans son intention de lui faire mal mais parfois, vous ne pouvez simplement pas vous en empêcher.

    « Tu es partie le jour après qu’on se soit embrassés, une fois que tu as entendu que j’envisageais quelque chose de sérieux entre nous. Alors oui, moi j’appelle ça un rejet. » Il ne voyait pas en quoi Keira s’offusquait tellement des mots qu’il avait employé. Il ne voyait pas pourquoi elle déclarait halluciner. Il était clair que c’était elle qui ne voulait pas de lui. Elle était partie après ce qui s’était passé.

    Ce fut lui qui hallucina par la suite. Lui ? L’abandonner ? D’où est ce qu’elle avait compris cela ? Et pourquoi est-ce qu’elle était partie si elle voulait tout faire avec lui ? Harrison ne comprenait plus rien. « Je t’ai abandonnée ? Je t’ai abandonnée ?? C’est vrai que c’est moi qui me suis barré le lendemain de cette soirée ! Non mais tu t’entends Keira ? D’où est ce que je t’ai abandonné ?? J’ai essayé par tous les moyens de te contacter ! » Il était complètement incrédule. « Si tu ressentais ça pour moi, tu m’expliques pourquoi tu es partie le lendemain ? Je te proposais justement que notre relation évolue si on n’en avait envie, si on était prêts pour ça…Comment n’as-tu pas pu comprendre ça ? » Il la regarda droit dans les yeux. « Je suis désolé de t’avoir fait du mal. Mais comme je te l’ai déclaré ce soir-là, je n’avais pas envie qu’on ruine tout. Si j’ai arrêté de t’embrasser c’était parce que je ne voulais pas d’une coucherie d’un soir dans notre histoire…si on devait arriver, c’était d’une bonne manière. Alors oui, j’ai arrêté de t’embrasser, je me suis éloigné de toi mais crois moi que je mourrais d’envie de continuer. » Quelle importance tout cela avait maintenant ? Si Keira n’avait pas compris son point de vue à l’époque, il ne voyait pas comment il pourrait mieux expliquer ses pensées aujourd’hui.

    Harrison avait envie de se prendre la tête entre les mains, de taper quelque chose, de tout exploser autour de lui, alors que Keira s’exprimait. « J’avais besoin d’être sûr d’accord ? Peut-être que toi tu savais que ce n’était pas une erreur, moi j’avais besoin de mettre au clair mes sentiments. J’avais besoin de savoir si j’étais prêt à être de nouveau en couple. Si je pouvais me mettre avec quelqu’un qui était l’une de mes plus proches amies. Je ne voulais pas continuer car si, au final, je ne voulais pas être avec toi, je ne voulais pas perdre ce qu’on avait je ne voulais pas te perdre. » Il recula d’un pas, le regard clair voilé par la tristesse. « Même si au final, c’est ce qui s’est passé. » Et il le regrettait, mais tellement.

    « Tu étais amoureuse de moi ? » répliqua-t-il, n’arrivant pas y croire. « Alors là ! J’aimerais vraiment des explications ! Comment tu peux déclarer que tu voulais être avec moi alors que tu t’es enfuie ? Sérieusement Keira ! Tu t’es barrée sans prévenir et tu oses me dire que tu m’aimais ? Alors que je t’avais dit vouloir réfléchir à un tournant dans notre relation ? Toi, t’étais raide dingue de moi et tu t’es enfuie ? Ce n’est pas un peu paradoxal ? » Harrison tentait par tous les moyens d’éviter de hurler mais il était vraiment en colère. « Et il faut arrêter de croire que c’est toujours aux mecs de tout piger. Tu aurais pu m’en parler. Je suis confus de ne rien avoir compris mais toi non plus. Tu as bien vu comment je me suis comporté après le retour de Kaïn. Alors tu vois, je peux aussi te faire ce commentaire. » Mais non, évidemment, c’était toujours aux hommes de faire le premier pas ! Merde, ils ne voyaient pas plus clair que les femmes !

    Ses dernières paroles lui brisèrent de nouveau le cœur. Pour tout dire, ce fut tellement un coup qu’il en eut presque les larmes aux yeux. Sa faute ? Il avait tout brisé ? « Tu crois pas que je me le suis déjà dit ? Tu crois que tu m’apprends quelque chose ? Quand j’ai compris que tu ne reviendrais pas, je me suis remis en question. Mais c’est toi qui es partie. C’est toi qui n’as pas répondu aux appels de plus en plus désespérés que je t’envoyais. Alors explique-moi pourquoi ce serait seulement ma faute la dégradation de notre relation. Je veux bien avouer que j’y suis pour quelque chose mais toi aussi. Alors arrête un peu de tout mettre sur mon dos. » Plus que tout, ces différents reproches lui faisaient mal. Harry avait une mauvaise foi incroyable mais il savait quand même reconnaître ses fautes. Il savait qu’il avait sa part de culpabilité dans toute cette histoire. Mais, à la fin, il n’était pas tout seul !!

    « Et moi je t’emmerde Williams mais à un tel point, tu n’imagines même pas. » Quand il l’a vit partir, il lui cria : « C’est ça vas-y, casse toi ! Visiblement c’est la seule chose que tu saches faire ! » Il continua à la regarder s’éloigner de lui, respirant bruyamment à cause de toute la colère qu’il avait en lui. Son esprit tournait à plein régime. Il s’imaginait que c’était la dernière fois qu’il la voyait. Que les seules fois où il entendrait parler de la rouquine après ce moment, ce serait avec son groupe et par Abell lorsqu’il lui annoncerait qu’elle se serait mariée avec Kaïn, qu’ils s’étaient installés dans une grande maison en banlieue, qu’ils avaient cinq enfants et un labrador nommé Prince bonjour, Harrison, grand paranoïaque. C’est ainsi que, sans réellement s’en rendre compte, le Corse vit son corps bouger sans son accord, marcher rapidement à la suite de Keira. Quand il se trouva de nouveau face à cette jeune femme qu’il aimait et détestait tout à la fois, il rigola. D’un rire nerveux, étranglé, rauque où l’on sentait tout son désespoir.

    « On est vraiment un cas hein ? » dit-il après un instant de silence. « J’ai tellement pas envie qu’on se quitte comme ça. Je n’ai tellement pas envie que ce soit notre dernière discussion. J’ai tellement envie que tout s’arrange à nouveau. » Il soupira, des sanglots clairement visibles dans ses yeux bleus. « Mais c’est impossible n’est-ce pas ? On ne retrouva jamais la relation qu’on avait. Ça me tue, tu sais, parce que je crois…non, j’en suis persuadé, que je t’aimais. Mais je suppose que tout est fini. Je ne le veux pas mais je crois qu’on n’a jamais vraiment ce qu’on veut dans la vie hein ? » Il garda son visage tourné vers elle, son regard grave ancré dans le sien. Il avait du mal à croire qu’ils en étaient arrivés à un tel point de non-retour. Mais visiblement, il fallait qu’il se mette cette idée dans la tête car il ne voyait pas comment tout s’arrangerait désormais.


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MessageSujet: Re: Un Auror pour un autre - PV   Sam 9 Jan - 22:52

Il était jaloux. Son superbe plan avait drôlement bien fonctionné. Peut-être même un tout petit peu trop… Harrison était jaloux de William… Mais comme toujours, il s’y prenait comme un pied. Si en temps normal, cela pouvait attendrir la sorcière, cela l’agaçait plus qu’autre chose maintenant. Elle l’observa, déconcertée. Fatiguée.

« Et bien tu as réussi, bravo. La salope de sorcière rousse a très bien entendu ton message. Merci. »

Pour ce qui était de son fameux ‘délit de fuite’… Elle répondit, sans hésiter, très sûre d’elle :

« Moi je ne l’ai pas vu comme ça. Peut-être que dans ta tête, tu pensais parler d’une relation sérieuse, mais moi tout ce que j’ai vu c’était que tu avais besoin de réfléchir… Et moi je n’avais pas besoin de réfléchir. Je savais très bien ce  que je voulais et ce que je ressentais. Alors si toi tu avais besoin de réfléchir, c’est que tu ne m’as jamais aimé comme j’ai pu t’aimer. C’est tout. »

Ce fut son tour de s’énerver, il fallait admettre qu’ils mettaient pas mal d’ambiance dans les couloirs du ministère. Surtout qu’en soit, Keira n’avait jamais honte de s’exposer, elle avait l’habitude d’être sous le feu des projecteurs et jugée pour un oui ou un non, alors une dispute houleuse en plein milieu d’une foule… Ca ne la dérangeait pas le moins du monde.

« Tout ce  que j’ai vu, moi, c’était que tu ne m’aimais pas comme je t’aimais. Je n’ai jamais eu besoin d’y réfléchir. Je savais que je te voulais toi, et pas juste pour ce soir là. Je savais très bien ce que je voulais. Et franchement, je n’avais pas la moindre envie de me faire jeter encore une fois. Je suis fatiguée, d’accord ? J’en peux plus. Je ne tiens plus. »

Les larmes s’étaient remis à couler sans même qu’elle ne s’en rende compte. Elle était usée par toutes ces histoires, ces ruptures à répétition. Elle en avait assez de se faire briser le cœur à chaque fois.

« La fuite me semblait être moins douloureuse que toi me rejetant définitivement le lendemain matin. »

Elle inspira profondément, hoquetant bien malgré elle :

« Si tu avais tellement envie que ça de rester, tu aurais dû rester et continuer… Tu aurais vraiment dû continuer… »

Elle le revoyait s’éloigner, elle ressentait cette déchirure qui lui lacérait le cœur. Sa poitrine qui se compressait. Son incompréhension sur le coup. Qu’il ne le veuille pas la perdre était plutôt ‘amusant’ finalement, considérant la situation dans son ensemble, c’était bel et bien ce qui s’était passé…

« Trop tard. »

Ils s’étaient perdus, tout ça parce qu’il ne voulait pas la perdre ? C’était trop ridicule. Trop bête. Il s’énerva alors qu’elle lui avouait, finalement, ce qu’elle avait pu ressentir pour lui… Et c’est le souffle court qu’elle répliqua :

« Je t’aimais depuis longtemps, mais très franchement… Je ne voulais pas l’admettre. Toutes mes relations ont toujours été chaotiques et je suis fatiguée, d’accord ? J’en peux plus, je ne voulais plus souffrir… Et j’aurais dû m’en tenir là, parce que la situation actuelle ne me plait pas du tout. »

Pour ce qui était d’en parler…

« Comment voulais-tu que je t’en parle ? Je ne voulais rien tenter parce que je savais que ça se finirait mal. Ca se finit toujours mal… la preuve… Et… De quoi tu me parles ? C’est quoi cette histoire avec Kaïn ? Qu’est ce qu’il a à voir la dedans ? »

Elle n’avait bien sûr rien remarqué, Harrison pouvait parfois être tellement susceptible, en temps normal, sur des broutilles (pire qu’une gonzesses gonflées aux œstrogènes) qu’elle ne faisait pas plus attention que ça à ses sauts d’humeur (c’est ça de vivre sous le même toit qu’une femme, ça sensibilise aux hormones sécrétées…).

Et alors qu’il lui renvoyait la faute sur elle, telle une balle de tennis revenant vers l’envoyeur, la rouquine répliqua, agacée :

« C’est ça, tu as raison. La salope de sorcière rousse a encore frappé ! Quelle saleté de garce celle là franchement… »

Alors qu’elle tournait les talons, tout en lui disant d’aller faire des choses impolies, il lui retourna la douceur de ces propos et c’est dans cette formidable ambiance à peine malsaine qu’ils se séparèrent. La jeune femme marchait d’un pas rapide, assuré vers la sortie. Elle transpirait de rage. Elle était si énervée !!! Elle lui en voulait comme elle n’en avait pas voulu à quelqu’un depuis fort longtemps. Mais plus que tout, elle avait mal. Terriblement mal au cœur. Elle fut surprise de le retrouver là, face à elle, en train de rire. S’enchaînèrent alors plusieurs questions : pourquoi l’avait-il suivie ?? Que lui voulait-il ? C’était quoi ce rire nerveux ? Et puis pourquoi il riait cet abruti ??? Froide, elle répliqua :

« Peut-être, mais dans la vie on n’a pas toujours ce qu’on veut. »

Et elle était assez bien placée pour le savoir. Elle aperçut les larmes dans ses yeux et son cœur se serra d’avantage encore. Il était plus incompréhensible encore qu’auparavant pour elle. Que voulait-il exactement ? Elle n’y comprenait plus rien. Puis il avoua. I aurait aimé qu’ils ne se séparent pas comme ça, que tout redevienne comme avant… Quad il avoua qu’il l’avait aimé, elle se mit à pleurer. Toutes les larmes de son corps jaillirent d’un coup, sans qu’elle ne puisse les retenir.

« Tu aurais dû t’en rendre compte avant… »

C’était trop tard à présent, n’est-ce pas ? Tout était fini avant même d’avoir pu commencer. Son cœur s’était encore brisé sans même qu’ils n’aient le temps de sortir ensemble… cela signifiait-il qu’échapper à la souffrance était impossible ? Cela signifiait-il que quoiqu’on fasse, finalement, on soit condamné à souffrir ?

« C’est trop tard. On ne retrouvera plus jamais notre relation d’avant. Et très franchement… je n’en veux plus. »

Elle ne voulait pas redevenir son ‘amie’. Elle ne voulait pas le voir avec une autre. Elle ne voulait pas le voir heureux avec une autre.

« Je ne veux plus être ton amie. »

Ca ne lui suffisait pas, tout simplement. Elle en voulait pus et il ne voulait pas lui en donner plus.



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MessageSujet: Re: Un Auror pour un autre - PV   Dim 10 Jan - 2:57

    Souvent, Harrison parlait et il aurait mieux fallu qu’il s’abstienne. Il aurait dû se douter que ramener le surnom que Will avait donné à Keira des mois auparavant n’était pas une bonne idée. Mais que voulez-vous, il était d’une impulsivité sans retenue ! « Oh, arrêtes Keira. Tu sais que je ne le pense pas. » Un jour très éloigné dans le passé peut-être, mais plus maintenant, plus depuis longtemps.

    « Ah ouais ?? Non mais c’est vrai pardon, excuse-moi de prendre le temps de me calmer et de réfléchir cinq minutes sur une décision qui pourrait tout changer…Je ne prends jamais une décision sur la légère et sur le coup, j’étais beaucoup trop perturbé pour savoir démêler ce que je ressentais. D’autant que, je te le rappelle au cas où tu l’aurais oublié, je sortais, certes depuis un certain moment, d’une longue relation avec Elorah. Si prendre le temps signifie pour toi que je n’éprouve pas les mêmes sentiments que toi et bien, écoutes, reste avec cette idée puisque visiblement, je ne peux rien te dire. » Et cela, ça énervait aussi beaucoup Harrison. Comment pouvait-elle déclarer qu’il l’aimait moins qu’elle ? Elle ne connaissait pas l’étendue de ses sentiments. Et maintenant, il était bien trop tard pour le lui avouer. D’autant que selon lui, et basé sur l’impression qu’il avait de Keira, cela ne changerait plus rien maintenant. Cela lui brisait le cœur, le rendait tellement mais tellement triste… « Je…Je ne voulais pas te jeter…Je…Je souhaitais te traiter bien…Ne pas te considérer comme une fille facile…Et sur le coup, je me répète mais j’étais tellement troublé par ce qu’il se passait que j’avais besoin de temps pour réfléchir. Si ça fait de moi le méchant de l’histoire et bien tant pis. De toute manière, il me semble que ton opinion est déjà fixée. » Et l’Auror ne savait vraiment pas comment il pouvait changer cela.

    « Tu ne tiens plus ? Je ne comprends pas. » Il essuya les larmes qui coulaient sur les joues de la rouquine laissant sa main s’attarder sur ces dernières. « Je ne t’aurais pas rejetée le lendemain matin…c’est la décision que j’avais prise, être avec toi et voir où ce nouveau tournant dans notre relation nous menait. » Laissant sa grande main sur le visage de la jolie jeune femme, il la regardait avec intensité. Une certaine émotion s’apercevait dans son regard troublé. Pourquoi rien ne s’était passé comme prévu ? « J’aurais dû, oui. » finit-il, avec une grande tristesse dans la voix. Cela lui brisait le cœur, encore, de constater qu’il avait eu tort sur toute la ligne et que Keira s’était, en réalité, intéressée à lui et qu’ils avaient été sur la même longueur d’onde, même pendant un infime instant. Cela lui crevait encore plus le cœur de savoir que la situation était irréparable et que tout était fini avant même d’avoir commencé. Qu’il était bien trop tard pour tout arranger.

    « Je comprends. Je suppose que je ne voulais pas me l’admettre non plus. Bien que mes relations n’ont pas été aussi chaotiques que les tiennes. » Il ne savait pas tout, bien évidemment, des histoires de Keira mais elle lui en avait assez dit pour affirmer cela. « Moi non plus cette situation me déplaît particulièrement. Tu étais tellement importante pour moi… » Il effleura du pouce ses pommettes. « Ça aurait pu se finir bien…ça aurait pu… » Pourquoi rien n’avait marché correctement ? Cette question ne cessait de le hanter. « J’étais jaloux de Kaïn. Tout le monde m’avait grillé. Je les ai tous envoyé bouler. Mais c’est vrai, j’avais peur qu’en le retrouvant, tu te rendrais compte que j’étais un gars insupportable, que tu ne comprenais pas comment tu pouvais être mon amie et que tu ne souhaiterais plus me voir. » Il eut un semblant de sourire. « Encore une preuve de ma connerie gigantesque n’est-ce-pas ? » lui lança-t-il, le regard toujours sombre.

    Lorsqu’Harrison entendit Keira réagir une fois qu’il eut parlé de sa faute à elle, il leva les yeux au ciel. « Arrêtes Keira ! Je ne dis pas que tout est de ta faute, loin de là. » Ses yeux clairs lui envoyait des éclairs. « Oh et puis merde ! Tout est de ma faute. J’aurais dû mieux agir, te sauter dessus comme j’en ai envie, là maintenant et ne pas réfléchir ! C’est ce que tu penses de toute façon non ? » lança-t-il avec rage.

    Quand le Corse vit partir la rouquine, il lança des mots qu’il ne pensait certainement pas mais qu’il disait car il était beaucoup trop en colère. Seulement, au fond de lui-même, il ne voulait pas du tout se séparer d’elle ainsi. Ils avaient beau ne plus être amis, il était hors de question que s’il ne la revoyait plus jamais, toute leur histoire se finisse de cette manière, comme elle avait commencé.

    « Oui j’aurais dû. J’aurais dû m’en rendre compte avant et te l’avouer. Mais on a beau vivre dans un monde magique, on ne peut pas remonter le temps. » Harrison se rapprocha d’elle pour la prendre dans ses bras. Cela lui faisait trop mal de la voir pleurer comme ça. Néanmoins, il se dégagea de Keira lorsqu’elle parla. « Tu n’en veux plus ? » dit-il en prononçant ses mots à elle d’une voix atone. « Tu ne veux plus être mon amie ? » C’était la douche froide. Malgré l’évolution de leur discussion, il fallait croire que l’Auror avait gardé l’espoir qu’ils reprendraient contact. Peut-être pas que tout redevienne comme avant, c’était impossible, mais au moins qu’ils se revoient. Il avait tellement besoin de la voir au quotidien…

    « Et bien je suppose qu’on s’est tout dit alors ? » déclara-t-il au bout d’un moment. « Tout est réellement fini…On se connaît depuis plus de dix ans maintenant. On est amis depuis des années. Et ça se termine comme ça… » Une larme coulait sur sa joue et il l’essuya rapidement. Harry ne ferait pas le plaisir à Keira de pleurer devant elle. « Je te souhaite tout le bonheur avec William ou avec Kaïn oui il y tient ou avec qui tu voudras. Depuis que je t’ai revue, en ce jour froid, dans le chemin de Traverse, j’ai voulu que tu sois heureuse. Ta vie a dû être tellement sombre pendant longtemps que je veux juste que tu gardes ce sourire, cette bonne humeur et cette folie que j’ai appréciés et qui me manque maintenant. Et ça me tue de voir que tu as perdu tout ça à cause avec moi, à cause de moi. » Il soupira, tachant de contrôler, non sans mal, ses émotions. « Mais avant qu’on se quitte pour toujours, je voulais juste te dire que je t’aime Keira Williams. Malgré ce qui s’est passé il y a huit mois, malgré ce qu’il s’est passé aujourd’hui, malgré la déception et l’amertume que je ressens encore, je suis complètement raide dingue de toi. Ton excentricité, ton côté complètement barge, ton absence de capacités en cuisine, ta partie plus sombre, tout, j’aime tout chez toi, tout ce qui te caractérise. Et je crois que c’est important que tu le sache. » Harrison n’avait plus aucun espoir concernant sa relation avec Keira, elle avait été plutôt claire, mais comme il ne pouvait rien se passer de pire que de la perdre, il fallait qu’il lui confie ses sentiments. Avant que tout se termine.
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MessageSujet: Re: Un Auror pour un autre - PV   Dim 10 Jan - 9:38

« Non je ne sais pas. Je ne sais rien. Je n’ai pas la moindre idée de ce que tu penses et de ce que tu peux ressentir… pas la moindre idée. Comment pourrais-je le savoir ? »

Elle ne le comprenait plus. L’avait-elle déjà compris par ailleurs ? Elle n’en savait rien. Plus leur discussion allait en avant, moins elle avait le sentiment de le connaître, de l’avoir un jour réellement connu… Elle ne savait plus qui il était. Pour le reste… Elle n’avait plus envie de luter. Elle n’en avait plus la force. Alors elle se contenta de soupirer, l’observant avec lassitude, répondant d’une voix qui avait perdu toute trace de combativité.

« C’est ça, tu as raison. »

Elle en avait assez. Elle ne voulait plus se battre, elle ne voulait plus le voir. Elle ne voulait plus souffrir, elle voulait juste que tout ça s’arrête définitivement. Pourquoi les relations humaines faisaient-elles autant souffrir ? Pourquoi ne pouvait-on pas simplement être heureux ? Etait-ce parce que sans douleur, le bien être n’aurait plus aucune valeur ? Pour pouvoir être heureux, savoir qu’on est bien, il faut avoir connu le malheur et le mal être… C’était donc pour ça ? Elle répliqua, dans un murmure :

« De toute façon, ça ne sert à rien de ressasser le passé. C’est terminé. »

Elle avait abandonné les armes, elle avait levé le drapeau blanc et capitulait définitivement. Elle ne voulait plus se battre dans le vent contre vents et marées. Elle ne voulait plus de tout ça. Plus d’amours troubles, plus de fausses joies, plus de bonheur éphémère. Elle ne voulait plus tomber amoureuse, elle ne voulait plus souffrir. Et pour ne pas souffrir, elle devait arrêter de s’attacher. Rester distante, ne plus autant s’impliquer dans ses relations. C’était pour ça qu’elle était avec William. Elle ne l’aimait pas. Oh, elle ne le détestait pas non plus, mais elle n’était pas amoureuse de lui. Elle était totalement indépendante de lui. Elle savait que s’il décidait de la quitter, elle n’en souffrirait pas. Pas autant, en tout cas, que lorsque Harrison l’avait rejetée. Même si pour lui il n’avait pas agi de la sorte, elle l’avait vécu ainsi, elle.

« Ecoute, je ne veux plus me battre, je n’en ai plus la force. Alors maintenant, je veux que tu me laisses tranquille. Je veux faire ma vie de mon côté et je ne veux plus jamais te voir. »

Elle avait articulé ces paroles en le fixant droit dans les yeux. Elle était émotionnellement épuisée. Elle ne voulait plus de cette lutte incessante. Elle ne voulait plus souffrir et dès qu’elle posait les yeux sur lui, elle souffrait mille morts. Et ça, elle n’y tenait pas. Elle voulait retrouver ce semblant d’équilibre en vivant cette relation platonique, distante, avec William. La passion avait eu raison d’elle. A trop s’approcher des flammes, elle s’y était brûlé les ailes, et elle n’avait toujours pas cicatrisé.

Elle ne s’était pas du tout attendu à cette déclaration sur Kaïn.. Sa relation avec le skateur était si lointaine à présent… Et leur rupture avait été si progressive, si… naturelle. Elle avait mieux vécu la rupture in fine, que l’éloignement croissant du jeune homme par rapport à elle. Si ils s’étaient séparés, c’était parce qu’ils s’étaient éloignés l’un de l’autre, de façon irrémédiable… Irréversible. Oui, sa relation avec Kaïn avait été très intense, sauvage, pleine de fougue, de passion. Mais ils étaient jeunes. Et elle ne pensait pas que Harrison avait pu être, ne serait-ce qu’une seconde, jaloux de son ex petit ami. Jamais elle n’avait envisagé cette possibilité. Jamais. Elle ne trouva rien à répondre et demeura coite.

Elle avait finalement annoncé la rupture. Amicale, amoureuse… qu’importe. Elle savait qu’il fallait mettre une fin à leur relation, quelle qu’elle soit. Ils ne pouvaient pas poursuivre comme ça. Plus maintenant. Elle n’avait plus envie de se battre, et elle ne voulait plus souffrir. Alors lorsqu’il lui avoua son amour, elle contint, sans savoir comment exactement, ses larmes. Elle ne pouvait plus pleurer, plus devant lui. Elle devait être forte. Juste encore un tout petit peu, le temps de retirer le pansement, d’un coup sec. Elle serra les dents, inspira profondément et répondit, plus froide qu’elle ne le pensait :

« Et bien pas moi. »

Elle dû prendre sur elle pour poursuivre, le cœur serré :

« Je ne t’aime plus. Je ne veux plus rien avoir à faire avec toi... Je ne veux plus jamais te voir. Plus jamais. »

Elle avait tellement mal en lui assenant ce coup de poignard, elle aurait sans doute préféré subir dix endoloris que cette rupture. Le souffle court, elle termina simplement :

« Adieu. »

Elle devait partir. Maintenant. Parce qu’elle ne pourrait plus tenir très longtemps. Elle avait beaucoup trop mal. Elle avait besoin de recul, d’être seule. Elle avait besoin de fuir, pour avoir l’impression de mieux avancer. Elle ne lui jeta pas le moindre regard, elle ne l’aurait pas supporté. Elle préférait filer, sans un regard en arrière. Se détournant de lui, elle partit. Ses jambes parvinrent à la porter jusqu’à la sortie du ministère. Elle ne sut comment elle parvint à sortir, mais une fois dehors, elle transplana. Elle avait besoin d’être seule et elle ne voulait pas qu’il la suive.

C’était fini.

Alors qu’elle réalisait l’ampleur de cette simple phrase, de ces trois petits mots, elle éclata en sanglots. Ses jambes tremblantes ne purent supporter son poids et elle se laissa tomber à terre, pleurant toutes les larmes de son corps. Elle sanglotait à s’en déchirer la poitrine. Les larmes inondaient ses joues livides, tandis qu’elle gémissait de douleur. Pourquoi ? Pourquoi devait-elle toujours souffrir autant ? Elle n’en pouvait plus. Cette douleur, cette souffrance… Elle voulait seulement que tout se termine enfin. Une bonne fois pour toute. Glissant ses doigts, inondaient de larmes salées dans ses cheveux, elle continua à pleure, trembler et gémir dans son coin, prostrée sur elle-même. Elle était si mal, si fatiguée… Et ces sanglots qui ne voulaient plus s’arrêter. Elle avait beau hoqueter, rien n’y faisait, elle n’arrivait plus à s’arrêter. Elle venait de rompre, définitivement. Jamais plus elle ne le reverrait… Et ça la rendait malade. Il était si insupportable ! Si arrogant, si sûr de lui... Et elle l'aimait tellement...
-Terminé pour Keira-



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MessageSujet: Re: Un Auror pour un autre - PV   Dim 10 Jan - 23:02

    Comment pourrait-elle le savoir ? Elle le connaissait depuis tout ce temps quand même ! L’avait-il tellement déçu, lui aussi, pour qu’elle ne sache même plus si elle savait vraiment quelque chose sur lui. Etait-ce à ce point brisé entre eux ? « Tu me connais Keira…Après tout ce temps…Peux-tu dire que tu ne me connais plus ? » demanda-t-il d’une voix où l’on sentait le désespoir percer.

    Quand Harrison entendit qu’elle lui donnait raison, avec cette lassitude, ce regard vidé, il ne sut que faire. Le brun sentait qu’elle lui échappait et il n’arrivait pas à savoir comment il pouvait éviter cela. Eviter qu’ils ne se perdent. Eviter qu’il ne la revoie plus jamais. Qu’elle devienne l’une de ses relations qui avait été bien mais qui était du passé, maintenant. Elle était trop importante, leur relation était trop marquante pour qu’il ne la laisse passer sans réagir. Pourtant, il ne savait pas comment faire. Il ne savait pas et ça le tuait.

    « Vraiment ? Tout est terminé ? » Malgré tout, il avait encore du mal à y croire. Que tout se finissait comme ça, dans ce couloir menant au bureau où le Corse travaillait. Comment leur histoire pouvait se terminer de cette façon ? Comment pouvait-elle se terminer tout court ? Il ne voulait pas y renoncer lui, il voulait se battre !

    Les paroles de Keira le blessaient terriblement. Elle ne voulait plus le voir ? Qu’il la laisse tranquille ? Elle voulait faire sa vie toute seule, de son côté loin de lui ? « Et si moi je ne veux pas te laisser tranquille hein ? Si je ne pouvais pas te laisser tranquille ? » Ils avaient vécus trop de trucs ensembles pour que tout se finisse ainsi…Ils avaient vécu trop de trucs ensembles pour que ça se finisse…Il ne voulait pas, ne voudrait jamais que ça se termine avec elle. Harry voulait continuer, voulait qu’elle fasse partie de sa vie pour toujours. Ne le voyait-elle pas ? Mais si elle ne voulait vraiment pas de lui, pas du tout, ni comme ami, ni comme compagnon…Comment ferait-il, lui, pour vivre sans elle ? Il avait bien vu que depuis huit mois, il avait du mal à combler son absence. Il la cherchait partout, dans tous les recoins de son appartement qu’il avait partagé avec elle pendant plus d’un an, il la cherchait dans toutes les rues de Londres, il la cherchait dans tous les magazines, toutes les photos qui lui tombaient dessus. Il la cherchait et elle lui échappait…Et maintenant qu’il l’avait, bien en face de lui, réelle, elle s’échappait de nouveau…De manière irrémédiable.

    Alors qu’ils étaient près de la sortie du Ministère et qu’il lui avait ses sentiments, elle eut enfin cette phrase, celle où elle lui annonçait clairement la couleur. Elle ne l’aimait plus, ne voulait plus le voir, c’était fini. Alors que des larmes obscurcissaient la vue d’Harrison, il souffla : [color:7306=teal« Je ne peux pas m’y résoudre. Je ne peux pas te laisser partir…Je ne peux pas te perdre. J’ai besoin de toi au quotidien Keira. Même si ce n’est plus réciproque. »
    Il sécha ses larmes de sa main. « Pourquoi je n’ai pas été capable de tout voir avant ? » demanda-t-il, plus pour lui-même que pour elle. Il avait tellement de regrets…Regrets qui se concrétisèrent quand Keira prononça le fameux mot ‘’Adieu’’. Vraiment ? Un mot et il était censé continuer sa vie sans elle ? L’effacer de ses pensées et vivre normalement alors qu’il crevait d’amour pour elle ? Il était censé tout oublier ? Comment le pourrait-il ? Il n’en serait jamais capable. Keira était l’une de ces personnes qui passe dans votre vie et qui la change à jamais. Qui laisse une marque dans votre cœur pour toujours. Il la suivit alors qu’elle partait, l’interpellant sans cesse.

    Son dernier cri fut lancé dans le vide.

    Elle avait transplané. Sans laisser de traces. Comme ça. C’était fini. Totalement, définitivement. La douleur de le reconnaître le frappe de plein fouet. Lui, le grand gaillard qui n’avait jamais peur de souffrir n’en voulait plus de cette souffrance. Mais il n’avait jamais autant souffert, jamais été autant blessé que ce jour-là. Et pourtant, traitez-le de masochiste si vous voulez, mais tout ce qu’il voulait, alors qu’il s’écroulait contre un mur du Ministère, c’était la revoir. La revoir et la serrer dans ses bras. La revoir et l’aimer. Juste l’aimer. Pour l’éternité.

    Seulement, c’était impossible.

    ][TOPIC TERMINE]
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