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 Is it too late to say that I love you ? [PV]

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MessageSujet: Is it too late to say that I love you ? [PV]   Sam 6 Fév - 15:00

C’était un magnifique jour de septembre. Une journée ensoleillée, ciel bleu, aucun nuage à l’horizon, pas même une brise pour agiter ses cheveux bruns qu’il avait laissé pousser. Encore un jour à passer avec son cœur brisé, morne et triste. Encore un jour à passer à avoir mal. Mais bientôt, tout cela serait terminé. Bientôt, son cœur ne lui ferait plus mal. Bientôt, il recouvrerait la vie qui l’habitait avant. Avant de la perdre, elle.

C’était une course poursuite basique. Une journée de travail normal. A l’exception près qu’ils étaient trop peu pour le nombre de mages noirs présents. Harrison s’était interposé entre un sort et Penelope, sa partenaire de toujours. Elle avait des enfants, un mari. Et lui…La personne qui était probablement la femme de sa vie lui avait échappé et il n’y avait rien qu’il puisse faire pour tout arranger, pour la retrouver.

Harry avait crié à Penny de partir et d’aller chercher du secours. L’Auror lutta encore pendant quelques minutes mais ses adversaires le submergèrent bien vite et de nombreux sorts jaillirent alors de leurs baguettes. Dont certains Endoloris. Heureusement que ces types aimaient s’amuser avec la douleur des autres et qu’il était du genre résistant. Cette pensée l’aida à supporter les sorts sans grimacer, à attendre l’aide de ses collègues. Au bout d’un moment, il commença cependant à sombrer. Même les gars les plus résistants ne tenaient sous une telle pluie de sorts.

Flash de lumière.

Des boucles rousses. Un visage maigre envahi de taches de rousseur. Un corps squelettique où les os se voyaient presque. Un sentiment d’incompréhension. Des insultes.

Flash de lumière.

Une pièce très lumineuse. Une gêne perceptible des deux côtés. Un shooting puis l’oubli.

Flash de lumière.

Le Chemin de Traverse en hiver. Un visage connu. Une poignée de main faible. Un café chaleureux. Des taquineries.

Flash de lumière.

Des moments simples entre amis.

Flash de lumière.

Un déménagement. Keira l’appelant « lapin ».

Flash de lumière.

De multiples chamailleries.

Flash de lumière.

Un appartement mystérieusement en flammes. Une inquiétude forte. Une comédie.

Flash de lumière.

Une vie de colocataire pas ennuyeuse. Lui la forçant à manger. Des engueulades. Des moments de rigolade.

Flash de lumière.

LA soirée. LE baiser. Les sentiments qui l’envahissent par millions. Et une décision…

Flash de lumière.

Huit mois de rien.

Flash de lumière.

William accroché à son bras. Keira plus froide, plus en colère que jamais. Une dispute terrible au Ministère. Et un mot prononcé de ses lèvres délicates qu’il rêvait d’embrasser : « Adieu. » Un mot qui faisait si mal. Son cœur de nouveau brisé. Une souffrance infinie. Le sentiment de l’avoir laissé partir pour toujours.

Flash de lumière.

Keira se superposant aux paysages son île natale. Keira souriant, lui souriant. Keira riant. Keira pleine de vie. Keira l’aimant.

Keira.

Keira.

Keira.


Et une pensée.

Comment avaient-ils pu tout traverser et finir de cette manière-là ? Comment avaient-ils pu en arriver là ?

Trou noir.

Abell avait été appelé alors qu’il finissait justement sa séance de photographie du jour. Il transplana aussitôt à Ste Mangouste, vit Erwan puis rejoignit la famille d’Harrison qui attendait dans le couloir à côté de la chambre où il reposait. Ses parents, sa sœur Sarah et Andrew –leurs enfants étant chez leur grands-parents paternels- et Giulia qui avait dû laisser son bébé avec son mari. « Selon Erwan, il a eu beaucoup de blessures et il risque de garder des marques psychologiques à cause des Endoloris mais il est vivant, ils ont réussi à le maintenir en vie, il a été sauvé à temps. Il ne devrait pas tarder à se réveiller d’ailleurs. » Le brun entendit de profonds soupirs. Harrison avait eu plusieurs accidents dans sa vie. Il possédait en effet cette fâcheuse tendance à essayer de sauver tout le monde tout en n’ayant aucune considération pour sa propre vie. Il n’était jamais imprudent mais voulait toujours que tout le monde soit sain et sauf avant de se sauver lui-même.

C’était cependant son second accident le plus important, après une très grave hypoglycémie à huit ans où il avait failli y rester. Seulement, tout le monde était inquiet que cette fois ci, ce soit la bonne et qu’Harry les quitte pour toujours. « Par contre, il risque de ne pas être très content, les médicomages ne lui ont pas laissé les cicatrices dont les sorts avaient marquées son corps. » ajouta-il, pour alléger l’ambiance.

« Il s’en remettra je crois. » dit Sarah.

« Pas s’ils le gardent en observation trop longtemps, là il risquerait de tout casser. » réagit sa mère, Enid.

« Qu’est-ce que tu veux, notre fils n’aime pas rester inactif. Il est comme son père, ce garçon, il faut qu’il aille à l’extérieur ! » répliqua Lissandru, son père, avec un fort accent.

Enid le fusilla des yeux. « Il a intérêt à ne pas bouger, ce garçon, il risquerait de rechuter ! Enfin Lissandru, c’est grave là ! »

Les deux commencèrent à se disputer et Abell, qui n’avait jamais bien compris pourquoi ils étaient divorcés alors qu’ils laissaient paraître être en couple, les regarda, un peu hébété, mais pas surpris pour autant. Il avait toujours considéré la famille d’Harrison comme la sienne depuis le tout début où il les avait connus. Et il les connaissait depuis un moment.

« Tu as prévenu ses amis Ab’ ? » demanda Sarah.

« Non, je me suis dit qu’Harry n’aimerait pas avoir trop de monde autour de lui. Tu sais comment il est fier, il m’en voudrait si je permettais à d’autres de le voir aussi faible. Et puis je suis là moi, c’est le principal non ? » Giulia eut une tirade en corse à laquelle Abell répondit avec un sourire charmeur. « Même Giu approuve. Je voulais prévenir Keira mais apparemment Erwan l’a déjà fait. » Il savait ce que ses deux meilleurs amis ressentaient l’un pour l’autre et était donc bien content de l’initiative d’Erwan. « Oh ! On va enfin voir cette Keira dont il nous a tant rabâché les oreilles ! » Abell sourit. « Calme toi Giu, Reira est une fille comme les autres. Elle est juste un peu cinglée, tout comme toi. » Giulia se mit à fustiger Abell dans toutes les langues qu’elle connaissait tandis qu’il souriait. Oui. Cette famille, aussi étrange et hystérique qu’elle était ferait le plus bel accueil à Harrison lorsqu’il se réveillerait du coma magique dans lequel il était plongé avec, espérons-le, le moins de dommages possibles. Et avec Keira en leur compagnie aussi car Abell était persuadé qu’elle viendrait.
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MessageSujet: Re: Is it too late to say that I love you ? [PV]   Sam 6 Fév - 15:17

Il y avait le vent qui soulevait ses cheveux roux. La brise qui s’élevait et s’engouffrait sous sa robe légère. Elle l’englobait, et sa silhouette tanguait dangereusement, menaçant de s’effondrer d’un moment à l’autre. Elle avait le sentiment de ne plus être rien, coquille vide, épuisée par la vie. Si jeune, et déjà désillusionnée. Elle avait tant couru après ses rêves qu’elle en avait oublié de vivre et elle savait bien, à présent, qu’il ne lui restait plus rien. A trop courir, elle s’était épuisée. Elle avait pourtant tellement espéré. Mais à force d’y croire, elle s’était égarée. Et c’est dans ce labyrinthe d’incertitudes qu’elle avait tant couru. Encore et encore. Elle avait continué à courir après ses illusions jusqu’à perdre sa respiration et tout espoir. Le souffle court, les idées fuyantes, elle venait de cesser sa course après le vide.

J’ai beau fermer les yeux et essayer de me souvenir, je ne me rappelle pas. Quand ai-je commencé à être si fatiguée ? Quand ai-je commencé à me perdre ?

Des larmes silencieuses glissaient sur ses joues. C’était comme si elle s’était envolée, survolant cette planète, oubliant ses problèmes. Son esprit, clair, dominait la ville, admirant l’horizon et son corps qu’elle avait laissé sur la terre ferme. Mais la réalité était toute autre. Elle était sombre, Keira ne voyait plus aucune lueur d’espoir. Si sa vie avait été un film, l’orage se serait levé, la pluie se serait mise à tomber et un chevalier servant (et charmant) serait venu la chercher, pour la persuader que tout cela était vain et qu’elle devait revenir. Qu’il l’aimait et ne voulait plus qu’elle… Mais elle était dans la vraie vie. Celle qui ne fait pas de cadeau. Elle pleurait toutes les larmes de son corps, mais le soleil irradiait au-dessus de sa tête. Et il n’y avait personne pour venir la chercher. Il n’était pas là. Il n’était plus là.

Un accident. Il avait eu un accident. Et elle l’aimait. Plus que tout. Plus que jamais. Mais elle l’avait laissé partir et à présent, elle allait le perdre. Définitivement. Elle était partie sans réfléchir, laissant tout derrière elle. Baguette, sac, téléphone. Elle n’avait rien sur elle, si ce n’est une robe, trop légère pour le vent qui s’était levé. Elle était sortie comme ça, en courant. Elle avait tenté de fuir la réalité, une fois encore. Elle avait couru à en perdre son souffle, jusqu’à se retrouver au milieu de nulle part. Elle était perdue, elle n’avait rien, elle était seule. Seule avec sa souffrance. Sa vue était brouillée par les larmes qu’elle avait versé, son maquillage avait coulé et elle s’en moquait. Elle tremblait, elle n’arrivait plus à penser, elle ne parvenait plus à réfléchir. Elle ne pouvait pas vivre sans lui. Elle ne voulait pas le laisser partir. Pas comme ça. Elle n’avait pas réalisé. Elle ne voulait pas d’un autre. Jamais plus. Elle ne voulait que lui. Même s’il était insupportable, même s’il avait un sal caractère et des armes à profusion. Même s’il se battait, même s’il était trop musclé. Elle ne voulait que lui. Ses bras, son cœur, son âme toute entière, elle voulait tout de sa personne. Mais il était en train de partir, il était déjà en train de s’éloigner d’elle…

Paniquée, elle comprit. Son cœur battait à tout rompre dans sa poitrine, mais elle se remit à courir. Elle n’écoutait pas ses jambes qui la tiraient, son cœur qui palpitait, ses poumons qui luttaient pour apporter de l’air. Haletante, elle continuait à courir, reconnaissant des bribes de Londres défilant sous ses yeux. Un instant, elle se maudit ne rien avoir pris avec elle. Elle ne pouvait appeler personne, ni transplaner… Pas même prendre un taxi ! Alors elle continua à courir, bousculant la foule intriguée, courant derrière ses derniers rêves, ses derniers espoirs. Elle courrait derrière la dernière personne qui lui donnait envie de se battre et de rester ici. Elle courrait derrière Harrison Rennucci.

Elle arriva à sainte Mangouste épuisée, ses mains étaient écorchées, quelques bleus naissant déjà sur ses mollets qu’elle n’avait cessé de cogner sur les divers obstacles qui s’étaient dressés sur sa route. Mais elle ne sentait rien, elle se fichait bien de son allure, de son look. Elle avait l’air perturbée, et sans doute l’était-elle bien un peu, mais elle s’en moquait totalement. Ils pouvaient tous penser ce qu’ils voulaient, elle se moquait de leurs opinions. Elle ne voulait qu’une chose, et elle l’avait bien compris à présent.

« Erwan… Je veux voir Erwan Snedleditetikasi. »


C’était à peine si elle parvenait à parler, tant elle était à bout de souffle, mais elle n’allait pas arrêter si proche du but. On la regardait de travers, comme s’ils s’interrogeaient sur sa présence ici. Comme si sa place était plutôt dans une chambre du service de psychiatrie. Elle se fichait de tout cela. Elle adopterait la camisole de force s’il le fallait, mais elle devait le voir. Il fallait qu’elle le voie. Finalement, le hasard joua en sa faveur. Un collègue d’Erwan qu’elle connaissait passait par là et la prit avec lui, Erwan les rejoignant rapidement. Elle n’avait rien besoin de dire. C’était lui qui l’avait prévenue pour l’accident. Il la connaissait bien mieux qu’elle ne l’imaginait… Il la fit dans les couloirs, bien que l’heure des visites soit passée. Mais ils étaient nombreux. Pas dans la chambre, devant la chambre. Tremblante, Keira demeura immobile, derrière Erwan dont elle avait saisi la main, prise d’une bouffée d’angoisse. Elle n’était pas à sa place ici. Elle souffla, à l’adresse de son ami, lui seul pouvant l’entendre :

« Je dois… repartir, je… je n’ai rien à faire ici. »

Et dans quel état était-elle… Sa respiration était presque redevenue à la normale, mais elle tremblait. Elle était toujours aussi maigre et paraissait bien plus jeune qu’elle ne l’était, dans l’état dans lequel elle se trouvait. On aurait cru voir une adolescente de 16 ans qui venait de faire une fugue. Des traînées noires de mascara avaient coulé sur ses joues, ses jambes peinaient à la porter et elle se sentait anéantie, soudainement. Il n’avait pas besoin d’elle. Il n’avait jamais eu besoin d’elle. Il avait tous ceux dont il avait besoin. C’était elle qui avait toujours eu besoin de lui. Elle qui était seule, elle qui cherchait de la compagnie. Il était tellement au-dessus de tout cela. Il était tellement… Normal, finalement, à côté d’elle… Et dire qu’elle avait envisagé de lui pourrir la vie. Quand Merlin finirait-elle par comprendre qu’elle faisait plus de mal que de bien, où qu’elle aille et quoiqu’elle fasse ?

Elle se tenait encore à une distance respectable de l’attroupement et recula pour sortir de leur champ de vision. Elle était épuisée, elle n’en pouvait plus. Reniflant, elle interrogea Erwan d’une voix brisée, hoquetant :

« Est-ce… est-ce qu’il va s’en sortir ? »

C’était là tout ce qui l’importait. Le reste, elle s’en moquait. Elle ne voulait pas qu’ils la voient. Elle ne savait pas comment elle était censée se comporter avec eux. Elle avait peur. La normalité ce n’était pas une chose à laquelle elle était habituée. La famille était un concept qui lui était inconnu. Même avec des amis mariés, avec des enfants, elle continuait à ne pas comprendre, à se sentir perdue, dépassée. Doucement, elle posa son dos contre le mur du couloir, hors du champ de vision de la famille Renucci. Elle avait besoin d’une pause. Poupée brisée, elle n’était plus qu’un corps inerte, épuisé par les émotions et la fatigue. Une fatigue bien plus lointaine, bien plus profonde que celle de cette folle journée. Le poids de son passé, de sa vie perturbée venait de la rattraper. Et elle était écrasée par tout ce qu’elle avait pu vivre et subi avec les années.



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MessageSujet: Re: Is it too late to say that I love you ? [PV]   Ven 29 Avr - 3:26

Abell avait annoncé la mauvaise nouvelle, la recommandation que voulait adresser les médecins à Harrison. Evidemment, tout le monde fut quelque peu choqué, comme lui l’avait été des minutes auparavant. Comme il fallait qu’il voit un dernier détail avec Erwan, il laissa la famille d’Harrison entrer dans sa chambre et lui avança dans le couloir. C’est ainsi qu’il aperçut Keira. L’ancien Serpentard n’en fut pas le moins du monde surpris, connaissait assez sa Reira pour savoir qu’elle allait venir. « Tu as intérêt à aller le voir, Reira. Il va avoir besoin de toi, je peux te l’assurer, même si tu t'en doutes, il ne va pas être forcément content de te revoir au tout début. » Il eut un sourire doux envers son amie et la tint dans ses bras le temps qu’il se renseigne davantage sur les modalités de sortie d’Harry, ce qui serait certainement sa première préoccupation lorsqu’il ouvrirait les yeux.

Abell se dirigea ensuite de nouveau vers la pièce où son ami reposait et d’où provenait de grands éclats de voix. Il y entra après avoir lancé un regard entendu à Keira. Il avait vu le doute de dans ses yeux clairs mais espérait qu’elle le rejoindrait. Harrison et Keira étaient complètement brisés, miséreux sans l’un et l’autre. Si un accident, aussi grave soit-il, pouvait les rapprocher, il en était heureux. Il en avait assez de les voir déprimés à longueur de journée ! Et puis merde, il voulait faire des rendez-vous à quatre lui.

Une fois Abell dans la chambre d’hôpital, Harrison ne tarda pas à se réveiller, complètement désorienté. Sa tête bourdonnait affreusement. Des tâches dorées dansaient dans son champ de vision. Sa tempe tambourinait et sa vision n’était pas claire. D’expérience, il reconnaissait les premiers effets physiques d’une réception d’une pluie de sorts. Le pire n’était pas ces petits désagréments. Non, le pire était les effets qu’auraient ces sorts sur son esprit. Ils l’avaient marqué plus profondément encore que les premiers Endoloris qu’il avait reçu lors de sa deuxième année en tant qu’Auror. Les cauchemars le hanteraient pendant un petit moment, il le savait. Mais ce ne serait qu’une mauvaise période et il en avait vécu plus d’une seule. Ce n’était rien qu’il n’avait déjà surmonté auparavant et il y arriverait.

Bientôt, il commença à distinguer des visages familiers autour de lui : sa famille et Abell, évidemment. Leur air grave l’alerta aussitôt, comme si un panneau d’alerte avait surgi dans son cerveau. « Il se passe quoi là ? Je ne suis pas encore mort vous savez…
-C’est justement pour ça qu’on n’est pas contents, qu’est ce que tu crois ? » Ah Giu…Toujours en forme pour une bonne vieille taquinerie. « Plus sérieusement…Écoutes, mon trésor, nous avons une mauvaise nouvelle… » commença sa mère. « Non. » dit Harrison, il savait ce qui viendrait. « Ne commence pas Harrison ! Les médicomages ont préconisé que…tu arrêtes d’être Auror. Ils ont peur que ton esprit ait été trop endommagé.
-Non !
-Harrison ! Ne te comporte pas comme un enfant ! Tu pourrais ne plus jamais exercer ton travail correctement. En changer est une bonne solution.
-Et tu veux que je fasse quoi, Maman ? Éleveur et producteur de fromages comme oncle Frederico ? Cette putain de maladie de diabète m’a déjà enlevé mon premier rêve. Et tu veux quoi, que je m’éloigne du seul truc qui m’as motivé depuis ? Tu veux que je renonce à ce qui me permet d’avancer maintenant ? C’est non, je préfère crever à trente balais avec un esprit détraqué plutôt que de vivre sans aucune raison de continuer…Je veux rester Auror et je saurai convaincre le Ministère de me garder.
-Ils ne te connaissent même pas là-bas !
-J’ai demandé à Harry et Ron de m’écrire une recommandation, ils le feront. Ce n’est pas les premiers sorts que je reçois. Cela fait partie du boulot. Je ne les laisserais pas m’arrêter. »


Abell admirait cette belle détermination qui animait Harrison. Cela lui rappelait sa propre passion. Il reconnaissait cette flamme. Et il savait que son ami n’abandonnerait effectivement pas. Jamais. « Tu vas vraiment partir alors…Tu ne changeras pas d’avis. » Harrison détourna la, tête. « Tu sais pourquoi je retourne en France Abell. Je ne peux plus rester à Londres. » Oui, Abell comprenait, mais il portait l’espoir qu’une certaine rousse changerait l’avis du Corse. « Il sera mieux en France, près de sa maman. » La mère d’Harry le rejoignit et se colla à lui qui se mit à rager. « Maman ! Tu travailles aux Etats-Unis !
-Tu sais que je rentre tous les jours ! »
Pour retrouver juste son père puisque leurs enfants avaient grandis avec deux d’entre eux qui n’habitaient plus en France. Mais ils restaient divorcés…Harry trouvait toujours la relation de ses parents complètement incompréhensible. « Tu seras à Paris toute la journée de toute façon, donc ce n’est pas un problème. » Paris…Était-il vraiment prêt à partir loin de ses amis pour tout recommencer ? Il n’en était pas certain, mais c’était la seule solution qu’il l’avait trouvé pour l’oublier. « Ouais, bref…Quand-est ce que je sors ? » Cette remarque fit sourire Abell. « Je m’en suis déjà occupé, tu devrais rester deux jours maximum, tu sais comme tu as subis un profond traumatisme et tout… » railla-t-il. Harrison grogna pour la forme mais malgré toute la mauvaise foi dont il recelait, il savait qu’il avait besoin qu’on le soigne. « J’ai une autre nouvelle pour toi…Keira est là si elle ne s’est pas enfuie en vous entendant vous engueuler, bande de fous. »

Harrison ne sut que dire sur le coup. Il ne s’attendait pas à cela. Il pensait qu’elle avait tiré un trait sur lui, sur leur histoire. Et elle était là…après cet « Adieu » qui avait causé tant de mal chez le brun…Il ne savait vraiment pas quoi en penser. « Tiens, elle se soucie encore de moi…J’avais cru comprendre qu’on était plus amis, plus rien du tout pourtant. » Elle avait été assez claire sur ce point. Il quitta sa position assise pour s’asseoir, plongé dans des pensées amères. « Tu veux qu’on te laisse seul avec Keira, Harrison ? » demanda doucement Sarah, le sortant doucement de la morosité dans laquelle il était plongé. « Oui…Je suppose que si elle est là, c’est pour me parler, alors c’est ce qu’on va faire. Et je vois mal toute une famille et le pote jouer les chandelles. » Abell eut un rire et ouvrit la porte, n’osant imaginer ce qui se passerait si Keira était finalement partie.
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MessageSujet: Re: Is it too late to say that I love you ? [PV]   Dim 31 Juil - 12:10

N’était-ce pas amusant, la façon dont la vie pouvait parfois se jouer des sentiments d’autrui ? Il suffisait d’un rien pour que tout bascule et que l’univers entier se mette à trembler. Il suffisait d’un battement de cils pour qu’un ouragan dévastent un pays entier. Et c’était exactement ce qui se produisait là, sous leurs yeux, juste devant eux. Ils étaient partis de rien, avaient connu l’immense pour sombrer dans le néant. Et alors que tout semblait mort, qu’il ne restait rien, un souffle relançait la situation, redonnant vie à quelques cadavres ambulants.

Abel l’avait vue. Pas qu’elle se soit cachée, mais elle avait tout de même fui la famille de Harrison. En même temps que pouvait-elle bien faire face à eux ? C’était déstabilisant, tout ce bruit, toute cette animation et… cet amour. Keira était une émotive de premier degré. Elle vivait à fond chaque sentiment, les positifs comme les négatifs. Keira avait une boule d’énergie qui ne cessait de croître en elle, et l’âge ne l’avait jamais calmée, bien au contraire. Elle offrit un petit sourire mouillé de larmes et de transpiration à son ami. Sa course effrénée dans la ville ne l’avait pas totalement laissée indemne. Elle n’avait plus chaud et avait fini par récupérer un semblant de souffle, mais elle avait encore des gouttes de sueur qui glissaient sur ses tempes et dans son dos. Aux dires de son amie, la rouquine répondit d’un hochement de tête timide :

« Je suis tellement bête… »

Il rejoignit la famille Renucci et l’anglaise patienta seule, dans le couloir, loin d’eux. Elle avait si envie de le voir. Elle regrettait tant ce qui s’était passé, leur dernier échanges. Elle regrettait tellement ses propos. Elle ne le détestait pas, bien au contraire, elle était encore et toujours terriblement folle amoureuse de lui et elle avait bien peur de ne pas pouvoir changer de sitôt. Et elle ne savait pas comment se comporter, elle ne se voyait pas du tout pénétrer dans sa chambre alors que tout le monde était là. Elle n’avait jamais été timide, mais là c’était totalement différent. Et quand la porte s’ouvrit et qu’on la laissa entrer, elle, seule, elle se glissa dans la chambre d’hôpital après avoir esquisser un petit geste vers la famille d’Harrison. Elle ne savait vraiment pas ce qu’il était ‘normal’ de faire dans ce genre de situation. Existait-il un paradigme de normalité par ailleurs ? Elle en doutait quelque peu.

Elle referma la porte derrière elle, pour voir sa silhouette assise sur le lit. Elle sentait ses jambes trembler sous son poids, et ne savait plus vraiment où se mettre. Si elle avait eu la capacité de se transformer en un animal de son choix, sans doute aurait-elle choisi un être minuscule qui prend le moins de place possible… Elle basculait d’un pied à l’autre, sans trop savoir quelle attitude adopter.

« Harry… »

Sa voix fut coupée par les sanglots. Elle avait eu si peur. Tellement peur… Elle frissonna malgré la chaleur, ses joues s’empourprant légèrement. Puis elle céda. Elle était là, juste à côté de celui qu’elle avait failli perdre. Elle se moquait pas mal de ce qu’il allait penser, de ses réactions à venir ou passées. Tout ce qu’elle voyait à présent était l’instant présent et à présent, elle voulait juste le voir, lui, et le serrer contre elle. Alors elle céda, elle brisa la distance qui les séparait et le prit dans ses bras. Qu’importe qu’il ne le veuille pas. Qu’importe qu’il la rejette. Elle avait besoin de le sentir tout contre elle, là. Maintenant.

« Tu m’as fait si peur… Je ne veux jamais te perdre. Je t’aime et je veux ne pas te perdre… »

Elle s’était remise à pleurer, c’était plus fort qu’elle. Elle ne maîtrisait rien.



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MessageSujet: Re: Is it too late to say that I love you ? [PV]   Aujourd'hui à 22:52

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