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 Ploc, ploc, ploc [PV]

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MessageSujet: Ploc, ploc, ploc [PV]   Jeu 3 Mar - 17:56

Prudence Faraday essayait de la jouer décontractée, bien qu’elle eût envie de s’extasier que « waouh, mais c’est trop génial ! » à tout instant, depuis qu’elle était partie à Poudlard. On vendait des bonbons dix fois trop chers dans le Poudlard-Express ? « Trop génial ! » On traversait un lac sombre et glacé dans des embarcations plus que sommaires pour rejoindre le château ? « Trop génial ! » On pouvait s’empiffrer à s’en rendre malade pendant les repas ? « Trop génial ! » On risquait à tout moment de s’égarer dans les couloirs de l’école ? « Trop génial ! » On se faisait écraser les orteils à tout va en étant balloté de cours en cours ? « Trop génial ! » On apprenait à changer une aiguille en cure-dents, savoir essentiel s’il en était ? « Trop génial ! » On avait des devoirs à rendre pour le lendemain ? « Trop génial ! » Prudence était sur un petit nuage, dont elle était à peu près persuadée de ne pas redescendre avant, mettons, la fin de sa septième année. A moins, bien entendu, qu’elle ne parvienne à devenir professeur à la minute même où sa scolarité s’achèverait, de sorte qu’elle n’aurait jamais à quitter le château, ce qui serait, sans surprise, « Trop génial ! ».
Mais la cerise sur le gâteau, le tip du top du tiptaptop, le « trop génial du trop génial », c’était d’avoir été répartie dans la même maison que son meilleur – et plus vieil – ami, Alan. Elle avait espéré que le Choixpeau ne les séparerait pas, sans trop oser y croire toutefois. Les parents d’Alan étaient d’anciens Poufsouffle et Serdaigle, tandis que la mère de Prudence, de qui elle tenait sa fibre magique, était allée à Gryffondor, ce qui avait fait redouter à la fillette que son ami et elle seraient envoyés dans des maisons différentes. Depuis que cette crainte avait été levée, elle ne se sentait plus de joie et affichait, en toutes circonstances, un sourire si large qu’il en était douloureux à regarder.

Elle souriait encore, ce soir-là, quand elle s’était attelée à répondre à la longue missive qu’elle avait reçue de sa mère le matin même, mais son sourire s’était peu à peu effacé : elle avait tant de choses à raconter qu’elle était bien en peine de savoir par où commencer, et les nombreuses boulettes de papier qui jonchaient le sol à ses pieds, témoignaient assez justement de ses tentatives avortées d’organisation de sa pensée. Pour l’heure, tout ce qu’elle était parvenue à écrire relevait du galimatias le plus obscur, et la manière dont elle se mordillait l’ongle du pouce, tandis qu’elle relisait ce qu’elle avait noté, laissait peu de doute quant au devenir du parchemin qu’elle venait de noircir de sa petite écriture penchée.
" Chère maman, j’ai fait une potion, et puis j’ai mangé des frites, et puis ma potion n’était pas très bien réussie, mais ce n’était pas grave parce qu’il a dit qu’on pourrait recommencer la prochaine fois, et puis je dors bien, mais des fois j’ai du mal à cause des autres, et puis je pense à toi, mais pas toujours non plus et je travaille bien sauf quand je n’y arrive pas du tout, mais au moins j’essaie. Tu pourras m’envoyer une carte de l’Irlande à mettre au-dessus de mon lit ? "
Même à ses propres yeux, ce début de lettre était abominable : si elle l’envoyait telle quelle, sa mère risquerait de croire qu’elle était en pleine régression et s’exprimait, désormais, à peu près aussi mal qu’une enfant de quatre ans.  Prudence fronça le nez, gonfla les joues, et laissa échapper un profond soupir de contrariété. Si elle n’écrivait pas mieux, sa mère viendrait la retirer de l’école manu militari, arguant sans doute que le niveau avait franchement baissé depuis son époque, et qu’elle se chargerait elle-même de l’éducation de sa fille. Si elle n’écrivait pas du tout – ce qui aurait pourtant été le meilleur moyen de résoudre l’épineuse question du style – sa mère viendrait quand même la retirer de l’école manu militari, sous prétexte que « trois semaines avec vous et mon bébé m’a déjà oubliée, mais qu’est-ce que vous leur apprenez, de nos jours ?! » De là à en conclure que les mères, parfois, c’était la plaie, il n’y avait qu’un pas.

De plus, et pour ne rien arranger, une autre difficulté, plus technique celle-là, venait s’ajouter à l’incapacité de Prudence à rédiger trois lignes compréhensibles. Elle avait beau être d’ascendance bécasse sorcière, elle n’en avait pas moins appris à écrire comme tout le monde, avec un clavier un stylo, si bien que sa maîtrise d’outils aussi rudimentaires que la plume et l’encre était loin d’être parfaite, comprenez par là qu’elle n’était pas encore capable d’écrire sans laisser de grosses taches d’encre partout, depuis la feuille de parchemin jusqu’aux manches de sa chemise, constellées d’une myriade de petits points noirs. Dépitée, la fillette froissa son billet, dégoulinant d’encre et d’erreurs syntaxiques, et l’envoya rejoindre les autres, avant de sortir une nouvelle feuille de son sac. Elle avait clairement entendu le Choixpeau vanter la persévérance des Poufsouffles, lors de sa répartition. Hé bien soit : elle y passerait la nuit s’il le fallait, mais elle aurait une lettre convenable à envoyer en Irlande le lendemain ! Forte de cette résolution, Prudence s’ébouriffa les cheveux, trempa sa plume dans l’encrier-un-peu-mais-pas-trop-après-ça-coule-partout, inspira un grand coup et…

… Splash. Splash ? Splash. Ou plutôt, Rosette surgit. Rosette était le chat qu’Alan lui avait offert juste avant leur entrée à l’école et c’était, en toute objectivité, la bête la plus maladroite de la création. Depuis que Prudence était arrivée à Poudlard, Rosette était parvenue à se roussir le poil en s’endormant trop près de la cheminée (une fois), à se brûler les pattes à la cire de bougie chaude (deux fois), à se coincer la queue dans la porte du dortoir (trois fois), à heurter violemment les meubles en pourchassant des souris imaginaires (trop de fois pour compter) et, d’une manière générale, à tomber, glisser, choir, dégringoler, s’aplatir, trébucher, s’effondrer sur tout et n'importe quoi. Pourtant, rien ne paraissait entamer l’enthousiasme débordant de l’animal, qui ne s’arrêtait, pour ainsi dire, de ronronner, que lorsqu’il mangeait : heureux les simples d’esprit…
Splash, donc, car la ronronnante Rosette venait, non seulement de renverser l’encrier en voulant quémander une caresse à sa maîtresse (Rosette ne s’abaissait pas à contourner ce qui se trouvait sur son chemin, d’innocentes armoires percutées de plein fouet pouvaient en témoigner), mais encore de patauger dans l’encre déversée, laissant ainsi, sur le parchemin, quatre petites traces de pattes bien nettes. Qu’à cela ne tienne ! La bestiole vint affectueusement se frotter contre le cou de Prudence. Toute raide sur sa chaise, les yeux exorbités, la fillette semblait au bord des larmes - ou de l’éclat de rire hystérique – et n’avait visiblement pas encore réalisé que l’encre commençait à goutter sur sa jupe d’uniforme. Ploc. Ploc. Ploc.

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MessageSujet: Re: Ploc, ploc, ploc [PV]   Ven 4 Mar - 0:30

Bien qu'il était à plusieurs centaines de kilomètres de sa terre natale, à Poudlard Alan était loin d'être dépaysé. Le petit garçon avait pris ce changement de vie comme on avale un cookie aux noix de pécan et aux petites de chocolat au lait : avec grande satisfaction.

Tout d'abord Alan Carmichael possédait une baguette magique. Quoi de plus normal pour un sorcier ? me direz-vous, mais pour tout être magique âgé de 11 ans c'était un grand pas dans la vie adulte (ou tout du moins dans la vie magique) que d'avoir sa propre baguette. Elle était en bois de Châtaignier et possédait un crin de licorne, ce qui lui plaisait beaucoup. Alan avait toujours adoré les licornes. Ces êtres magiques qu'il trouvait belles et majestueuses, d'une pureté incroyable et si sacrées que de son point de vue l'homme ne méritait pas de les approcher (s'en était hélas autrement). Bon, certes, un morceau de ventricule de cœur de dragon ou même une plume hippogriffe pour composer sa baguette l'aurait ravi tout autant. Le jeune sorcier adorait les animaux fantastiques en général, quels qu'ils soient. Tous. Même les goules (si, si).

Ensuite Alan était à Poudlard, Poudlard qui de lui-même était un château à couper le souffle. Il était immense, déjà, il était vieux aussi, ce qui lui donnait un charme incroyable et surtout il regorgeait de couloirs, de passages secrets, de fantômes et d'Anglais de mystères. Le château surplombait de surcroît le magnifique lac noir, splendide étendue d'eau (qui n'égalait cependant en rien les vrais lochs Irlandais) qui abritait son lot de créatures magiques aquatiques (dont un calmar géant, le futur meilleur ami d'Alan). Pour ne rien gâcher il avait été réparti à Poufsouffle, la maison des justes, des loyaux et des travailleurs acharnés tout comme sa mère, maison qui figurait en tête de son top 2, avec Serdaigle. Et cerise sur le gâteau, Prudence était avec lui.

« Ah Hercule, tu es là...  »

Alan venait d'entrer dans la salle commune de Poufsouffle. C'était un endroit que depuis bientôt un mois il adorait fréquenter. Elle se situait dans les sous-sols du château et donnait par de grandes fenêtres circulaires sur le parc de Poudlard et plus loin, sur le lac noir. Elle était toujours inondée de soleil oui, même quand il ne fait pas beau. Ce qui arrive peu fréquemment, en fait. Ah, ces Anglais., entièrement habillée de bois et de plantes vertes et on s'y sentait en toute objectivité comme à la maison. La maison d'Alan était d'ailleurs moins confortable que ça, notez.

Hercule passait le plus clair de son temps dans la salle commune ou dans les dortoirs, mais il arrivait parfois qu'un imprudent le laisse s'échapper par mégarde dans les sous-sols (et c'était souris-party toute la nuit). Le chat revenait toujours de lui-même, plus attaché à son maître qu'à l'appel du ventre (c'était en tout cas ce dont Alan aimait se convaincre).
Hercule était le chat que lui avait offert Prudence au Chemin de Traverse, à la rentrée. Plutôt que d'acheter leur propre animal de compagnie (ils ignoraient d'ailleurs totalement ce qu'ils voulaient), les deux amis avaient eu l'idée originale de choisir l'animal de l'autre. Sans concertation Alan avait choisi une chatte qu'il avait baptisée Rosette et Prue un chat qu'elle avait appelé Hercule. Sans se voir ni communiquer, ils avaient reçu le même animal de compagnie, alors qu'ils auraient indépendamment pu se retrouver avec un crapaud, une chouette ou même un écureuil un hibou. Alan aurait préféré un hibou.

« Salut Prue, qu'est-ce que tu fais ?  »

Alan eu juste le temps de prononcer la phrase qu'il obtint immédiatement la réponse. Prue n'était pas en train de jouer aux cartes, Prue ne faisait pas non plus de la couture. Elle ne mangeait pas et elle ne faisait pas non plus ses devoirs. Prue brûlait des drapeaux anglais en riant aux éclats était en pleine guerre pétrolière.

« Mais qu'est-ce que... ?  »

Alan eut juste le réflexe – humain, mais égoïste – d'attraper Hercule, qui flirtait d'un peu trop près avec la jambe gauche de l'Irlandaise. Prudence et Rosette, son chat, venaient manifestement de se battre à coup d'encrier et c'était l'encrier qui avait gagné. Il y avait de l'encre noire à peu près partout « Tiens, qu'est-ce qui coule sur la fenêtre ? On dirait le l'encre! ». Rosette faisait de l'art avec ses pattes sur les parchemins de sa maîtresse (le professeur Harris allait être content) et le liquide noir coulait sur la jupe de la jeune Poufsouffle.

Alan cala son chat sous son bras (Hercule était fort heureusement beaucoup moins gauche et beaucoup plus docile que ne l'était Rosette) et attrapa sans attendre l'encrier qui déversait son contenu sur l'uniforme de la jeune Faraday.

« Merlin ! C'est Rosette qui a fait ça ?!  »

Prue semblait au bord des larmes Rosette, elle, allait très bien, merci. La table était un vrai bazar et de sa main libre (il venait de reposer l'encrier sur la table pile sur la seule feuille qui avait été épargnée) le Poufsouffle souleva Rosette pour qu'elle ne fasse pas d'avantage de dégâts.

« Attention tu as de l'encre sur la jupe.  »

La complicité entre les deux Irlandais n'était pas récente. Prudence et Alan avaient grandi ensemble. Voisins à Galway, les deux petits sorciers avaient suivi ensemble un cursus scolaire moldu. Ils avaient fait les 400 coups ensemble, avaient écumé plus de bars plages et de lacs que tous les habitants du Connemara réunis, s'étaient amusés, avaient ri, mangé, pleuré, bref vécu et s'était construits ensemble.

Ça incluait qu'ils se connaissaient parfaitement.

« Ce n'est rien, il existe un sort pour ça. Je ne le connais pas, mais je sais qu'il existe !  »

Ce n'était certes pas le moment de se lancer dans des expériences inédites mais il était du devoir d'Alan de voler à la rescousse de sa meilleure amie. Si on en jugeait par les petites boules de papier froissé qui jonchaient le sol autour de la chaise, il y'avait fort à parier que Prue n'en était pas à son coup d'essai. Elle devait sûrement essayer d'écrire une lettre à sa famille (elle devait le faire depuis quelques jours, après tout). Peut être qu'elle parvenait tout juste à ses fins quand Rosette avait jugé bon de venir la déranger. C'était bien son genre après tout. Par malchance, dans la Ménagerie Magique, Alan avait réussi à choisir le chat le plus maladroit de l'univers. Elle était tellement jolie qu'il était sûr qu'elle plairait à Prue. Le vendeur s'était bien évidemment gardé de lui dire qu'acheter Rosette revenait à posséder diverses cartes de fidélité dans toutes les cristalleries, apothicaires et autres commerçants de Londres. Rosette était une vraie catastrophe ambulante. Quoiqu'il en soit, aucun des deux chats ne feraient plus de dégâts, Alan les tenait bien fermement dans ses bras, attendant que Prudence ne reprenne ses esprits et prenne le contrôle de la situation.

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MessageSujet: Re: Ploc, ploc, ploc [PV]   Ven 4 Mar - 20:47

Bien qu’elle fût toujours figée sur sa chaise, quand Alan la rejoignit, Prudence reprenait doucement ses esprits. Et pour commencer, ses esprits lui disaient qu’elle devait se débarrasser de Rosette avant que la bestiole n’ait sa peau. Evidemment, elle serait tout à fait désolée de perdre l’adorable créature, mais un accident était si vite arrivé : une étagère branlante, une épée tombant des mains d’une armure, un Serpentard affamé rencontré au détour d’un couloir… Tant de périls pour un si petit chat dans un si grand château ! Prudence se prit même à regretter que la salle commune de Poufsouffle se trouvât dans les sous-sols de Poudlard : si elle avait été répartie à Serdaigle ou à Gryffondor, il lui aurait suffi d’ouvrir négligemment une des fenêtres de la tour pour faire disparaître l’animal. Les chats avaient beau savoir atterrir sur leurs pattes, à partir d’une certaine hauteur, on était décemment en droit de penser que lesdites pattes seraient impuissantes à les sauver de la bouillie qui les attendait en contrebas. D'ailleurs, Rosette était tellement étrange qu'elle était certainement du genre à atterrir sur la tête, ce qui réglait le problème. Bien entendu, la fillette n’avait pas réellement l’intention de précipiter la fin de sa chatte, ne serait-ce que parce qu’elle avait été élevée dans le respect de certaines valeurs, au rang desquelles la considération pour toute forme de vie même anglaise tenait une bonne place, mais l'imaginer aplatie sous une armoire lui procurait, en cet instant précis, un sentiment d’intense satisfaction.

En réalité, l’animal ne devait l’affection que lui portait Prudence qu’à l’amitié sincère de cette dernière pour Alan. De fait, la Poufsouffle voyait avant tout Rosette comme un cadeau du jeune garçon – ce qui la rendait infiniment précieuse à ses yeux – plutôt que comme le fardeau dont elle allait avoir la charge pendant de nombreuses années  (elle irait tout de même se renseigner sur la longévité des chats dès qu’elle en aurait l’occasion et, friserait l’attaque de panique quand elle découvrirait que son calvaire ne  faisait que commencer).  Mais la prochaine fois, elle voudrait bien un gentil petit cochon d’Inde : au moins, elle pourrait le faire rôtir s’il devenait trop ennuyeux.
- Non, non, persifla-t-elle, mi-figue, mi-raisin, c’est un fou furieux qui est arrivé dans la salle commune avec son slip sur la tête et qui s’en est sauvagement pris à mon encrier en hurlant « Libérez les oies opprimées ! ». Si tu le cherches, il est parti à dos de poney pour détruire les réserves de foie gras des cuisines, précisa-t-elle, en essayant de protéger sa chemise des pattes sales d’une Rosette bien déterminée à lui grimper dessus.

Fort heureusement, Alan vola à sa rescousse et s’empara de l’animal, ce qui permit à Prudence de retrouver un semblant de dignité. Un semblant, seulement, car l’étendue des dégâts ne tarda pas à s’imposer aux yeux de la fillette.
- Ah crotte ! S’exclama-t-elle, à la vue de sa jupe souillée d’encre, c’est malin, j’ai les cuisses humides, maintenant ! Cet animal, c’est une plaisanterie, je te jure ! Il est tellement bête qu’il doit être anglais, je ne vois pas d’autre explication possible ! Dit-elle, en dardant un œil furieux sur Rosette. Ou alors il essaie de saborder mon début d’année, parce qu’une maladresse pareille, chez un chat, je n’ai jamais vu ça. Je veux dire, renchérit-elle, de crainte de blesser Alan qui avait, après tout, choisi Rosette, je l’aime bien, ce n’est pas le problème, mais reconnais qu’il ne se comporte pas exactement comme un vrai chat.
D’un geste du menton, elle désigna Hercule, qui avait au moins le mérite de se tenir convenablement, lui. Comme pour confirmer ses dires, Rosette choisit ce moment exact pour se mettre à battre de la queue dans les airs en tirant la langue, tel l’épagneul breton à la vue de sa gamelle de pâtée. De toute évidence, la pauvre bête n’avait aucune idée de ce qui se passait, sans cela, elle aurait sans doute eu la présence d’esprit de prendre l’air contrit.

Mais Rosette, malgré son talent inimitable pour semer le chaos et la destruction, était si mignonne que Prudence, qui n’avait, de toute façon, jamais été rancunière, ne pouvait rester fâchée bien longtemps. Après tout, elle n’avait pas encore commencé à rédiger son énième lettre, et elle pourrait toujours mettre à sa jupe à laver pour le plus grand plaisir des elfes de maison.
- Bon, dit-elle avec un profond soupir, redonne-la moi, il faut bien que je lui nettoie les pattes avant qu’elle n’en mette partout sur les fauteuils, même si, à mon avis, on ferait mieux de les lui attacher, ça l’empêcherait peut-être de continuer à faire des bêtises, rajouta-t-elle, en tirant de son sac un mouchoir aux couleurs du drapeau irlandais. Elle récupéra sa chatte  – qui remit aussitôt en marche sa turbine à ronron – et entreprit de débarrasser ses coussinets de l’encre noire dans laquelle elle avait pataugé.  Et ton sort, il ne fonctionnerait pas aussi sur les poils de matou, demanda-t-elle, parce que j’ai l’impression que Rosette va avoir des petites chaussettes d’encre à vie ! En effet, si la Poufsouffle était parvenue à sécher les pattes de Rosette, sacrifiant, au passage, son mouchoir de patriote (à l’avenir, elle investirait dans des mouchoirs « Union Jack » spécialement dédiés à éponger les maladresses de son chat), ses poils, d’ordinaire blancs étaient demeurés noirs jusqu’aux ergots, ce qui n’empêcha pas  la bête – au sens propre comme au sens figuré - de se frotter amoureusement contre les pieds de la table une fois qu’elle eut été reposée à terre.

Prudence profita de ce moment de répit (après tout, quelles étaient les chances pour que Rosette déclenche deux catastrophes coup sur coup, songea-t-elle, dans un élan d’optimisme) pour s’efforcer d’essuyer sa jupe. Elle renonça toutefois bien vite : son mouchoir était déjà imbibé d’encre, si bien que tout ce qu’elle pouvait faire, c’était étaler un peu plus la tache qui ornait son uniforme.
- Tu as ton livre de sortilèges sur toi ? S’enquit-elle avec une grimace. Parce que je crois que c’est le moment de montrer qu’on est des vrais sorciers !
Maîtrise des sortilèges domestiques : + 10 points de puissance.  

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MessageSujet: Re: Ploc, ploc, ploc [PV]   Dim 6 Mar - 1:01

Si se retrouver dans la plus merveilleuse école de magie du monde (Il allait de soit que Beauxbâtons en France et même Ilvermorny en Amérique du nord n'étaient pas aussi réputées que ne l'était Poudlard. Lord Voldemort Harry Potter et même Merlin avaient été formés dans cette école !) de surcroît avec son amie Prudence Faraday, était certes une excellente chose, par moment elle se révélait insuffisante pour contrebalancer le manque affectif de l'Irlande d'Alan. Parfois, il ne pouvait le nier, son pays lui manquait. Ces grands espaces verdoyants, ses lochs qui s'étendaient à perte de vue, ses animaux si particuliers (l'Irlande est le seul pays du monde à posséder des Farfadets - dont un domestique - logeant de façon permanente au domicile des Carmichael) et son ambiance plus globalement étaient autant de choses qui donnait à Alan l’impression que l’Écosse était... gris, terne et passablement triste. Mais il n'était pas venu seul.

Nous l'aurons compris, Alan Carmichael avait le mal du pays et personne ne pouvait le lui reprocher, mal du pays que les sourires répétés et les diverses espiègleries de Prue parvenaient facilement et assez fréquemment à faire oublier.
Ne nous y trompons pas, Alan aimait être à Poudlard (si le château avait pu être en Irlande, ça aurait été encore mieux), intégrer la célèbre école écossaise était un de ses rêves d'enfants. Il n'y avait certes pas la moindre chance qu'Alan étudie autre part (à moins que maman ne soit mutée dans une équipe étrangère, pourquoi pas) mais l'idée de pouvoir un jour fouler le sol du célèbre château lui avait donné par avance beaucoup de bonheur. C'était à présent chose faite. Maintenant, il avait la chance d'être dans la célèbre maison d'Helga Poufsouffle, de pouvoir taper la causette avec son ami le Moine Gras quand il voulait, d'apprendre à changer des animaux en verre à pied, d'assister à des matchs de Quidditch palpitants (puisque bien évidemment quand sa maison jouait ça donnait plus d'enjeu) et d'étudier les hippogriffes, les licornes et les sombrals Un sombral, des sombraux ?. Entre autres.
Et puis surtout il avait Prudence.

Prudence était un petit être chétif à la fois drôle et divertissant. Elle ne sortait que la nuit, par une lune rousse à trois quart pleine. La Prudence se nourrissait essentiellement de tubercules, de racines et parfois et si la saison le permettait, de feuille de salsepareille. La Prudence est un animal docile et ne présente aucun danger pour l'espèce humaine dans son ensemble, exception faite des habitants du « Royaume-Uni », auxquels elle développe une forte allergie. si unique qu'Alan se félicitait chaque jour qui passait d'être son ami. Certes, des fois ce n'était pas si rose que ça – comme toute amitié se doit de l'être, après tout - mais globalement on gagnait à être ami avec Prudence Faraday. Enfin le gros du temps quoi.

« J'avoue que Rosette n'est pas la chatte la plus conventionnelle de l'univers. Mais on l'a achetée à Traverse, Prudence, elle est donc très certainement anglaise. J'avais dit à maman que je préférai l'acheter à Castleborough, mais il y'a semble t-il moins de choix qu'à Londres. »

Alan exécuta les ordres de Prudence (qu'il était plus sage d'écouter ne serait-ce que parce que si elle s'agitait trop, elle pouvait très bien l'éclabousser d'encre) et lui tendit Rosette. Rosette, la nouvelle chatte-plume, donc. Prenez une de ses griffes sans pour autant lui arracher hein, non mais vous avez l'esprit mal tourné ! pour écrire une lettre, et vous obtiendrez une écriture plus fine et plus aérée, effet garanti !

« Allez Hercule, va te dégourdir les pattes et te coller dans celles de quelqu'un d'autre, merci. »

Lança le petit sorcier en libérant son matou au pelage roux de son emprise. Alan et Prue avaient du travail. Ils allaient devoir expérimenter un sortilège domestique destiné à enlever tout l'encre qui jonchait la table, le sol et les vêtements de Prudence. Que ça allait être excitant ! Demain, amusons-nous comme des petits fous à ranger par ordre alphabétique tous les livres de la bibliothèque ! You-hou ! Dans un premier temps il allait d'abord falloir retrouver le livre de sortilège, qui devrait très certainement s'être glissé dans les affaires du Poufsouffle.

«  Si je crois que je l'ai ! Sortilèges, sortilèges, sort... Ça y'est, je l'ai !  »

Alan mit quelques secondes à peine à trouver un coin propre sur la table de Prupru, il y posa le livre et commença ses recherches. Les sortilèges de nettoyage devaient très certainement être au programme de la 1ère année, après tout ils ne nécessitaient pas une grande puissance magique et étaient à la portée des élèves les plus novices.
De toute manière, Alan trouvait toujours une solution à tout. S'ils ne trouvaient pas le sort eux-même, ils n'auraient qu'à découper la jupe de Prue aux endroits trempés, découper les feuilles de papier tachées et si la table était elle aussi salie, ils la découperaient aussi demander de l'aide à un Poufsouffle qui se trouvait là. Alan n'était pas du genre à parler facilement aux gens mais les Poufsouffle étaient connus pour aimer rendre service aux autres ce qui n'expliquait donc en rien pourquoi Alan avait été réparti chez les jaune et noir, mais passons. Donc pour sauver la jupe de Prudence, Alan était prêt à vaincre sa timidité, bien entendu.

«  Là. J'ai. Tergeo, ça te parle ?  »

Alan ne perdit rien de l'explication et des caractéristiques du sort. Le 'Tergeo' semblait nettoyer à peu près tout ce qui était nettoyable, même ce qui ne l'était pas si on écoutait le livre. Ce sort là ferait très bien l'affaire, si l'on en croyait le manuel. Le Poufsouffle observa bien le mouvement de la baguette à réaliser et enregistra la formule à prononcer.
Il jeta un regard à Prue, et lui lança, mi-sûr de lui, mi-'est-ce vraiment une bonne idée ?'.

«  Je le fais ou tu le fais ?  »

C'était ou l'un, ou l'autre. Ils pouvaient très bien commencer par les tâches d'encre au sol, tout du moins. Le sol ne risquait de disparaître ou même d'exploser, c'était donc peut être moins risqué que tester le sort sur la jupe de Prue Merlin savait que Prue aurait adoré se retrouver sans jupe dans la salle commune. A voir donc.

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Dernière édition par Alan Carmichael le Lun 14 Mar - 16:06, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Ploc, ploc, ploc [PV]   Dim 6 Mar - 15:10

Prudence n’avait pu contenir un frisson de plaisir, quand Alan avait sorti son livre de sortilèges : elle avait beau avoir grandi au milieu d’une famille maternelle sorcière, elle était aussi excitée que les nés-moldus à la perspective de lancer un sort elle-même. Après tout, passer les onze premières années de sa vie à voir des adultes agiter leurs baguettes d’un air négligeant pour régler petits et gros problèmes du quotidien (la magie rendait visiblement paresseux) avait quelque chose d’incroyablement agaçant, surtout quand on était soi-même obligé de ranger sa chambre à la main (Prudence y voyait là la preuve irréfutable de l'existence d'un large complot destiné à enquiquiner les enfants, qui avaient mieux à faire dans la vie que de ranger leurs affaires !). Tout avait cependant changé depuis qu’elle avait été admise à Poudlard : à présent, elle possédait, elle aussi, une baguette, et elle comptait bien rattraper toutes ces années de frustration ! Certes, les quelques incantations qu’elle avait apprises jusqu’à présent n’avaient rien de bien émoustillant (« Tremblez, pauvres mortels, devant ma maîtrise exceptionnelle du Lumos ! »), mais il n’en fallait pas plus à la fillette pour se sentir la reine du monde.

A la vue du livre, Prudence oublia donc instantanément sa mauvaise humeur et – accessoirement – sa promesse solennelle d’écrire à sa mère avant d’aller se coucher. Sans perdre une minute, elle plongea sous la table, d’où elle remonta avec son sac de cours, qu’elle déposa dans un grand « blomb » sur le parchemin, que Rosette avait piétiné quelques instants plus tôt.
- Attends, trente secondes, je sors ma baguette ! Avertit-elle, en farfouillant joyeusement dans sa sacoche. En fait de trente secondes, il fallut près de deux minutes à Prudence - qui souffrait d’une forme aiguë du syndrome de la première année, aussi appelé syndrome du « j’en ai besoin, de ça, aujourd’hui ? Borf, dans le doute, je vais le prendre quand même ! » - pour trouver sa baguette, coincée entre deux manuels. Quand elle mit la main dessus, ce qui n’était encore qu’un aimable bazar lorsqu’Alan était arrivé, s’était transformé en troisième cercle de l’Enfer : livres de cours, parchemins – vierges ou déjà recouverts de l’écriture en pattes de mouche de Prudence – et cadavres de petits rongeurs morceaux de plumes brisées (il allait vraiment falloir qu’elle vérifie, dans le règlement intérieur, si l’usage des stylos était prohibé) s’étalaient pêle-mêle devant elle, sans qu’elle parût s’en soucier. Aha ! S’exclama-t-elle, tandis qu’elle brandissait triomphalement sa baguette dans les airs, manquant d’éborgner, au passage, une Rosette venue renifler le tas d’affaires de sa maîtresse, dans l’espoir d’y trouver des croquettes égarées.

Sur un affreux grincement de parquet, qui dut faire crisser des dents à tous les Poufsouffles que l’obstination de Prudence à transformer la salle commune en champ de bataille n’avait pas encore fait fuir, la fillette rapprocha sa chaise de celle d’Alan, pour mieux lire la description du sort par-dessus son épaule. De toute évidence, elle ne considérait pas du tout les expériences magiques comme une mauvaise idée (« Qu’est-ce qui va se passer au pire ? On meurt ? Bon, ben au moins, ça sera fait ! »), et il ne lui avait pas traversé l’esprit qu’ils pussent s’apprêter à transgresser les règles de l’école (« On est ici pour quoi ? Pour apprendre la magie, non ? On ne fait rien de mal : on s’entraîne ! »).
- Tergeo ? Répéta-t-elle, en fronçant le nez d’un air dubitatif, c’est assez laid, non ? ça rappelle le détergeant ! T’es sûr qu’on ne t’a pas refilé un faux livre, à la librairie ? Commenta-t-elle encore, car la magie l’avait, au cours de trois semaines qui venaient de s’écouler, habituée à davantage de poésie. Tergeo faisait pâle figure, à côté des formules aux sonorités plus ésotériques que leurs professeurs avaient évoquées en classe ("Et ça, les enfants, c’est « avada kedavra », attention, on ne s’embrouille pas avec les « a », j’ai bien dit « kedavra », pas « kadavra ». Et maintenant, tout le monde pointe son petit voisin du bout de sa baguette et répète en chœur : « avada kedavra » !").
La fin de la lecture de la page consacrée au sortilège parut toutefois avoir raison des réticences de la Poufsouffle, qui agitait joyeusement sa baguette, selon le schéma reproduit dans le manuel, et envoyait, de ce fait, des étincelles dorées voltiger en tous sens.

- Je veux bien commencer, si tu as les chocottes, décréta-t-elle pour taquiner le jeune garçon, connu pour être plus réfléchi qu’elle ne l’était, après tout, il s’agit des pattes de mon chat, c’est à moi que revient l’honneur de les lui laver… Ou de les faire disparaître si ça tourne mal, rajouta-t-elle avec un large sourire sadique. La protection animale, ça la connaissait !.
Car non, Prudence n’avait pas l’intention de commencer petit. Non, il ne lui paraissait pas évident que s’occuper des traces d’encre sur la table était peut-être plus judicieux dans un premier temps. Non, elle ne voyait pas en quoi il y avait le moindre risque à s’exercer sur une Rosette peu coopérative. Oui, elle allait bel et bien coller son chat dans les bras d’Alan.
- Tiens, prends-là, et fais attention à ce qu’elle ne remue pas trop, dit-elle d’un ton impérieux, en plaçant d’autorité Rosette, qui était alors occupée à grignoter un morceau de plume, sur les genoux de son ami mais plus pour très longtemps. La chatte, peu réjouie de se voir ainsi détournée de sa quête insatiable de nourriture, laissa échapper un petit « miiii » de protestation, auquel Prudence ne prit pas garde.

- Attention, prévint-elle, la baguette pointée sur la patte avant droite de l’animal, à la une, à la deux, à la trois… Ter-ge-o ! Prononça-t-elle, en prenant soin de bien détacher toutes les syllabes.
Hélas ! A l’instant précis où Prudence lançait son sort, Rosette bondit des genoux d’Alan, et atterrit en souplesse sur le sol, avant de filer entre les chaises (et Prudence ne put s’empêcher de noter que, pour une fois, elle ne s’assommait pas contre les pieds de la table… Si elle avait été plus cynique, elle en aurait conclu que l’animal se moquait carrément d’elle), si bien qu'il atteignit directement le pantalon du Poufsouffle.
- Ah zut ! ça va ? Je t’avais dit de bien la tenir ! S'empressa-t-elle de demander d'un air désolé, Ton pantalon n’a rien ? Je veux dire, il était déjà troué avant, non ? S’enquit-elle, car un petit trou était effectivement apparu sur le genou du pantalon, un peu comme si il avait été tant frotté que le tissu avait lâché…

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Dernière édition par Prudence Faraday le Lun 14 Mar - 21:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ploc, ploc, ploc [PV]   Lun 14 Mar - 17:35

Alan était lui aussi tout impatient de lancer un sort en dehors des salles de cours. Il avait le vague sentiment qu'on le leur avait interdit à un moment de la rentrée scolaire mais ça remontait à si loin qu'il n'était même plus sûr que c'était bien le cas Interdit d'aller dans la forêt interdite, aussi ? Vous êtes sûr ? J'ai pas souvenir.... Puis, un sortilège aussi peu dangereux qu'une incantation de nettoyage, ça ne pouvait faire de mal à personne. Tout comme utiliser le Lumos ou le sortilège d'attraction, les grands le faisaient tout le temps dans la salle commune et on sait tous que c'est aux grands de montrer l'exemple, c'était que ça devait être autorisé.

« Non, c'est bien ça. Tergeo. »

Répondit-il, très premier degré. Si les interrogations de l'Irlandaise n'étaient peut être pas fondées, Alan lui était persuadé qu'il avait correctement lu le nom du sortilège et que son livre de sorts était au moins aussi identique que tous les autres. Et puis Tergeo ça sonnait bien, pour un sort de nettoyage. Tergeo ça respirait la propreté et le savon de Marseille à la lavande.

Quand Alan demanda à son amie si elle voulait lancer le sort ou si elle préférait qu'il le fasse, la jeune fille répondit avec humour qu'elle, elle avait le courage de le faire si ce n'était pas le cas de son ami. Et que dans tous les cas ce chat lui appartenait et qu'il revenait au maître la tâche de s'en occuper. Alan acquiessa, il était d'accord chacun sa m*rde.

« Mais fait toi plaisir ! Par contre je te préviens, si tu fumes Rosette j'appelle un préfet et je dis que c'était ton idée. Aha ! »

Alan lança un regard de défi à son ami et conclu d'un triomphal :

« Tout ceci ne serait jamais arrivé à Hercule ! Comme quoi, tout est une question d'éducation... »

En fait, on ne pouvait pas vraiment dire qu'Hercule avait été éduqué. Il vadrouillait seul et avait toujours été constant niveau caractère, calme, posé et affectueux. Alan n'y était pour rien. Mais ça le fit en tout cas bien rire.

Puis ils se mirent en position. Alan maintint Rosette sur ses genoux et Prudence se prépara à lancer le sort. Le chat remuait un petit peu mais le Poufsouffle connaissait suffisamment l'animal pour savoir que Rosette était une chatte possédée imprévisible, il la cala donc pour ne pas qu'elle remue et en réponse l'animal fixa la baguette de sa maîtresse.
Prue lança le sort et comme si l'animal avait sentit le coup venir, glissa littéralement des doigts d'Alan et fila tel une anguille dans la salle commune (ce qui pour ceux qui connaissent Rosette, est exceptionnel).

« Non  ! »

Le chat avait filé tout droit vers les dortoirs et surtout, il l'avait fait quelques centièmes de secondes à peine avant que Prue ne lance le sort et  le pantalon d'Alan en avait fait les frais.

« Non, ça l'a troué. C'est ça qu'ils appellent nettoyer ? Remarque, je préfère que ce soit arrivé à mon pantalon plutôt qu'à Rosette. »

Compréhensif dans son infortune, Alan ne se formalisa pas trop du trou dans son pantalon. Prudence n'y était pour rien et les elfes de maison savaient tellement tout faire dans les foyers (Alan avait lu beaucoup de choses sur eux), que réparer un trou dans un vêtement d'élève devait être un jeu d'enfants pour eux.
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