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 Tout m'afflige et me nuit... [PV Heather]

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Poufsouffle

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MessageSujet: Tout m'afflige et me nuit... [PV Heather]   Lun 4 Avr - 20:52

Prudence Faraday errait dans la bibliothèque comme une âme en peine. Certes, elle n’avait pas encore le gris perlé délicat des fantômes de l’école, ni les traditionnelles – et néanmoins totalement surannées -  entraves aux pieds, mais le pas traînant avec lequel elle arpentait, la mine basse et l’œil torve, les allées bordées d’étagères bien trop hautes pour elle, auraient pu la faire passer pour quelque esprit chagrin aux yeux myopes d’un profane, ce qui était déjà un bon début. Pour tout dire, Prudence – qui se distinguait d’ordinaire par sa joie de vivre épuisante et sa manie de se déplacer en sautillant – n’était pas dans son assiette, et le rhume qu’elle couvait depuis le début de la semaine (« C’est pas de ma faute, si je respire fort, j’ai le nez bouché, je te ferais dire ! Et la gorge qui gratte en plus... Je dois faire une réaction allergique à un truc quelconque... ») n’était pas le seul responsable de la situation.

Depuis qu’elle était arrivée à Poudlard, la fillette avait pris l’habitude d’être accompagnée d’Alan ou de Magnus – voire des deux à la fois – si bien qu’elle se sentait étrangement déboussolée, en ce pluvieux samedi de Novembre, de ne pas les avoir à ses côtés. Elle qui, il y avait trois mois encore, appréciait les moments de solitude, s’était si bien accoutumée à la vie en internat, où les élèves étaient toujours plus ou moins les uns sur les autres (un comble, dans un château qui tenait plus du labyrinthe de catégorie sept que du ravissant petit manoir), qu’elle ne savait plus très bien comment elle était censée occuper son temps quand il lui appartenait entièrement.  D’ordinaire, le week-end, elle faisait ses devoirs avec ses deux amis, ou bavardaient de longues heures en leur compagnie, vautrée dans un des nombreux fauteuils de la salle commune de Poufsouffle, sans se soucier de ce que la conversation – qui finissait immanquablement par tourner sur la supériorité incontestée de l’Irlande – pouvait avoir de vexant pour tous les anglais pures souches qui se trouvaient à portée de voix.

Or, ce jour-là, la pauvrette avait été lâchement abandonnée par les deux garçons, qui s’étaient mis en tête d’aller assister à l’entraînement de l’équipe de quidditch de Poufsouffle. Prudence n’avait rien – loin s’en fallait – contre le quidditch : elle suivait avec assiduité le Championnat, depuis que son grand-père avait décidé, l’année de ses sept ans, qu’il était grand temps de l’initier aux règles de ce qu’il se plaisait à appeler « l’art noble », et les cours de vol sur balai l’amusaient follement, mais la perspective de se geler les fesses trois heures durant sur les gradins du stade avait suffi à doucher son enthousiasme pour ce qui était pourtant, à ses yeux, le seul sport au monde digne d’intérêt. Elle avait d’ailleurs eu la candeur de croire que les nuages chargés de pluie qui obscurcissaient la Grande Salle à l’heure du déjeuner, feraient fuir ses deux amis et avait donc été très étonnée de les voir se diriger, bras dessus bras dessous, vers le terrain de quidditch, sans même prendre la peine d’emporter un parapluie avec eux.

Un peu dépitée de se trouver ainsi livrée à elle-même, la fillette avait tourné en rond quelques temps dans son dortoir, sans parvenir à s’occuper durablement : elle avait terminé ses devoirs la veille au soir, le débat enflammé de ses camarades de chambrée lui paraissait insipide – elle n’avait, de toute façon, aucun avis concernant les avantages et les inconvénients du dégradé – et elle n’avait pas envie de relire une fois de plus une des enquêtes d’Hercule Poirot, qu’elles connaissaient, à force, par cœur. En désespoir de cause, Prudence avait fini par traîner ses guêtres et son ennui jusqu’à la bibliothèque, où elle espérait mettre la main sur un bon Miss Marple. Hélas ! Il était dit que tout conspirerait à lui nuire, car d’Agatha Christie point il n’y avait en ces lieux. Oh ! La bibliothèque était bien fournie, là n’était pas le souci, seulement, pour quiconque cherchait à s’élever un peu au-dessus des considérations magiques pour ouvrir son esprit à ce que Prudence, dans l’innocence de ses onze ans, appelait la « vraie » littérature, ses réserves étaient plutôt maigres, voire franchement anorexiques. En près d’une heure de recherches assidues au milieu des ouvrages théoriques divers et variés, tout ce que Prudence avait trouvé, c’était quelques araignées égarées et beaucoup de poussière.

Avec un profond soupir de désespoir, la Poufsouffle remit à sa place un énième essai sur les propriétés des racines de mandragore. Elle se sentait trahie. Trahie par ses amis, qui avaient préféré affronter les bourrasques automnales plutôt que de respecter leur routine hebdomadaire, trahie par la bibliothèque, qui oubliait que les livres pouvaient aussi servir à se divertir et trahie par son propre corps, dont les défenses immunitaires étaient visiblement parties en vacances. Prudence fronça le nez de déception, et, abandonnant la partie, entreprit de rebrousser chemin pour retourner dans sa salle commune. Tant pis pour Miss Marple, elle demanderait à sa mère de lui en envoyer et relirait, en attendant Meurtre au soleil, son enquête d’Hercule Poirot favorite.

Les mésaventures de Prudence auraient pu s’arrêter là, si, en passant près des tables de travail, elle n’avait pas été prise d’une violence crise d’éternuements, qui vint ébranler le silence de la bibliothèque. Tandis que Madame Pince lui lançait, depuis son bureau, un « chuuuuut » sévère (la vieille peau devait croire qu'elle faisait exprès d'être à l'article de la mort légèrement enrhumée), la fillette s’aperçut avec horreur qu’elle avait le nez qui saignait… Et pas un seul mouchoir dans son sac. Rouge de confusion, elle se précipita vers la fille qui était assisse à la table la plus proche, et lui demanda à toute vitesse, une main plaquée sur le nez :
- Désolée, t’aurais pas un mouchoir, s’il te plaît ? Ou même un bout de chiffon ? Je prends tout !
Sans cela, elle allait être obligée de sacrifier sa manche de chemise…

[1001 mots]




     

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Prudence Faraday

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MessageSujet: Re: Tout m'afflige et me nuit... [PV Heather]   Mar 12 Avr - 18:09

     Heather était une fois de plus à la bibliothèque. Au total, elle y avait passé presque tout son samedi après-midi. La rouquine avait tout d'abord rédigé un long devoir de métamorphose, pour lequel elle espérait un Effort Exceptionnel. En effet, intéressée par le sujet, la jeune fille avait fait plusieurs recherches dans les livres de la bibliothèque pour mieux se renseigner, utilisé pour une fois le brouillon (chose extrêmement rare) et avait la nette impression que le rendu final était le meilleur qu'elle aie fait depuis le début de l'année en métamorphose, or elle avait pour l'instant eu toujours au-dessus de Acceptable, et elle en était fière. En même temps il fallait bien avouer que la rouquine aimait beaucoup battre les autres élèves, seul plaisir qu'elle avait à l'école des Moldus et qui lui était resté à Poudlard. C'était aussi le seul moyen qui pouvait la motiver pour qu'elle se force à travailler pour atteindre l'excellence qui n'était pas si loin de sa portée au final, quand elle faisait des efforts. Malgré son air de s'en moquer éperduement, la fillette était pleinement consciente des chances que lui offrait son talent et évitait de s'en vanter quand elle voyait des élèves galérer tard le soir sur un devoir. Aussi étonnant que cela puisse paraître venant d'une fille qui avait pris l'habitude de parler à si peu de gens, la rouquine acceptait d'aider ceux qui lui demandaient, quand ceux-ci voulaient vraiment comprendre et apprendre et pas seulement qu'elle fasse tout le travail à leur place. Et finalement, il se trouvait qu'Heather était une bonne pédagogue.
     Après avoir roulé les parchemins, elle avait pris les livres que ses parents lui avaient envoyés le matin même. Un Sherlock Holmes et un autre récit que son père avait pensé pouvoir être drôle pour elle. C'est par celui-ci qu'elle avait commencé ce jour-là. Le livre racontait l'histoire d'un adolescente qui découvre que sa mère est une sorcière quand sa soeur montre des signes de magie. Ce n'était pas le meilleur livre de toute sa vie, mais la fillette le trouvait plutôt agréable à lire. Elle en était à la moitié quand elle fut sortie du livre dans lequel elle avait en partie plongé par une série de violents éternuements suivis de la voix sévère de Mme Pince. Contrairement à beaucoup d'élèves, Heather ne détestait pas la sévérité de la bibliothécaire, considérant elle même les endroits où l'on entrepose des livres comme un lieu saint. La rousse avait même eu l'occasion de discuter - murmurer - avec l'adulte. Cependant, même si la serdaigle l'idolatrait un peu "elle vit au milieu de livres, elle ne peut être qu'une personne géniale" ; Heather trouva qu'elle abusait : comme si on pouvait contrôler ses éternuements !
     Elle cherchait dans la page la ligne à laquelle elle s'était arrêtée quand une fillette blonde, visiblement un peu paniquée et une main sur le nez lui demanda un mouchoir, ou, avait-t-elle précisé, n'importe quoi. Coup de chance pour la Poufsouffle, Heather en avait.
« Oui, bien sûr. Tiens. » dit-elle dans la bonne langue -pour une fois, malgré le fait que n'importe qui aurait pu deviner son origine- en lui tendant un paquet de mouchoirs en papier.


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Poufsouffle

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MessageSujet: Re: Tout m'afflige et me nuit... [PV Heather]   Mer 20 Avr - 10:14

A peine Heather lui avait-elle tendu un mouchoir que Prudence s’en était emparé comme si sa vie en dépendait. Dans un même élan, la fille s’était assisse sur la chaise demeurée libre en face d’Heather, afin de ne pas attirer davantage l’attention de Madame Pince (« Qu’est-ce que vous faites debout au beau milieu de ma bibliothèque ? Vous préparez un sale coup, c’est ça ? »), déjà échaudée par sa série d’éternuements. Prudence s’efforça de se moucher le plus discrètement possible, mais ne parvint qu’à émettre une longue série de « vrommmmmb » sonores, qui dénotaient avec l’atmosphère studieuse des lieux.
- Merci, chuchota-t-elle avec reconnaissance, une fois son concerto pour trompette et nez bouché terminé, je t’en dois une ! Dis, est-ce que ça t’ennuie si je reste ici quelques minutes, j’ai peur que Madame Pince m’épingle si jamais je passe devant son bureau maintenant, rajouta Prudence. Elle jeta un coup d’œil furtif en direction de la bibliothécaire, et esquissa une grimace ennuyée : le sourcil froncé et la narine frémissante, Madame Pince paraissait à deux doigts de se lancer sur le sentier de guerre, si le moindre reniflement intempestif revenait troubler le calme de son antre.

Très inquiète à l’idée de se voir ôter – approximativement – 350 points sous prétexte qu’elle avait eu l’outrecuidance de se moucher, Prudence s’empressa de cacher l’objet du délit dans la poche de son uniforme et se promit qu’en cas de fouille au corps, elle nierait vigoureusement toute implication dans le vacarme dont elle était, pourtant, à l’origine (« Hein ? Quoi ? Un kleenex ? Quel kleenex ? Ce n’est pas à moi, je n’ai jamais vu ce kleenex de ma vie, j’ai été piégée et il y a erreur judiciaire ! »). Ce ne fut qu’une fois certaine d’avoir assuré ses arrières avec un brio qui n’était pas dépourvu d’optimisme, que la fillette réalisa qu’elle ne s’était pas présentée en bonne et due forme.

- Au fait, murmura-t-elle si doucement que ses paroles en devenaient presque inaudibles, je suis Prudence. Prudence Faraday. En première année à Poufsouffle, et la pointe de fierté qui transparut dans sa voix au moment où elle donnait le nom de sa maison, était difficile à manquer. Fille d’un moldu que Serdaigle n’aurait pourtant pas renié et d’une Gryffondor, Prudence était la toute première de sa famille à avoir été envoyée chez les meilleurs à Poufsouffle, ce dont elle tirait une certaine gloire. Sans compter qu’elle trouvait la philosophie « soyons tous amis et partageons le chocolat » de sa maison « trop cool », selon ses propres termes, si bien qu’elle plaignait sincèrement tous ses camarades que le Choixpeau avait moins bien répartis qu’elle. Ce fut donc avec une forme de commisération à peine consciente que la jeune fille lorgna l’écusson aux couleurs de Serdaigle qui ornait l’uniforme de sa sauveuse.

- On se connaît, non ? demanda-t-elle, en dévisageant Heather d’un œil perçant, tu es en première année aussi, c’est ça ? Je crois que nos maisons sont regroupées, en cours de potions…
Oui, maintenant qu’elle y songeait, elle était sûre de reconnaître en Heather la Serdaigle qui dégainait la bonne réponse plus vite que son ombre et pulvérisait tous les records de points gagnés à la semaine. Elle savait que la rapidité avec laquelle sa camarade était capable de recracher les informations qu’elle avait pu emmagasiner, en faisait grogner certains, qui auraient bien aimé tenter, eux aussi, leur chance, au grand jeu des questions à « cinq points pour [entrer ici le nom de votre maison] ! ». Prudence n’appartenait toutefois pas au club des ronchons : elle n’avait jamais été très portée sur la participation, et trouvait donc très pratique qu’il existât des élèves comme Heather, qui se chargeaient de répondre pour elle aux professeurs.
- Désolée, j’espère que je ne te dérange pas trop… Tu travailles ? Interrogea-t-elle encore, un peu étonnée néanmoins, que quelqu’un d’aussi sérieux qu’Heather n’eût pas terminé ses devoirs dès le vendredi soir.




     

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MessageSujet: Re: Tout m'afflige et me nuit... [PV Heather]   Jeu 21 Avr - 20:33

     Heather sourit amicalement à la blonde qui s'assit en face d'elle. La soudaineté de son apparition avait -on ne sait comment- réussi à faire oublier à l'aiglonne qu'elle était sensée détester les autres maisons et ignorer les être humains, qui, d'après son expérience, n'avaient pas plus besoin de sa compagnie qu'elle de la leur. La place solitaire de la fillette était volontaire. En réalité elle s'était exilée toute seule, piranha social qu'elle était, car elle avait toujours été montrée du doigt pour sa différence. Cependant, elle n'avait toujours pas compris que ne pas être comme les autres n'était pas un fardeau mais une qualité.
     Elle enregistra le nom, le niveau et la maison de celle qui lui faisait maintenant face -elle s'était assise en se mouchant- et songea qu'elle l'avait déjà vue quelque part. Prudence était visiblement fière de sa maison. Heather ne connaissait pas suffisamment la philosophie de Poufsouffle pour savoir si elle aurait aimé en faire partie.
« Moi c'est Heather Desmares. En première année aussi. »

     Remarquant le regard insistant de sa camarade sur sur écusson, elle n'ajouta pas un mot, craignant que Madame Pince le prenne vraiment mal cette fois. Pour sa part, la fierté d'être à Serdaigle ne se ressentait pas. En effet, elle n'existait pas à vrai dire. Elle ne se sentait pas à sa place dans cette maison où le leitmotiv était la travail, le travail, le TRAVAIL ! L'auburn ne savait même ce que c'était au fond, le vrai travail qui prenait des heures. Elle pouvait finir ses devoirs en une heure s'il le fallait -ce qui arrivait très souvent quand elle n'avait pas envie de travailler, ce qui arrivait quasiment à chaque fois-, et sans trop faire d'effort. Soudain un éclair lui traversa l'esprit « Évidemment que je l'ai déjà vue, on est dans la même année ! Je suis avec elle en potions ! » s'eclama-t-elle dans ses pensées quelques secondes avant que Prudence ne dise la même chose.
« Oui, tu as raison ! »

     Si Heather n'avait pas eu si peur de la bibliothécaire déjà alertée, elle aurait franchement éclaté de rire. Elle ? faire ses devoirs, si tard ? ahahahahahahahahahha ! aha ! ah ! Elle avait déjà fini depuis plus de deux heures, presque trois.
« Non, j'ai fini depuis bien longtemps, chuchota-t-elle, un large sourire aux lèvres. »
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MessageSujet: Re: Tout m'afflige et me nuit... [PV Heather]   Dim 24 Avr - 18:34

Prudence haussa un sourcil dubitatif, quand Heather lui dit être venue pour lire : la salle commune de Serdaigle était-elle si désagréable, pour que la jeune fille lui préférât les chaises droites et les courants d’air de la bibliothèque ? Si Prudence y était elle-même allée dans l’espoir d’y trouver un peu de lecture, elle n’avait jamais eu l’intention d'y rester : elle aimait mille fois mieux s’enfoncer dans un des fauteuils moelleux de Poufsouffle – avec, de préférence, une tasse de thé et une plusieurs tablettes de chocolat à portée de main – pour se plonger dans les aventures de ses héros favoris. Elle ne niait pas, bien au contraire, l’utilité de la bibliothèque, seulement, elle ne voyait pas l’intérêt de s’y attarder plus longtemps que nécessaire, expression signifiant ici : « plus longtemps que de trouver les livres que vous cherchiez et de convaincre Madame Pince que vous en aviez absolument besoin, alors si elle pouvait remplir la fiche de prêt, ce serait très gentil, merci beaucoup ». Il semblait donc très étrange à la fillette qu’Heather s’y fût réfugiée en ce milieu d’après-midi.

- Tu ne préfères pas être dans ta salle commune, pour lire ?
Chuchota-t-elle, un peu troublée. Tu n’aimes pas la compagnie des autres Serdaigles ou bien tous les bons fauteuils près de la cheminée étaient déjà pris ? Prudence était partie du principe que toutes les salles communes étaient organisées sur le même modèle, mais elle réalisa subitement qu’elle se trompait peut-être : Rowena Serdaigle – qui, soit dit en passant, n’avait pas l’air d’être bien marrante à fréquenter au quotidien – devait probablement estimer que les canapés douillets et les feux de bois amollissaient les sens et endormaient l’esprit. Pauvres Serdaigles ! L’idée d’inviter Heather à venir se réchauffer dans les quartiers de Poufsouffle traversa fugacement l’esprit de la jeune fille, mais elle jugea plus prudent de n’en rien faire : sa maison avait beau se vanter de n’être que paix et tolérance pour le reste du monde, ses camarades ne verraient sans doute pas d’un très bon œil qu’elle fît venir une Serdaigle dans leurs quartiers.

- C’est amusant, remarqua-t-elle à voix basse, je croyais que vous, les Serdaigles, vous passiez votre temps à travailler. Surtout que toi, tu es super forte, non ? Je veux dire, tu réponds aux questions des profs et tout. Prudence avait développé sa pensée d’un ton détaché : de toute évidence, elle se moquait comme d’une guigne qu’Heather fût plus intelligente qu’elle, ou plus rapide à faire ses devoirs ; elle n’en éprouvait ni jalousie ni fascination. Alors, qu’est-ce que tu lis ? Demanda-t-elle finalement, en se dévisant le cou, pour essayer de déchiffrer les titres des ouvrages qu’Heather avait posés sur sa table. Tu as trouvé quelque chose de potable à te mettre sous la dent ? Moi j’ai fait chou blanc, je vais être obligée de demander à ma mère de m’envoyer des romans d’Irlande, ça va prendre du temps...

A sa mère seulement, et pas à son père, qui ne trouverait certainement rien de mieux à lui envoyer que l’intégrale de Tolstoï ou l’Encyclopédie illustrée de l’Histoire d’Angleterre, sans voir où était le problème…
Prudence, qui avait visiblement oublié qu’elle avait promis à Heather de ne la déranger qu’un petit moment, lui adressa un sourire encourageant.




     

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Prudence Faraday

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MessageSujet: Re: Tout m'afflige et me nuit... [PV Heather]   Lun 16 Mai - 11:37

     L'air choqué de Prudence fit rire la fillette. Était-ce si étonnant que ça que l'on veuille passer du temps à la bibliothèque ? Heather s'y sentait bien mieux que dans sa salle commune ou il y avait trop de gens, trop de bruits. Elle chercha un instant à la façon dont elle voulait formuler cela, sachant que les Poufsouffle étaient connus pour aimer la compagnie. Et, finalement, celle de la châtain clair ne lui déplaisait pas tant que ça.
« J'aime bien être ici, c'est calme. Et j'adore être entourée de livres ! »

     Les yeux de l'auburn avaient brillé à sa seconde phrase. Prudence lui demanda ensuite avec étonnement si les Serdaigles ne passaient pas tout leur temps à travailler.
« C'est le principe oui. »

     Elle laissa Prudence finir et expliqua :
« Je travaille peu. »

     Elle respectait déjà suffisamment Prudence pour ne pas lui balancer en pleine face qu'elle ne travaillait jamais. Non qu'elle pensât que la Poufsouffle serait jalouse, mais par son expérience, elle avait appris qu'il n'était pas agréable quand on travaillait dur pour y arriver de savoir que des gens y arrivent mieux sans faire d'efforts. C'est pour ça qu'elle restait évasive. Et soudain Prudence s'enquit de la nature des livres que lisait Heather.
« C'est un roman Moldu. Il n'est pas génial, mais il y a pire. Sinon j'ai aussi Sherlock Holmes, tu connais ? Il n'y a rien ici de potable comme roman. »

     Quand Prudence avait parlé de livre que sa mère pourrait lui envoyer, la fillette avait décidé que Prudence serait sa nouvelle meilleure amie.
« J'en ai pas mal, je pourrais t'en prêter si tu veux. Qu'es-ce que tu aimes ? »
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