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 La persévérance est la noblesse de l'obstination [PV]

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Poufsouffle

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MessageSujet: La persévérance est la noblesse de l'obstination [PV]   Lun 2 Mai - 21:06

Comme à chaque veille de Noël, Alan Carmichael était aussi excité qu'un écureuil dans une piscine de noisettes. Noël, il adorait. Ça sentait bon le chocolat chaud au pain d'épices, le sapin fraichement coupé, le chapon qui sortait du four et le feu de cheminée crépitant. Comme à chaque veille de Noël, le petit Irlandais avait presque les yeux embués de larmes tellement la perspective de la soirée le réjouissait et lui donnait envie de déjà s'y trouver.

Et comme à chaque veille de Noël, venait ternir son idyllique tableau la grande interrogation de l'achat du cadeau de Prudence et de Magnus.

Enfin, 'ternir le tableau', disons que vu que le soucis devenait avec le temps non plus occasionnel mais traditionnel, Alan avait fini par s'y faire. Chaque année, pendant un mois avant Noël, il s'arrachait les cheveux.
D'habitude le Poufsouffle s'en sortait plutôt bien en fait, à la fin il frappait juste et Prudence et Magnus étaient toujours contents de leurs cadeaux ou alors ces gros hypocrites étaient très doués pour jouer la comédie, ce qui n'était également pas à exclure. Mais il mettait tellement longtemps à avoir l'idée que les délais devenaient un vrai problème. En particulier depuis qu'il état à Poudlard. Comment pouvait-il envoyer sa liste de cadeaux à maman dans les temps ? Comment elle, pouvait tout acheter, tout emballer et tout renvoyer avant que Noël n'approche ? Parce que maintenant qu'Alan était à des milliers de kilomètres de sa famille, fini les petits dimanches après midi dans les marchés sorcier et moldus de Galway, avec papa et maman. A Poudlard, pour trouver des idées de cadeaux originaux, il ne pouvait compter que sur sa tête. Et éventuellement celle de ceux qui voulaient bien l'aider.

C'était un samedi après midi peu avant Noël et Alan – comme à son habitude – errait dans les couloirs de Poudlard. Quand ses devoirs étaient terminés et qu'il s'était mis à jour sur toute l'actualité du Quidditch, l'Irlandais s'octroyait une petite virée en solitaire dans les corridors du château.

A chaque sortie (qu'il effectuait généralement sans Magnus ni Prudence, c'était bizarre, mais il aimait bien aussi se retrouver seul. Il avait hérité ce trait de caractère de papa.) le jaune et noir se concentrait sur une nouvelle zone de Poudlard. Après les cachots (où il ne remettrait donc plus jamais les pieds. Croiser un Épouvantard en 7 ans c'était largement suffisant), la tour d'astronomie (son nouveau QG avec Prue, la vue sur le lac y était imprenable), les bords du lac noir (où il pêchait des sirènes avec Magnus, juste comme ça, pour le fun), l'aile Est de la bibliothèque (où il aimait bien tailler le bout de gras avec... ben le Moine Gras justement) et le 5ème étage (Alan avait mis 4 jours pour trouver la statue de Grégory le Hautain (un grand potionneur dont il connaissait l'histoire) avant de trouver le bon étage), le Poufsouffle avait choisi le 3ème étage.

Après avoir emprunté les escaliers vivants de Poudlard (une pure invention ces escaliers, Alan se régalait toujours de les prendre ! On avait l'air cool de monter des escaliers qui dansaient, franchement...), l'Irlandais se retrouva au 3ème étage, qu'il connaissait finalement assez peu. La salle principale de l'étage était la salle des trophées, où le sorcier passa bien une heure à tout détailler, observer, noter et enregistrer. Si un cadeau génial devait inopinément bondir de sa tête, cette salle l'y aiderait forcément. C'est du moins ce qu'il cru. Après une heure d'une intense et furieuse réflexion, Alan fut forcé de conclure qu'offrir à Prudence la coupe de la meilleure attrapeuse de Serpentard 1917 ou à Magnus l'insigne d'Octavius Stevenson, Poufsouffle et préfet-en-chef du siècle dernier, serait inapproprié, voire même ridicule.

« Si même Poudlard y met de la mauvaise volonté... »

Alan se dirigea vers la salle adjacente à la salle des trophées, la galerie des armures. Le Poufsouffle ne se sentait pas assez inspiré pour en offrir une à sa meilleure amie ou à son cousin, quand bien même celle-ci tiendrait un bouquet de fleur ou un sac de cailloux, c'était clair. Non, Alan ne trouverait décidément pas ses cadeaux ici. Mais ça ne l'empêchait en tout cas pas d'aller jeter un coup d'œil, juste pour la curiosité.

Comme on pouvait s'y attendre, la galerie des armures contenait... des armures. Des grandes, des petites, des dorées, des rouillées, des poussiéreuses et des abimées. Il y'en avait pour tous les goûts Le paradis des camelots : Poudlard, c'était certains.

Alors qu'Alan s'approchait des armures une à une pour lire les indications fixées sur le poitrail de chacune, il parlait seul comme souvent. L'apanage des génies. Même ceux qui parlent 23 langues couramment..

« Armure d'Eric de Champagne, Chevalier ayant vécu en... »

Alan avait mal jugé la distance qui le séparait de l'armure voisine et l'avait doucement frôlée avec le bras. Doucement, mais sûrement. L'armure – initialement précaire, sans aucun doute, vu la rouille qui l'habillait et l'état de ses articulations – s'écrasa lamentablement par terre dans un vacarme qui aurait sorti de son sommeil le fameux dragon dont 'Draco dormiens nunquam titillandus' nous mettait tous en garde mais quelqu'un l'a déjà vu ? Non..

« Par la barbe de Merlin ! »

Alan avait juré si fort qu'il aurait presque couvert le boucan qu'avait fait l'armure rouillée dans sa chute. Mais c'était rageant aussi, franchement ! Si quelqu'un de l'école venait, il prenait le risque de se faire disputer. Et Alan détestait ça c'est étrange, les gens adorent ça en général. L'Irlandais n'était pas habitué à se faire gronder.

Le Poufsouffle se mit en charge de remettre l'armure sur pieds. Bon déjà il était seul et mesurait un mètre dix, c'était de base assez mal parti. Mais de la patience et l'obstination naissaient toujours de bons résultats ! Alan réussit à redresser tant bien que mal l'armure mais les pieds s'obstinaient à glisser, à ne pas tenir en place. Pendant plusieurs minutes le sorcier se fatigua et redoubla d'ingéniosité... mais parvint à ses fins. Droite, fière, les jambes presque immobiles, l'armure avait repris sa place. Alan se félicita de sa persévérance et décida de quitter la salle dans les plus brefs délais. Il avait toujours des cadeaux à trouver, et les armures ne lui avaient soufflé aucune brillante idée. Et valait mieux le faire avant d'être embêté à nouveau par cette salle des malheurs.

A croire qu'il avait du nez ce petit, oh oui ! Du nez !
A peine au milieu de la salle, Alan entra sa tête dans ses épaules dans un geste purement instinctif, un bruit familier emplissant à nouveaux la salle. Il se tourna et observa avec dégoût que l'armure s'était effondrée à nouveau... emportant dans sa chute sa voisine, celle d'Eric de Champagne. Joie.

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Dernière édition par Alan Carmichael le Jeu 5 Mai - 10:15, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La persévérance est la noblesse de l'obstination [PV]   Mer 4 Mai - 20:57

La persévérance est la noblesse de l'obstination
Alan & Tempérance


Emi Burton


Noël était une période qui suscitait des sentiments mitigés chez Tempérance. D'un côté, elle adorait l'ambiance, les paysages enneigés, les chocolats chauds près du feu, les cadeaux, et ce d'autant plus à Poudlard, où même les murs semblaient exsuder le pain d'épice et la dinde farcie. De l'autre, c'était une fête profondément familiale, et elle ne pouvait s'empêcher de se demander comment seraient les choses si son père était encore là. L'abominable bonhomme des marais ne ferait certainement pas partie de son existence, déjà.

Dans la matinée, une lettre de sa mère lui apportant des nouvelles de Dublin et lui assurant au passage que L'Autre se portait à merveille, était venue lui serrer le cœur, lui donnant cruellement envie de se raccrocher à toute bribe lui rappelant son père, qui lui manquait plus que jamais. Équipée d'une écharpe en laine destinée à la protéger des courants d'air vicieux régnant dans les couloirs du château, la petite Poufsouffle avait quitté le confort de sa salle commune avec une destination bien précise en tête. Cela faisait quelques temps à présent qu'elle avait prévu de faire une excursion jusqu'à la salle des trophées. Elle passait régulièrement devant celle-ci en sortant du cours de Sortilèges, et s'était récemment prise à penser que si elle contenait tous les prix remis aux élèves de Poudlard depuis la création de l'école, alors peut-être, peut-être y avait-il là quelque chose qui concernait son père. Certes, il n'avait pas été préfet, et n'avait - à la connaissance de la blondinette - pas eu de prédisposition particulière pour le Quidditch. Mais un service rendu à l'école, qui sait ? Voire - et l'ironie ne lui échappait guère - une médaille de duel sorcier, pourquoi pas.

La perspective de cette chasse au trésor à valeur sentimentale la remplissait d'espoir. C'était la manière idéale de détourner ses pensées amères et peut-être, de retrouver un petit souvenir de son père. C'était aussi une entreprise qu'elle avait choisi de mener seule, car l'idée d'entraîner quelqu'un dans son étrange quête lui avait paru trop incongrue, et trop personnelle. Tempérance avait certes beaucoup d'amis, avec qui elle traînait et discutait aisément, mais finalement pas la personne suffisamment proche pour qu'elle la tire de ses occupations pour aller vadrouiller dans les couloirs du troisième étage un samedi après-midi. C'est donc seule, mais accompagnée des pensées de son père que Tempérance atteignit finalement le couloir recherché. Elle était entrée depuis quelques minutes seulement dans la salle des trophées, ses yeux défilant sur une vitrine qui contenait tout un panel de statues représentant des joueurs de Bavboules émérites dans des positions toujours plus comiques (les jambes arquées et Babvoule en main, les yeux clos et sur le point de recevoir une giclée de liquide pestilentiel en plein visage, etc) lorsqu'un boucan épouvantable retentit dans la salle adjacente, suivi d'un juron dont la puissance vocale aurait réveillé les morts. Elle sursauta violemment, ouvrant des yeux ronds comme des soucoupes.

La première pensée - illogique, certes, mais humaine - qui émergea dans son esprit fut qu'il ne pouvait s'agir que d'Argus Rusard, le concierge irascible de l'école. Prise de panique alors qu'elle n'avait pour ainsi dire rien fait de mal, elle jeta des regards paniqués dans tous les sens, avant de s'empresser d'aller se réfugier derrière un grand présentoir situé au fond de la pièce. Dire qu'elle était terrifiée par Rusard eut été un euphémisme. Lors de sa première année à Poudlard, elle avait eu le malheur de trébucher dans les escaliers mouvants et de heurter le malheureux concierge, le projetant du haut de six étages et provoquant ainsi son ire compréhensible, mais fort regrettable lui faisant lâcher l'énorme paquet de croquettes pour félins qu'il tenait à la main. Le regard qu'il lui avait alors adressé était encore à ce jour gravé dans sa mémoire et hantait ses cauchemars les plus fous. Pas même ses yeux de cocker accompagnés du discours le plus tragique de l'histoire de l'humanité: "Mais Monsieur Rusard, je vous assure que c'était un accident. Je suis vraiment, vraiment, sincèrement, désolée. Et puis d'ailleurs, je peux vous les rembourser si vous voulez. Comment ? A base de caviar ? Bah dites-donc, on ne se refuse rien ! *kof kof* Enfin euh... C'est-à-dire que... Est-ce qu'il y aurait moyen de payer en plusieurs fois ? Disons, en 4000 mensualités ? ... Vous prenez les cartes de Chocogrenouille ?" n'avaient suffi à l'attendrir. Depuis, la petite Poufsouffle rasait les murs dès qu'elle le croisait, ayant la tenace impression que le concierge voulait la faire tomber pour un crime qu'elle n'avait pas encore commis - au sens figuré, du moins l'espérait-elle.

Plusieurs minutes passèrent en silence, avec Tempérance recroquevillée dans son coin, les larmes lui montant presque aux yeux à l'idée de se retrouver à tout instant exposée à l'haleine fétide de son pire ennemi. Et puis, elle commença à se dire qu'elle ne pouvait décidément pas rester cachée là jusqu'à la fin de son existence. D'un, elle commençait à avoir un petit creux. De deux, elle aurait bientôt envie de faire pipi. Rassemblant les faibles extraits de courage qui menaçaient de se faire la malle au premier grincement suspicieux, Tempérance sortit de sa cachette et se rapprocha à pas de loup du passage menant à la salle des armures, d'où était provenu le vacarme l'ayant contrainte à battre en retraite telle la poule mouillée qu'elle était. « Monsieur Rusard ? » risqua-t-elle d'une petite voix tremblotante, la musique des Dents de la Mer accompagnant bruyamment son périple, du moins dans son esprit. « C'est pas moi j'vous j- » Elle s'interrompit, les yeux écarquillés, devant le spectacle qui s'offrait à elle.

Deux armures venaient de s'effondrer tour à tour, provoquant le double de ce qu'elle avait eu le loisir d'entendre précédemment. "Oulala, qu'est-ce qu'il a fabriqué celui-là ?" pensa-t-elle en posant les yeux sur le seul être vivant présent dans la pièce, et qui, à voir sa tête, devait regretter le moment où il avait décidé de faire un tour dans la salle des armures. Dans un moment de lâcheté intense, Tempérance sentit le soulagement la gagner: finalement, ce n'était pas elle que Rusard allait faire pendre par les gros orteils dans les cachots ! "Vous en conviendrez, Monseigneur Rusard, que les pêchés commis par ce jeune effronté surpassent largement ma malheureuse erreur de jeunesse..." Et puis, elle retrouva la décence qui la caractérisait, et s'approcha doucement du garçon, qui se trouvait être à Poufsouffle d'après son écusson. « Eh bah dis donc, tu en fais du bruit pour quelqu'un de ton gabarit ! » se permit-elle de plaisanter, désireuse de détendre l'atmosphère. « Première année ? » supposa-t-elle, ayant vaguement le sentiment d'avoir aperçu le rouquin durant la cérémonie de répartition, en début d'année.

« C'est pas tout ça, mais on ferait mieux de se barrer vite fait bien fait: pas vu, pas pris ! remettre tout ça en ordre avant qu'un être vile et pernicieux, aux dents pointues et à la rancune tenace que quelqu'un ne nous tombe dessus ! » proposa-t-elle en souriant à son cadet, s'incluant de manière définitive dans cette opération. Foutue pour foutue, autant venir en aide à son prochain, surtout si celui-ci s'avérait être un malheureux première année de Poufsouffle.

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MessageSujet: Re: La persévérance est la noblesse de l'obstination [PV]   Jeu 5 Mai - 23:51

Alan était à prendre littéralement avec des pincettes quand les deux armures se cassèrent la figure simultanément. Il fumait et ça n'avait rien à voir avec la poussière environnante, non. Il était l'odieuse victime d'une caméra cachée, c'était ça ? Magnus, sort de là ce n'est vraiment pas drôle. Non parce que déjà une armure qui tombait par terre dans la galerie du même nom c'était suffisamment rare pour être souligné, mais quand en plus c'était de votre fait ça n'aidait pas à bien le prendre. Imaginez quand deux armures tombaient à cause de vous, ça avait de quoi rendre fou. Mais Alan n'était pas fou, vous savez. Profondément tracassé par l'idée de remettre seul sur pieds les deux armures de l'école, le jeune Irlandais était bien loin de se demander qui avait pu l'entendre. Il s'en fichait. Dans son esprit jeune et insouciant, Rusard était dans son bureau à plusieurs kilomètres étages de là, à classer par ordre alphabétique les châtiments corporels qu'il avait pour projet d'infliger aux élèves avant le siècle prochain et la salle de cours la plus proche était tout aussi éloignée, ce qui éloignait la menace 'professeur'. Et puis franchement, quand on était dans une école de magie, on maintenait les objets importants avec des sortilèges, on ne les posait pas là, nonchalamment, sans protection aucune. Alan n'y était donc pour rien.

Quand le première année entendit une voix venir de derrière lui, le jeune Poufsouffle faillit faire une seconde attaque. On avait décidé de le contrarier, aujourd'hui, c'est ça ?
Just'après un sursaut incontrôlé, Alan se retourna vivement et nota la présence d'une Poufsouffle un peu plus vieille que lui 90 ans. Maximum. Elle venait de lui asséner une petite réflexion humoristique sur le bruit qu'il avait provoqué malgré sa petite taille. La remarque eut au moins le mérite de détendre un petit peu le jeune jaune et noir. Il préférait la présence d'une fille de sa maison parce qu'à Poufsouffle ils avaient les meilleurs élèves à celle de quelqu'un d'un peu plus hostile au hasard, Rusard.

« Oui. Mais en même temps ils fixeraient un peu mieux leurs armures au sol, on n'aurait pas tout ces problèmes... »

Alan ne se démontait pas. Non, quand il n'était pas en tort et qu'il pouvait se défendre, le Poufsouffle n'était jamais inquiet. Il n'était peut être pas un grand courageux de nature mais quand il n'avait rien à se reprocher, ce qui était presque le cas ici, Alan n'appréhendait pas les contrariétés. Il s'agissait ici d'un pur accident qui ne serait jamais arrivé si l'agencement de l'école avait été mieux pensé on sent bien que la direction de Poudlard n'a pas été entre les mains d'un Poufsouffle depuis des lustres.

« Oui, on ne sera pas trop de deux. Quelle idée on a de poser ça là, sans aucune fixation, franchement. Il ne faut pas s'étonner qu'il y ait des accidents après. Ils les laissent libres pour qu'elles puissent se promener seules le  soir, c'est ça ? »

Alan ne prit pas le temps de faire les présentations et se dirigea en gros malpoli qu'il était sans attendre vers ses œuvres, à savoir les deux cadavres d'armures. Les présentations étaient inutiles puisque la fille était une Poufsouffle, si elle devait s'enfuir en toute hâte il la recroiserait très certainement dans leur salle commune. Alan et elle parleraient chiffons une fois que les dégâts (ses dégâts) seraient réparés. Comme l'avait dit la jaune et noir, quelqu'un pouvait très bien arriver d'une minute à l'autre et les surprendre. Alan n'était de base pas inquiet outre mesure, mais si son vacarme avait alerté une personne, pourquoi ne le ferait-il pas pour l'école entière plus d'une ? C'était un risque qu'il n'était toutefois pas entièrement disposé à courir. Sait-on jamais.

Arrivé à la première armure (celle d'Eric de Champagne donc si vous suivez), Alan poussa légèrement sa voisine pour avoir un plus large espace de travail. C'est que ça prenait de la place, c'est petites bêtes là. L'Irlandais entreprit de redresser la panoplie de métal et la Poufsouffle semblait manifestement disposée à l'aider. Parfait, elle se révélait efficace et c'était très gentil il n'y a qu'à Poufsouffle qu'on peut voir ça de sa part, de l'aider. Elle n'y était pas obligée.

« Je la prends sous les bras et toi tu essayes de caler les pieds, d'accord ? »

Alan aurait pu laisser la jeune fille se proposer pour faire le plus gros du travail, à savoir soulever l'armure. Elle était à vrai dire plus prédisposée que lui à ce poste là, puisqu'en étant de plus grande taille, il lui était plus facile de soulever l'armure en hauteur. Mais Alan, dans son rôle de gentleman cambrioleur, se devait d'endosser cette fonction, même s'il galérait sa race n'était pas taillé pour.

Alan s'exécuta et remonta l'armure le plus haut qu'il put. Elle était grande, assez lourde, mais il l'avait fait une fois et pouvait donc tout à fait recommencer. Et puis ce n'était pas dans ses prérogatives d'échouer il était à Poufsouffle, madame !. Surtout devant quelqu'un fier, le petit. Ce ne serait pas un Serdaigle refoulé, par hasard ? Ou même un Serpentard ? Un Gryffondor, peut être ?.

Tant bien que mal, l'armure tint debout. La Poufsouffle avait fait son travail et avec une bonne cohésion d'équipe, ils avaient réussi à la remettre à sa place initiale. Alan qui n'avait rien oublié de son initiale contemplation pouvait en témoigner.
Ils venaient hélas de faire le plus facile. L'armure d'Eric de Champagne était en excellent état à côté de celui – précaire - de sa voisine. Restait donc celle toute rouillée qui avait donné tant de fil à retordre à l'habitant de Galway.

« Tu ne connais pas le sortilège de glu perpétuelle, par hasard ?  Je pense qu'il serait pratique pour coller les pieds au sol, ça garantirait une bonne stabilité. »

Du haut de ses 11 ans Alan était un expert de la théorie. C'était tout juste s'il n'avait pas lu les manuels scolaires de la 1ère à la 7ème année dans toutes les matières. Alan s'intéressait de tout, en particulier de ce qui était au programme scolaire de l'école. Bien sûr, il s'intéressait juste, c'est à dire qu'il n'avait pas poussé le vice jusqu'à apprendre par cœur tous les sortilèges qui lui seraient nécessaires pour obtenir ses BUSEs haut la main. Non, il aimait savoir, juste, superficiellement dirons-nous.
Ainsi, même s'il connaissait l'existence du sort de glu perpétuelle pour en avoir lu quelque chose quelque part oui Alan s'intéresse beaucoup mais n'allait pas lui demander ses sources, il était incapable d'en connaître la formule et pour cause, elle n'est pas au programme. Peut être que la jaune et noire en savait plus que lui à ce sujet.

« La première fois que je l'ai remise en place, elle tenait bien mais à mon avis ce sont les pieds qui ont glissé. »

Et Alan était catégorique. Le reste du corps de l'armure était bien fixe, le soucis ne pouvait venir que des jambes. Sa maîtrise du sujet "Redresser une armure rouillée avec un collègue de maison" ne l'empêcha d'ailleurs pas de s'intéresser à sa coéquipière du moment.

« Qu'est-ce que tu faisais là, au fait ? »

Un bon curieux ne peut pas l'être sans une petite dose d'incivilité, et oui.

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Poufsouffle

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MessageSujet: Re: La persévérance est la noblesse de l'obstination [PV]   Dim 8 Mai - 19:40

Tempérance avait décidé d'accepter son destin. Si elle avait été croyante, elle aurait même fait ses prières, parce que ce qu'elle s'apprêtait à faire pourrait potentiellement relever du suicide au minimum scolaire. Dans l'optique où Rusard lui tendait bel et bien un guet-apens dans la salle des armures, elle était cuite et archi cuite. Si elle n'avait pas été aussi terrifiée par le concierge de l'école, peut-être aurait-elle pris le temps de s'interroger sur le bruit s'apparentant à un nombre alarmant de casseroles frappées les unes contre les autres qui avait résonné quelques minutes plus tôt et qui était à l'origine de ses malheurs. Mais Tempérance était trop préoccupée pour s'en soucier. Non, depuis qu'elle était sortie de sa cachette de fortune, son attention était focalisée sur une seule et unique chose: la délimitation entre la salle des trophées et la salle des armures, et ce qui l'attendait une fois qu'elle aurait franchi le pas.

Son cœur battant bien trop fort dans sa poitrine - peut-être que si Rusard s'apercevait qu'elle était au bord de la crise cardiaque, il aurait pitié d'elle et la laisserait charitablement retourner à ses occupations ? Non ? Même pas si elle versait une ou deux larmichettes ? -, Tempérance atteignit la salle des armures au moment où l'une de ses habitantes permanentes, sous le coup d'un effet domino, était entraînée dans la chute de sa voisine. Le vacarme qui s'ensuivit fit plisser les yeux à la jeune Poufsouffle, qui porta par réflexe la main à ses oreilles pour atténuer le bruit. Par les chaussettes bariolées de Merlin, qu'est-ce qui se passait par ici ? La réponse était tout compte fait des plus simples, et personne - hormis Tempérance - ne serait surpris d'apprendre qu'elle n'incluait ni Rusard déchaîné s'amusant avec des casseroles, ni Miss Teigne surgissant de l'ombre pour lui agripper le mollet oui, elle avait une imagination débordante, et alors ?

Réalisant que tous ses soucis trouvaient leur source dans un petit Poufsouffle partageant visiblement son amour pour le renversement d'objets en tous genres et ce dans le plus grand fracas possible, la jeune fille sentit ses joues rougir. Elle avait tout de même mis les pieds dans la salle prête à se répandre en excuses devant le concierge de l'école, tout ça pour être accueillie par un raffut qui avait - du moins l'espérait-elle - couvert ses divagations. Elle s'empressa de lancer une petite remarque concernant le rapport dimensions réduites du rouquin / vacarme impressionnant provoqué, faisant entièrement fi de l'air encore revêche de son cadet ou de la peur bleue que son arrivée surprise avait pu provoquer. Des conventions sociales ? Où ça ? La réponse du jeune garçon la fit aussitôt sourire, car non content d'avoir joué au bowling avec les armures ancestrales de l'école, celui-ci lui annonçait avec le plus grand des aplombs que la responsabilité n'était ici pas la sienne. « C'est vrai que j'aurais cru qu'elles tenaient mieux que ça. Elles ont quand même l'air sacrément lourdes, t'as de la chance que l'une d'elles ne te soit pas tombée dessus ! » Sinon l'effectif de Poufsouffle aurait été réduit d'un petit première année - relativement - innocent. Bon, après, si on y réfléchissait plus de trois secondes, on se rendait rapidement compte que Poudlard n'était pas l'école la plus sûre qui soit. On ne parlait certainement pas aux parents de l'esprit frappeur dévissant parfois les lustres au-dessus de leurs têtes, des créatures pas toujours recommandables étudiées en cours de Soins aux Créatures Magiques ou encore des armures pouvant être renversées par un garçon qui avait l'air de faire trente kilos tout mouillé. Peut-être était-ce là un genre d'expérience sociologique poussée à l'extrême ? Sélection naturelle.

Bien que consciente que Rusard pouvait dès à présent débarquer à tout instant la bave aux lèvres et l’œil fou, Tempérance n'hésita pas une seconde avant de se déclarer participante à l'opération de remise en état des armures. Elle avait beau avoir une peur bleue du concierge, elle ne craignait en revanche pas les retenues, et surtout, elle n'allait pas abandonner le pauvre Poufsouffle à son triste sort maintenant qu'il l'avait vue, ça ferait mauvais genre. Sinon elle serait partie sans hésiter ! Sélection naturelle vous dit-on. Elle était elle-même une grande adepte des gaffes en tous genres, et vouait la plus grande des reconnaissances à tout individu prêt à la secourir dans ces cas-là. Il était temps pour elle de renvoyer l'ascenseur. « Tu rigoles mais il paraît qu'elles se déplacent parfois, oui ! En principe elles sont libres de faire ce qu'elles veulent. Moi je ne les ai vues s'animer que pendant la période de Noël, jusqu'à maintenant... » remarqua-t-elle en fronçant les sourcils, se remémorant les cantiques qui feraient bientôt leur retour à cette période de l'année.

Ayant fini de critiquer les mesures de sécurité instaurées au sein de l'école - McGonagall n'avait qu'à bien se tenir ! -, le petit Poufsouffle se dirigea soudain vers les armures accidentées, et Tempérance lui emboîta le pas avec bonhomie. La perspective d'un Rusard pouvant débouler à tout instant l'effrayait bien moins que sa présence immédiate sur les lieux, aussi avait-elle rapidement retrouvé sa bonne humeur habituelle. Elle suivit sans broncher les instructions de son jeune camarade, acquiesçant d'un hochement de tête, et s'empressa de caler les jambes de l'armure une fois que le garçon eut entrepris de la soulever. « Et d'une ! » commenta-t-elle en souriant à son cadet, tapotant le bras d'Eric de Champagne avec insouciance et provoquant sa chute instantanée sur la tête d'Alan: "C'était terrible Messire Rusard, l'armure lui est tombée dessus avant que j'aie le temps de faire quoi que ce soit ! Regardez-moi ce fouillis... Vous avez bien raison, au fond il l'avait sûrement mérité, ce chenapan !"

La seconde armure paraissait bien plus rouillée que sa compatriote, et les deux jeunes s'arrêtèrent devant elle, l'indécision se lisant clairement sur le visage de Tempérance. Pas sûr qu'ils parviendraient à la redresser en suivant le même procédé. Son cadet avait dû arriver à la même conclusion, puisqu'il lui demanda si elle était familière avec le maléfice de Glu Perpétuelle. « Je le connais... » acquiesça-t-elle, bien que son ton indiquait clairement le "mais" qui allait suivre. « Je ne le maîtrise pas très bien, il n'était pas au programme jusqu'à maintenant. Mais je l'avais utilisé pour coller des affiches au-dessus de mon lit en début d'année... Ça marchera, mais pas indéfiniment comme c'est censé être le cas. Cela dit, dans notre cas ça devrait suffire ! Remets bien ses pieds, je vais les coller... » annonça-t-elle en sortant sa baguette de sa robe de sorcier. Maladroite pathologique, ses aptitudes en sortilèges lui rendaient bien des services depuis qu'elle était à Poudlard - et ce bien que l'usage de la baguette magique soit censé être interdit en dehors des cours rébellion !.

Fronçant le nez, elle pointa sa baguette sur les pieds de l'armure, et prononça la formule. Elle s'approcha ensuite lentement, et donna un coup de pied généreux dans celui de gauche, ce qui eut l'avantage de lui prouver qu'elle avait réussi mais ne l'empêcha pas de pousser un juron devant la douleur ressentie. Erreur stratégique. « Ça a l'air bon. » grogna-t-elle en se reculant. « C'est reparti ? » Elle avait bien pensé à carrément redresser le reste de l'armure à l'aide d'un sortilège de lévitation, mais l'idée d'être prise sur le fait alors qu'elle agitait sa baguette magique tel un chef d'orchestre pour faire gigoter les membres d'une armure antique la refroidissait quelque peu. Elle préférait encore s'éreinter à la faire tenir à la force de leurs petites mains, bénéficiant de l'excuse du "Doux Merlin, elle nous est tombée dessus alors qu'on passait - complètement innocemment - par là. Vous imaginez si on ne l'avait pas rattrapée au dernier moment ? On aurait pu finir écrasés comme des crêpes ! Ça, je peux vous dire que si on porte plainte contre l'école, ça va vous coûter bonbon !"

Une fois que chaque chose eut retrouvé sa place originelle, Tempérance ramena le regard vers son cadet - dont elle ne connaissait toujours pas le nom - mais qui ne se fit pas prier pour l'interroger sur les origines de sa présence en ces hauts lieux. Elle déglutit, jouant distraitement avec l'une de ses mèches de cheveux blonds. « Je... j'étais dans la salle des trophées à vrai dire, quand je t'ai entendu. Je cherchais... Enfin, je voulais voir s'il y avait quelque chose concernant mon père. Un trophée, ou une médaille ou quoi... Il est mort avant que j'entre à Poudlard, mais il était sorcier. A Gryffondor. » termina-t-elle non sans fierté. Il n'était pas dans ses habitudes de s'épancher sur sa vie, mais elle ne voyait pas de raison de cacher la vérité à son compagnon d'infortune. Et puis, c'était un soulagement de pouvoir en parler enfin à quelqu'un. C'est que cette histoire lui trottait dans la tête depuis ce matin, et la lettre de sa mère.

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MessageSujet: Re: La persévérance est la noblesse de l'obstination [PV]   Dim 8 Mai - 22:33

Quand Alan appris que les armures se déplaçaient librement dans le château aux périodes de Noël, l'Irlandais s'en voulu presque de son forfait (mais forfait involontaire, tout de même). Merlin, et s'il avait abîmé une armure sans le faire exprès ? Ce serait une vraie honte pour lui. Alan ne savait pas très bien quel était le rôle des êtres de métal durant les fêtes de fin d'année, mais s'il s'agissait de distribuer des cadeaux aux élèves ou de servir du jus de citrouille l'hors du banquet, l'Irlandais aurait bien mal vécu de voir éraflure sur la jambe de l'une d'entre elles.

« Quoi ? Tu rigoles ? Elles... s'animent à Noël ? C'est trop cool, Poudlard, quand même. »

La Poufsouffle avoua à Alan qu'elle connaissait effectivement le sortilège de Glu perpétuelle, mais qu'hélas elle ne le maitrisait pas parfaitement. Ce qui était sûr, c'était qu'elle le maîtrisait toujours mieux que lui ou Prudence, au hasard. Qui a-do-re expérimenter des sorts, mis à part le Lumos et le Wingardium Leviosa, on n'apprenait pas beaucoup de chose utile en première année.

« Même s'il ne dure pas très très longtemps ce n'est pas très grave, tant que l'armure ne s'écroule pas lorsque nous sommes dans les parages. »

Poufsouffle, ce n'était vraiment plus ce que c'était. Même si Alan pensait aux bien-être des objets de l'école, il n'était quand même pas responsables de chacun d'eux mais du coup Tempérance, si. Certes il avait frôlé une armure, mais ce n'était pas sa faute si de base elle n'était pas en très bon état. Alan frôlait régulièrement des tableaux et aucun d'eux ne s'était vautré dans les escaliers en hurlant à la mort.

La jaune et noir fit un travail de Poufsouffle pro puisque la seconde armure tint deboût sans l'intervention des deux Poufsouffle. C'était que sous ses airs bonhomme la jeune fille était balaise, franchement !

« Ah ben parfait ! Bon boulot ! Tu le maîtrises bien en fait. »

L'étape 'armures' étant terminée, Alan pouvait en toute quiétude se focaliser sur un nouveau problème un épouvantard à combattre, une Menace à affronter ? Alan Carmichael était là !. En l'occurence lorsqu'il demanda à la jeune fille ce qu'elle faisait là, elle le lui répondit qu'elle était initialement venu dans la salle des trophées, adjacente à la galerie des armures. L'Irlandais le savait bien, il y  était quelques minutes plus tôt.

« Oh je suis désolé. Mais Gryffondor dis-tu ? Ah non, j'annule ce que j'ai dit. Il était préfet ? Ou capitaine de l'équipe de Gryffondor, peut être ? J'ai passé plus d'une heure dans la salle des trophées tout à l'heure, je peux peut être t'aider à chercher si tu veux. »

Alan avait généralement une bonne mémoire mais là vu qu'il avait scruté une à une les récompenses de la salle des trophées pour trouver un cadeau à Magnus et Prudence, il s'en rapellait encore mieux. Surtout que c'était frais.

« A moins que tu ne préfères partir d'ici en vitesse. »

C'était au choix. Alan, lui, ne voyait plus l'ombre d'un danger depuis que la Poufsouffle avait habilement maintenu l'armure avec ses aptitudes magiques hors du commun. A moins qu'elle ne se casse encore une fois la figure, ce qui ne serait quand même vraiment pas de chance donc pas à exclure, vu la fortune actuelle d'Alan, il fallait bien l'avouer, le duo de Poufsouffle ne prenait aucun risque à rester dans les parages. Ça tombait bien, la tête de sa coéquipière revenait bien à Alan. Elle portait sur elle sa gentillesse.

« Moi c'est Alan. Je suis de Galway. »

Précisa t-il comme une grande fierté. Le strike était peut être inutile à chaque fois qu'il se présentait. On ne lui avait pas dit à son arrivée à Poudlard qu'on ne faisait pas distinction sur le pays d'origine. Alan lui, en faisait cependant clairement une et ce n'était pas le seul nouveau.

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MessageSujet: Re: La persévérance est la noblesse de l'obstination [PV]   Lun 6 Juin - 10:08

Relativement remise de ses émotions, Tempérance fut reconnaissante à Alan de ne pas commenter les élucubrations ayant accompagné son apparition dans la Salle des Armures - soit qu'il n'eut pas entendu du fait du vacarme qu'il avait provoqué, soit qu'il ait décidé de se montrer charitable à l'égard de cette parfaite inconnue à l'air hagard ils ont vraiment bon fond ces Poufsouffles. Ce n'était pas un instant très reluisant, et s'il était possible qu'il ne resta pas dans les annales, ça n'était pas plus mal du tout. Elle avait assez à faire avec les impairs déjà commis au cours de sa courte existence.  

Avec un rythme cardiaque plus proche de la normale et des joues ayant retrouvé leur pâleur habituelle, la petite Poufsouffle se dévoua presque naturellement pour aider son cadet à remettre la salle en ordre avant de se faire hacher menu par un membre de l'administration - au hasard, ce bon vieux Rusard. Elle en profita également pour lui révéler que contre toute attente, les armures étaient effectivement en mesure de se déplacer librement dans le château si l'envie leur en prenait. Celles de la salle des armures étant un peu antiques, elle supposait qu'elles devaient avoir la flemme de trop s'agiter, mais pour celles ornant les couloirs, c'était plutôt chose commune. Son sourire s'élargit devant l'enthousiasme de son cadet, et elle acquiesça d'un hochement de tête à sa question pourtant rhétorique. « Oui, elles sont ensorcelées c'est pour ça ! Elles chantent des cantiques aussi... Pas toujours juste par contre, mais ça c'est la vie ! » reprit-elle avec amusement. Elle se disait qu'il fallait quand même sacrément d'expertise pour réussir à ensorceler d'une telle manière des artefacts magiques aussi anciens. L'objectif était de pouvoir se targuer d'être capable de faire de même, un beau jour.

Il s'avéra que la deuxième armure se montrait plus récalcitrante que sa compatriote. Plus ancienne, elle était aussi plus difficile à bouger. Pas de panique: le petit Poufsouffle avait sa propre idée sur la manière d'y parvenir, et Tempérance, elle, avait le savoir-faire. Elle n'était pas une experte du sortilège de Glu Perpétuelle, ça non, mais elle l'avait testé en début d'année et avait alors été plutôt satisfaite du résultat. Si elle ne brillait pas forcément par ses notes dans les autres matières, elle avait en revanche tout de suite présenté une certaine affinité pour les Sortilèges, et il n'était pas rare qu'elle s'essaye à quelques expérimentations dans le confort de son dortoir. « J'avoue ! Pas vu, pas pris. » confirma-t-elle doctement après que le jeune Poufsouffle lui ait fait remarquer qu'il suffisait que l'armure tienne jusqu'à ce qu'ils quittent les lieux du crime. C'est ainsi que la nouvelle génération de Pouffsoufles sombra dans le grand banditisme.

« Merci ! » répondit-elle avec un petit sourire satisfait suite aux compliments de son cadet. L'opération "sauvetage de mini-Poufsouffle en danger" semblait bel et bien être une réussite: tout était en ordre et pas de Rusard vengeur à l'horizon. Finalement, peut-être que personne n'aurait à finir pendu par les orteils aujourd'hui. Sur cette note positive, les deux Poufsouffles en vinrent à pouvoir discuter - plutôt que de souffler et grogner à tout va tandis qu'ils replaçaient de vieilles armures rouillées - et Tempérance révéla à son jeune camarade l'origine de sa présence dans la Salle des Trophées.

Il n'était pas toujours facile pour elle de parler de son père, mais elle n'avait pas non plus pour habitude de mentir, et le contexte faisait qu'au fond, elle avait bien envie de dire quelques mots à son sujet, même si ce fut à un parfait inconnu mais peut-on encore parler d'"inconnu" quand on a échappé ensemble à une mort certaine aux mains d'un concierge franchement dérangé ? Sans exagérer, bien entendu. « Non, pas à ma connaissance... Par contre, je me disais qu'il avait pu faire partie d'un club. En sept ans, il a bien dû participer à des activités extra-scolaires ou brillé par ses exploits: on les connaît les Gryffondors et leur penchant pour les escapades illicites. » Elle émit ses hypothèses d'un air pensif, tout en faisant quelques pas pour s'approcher de la Salle des Trophées à nouveau. « Une heure, c'est vrai ? Tu n'avais rien d'autre à faire ? Je ne sais pas moi, comme des devoirs, par exemple ? Alala ces petits jeunes, de plus en plus irresponsables ! » Elle posa un regard plein d'espoir sur son cadet, hésitant clairement sur la marche à suivre. Il était vrai que le plus sûr aurait été de partir d'ici vite fait bien fait. Certes, ils avaient remis la salle en ordre, mais le vacarme provoqué par la chute des armures était encore récent, et rien ne leur garantissait que quelqu'un n'allait pas venir les gronder malgré tout. Cependant, si son jeune camarade pouvait l'aider...

« Je veux bien oui. Mon nom de famille c'est Biel, est-ce que ça te dit quelque chose ? » Elle posa sa question d'une petite voix timide, espérant de tout son cœur que son cadet aurait une piste à lui offrir. Puis, souriant, elle ajouta:  « Ah, et sinon, je m'appelle Tempérance. Enchantée, Alan ! Galway, vraiment ? Un autre Irlandais, c'est marrant ça ! Je viens de Dublin moi. » annonça-t-elle non sans une pointe de fierté. C'est qu'elle l'aimait, sa petite capitale. Et c'était franchement agréable de tomber sur un autre Irlandais, au sein de cette école située en terre ennemie écossaise.

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MessageSujet: Re: La persévérance est la noblesse de l'obstination [PV]   Dim 17 Juil - 9:16

La grande Poufsouffle informa le petit jaune et noir que les armures de l'école, à Noël, chantaient généralement des cantiques à l'attention des élèves et du corps enseignant. Mais c'était génial ! On n'avait jamais vu ça ! Ce n'était certainement pas à Beauxbâtons ou à Ilvermorny qu'ils devaient avoir ça, aha !

« Han, trop cool ! »

Alors que Tempérance le remerciait et partageait son scepticisme de croire son père ancien sportif de haut niveau, ou même préfet, Alan liste mentalement tout ce qu'il avait retenu de son passage dans la salle des trophées. Il y'en avait des choses, il fallait bien le croire ! De la coupe de Quidditch de Serpentard de 1903 à l'insigne de préfet-en-chef de Gustavus Faraway en 1986 en passant par l'équipe gagnante du tournoi de Bavboules de 1954. Bref, ne restait plus à Alan qu'à faire marcher sa bonne mémoire visuelle et trouvait ce qu'on lui demandait. Fallait-il encore qu'il ait toutes les cartes.

« C'est quoi votre nom ? »

La jeune fille lui répondit et s'en attendre, Alan se focalisa sur tout ce qu'il avait vu et qui contenait un nom aussi court. Biel, Biel... Ça lui parlait, bien qu'il vouait devant d'autres mots assez longs. C'était souvent le cas d'ailleurs: quand on avait un long  nom on avait un prénom court, et inversement. Prenez Alan Carmichael et Tempérance Biel par exemple.

« Biel ? Oui, ça me dit quelque chose. Laisse-moi réfléchir... »

Sans attendre, le Poufsouffle se lança dans la chasse au trophées. Bien heureusement, Alan avait déjà 'compartimenté' la salle. L'hors de sa première visite, inconsciemment, le petit jaune et noir avait découpé la salle en plusieurs partie pendant qu'il contemplait les vitrines. C'était machinal. Il se rappelait d'ailleurs nettement que les deux premières étagères contenaient en grande partie des coupes de Quidditch et des médailles de concours de Bavboules. Alan avait classé ça en 'dominante sport', par exemple, même s'il avait trouvé d'autres récompenses de Quidditch à d'autres emplacement.

« Oh, c'est trop beau Tempérance comme prénom je peux t'appeler Tempépé ? ! Et de Dublin en plus, c'est trop bien ! On envahit Poudlard dis-donc, nous les Irlandais. »

Et ça, c'était une très bonne chose ! Pas que Poudlard n'était pas plaisant en soi euh... si, mais une bonne touche Irlandaise en plus rajoutait généralement beaucoup de joie de vivre.
Alan avait une petite idée de l'endroit où Tempérance pourrait trouver son bonheur, sauf qu'il lui fallait hélas quelques minutes pour trouver le Graal parmi tout ses petites frères. Et c'était une grande famille !

« Biel, c'est là ! »

Content d'avoir trouvé presque du premier coup (il s'était trompé d'un bon mètre de la bonne étagère, mais il y était presque) Alan se pencha un peu en avant pour lire plus clairement les inscriptions sur le trophée.

« Owen Alexander Biel, champion du tournoi de duel 1989. C'est ça ? »

Qu'il soit champion de duel ou pas, a priori Tempérance ne le savait pas. En revanche elle devait forcément connaître le prénom de son père ! Le petit première année regarda son année, en attente d'une réponse qui le satisferait lui, et elle aussi.

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