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 [THEME TERMINÉ] La couleur des sentiments

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MessageSujet: [THEME TERMINÉ] La couleur des sentiments    Mar 3 Mai - 9:21

La couleur des sentiments
Prudence & Alan



Aussi fou que celà puisse paraître, juste avant Noël – et donc quand toute les décorations donnaient à Poudlard une touche de magie supplémentaire et que tous les élèves avaient en tête un Jingle Bells ou un We wish you a merry Christmas - Alan Carmichael allait se retrouver au coeur du conflit qui opposait Serpentard au reste du monde, et ce, malgré sa totale et légendaire neutralité.


Alan, Prudence, Magnus et le reste des 1ères années à Poufsouffle sortaient d'un cours commun de Métamorphoses avec les Serpentard. Comme à chaque cours, le trio de Galway (du moins ceux de Poufsouffle) changeait de combinaison, ainsi si Alan était avec Prue en potions, cette dernière se retrouvait avec Magnus en Métamorphoses et ainsi de suite. Le jeune Carmichael avait donc dans la salle de cours de la Directrice pour partenaire un autre sorcier de Galway, Maeleachlainn O'Moore, un Serpentard cette fois et accessoirement, un ami tous les Irlandais sont frères dès la naissance, en fait, surtout quand ils viennent de Galway.

Alors que le cours se terminait et que toutes les petites têtes blondes sortaient de la salle du professeur McGonagall, Alan lui, continuait de parler sortilège avec son voisin de table. Chacun avait sa petite théorie sur comment bien réussir le sort qu'ils avaient vu en cours, fausse visiblement, puisqu'aucun des deux n'était parvenu à exécuter correctement l'enchantement. La métamorphose était une matière compliquée, qui exigeait une concentration totale et une pratique assidue et régulière. Alan ne manquait ni de l'un, ni de l'autre, mais cette fois-ci la transmutation était complexe et personne n'avait réussi du premier coup.
Puis, Alan croisa un regard dans le couloir. Un Gryffondor assez grand venait de passer devant le petit groupe de 1ère année. Alan cessa aussitôt de marcher et laissa Mae' continuer seul, sans que le sorcier ne remarque que son ami avait disparu Ah ces Serpentard, ils ne prêtent vraiment attention qu'à eux même. L'espace de quelques secondes Alan ne quitta pas des yeux le Gryffondor qui semblait lui lancer un regard mauvais, insistant et perçant. Il fut rejoint par un Serdaigle quelques secondes plus tard et c'est à cet instant là que le jaune et noir décida de rompre son atonie et cavaler pour rejoindre son petit groupe d'amis.

Promptement, il s'inséra parmi les Poufsouffle et sans ménagement attrapa le bras de Prudence qui écoutait deux filles de leur classe bavarder, sans trop participer. Alan jeta un regard en arrière pour voir qu'on ne le regardait pas, et tira presque sa meilleure amie dans une salle vide qu'il venait d'ouvrir à la volée.

« Viens par ici... »

Devant les protestations de Prudence, Alan ne pu aller qu'à l'essentiel. Ce n'était pas le moment de rigoler.

« Prue, je crois que je suis surveillé. »

Le Poufsouffle était très sérieux et l'Irlandaise le connaissait suffisamment pour savoir que quand Alan plaisantait, il ne fronçait jamais les sourcils. Ce qu'il faisait donc à l'heure actuelle sa petite veine temporale gonflant à vue d'oeil.

« Non mais je rigole pas. L'autre jour, j'ai parlé à Mae', enfin normal quoi, on a juste parlé un petit peu et on a fait la route ensemble de la Grande Salle aux sous-sols. Rien de fou quoi. »

Bien que ce ne soit pas un ami très proche, Alan passait parfois du temps avec le Serpentard. Prue lui avait parlé une paire de fois et Magnus un ou deux de plus. Ce n'était pas leur grand ami parce que le vert et argent était assez solitaire de nature, mais il habitait Galway et ça pour le Golden Trio, ça n'avait pas de prix.

« Et bien ce matin j'ai deux grands Gryffondor et Serdaigle – je ne connais pas leur nom, je sais juste qu'ils sont au moins en 6ème année – qui sont venus m'attraper à la sortie du cours d'Histoire. Au début je me suis demandé ce qu'ils voulaient mais... ils m'ont fait peur. »

Dans la hiérarchie de Poudlard, les 1ères année ne parlaient qu'à ceux de leu classe et éventuellement à ceux de 2ème année. Les élèves de 12, 13 ou 14 ans parlaient entre eux. Pour les autres, ceux qui avaient ou allaient passer leurs BUSEs, ils restaient entre eux. Vous ne verriez donc jamais, sauf cas exceptionnel, un 7ème année parler à un petit nouveau. Sauf s'il était préfet ou de sa famille.

« Ils m'ont ordonné, droit dans les yeux, de ne plus jamais parler aux Serpentard. Ils ont dit qu'ils étaient mauvais, qu'ils nous voulaient encore du mal et que je devais surtout les éviter. Je leur ai bien dit que je n'avais qu'un ami à Serpentard et que Mae' était Irlandais très gentil et qu'il ne voulait de mal à personne. »

Alan avait trouvé les manières de ces deux élèves très cavalières. Déjà il ne les connaissait ni d'Eve ni d'Adam ces deux gus là, et surtout on ne crucifiait pas une maison pour les faits d'une majorité minorité. Le Poufsouffle détestait les généralités, statistiquement ça rendait toujours des chiffres faux et ça n'avait aucune valeur tangible. Ce n'était pas parce qu'un Serdaigle était froid et pas avenant que tous les autres étaient pareil mouhahaha, crois-le mon petit, crois-le !.

« Et là, ils ont pas rigolé. Ils se sont approchés de moi - mais genre hyper hyper près j'ai d'ailleurs trouvé ça un peu louche - et ils m'ont dit que tous les Serpentard étaient pernicieux et que ceux qui ne l'étaient pas encore finiraient par le devenir. Qu'ils étaient tous adeptes de magie noire et que depuis la chute de Voldemort, ils faisaient tous semblant de s'être repentis, ou un truc du genre. Et ils sont partis en me disant "on t'a à l'oeil, Poufsouffle". Mais genre mauvais film de gangster quoi, je n'ai pas eu peur. »

Tu parles. Du moins, il n'en avait rien montré. Devant ce genre de sorcier adeptes de la loi du plus fort, il fallait rester stoïque, fort et de marbre. Même quand on faisait moins d'un mètre 45.

« Qu'est-ce que t'en penses, franchement ? »

Alan cachait bien sa peur. Depuis le coup de l'Epouvantard le Poufsouffle avait au moins tiré comme leçon que chouiner devant Prudence n'était pas une option envisageable. Ça n'en rendait pas moins la situation compliquée. Pourquoi lui ? Il était le seul à parler à des Serpentard ? Alan n'en avait mal l'impression. Mais l'Irlandais n'était pas très regardant sur ça, les maisons pour lui, ça servait surtout à cloisonner les élèves pour dormir. Pas plus. Enfin à Poufsouffle si, mais la maison d'Helga était la seule des 4 maisons à inculquer des valeurs à ses occupants et à insuffler un esprit de famille. Les 3 autres étaient juste des dortoirs classés par couleur.

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Dernière édition par Alan Carmichael le Dim 15 Mai - 20:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [THEME TERMINÉ] La couleur des sentiments    Ven 6 Mai - 15:21

Plus le nombre de jours qui les séparaient de Noël diminuait, plus l’excitation de Prudence augmentait, si bien que son enthousiasme débordant, qui se traduisait, chez elle, par un babillage incessant, menaçait de devenir franchement insupportable pour l’ensemble de ses camarades. Totalement hermétique, cependant, aux roulements d’yeux et aux haussements de sourcils révélateurs qui accompagnaient, de plus en plus fréquemment, ses prises de parole intempestives, Prudence n'arrêtait pas de jacasser du matin au soir. Tout devenait prétexte à la conversation – quand bien même celle-ci se révélait parfois unilatérale, tant ses interlocuteurs pouvaient se trouver abrutis par son flot continu de paroles, et tout appelait une remarque.

Prudence commentait les décorations qui avaient commencé à envahir le château (« Elle était là, cette guirlande, hier ? Oh ! Mais c’est trop joli, les stalactites qui pendent au plafond ! Tu crois qu’on va nous laisser décorer le sapin ? Moi j’aime bien le rouge et or, mais ça fait un peu trop Gryffondor, tu ne trouves pas ? Il faudrait réussir à mélanger les couleurs des quatre maisons, sans que ça devienne trop vulgaire… En plus il risque d’y avoir un problème avec le vert des Serpentard : vert sur vert, ça fait un peu cruche, tu ne penses pas ? Ahlàlà, c’est compliqué ! ») ; elle commentait les préparatifs du bal de Noël (« Tu sais déjà ce que tu vas porter ? Moi, à ta place, je mettrais du bleu, pour faire ressortir tes yeux… Ah ? Tu pensais plutôt à du jaune ? Non mais pourquoi pas, hein ! Seulement, tu n’as pas peur que ça fasse un peu jonquille ? Et pour tes cheveux, tu vas faire quoi ? Un shampooing, au moins, j’espère… ») ; elle commentait la préparation des cadeaux (« J’ai presque trouvé pour tout le monde, mais je n’ai pas encore fait les paquets. Je suis nulle en paquets. Tu es bon en paquets, toi ? Tu ne voudrais pas faire les miens ? Allez... Je fais tes devoirs en échange ! Comment ça tu es en cinquième année ? Oh, mais ça ne doit pas être tellement plus difficile qu'en première année ! Si ?»), spéculait sur le menu du repas de Noël (« Je ne suis pas sûre qu’on sera assis à table… Ils vont peut-être organiser un buffet ! J’espère qu’il y aura des plats irlandais ! Ce serait bien meilleur que vos vieux puddings tout secs ! »), offrait des papillotes en chocolat à tout propos (« Une cinquantième pour la route ? Non ? Vraiment ? ») et parlait, parlait, parlait.

Elle parlait tellement que le Professeur McGonagall, excédée du perpétuel bourdonnement que provoquaient les bavardages de la jeune fille, avait enlevé cinq points à Poufsouffle, et menacé de la mettre en retenue jusqu’aux vacances si elle ne « calmait pas ses ardeurs ». Prudence, qui n’avait jusqu’alors jamais fait perdre un seul point à sa maison, en avait été si choquée qu’elle s’était tue immédiatement, au grand soulagement d’une partie de la classe. La fillette accusait encore le coup, quand la sonnerie retentit, si bien qu’elle suivit d’un pas maussade la foule des élèves qui se pressaient dans les couloirs, écoutant d’une oreille distraite la conversation de deux filles de son année. Muette, pour une fois, elle ruminait, avec une mauvaise foi évidente (« c’est carrément dégueulasse ! Je n’avais rien fait du tout ! »), l’injustice dont elle s’estimait la victime, et maudissait en des termes peu flatteurs son professeur de métamorphose, ce qui, bien loin d’apaiser son amertume, ne faisait qu’amplifier le vague sentiment de culpabilité qu’elle éprouvait depuis que McGonagall l’avait reprise vertement.

La fillette était trop honnête pour ne pas savoir, au fond d’elle, qu’elle était dans son tort, et elle s’en voulait d’avoir fait perdre à Poufsouffle, des points que d’autres qu’elle avaient gagnés. La réaction de ses camarades l’inquiétait d’ailleurs un peu, car leur maison, qui était loin d’être en tête dans la course aux points, n’avait vraiment pas besoin qu’une petite idiote dans son genre aggravât son retard. Après avoir tergiversé quelques secondes, Prudence prit la décision  de  faire demi-tour pour aller supplier le Professeur McGonagall de remplacer les points ôtés par des heures de colle. Certes, la directrice n’était pas connue pour sa souplesse, mais Prudence, qui pouvait être d’une candeur touchante, voulait croire que l’esprit de Noël  avait touché jusqu’à l’irascible vieille femme.

Elle s’apprêtait donc à revenir sur ses pas, quand elle fut attrapée par Alan, qui la tira fermement jusque dans une pièce vide. Surprise, Prudence ne chercha pas à se dégager, mais se laissa entraîner.
- Mais qu’est-ce que tu fabriques ? C’est à cause du cours de métamorphose, c’est ça ? Ecoute, je suis désolée : je te jure que je n’ai pas fait exprès de perdre des points ! S’offusqua-t-elle néanmoins avec force, après qu’Alan eut refermé la porte derrière eux. Elle voyait mal quelle raison autre pouvait pousser son ami à l’isoler dans une pièce déserte : elle savait qu’il accordait beaucoup d’importance à la victoire de Poufsouffle, et essayait de couper court au sermon qu’elle redoutait de devoir subir. Aussi fut-elle prise de stupeur quand Alan, repoussant ses protestations d’un geste impatient (« Ah ben c’est bon, alors ? Je peux continuer à perdre des points ? »), lui raconta ce qui lui arrivait.

- Quoi ?! S’exclama-t-elle d’une voix horrifiée, une fois qu’Alan eut tout déballé. Il y a des problèmes avec les Serpentards ? Alors là, on peut dire que tu n'as vraiment pas de chance, toi ! Déjà l’épouvantard qui se promenait dans les couloirs, c’était pour ta pomme, et maintenant ça…
Elle poussa un profond soupir et contempla son ami d’un œil tout à la fois anxieux (pourquoi fallait-il que ça tombe toujours sur lui ? C’était à croire qu’il avait été maudit à la naissance !) et empli de pitié (car elle était persuadée qu’il avait dû avoir très peur, malgré ses protestations de bravoure). En ce qui la concernait, elle ne comprenait pas grand-chose aux tensions qui existaient entre Serpentard et les autres maisons, aussi sa ligne de conduite avait-elle été, jusqu’à ce jour, guidée par une neutralité prudente. La tentative d’intimidation en règle que venait de subir Alan, était néanmoins suffisante pour qu’elle abandonnât toute retenue. Mae était plus l’ami d’Alan que le sien – quoiqu’elle n’eut rien contre lui, ils avaient des caractères trop différents pour partager autre chose que des banalités polies. Elle le trouvait même, pour tout dire, assez insipide, mais jamais elle ne se serait permis de reprocher cette amitié au Poufsouffle, et elle estimait scandaleux que d’autres prissent une telle liberté.

- C’était qui ces gens ? Reprit-elle, après un court silence. Non mais sérieusement, ils se prennent pour quoi… Des justiciers en slip moulant et petite cape uniforme ? Ils n’ont rien de mieux à faire ? Il ne faut pas se laisser marcher sur les pieds, Alan ! Tu saurais les reconnaître ? Les décrire ? On doit aller prévenir un professeur ! Les poings serrés, Prudence s’exprimait avec une colère mal contenue, tandis que deux taches rouges s’épanouissaient sur ses joues pâles.  Si tu ne veux pas y aller, je le ferai, moi ! Ou alors tu me les montres, dans la Grande Salle, et je vais renverser du jus de citrouille partout sur leurs affaires ! Proposa-t-elle, très déterminée, avant de conclure d’un ton farouche : en tout cas, je te préviens, tu n’as pas intérêt à arrêter de parler à Mae ! Surtout ne change rien à tes habitudes, il ne faut pas leur montrer qu’on leur accorde de l’importance. Et je vais te suivre à la trace dans les couloirs, comme ça s’il y a un problème, j’assure tes arrières.

Car avec son poids plume et ses trois sortilèges maîtrisés, Prudence ne redoutait personne.

[1308 mots]


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MessageSujet: Re: [THEME TERMINÉ] La couleur des sentiments    Sam 7 Mai - 8:07

Quand Alan attrapa sa meilleure amie par la main pour la tirer dans la salle de cours vide (une salle de cours, ça ? Quelqu'un s'occupait de l'entretien, de temps en temps ?), l'histoire des points retirés à Prue par McGonagall était bien derrière lui.
Et pourtant, croyez-bien qu'il était loin d'en avoir cure. Surtout pendant le cours, en fait, où le petit Poufsouffle particulièrement attaché à la réussite de sa maison avait manqué un battement de cœur lors de l'intervention du professeur de métamorphoses. Que Prudence soit intarissable sur la beauté du château à l'approche de Noël ou sur comment bien mettre en valeur un splendide sapin de Noël, Alan y était habitué : A chaque Noël, Prue entrait dans une euphorie presque surréaliste et était inarrêtable jusqu'à plusieurs jours après le réveillon. Mais ça ne justifiait en rien qu'elle ait pu se faire remarquer en cours par son babillage continuel, allant jusqu'à faire perdre des points à Poufsouffle. Si Alan avait fait gagner 5 points en potions il y avait une semaine au détriment d'Heather, ce qui était un double-exploit ce n'était pas pour que Prudence les liquide en moins de temps qu'il ne faut pour dire 'méta'.

« Oui ben encore heureux. On parlera de ça une autre fois, là c'est un peu plus grave que notre réussite aux sabliers quoique. »

Bien évidemment et ce indépendamment du fait que l'Irlandaise était toujours à l'Ouest Prue était à mille lieux de s'imaginer ce qui était arrivé à Alan. Déjà parce que le petit garçon était de nature assez secrète, il n'était pas aussi expansif que sa meilleure amie, il se confiait rarement sur ses petits tracas. Même quand ils étaient gros. Et même quand sa vie ou pire, sa scolarité était en danger. Non, l'Irlandais gardait tout pour lui, pour ne pas embêter ses amis et famille (Magnus en l'occurrence). Mais quand les problèmes devenaient un peu lourds pour ces frêles petites épaules il en filait un petit peu à Prudence, qui elle, était visiblement taillée pour ça en parlait à Magnus ou à Prue. Cette dernière ne manqua d'ailleurs pas de lui faire remarquer qu'entre ça et l'épouvantard, Alan avait du laisser sa chance légendaire à la maison.

« Oui, enfin, il ne faut pas exclure la possibilité que ce soit lié. Je te rappelle que je suis tombé sur l'épouvantard dans les cachots. »

Alan avait un cerveau constamment en ébullition et analysait toujours avec beaucoup d'organisation les soucis auxquels il était confronté. L'épouvantard des sous-sols avait bien évidemment mobilisé ses réflexions pendant plusieurs semaines et le Poufsouffle en était venu à la conclusion – un jour où un Gryffondor et un Serpentard s'étaient publiquement étripés – qu'un élève (ou un groupe d'élève au hasard, des Gryffondor) avait pu amener un épouvantard dans les cachots, pour nuire aux Serpentard.
Ça n'avait rien de très improbable : les 7ème années devaient sans aucun doute maîtriser le sort qui permettait de contrer les effets de l'Epouvantard et n'avaient eux qu'à l'enfermer dans un réceptacle hermétique un petit Tupper, donc pour le transférer.
Et c'était Alan, un petit Poufsouffle de 1ère année, qui en avait fait les frais les plans des Gryffondor étaient souvent intellectuellement limités.

Mais il fallait bien reconnaître qu'à l'inverse de Prudence qui s'extasiait de tout à Poudlard et Magnus qui n'avait jamais été aussi à l'aise (surtout depuis qu'il avait entrevu une sirène dans le lac noir), Alan collectionnait les mésaventures. Et c'était préoccupant pour un première année mais loin d'être la première fois. Alan le savait, il n'aurait jamais du laisser son farfadet à Galway.

« Oui je les reconnais très bien. Un Serdaigle et un Gryffondor, 6ème année, je dirai. Mais aller voir un professeur... Je ne sais pas... Ils doivent certainement avoir mieux à faire oui, préparer des cours, boire du thé, assister à des soirées costumées années 80, agglutinés dans la salle des professeurs... »

Alan n'était vraiment pas partisan d'aller cafter tout ce qui lui était arrivé à un professeur. Déjà il ne lui était réellement rien arrivé : le Poufsouffle n'avait jamais reçu de sort dans la figure, personne ne lui avait crié dessus et personne non plus n'avait été réellement méchant avec lui. Peut être que Prudence dramatisait un peu tout ça. Certes ce n'était pas une situation idyllique, mais dans le contexte actuel, il fallait dire qu'il y'avait moins de Serpentard, que d'élèves qui voulaient leur peau. Les tensions étaient inévitables.

« Après, j'ai lu un livre un jour sur le harcèlement. Je sais qu'il ne faut pas céder, même si je n'ai absolument aucun moyen de me défendre à part toi s'ils me font quelque chose. Mais bon avec le contexte actuel, ça ne m'étonne qu'à moitié. Tu as vu dans les couloirs ? Tout le monde est à cran ! C'est tout juste si les Serpentard ne frôlent pas les murs quand ils croisent un groupe plus nombreux qu'eux. Et les tracts n'ont rien arrangés ! »

Ce qui était bien évidemment une honte. Grand défenseur des minorités, Alan était farouchement en colère de voir que des Serpentard (a fortiori une maison d'habitude si fière, voire même menaçante) avaient peur. Bon pas tous hein, surtout les plus jeunes dirons-nous. Et s'il y avait bien une chose qu'Alan détestait, c'était le règne du plus fort. Lui préférait le règne du plus intelligent, il avait toujours trouvé ça d'une injustice folle. Surtout que les Serpentard n'avaient encore rien fait ! Mae' en tête de liste. Il était particulièrement injuste de s'en prendre à lui, enfin, à ceux qu'il approchait tout du moins. C'est à dire Alan tout seul, ou presque.

« Non mais non, je ne vais rien changer ! Je ne vais pas arrêter de voir Mae' à cause d'eux, surtout qu'il doit avoir plus que jamais besoin de quelqu'un à qui parler. S'ils me disent ça à moi, imagine ce qu'ils peuvent lui faire à lui. Ce n'est pas le moment de le laisser tomber. »

Maeleachlainn n'était pas un grand ami d'Alan mais il était devenu en quelques secondes sa priorité numéro un. Plus question de le lâcher, ni de le laisser seul. Alan, lui, était à Poufsouffle, il ne risquait rien c'est drôle d'être aussi peu auto-convainquant. Puis, cette tentative d'isolement des Serpentard était visible à deux kilomètres. Diviser pour mieux régner, c'est bien connu Alan avait pris 'tactiques militaires' en option à l'école et c'était ce que faisaient les détracteurs des Serpentard : ils voulaient les isoler.
Mais Alan, lui, ne céderait pas.

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Dernière édition par Alan Carmichael le Sam 7 Mai - 21:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [THEME TERMINÉ] La couleur des sentiments    Sam 7 Mai - 15:50

Prudence n’avait pu s’empêcher de froncer le nez, visiblement ennuyée, quand Alan lui avait laissé entendre qu’il reviendrait plus tard sur cette sombre histoire de points perdus. Il était presque son meilleur ami, et elle le connaissait depuis si longtemps qu’il lui était devenu difficile d’imaginer ce que serait son existence sans lui, même si elle soupçonnait qu’elle serait beaucoup plus terne, mais elle le trouvait parfois franchement embêtant, avec ses airs de vieux barbon moralisateur.  Les deux Poufsouffles avaient beau se rejoindre sur de nombreux points – leur chauvinisme exacerbé, leur amour pour le chocolat, leur intérêt pour les expériences magiques – ils avaient néanmoins des caractères très différents, si bien que Prudence estimait souvent que son ami était trop rigide et sérieux, sans penser qu’il devait, de son côté, s’agacer de son côté brouillon et de son impulsivité.

La jeune fille fit cependant l’effort de ravaler la réplique cinglante qui lui brûlait les lèvres, et dans laquelle il était – grosso modo – question de l’importance de savoir relativiser parce que « respire, mon vieux, il reste deux trimestres avant la fin de l’année, pour la coupe, on est large ! », car l’heure n’était pas aux chamailleries. Elle sentait d’ailleurs confusément que la vivacité avec laquelle elle avait été sur le point de réagir n’était qu’une preuve supplémentaire que la culpabilité la rongeait : elle savait parfaitement qu’elle avait fait une bêtise, et elle ne supportait pas qu’on le lui rappelât, ou qu’on lui expliquât par le menu en quoi elle s’était conduite comme une abrutie d’égoïste.

Respirant un grand coup, Prudence s’efforça de contenir son malaise pour se concentrer sur des problèmes plus urgents : une cabale avait-elle été lancée contre Alan ? Vivre un trimestre entouré d’Anglais l’avait-il rendu paranoïaque ? Qu’est-ce qu’on mangeait, à midi ? Pourquoi n’avait-il pas « convié » - puisqu’il s’agissait vraisemblablement, chez Alan, d’un synonyme de « traîner manu militari » - Marius à rejoindre leur petite réunion Tupperware dans cette salle vide ? Craignait-il que son cousin ne perdît les pédales en apprenant les menaces dont il faisait l’objet (« Tu touches à ma famille, je t’explose. Je ne sais pas encore comment, vu que tu es carrément plus grand que moi, mais je t’explose. C’est clair ? ») ou qu’il ne prît pas son histoire au sérieux (« Mais non, tu as dû mal comprendre, tout le monde n’est que paix et amour, ici ! ») ? Elle-même devait bien admettre qu’elle n’était pas très convaincue par la théorie d’Alan sur l’épouvantard.

- Ne nous emballons pas, pondéra-t-elle, ce qui, de sa part, était un conseil assez exceptionnel pour être notable, d’accord, l’épouvantard était dans les cachots, mais c’était peut-être une simple coïncidence. Le château est vieux, les épouvantards ont une prédilection pour les recoins sombres et un peu glauques… On peut très bien expliquer sa présence sans en passer nécessairement par la théorie du complot. D’ailleurs, avec les cours de potion, tout le monde est amené, à un moment ou à un autre, à passer par les cachots : si les Serpentards étaient spécifiquement visés, ce n’était pas un plan très astucieux. Pas que leurs ennemis soient bien malins, remarque, mais là, tu es la preuve vivante bravo, tu as survécu !  que n’importe qui sans vouloir t’insulter, bien entendu pouvait tomber dessus ! Ou alors, rajouta-t-elle, après un court instant de réflexion, c’était un coup du Professeur Harris, pour égayer sa soirée d’Halloween. Elle ne plaisantait qu’à moitié car, à ses yeux, un homme suffisamment tordu pour consacrer sa vie à découper des organes et à peser des machins plus bloblotants que le triple-menton de Miss Amberson, la directrice de leur ancienne école, était tout à fait capable de lâcher une bête sanguinaire, ah, non, ça, c’est Hagrid un épouvantard dans les couloirs (« Non, mais au pire, ça les obligera à faire du sport : ils passent trop de temps assis, de toute façon, ces élèves ! »).

- Mieux à faire ? La Poufsouffle laissa échapper un petit rire dubitatif. Comme quoi, par exemple ? Un concours de rochers en chocolat de correction de copies ? Franchement, tu ne crois pas qu’ils sont sur les dents, en ce moment, avec  cette affaire de Menace ? Parce que si la guerre éclate ouvertement entre les partisans de Serpentard et leurs détracteurs, Poudlard est quand même aux premières loges ! A mon avis, ton histoire, c’est typiquement le genre d’incident dont ils veulent être avertis, même si ça ne leur fera sûrement pas plaisir de l’entendre ! Il faudrait au moins le dire au Professeur McGonagall : tous les élèves la respectent, si elle intervient dans les classes de sixième année, elle devrait réussir à calmer un peu le jeu, tu ne crois pas ? Et même si elle n’y arrive pas, les crétins qui sont venus t’enquiquiner n’oseront probablement plus s’en prendre à toi ou à d’autres, s’ils savent qu’elle les tient à l’œil. En plus, rajouta-t-elle avec malice, dans l’espoir que son ami céderait face à cet ultime argument, elle te donnera peut-être des points pour avoir osé briser la loi du silence ! Par contre, si ça ne te gêne pas, je ne vais pas t’accompagner, elle et moi, on est en froid.

Tout en écoutant son ami évoquer ses saines lectures (Merlin, un livre sur le harcèlement ? Il devait drôlement s’ennuyer, quand même ! Que n’était-il venu lui emprunter un Hercule Poirot ?), la fillette s’assit sur une des tables Poufsouffle, moins dix points de tenue qui meublaient la salle, et hocha gravement la tête.
- C’est vrai qu’ils n’ont pas l’air très gaillards, commenta-t-elle prudemment, car elle ne prêtait pas assez attention aux Serpentards pour se faire une idée très précise de leur état d’esprit. Qu’est-ce qu’il en dit, Mae ? Tu en as parlé avec lui ? Ils ont reçu des consignes particulières de la part de leur directeur de maison ? Les parents de s’inquiètent pas trop ? Elle trouvait étonnant qu’aucun élève n’eût encore été retiré de l’école par des géniteurs affolés, qu’ils fussent à Serpentard (« Mon pauvre petit chéri va se faire agresser par un méchant Gryffondor ! ») ou dans les autres maisons (« Mon pauvre petit chéri va se faire agresser par un méchant Serpentard ! »). Si les siens concevaient le moindre soupçon quant à sa sécurité, ils n’hésiteraient pas à l’envoyer ailleurs ou à se charger eux-mêmes de son éducation pitié non.

Elle commençait à se résigner à devoir pister, au cours des semaines à venir, Alan, qui lui-même pisterait Mae, et, par conséquent, à fréquenter ce dernier beaucoup plus que de raison, si cela pouvait soulager son ami, mais elle n’en démordait pas pour autant : il fallait agir contre les grands qui se croyaient en droit de venir intimider les petits !
- Bon, sérieusement, pour ton Serdaigle et ton Gryffondor, on fait quoi ? Parce que selon toute vraisemblance, ils n’ont pas bien assimilé la chansonnette pacificatrice du choixpeau comme je les comprends… Une intervention plus musclée s’impose ! Elle serra inconsciemment les dents, ce qui lui donna un air patibulaire, qui n’allait pas du tout avec ses jambes de sauterelle et son visage poupin. Je pourrais leur coller Rosette toute une journée dans les jambes.

Il était, après tout, bien connu de toutes les mafias que le poil blanc en bas du pantalon était la pire des représailles.

[1235 mots]


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MessageSujet: Re: [THEME TERMINÉ] La couleur des sentiments    Dim 8 Mai - 0:48

Alors que Prudence s'asseyait tranquillement sur une table, Alan lui, prit place au sol, non loin d'elle, sur les marches donnant accès à de grandes vitres transparentes c'était plus utile que les vitres opaques. Elles-mêmes offraient une vue imparable sur le lac noir, gelé à cette période de l'année.

Le scepticisme de Prudence à son égard eut un effet tout à fait inattendu sur le Poufsouffle, toutefois. La pondération de sa meilleure amie était assez exceptionnelle pour être notée et elle était plus dévastatrice sur Alan que tous les ouragans du monde. Il n'y était pas habitué. L'hypothèse selon laquelle l'Épouvantard d'Alan avait été placé dans un but préjudiciable et pas apparu par l'apparition du Saint Esprit comme le suggérait Prudence à Serpentard, hypothèse qui était le fruit d'un long travail de réflexion de la part du jeune Irlandais, se retrouvait vulgairement reléguée au placard, comme ça, juste parce que Mme Prudence Faraday trouvait que son ami était du genre à s'emballer. Où va le monde ?

Bien loin de se départir de sa légendaire répartie et de son sang froid à toute épreuve, Alan répondit à son amie le plus franchement et sincèrement du monde.

« Justement, c'est là où l'acte est indétectable. En étant malins comme ça ce qui exclu d'office les Gryffondor, donc, personne ne peut soupçonner un élève. Qui enquêterait sur un incident aussi banal qu'une attaque d'Épouvantard dans les cachots de l'école ? Hein, franchement ? Personne. Et puis c'est loin d'être idiot, les élèves se rendent certes en cours de potions, mais les cachots sont quand même l'endroit où les Serpentard passent le plus clair de leur temps. Le couloir que j'ai emprunté ne mène pas du tout en cours de potions, en plus. Un Serpentard a plus de chance de tomber dessus que nous, par exemple. Enfin que vous... »

Parce que lui, il n'était pas à Serpentard et ça ne l'avait pas empêché de tomber dessus, à l'Épouvantard. Ça lui apprendrait à aller jouer les héros pour Serpentarde en détresse, tiens.

« Et puis ça a l'air d'une ridicule tentative de persécution, mais ajoutée à une autre et à une autre, l'histoire peut vite jouer sur le moral des troupes. Et les Serpentard n'ont entre parenthèse certainement pas besoin de ça. Je suppose. Mais j'y pense, franchement, tu imagines le potentiel de Gryffondor et Serdaigle réunis dans un but commun ? J'exclus d'office Poufsouffle qui reste neutre et pacifique. Des cerveaux qui mettent au point des plans diaboliques et des têtes brûlées toutes disposées à les mettre en action... Ça doit faire peur à voir. Je m'emballe peut être, mais c'est une possibilité à ne pas exclure. »

Et de conclure, parce que quand le Poufsouffle réfléchissait à voix haute, il laissait rarement le temps à ses amis d'en placer une :

« Enfin, comme tu le dis il peut aussi s'agir d'une coïncidence. Je n'y crois pas trop, mais ça reste une éventualité.
Les faits sont là en tout cas : Au moins un Gryffondor et un Serdaigle ont un dentier une dent contre les Serpentard. Et une grosse. Ça montre bien l'état actuel de l'école... C'est triste. »


On avait parfois l'impression qu'Alan se laissait rapidement porter par une imagination débordante et s'y perdait ensuite. C'était peut être le cas parfois, mais c'était faux la plupart du temps. Le première année envisageait toutes les options possible à un problème et les partageait ensuite immédiatement avec Prudence. Il était loin d'en perdre son sens logique, mais Pprudence étant mère de sureté, Alan était toujours plus vigilant que la moyenne. Même s'il se basait toujours sur les faits réels, envisager d'éventuelles retombées ne faisait jamais de mal. Bien au contraire, on pouvait ainsi éviter des problèmes, papa lui avait appris ça.
Magnus ne partageait pas toujours 'l'entrain' de son cousin cependant, il était assez obtus sur certains sujets. A l'inverse de Prue, par exemple qui sur le côté 'spéculation et imagination' lui faisait souvent concurrence souvent pour pas dire toujours.

« Oui, tu as peut être raison. Ou alors ils peuvent s'en prendre à moi de manière plus subtile. Plus discrète. Ou pire... Oh Merlin. Ils peuvent s'en prendre à toi et Magnus.
Mais qu'est-ce qu'ils ont ces débiles à me chercher des noises à moi nom d'un Snargalouf ?! »


L'inquiétude venait à présent de gagner Alan. Qu'on s'en prenne à lui, ça l'angoissait un petit peu certes, il devait bien l'avouer. Mais l'éventualité qu'on s'en prenne à Prue ou à son cousin à cause de lui, ça le tourmentait énormément.
C'était purement inconcevable. On ne pouvait pas faire de mal à Prudence et Magnus, ils étaient ce qu'il avait de plus cher à Poudlard, ce à quoi il tenait le plus, pour quelque chose d'aussi injuste ! Il s'en voudrait à vie si par son 'courage' éphémère – son esprit de contradiction surtout -  quelqu'un s'en prenait lâchement à eux plutôt qu'à lui parce qu'il est bien clair que la lâcheté était de refuser de s'en prendre à l'athlétique Alan Carmichael. L'Irlandais ne le permettrait pas.

« On va voir McGonagall. »

La décision était prise, ferme et définitive. Alan aurait volontiers couru le risque d'angoisser pendant les quelques jours où il aurait parlé à Mae'. Ça, il s'en sentait capable. L'Irlandais n'était en revanche pas du tout prêt à ajouter Magnus et surtout Prudence dans l'équation qu'avaient créé ces tordus. Il n'aurait pas supporté qu'on fasse du mal à ses proches.

Prudence avait beau chercher des réponses du côté des Serpentard, Mae' était certes Irlandais, il n'était pas comme eux. En gros, Alan ne pouvait pas exiger la même transparence du Serpentard que de Magnus et Prue. Ils avaient donc assez peu d'informations de ce côté là.

« J'en sais rien, Mae' n'est pas très bavard, tu sais. Je lui demanderai la prochaine fois qu'on se verra si on me laisse le temps d'arriver vivant à lui. »

Tout en parlant, Alan essaya de trouver le courage de se lever et aller tout raconter au professeur McGonagall. Il aurait pu tout aussi bien en parler au professeur Harris, mais le professeur McGonagall était la directrice de l'école et elle faisait dans tous les cas bien plus peur que le gentil professeur de potions. On sentait que c'était un vrai requin, cette dame là. Elle n'avait peur de rien. Tout à l'inverse d'Alan donc, qui n'avait jamais vraiment pratiqué la délation et ne savait pas trop comment faire.

« On fait quoi ? On va la voir dans son bureau ? On y va aujourd'hui ? On fait quoi ? »

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MessageSujet: Re: [THEME TERMINÉ] La couleur des sentiments    Dim 8 Mai - 11:52

Prudence avait beau faire preuve de temps en temps de la meilleure volonté du monde, elle ne parvenait pas à se laisser convaincre par l’argumentation d’Alan. Elle sentait parfaitement que son ami tenait à sa petite théorie, qu’il défendait bec et ongles. Si elle avait été plus sage, elle eût hoché la tête d’un air neutre avant de passer à autre chose : l’ardeur avec laquelle Alan défendait sa position, ajoutée au choc émotionnel qu’il venait de recevoir – le pauvre garçon avait tout de même été menacé par des élèves bien plus costauds que lui, inutile de se demander pourquoi il ne tournait plus rond ! – appelait à plus de souplesse et de compréhension. Malheureusement, la Poufsouffle avait épuisé ses maigres réserves de sagacité, aussi ne parvint-elle pas à s’empêcher de renchérir, avec une perplexité palpable :

- Attends, je ne dis pas qu’une attaque concertée contre les Serpentards, n’est pas envisageable, surtout en ce moment même si elles l’ont bien cherché, ces sales petites vipères mais honnêtement, j’ai du mal à croire que des élèves auraient pu introduire un épouvantard dans les cachots. Où est-ce qu’ils seraient allés le chercher ? Et comment est-ce que tu transportes un épouvantard d’un lieu à un autre sans te faire repérer, et sans mourir de peur toi-même ? Et comment tu fais pour t’assurer qu’il reste sagement à sa place et qu'il ne va pas, par exemple, vadrouiller dans les combles ? La fillette se tut un instant, et, frustrée de ne pas réussir à s’exprimer clairement, fronça les sourcils d’agacement. Ou alors, poursuivit-elle néanmoins, désireuse de faire un pas en direction d’Alan, c’est un plan mis en place, non pas par l’un d’entre nous, mais par un adulte. Je veux dire, celui ou celle qui a écrit l’article de la Menace n’est certainement pas un élève, et rien ne nous dit que des professeurs ne sont pas acquis à sa cause. Après tout, ils ont tous connu la dernière guerre, et, même s’ils ont l’air d’être des gens tout à fait sensés encore que… Tu te vois, toi, passer ta vie au milieu d’adolescents mal dégrossis ?, elle a probablement laissé des séquelles. Un revanchard rancunier se cache peut-être parmi eux.

La jeune fille n’était, bien entendu, pas totalement convaincue par cette hypothèse, mais elle la trouvait toutefois digne d’intérêt : qui soupçonnerait un innocent professeur d’être à l’origine des troubles qui secouaient le château ? L’aura de respectabilité qui les entourait, était la meilleure des couvertures, et permettait d’agir d’autant plus facilement qu’ils évoluaient au milieu de jeunes âmes promptes à s’enflammer et aisément manipulables. Oui ! Si la Menace était déterminée à exterminer un à un tous les Serpentards, elle devait nécessairement avoir des contacts à Poudlard. Choquée à la pensée qu’au moins un des adultes de l’école pût soutenir la cabale contre les Serpentards, Prudence se promit en son for intérieur de prêter davantage attention à eux en-dehors des heures de cours, et d’accueillir, désormais, avec méfiance, tous les commentaires qu’ils pourraient faire sur la situation actuelle.

- A mon avis, reprit-elle, sans s’appesantir davantage – pour le moment du moins, car Prudence étant aussi obstinée qu’Alan, elle abandonnait difficilement une idée une fois qu’elle l’avait en tête, et « ce n’est pas parce que je ne parle plus de lancer une expédition dans la forêt interdite que je ne vais pas le faire quand même, j’ai juste d’autres chats à fouetter pour le moment, d’ailleurs où est Rosette, c’est l’heure de son Miam-Miam Ronron ! » -  sur les liens de la Menace dans l’école, il y a plus d’un Serdaigle et d’un Gryffondor qui veulent la peau des Serpentards. Même à Poufsouffle, je suis sûre que la Menace pourrait faire des émules. Sur ce point, Prudence était probablement plus lucide qu’Alan : ce n’était pas parce que leur maison prêchait la tolérance et la bienveillance que tous les élèves y étaient des anges de bonté prenez Magnus, par exemple. Ils étaient peut-être moins prompts à juger que d’autres, mais, dans certains cas, la neutralité pouvait être tout aussi criminelle qu’une hostilité franchement affichée. Avoir été réparti à Poufsouffle n’était pas plus un gage d’humanité qu’être envoyé à Serpentard une preuve de roublardise. Il suffit de voir la manière dont tout le monde évite soigneusement d’évoquer le sujet, dans la salle commune, pour comprendre que personne n’est persuadé de voir son avis partagé par les autres. Tiens, rien que toi et moi, avec qui on a parlé de la Menace, en-dehors de Magnus et d’un ou deux autres élèves de notre année ? Il y a clairement un tabou, parce qu’on ne sait pas trop sur quel pied danser… Ce qui était, finalement, la meilleure manière pour la Menace de créer un agréable petit climat de tension et de paranoïa au sein de l’école…

La jeune fille haussa les épaules, peu concernée par les inquiétudes d’Alan pour son intégrité physique ou celle de Magnus (ah ! elle les attendait, les élèves de sixième année qui voudraient s’en prendre à elle ! Ils allaient se prendre un bon petit Wingardium Leviosa dans la figure avant de comprendre ce qui leur arrivait ! Si c’était un maléfice. Parfaitement ! Et d’autant plus efficace qu’il jouissait d’un effet de surprise considérable !) :
- M’étonnerait qu’ils s’en prennent à moi, t'as vu comme je suis balèze ?, commenta-t-elle laconiquement, ils n’ont pas l’air assez intelligents pour ça. Je te rappelle qu’on a affaire à des gars qui viennent te menacer directement et qui ne sont pas capables d’espionner discrètement, hein ! En bonne lectrice de romans policiers qu’elle était, Prudence éprouvait le plus grand mépris pour quiconque ne maîtrisait pas les fondamentaux de la filature. De toute façon, tant qu’on reste groupés, on ne risque rien… Et si vraiment ça peut te rassurer, on n’a qu’à s’entraîner à pratiquer des sorts de défense simples sur notre temps libre. comment ça, c’est parfaitement interdit ? Non, mais c’est comme la forêt, ça… Juste une vague recommandation ! En plus, ce sera amusant ! Comme la fois où j’ai troué ton pantalon, tu te souviens ? Qu’est-ce qu’on avait rigolé ! Conclut-elle avec enthousiasme.

Enchantée à le perspective d’avoir trouvé un prétexte pour s’exercer à agiter sa baguette dans tous les sens sans éborgner personne la magie, Prudence balança joyeusement ses jambes sous la table, tout ne reprenant :
- Ouais, il faut qu’on aille voir McGonagall. On devrait y aller tout de suite, elle est peut-être encore dans sa salle à pleurer des larmes de sang sur nos dernières copies. Sinon, on essayera de la trouver après le déjeuner… Il faut que cette affaire soit réglée d’ici ce soir !

[1118 mots]


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MessageSujet: Re: [THEME TERMINÉ] La couleur des sentiments    Dim 8 Mai - 17:47

Prudence avait l'air particulièrement sceptique sur la théorie proposée par son meilleur ami. Alan ne lui en voulait pas, dans son esprit pur et innocent (Alan avait les yeux un peu plus ouvert que Prudence sur pas mal de situations, il voyait la vie d'un rose un peu plus foncé, dirons-nous), Prudence n'envisageait pas le moins du monde qu'un enfant puisse être aussi malintentionné. Du moins, il lui était plus facile d'accuser des adultes, plus vieux, plus capables et peut être plus frustrés que de gentils et peu dégourdis élèves de l'école. Sa mésaventure dans les cachots et avec ces élèves là avait au moins eut le mérite de faire prendre conscience à Alan de choses dont il n'aurait pas soupçonné l'existence. La malveillance de certains individus et la peur que leur inspirait ce qu'ils ne pouvaient pas contrôler.

« Toi tu vois ça comme un coup préparé à l'avance, mais pas forcément. Tu sais, un élève a très bien pu tomber dessus par hasard dans un couloir sombre de l'école et le bouche à oreille fonctionnant bien, ses camarades en ont eut vent. L'idée a pu germer très vite, après ça. Autour d'une discussion enragée contre les Serpentard, par exemple. Je ne pense pas qu'il soit très difficile de piéger un Épouvantard quand on sait comment faire. Et puis tu l'enfermes dans une malle, tu verrouilles et tu te le trimballes où tu veux.
Après pour l'aspect 'ne toucher que les Serpentard', ils se sont peut être dit qu'en étant dans les cachots, à tel endroit, les serpents avaient plus de chance que quiconque d'y tomber dessus.  Tant pis pour les autres. Dommages collatéraux. C'est peut être une tentative ridicule, comme je disais – un Épouvantard n'a pas le pouvoir d'infliger un mal physique à part si ta pire peur est Jack l'Éventreur – mais ça peut sérieusement contribuer à affaiblir le moral des Serpentard. Regarde, comment ça m'a atteins. Et un Serpentard affaibli restera moins dangereux qu'un Serpentard en forme. »


La théorie du professeur responsable n'était – à l'inverse de Prudence - pas pour plaire à Alan. Il préférait largement que les associés de 'la Menace' soient des élèves un peu idiots, voire malintentionnés, plutôt que des professeurs de Poudlard, en qui il avait toute sa confiance. Si Alan, petit Irlandais de naissance, quittait son nid pour mettre sa scolarité entre les mains de personnes peu recommandables, il n'avait plus qu'à sauter du haut de la tour d'Astronomie.

« Oui, tu as peut être raison. Ou alors le coupable est un parent d'élève. C'est un adulte et à la fois il a quelqu'un à Poudlard qui peut agir pour lui. Parce que franchement, même si ta théorie est plausible et que ce soit un des professeurs qui soit la 'Menace', je le vois assez mal faire un truc aussi grotesque que déplacer un Épouvantard dans un couloir. Sans vouloir leur porter la poisse, je pense que les Serpentard peuvent endurer bien pire. »

Bien évidemment, il ne leur souhaitait pas. Mais vu l'impact qu'avaient eut les tracts distribués à tous les sorciers et les insignifiantes retombées de la chanson du Choixpeau, il y avait fort à parier que les représailles allaient être violentes. Les Serpentard n'avaient certes encore rien fait contre l'actuelle Ministre de la Magie, une née-moldue, mais l'appel à la rébellion du tract n'allait pas aider à pacifier la situation. Même si les sangs purs actuels n'avaient rien contre la Ministre de la Magie (ce qui était possible, après tout. Les mentalités avaient changés parait-il), ce tract allait peut être les pointer injustement du doigt.

Quoiqu'il en était, Prudence avait raison, tant qu'on ne savait pas trop qui était pour qui, tout le monde gardait ses opinions pour lui. Le sujet était brûlant et il n'y avait certes jamais eut de franches discussions à ce sujet. Ça devait plaire à la Menace.

« Oui, c'est un sujet tabou. En même temps à part Magnus et moi, tu en parlerais à qui toi ? »

Alan, lui, avait trop peu d'amis pour se confier à d'autres que Magnus et Prudence. Et puis entre les cours, le Quidditch, Noël et tout le reste, la menace Serpentard n'était pas précisément la première chose à laquelle un Poufsouffle pensait en ce moment. Sans être égoïste, la routine prenait souvent le dessus sur les problèmes des autres.

« Oui enfin ne prenons pas de risque, hein. Je n'ai pas envie qu'il t'arrive quelque chose non plus, parce qu'on ne peut pas tout le temps rester ensemble. Il y a bien un moment où on va se séparer et je n'ai pas envie de me demander ce qui est arrivé à Magnus ou à toi dans ces moments là. Ou à moi, note. Ce n'est pas vivable, il faudra en parler tôt ou tard. »

LA solution pour Alan était de confier ses problèmes à un professeur en priant très fort pour qu'il ne soit pas de mèches avec les méchants, pour se délester de ce poids là. Un professeur comme l'avait justement fait remarquer Prue, saurait les protéger, même de loin. Et puis ils étaient aussi là pour apaiser les conflits et tempérer les comportements agressifs, surtout maintenant.

« Et le plus tôt sera le mieux, tu as raison. On va aller la voir après le déjeuner, juste après en avoir parlé à Magnus. »

Alan n'était pas assez bête pour aller voir le professeur McGonagall sur le champ. Déjà, elle venait de retirer 5 points à Poufsouffle et n'avait très certainement pas trop envie de les voir, lui et surtout Prudence cette crêpe, après le cours. De deux, ils ne seraient pas trop de trois pour lui parler. Dans la tête de l'Irlandais, un professeur accordait plus d'attention à un groupe de trois élèves surtout s'il s'agissait du Golden Trio, ne nous leurrons pas qu'à un élève seul, chougnant et pathétique misérable. Il se sentait dans tous les cas bien plus courageux avec Prue et son cousin à ses côtés.

Cependant bien disposé à quitter la pièce pour aller déjeuner, Alan se leva d'un bon, et après avoir jeté un regard par la fenêtre – où la vue sur le lac était vraiment incroyable – se dirigea vers la porte, Prudence sur ses pas. Le sorcier jeta un dernier regard à la pièce toute entière et lança à son amie la question qui lui brûlait les lèvres depuis qu'ils étaient arrivés.

« C'est quoi cette salle, au fait ? Tu crois que ça mène où, là haut ? »

En effet, un escalier donnait sur un large balcon lui même aussi long que le mur principal, éclairé par de multiples torches. Au bout se trouvait une porte en bois, fermée. La configuration de la pièce était assez unique pour que le Poufsouffle soit interpelé.

Pas assez toutefois pour qu'il y reste des heures. Le première année ouvrit la porte en bois d'un état relativement moyen et sortit - sa meilleure amie à sa suite – l'air de rien dans le couloir encore bondé d'élèves juste avant de se prendre un Avada Kedavra en plein visage.

(1186)

[Terminé pour Alan]



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MessageSujet: Re: [THEME TERMINÉ] La couleur des sentiments    Dim 15 Mai - 20:46

Alan avait l'air farouchement convaincu de ses supputations et même si elles étaient basées sur un raisonnement cohérent, Prudence n'y adhérait pas forcément. Il était plus probable que la Menace soit un adulte plutôt qu'un simple élève, du moins pour elle, Alan – d'ordinaire plutôt logique – devait encore être sous le choc de son agression pour penser aussi confusément. Prue n'en était que trop consciente et une fois de plus ce jour là ne vous y habituez pas, refréna ses ardeurs quand elle répondit à son ami.

- Je n'y crois pas trop. Mais c'est possible, en effet, même si ça me paraitrait étonnant. Enfin... on ne le saura très certainement jamais ! C'était le moins qu'elle pouvait faire. Parce que si la jeune fille avait dit gris blanc, au fond d'elle l'Irlandaise pensait noir, mais noir très foncé « Mon pauvre Alan mais tu divagues à pleine régime. Mais réveille-toi ! Tu ne t'emballes pas là, tu débloques complètement ! Écoute ce que tu dis, ÉCOUTE nom d'un Hyppogriffe ! ». Ce n'était cependant pas le moment d'enfoncer Alan, déjà pas très bien, comme on pouvait s'y attendre après une épreuve pareille.

- Ouais, tu dois avoir raison. Fut ce qu'elle trouva de plus sympathique à dire. Sans être totalement à l'ouest, la théorie (soutenue et fortement portée) d'Alan n'était pas la plus logique. Prudence ne quittait pas Alan des yeux et ne perdit pas une miette de sa verve aussi soudaine qu'inquiétante. L'Irlandais n'était jamais aussi bavard, le stress vous changeait un sorcier, visiblement ! Elle le préférait carrément quand il était calme et moralisateur.

Quand Alan lui demanda à qui elle pouvait bien se confier sur ses problèmes, Prudence fut bien obligée de reconnaitre qu'en dehors de ses amis Irlandais, le choix était restreint. Elle n'avait encore accordé sa confiance qu'à peu de monde et sa récente entrée à Poudlard n'avait pas aidé à créer des liens. C'était sa faute s'il y avait si peu d'Irlandais, à Poudlard ?
- Ben, tu sais, les filles de mon dortoir, elles sont un peu cruches anglaises, alors je ne leur parle pas trop.

Ils décidèrent tout deux qu'aller voir le professeur McGonagall était la meilleure des stratégies. La directrice de Poudlard était sans conteste la personne la plus à même de les aider dans une épreuve pareille. Les deux Poufsouffle se levèrent donc, prêts à quitter la salle. Et voyant bien que son ami s'en faisait plus pour son cousin et pour elle que pour lui-même, la jeune Faraday porta sa main sur l'épaule de son ami et tout en suivant le jaune et noir, dit :
- Ne t'inquiète pas pour Magnus et moi, personne ne viendra nous embêter.

Ce dont elle était infiniment persuadée. Qu'ils viennent la chercher, elle ! Elle leur montrerait ce qu'était un vrai Wingardium Leviosa façon Irlandaise, avec l'élan et tout et tout. L'Anglais qui lui ferait peur n'était pas encore né, croyez-le bien !

- Peut être un ancien bureau. Ou alors ça mène aux toilettes de la directrice. C'était au choix. Mais Prudence n'en avait cure, les salles de Poudlard se ressemblaient toutes et elles donnaient toutes sur une vue dégagée de l'extérieur. C'était l'avantage d'avoir un château en hauteur. Pour l'heure, toutes ses pensées étaient tournées vers le professeur McGonagall qui finirait donc fatalement et irrémédiablement par recroiser sa route aujourd'hui. Heureusement que c'était pour Alan, parce que l'Irlandaise se serait bien passée de repenser aussi tôt aux points qu'elle avait fait perdre à Poufsouffle.

(Terminé pour Prudence)


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