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 Prupru geignarde [PV Tempérance]

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Poufsouffle

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MessageSujet: Prupru geignarde [PV Tempérance]   Jeu 5 Mai - 12:36

- Pardon, pardon, pardon, poussez-vous, ça presse !
A peine la sonnerie de la fin des classes avait-elle retenti, que Prudence s’était précipitée dans les couloirs, sans même prendre le temps de noter le (trop) long devoir que le professeur Harris était en train de dicter aux élèves. Elle regretterait probablement sa désinvolture lors du prochain cours, quand ses camarades feraient passer leurs dissertations vers l’avant, tandis qu’elle s’agiterait dans tous les sens, telle une poule paniquée, en demandant frénétiquement à ses voisins : « Quoi ? Un devoir ? Quel devoir ? On avait un devoir à faire ? C’était un facultatif, c’est ça ? Hein ? Hein ? Hein ?», mais, pour l’heure, elle avait des soucis bien plus urgents à régler, car elle était à peu près certaine que sa vessie allait exploser si elle ne parvenait pas à atteindre les toilettes dans les plus brefs délais, et la perspective de perdre une partie de son anatomie lui paraissait plus préoccupante que d’écoper d’une mauvaise note.

Bousculant tout le monde sur son passage, la fillette profitait de sa petite taille pour se faufiler à travers la foule des élèves qui commençaient à envahir les couloirs pour rejoindre la Grande Salle, laissant dans son sillage une longue suite de « hé ! », « attention ! », « non mais dites donc ! » et autres « Oh, elle va se calmer, celle-là ?! » plus ou moins offusqués. Elle ne prêta toutefois aucune attention aux récriminations qui surgissaient de tous les côtés, mais accéléra encore le pas et joua plus franchement des coudes, jusqu’au moment où elle atteignit la porte des toilettes. A peine la Poufsouffle l'eut-elle franchie qu'elle se rua avec une expression éperdue sur la première cabine libre. Elle poussa le verrou d’une main tremblante et, dans un soupir de de soulagement, délesta sa vessie de ce qui lui parut être – approximative et sans exagération – les dix litres de jus de citrouille qu’elle avait ingurgités lors du déjeuner. Une fois sa petite affaire achevée, Prudence, désormais bien moins nerveuse, chercha à tirer la targette pour reprendre le cours normal de son existence. Une fois (« Ah zut ! »), deux fois (« Mais… Il est coriace, le bougre ! »), trois fois (« Allez ouvre-toi »), quatre fois (« Pourquoi tu ne t’ouvres paaaaas ? »)... Il fallut attendre trois essais supplémentaires pour que la jeune fille acceptât de se rendre à l’évidence : soit que la porte eût un défaut, soit qu’elle eût mis trop d’enthousiasme en la verrouillant, elle était piégée, bloquée, enfermée, définitivement coincée dans les cabinets.

- Ah Sh… Erlock Holmes et bloody Mary ! S’exclama la fillette, que ses parents ces nazes avaient si bien dressée qu’elle ne parvenait pas à jurer, même dans les situations les plus critiques. Que faire ? L’image de la Grande Salle, fourmillant d’élèves affamés, en cette fin de journée, s’imposa à son esprit : elle sentit un mélange de panique et d’horreur la gagner. Elle se représentait parfaitement le labyrinthe de couloirs vides au milieu duquel les toilettes se trouvaient : quelles étaient les chances que quelqu’un l'y découvrît avant la reprise des cours, le lendemain matin ? Et encore fallait-il, pour qu’on la libère, qu’une fille à la vessie bien pleine empruntât le même chemin qu’elle, ce qui constituait une hypothèse plus que hasardeuse : en général, les élèves préféraient les toilettes des étages à ceux des sous-sols, a fortiori depuis qu’un agréable petit climat de suspicion à l'égard des Serpentards régnait dans l’école. Si Prudence espérait qu’Alan et Magnus se rendraient rapidement compte de son absence (« C’est marrant, c’était super calme, ce soir, au dîner, tu ne trouves pas ? »), elle doutait qu’ils auraient l’idée de venir la chercher ici (« C’est les toilettes des filles, on n’a pas le droit d’entrer, je te signale ! »). Que se passerait-il, si personne ne venait avant des jours, et qu’elle mourait de faim dans ces cabinets ? Deviendrait-elle le fantôme de la poire restée enfermée, condamnée à hanter jusqu’à la fin des temps les toilettes où elle avait perdu sa vie en même temps que sa dignité ? Son pauvre ectoplasme avertirait-il, d’une voix d’outre-tombe, des générations successives de gamines effrayées de ne pas tirer le verrou trop fort ?

Malgré elle, la Poufsouffle fut prise d’un fou rire irrépressible, tant la situation lui semblait ridicule. Elle s’efforça de se reprendre et parcourut la cabine dans laquelle elle était enfermée d’un œil scrutateur, à la recherche d’une solution. Que n’équipait-on pas les toilettes de pieds de biche ou de porte-manteaux à même de défoncer une porte ?! Tout en prenant mentalement note de suggérer cette amélioration à la Directrice dès qu’elle serait tirée d’affaire, Prudence avisa l’espace  libre sous la porte. Si elle se tortillait bien, elle pourrait peut-être parvenir à s’y glisser entièrement ? Elle s’accroupit sur le sol, et prit la peine de mesurer, avec sa main, l’espace libre, avant de renoncer : elle avait beau ne pas être épaisse, elle savait pertinemment qu’elle ne passerait pas là-dessous. Pire : on la retrouverait peut-être coincée sous la porte or, sa position actuelle était assez risible pour qu’elle s’épargnât une humiliation supplémentaire. Elle regrettait de ne pas avoir son livre de sortilèges sur elle : elle aurait pu y piocher une incantation capable de la sortir de ce pétrin. Elle trouvait rageant de savoir sa baguette magique rangée, parfaitement inutile, au fond de son sac (« Je t’en collerais, moi, du wingardium leviosa et du lumos ! Qu’est-ce que tu veux que je fasse avec ça, maintenant, hein ? »).

La jeune fille en était là de ses réflexions, quand elle crut entendre un bruit de pas. Le cœur battant, elle tendit l’oreille. Non ! Elle ne se trompait pas : quelqu’un était bel et bien en train de faire couler de l’eau. Avec l’énergie du désespoir, Prudence toqua vivement contre la porte de ses toilettes pour attirer l’attention de l’inconnue (car dans sa tête, il était bien entendu qu’il ne pouvait s’agir que d’une fille : aucun garçon ne serait assez téméraire pour venir dans ce repaire de donzelles !).
- Youhou ? Y’a quelqu’un ? Appela-t-elle, d’une voix mal assurée, car, sa fierté était en train d’en prendre un sacré coup. La porte est bloquée… S’il vous plaît… Vous pourriez m’aider ? Appela-t-elle encore, avec le sentiment latent d’être une parfaite idiote. Tout ce qu’elle espérait, c’était qu’elle n’allait pas tomber nez-à-nez avec une Serpentard première année goguenarde, qui ne manquerait pas de rappeler à son bon souvenir cet épisode avilissant, durant les six prochaines années de sa scolarité. Hors de question d’être cataloguée comme : « la fille qui est restée coincée dans les toilettes un jour » !

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Prudence Faraday

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MessageSujet: Re: Prupru geignarde [PV Tempérance]   Ven 6 Mai - 16:49

Prupru geignarde
Prudence & Tempérance


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"Et maintenant, attrapez bien fermement votre champignon bondissant - attention à ce qu'il ne vous glisse pas entre les doigts, surtout ! -, et laissez-vous prendre au dépourvu par sa force inattendue, décollez du sol de quelques centimètres sous l'impulsion de son bond et atterrissez pathétiquement sur le gros sac d'engrais traînant derrière vous." Si telles avaient été les instructions données par le professeur Chourave durant ce cours de révision des champignons bondissants - déjà étudiés en deuxième année, déjà la source d'exercices de haute voltige peu flatteurs -, alors Tempérance aurait a-ssu-ré. Les fesses sur le sol de la serre numéro trois - et ça n'était pas la première fois, c'était une impression ou c'était un peu plus confortable à chaque fois ? -, couverte de terre et de ridicule, Tempérance souffla une mèche de cheveux venue lui obstruer la vue. Erin devait être soulagée de ne pas avoir eu à travailler en binôme avec elle, aujourd'hui ! Qui disait cours de révisions disait travail en solo. Sans qu'elle n'ait à demander quoi que ce soit, une camarade de dortoir lui tendit un paquet de mouchoirs d'un air blasé - "aujourd'hui, le ciel était bleu, l'herbe verte, et Tempérance est tombée dans un sac de terre" - qui la vexa presque. Malheureusement, au bout de deux ans et demi passés à l'école de sorcellerie la plus célèbre de Grande-Bretagne, les maladresses de Tempérance n'étaient plus un secret pour les élèves de son année - et elle redoutait qu'elles ne le soient bientôt plus pour les autres années non plus. Madame Chourave cette sainte avait d'ailleurs poursuivi ses explications (qui ne comprenaient donc pas d'invitation à se rouler par terre, ou même à écraser d'une fesse - la droite - la plante magique qu'ils étaient censés étudier), sans doute pour éviter de laisser trop d'attention s'attarder sur sa brebis galeuse Pomona Chourave: se prend d'affection pour les marginaux depuis 1990.

Tempérance se releva aussi dignement que possible, s'époussetant tant bien que mal et sortant sa baguette pour tâcher de limiter les dégâts. Malheureusement, aussi douée fût-elle en Sortilèges (et elle était très douée, merci pour elle, il faudrait lui passer sur le corps pour lui arracher cette fierté-là), les sorts de nettoyage et autres activités ménagères n'avaient pas été au programme jusque là. Faire danser des ananas ou voltiger des plumes ne lui posait en revanche aucun souci et après on se demande pourquoi le monde sorcier est en train de sombrer. Elle était pourtant sûre qu'il existait un sortilège de récurage - elle avait vu le professeur Harris l'employer plusieurs fois à la fin de ses leçons -, mais l'endroit semblait peu approprié pour l'expérimentation. Elle était déjà couverte de terre, elle n'avait pas besoin de mettre le feu à son uniforme pour couronner le tout - quoi que ça aurait au moins le mérite de régler son problème de nettoyage.

Elle alla se poster discrètement auprès d'Erin et observa silencieusement celle-ci terminer la manipulation, ses joues conservant une délicate teinte rosâtre tout du long. Le professeur Chourave eût à peine le temps de prononcer les mots "Vous pouvez y aller" que la petite blonde avait balancé son sac sur une épaule, ouvert la porte de la serre et quitté les lieux sans demander son reste. La fuite restait la meilleure solution à son malheur actuel. Il était l'heure du dîner, aussi les élèves se presseraient-ils sous peu dans la Grande Salle, et elle ne souhaitait absolument pas croiser qui que ce soit dans son état. Se taper la honte devant ses petits camarades de classe était une chose, s'exposer aux regards mi-désolés mi-moqueurs du reste de l'école en était une autre. Elle était plutôt fière d'avoir réussi jusqu'à maintenant à rester plus attachante qu'elle n'était ridicule - et c'était une fine ligne, croyez-la ! -, et elle comptait bien faire en sorte que ça dure. Personne ne l'évitait comme la peste - à sa connaissance -, et on ne l'avait pas encore reléguée au rang des barjos / bizarres et inévitablement exclus.

Se pressant dans les couloirs menant au sous-sol, elle n'attendit même pas d'atteindre la salle commune de Poufsouffle. Plus elle attendait, plus elle risquait d'être aperçue. C'est donc sans hésiter que la blonde tourna à l'angle du couloir qui se dressait devant elle et actionna la porte menant aux toilettes des filles qu'elle savait peu fréquentées. D'un, elles n'étaient pas connues de tous, puisque situées dans le labyrinthe constitué par les sous-sol de l'école. De deux, les Poufsouffles avaient généralement la patience d'atteindre leur propre salle commune avant de se presser d'aller au petit coin. De trois, tout le monde sait que les Serpentards préfèrent l'ambiance tamisée des cachots pour faire pipi. Soupirant de soulagement en s'apercevant qu'il n'y avait personne - du moins au premier abord, elle n'était pas parano au point d'aller vérifier chaque cabine erreur fatale -, elle se dirigea directement vers le lavabo le plus proche et actionna presque joyeusement le robinet. Elle allait pouvoir se décrasser les mains en toute tranquillité, et pourrait même tester un sortilège de nettoyage sur son uniforme à loisir. Le tout sans être exposée aux regards indiscrets de ses compatriotes.

Le bruit frénétique de quelqu'un toquant contre une porte vînt la détourner de ses réflexions optimistes. « Entrez ! » Elle cessa de se frotter les mains et laissa allègrement couler l'eau. Et l'environnement, on y pense ? et tourna la tête à la recherche de l'origine du vacarme relatif. « Euh... Oui ? » lança-t-elle sans grande conviction, son regard se posant finalement sur la cabine d'où était provenue la voix féminine. Elle secoua la tête, tâchant de reprendre contenance. « Enfin j'veux dire oui, oui, il y a ben... Moi. » Une déclaration qui manquait encore de panache mais qui avait au moins perdu son inflexion interrogative. Confuse jusqu'à maintenant, son visage s'éclaira lorsque la petite voix lui révéla enfin l'étendue de la situation à laquelle elle était confrontée. « Ça dépend, tu payes combien ? Fais glisser les Mornilles sous la porte et on pourra causer ! Oh ! Oui bien sûr, ça arrive parfois c'est vraiment pas de chance ! » répondit-elle du ton qu'elle aurait employé pour commenter la météo. Elle sortit sa baguette de la poche de sa robe et s'approcha doucement de la porte concernée. Fronçant les sourcils comme elle le faisait toujours lorsqu'elle était concentrée, elle pointa la baguette vers l'emplacement du verrou et prononça avec aplomb: « Alohomora ! »

Le loquet se déverrouilla dans un petit clic, révélant une jeune élève qui, d'après son uniforme, était de la même maison que Tempérance. Décidément, ils avaient eu une sacrée récolte d'empotés à Poufsouffle cette année ! Entre ceux qui vandalisent la salle des armures et les autres qui se débrouillent pour s'enfermer dans les toilettes, ils partaient avec un gros handicap pour gagner la Coupe des Quatre Maisons. A tous les coups ça sentait le plan machiavélique de McGo pour leur mettre des bâtons dans les roues, cette fourbe. « Tu étais là depuis longtemps ? » interrogea Tempérance avec bienveillance mais aussi - il fallait bien l'admettre -, curiosité.

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MessageSujet: Re: Prupru geignarde [PV Tempérance]   Lun 30 Mai - 22:19

Prudence eût-elle été une biche délicate, qu’elle aurait marqué une courte hésitation, avant de sortir de sa prison cabine : les yeux baissés, les joues colorées d’un rouge subtil, elle serait parvenue à donner au monde l’image de l’embarras raffiné. Hélas ! La fillette tenait plus du raton-laveur sous acide que de la bichette éthérée, aussi se précipita-t-elle hors des toilettes à une vitesse telle qu’elle manqua de justesse de percuter sa sauveuse bravo la reconnaissance.
Si la Poufsouffle éprouvait la moindre gêne à avoir été retrouvée dans une situation aussi peu flatteuse - et qu'on ne s'y méprenne pas : elle était mortifiée - , elle était très douée pour dissimuler le fond de sa pensée, car le regard franc dont elle gratifia Tempérance ne laissait paraître aucune trace d’hésitation.

- Pfiou ! S’exclama-t-elle d’un ton jovial, merci de m’avoir tirée de ce mauvais pas ! Je m’imaginais déjà en train de défoncer la porte à grand renfort de brosse de toilette, pour ne pas mourir d’inanition ! Je crois que ça m’aurait vraiment pris beaucoup de temps. La jeune fille fronça les sourcils et esquissa une grimace : l’efficacité de la balayette comme substitut de bélier ne la convainquait visiblement pas. En plus, rajouta-t-elle, après un court silence, je suis presque persuadée que l’administration m’aurait demandé de rembourser les dégâts avec mon argent de poche McGonagall me déteste : avec la crise actuelle - trois mornilles par semaine, rends-toi compte ! -, il m'aurait fallu des années pour tout payer ! J'aurais probablement transmis ma dette à mes enfants et aux enfants de mes enfants ! Non, vraiment, je te dois une fière chandelle !

La jeune fille acheva cette longue tirade tout en mesure sur son sourire radieux numéro trois – celui qui disait « je suis un peu maladroite, mais trop mignonne : allez, adopte-moi ! ».  Elle tourna ensuite le dos à Tempérance, le temps de se laver les mains on n'a pas été élevé chez les bêtes. Elle ne pouvait toutefois pas s’empêcher de jeter des coups d’œil furtifs à son aînée des fois que celle-ci aurait cherché à lancer une attaque en fourbe pour lui voler son goûter, grâce au miroir accroché au-dessus du lavabo.
- Tu es de Poufsouffle aussi, non ? Bravo Sherlock. Je t’ai déjà aperçue dans la salle commune avec le chandelier et le colonel Moutarde. Je m’appelle Prudence. Prudence Faraday. Et je suis en première année, précisa-t-elle, en regardant de nouveau Tempérance en face. Il faudra que tu m’apprennes ton sort d’ouverture de porte, quand tu auras le temps : je n’ai pas envie de rester une fois encore enfermée pendant des heures dans des toilettes glaciales et potentiellement malodorantes ! Prudence roula des yeux d’un air mélodramatique puis ajouta, parce qu’elle avait l’honnêteté chevillée au corps : Enfin, des heures, peut-être pas… Mais de longues minutes, en tout cas ! Si ça se trouve, il n’y a plus rien à manger dans la Grande Salle !

La Poufsouffle laissa échapper un « tss, tss, tss » désapprobateur, tandis qu’elle secouait la tête. Elle aurait probablement renchéri – pauvre Tempérance ! – sur les dangers des toilettes et « mais que fait la direction ? Elle attend qu’il y ait des morts pour faire réparer les verrous faussés ? Il devrait au moins y avoir un petit panneau à l’entrée ! », quand elle remarqua – enfin ! – le piètre état dans lequel se trouvait sa camarade. Oubliant instantanément ses récriminations de petite orgueilleuse blessée dans son amour-propre (« Euh… Si ça pouvait rester entre nous, ce serait bien sympatoche, hein ! Je… J’achèterai le prix de ton silence en chocogrenouilles s’il le faut ! »), elle écarquilla les yeux de surprise.

- Ouhlàlà… Mais… Qu’est-ce qui t’est arrivé ? Vous avez un cours de lutte ? Tu as eu des mots avec des créatures sauvages ? Demanda-t-elle avec inquiétude (devrait-elle affronter des bestioles répugnantes en plus d’une porte récalcitrante ?). Dans un élan de compassion à l’égard de Tempérance, Prudence tira tout un paquet de mouchoirs de son sac. Tiens, dit-elle en tendant son bien à son aînée, tu peux tous les prendre, si tu veux, précisa-t-elle gentiment, sans réaliser à quel point il était idiot de sa part de proposer des mouchoirs à Tempérance, qui était certainement capable de nettoyer son uniforme par des moyens magiques autrement plus efficaces.
Ce n’était pas parce qu’elle avait elle-même troué le pantalon d’Alan, la seule et unique fois où elle avait tenté de faire disparaître des gouttes d’encre magiquement, que tout le monde était aussi empoté qu’elle ! Par ailleurs, lesdits mouchoirs étant en papier, tout ce que Tempérance  risquait de gagner, à les utiliser, c’était d’ajouter des petites pelures blanches et humides à sa collection – fort impressionnante – de taches de terre. A moins que tu préfères que j’aille te chercher un uniforme propre ? Suggéra-t-elle finalement, si tu me dis où je peux les trouver, il ne me faudra pas plus de cinq minutes ! Après, ça te dérange beaucoup, si je sème le chaos dans tes affaires ?




     

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MessageSujet: Re: Prupru geignarde [PV Tempérance]   Mar 7 Juin - 23:16

Tempérance avait débarqué dans les toilettes des filles des sous-sol avec le fol espoir d'échapper à une humiliation cuisante (ou du moins, plus cuisante qu'elle ne l'avait déjà été). Elle fut si soulagée de n'y apercevoir aucune âme qui vive qu'elle ne chercha même pas à se poser davantage de questions, et considéra comme acquis le fait qu'il n'y avait effectivement personne. Quelques secondes plus tard, un tambourinement bruyant vînt lui prouver le contraire. Dans un moment de paranoïa intense qui ne pouvait désormais qu'être mis sur le compte d'un trouble de stress post-traumatique particulièrement aiguë, l'idée insensée mais glaçante qu'il puisse s'agir - une fois n'est pas coutume - d'Argus Rusard, manifestant bruyamment sa présence diabolique la cloua sur place. Pour un peu, elle se serait préparée à voir apparaître un Rusard en perruque, infiltré dans les toilettes des filles pour mieux la surprendre. Psychose.

Cependant, Tempérance était une fille qui apprenait de ses erreurs - du moins, elle essayait. Sa récente déconvenue dans la Salle des Armures - où au lieu de voir apparaître un Rusard armé jusqu'au cou, l’œil vif et l'haleine regrettable, elle s'était retrouvée face à face avec un première année de Poufsouffle haut comme trois pommes - lui avait enseigné que crier au loup trop vite pouvait avoir des conséquences absolument désastreuses pour sa réputation et pourtant elle partait de loin. Inquiète, elle répondit néanmoins bravement à la petite voix qui s'était élevée dans le silence de la pièce. Bien qu'elle ne fut pas capable de placer celle-ci, la blonde se permit de juger qu'il ne devait probablement pas s'agir de Rusard et misa même sur une élève plutôt jeune - bien qu'elle ne put en être sûre, après tout, certaines personnes avaient des voix qui faisaient plus jeunes qu'il n'y paraissait ! Son soulagement fut total en apprenant que la fille en question n'était ni concierge en planque, ni même élève ayant un élan soudain pour le bavardage à mi-pipi. Elle était coincée dans les cabinets, voilà tout !

La jeune Poufsouffle n'eut pas à se le faire répéter trois fois pour sortir sa baguette de la poche de sa robe et délivrer ainsi sa camarade. Elle put tout juste se satisfaire du résultat de son sort avant que la porte des cabinets ne valdingue brusquement dans sa direction, lui faisant pousser un petit cri surpris des plus ridicules. Doux Merlin. Ses yeux se posèrent finalement sur la "Petite Voix" ça y est on est dans C'est Pas Sorcier, qui s'avérait être une petite Poufsouffle blonde que Tempérance croyait avoir déjà aperçue lors de la répartition. Force était de constater que ces nouveaux "petits" Poufsouffles n'étaient petits que de nom, puisque c'était maintenant la deuxième fois que l'un d'entre eux provoquait un remue-ménage bien supérieur à ce que leur gabarit laissait anticiper.

La blonde observait sa cadette avec une certaine compassion teintée de curiosité (Depuis combien de temps était-elle coincée là ? Est-ce que ça lui arrivait souvent ? Est-ce qu'elle avait eu peur que son squelette repose à jamais dans la Chambre des Secrets les toilettes ?), mais soit qu'elle ne ressentit nulle gêne, soit qu'elle ait décidé de faire preuve de bravade, la Petite Voix surnom officiel ne semblait pas avoir besoin de sa compassion. Elle partit d'ailleurs dans un monologue qui arracha un large sourire à Tempérance. Tout le monde savait que le flot de paroles était la meilleure arme contre l'embarras, de toute façon comment ça Tempérance n'est pas "tout le monde" ? « Oh, je suis contente d'avoir pu rendre service ! » sourit-elle. Elle aurait bien ajouté qu'elle doutait fortement qu'une brosse de toilette eut été une arme adaptée pour défoncer une porte en bois massif, mais les mots restèrent coincés dans sa gorge. Elle ne savait pas comment la jeune fille l’interpréterait et il faut croire qu'on ne se refait pas: Tempérance craignait de l'offenser. Après tout, c'était la toute première fois qu'elles s'adressaient la parole. Peut-être était-elle hautement susceptible ! Elle se tut donc, les lèvres un peu pincées, mais ne put néanmoins retenir un éclat de rire aux paroles suivantes de sa cadette, qui avaient rapidement pris une tournure des plus dramatiques.

« Oui enfin tu sais, les dégâts causés par une brosse de toilette - aussi impressionnante fut-elle -... Tu n'avais pas ta baguette magique d'ailleurs, plutôt qu'une brosse ? » remarqua-t-elle soudain, intriguée. Du reste, elle sentait bien que sa petite camarade exagérait quelque peu ses exploits durant son élan de gratitude, ce qui ne l'attendrit que davantage. C'était probablement le sauvetage intra-toilettes le plus adorable qu'ait vu Poudlard. Sa cadette se détournant d'elle, Tempérance se tortilla les mains avec hésitation, songeant qu'elle avait à faire, elle aussi, mais ayant des scrupules à afficher sa disgrâce devant sa camarade. Après tout, elle ne lui avait pas fait de remarques sur son accoutrement jusqu'à maintenant. Peut-être qu'elle ne remarquerait rien ?

Elle fut distraite de ses réflexions par - on vous le donne en mille - la Petite Voix, qui se présenta tout en lui confirmant qu'elle était bien de première année. « Comme la chanson !  » commenta-t-elle distraitement tandis que l'air des Beatles lui venait à l'esprit par automatisme. Elle se reprit: « Je suis à Poufsouffle oui, en troisième année ! En tout cas, enchantée Prudence, moi c'est Tempérance. » Elle s'interrompit, puis, après un instant d'hésitation: « Euh, Biel. Mon nom de famille. » précisa-t-elle puisque sa cadette l'avait fait. « Bien sûr oui, on pourra s'entraîner dans la salle commune si tu veux ! Les préfets ne disent rien en général. Et avec un château doté d'un matériel aussi ancien que celui de Poudlard, tu ne sais jamais quand tu pourrais en avoir besoin, en effet. » confirma-t-elle quant au sortilège de déverrouillage. Les Sortilèges étant sa matière de prédilection, elle était volontiers prête à partager son savoir. Surtout qu'elle ne pourrait pas passer après Prudence à tout va pour s'assurer qu'elle ne s'était pas encore retrouvée coincée dans des cabinets de toilettes ça y est c'est devenu sa réputation !

Au grand désespoir de Tempérance, ce qui devait arriver arriva. Elle le vit dans le regard de Prudence avant même que celle-ci n'ouvre la bouche d'un air vaguement alarmé. Elle était repérée. C'était inévitable, supposait-elle. Elle était couverte d'engrais après tout, c'était un fait. Tant qu'elle était occupée à déplorer les conditions matérielles des toilettes, elle n'y avait peut-être pas fait attention, mais à moins que Tempérance ne l'assomma discrètement, elle allait bien finir par remarquer l'état dans lequel se trouvait l'élève de troisième année. Tempérance grimaça, hésitant brièvement à inventer une histoire plus flatteuse que la réalité - elle s'était jetée dans la terre au péril de sa propre vie pour sauver un élève se faisant étrangler par une Tentacula vénéneuse ? - mais elle se savait mauvaise menteuse. « Non j'ai heum... glissé... C'est-à-dire que je sors d'un cours de botanique et je suppose que je n'ai pas dû faire assez attention quand je manipulais mon champignon bondissant... Pas que ça m'arrive souvent ! Enfin, heum, bref. Accident du travail ? » conclut-elle maladroitement, évitant le regard de sa cadette pour s'approcher à nouveau du lavabo. Au moins aurait-elle été héroïque pendant quelques minutes... Jusqu'à ce que la réalité ne la rattrape.

Elle dut cependant se tourner à nouveau vers Prudence pour attraper le paquet de mouchoirs que lui tendait la brave Poufsouffle. « Oh merci, c'est très gentil ! Je vais les garder pour plus tard, on ne sait jamais quand la prochaine catastrophe se produira. Je pensais tester un sortilège de nettoyage à vrai dire, mais on ne l'a pas appris en cours... C'est pour ça que je suis venue ici. Il n'y a jamais personne d'habitude oui, c'est une façon pas si subtile que ça de te dire de partir, merci bien du coup c'était plus sûr. » Elle ressortit sa baguette et la fit tourner entre ses doigts, visiblement hésitante. « Peut-être que je pourrais essayer, et si le résultat n'est pas probant, je veux bien que tu ailles me chercher mon uniforme de rechange, si ça ne te dérange pas trop ? » Elle continuait à jouer distraitement avec sa baguette pour se donner une contenance, mais elle était clairement embarrassée. Au moins supposait-elle qu'elles étaient désormais quittes: Tempérance l'avait sauvée de ses sanitaires, Prudence lui épargnerait la marche de la honte jusqu'à son dortoir. Poufsouffle, la maison du partage du ridicule.

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MessageSujet: Re: Prupru geignarde [PV Tempérance]   Dim 17 Juil - 23:59

Prudence avait beau être très contente d’être tombée sur Tempérance, et non sur le troll dans les cachots un abominable Serpentard assoiffé de sang (on entendait vraiment des histoires abominables, sur leur compte, ces derniers temps, et Prudence avait beau s’en défendre, elle était bon public dès lors qu’il était question d’éviscération et de crimes sordides : des années de pratique intensive de l’œuvre d’Agatha Christie avaient laissé quelques traces), elle eut préféré éviter l’épineuse question de la baguette. Franchement gênée pour la première fois depuis que sa camarade l’avait sortie des toilettes, la jeune fille s’empourpra de manière sensible :

- Ouais, marmonna-t-elle en poussant machinalement un morceau de papier détrempé du bout du pied mais que faisaient les elfes de maison ?, ben c’est-à-dire que question magie, je débute, tu vois et je ne m’appelle pas Hermione Granger, ahaha alors je ne connais pas encore des masses de sorts, et je n’avais pas mon manuel sur moi. La mine basse, Prudence évitait soigneusement de regarder Tempérance. Elle ne put toutefois s’empêcher de préciser, dans un élan de fierté candide : enfin, je maîtrise bien ceux que je connais, hein ! Seulement mon répertoire est encore un peu… comment dire… Limité. La Poufsouffle s’efforça de faire l’inventaire des quelques sortilèges qu’elle était capable de lancer sans rougir, et esquissa une grimace horrifiée quand elle réalisa qu’ils pouvaient se compter sur les doigts d’une seule main. Apprendre la magie était fascinant, mais Merlin, que c’était long ! C’est dommage qu’il n’y ait pas des cours supplémentaires ou quelque chose comme ça, pour qu’on avance plus vite ! ça éviterait les accidents un peu idiots, acheva-t-elle, en coulant un œil intéressé en direction de Tempérance : était-il trop prématuré pour demander à la troisième année de devenir sa tutrice officielle en sortilèges, ou bien pouvait-elle compter sur la propension naturelle des Poufsouffles à voler au secours de la veuve, de l’orphelin et de l’élève en détresse pour voir sa proposition acceptée ? Devrait-elle la soudoyer à grands renforts de chocolat, ou Tempérance se contenterait-elle de la fameuse œillade admirative plus connue sous le nom de « oh, tu es tellement forte, et je suis tellement nulle, s’il te plaît, partage ta sagesse avec la pauvre créature que je suis ! » ?

Mais la fillette n’eut pas besoin de pousser ses réflexions plus avant : sans doute un Dieu des causes perdues, quelque part, l’avait-il prise en pitié, car, au moment même où elle envisageait de se mettre à roucouler de sa voix la plus douce pour convaincre Tempérance qu’elle n’avait d’autre but, dans l’existence, que de l'aider à progresser en sortilèges, elle vit tous ses espoirs se réaliser. La petite Poufsouffle en oublia immédiatement son dépit et sautilla sur place en battant des mains, dans une manifestation de joie mal maîtrisée :
- Oh, c’est vrai ? Tu voudrais bien m’apprendre deux ou trois ficelles ? C’est tellement gentil de ta part ! Promis, je serai hyper attentive et je t’apporterai du chocolat pour te remercier… Tu verras, ma mère m’en envoie du super bon d’Irlande, précisa-t-elle, en hochant la tête d’un air entendu, comme si la supériorité des friandises irlandaises sur leurs rivales anglaises était une évidence qui ne valait pas la peine que l’on s’y arrêtât. Dans un élan de gratitude, la Poufsouffle voulut se jeter au cou de son aînée, mais se ravisa au dernier moment : les deux neurones encore opérationnels de sa cervelle de première année tour à tout traumatisée (« Plus jamais je n’irai aux toilettes seule ! Ah ! Je comprends mieux, maintenant, toutes ces filles qui se regroupent en troupeau autour des lavabos : ce n’est pas pour se passer le mascara, c’est pour s’assurer qu’aucune d’elles ne se trouvera prisonnière des perfides cabinets… Dire que je les avais toujours prises pour des dindes… ») et surexcitée (« Hiiiiiiii ! Je vais avoir des cours particuliers de sortilèges ! ») lui signalaient, en effet, que des démonstrations d’amitié trop prononcées risquaient peut-être de rebuter Tempérance, qui n’avait sans doute pas envie d’être condamnée à se coltiner la pire hystérique de tout Poudlard (« Ah, mais non, mais en fait, j’avais oublié que j’étais nulle en sortilèges, du coup, pour te donner des conseils, je vais être mal placée… D’ailleurs, il faut que j’y aille, là, j’entends mes amis qui m’appellent… Allez, adieu, hein ! »). La jeune sorcière suspendit donc son geste à temps, et se contenta de sourire largement à Tempérance – ce qui n’avait rien de moins inquiétant, au vu de la fameuse règle dite du « Oh, Mère-Grand, comme vous avez de grandes dents ! ».

Ceci étant, si elle était ravie d’avoir désormais une pointure grande pour l’aider à avancer en sortilèges, Prudence se fit la promesse solennelle de ne jamais lui demander des conseils en botanique. Ce n’était peut-être pas une pensée très charitable de sa part, dans la mesure où elle était elle-même parvenue, lors de son dernier cours dans la serre numéro un, à enfoncer son plantoir dans la main de sa binôme (« Oh, Professeur, ça pisse le sang… ») qui évitait soigneusement - comme c'était étrange - de se trouver près d'elle, depuis l’incident, mais l’état des habits de Tempérance avait de quoi impressionner.
- ça devait être un champignon vachement sauvage, commenta-t-elle avec le plus grand sérieux, tu n’as pas eu de chance ! Elle hocha gravement la tête et recula de quelques pas, pour mieux admirer la maîtrise magique de Tempérance qui, à ses yeux, ne pouvait que réussir son sortilège. C’est chouette : c’est ma première leçon improvisée, en fait ! Vas-y, je te regarde ! Dit-elle finalement, des étoiles pleins les yeux.

Et pas de pression, surtout !

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Meilleure Poufsouffle 2017

Prudence Faraday

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