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 Ne me tuez pas ! [PV]

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Poufsouffle

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MessageSujet: Ne me tuez pas ! [PV]   Ven 10 Juin - 7:54

Juste avant le déjeuner, Alan Carmichael avait fait part à son amie Prudence Faraday d'un évènement (traumatisant) qui lui était arrivé au petit matin. La journée avait passé et ce n'était qu'après un cours désastreux de Métamorphoses où Prudence avait fait perdre des points à Poufsouffle, c'est vous dire l'horreur qu'Alan s'était confié à son amie.

Le contexte actuel à Poudlard ne permettait pas de dire que tout était parfait, loin de là. Alan avait fait les frais de la tension ambiante, bien qu'il pensait y échapper de par son jeune âge. Que dalle, ils étaient tous dans le même bateau, tous en début de guerre civile ! Et on ne comptait pas épargner les jeunes sorciers non plus même s'ils sont d'innocents et mignons Poufsouffle. Ça va, ça passe ?, manifestement.

« C'est bon, on y va ? »

Lança t-il à Prudence alors que le professeur McGonagall quittait la table des professeurs de la Grande Salle, juste après avoir mangé je sens déjà qu'elle va bien apprécier l'assaut juste après le repas, tiens.

Les deux comparses se levèrent de la table des Poufsouffle et se mirent en marche presque au pas de course pour rejoindre la Directrice de Poudlard. Alan voulait attraper le terrifiant professeur McGonagall avant qu'elle n'entre dans son bureau (si c'était là qu'elle allait), puisqu'il se doutait qu'il y avait un mot de passe et qu'il en ignorait le contenu.

« Tu ne dis rien et tu me laisses parler. On parlera de ton histoire de points à la fin. »

Alan avait bien fini par comprendre tout au long du repas que Prudence était mortifiée d'avoir fait perdre des points à Poufsouffle durant le cours de méta précédent le déjeuner. Si elle ne s'était pas excusée une bonne cinquantaine de fois, c'était le minimum. L'Irlandais connaissait cependant bien son amie et était infiniment persuadé que Prue profiterait de l'entrevue d'Alan pour tenter de troquer ses points perdus contre une retenue pour elle seule. Ce n'était pas dit que le professeur McGonagall accepte, mais Alan était convaincu que sa meilleure amie essayerait quoiqu'il en était. C'était tout à son honneur, d'ailleurs mais connaissant McGonagall, plus ça va embêter Prudence, moins elle aura de chance de céder.

« Professeur McGonagall ! »

Alan osa un excès de voix à l'instant où la directrice allait emprunter le passage secret de son bureau et que le duo de Poufsouffle allait la perdre. L'Irlandais se mit à courir un petit peu pour rejoindre la Directrice de l'école avec qui il était décidément bien familier et Prue lui emboita le pas.
Enfin parvenu jusqu'à elle, Alan repris son souffle et devant le regard agréable sombre de la directrice se liquéfia, ne put s'empêcher d'être envahi par une vague d'angoisse profonde.

Déjà que ce n'était pas facile de dire ce qu'il avait à dire, on ne pouvait pas dire que la professeur de Métamorphoses l'aidait à se mettre à l'aise. Minerva McGonagall avait beau être quelqu'un de gentil au fond, son premier abord n'était qu'un immense mur de froideur. Et Alan perdit le peu de confiance en lui qu'il avait aujourd'hui.

« Pardon... de vous déranger, professeur... J'aurai aimé vous parler, en privé. Si c'était possible... »

Machinalement Alan jeta un coup d'oeil en arrière, pour voir s'ils n'avaient pas été suivis et passa son regard quelques centièmes de seconde sur Prudence, comme pour lui faire toucher du doigt l'importance de la situation (qu'elle n'ignorait pas). La Poufsouffle ne disait rien et Alan sentait bien qu'elle non plus n'était pas à l'aise.
A y réfléchir, elle devait l'être encore moins que lui.
C'est d'ailleurs pour ça qu'Alan avait bien dit 'je', et non 'nous' à la directrice, il ne voulait surtout pas que Minerva McGonagall croit que les deux premières années étaient là uniquement pour parler de l'évènement qui s'était passé à leur dernier cours de méta. Non, le sujet était bien plus grave.

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Poufsouffle

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MessageSujet: Re: Ne me tuez pas ! [PV]   Sam 11 Juin - 18:40

Moins de deux heures auparavant, Prudence avait été vertement reprise par son professeur de Métamorphose, qui, dans sa férocité, n’avait pas hésité à retirer des points à Poufsouffle, sous un prétexte que la fillette trouvait parfaitement fallacieux, car on ne lui ferait pas croire que « quelques » bavardages « discrets » méritaient une telle sanction. Eût-elle été punie par un autre enseignant, qu’elle se fût sans doute permis de souligner l’injustice de sa situation, à grand renfort de protestations indignées caracolant en tête des meilleurs répliques adolescentes depuis des générations, telles  « Hein ? Mais j’ai rien fait ! », « De toute façon, il n’y avait pas que moi qui parlais ! », « Mais Madame, je demandais un parchemin ! », et qui avaient toute un point commun : souligner à l’aimable assistance que « vas-y, mamie, redescends cinq minutes et fous-moi la paix, j’avais une conversation hyper intéressante, là, alors que ton cours, franchement, il pue, et je ne dis pas ça seulement à cause des Cochons d'Inde... ».

Toutefois, si elle ne doutait pas de pouvoir négocier sa peine auprès de la jeune génération d’enseignants tous plus laxistes les uns que les autres, elle n'avait pas perdu tout sens commun, et n’était donc pas encore assez inconsciente pour tenter sa chance auprès de la Directrice, qu’elle classait inconsciemment dans la même catégorie que Madame Pince, celle des Harpies à ne contrarier sous aucun prétexte. Elle avait donc fait le dos rond jusqu’à la sonnerie, mais n’avait pu s’empêcher de ruminer l’erreur judiciaire – car la jeune fille n’était pas du genre à reculer devant l’hyperbole – dont elle s’estimait la victime. Elle avait quitté la salle de métamorphose vexée comme un pou, et fermement décidé – l’outrance ne l’effrayant pas davantage que l’hyperbole - à ne plus du tout participer en classe jusqu’à la fin de l’année, pour bien montrer à McGonagall comme elle était colère.

Hélas pour Prudence, ses bonnes résolutions avaient vite volé en éclats. Non seulement Alan avait eu l’outrecuidance de laisser entendre – alors qu’il était censé être son meilleur ami, quel traître ! – qu’elle avait bien mérité d’être punie, allant même jusqu’à dire que c’était entièrement sa faute – et non celle de l’hystérie patentée de leur professeur – si Poufsouffle avait perdu des points, mais encore, il lui avait fait des révélations suffisamment graves pour qu’elle le poussât à aller voir la directrice, pourtant sa nouvelle ennemie personnelle. Profondément dégoûtée par le mauvais sort qui semblait s’acharner sur elle (même si elle admettait volontiers qu’en termes de poisse, personne ne pouvait battre Alan), la jeune fille avait à peine touché à son déjeuner, tout occupée qu’elle était à surveiller Minerva du coin de l’œil. Visiblement, constata-t-elle avec amertume, le poids de la culpabilité n’empêchait pas la vieille mégère sorcière de manger, car à la voir savourer son repas, on avait peine à croire qu’elle avait iniquement puni Prudence une heure plus tôt, et cette dernière commençait sérieusement à former l’hypothèse qu’elle était le jouet d’une pernicieuse stratégie visant à assurer la victoire de Gryffondor à la coupe des quatre maisons, quand la directrice se leva de table. Alan sauta aussitôt sur ses pieds pour la prendre en filature suivre, entraînant Prudence dans son sillage.

- Ouais, marmonna la Poufsouffle d'une voix faible, tandis qu’ils sortaient de la Grande Salle, voire on n’en parlera pas du tout, parce qu’après ton histoire, ça m’étonnerait qu’elle ait envie de se consacrer à quelque chose d’aussi futile que la perte des points…
Ce qui n’était pas pour la déranger : à présent que son indignation était un peu retombée, Prudence n’était pas certaine de trouver le culot de demander une modification de sanction. Elle pressentait que des arguments aussi pauvres que « euh, mais euh, c’est pas très, très juste d’abord » et, « de toute façon, vous ne m’aimez pas depuis le début ! » n’étaient pas de nature à ébranler le professeur McGonagall, et elle préférait ne pas aggraver son cas en passant pour une petite idiote.

Qu’Alan prît les choses en main la soulageait : elle n’allait pas lui disputer l’honneur d’interpeller la directrice au bout milieu d’un couloir. Elle avait, par contre, quelques idées en ce qui concernait le mot de passe qui interdisait l’entrée de son bureau aux importuns - depuis « Dumbledore forever » jusqu’à « I hate my students », en passant par « Drama Queen » - et elle aurait bien aimé les tester, mais elle savait pertinemment qu’Alan – qui avait été passablement secoué par les récents événements chochotte ! et avait hâte d’en parler avec la sorcière - n’apprécierait pas qu’elle cherchât à le ralentir pour satisfaire sa curiosité. Elle le laissa donc engager la conversation autour d’un petit thé et de biscuits. Evitant soigneusement, pour sa part, de croiser le regard de son professeur, elle se mit volontairement en retrait.  Tout son être proclamait : « je ne suis ici qu’en soutien, faites comme si je n’étais pas là ! ».

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Prudence Faraday

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MessageSujet: Re: Ne me tuez pas ! [PV]   Lun 27 Juin - 16:42

Minerva McGonagall était assez lasse de sa journée. Il faut dire qu'elle continuait à donner des cours alors que le travail de directrice aurait suffi à lui seul à remplir chaque minute de chaque heure passée à Poudlard. Mais ses assistants étaient incompétents (elle les avait pourtant tous eut comme élèves, ses collègues avaient même osé lui dire qu'elle était trop exigeante, de qui se moquait-on ? L'art de la métamorphose n'était pas donné à tous on croirait entendre Severus à propos des potions, mais passons).

Alors qu'elle allait passer un peu de temps dans son bureau avec un bon thé, elle se fit alpaguer par deux élèves de première année, des élèves de Poufsouffle. Bon. Au moins il y avait peu de chance que cela concerne des Serpentards, la réputation de tolérance des jaunes et noirs ou leur manque de conviction, ça dépend à quel point on est Gryffondor dans l'âme en faisaient les moins vindicatifs contre leur camarade vert et argent. Les nombreuses amitiés entre ces deux maisons y étaient peut-être pour quelque chose. Cela ne voulait pas dire pour autant que Minerva avait très envie de discuter avec ces deux-là, ne serait-ce que parce qu'elle craignait (pour eux) qu'ils ne veuille discuter le retrait de points qu'elle avait effectué quelques heures plus tôt. Mais à la tête des deux enfants, elle n'aurait pas parié sur cette version.

Avant de répondre, elle les darda de son air sérieux, puis, d'un pincement de lèvre, hocha la tête dans ce qui voulait être un signe encourageant (mais avec elle, ce n'est jamais si clair). « Monsieur Carmichael, Mademoiselle Faraday. J'aurais apprécié que cette demande d'entretien se fasse dans un cadre plus propice. Mais suivez-moi. » L'accoster devant son bureau ne devait pas devenir une habitude, qu'ils se le tiennent pour dit. « Anisette » Lança-t-elle tout en songeant qu'elle devrait bientôt changer le mot de passe car avec monsieur Farrow, cela faisait pas moins de trois élèves à connaître l'actuel.

« Suivez-moi. » Ordonna-t-elle tout en montant prestement les marches qui menait au sacro-saint bureau du directeur (ou, ici, de la directrice) de Poudlard. A part quelques tableaux en plus (ceux d'Albus et Severus) et un peu plus de livres de métamorphose, la décoration n'avait pas été changé en même temps que son propriétaire. Minerva n'en voyait pas l'intérêt, elle aurait été capable de travailler dans un grenier s'il l'avait fallu.

Sortant sa baguette, elle enclencha la bouilloire et fit venir sur une table la théière accompagnée de trois tasses. « Asseyez-vous et racontez-moi ce qui semble autant vous perturber tous les deux. » Elle regarda sa table et fit un nouveau geste du poignet qui amena cette fois du chocolat « Et prenez un peu de chocolat, vous semblez nerveux, c'est très mauvais pour la santé. » Elle-même s'assit tout en continuant à s'occuper de son thé. Elle était moins douée qu'Albus pour continuer les tâches quotidiennes et anodines en présence des enfants, mais il lui avait toujours dit que cela les mettait en confiance. Ce serait sûrement encore mieux sans son air légèrement contrarié, si ce n'est que c'était son air normal après plusieurs heures de travail.


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MessageSujet: Re: Ne me tuez pas ! [PV]   Ven 15 Juil - 9:14

Alan n'était déjà pas tout à fait à l'aise d'accoster de la sorte sa professeur de Métamorphoses, la situation aurait pu être meilleure. Mais alors quand la directrice rétorqua qu'elle aurait préféré que la demande d'entretien se fasse dans un cadre plus propice, le Poufsouffle se fit violence pour ne pas répondre. Elle était sérieuse là ? C'était comme ça qu'elle accueillait deux gentils Poufsouffle qui la sollicitaient ? La compassion, ça se perd Alan voyait rouge, à tel point qu'il aurait bien rétorqué un cinglant 'Et quelles sont les démarches à suivre pour une demande d'entretien propice, madame ?' ou 'Vous avez sans doute oublié d'afficher dans votre salle de classe la procédure officielle pour une demande d'entretien, madame. '. Mais le fait est qu'il parlait à la directrice et qu'elle avait tous les droits et lui presque aucun il était tout en bas de la chaine alimentaire scolaire, en d'autre termes. De plus elle sembla ravaler sa phrase rapidement en les invitant à la suivre deux fois toutefois dans son bureau. Les choses sérieuses allaient commencer.

La directrice les invita à s'asseoir et leur proposa du chocolat. Elle jugea bon de les informer que le chocolat était bon pour les nerfs et la santé en général, comme si une
ex-Gryffondor
pouvait donner de tels conseils à des Poufsouffle fraichement débarqués. C'était eux qui avaient inventé le chocolat !

« Merci. En fait, ça m'est arrivé à moi. »

Alan voulait mettre le plus possible Prudence de côté. Il ne voulait pas trop que la directrice s'en prenne encore à elle et surtout si Prue ne venait là qu'en tant que 'soutien' pour Alan, le professeur McGonagall serait plus indulgente avec elle. Et moins elle parlait, plus elle marquait de points, Alan se disait.

« Ça s'est passé avant le cours de Métamorphoses de ce matin, c'est pourquoi Prudence était toute chamboulée. Vous pouvez en conséquence lui rendre tous nos points s'il vous plait ?. En fait, deux grands élèves m'ont pris à part juste après le cours d'Histoire de la magie, à un moment où j'étais seul. Ils m'ont dit qu'ils m'avaient vu parler avec un Serpentard – j'ai un ami à Serpentard il est Irlandais donc on se serre les coudes – et que je devais arrêter de le voir. Ils m'ont dit qu'ils étaient tous mauvais, pernicieux, qu'ils aimaient la magie noire et que ce n'était qu'une question de temps pour ceux qui ne l'aimaient pas encore. »

Alan avala sa salive une seconde et lança un regard de détresse à Prudence, qui part son regard apaisant, l'incita à poursuivre.

« J'ai essayé de défendre mon ami mais là ils sont devenus encore moins rigolos et ils se sont approchés plus près de moi encore pour me dire que depuis la chute de Voldemort, tous les Serpentard faisaient semblant de s'être repantis, mais qu'on ne devait pas leur faire confiance. Ils sont partis en me disant qu'ils me gardaient à l'oeil. Et effectivement, ils ne me quittent pas des yeux. C'est Prudence qui m'a conseillé de venir vous voir. »

Son histoire terminée, Alan réalisa qu'il n'avait même pas parlé des appartenances aux maisons des deux élèves d'années supérieures. Ça avait pourtant une petit importance dans l'histoire.

« C'était un Gryffondor et un Serdaigle. »

Sans toutefois balancer personne. Alan planta un regard penaud dans celui ferme de la directrice. Il ne savait pas du tout ce qu'elle allait lui dire. Peut être lui demander les noms – qu'il ignorait – du Serdaigle et du Gryffondor. Peut être allait juste elle les remercier de l'avoir informée et les renvoyer fissa à leurs occupations sans aucun soutien ni conseil ce qui lui ressemblait tellement, au fond. Alan attendit, ne regardant ni Prudence ni le décor du bureau, mais uniquement le regard perçant de la directrice.

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Poufsouffle

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MessageSujet: Re: Ne me tuez pas ! [PV]   Dim 17 Juil - 20:26

Bien malgré elle, Prudence avait reculé de quelques pas (« Vas-y, Alan, passe devant, je te couvre ! »), quand son ennemie personnelle la directrice s’était tournée vers eux. La jeune fille avait beau avoir encouragé Alan à aller la trouver pour lui conter ses malheurs (« Ahlala, Professeur, je ne comprends pas, je baguenaudais tranquillement dans les couloirs, en honnête homme que je suis, quand tout à coup, j’ai été sauvagement alpagué par une bande de grossiers personnages : mon sang n'a fait qu’un tour et je viens demander réparation du préjudice moral. Ces chenapans ont détruit toute la belle confiance que j’avais en moi : regardez professeur, c’est bien simple, je ne peux plus me déplacer sans un garde du corps ! »), elle avait beau demeurer intimement convaincue qu’il s’agissait de la décision la plus raisonnable (et pour qu’elle se résignât à écouter la voix de la raison, plutôt que sa fantaisie, qui lui soufflait de tendre une embuscade aux abominables malotrus qui avaient eu l’outrecuidance de s’en prendre à son ami, il fallait que la situation fût préoccupante), la froideur irritée avec laquelle le professeur McGonagall les accueillit, lui fit presque regretter de ne pas avoir laissé Alan se dépatouiller tout seul cherché à régler le problème par ses propres moyens (« Tu sais, Alan, je connais une porte de toilettes qui se bloque très facilement… Peut-être que si on parvenait à attirer tes deux margoulins dedans, ils resteraient enfermés… »).

Sans se l’avouer, car elle avait tout de même sa petite fierté à préserver, Prudence était soulagée de voir Alan prendre la tête des opérations : malgré le léger dégel qui s’amorçait – comprendre par là qu’ils venaient de passer de la tempête polaire au blizzard sévère – la Poufsouffle demeurait très mal à l’aise, et elle eut l’impression, en suivant la vieille femme bim, moins cinquante points pour Poufsouffle dans son bureau (* Anisette ? Sérieusement ? Pourquoi pas Absinthe ou Whisky Pur Feu, tant qu’on y est ? J'ai toujours su que la réputation d'alcoolisme des enseignants n'était pas galvaudée !* avait-elle songé par devers elle, sa famille maternelle comptant trop d’herboristes pour qu’elle n’en eût pas tiré une ou deux leçons étonnantes), de se jeter dans la gueule du loup ou, en l’occurrence, de la lionne. Si elle n’avait pas eu la loyauté chevillée au corps – elle était, après tout, une brave petite Poufsouffle – elle se serait probablement laissé aller à maudire le jeune sorcier, qui n’avait pu s’empêcher de frayer avec un Serpentard qu’elle trouvait, en ce qui la concernait, parfaitement ennuyeux. Pourquoi diantre n’avait-il pas fait montre de davantage de sens tactique, en ignorant tout bonnement leur camarade ? En tant qu’élève de première année, il aurait pourtant dû savoir que le maître mot était : « ne pas se faire remarquer », ne serait-ce que parce qu’il lui manquait, à la louche, deux têtes et quelques dizaines de kilos pour que le combat contre ses aînés fût équitable.

Perdue dans ses pensées, Prudence posa une fesse circonspecte sur une des chaises que le professeur McGonagall leur désignait, comme si elle redoutait qu’un piège à loup ne se dissimulât dans son rembourrage, et se dandina nerveusement. Maintenant qu’elle écoutait Alan expliquer la mésaventure qui les amenait, elle craignait que la directrice ne le prît pas au sérieux, voire l’accusât de paranoïa (« Mais non, enfin, Carmichael, arrêtez de dire des bêtises, personne ne vous surveille, et encore moins mes bébés Gryffondors, qui ne sont que paix, amour, noblesse et justice ! »). Quant à calmer son angoisse grandissante avec du chocolat… L’offre de Minerva ne faisait qu’accroître sa nervosité : elle avait entendu dire qu’à une certaine époque, les professeurs n’hésitaient pas à recourir à du Veritaserum, pour tirer les limaces de la gorge vers du nez de leurs élèves, et elle n’était pas loin de soupçonner la directrice d’en avoir fourré les friandises… Elle s’abstint donc d’y toucher, préférant prendre le risque de froisser la susceptibilité de son enseignante – elle n’était, de toute façon, plus à un impair près – plutôt que de se mettre à déballer tout ce qu’elle pensait à haute voix (« C’est pas pour critiquer, c’est pas mon genre, mais c’est quoi, déjà, l’intérêt de la métamorphose ? Et sinon, vous contrôlez quelque chose, dans cette école, ou pas du tout ? Parce qu’on risque quand même de se faire agresser au détour de chaque couloir, je vous ferais dire. En plus, j’ai failli rester coincée dans les toilettes des cachots, l’autre jour, et ça, franchement, c’est une preuve flagrante de l’état de délabrement dans lequel se trouvent certaines parties de l’école. Sinon, en maternelle, j’étais amoureuse de Peter Lockheart, mais il s’est cassé le nez depuis, et il est devenu très bête… C'est lié, vous pensez ?»).  
- Non, merci, marmonna-t-elle d’un ton inaudible, tandis qu’elle évitait soigneusement de croiser le regard de Minerva.

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Prudence Faraday

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MessageSujet: Re: Ne me tuez pas ! [PV]   Dim 7 Aoû - 18:42

Les deux poufsouffles s'en sortaient bien que Minerva soit 1) plus fatiguée qu'énervée, 2) pas legilimens. Dans ce cadre précis, se transformer en chat ne l'aiderait pas beaucoup à traverser la psyché complexe de ses élèves. Faisant fi de la méfiance des deux élèves, la directrice commença à boire son thé en écoutant l'histoire du jeune Poufsouffle. Bien ne remette pas une seule seconde son histoire en question, elle ne voyait malheureusement pas ce qu'elle allait pouvoir faire pour l'aider. Ce genre de situation lui parvenait aux oreilles à longueur de journée que ce soit par ses collègues ou les préfets. Ponctuellement, elle parvenait à calmer les choses entre les maisons, mais à chaque fois un nouvel incident revenait mettre le feu aux poudres. Le mieux serait que La Menace soit pourchassée par les aurors, trouvée et enfermée. Toutefois, Minerva ne se leurrait pas, c'était bien plus facile à dire qu'à faire. La clandestinité connaissait les anciens mangemorts. Les plus discrets d'entre eux avaient déjà vécu dix ans sans se faire remarquer, et quatorze de plus jusqu'à leur grand retour. Pour peu qu'il s'agisse vraiment de mangemorts, par moment, elle en doutait. Cela ressemblait peu à leurs méthodes, et ils n'avaient plus de chef depuis la chute de Voldemort…

« Vous devriez au moins prendre un peu de thé mademoiselle Faraday, vous êtes bien pâle. Désirez-vous que je fasse quémander madame Pomfresh ou mademoiselle Strue ? » Ces deux dernières étaient les infirmières de l'école. Minerva avait parfois du mal avec Halloween qui avait été une élève assez dissipée autrefois, mais elle faisait un assez bon travail dans l'ensemble.

Elle attendit la réponse de la jeune fille et revint vers son camarade. Elle avait volontairement laissé un peu de temps avant de répondre pour se laisser celui de la réflexion sur la marche à suivre. « Pourriez-vous me décrire avec précision ce Gryffondor et ce Serdaigle, monsieur Carmichael ? Un détail me permettant de les identifier peut-être ? » Parce qu'avec une simple couleur de cheveux, elle craignait de ne pas pouvoir faire grand-chose (Teddy Lupin avait les cheveux bleus en ce moment, mais il était à Poufsouffle, donc ce n'était pas lui!).

« Si tel est le cas, ils seront punis comme il se doit. Néanmoins, vous vous doutez sûrement tous les deux que votre histoire n'est pas une anecdote isolée. Plusieurs élèves se sont faits maltraités, principalement des Serpentards. Mes collègues et moi-même faisons tout notre possible, mais la haine, comme l'amour, est doté d'un grand pouvoir… c'est pourquoi il faut répondre par les pouvoirs du cœur. Votre loyauté envers votre ami est sûrement le meilleur rempart entre lui et la haine que certains lui portent. Toutefois, votre inquiétude est compréhensible et si nous trouvons vos agresseurs, croyez bien qu'ils ne vous ennuieront plus jamais... » La menace sous-jacente dans ces dernières paroles étaient claires. Minerva n'était pas femme à laisser la sédition (mal venue) s'installer dans son école, quand bien même elle continuerait à y passer des nuits blanches. Elle se promit d'ailleurs d'envoyer un hibou à la ministre Granger-Weasley dès que les enfants seraient sortis de son bureau.


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Poufsouffle

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MessageSujet: Re: Ne me tuez pas ! [PV]   Dim 11 Sep - 16:41

Alan était infiniment persuadé qu'un jour, il adorerait la rigueur et l'infini abnégation de Minerva McGonagall. Elle le rassurerait et forcerait son admiration, même.
Pour l'heure, il trouvait juste la directrice incroyablement peu chaleureuse, voire un peu stressante. Autant le bureau de la directrice plaisant énormément au jaune et noir et le mettait à incroyablement l'aise – il y aurait vécu -, autant le regard perçant et la posture droite de la vieille professeur lui donnait l'envie de s'enfoncer dans son siège plus même que Prue. Mais il se fit violence et se remémora les conseils de papa et s'imagina comment son paternel avait survécu en son temps à l'Animagus aurait pensé et répondu à la question. Papa était quelqu'un d'assez peu chaleureux lui aussi, à sa façon, et bien qu'il ait très peu confiance en lui, il n'en avait jamais rien montré personne. Poker Face, comme aimait en plaisanter Alan.

« Je n'ai pas leur nom, mais... ils sont assez grands. Au moins en 6ème année. Le Serdaigle a les cheveux très noirs, les yeux bleus et est assez fin. Le Gryffondor plutôt blond, les yeux marrons je dirai, et lui est plutôt costaud, assez carré d'épaules. Ils n'ont pas vraiment d'autres signes distinctifs. »

Fort heureusement pour Minerva McGonagall, Alan avait une excellente mémoire visuelle. Si certains remettaient assez mal les gens, ce n'était pas le cas de l'Irlandais. Il se rappelait volontiers une situation plus qu'un son, une odeur ou une parole. Il fallait aussi reconnaître que quand on avait deux visages peu amicaux collés au sien, on s'en rappelait aussi fort aisément.

Mais une onde de terreur traversa cependant Alan quand le professeur McGonagall lui confia que les deux coupables seraient sévèrement punis pour leur acte. Rien n'aurait pu tétaniser plus Alan Carmichael. Même la perspective de se faire taper dessus parce qu'il avait désobéi aux deux élèves l'emballait plus. Punir le Gryffondor et le Serdaigle revenait à crier haut et fort qu'Alan avait finalement été tout balancer ce qu'il était en train de faire, certes, mais là n'était pas la question. Les représailles seraient certainement dix fois pire que la punition initialement prévue. Ils allaient même redoubler de prudence pour ne pas se faire attraper et Alan allait devoir être sans arrêt sur ses gardes. Non, punir quiconque directement revenait à pendre Alan à une des anneaux de Quidditch, trois couteaux dans la poitrine, après l'avoir copieusement empoisonné.

« Vous comptez les... les punir ? »

La peur d'Alan était tout à fait palpable. Bien plus que quand il était arrivé, pire même encore que quand il s'était fait agressé. L'idéal aurait été que le professeur McGonagall les prenne en flagrant délit de menace, là, Alan aurait été innocenté. Ainsi le Poufsouffle aurait pu continuer à parler avec Mae en toute quiétude, sans se stresser de ce qui pourrait lui arriver.
L'entretien prenait pour lui une tournure tout à fait sordide.
Il risqua un regard à Prudence avant de regarder le professeur McGonagall dans les yeux, l'air grave.

« Mais... ce n'est pas dangereux ? »

Il allait de soi que la loyauté d'Alan envers Maé n'allait pas changer. Le jaune et noir redoutait en revanche que si on découvrait qu'il était allé cafter, on s'en prenne insidieusement à lui, mais en plus aussi à son ami Serpentard !
Alan avait tout à fait conscience de son manque de courage. A vrai dire, c'était Magnus et Prudence les courageux du groupe, lui avait totalement conscience que son point faible était ses amis. Entre son cousin, sa meilleure amie et lui, si quelqu'un était prompt à faire l'objet d'un chantage efficace, c'était lui. Pas parce qu'il avait peur pour sa petite personne, mais bel et bien parce qu'il avait totalement conscience de ses limites et qu'il se savait impuissant pour défendre ces amis c'est toujours Prue qui menace, en principe !.
Et quand les grands s'en mêlaient, généralement, ça se finissait bien. Là, Alan se posait de sérieux gros doutes quand à la bonne fin de l'opération. Si ça continuait comme ça, le plan de Prudence d'aller voir le professeur McGonagall allaient attirer encore plus d'ennuis à Alan, mais aussi à ses amis.

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Ne me tuez pas ! [PV]
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