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 Concours #3 Une nouvelle du passé !

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Directrice de Poudlard

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MessageSujet: Concours #3 Une nouvelle du passé !   Sam 2 Juil - 17:42

Cette fois, il s'agit d'écriture. Sur un forum RP, quoi de plus normal, hein ?

Objectif : Prenez un de vos personnages (élève ou adulte) et imaginez qu'à cause d'un sort noir il a été envoyé plus de quatorze ans dans le passé, à l'époque de la Guerre contre Voldemort. Votre personnage va devoir éviter de changer le passé tout en trouvant un moyen de rentrer... pas facile quand Poudlard est plein de Mangemorts et que la Grande Bataille de Poudlard n'est plus qu'une question de jours...

Durée : Ce concours est ouvert jusqu'au 25 septembre 2016 IRL à minuit. Les votes auront lieu les semaines qui suivront.

Conditions de participation :
- Tout le monde peut participer avec le personnage de son choix.
- Une seule participation par joueur.
- Votre nouvelle doit faire au minimum 1000 mots pour être acceptée et doit, bien entendu, respecter le thème.
- Votre participation doit être postée à la suite de ce message avant la date butoire.

Prix :
- Tous les participants auront droit à un petit cadeau graphique.
- Le vainqueur gagnera un goodies Harry Potter envoyé par la poste début octobre.
Note : Si le vainqueur ne souhaite pas donner son adresse postale (ou n'est pas intéressé par un goodies) mais veut participer au concours quand même, il pourra désigner quelqu'un d'autre qui recevra le cadeau à sa place.
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Capitaine de Poufsouffle

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MessageSujet: Re: Concours #3 Une nouvelle du passé !   Ven 30 Sep - 7:51

Il y'a des jours où rester au lit, est la meilleure des choses à faire.
Et des jours où non. Des jours où se lever à 8h, s'habiller et partir de la chambre en courant est presque salutaire. Ce samedi était un de ces jours-là, le lendemain d'une nuit chaotique où Magnus Fitzpatrick – son cousin bien-aimé – avait presque craché ses poumons, reniflé à n'en plus finir, tout en rouspétant à son maximum et en se levant tous les quarts d'heure pour aller on ne sait où, parce qu'il 'avait chaud'. Bref, Magnus était en train de mourir à petit feu.

Et si ce n'était pas la maladie qui mettrait fin à ses jours, Alan s'en chargerait. Mieux vallait donc jouer la sécurité, éviter Azkaban et fuir les dortoirs de Poufsouffle le plus rapidement possible. Voir le ciel bleu lui ferait le plus grand bien pour oublier cette atroce nuit. Alan se promit à son retour de repasser voir Magnus pour s'occuper un peu de lui environ 2 ou 3 minutes, mais pour l'heure il avait besoin de prendre l'air. Le première année se rendit directement dans le parc, il savait qu'à cette heure là il n'y croiserait personne, ce qui était très bien. Filant en direction du lac, Alan fut rapidement surpris de constater qu'une cape reposait sur l'herbe, seule, visiblement oubliée par son propriétaire le lâche. Le jaune et noir la récupéra sans attendre, afin d'identifier la maison de l'heureux gagnant (via un éventuel blason) et sentit presque instantanément son estomac et son cerveau faire une bonne vingtaine de tours dans son corps. Bizarre... bizarre ? Vous avez dit bizarre ? Alan se redressa après quelques secondes et posa son regard sur le lac noir, toujours aussi calme. Ce n'est qu'après avoir copieusement rendu son repas de la veille sur l'herbe verte que le jeune Irlandais compris ce qui lui arrivait, ce qu'il se passait en gros avec son corps. Son cousin [strke]presque-feu-Magnus Fitzpatrick[/strike] avait gentiment partagé avec lui son insupportable maladie. Maudit Magnus ! Il ne pouvait pas la garder sa peste, nom d'un dragon ?!
Comme si Alan avait besoin de passer une seconde nuit blanche, tiens !

Furieux contre son cousin et ne ressentant pourtant aucun des symptomes d'un éventuel rhûme ou autre grippe, Alan se dirigea vers la grande salle afin d'y prendre un bon petit déjeuner. Ça ne pouvait pas lui faire de mal et de toute façon il n'avait pas spécialement envie de revenir dans la salle commune tout de suite.
Le petit-déjeuner se passa lui aussi assez bizarement. Alan était accompagné d'une demi-douzaine d'élèves à la table des Poufsouffle, mais aucun dont la tête lui revenait. L'Irlandais passa la majeure partie de son repas à fixer intensément un à un chacun des étudiants présents dans la grande salle sans qu'aucun d'eux ne lui dise rien. Bon, certes, ils n'étaient pas très nombreux à manger à cette heure-ci, ce jour de la semaine, et il ne connaissait pas tout Poudlard, mais quand même. Alan n'était pas vraiment vraiment réveillé et il mit ce petit trouble sur le compte d'une très – vraiment très – mauvaise nuit. Quoiqu'il en était, ce petit-déjeuner le requinqua et c'est avec une presque bonne humeur qu'il rejoignit sa salle commune.

Arrivé dans les sous-sols, ce ne sont pas les longues complaintes de Magnus qui l'allertèrent (lui avait la chance d'être de l'autre côté de la porte de la salle commune, ce qui n'était pas le cas des autres Poufsouffle !), mais celles de plusieurs voix de filles au fond du couloir. En écoutant bien, Alan compris qu'il s'agissait en fait de cris, et sans attendre, sans même réfléchir, il fonça en galopant vers l'origine du bruit, c'est à dire les cachots. L'Irlandais n'était ni courageux, ni même stupide (on aurait pu le croire puisque la dernière fois qu'il avait foncé vers des cris dans les cachots il s'était retrouvé nez-à-nez avec un épouvantard), il était juste altruiste et quand il y avait danger, il aidait, c'était aussi simple que celà. Qu'elle ne fut pas sa surprise quand le sorcier se retrouva devant un groupe de Serpentard en train de jeter des sorts à des petites Gryffondor, affalées par terre et pleurant à chaudes larmes.

« Hé ! Ça va pas non !? »

Les Serpentard étaient en 5ème année au moins et les filles avaient environ son âge, Alan n'en reconnut pourtant aucune. Complètement effaré et choqué et sans avoir l'esprit de prendre sa baguette (pour faire quoi ? Il était en première année et un Lumos avait rarement fait du mal à quelqu'un) Alan fut trop peu rapide face à la dextérité du Serpentard le plus proche de lui. Sans qu'il comprenne ce qu'il lui arrivait, un des vert et argent pointa sa baguette sur lui et hurla, ses mots résonnant dans tous les cachots :

« Endoloris ! »

Une immense douleur parcourut Alan, qui instantanément s'effondra au sol. On entendit résonner les cris du Poufsouffle comme on avait entendu un peu plus tôt ceux des jeunes Gryffondor, c'est à dire avec force et emplis d'uns immense détresse. Alan n'avait jamais ressenti une telle douleur, elle était tellement intolérable que le sorcier avaient les yeux embués de larmes et aurait préféré mourir sur le coup.

« Qu'est-ce qu'il veut le morveux... On fait quoi de lui ? »
« On a qu'à l'amener à Amycus et lui dire qu'il a voulu jouer les héros. »
« Ouais. On pourra s'occuper de lui en retenue comme ça. »

Sans comprendre comment il avait fait, le Poufsouffle se tenait déjà sur ses jambes (ce qui était un miracle vu comment elles tremblaient) et se faisait pousser par les Serpentard, aux côtés des filles. Les baguettes étaient pointées sur eux et Alan n'osa même pas tenter de fuir, il avait bien trop peur qu'on lui inflige une nouvelle fois un sort impardonnable. Il en était sûr, si on recommençait, la douleur serait tellement insupportable qu'il en mourrait sur le coup. C'était tellement atroce à vivre qu'Alan compris les cris des Gryffondor qui l'avaient allerté un peu plus tôt.  Il ne voulait plus jamais ressentir ça. Pire, sa peur immédiate était que Prudence ou un autre Poufsouffle ait entendu ses cris et arrive à son tour dans les cachots pour prêter main forte. Ce serait la dernière des calamités si on jetait un sort à Prue et il ne se le pardonnerait d'ailleurs jamais.

« C'est qui Amycus ? Qu'est-ce qui se passe ? »

Alan était perdu et comprennait bien que quelque chose clochait. Mais il ne savait pas quoi, ce qui l'agaçait. Tout était incohérent et avait pris une tournure catastrophique. Il avait fait un bon dans le futur ou quoi ? Il n'y a que ça de 'logique' dans son raisonnement pourtant confus. Le meilleur moyen était de questionner ses compagnons d'infortune pendant que les Serpentard parlaient entre eux.

« Amycus Carrow, le prof de magie noire. Il aime encore plus qu'Alecto lancer des sortilèges Doloris. »

Alan regarda la Gryffondor et son expression faisait peur à voir. Jamais on ne l'avait vu si perdu. Il préféra d'ailleurs se taire plutôt que prendre le risque de poser les 3 milliards de questions qui fusaient dans sa tête. Amycus ? Alecto Carrow ? Professeur de Magie noire ? Des sortilèges Doloris à Poudlard ? Mais c'était quoi ce bazar, qu'est-ce qu'il se passait? Convaincu que la réponse au problème était autre chose qu'un soudain revirement des Serpentard qui demeuraient depuis plusieurs mois plus ou moins pacifistes, Alan sentait bien que quelque chose lui échappait. En montant les escaliers pendant de longues minutes, le groupe finit par arriver au 3ème étage, le petit Irlandais était à bout de force. Il était perdu et il commençait à se demander s'il était bien dans son Poudlard. Son Poudlard à lui, où les Serpentard étaient persécutés par tous les autres élèves, où il se rapellait très bien des têtes des élèves de 1ère année, où jamais, jamais un élève n'aurait jeté un sortilège impardonnable à un autre élève. Dans le doute, Alan préférait demeurer silencieux. S'il ne disait rien de stupide, il s'attirerait forcément moins d'ennuis. Mais ça n'éclairait pas pour autant sa lanterne.

Tout d'un coup, des cris se firent entendre derrière eux et des sortilèges éclairèrent le couloir de diverses couleurs. Par réflexe, les premières années s'accroupirent, mais ils n'étaient pas la cible des tireurs. Quand Alan se tourna, il constata avec bonheur que les 4 Serpentard étaient étendus au sol, morts manifestement pétrifiés. Un groupe d'élèves le visage caché par des capuches s'approcha d'eux par derrière, les baguettes tendues. C'était eux – sortis d'on ne sait où - qui avaient neutralisé leurs geoliers. Partagé entre l'envie de leur sauter au cou et la peur de ce qu'il allait découvrir par la suite, le Poufsouffle n'eut même pas le temps de poser une seule question. Ce fut sans paroles.
Les élèves encapuchonnés les firent courir à leur côté en leur ordonnant à plusieurs reprises de les suivre, tout en étant très discrets.
Ils arrivèrent après de longues minutes face à un mur et une des silhouettes passa trois fois devant, dans le silence le plus total - comme un parfait idiot - avant qu'une porte n'apparaisse finalement. Sans attendre, le petit groupe entra dedans et referma la porte derrière lui, sans que personne n'ait ouvert la bouche. Puis le brouhaha les submergea de toute part.

« Bon j'aimerai bien savoir ce qu'il se passe, maintenant ! »

Du haut de ses 1m40, Alan Carmichael et son uniforme de petit Poufsouffle ne devait impressioner personne. Surtout pas un groupe d'élèves qui se servait mieux de leurs baguettes magiques que lui de ses cartes de Chocogrenouille.

Quelqu'un prit cependant la peine de lui répondre.

« Ne t'en fais pas, tu ne risques plus rien maintenant. Je m'appelle Lavande, et toi, comment tu t'apelles ? » Demanda une jeune fille suffisament âgée pour être au moins en 6ème année, très jolie et manifestement à Gryffondor (on remerciera plus tard celui qui a inventé les cravates et les blasons).

« Alan... Mais... On est où là ? » Tenta t-il, histoire d'avoir des réponses à ses questions sans n'éveiller aucun soupçon.

« On est dans la salle sur demande. C'est Neville – le garçon là-bas – qui l'a créée sur mesure pour nous, pour qu'on puisse échapper à Rogue et aux Carrow. Tu ne risques absolument rien ici, je te le promets. Plus jamais la Brigade Inquisitoriale ou même ces saletés de mangemorts ne pourront te torturer. »

Alan ne savait pas ce qui était le plus grave. Qu'un élève de Poudlard l'ait torturé à l'aide d'un sortilège impardonnable dans l'enceinte de l'école alors qu'il n'avait rien fait, ou qu'il ait été sauvé par un groupe d'éléves qui s'était réfugié dans une salle de l'école, pour éviter les tortures à répétition qu'ils avaient subis, ce qui semblait normal.
A l'évidence, il y'avait anguille sous roche, et le petit Irlandais commençait à sentir d'où venait son problème. Et ça n'avait rien à voir avec 'Rogue', "Carrow" et la "Brigade enquiquineuse".

« D'accord... Merci. Je peux savoir si quelqu'un a un exemplaire de la Gazette, s'il te plait ? »

Alan espérait rester assez vague pour ne pas faire d'erreurs, ni même de gaffes.
Il fit bien, comme le jeune sorcier se le confirma mentalement en lisant plus tard un exemplaire assez récent de la Gazette du Sorcier, que la fameuse Lavande en question venait d'aller lui chercher.
1998.
Ils étaient en 1998.
Le coeur d'Alan manqua un battement et c'est là qu'il décida de regarder un à un les visages de tous les élèves de Poudlard qui l'entouraient, sans même entendre ce que lui soufflait la rouge et or.

« Tu as perdu quelqu'un ? Tes parents sont moldus ou sorciers ? »

Il n'en connaissait aucun. Personne. Même pas un visage lui disait quelque chose. Si, il y'avait bien une rouquine qui lui semblait familière, mais il n'en était pas vraiment sûr.
Ce qu'il savait, c'est que sur tous les élèves présents ici, il était impossible qu'Alan Carmichael, observateur aguerri, ne reconnaisse aucun visage. C'était impossible.

Ça confirmait ce qu'il redoutait depuis plusieurs minutes : selon toute logique, alors qu'il ne voyait absolument pas comment, alors que rien ne l'avait préparé à ça, Alan avait voyagé dans le passé. 14 ans dans le passé, pour être exact.

« Je, je... J'ai un problème. J'ai un problème. Je ne peux pas en parler mais j'ai un problème. »

Et là, l'Irlandais entendit Prue, qui lui HURLAIT que c'était trop cool, qu'il allait pouvoir voir comment c'était avant quand c'était le bordel à Poudlard, mais véritablement à cause des Serpentard cette fois - voir Voldemort, pourquoi pas ! - qu'il avait voyagé dans le temps, qu'il pourrait voir McGonagall jeune et avec moins de rides, et pourquoi pas Harry Potter en personne, tout ça ! Même dans le passé et quand elle n'était pas là, Prudence ne disait que des anneries.

McGonagall... Mais oui, McGonagall, c'était elle qu'il devait voir ! Il y'avait 14 ans, elle était à Poudlard ! Elle pourrait peut être savoir ce qui lui était arrivé, à lui, en 2012. Il pouvait lui parler à elle, elle n'était pas une élève, elle serait assez intelligente pour ne pas modifier le passé, ne pas vouloir connaître son avenir et pourrait peut être même le renvoyer dans le futur.

« Qu'est-ce qui se passe Alan ? Tu vas bien ? »

Lavande – qui avait pris le rôle de coach officiel de petit Poufsouffle égaré – lui mit la main sur l'épaule et fronça les sourcils devant le teint livide du jaune et noire. Certes, Alan avait déjà été en meilleure forme qu'à ce moment là. En fait, il se sentait de trop. Il sentait qu'il n'avait rien à faire ici et qu'avant de faire une GROSSE bêtise, il devait rejoindre son époque. Parce que dans les voyages dans le temps, c'était souvent des broutilles qui chamboulaient tout un avenir. Mettons, là, rien que le fait de parler à Lavande modifiait peut être son avenir à elle. Si Lavande lui parlait à lui, elle n'écoutait peut être pas quelqu'un d'autre. Quelqu'un d'autre qui dans le vrai futur, avait réussi à sauver Lavande d'une mort attroce. Et là, juste parce qu'Alan Carmichael lui avait parlé deux minutes, plus tard dans la journée ou dans la semaine, elle allait mourir. Il faisait des dégâts à chaque seconde qu'il passait dans cette époque.
Le sorcier aurait dû courir et se jeter par la fenêtre, c'était le plus efficace et le moins gênant pour tout le monde. Mort, il ne ferait aucun dégât.
Quoique.

« Oui. Il faut, il faut absolument que je sorte d'ici. Je dois voir le professeur McGonagall de toute urgence. »

Les yeux de Lavande semblèrent se remplir de détresse. Pas parce que la mission paraissait difficile, mais parce qu'elle ne savait pas comment dire à Alan que ce qu'il voulait était tout bonnement impossible. Quand il vit comment ses voisins écoliers vivaient ici, dans des hamacs, les bannières de Poufsouffle, Gryffondor et Serdaigle pendues aux murs, des étagères, bibliothèques ornant la pièce, il comprit qu'ici, on ne faisait pas ce qu'on voulait. Ils y étaient installés depuis bien trop longtemps pour qu'ils permettent qu'on mette en péril leur sécurité.

La question était de savoir s'il pouvait sortir d'ici seul. La réponse était non. Il allait devoir demander à quelqu'un et très rapidemment. Et la personne en qui il avait le plus confiance ici, c'était la seule personne à qui il avait parlé depuis son arrivée.

« C'est... c'est impossible, Alan. Je suis désolée, on ne peut pas sortir comme ça, c'est beaucoup trop dangereux. La Brigade peut t'attraper et te faire parler sous Veritasérum, et tu en sais déjà trop sur nous. C'est beaucoup trop risqué, je suis désolée... »

La jeune fille semblait réellement abattue. Elle portait sur elle sa gentillesse mais hélas, bien qu'Alan reconnaissait chacun de ses arguments, il ne pouvait pas faire autrement que de  partir. Sa présence mettait en danger tout le passé. Enfin, tout leur futur, en l'occurence. Il n'avait rien à faire là. Allez savoir, le simple fait qu'il soit là pouvait redistribuer les cartes et donner l'avantage à l'ennemi. Après tout, les Serpentard qui l'avaient capturé se rendaient aux cachots avec les filles Gryffondor, ils ne seraient jamais montés dans les étages si lui-même n'avait pas été là. Qui sait, en faisant en sorte que 4 Serpentard soient pétrifiés dans un couloir, il avait peut être déjà changé le passé de manière irrémédiable.

Seulement deux choix s'offraient donc à lui.
Soit il disait toute la vérité à Lavande, il lui expliquait que par une magie qu'il n'expliquait pas il se retrouvait 14 ans en arrière. Qu'il devait absolument retourner dans son époque avant de changer le passé de manière définitive. Et que pour ça, la seule solution était de voir le professeur McGonagall, la seule sorcière qui pouvait l'aider. Il prenait dans ce cas là évidemment le risque – et il en était très conscient – que la Gryffondor ne le croit pas, pire, le croit fou. Dans ce cas il était clair qu'ils allaient tous le garder à l'oeil et il n'aurait alors plus jamais aucune chance de quitter cette pièce.
Soit, il pouvait fuir, quitter la salle sur demande sans demander son reste, en tablant sur le fait que Lavande le suivrait pour l'aider.

Ce qu'il fit.
Sans adresser le moindre mot, Alan bondit vers la porte et l'ouvrit. Il entendit un petit cri de Lavande et espéra secrètement qu'elle le suivrait. Sans elle, il n'avait aucune chance de survie dans ces couloirs où virevoltaient chaque 3 minutes un Avada Kedavra ou un Endoloris. Il courut. D'abord silencieusement, pour vérifier qu'aucun bruit n'arrivait dans sa direction, puis réalisant que quelqu'un le suivait aussi, plus vite.
Si Lavande l'attrapait trop tôt, elle le tirerait de force vers la salle sur demande. Et face à une fille de 17 ans, armée d'une baguette, le petit première année n'avait aucune chance de lutter. Le pire, c'est que si elle faisait ça elle serait persuadée d'agir pour le bien d'Alan, et le bien de tous. Alors que c'était pile le contraire.

Alors Alan courut.
Il dessendit les escaliers et alors que Lavande se retrouvait bloquée en attendant qu'un arrive pour la faire avancer, elle s'adressa au Poufsouffle, le plus doucement mais le plus audiblement possible :

« Reviens ici ! C'est trop dangereux. Re-viens-ici ! »

Alan s'en voulut de la tirer dans cette histoire. En fait, plus il courait, plus il se rendait compte que la venue de la jeune fille ne servait à rien. S'ils tombaient sur cette fameuse Brigade, Lavande seule ne pourrait rien contre eux. En fait, il n'avait fait que lui attirer des ennuis à elle aussi. La seule chose qu'il pouvait faire, c'était la semer en espérant qu'elle rebrousserait chemin et qu'elle ne se ferait attraper par personne.

Arrivé au premier étage, Alan réalisa que des bruits arrivaient dans sa direction. Sans attendre, il se cacha derrière une statue. Lavande avait disparu de son champ de vision.

« Tu es là ! Misérable vermi...humpf. Qu'est-ce qui te prends ? Tu es fou ou quoi ? Tu veux nous faire tuer ? »

« Tais-toi, des gens approchent. »

Un groupe d'élèves arriva et les deux sorciers se cachèrent derrière la statue. C'était comme on pouvait s'y attendre, des Serpentard. Et fort heureusement, ils ne semblaient pas encore savoir que leurs petits copains, 4 étages plus tôt, sniffaient la poussière du sol. Alan et Lavande se collaient entre eux pour paraître le plus petit visuellement possible.

« Attention, tu écrases ma cape. »

Alors qu'Alan priait le ciel, Merlin, l'Irlande, ses lochs et ses farfadets que personne ne puisse les voir, l'idée de génie lui vint à l'esprit. Sa cape. La cape ! C'était ça ! C'était là que tout avait commencé ! Il n'avait pas vomi parce qu'il était malade – la preuve, il n'avait aucun symptôme - il avait rendu son repas de la veille parce qu'il avait voyagé dans le temps grâce à la cape ! C'était elle qui était ensorcelée, elle qui l'avait fait voyager. Pourquoi et comment lui passait carrément au dessus, c'était mathématique, c'était logique, l'objet était enchanté et l'avait amené 14 ans dans le passé.

« Je sais. Ça y'est. J'ai la solution ! »

Alan passa d'une mine réjouit et radieuse à un ton presque grave, réalisant que ce qu'il devait faire était loin d'être facile. Il s'adressa à Lavande doucement, parce que bien que les Serpentard les avaient dépassés depuis un moment, il fallait rester prudent.

« Lavande, ne me suis pas. Je te promets que je ne me ferais pas prendre. Je te le jure. Fais moi confiance, tu peux avoir confiance. N'ait aucun regret, tu ne peux rien faire pour me ramener dans la salle sur demande, je dois partir. Juste, ne te fais pas prendre. C'est la seule chose que je regretterai. Et ne pose pas de questions. »

Alan ne sut pas trop si Lavande était d'accord avec ses paroles ou pas, puisqu'il la quitta presque aussitôt. Il pensait l'avoir convaincue, puisque le dernier mot qu'il entendit était 'Au revoir'. A moins qu'il ait rêvé. Peu importe, il avait plus à penser qu'à faire plaisir à une rouge et or qu'il ne connaissait pas qui portait un nom de fleur. Tant qu'elle restait en vie, c'était le principal.

Réalisant que son seul espoir de rentrer chez lui était non pas d'aller voir le professeur McGonagall, mais bel et bien de retrouver la cape ensorcelée, Alan partit en direction du rez-de-chaussée au pas de course, tout en restant très discret. La cape, il savait où elle était, il savait où il l'avait perdue. Durant son trajet du parc à la Grande Salle, la cape n'avait pas quitté sa main, durant le petit-déjeuner, elle avait toujours été à côté de lui, presque collée à sa jambe. C'était dans les sous-sols, quand il avait entendu les cris d'alerte, qu'Alan avait tout laissé tomber pour courir au secours des filles en détresse. C'était là qu'il l'avait perdue. Il fallait juste que personne ne l'ait trouvé avant lui, juste ça.

S'arrêtant à chaque angle de couloir pour jeter un coup d'oeil furtif à qui pouvait bien arriver, Alan mit plusieurs longues minutes à parvenir aux sous-sols. Mieux vallait y arriver en étant prudent, qu'y courir et se faire capturer à nouveaux par des Serpentard. Très franchement, hormis le contexte de temps dans lequel il était, il aurait préféré mourir plutôt que subir à nouveau un Doloris. Et c'était vrai.
A portée de la salle commune de Poufsouffle, le coeur du Poufsouffle se mit à battre plus fort. Il sortit sa baguette, et lança pour contrer cette obscurité malsaine qui l'entourait :

« Lumos. »

La cape était là. Sans attendre, que quelqu'un sorte du noir pour l'assomer et le séquestrer à jamais, qu'un groupe de Serpentard ne l'entende et tire à vue sans poser de question, ou qu'un Poufsouffle sorte de la salle commune et ne touche la cape avant lui, il s'en empara. Il ne savait pas si ça allait marcher, pas si un simple contact suffirait, mais Alan le voulait tellement qu'il était sur que l'objet enchanté s'en comprendrait son souhait.
Comme plus tôt dans la matinée, son estomac dansa la rumba, comme s'il avait transplané 10 fois moins bien qu'avec papa et 3 fois plus longtemps.
Mais il l'avait bien ressenti, ce malaise. Ça ne pouvait dire qu'une chose.

Sans attendre, Alan fonça dans la salle commune de Poufsouffle. Il voulait voir Prue, son cousin, il voulait même bien attraper la peste de ce dernier rien que pour prouver qu'il était bien rentré chez lui. La salle commune était vide donc l'Irlandais fonça dans sa chambre. En ouvrant la porte, le jaune et noir trouva son cousin, Magnus, étendu sur le lit, un linge sur le front, le teint blanchâtre et la mine peu avantageuse. Il n'avait jamais été aussi heureux de le voir.

« Ah ben, quand même ! T'étais où ? Ça dix ans que je t'attends. Tu comptais me laisser mourir ici, c'est ça ? C'est beau la famille, si maintenant on ne peut même plus compter sur elle... Lâcheur ! »



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