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 [THEME] Une menace... menaçante !

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Serpentard

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MessageSujet: [THEME] Une menace... menaçante !   Lun 8 Aoû - 8:56

Une menace… menaçante !
Viska & Prudence
“Personne ne t'a jamais dit que... que la peur est un super-pouvoir. La peur peut te faire aller plus vite, te rendre plus intelligent, et plus fort.”



Jusqu'ici Viska avait pris toutes ces histoires de Menace et compagnie à la légère. Sa mère était une moldu, son père adoptif aussi, quant à son père biologique, il était un sorcier mais à part un bracelet frappé du symbole de sa famille, elle ne savait rien ça valait mieux, sinon la professeur Susan allait la cataloguer dealeuse de drogue comme elle est la nièce de Myrielle. Et personne ne semblait décidé à lui en dire plus. Alors, même si elle était à Serpentard et qu'elle subissait les brimades des trois autres maisons, elle arrivait la plupart du temps à en faire fi, parfaitement sûre de sa propre honnêteté. Sauf que là, leur salle commune avait été forcée. Les professeurs avaient installées de nouvelles barrières magiques autour du château et on parlait de faire venir des aurors au château pour protéger les élèves… Mais ça n'enlevait rien à l'angoisse que Viska ressentait maintenant à chaque fois qu'elle montait dans son dortoir. L'intrusion avait eu lieu il y a deux jours et, la veille, elle n'avait pas réussi à fermer l’œil pendant plusieurs heures avant que la fatigue et la nervosité n'ait simplement raison d'elle.

Certes, la Menace était plutôt pro-Serpentard, elle n'avait pas de raison de leur faire de mal… mais il n'y avait que les gens malhonnêtes qui venaient la nuit alors que tout le monde dormait ! Et puis cette personne était clairement pas très claire dans sa tête… qui pouvait deviner quelles étaient ses réelles intentions ? Viska s'inquiétait, pour elle, pour Dita, pour tout le monde finalement. Car si il ou elle était entré à Serpentard, il pouvait sûrement forcer les portes des autres salles communes aussi.

Sans trop savoir pourquoi, Viska était allée au bord du lac, et là, elle avait pleuré. L'angoisse la rongeait, la fatigue des derniers jours aussi, et pire que tout l'incertitude. Depuis le début, personne ne savait rien sur rien. Ce n'était pas qu'on ignorait seulement qui était la Menace, on ne savait pas non plus s'ils étaient plusieurs ou bien si c'était une personne isolée (plus le temps passait, plus cette dernière hypothèse prenait du plomb dans l'aile cela dit… venir illégalement à Poudlard n'était pas si simple que ça), son but n'était pas clair non plus car il disait aimer Serpentard, pourtant il pénétrait chez eux et ne faisait finalement que leur compliquer la vie à tous. Viska savait peu de choses de l'histoire des sorciers. Il était difficile dans le contexte actuel d'ignorer qu'une guerre avait eu lieu quatorze ans plus tôt, on leur en avait parlé en cours aussi, mais ses connaissances étaient restreintes. Même le monde le sorcier lui était globalement obscur : la première fois qu'elle avait vu un gobelin, elle avait hurlé et sauté en arrière ! Le gobelin en question n'avait pas trop apprécié notera-t-on.

La petite blonde pensait à tout ça quand elle sentit une présence derrière elle. Elle se tourna, espérant vaguement que ce serait sa meilleure amie Dita, mais c'était une de ses camarades de Poufsouffle. Reniflant et essuyant son visage avec sa manche, elle observa Prudence avant de se décider à parler la première : « Salut. » Que dire d'autre ? Qu'elle était là, par le froid d'une fin d'hiver, parce qu'elle avait une trouille affreuse ? Son orgueil s'y refusait, ou tout du moins elle refusait de le dire sans qu'on lui pose la question. Et comme elle voulait éviter de s'étendre sur ses larmes, elle continua à renifler très discret donc, personne n'a un mouchoir? et finit par dire : « Je ne pensais pas que n'avoir jamais lu plus de choses sur Poudlard me manquerait autant… tu sais s'il y a des livres sur l'école et les conflits qui y ont eu lieu à la bibliothèque ? » technique ultime de Viska : parler pour détourner l'attention. Ça marchait (presque) à tous les coups.

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Poufsouffle

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MessageSujet: Re: [THEME] Une menace... menaçante !   Lun 8 Aoû - 17:32

Pour la première fois depuis le début de l’année peut-être, Prudence n’était pas accompagnée, par l’un ou l’autre, sinon les deux, des membres de sa célèbre team de bras cassés, j’ai nommé les Cousins Terribles, Magnus et Alan, avec lesquels la jeune fille avait l’habitude de se livrer à tout un tas d’activités aussi fascinantes que l’ingurgitation méthodique de Chocogrenouilles (« Non, je ne vais pas aller dîner, je me sens un peu barbouillée… Mais ramenez-moi de la tarte à la mélasse s’il y en a. »), l’élaboration de théories du complot parfaitement farfelues (« L’information n’a jamais été confirmée, mais il paraîtrait que McGonagall prendrait régulièrement les traits d’un élève pour mieux nous espionner ! ») ou bien encore, la critique méticuleuse de la moindre parcelle de culture britannique relevée dans le château (« Ah ! A ce rythme-là, ça m’étonne qu’on ne nous oblige pas encore à chanter Rule, Britannia chaque matin ! »). Il n’y avait guère que lorsque Prudence partait se coucher que les trois compères se trouvaient, bien malgré eux, séparés.

Ce jour-là, toutefois, la fillette avait été lâchement successivement abandonnée par chacun de ses deux amis, sous les prétextes les plus fallacieux qui fussent, alors que Rosette, la chatte la plus débile mignonne de la création, était portée disparue. Prudence avait réalisé l’absence de l’animal presque dès son réveil, à l’heure où la bestiole avait coutume de venir réclamer, à grand renfort de miaulements et d'œillades pathétiques, sa pitance quotidienne. Rosette était, en effet, beaucoup trop inadaptée altière pour subvenir elle-même à ses besoins, et ne pouvait survivre sans sa ration journalière de « Kitkat-Ronron, la pâté des matous tout doux ! ». Elle était le seul chat de l’école, à la connaissance de Prudence, que les souris prissent en chasse dès qu’elle s’aventurait dans les sous-sols ou les greniers du château. Surprise de ne pas voir Rosette pointer ses moustaches de l’air détaché du chat qui a besoin des pouces opposables de l’humain (les sachets de pâté sont si mal conçus !) mais ne s’abaissera pas immédiatement à le montrer, Prudence s’était vaguement inquiétée. Rosette avait beau faire preuve d’une exactitude redoutable quand il s’agissait de manger – un trait qu’elle partageait avec sa jeune maîtresse, qui clamait haut et fort qu’elle se sentait toute faible et qu’elle allait certainement tomber d’inanition, dès qu’elle arrivait avec cinq minutes de retard dans la Grande Salle – elle était également une feignasse impénitente, si bien que la petite sorcière avait d’abord pensé que l’animal était encore en train de ronfler sur son coussin préféré de la Salle Commune.

Une rapide vérification plus tard, et elle tirait la sonnette d’alarme auprès d’Alan et de Magnus, pris, les malheureux, au saut du lit et le ventre vide. Prudence, qui avait un certain talent pour la dramatisation, n’avait pas lésiné sur les déclarations catastrophées (« Oh mon Dieu, c’est abominable, Rosette a disparu, je suis sûre qu’elle court un grave danger ! », « A l’heure qu’il est, la pauvre petite bête est peut-être en train d’agoniser dans un coin du château ! », « Non, on n’a pas le temps d’aller petit-déjeuner ! Tu aimerais ça, toi, qu’on te laisse mourir tout seul comme un malpropre pendant que d’autres s’empiffrent de bacon ? Hein ? Hein ? HEIN ? », « Non, tu n’as pas le temps de t’habiller non plus ! Je te dis que c’est une question de vie ou de mort ! », « Je me calme, si je veux ! Arrête de dire que je panique pour rien ! », « Un Catnapping. Je suis sûre que c’est un Catnapping. Je vais probablement recevoir une demande de rançon avant ce midi. Tu n’aurais pas dix ou quinze gallions à me prêter ? ») : sa stratégie du psychodrame avait fonctionné, ses amis l’avaient aidée à chercher Rosette, autour des quartiers de Poufsouffle dans un premier temps, à travers des couloirs et des pièces de plus en plus éloignés des sous-sols ensuite. La motivation avait cependant perdu du terrain au fur et à mesure que le temps avait passé : Magnus avait été le premier à déserter (« Désolé Prue, j’ai la gorge qui gratte et les yeux qui pleurent : je dois faire une allergie à la poussière, il faut mieux que je passe à l’infirmerie si je ne veux pas ressembler à un lapin albinos… »), bientôt rejoint par Alan (« Ahlàlà, Prudence, j’avais promis à Mae de le rejoindre à la bibliothèque en fin de matinée… Mais juré, je garde l’œil ouvert ! »).

Prudence soupçonnait, sans oser se l’avouer franchement, les deux cousins d’avoir filé dans la Grande Salle pour picorer les restes du petit-déjeuner, mais elle n’avait pas eu le courage d’aller vérifier, ni le mauvais goût de leur en tenir rigueur : son propre estomac criait famine. N’eût-elle pas tant douté des capacités de Rosette à rester en vie plus de douze heures d'affilée livrée à elle-même – de fait, la pauvre bête cumulait les titres de chat le plus peureux (« Oh Merlin ! Une araignée ! Qu’est-ce que je fais ? Qu’est-ce que je fais ?! ») et le plus malchanceux (« Prudence, Rosette vient encore de s’assommer contre un pied de table ! ») de l’univers – la Poufsouffle aurait elle-même jeté l’éponge. Mais, bien qu’elle pestât régulièrement contre la maladresse légendaire de son animal, et menaçât souvent de l’étrangler, elle tenait beaucoup à la chatte qui était, après tout, un cadeau d’Alan bien joué Alan. La jeune fille avait donc entrepris de faire le tour du parc, pensant que, peut-être, les premiers signes du retour du printemps (« Oh ! Regarde Alan ! Il ne neige plus, il pleut ! L’hiver est fini ! ») avaient  poussé Rosette à se risquer à l’extérieur de Poudlard, malgré les dangers évidents contenus dans la nature, au premier rang desquels la rosée (qui mouille les petits coussinets), l’herbe (qui gratte le ventre) et les arbres (dont on en sait jamais trop comment redescendre, c’est agaçant, à la fin !).

La fillette était donc occupée à traquer Rosette autour du lac, quand elle aperçut, à quelques mètres d’elle, une fourbe Serpentard, identifiable à son écharpe vert et argent. Prudence suspendit sa marche un instant, hésitant presque à faire demi-tour. Quoique Alan la bassinât à longueur de journée sur la bonté et l’innocence des Serpentards, ces pauvres petites créatures incomprises, Prudence observait, à leur égard, une forme de réserve circonspecte. Elle ne faisait certes pas partie de la horde d’élèves prête à leur jeter l’opprobre à la moindre occasion, et à les insulter à mi-voix dans les couloirs, quand on n’en venait carrément pas aux mains, mais elle n’appartenait pas non plus au groupe, plus réduit celui-là, de leurs défenseurs. La Menace mettait Prudence très mal à l’aise : elle ne comprenait pas grand-chose aux événements, et ignorait dans quelle mesure les Serpentards étaient impliqués, ni même s’ils l’étaient, si bien qu’elle préférait conserver une neutralité méfiante, qui lui évitait de se mettre à dos les uns ou les autres. L’intrusion par la Menace dans la Salle Commune des Serpentards, deux jours plus tôt, avait obscurci un peu plus toute cette histoire, et confirmé Prue dans sa stratégie : quels que fussent les objectifs de la Menace, les Serpentards avaient clairement un rôle à jouer – qu’ils le veuillent ou non – dedans et le(s) membre(s) de l’organisation ne reculerai(en)t apparemment devant rien. Savoir qu’il(s) étai(en)t parvenu(s) à s’introduire dans ce qui était censé être l’un des lieux les mieux gardés du monde magique, au nez et à la barbe de McGonagall soit dit en passant, Minerva, il serait temps de faire quelque chose contre cette moustache, et à pénétrer, qui plus est, dans une salle commune réputée inviolable, soulevait néanmoins des soupçons chez la jeune fille : Harry Potter et Ron Weasley étaient-ils derrière toute cette affaire ? Un ou plusieurs Serpentards n’avaient-ils pas aidé la Menace à entrer à Poudlard ?

Hélas pour la Poufsouffle, Viska se retourna avant qu’elle ne pût s’éloigner. Elle chercha à dissimuler son embarras derrière un horrible sourire : au moins, elle se trouvait face à une élève de son année, même si elle avait complément oublié son prénom (* Un truc en V, non ? Viviana ? Violetta ? Verruka ? *).
- Salut, marmonna-t-elle, très gênée. Il lui était difficile de faire abstraction des larmes de sa camarade, qui la touchaient et la dérangeaient tout à la fois. Comment était-elle supposée réagir ? Alan était beaucoup plus doué qu’elle dans ce domaine, et elle regrettait amèrement son absence. Ça va ? Demanda-t-elle avec maladresse, tandis qu’elle fixait Viska de l’air mi-paniqué mi-perplexe de la poule à laquelle on présenterait un couteau. Elle faillit faire un pas en avant pour aller tapoter l’épaule de la Serpentard en bafouillant quelque chose du genre « allons, allons, ça va aller » ou « alors comme ça, on a un gros chagrin ? », mais elle fut stoppée net dans son élan. Hein ? Quoi ? La bibliothèque ? Répéta-t-elle, de plus en plus perdue. La pauvre petite était-elle tombée sur la tête ? Se croyait-elle à la bibliothèque ? Pourquoi la ramener sur le tapis de but en blanc ? Prudence nageait en pleine confusion. Elle haussa les épaules, impuissante : j’en sais rien… Je suppose qu’il doit y avoir des trucs dans la section Histoire de la Magie, si tu as le courage de t’y plonger. Mais je te préviens, c’est super poussiéreux, là-dedans. Ou alors il faut directement demander à Madame Pince, mais je suppose que tu tiens à la vie. La dernière fois que j’ai eu affaire à elle, elle m’a carrément traitée de petite impertinente, et j’ai dû recopier cent fois « je ne dois pas déranger la bibliothécaire pendant qu’elle classe les livres », ce qui, si tu veux mon avis, était parfaitement injuste. Sinon, tu as pensé aux archives de la Gazette du Sorcier ? Il doit y avoir des articles sur la dernière guerre… Même s’il m’a semblé comprendre que les journalistes n’étaient pas franchement neutres, à l’époque…

Consciente qu’elle parlait beaucoup trop pour ne pas en devenir effrayante, Prudence se tut et tira un paquet de mouchoirs de la poche intérieure de sa cape. Elle le tendit à Viska, en précisant d’un ton désinvolte :
- Tiens, garde-les. Ma mère en met toujours partout dans mes affaires… Je te jure, je dois en avoir assez pour fournir toute l’école jusqu’à la fin de ma septième année.

[1749 mots]




     

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Prudence Faraday

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Serpentard

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MessageSujet: Re: [THEME] Une menace... menaçante !   Mer 10 Aoû - 12:06

« Mouais... » fut tout ce que trouva à répondre Viska à sa camarade dont elle connaissait le prénom, elle!. Répondre à la question « ça va ? » était toujours délicat parce qu'il était évident que quand on pleurait, c'était que quelque chose clochait. Du coup si on répondait un « oui » clair et net, on passait pour le dernier des menteurs, si on répondait « non », ça faisait celui qui se plaint. Au milieu de tout ça, Viska avait donc choisi quelque chose qui ressemblait à un oui, mais pas trop franc non plus. Elle avait aussi rapidement amené un sujet dans la conversation dont le lien était pour elle très clair avec son problème, mais elle remarqua aisément que ce n'était pas aussi évident pour Prudence que pour elle. Elle l'écouta toutefois avec attention lui parler des différentes options qu'offraient (ou n'offraient pas) la bibliothèque de l'école. C'était vrai alors ? La Gazette n'avait pas été neutre pendant la guerre ? Comme elle était le point de départ de tous les problèmes des Serpentards, c'était quelque chose qu'elle avait déjà entendu dire, mais elle ne pensait pas que ce soit vrai au point que même des premières années le sachent. Quoique, si elle en avait entendu parler, pourquoi pas Prudence. Au fond, Viska n'était pas une grande spécialiste du monde magique, elle n'avait appris son existence que lorsqu'elle avait fêté ses onze ans. C'était là qu'elle avait appris que tout ça lui venait de son père : les miroirs qui se brisaient tout seul quand elle s'énervait parce qu'elle n'arrivait pas à faire sa pirouette, les sauts bien trop impressionnants pour ses réelles capacités sportives… des tas de petites bizarreries que ses parents rangeaient dans la catégories des « Mais non Viska, tu as trop d'imagination ! », jusqu'à ce qu'elle reçoive une lettre lui disant qu'elle était une sorcière par son père biologique. Mais même alors, elle était loin de cet univers. Il avait fallu plusieurs mois supplémentaires avant qu'elle ne découvre la magie du chemin de Traverse et la vraie magie. Comme le prouvait le bracelet à son poignet, elle n'était pas une née moldu, mais pour ce qui était des connaissances, ça revenait quasiment au même.

« Je ne sais pas si les journalistes sont beaucoup plus neutres maintenant. » Dit-elle entre deux reniflements, ne sachant pas vraiment par quel bout prendre ce que lui disait Prudence (elle avait donc pris le parti de passer par la fin). Sa camarade lui offrit ensuite des mouchoirs qu'elle prit avec reconnaissance car elle se sentait un peu ridicule avec la goutte au nez (elle avait des ambitions plus glamour en général). « Merci. Le grand air… ça m'enrhume. » Ok. Elle mentait. Si elle était Pinocchio, elle aurait le nez allongé jusqu'à tomber vers l'avant (et avec le petit nid d'oiseaux, vous savez?), mais c'était parce qu'elle était très fière. On n'était pas à Serpentard complètement pour rien en général. Si la maison de Salazar ne créait pas forcément des mages noirs, en revanche, il était assez évident qu'il y avait majoritairement des gens assez imbues d'eux-mêmes dedans. Et aussi, tous les Symphonies passaient par Serpentard, mais ça, Viska l'ignorait encore (et avec tous ces événements, la recherche de son identité sorcière n'avançait pas vite).

« Je ne suis pas très douée pour faire des recherches à la bibliothèques. Les étagères sont trop hautes… Pourtant… j'ai l'impression d'avoir manqué quelque chose. Je croyais que Poudlard était… je ne sais… impénétrable. Ou quelque chose comme ça. Quand le professeur McGonagall est venue me chercher chez mes parents, elle leur a dit que je serai en sécurité à Poudlard… et depuis que j'y suis entrée, on me crache dessus, on m'insulte, et maintenant on met à sac l'endroit où je dors ! » La blondinette fronça les sourcils, soulagée d'avoir dit tout haut ce qui la travaillait tout bas depuis que La Menace était entrée dans sa salle commune (mais heureusement pas dans son dortoir!). « On ne peut trans-machin chose à l'intérieur de l'école, non ? Alors comment quelqu'un a pu entrer ? » En disant ça, elle se releva, se remoucha une nouvelle fois et fouilla dans sa poche pour en sortir un flacon de désinfectant pour les mains. Elle était en panne de mouchoir, mais ça, elle en avait toujours sur elle (une marotte de sa mère, chaque maman avait la sienne semblait-il). La sienne sentait la lavande. Elle s'en badigeonna les mains tout en regardant d'un air pensif le lac qui leur faisait face.

« Tu es sortie pour quoi au fait ? Je suppose que tu ne me cherchais pas, Dita n'a pas encore du s'apercevoir de mon absence. » Parce que son amie devait être en train de travailler, elle ne se rendrait compte de l'absence de Viska que plus tard, et finalement celle-ci serait peut-être revenue car la présence de Prudence l'avait obligé à reprendre un peu contenance. Elle ne pouvait dignement pas continuer à pleurer alors qu'une de ses camarades était là. Cela n'apaisait pas ses craintes, elle n'arriverait sûrement pas à dormir sans une potion ce soir, mais au moins, elle ne pleurait plus. On voyait qu'elle l'avait fait, ses yeux étaient rouges, ses joues marqués du sel des larmes qui avait séché à cause du froid de cette fin d'hiver… Mais l'azur de son regard avait retrouvé de son aplomb. Quant à la raison de la présence de Prudence, elle pouvait être multiple. Dans le fond, Viska s'en fichait, elle était juste reconnaissante à sa camarade d'être venue la tirer (même involontairement) de sa peur, mais elle avait été bien élevée : s'enquérir de ce que faisait sa camarade dans un lieu aussi incongru pour la saison était tout à fait normal. Car elles étaient les seules à être près du lac. Aucun autre élève était en vu, ils devaient tous être bien au chaud à l'intérieur, ils ne sortiraient que si le soleil montrait le bout de son nez plus tard. Enfin… il devait y avoir des entraînements de Quidditch, mais ce serait dans l'après-midi, pour Serpentard en tout cas (elle ne suivait pas le planning des autres maisons eh!). Il faut dire qu'en dépit de sa cape, à être restée immobile, Viska avait froid… Elle allait peut-être vraiment finir enrhumée finalement ! Elle l'aurait bien cherché, pensa-t-elle en sentant un frisson lui courir l'échine. Bah… peu importe : elle n'était pas si chichiteuse que le laissait penser son apparence de poupée. Elle était même plutôt solide – théoriquement, elle avait hérité d'une constitution pour devenir une tueuse aux ordres des Malefoy après tout, elle ne le savait pas encore, mais ça expliquait ses facilités en sport et son côté un peu bête -, un rhume ne lui faisait pas peur, surtout si elle l'avait cherché en se comportant de manière presque inconsciente pour la saison. On récolte ce qu'on sème comme dit l'adage.

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Poufsouffle

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MessageSujet: Re: [THEME] Une menace... menaçante !   Ven 12 Aoû - 15:24

Tandis que Viska lui répondait, Prudence ne parvenait pas à s’empêcher de la scruter de l’air suspicieux de qui s’attend à voir son interlocuteur lui sauter subitement à la gorge. Viska était la première Serpentard avec qui la jeune fille frayait depuis le début de l’année : jusqu’à maintenant, elle n’avait jamais eu affaire à eux que durant les heures de cours communes ou lorsque Alan – cet inconscient – se mettait en tête d’aller leur parler pour bien montrer qu’il n’avait pas peur, lui, des vilaines rumeurs circulant sur leur compte, si bien qu’ils n’avaient jamais tenu un rôle beaucoup plus glorieux que celui de simples figurants dans sa petite existence tranquille. A présent qu’elle se retrouvait seule en compagnie de Viska, la Poufsouffle se sentait mal à l’aise et étrangement vulnérable. Elle prenait progressivement conscience du silence qui les entourait, et de la distance qui la séparait du château. Malgré la détresse évidente de sa camarade, malgré les leçons de tolérance professées par Alan, la petite partie d’elle prompte à croire le pire lui soufflait que si Viska était prise d’un accès d’agressivité comme on en prêtait tant aux Serpentards, elle n’aurait plus qu’à prier pour courir très vite.
* Non mais quelle idiote ! J’ai carrément laissé ma baguette dans la salle commune… Tu parles d’une sorcière ! * Songea-t-elle avec effroi, juste avant de réaliser que ses connaissances en matière de maléfices étaient, de toute façon, bien trop minces pour lui permettre de soutenir un duel digne de ce nom. Dieu merci, Viska ne devait guère être plus avancée qu’elle ! A moins, bien entendu, que s’entraîner au combat ne fût une pratique courante dans les sombres cachots de Serpentard. Oh Merlin… Elle était foutue.

Eût-elle été moins fière – ou moins baignée dans les grandes déclarations de paix et d’amour d’Alan – Prudence aurait certainement effectué une retraite stratégique dans la pure tradition du « Oh, attends, ne bouge pas, mais je crois que j’entends mes amis m’appeler, juste là-bas… Tu sais, mes amis qui sont très grands, très costauds, et très nerveux… ». Elle n’était toutefois pas assez peureuse, ni assez stupide, pour réellement croire que Viska lui voulût le moindre le mal tant qu’elle ne se montrait pas elle-même vindicative. En outre, elle éprouvait un soupçon de culpabilité à l’idée de planter sa camarade, alors qu’elle n’était clairement pas au mieux de sa forme.
- Ouais, répondit-elle donc tout en haussant les épaules d’un air résigné, ben je suppose que ça ne doit pas être évident tous les jours de concilier déontologie journalistique et pression commerciale, alors forcément, quand tu n’as pas d’informations croustillantes, tu dois être tenté d’exagérer celles qui te tombes sous la main… Ou carrément de les inventer, rajouta-t-elle avec un cynisme qui ne lui ressemblait pas. Pour dire vrai, la fillette ne faisait que répéter mot pour mot les vitupérations que proférait  son grand-père, presque toute les fois qu’il ouvrait le journal. Ce qui ne l’empêchait pourtant pas d’insulter copieusement quiconque lui faisait remarquer qu’il était peut-être temps de suspendre son abonnement, si la Gazette n’était qu’un ramassis de mensonges éhontés. Prudence n’était d’ailleurs pas sûre du sens exact du mot « déontologie », mais trouvait qu’il sonnait bien et était assez fière d’être parvenue à le prononcer correctement : d’ordinaire, elle ne réussissait qu’à articuler un « déontéolo… déonétolé… déontotologie » des plus embarrassants. Enfin, si tu as le temps de comparer des articles de plusieurs journaux, tu devrais bien arriver à une information à peu près fiable, non ? Par contre, il va falloir que tu sous-traites tes devoirs, dans ce cas-là, parce que ça va te demander un sacré boulot !

La jeune fille gratifia Viska d’un sourire timide, qui se mua toutefois rapidement en une mimique victorieuse « aha, je savais bien qu’on en pouvait pas faire confiance à McGonagall ! Démission ! Démission ! » grimace écoeurée :
- Pardon ? On te crache dessus ? Répéta-t-elle, profondément choquée. Mais… Mais c’est dégoûtant ! Elle se sentait un peu bête d’exprimer aussi faiblement toute l’aversion que lui inspirait une telle révélation.  Elle avait toujours cru, dans sa naïveté de petite Poufsouffle épargnée par les tensions ambiantes, que les attaques contre les Serpentards s’arrêtaient à des insultes gratuites marmonnées sur leur passage. Elle avait bien été témoin de deux ou trois altercations plus musclées, mais n’avait jamais assisté à quelque chose d’aussi abject que ce que décrivait Viska. Elle prit tout à coup conscience qu’Alan – qu’elle avait jusqu’alors trouvé un peu rasoir quand il se lançait dans ses harangues unificatrices – avait raison : les Serpentards n’avaient besoin, ni d’une réserve coupable, ni d’une indifférence de confort, mais d’un soutien manifeste. Que cela lui plaise ou non, Prudence était, elle aussi, intégrée au marasme dans lequel l’école s’enfonçait un peu plus chaque jour. Sa retenue lui apparaissait désormais comme la pire des lâchetés. Ses joues s’empourprèrent d’une colère teintée de honte pendant qu’elle reprenait avec véhémence : Faut pas te laisser faire, si on te crache dessus ! La prochaine fois, tu viens me trouver, et je te jure que je vais leur péter les jambes, à ces Gryffondors crétins ! Ils feront moins les malins, sans leurs rotules ! T'hésite pas, surtout. Tu demandes Prudence Faraday, à Poufsouffle, et je m'occupe du reste !

Prudence fulminait tant qu’elle en tremblait. Elle était sur le point de demander à Viska si elle avait les noms de ses tourmenteurs et si elle voulait qu’elle aille s’en occuper là, tout de suite, maintenant, mais le mystère de l’intrusion dans la salle commune de Serpentard vint la distraire. Tout en tentant de calmer ses ardeurs, la fillette laissa échapper un grognement :
- Il y a peut-être des passages secrets qui permettent d’entrer dans le château depuis l’extérieur. Ou alors c’est l’œuvre de quelqu’un qui se trouvait déjà à l’intérieur. Pas forcément un élève, je veux dire, mais un adulte. Après tout, rien ne nous dit que la Menace n’a pas des émules dans l’école. Ce serait même plutôt logique, vu le chaos qu’elle y sème.
Alan, qui était – l’imbécile – convaincu que les adultes de l’école ne voulaient que leur bien, avait d’ores et déjà rejeté cette théorie, mais Prue y revenait régulièrement, et le récent carnage ne faisait que confirmer ses doutes. Si ça se trouve, poursuivit-elle, c’est même un prof qui est là depuis plusieurs années, pas forcément un nouveau : ils ont tous connu la dernière guerre, certains d’entre eux doivent bien en garder quelques marques… Tu voudras que je t’aide pour tes recherches ? Je peux distraire Madame Pince pendant que tu déchires les pages intéressantes ! Proposa-t-elle de but en blanc. Friande de romans policiers, Prudence frétillait dès qu’il était question de mener l’enquête, et était prête à saisir la moindre occasion de se livrer à son passe-temps favori : manger du chocolat fouiner un peu partout. Et en attendant, si tu n’arrives pas à dormir, tu peux toujours venir dans mon dortoir : je te ferai entrer discrètement. Les autres filles ont le sommeil plutôt lourd… Elle roula des yeux pour bien signifier à quel point elle trouvait leur compagnie barbante et sourit plus ouvertement à Viska.

- Je cherche mon chat, en réalité. Il a disparu de la salle commune et je n’arrive pas à mettre la main dessus. Tu ne l’aurais pas vu ? C’est un gros matou… Blanc… Poilu… Pas très dégourdi… A tous les coups, il est en train de se bagarrer contre un caillou ou un truc du genre. Et le pire, c’est qu’il va perdre. Complètement idiot, je te dis.

[1261 mots]




     

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Prudence Faraday

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Serpentard

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MessageSujet: Re: [THEME] Une menace... menaçante !   Sam 13 Aoû - 10:22

Parmi les nombreuses rumeurs qui couraient sur les Serpentards, celle qui les taxaient de personnes violentes laissait la blondinette perplexe. Viska pratiquait la danse – classique ou moderne -, et elle courait assez vite, mais elle ne savait pas du tout se battre ça allait venir. Pour ce qu'elle en savait, c'était le cas de toutes ses camarades de dortoir. Du haut de ses douze ans et demi car Viska est de fin d'année, elle n'avait pas l'impression de renvoyer une image bien dangereuse. Elle se disait que ça venait du blason, le serpent était un animal qui faisait souvent peur, il était même l'objet de phobie. Même si, en fait, tous les animaux de Poudlard étaient des prédateurs (et on ne répétera jamais assez que les blaireaux mangent les serpents nom d'un pétard!), aucun des fondateurs n'avait choisi un mignon petit lapin blanc comme symbole. C'était dommage de dénigrer toute une partie de la gente animale. Viska aimait bien les lapins, c'était mignon, puis ça allait bien avec le vert (ou le orange, pour les carottes).

Mais ne nous égarons pas, ce n'était pas le sujet du moment. Bien que ça s'en approcha car la mise à sac de Serpentard avait soit disant été faite par La Menace mais pour ce qu'en savait Viska, ça pouvait tout aussi bien être le fait d'un élève qui en avait après eux. Ce n'était pas ce qui manquait dans l'école depuis le mois de Septembre. Elle se demandait à quoi ressemblait l'école quand les quatre maisons étaient à peu près en paix, elle escomptait connaître cette situation un jour… ce n'était pas tenable sept ans d'être sur ses gardes en permanence.

« Oui… c'est là que je me pose des questions… jusqu'à quel point la réputation de ma maison est vraie, tu vois ? Parce que j'ai grandi chez les moldus, alors quand j'ai été répartie à Serpentard bah… j'étais juste contente d'être dans la même maison que ma copine Dita. Je ne pensais pas que le système des maisons avait… je ne sais pas trop comment l'exprimer… un genre de hiérarchie… genre si tu es à Gryffondor c'est bien, mais si tu es à Serpentard c'est naze… Et avec les journaux qui disent carrément qu'on devrait fermer notre maison et nous mettre dans l'une des trois autres, je ne sais plus trop quoi croire… » Au moment où certains adultes avaient commencé à réclamer la fermeture définitive de Serpentard pour répartition nouvelle de ces élèves, Viska avait simplement rejeter l'idée en bloc. Elle était très bien dans sa maison avec ses copines, elle s'y était vite habituée, elle n'avait pas envie de déménager ailleurs dans le château. Mais maintenant qu'on avait violé leur intimité, qu'on était entré dans leur salle commune – pourtant protégée -, elle commençait à se dire que même si le jaune ne lui allait pas au teint, elle irait bien chez les Poufsouffle. Au moins, eux, ils avaient une super réputation de philanthrope. Personne ne les accusait jamais de rien (alors qu'elle avait vu des Poufsouffle participer à leur calvaire hein…). Ça devait être reposant.

Quant au mot déontologie, elle n'était pas bien sûre de ce que ça voulait dire mais elle avait compris l'essentiel et se demanda sérieusement si elle aurait le courage de lire différents journaux pour recouper les informations. « J'ai déjà du mal à faire le nombre de parchemins qu'on me demande à chaque devoir… je me demande si ce ne sont pas les recherches que je devrais sous-traiter. Demander à des Serdaigle de s'en charger peut-être, ils aiment bien la bibliothèque paraît-il ! » Elle ne parlait pas à beaucoup de Serdaigle alors elle ne savait pas si c'était vrai ou si c'était encore un des nombreux clichés qui couraient dans l'école. Le fait était que les Serdaigle étaient intelligents, ça devait aider pour faire des recherches pointus. Notons que Viska ne se trouvait pas spécialement bête, seulement elle avait une certaine tendance à la paresse.

Notre petite blonde ouvrit des yeux ronds quand sa camarade s'offusqua pour une histoire de crachat. Certes, Viska trouvait ça dégoûtant aussi, mais elle le vivait moins mal que d'avoir vu les affaires de tout le monde cassés dans la salle commune. Cela dit, elle se garda bien de le faire remarquer, car après tout, quel qu’en soit la raison, tout soutien est bon à prendre et ça réchauffait un peu son cœur attristé.

« Au début, on se défendait, mais ça finissait mal. Quand on leur répondait, pas très contents, qu'ils étaient méchants ou dégoûtant, ils nous répondaient d'un air victorieux ahah ! Vous voyez que vous êtes agressifs! Sales vipères ! sentez le vécu. On a fini par laisser tomber. Mais les elfes sont sympas, ils nous font plus souvent des lessives pour qu'on puisse se changer si on est sali par les autres, et les professeurs ne nous font pas trop de remarque si on enlève un bout d'uniforme parce qu'il est tâché par de la boue ou de la salive. » Viska grimaça. Finalement, en l'expliquant tout haut, Prudence avait raison, c'était… beurk!. On s'habituait vraiment à tout, même à des choses inacceptables. Finir dans la boue, dans la neige, se faire cracher dessus… ce n'était pas quotidien, mais ça ne surprenait plus aucun élève de Serpentard. Les insultes quant à elles étaient systématiques… Encore heureux, tous les élèves n'étaient pas comme ça : la preuve, Prudence ne l'était pas, elle ! Viska ne pouvait pas savoir qu'avant ce jour la Poufsouffle avait des réserves et ce n'était pas plus mal qu'elle l'ignore car cela lui permettait de se consoler de son chagrin matinal. Tant que d'autres élèves croiraient en leur innocence, tout n'était pas perdu, ça finirait bien par s'arranger (dans le fond, Viska est une optimiste).

Bien qu'un peu rassurée, de nombreuses questions demeuraient à propos de l'intrusion dans sa salle commune. Ce genre de choses ne devait pas être courante, déjà c'était idiot d'essayer d'aller dans les autres dortoirs, et les mots de passe changeaient souvent pour éviter qu'un élève d'une autre maison n'entre. Sans compter que s'il s'agissait de La Menace, elle pouvait venir de l'extérieur, et avoir réussi à traverser les défenses de Poudlard.

« Ça existe vraiment les passages secrets ? Je croyais que c'était une rumeur. » On n'en était plus à une près aussi… c'était perturbant du coup, s'il y avait vraiment des accès depuis l'extérieur, à quoi servait les autres mesures magiques, hein ? « Si ça ne te dérange pas, je veux bien un peu d'aide pour les recherches, je pense même à créer une sorte de groupe de travail pour faire à la fois la tonne de devoirs qu'on nous donne et mettre au clair tout ce qu'on ne nous dit pas sur cette école. » Là on reconnaissait Viska la meneuse et la téméraire : passer le moment de déprime, elle allait finir par passer à l'action ! Quant à la proposition de Prudence de venir dormir chez les Poufsouffle, elle apprécia, mais refusa : « Je ne pense pas que venir dans une autre salle commune soit toléré par les professeurs… et puis je ne peux pas laisser Dita, Harmony et les autres. On doit se serrer les coudes. » Elle haussa les épaules en souriant d'un air un peu triste. Elle n'était pas la seule dans la panade, il y avait aussi toutes ses copines de dortoir. Tous dans la même galère… aussi injustifiée soit-elle, c'était la leur, elles devaient rester ensemble. Et fuir serait un constat d'échec cuisant pour la fierté de la jeune serpentard.

Finalement, elles en vinrent à la raison de Prudence dans le parc alors qu'il faisait encore très froid. Elle cherchait son chat. Une raison comme une autre de sortir en effet. « J'étais un peu perdue dans mes pensées avant que tu n'arrives, je n'ai pas fait attention, mais je n'ai pas entendu de bruit en tout cas. Tu veux que je t'aide à le chercher ? Si il est dans le parc, il ne peut pas être loin. J'espère juste qu'il ne s'est pas trop approché du saule cogneur ou de la forêt interdite. » Parce qu'elle avait eu son content d'émotion forte cette semaine, pensa-t-elle tout en plissant les yeux pour observer le paysage à la recherche du moindre mouvement félin suspect.

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MessageSujet: Re: [THEME] Une menace... menaçante !   Dim 14 Aoû - 18:18

Comme beaucoup de ses camarades un tant soit peu au fait des rites d’entrée à Poudlard, Prudence avait maintes et maintes fois spéculé, au cours de son enfance, sur la maison dans laquelle elle ferait sa scolarité à l’école. Son père, bien que moldu, n’aurait pas démérité à Serdaigle, sa mère était allée à Gryffondor, tout comme ses propres parents, si bien que Prudence avait longtemps pensé qu’elle était destinée à poursuivre la tradition familiale, puisqu’elle manquait d’appétence pour les jeux de mots tordus et la glorification de la matière grise. Toutefois, si elle avait passé sa dernière nuit en Irlande à se tourner et se retourner dans son lit, trop anxieuse de ce que l’avenir lui réservait pour s’endormir (« Et si jamais je n’étais pas avec Alan et Magnus ? Et si je n’arrivais pas à me faire des amis dans ma maison ? Et si le choixpeau n’arrivait pas à me répartir ? Et si en fait, j’étais une cracmole ?! »), toutes ses interrogations avaient disparu, quand elle avait pu rejoindre la table de Poufsouffle : non seulement elle avait eu la chance de ne pas être séparée de ses deux meilleurs amis, mais en plus, elle avait rapidement trouvé sa place au sein de sa maison, même si il lui était arrivé d’entendre certains élèves jaloux plus âgés déplorer le fait qu’elle fût « un peu trop surexcitée pour une Poufsouffle ». A dire vrai, la jeune fille était même plutôt fière d’être la première de sa famille à appartenir à Poufsouffle, et aucun de ses proches n’avait éprouvé autre chose qu’une joie sincère, à l’issue de sa répartition. La logique familiale était telle que la maison dans laquelle on se trouvait importait peu, du moment qu’on s’y épanouissait. Elle avait vaguement conscience que les Gryffondors étaient censés être des fonceurs, les Serdaigles des réfléchis, les Serpentards des ambitieux et les Poufsouffles des mesurés, elle n’avait jamais songé à utiliser ces présupposés pour établir une hiérarchie entre les maisons, même si Poufsouffle était, évidemment, la meilleure.

- Oui, je crois que je vois ce que tu veux dire, répondit-elle, en entortillant pensivement une mèche de cheveux autour de son index, c’est comme s’il y avait des maisons dans lesquelles il était plus glorieux d’être réparti que d’autres, alors qu’en fait, elles ont toutes des qualités et des défauts. Je veux dire, à Poufsouffle, on nous présente quand même souvent comme la maison des « ni… ni… ». Tu sais, on est ni courageux, ni intelligents, ni malins… On est ceux dont le Choixpeau ne savait pas trop quoi faire… Ce n’est pas très, très sympa, comme manière de voir les choses : ça donne un peu la sensation qu’on est une maison poubelle… Celle où on trouve les déchets des autres maisons. Vous, d’accord,  tout le monde s’entend pour dire que vous êtes des saloperies, mais au moins, vous êtes quelque chose ! Franchement, c’est ridicule, ces distinctions : surtout qu’on est ensemble quasiment tout le temps, en cours. Si vous étiez des malades assoiffés de sang, on l’aurait déjà remarqué, tu ne crois pas ?

Après ce brillant plaidoyer en faveur de l’ouverture d’esprit, la jeune fille renchérit, sans réaliser tout ce que ses propos pouvaient avoir de contradictoires :
- Ouais, je ne sais pas, je ne connais pas vraiment de Serdaigles… J’ai l’impression qu’ils aiment bien rester entre eux. Il y a juste une première année avec qui je m’entends assez bien – d’ailleurs, maintenant que j’y pense je l’ai rencontrée à la bibliothèque, donc tu dois avoir raison... Même si je ne crois pas qu’elle ait beaucoup d’amis dans sa propre maison, elle n’est peut-être donc pas très représentative de leurs us et coutumes. Après tout, quand Prudence avait rencontré Heather, vers le milieu du premier trimestre, celle-ci donnait le sentiment de s’être réfugiée à la bibliothèque pour éviter les autres élèves de sa maison. La Poufsouffle se souvenait nettement avoir trouvé très étrange de préférer lire dans l’atmosphère pesante de la bibliothèque, où la moindre page tournée un peu trop vivement vous exposait à de sévères réprimandes, plutôt que dans le confort de sa salle commune. Mais, après tout, ces ascètes de Serdaigles disposaient sans doute de quartiers extrêmement austères : Prudence n’aurait pas été étonnée de découvrir que les activités qui n’avaient pas de rapport direct avec les devoirs en fussent bannies. Les Serdaigles avaient l’air tellement ennuyeux ! Prenez Monsieur Faraday Père en vacances, par exemple : il ne faisait rien d’autre que s’extasier devant des vieux châteaux à moitié effondrés ou prendre des photos d’antiquités poussiéreuses, ne se séparait jamais de son guide touristique, qu’il compulsait frénétiquement à longueur de journée, en déblatérant tout un tas d'informations parfaitement barbantes, posait des tas de questions toutes plus assommantes les unes que les autres aux gardiens des musées, et prenait des notes – des notes, grand Dieu, qui faisait ça, à part lui ? C’était d’un gênant… - pendant les visites. Par contre, lui proposer une après-midi à la plage, une promenade en forêt ou une virée à la fête foraine, c’était s’exposer à des lamentations interminables, sur la mélodie de la grogne, un hit universel dont le refrain était : « j’ai chaud, j’ai soif, j’ai mal aux pieds, je crois qu’on est perdu, c’est trop dangereux et puis j’ai du sable dans les chaussures ».

La jeune fille secoua la tête d’un air affligé, pendant que l’image de son père, les chaussettes fièrement remontées dans ses sandales, lui traversait l’esprit, et poursuivit :
- En tout cas, si tu fais un groupe de travail chargé de mener l’enquête, je veux bien en être ! J’ai lu tous les Agatha Christie, je suis imbattable en technique d’investigation, précisa-t-elle, avec une fierté touchante. Peut-être même qu’on pourra dégoter une vieille carte de l’école avec les fameux passages secrets : le château est tellement grand et tellement ancien que ça m’étonnerait qu’il n’y en ait pas ! Et puis, rajouta-t-elle, tout en lançant un coup d’œil perçant à Viska (dont une partie de son cerveau continuait à lui souffler qu’elle ne se rappelait pas le prénom mais que « bon courage pour le lui demander sans passer pour une rustre après vingt minutes de conversation, imbécile ! ») si on fait un groupe qui mélange plusieurs maisons, ça montrera aux autres crétins, d’une qu’il ne faut pas avoir peur des Serpentards et de deux, qu’ils ont des soutiens extérieurs, donc qu’ils n’ont pas trop intérêt à venir vous enquiquiner s’ils ne veulent pas avoir des ennuis. Car du haut de ses onze ans, et avec sa maîtrise impeccable du Wingardium Leviosa, Prudence ne doutait pas de pouvoir mettre en déroute des élèves de septième année fermement décidés à en découdre.

Elle allait suggérer à Viska d’aller plus loin, et de carrément monter un club de duel, mais préféra finalement s’abstenir, estimant qu’apprendre des techniques de combat au moment où les tensions étaient plus vives que jamais au sein de l’école, ne faisait peut-être pas d’elle une candidate crédible au prochain Prix Nobel de la Paix. La fillette soupira et haussa les épaules d’un air découragé :
- L’ennui, tu vois, c’est que Rosette n’est jamais sortie de la salle commune, alors je ne sais pas du tout où elle a pu filer… En plus, elle a peur d’à peu près tout, du coup, elle est sans doute actuellement terrée dans un coin, en train de trembler comme une feuille parce qu’elle a croisé une araignée ou quelque chose dans ce goût là… Pour la retrouver, ça va être coton. Et encore, je ne te parle pas de son sens de l'orientation plus qu'aléatoire. Il lui a fallu un mois, pour ne pas se tromper de dortoir : c'était à pleurer, je te jure, une fois sur deux, elle se retrouvait sur un lit qui n'était pas le mien. Je suppose que tu ne connais pas un sortilège qui pourrait me faciliter la tâche ?
La Poufsouffle ne put s’empêcher de regarder en direction de la forêt : elle rêvait d’y pénétrer depuis son arrivée à l’école, et se demandait si la disparition de son chat pouvait justifier une entorse au règlement aux yeux de l’administration.
* Probablement pas. * Songea-t-elle avec dépit, * McGonagall n’a aucun cœur, elle n’en aurait certainement rien à faire, que j’aie perdu Rosette : à tous les coups, elle en profiterait pour me faire nettoyer les toilettes jusqu’à la fin de l’année ou un truc du genre… *

[1419 mots]




     

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MessageSujet: Re: [THEME] Une menace... menaçante !   Jeu 18 Aoû - 9:05

Viska hocha frénétiquement la tête pour approuver les paroles de sa camarade attention petite, tu risques le torticolis. Il était très clair que les Serpentards n'étaient pas des fous sanguinaires, de même qu'ils n'étaient plus exclusiment des sang purs. « Exactement, ça se verrait. Et puis, pourquoi est-ce que je serai anti-moldu, moi ? Mes parents sont des moldus ! Enfin, ma mère est une moldue et elle a épousé un moldu, mais ça revient au même. Je ne savais même pas que j'étais sorcière avant mes onze ans ! Je me doute bien qu'il y a des idiots partout et sûrement qu'il y a des sorciers qui n'aiment vraiment pas les moldus et qui voudraient que tous les sorciers soient entre eux, mais ce n'est pas mon cas, ni celui de Dita. » Elle ne pouvait pas aller plus avant dans son témoignage de moralité, mais elle savait que sa meilleure amie n'était pas du tout une folle des sangs purs, ni une anti-moldu et pour ce que Viska en savait, elle n'avait jamais consulté de manuel de magie noire non plus. D'ailleurs, il n'y en avait probablement pas à Poudlard puisque cette matière n'était pas enseignée. Quant à Poufsouffle, Viska aurait bien aimé pouvoir lui donner les qualités de sa maison – le Choixpeau en avait forcément parlé à la rentrée -, mais là, comme ça, ça ne lui revenait pas. Poufsouffle devait en avoir quand même, car dans les faits, la fondatrice ne pouvait pas avoir été seulement la prof' des causes perdues… Ah ! Mais oui, voilà ! Ça lui revenait !

« Sinon, Poufsouffle, c'est la tolérance votre qualité, non ? Je ne sais plus trop mais je crois me rappeler d'un truc dans ce style. C'est une jolie qualité la tolérance, plus que l'ambition en tout cas, et on en manque cruellement ces derniers temps. » Ne désirant pas manquer de tact envers Prudence, elle n'alla pas jusqu'au bout de sa pensée. Le fait étant que Poufsouffle ayant aussi son lot de tortionnaires. Peut-être étaient-ils plus rares – Viska ne s'amusait pas à compter -, mais un blaireau dans tous les sens du terme lui avait fait un croche pied la semaine précédente. Ce n'était quand même pas le plus aimable des comportements. Enfin… toutes les maisons ont leur débile. Il y avait quelques Serpentards dont Viska admettait qu'une bonne paire de claques ne pouvait pas leur faire de mal.

Le sujet dérivant sur les Serdaigles, Viska dut admettre qu'elle n'en connaissait pas tant que ça non plus, mais il restait encore plusieurs mois avant la fin de l'année et la jeune fille était très sociable, elle pouvait encore changer la donne et faire des rencontres ! « Je connais un peu une fille de Serdaigle aussi, mais sinon j'ai plus d'amis dans ma maison et à Gryffondor. Mais je pense que c'est un peu normal, on n'est qu'en première année alors on commence déjà par nouer des liens avec nos camarades de dortoirs. » Mais ils étaient à l'école pour encore plus de six ans, ils allaient avoir le temps de faire des tas de rencontres de toutes les maisons ! Même si le projet qui commençait à émerger allait nécessité d'accélérer un peu le cours naturel des choses.

« Mais je vais prospecter pour former notre groupe de travail, je vais forcément trouver des Serdaigles prêts à aider ! Tu demanderas aux Poufsouffles ? Et j'essaierai de trouver des cartes du château. » Car l'idée était bonne, même si Viska se demandait si elles allaient trouver aussi facilement des cartes avec la mention des passages secrets (ça paraissait assez peu probables tout de même…). Enfin… que leurs recherches donnent ou non des résultats, ça montrerait au moins un peu d'unité au sein de cette école, et elle en avait bien besoin ! Tous ces projets avaient redonné courage à Viska qui se préoccupa donc de l'autre problème de la journée : la disparition du chat de Prudence.

« Hum… si elle n'est pas très téméraire, je ne pense pas qu'elle soit dehors. On ferait mieux d'aller chercher à l'intérieur. Si tu as des poils à elle, on peut aussi demander à un grand de lancer un sort de localisation. Je pense savoir où trouver quelqu'un qui peut nous faire ça, tu viens ? » Comme de toute manière, elles n'allaient pas réussir à faire tout le parc à elles toutes seules, Viska considérait qu'il fallait de toute manière étendre leurs recherches en demandant de l'aide. Cela pourrait être la première mission de leur groupe : retrouver un chat. Au moins, il devait être plus facile de mettre la main dessus que sur la Menace, ou même sur les mystères de l'école. Viska se dirigeait donc d'un bon pas vers la grande porte, investie d'une nouvelle mission… ou deux.

{Terminé pour Viska}
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MessageSujet: Re: [THEME] Une menace... menaçante !   Ven 19 Aoû - 19:50

Si Viska était à deux doigts du torticolis, Prudence n'était pas en reste : elle ne cessait d'approuver vigoureusement les propos de sa camarade, s'étonnant elle-même d'avoir tant de points communs avec une Serpentarde la jeune fille. Pour un observateur extérieur qui aurait décidé de faire le tour du lac à cet instant précis, la scène aurait sans doute eu quelque chose de cocasse : les hochements forcenés des deux sorcières devaient donner l'impression d'assister à une sorte de répétition improvisée pour un concert de Hard-Rock, ou à une chorégraphie de danse contemporaine particulièrement pointue à Sterne, on n'arrête jamais le progrès et passablement effrayante ("Tu crois qu'elles sont en train de faire un malaise ?").
- Oui, moi aussi, j'ai du sang de moldu : c'est mon papa qui me l'a donné, et franchement, je ne vois pas la différence avec ceux qui se vantent d'être 100% sorciers. J'veux dire, d'une, c'est pas marqué sur ma figure, et de deux, je me débrouille aussi bien qu'eux en magie, alors ce n'est pas la peine d'en faire tout un plat.
Prudence avait été élevée en Irlande : de ce fait, elle avait été relativement - sinon complètement - préservée des horreurs de la dernière guerre qui avait divisé le monde sorcier, et dans laquelle aucun des membres de sa famille ne s'était physiquement investi bravo Gryffondor. Du conflit qui avait secoué la Grande Bretagne, elle ne gardait aucun souvenir, sinon celui, confus, d'avoir vu son père débarquer - pour la première fois de sa vie - en Irlande, sa mère refusant catégoriquement d'envoyer Prudence à Londres pour passer les vacances de Noël en sa compagnie. Elle ignorait donc tout de la véritable traque dont avaient été victimes tous les nés-moldus de l'île, et les procès ridicules qu'ils avaient parfois affrontés. Les eût-elle connus qu'elle se fût étouffée de colère : à ses yeux, reprocher à quelqu'un ses antécédents familiaux était aussi scandaleux que de le juger sur la couleur de ses chaussettes ou l'acuité de sa vue. Qu'est-ce qu'elle y pouvait, elle, si son père était moldu et sa mère sorcière ? Elle n'avait pas été consultée avant d'être fabriquée... Sans cela, elle aurait eu la décence de réclamer une crinière rousse, plutôt que l'espèce de châtain indéterminé dont elle était affublée.

La fillette fronça le nez en une étrange mimique, quand Viska renchérit sur la tolérance de Poufsouffle.
- Tolérants ? Sur le papier peut-être, mais je peux te dire que les filles de mon dortoir ne sont pas toujours tendres avec vous : je crois qu'elles ont un peu peur, en réalité et puis ce sont des dindes, mais ce n'est pas très gentil quand même. Et puis, rajouta-t-elle, bien qu'il lui en coûtât de l'admettre, même s'il y a plus d'élèves à vous foutre la paix que dans les autres maisons, on ne peut pas vraiment dire qu'on vous défend avec beaucoup de conviction. J'ai l'impression que la plupart des Poufsouffles essaient surtout de rester en-dehors du conflit... C'est plus de la mollesse que de la tolérance, à ce compte !
Prudence faisait sans doute preuve d'une certaine injustice à l'égard de sa maison, mais, en-dehors des élèves de première année et de Tempérance, elle ne connaissait pas vraiment ses camarades, aussi son expérience du terrain était-elle en partie faussée. Il lui semblait pourtant que la circonspection qu'elle avait conservée jusqu'à présent, dès lors qu'il était question de Serpentard, avait été adoptée par la majorité des autres membres de sa maison. Je crois qu'à Poufsouffle, on n'aime pas trop ça, les conflits, alors personne ne sait bien comment réagir... Tenta-t-elle d'expliquer, dans l'espoir de minimiser la dureté de ses dires.

Elle se demanda vaguement si elle était censée demander pardon à Viska pour l'inaction de sa maison, estima que c'était plutôt le boulot des préfets allez Payton, c'est le moment de rendre papounet fier et renchérit avec davantage d'entrain :
- Oh oui ! Bien entendu que j'irai battre le rappel à Poufsouffle, si tu lances un groupe de travail ! Je monterai sur les tables de travail un soir, pendant que tout le monde fait ses devoirs : je suis sûre que je vais pouvoir te rameuter plein de volontaires ! Il faudrait faire pareil à Gryffondor et à Serdaigle... Même si ça m'étonnerait que les Serdaigles montent sur les table, rajouta-t-elle, après un court moment de réflexion.
Les yeux brillants, Prudence s'imaginait déjà membre illustre d'un club secret de lutte contre la Menace, sillonnant le château en pleine nuit, au nez et à la barbe des préfets qui étaient, de toute façon, parfaitement inutiles et affrontant mille dangers pour venir à bout de ses ennemis, quand elle fut ramenée sur terre par Viska.
- Hum... Tu dois avoir raison, admit-elle, après avoir embrassé du regard les alentours du lac, Rosette n'est certainement pas dehors : on l'entendrait miauler à qui mieux-mieux parce qu'elle a les pattes mouillées ou qu'elle est coincée en haut d'un arbre - ou plutôt, dans son cas, au sommet d'une souche - sinon... Mais je dois avoir des poils sur sa brosse : si tu me laisses le temps d'aller la chercher dans la salle commune, je veux bien qu'on aille trouver ta connaissance super douée en magie ! S'exclama-t-elle, ravie à la perspective d'apprendre un nouveau sort. Elle jeta un dernier regard à la forêt interdite (* Ah, un jour, j'explorerai tes mystères ! *) et emboîta le pas à Viska, pour regagner le château.

[FINI POUR PRUDENCE]




     

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