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 [THEME] ¤ Compassion ¤

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Ministère

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MessageSujet: [THEME] ¤ Compassion ¤   Lun 10 Oct - 15:30

Compassion
Alice & Julian
« L’humanisme, à mes yeux, signifie que nous, êtres humains, ne sommes rien d’autre que ce que nous sommes. Il n’y a pas de Dieu, pas de vie après la mort, pas de religion par laquelle nous serons sauvés. Nous devons nous sauver les uns les autres, avoir de la compassion les uns pour les autres, car personne ne prendra soin de nous, si ce n’est nous-mêmes. » - David Cronenberg


Il était difficile de trouver Julian depuis que des gens du ministère l'avait convoqué et que la vérité avait éclaté : c'était le Serdaigle qui avait saccagé la salle commune des Serpentards voilà quelques temps de ça. Toutefois, il l'avait fait à son insu, et rares étaient les élèves à ne pas en avoir pleinement conscience. Celui – ou ceux – qui était derrière tout ça était La Menace, pas Julian qui était une victime. Bien sûr, il y avait toujours des idiots dans cette école, mais en la circonstance, ils n'étaient pas si nombreux que ça. Tout le monde était plus ou moins soulagé d'avoir appris qu'en fait La Menace n'avait jamais mis les pieds dans l'école et qu'il avait juste ensorcelé des personnes s'y trouvant. Pour Alice, comme pour Aliénore, les effets n'étaient pas très différents du don d'hypnose de la brunette, si ce n'était que ça n'avait même pas besoin de la présence du lanceur de sort. Seulement d'un objet que la victime porterait… comme réceptacle des ordres à recevoir ou quelque chose de ce genre. Julian n'avait pas eu le choix et, pire, il avait tout oublié. Qu'il sache qu'il l'avait fait n'avait pas fait revenir ses souvenirs. Et l'objet magique qu'il portait n'avait pas réussi à être détaché, ce qui semblait poser problème pour lui rendre ses souvenirs.

Deux autres personnes étaient concernées. L'infirmière de l'école, Halloween, qui avait servi à son insu de passeur avec le monde extérieur, et Erin, une serpentard de troisième année qui avait donné, elle aussi contre son gré et sans s'en souvenir, le mot de passe qui avait permis à Julian d'entrer chez les Serpentards. Le sort d'Erin n'était pas puissant, c'est pour ça qu'elle n'avait pas été celle qui avait agi, alors qu'étant une fille déjà dans la bonne maison, ça aurait été plus efficace pour La Menace. Mais Erin avait été ensorcelée à distance, via Halloween, alors que Julian, lui… c'était plus grave. Même ses parents étaient impliqués.

Pour le moment, ils étaient encore sous le contrôle du Ministère, enfermés mais – pour ce qu'Alice en savait – bien traités. Il apparaissait qu'ils n'en savaient pas beaucoup plus sur La Menace que le reste du monde sorcier, si ce n'est que pour eux ce surnom prenait tout son sens car ils avaient été directement menacés… Tout ce qu'Alice savait c'était qu'ils n'étaient pas prêts de quitter l'Angleterre, ce qui brisait aussi les espoirs de son camarade de rentrer dans son ancienne école. Pas l'année à venir en tout cas. Le Ministère voulait garder un œil sur sa famille et lui, et Alice était vraiment désolée…

Pleine de compassion et ayant quelque chose à lui dire, elle avait cherché le jeune garçon toute la journée du samedi qui avait suivi ces événements. Mais elle ne le trouva que le soir, quand une légère brume commença à tomber sur le parc. Quelques papillons s'envolèrent, lui donnant encore plus l'air d'une petite fée que d'habitude (et oui, Alice allait quitter Poudlard bientôt mais ne faisait toujours pas très adulte physiquement…). « Julian ! Je te cherchais ! » Dit-elle en s'approchant de son camarade. Elle lui attrapa la main et le força presque à la regarder dans les yeux, ce qui n'était pas simple parce qu'il était nettement plus grand qu'elle en dépit de ses deux ans de moins ! « Comment vas-tu ? Dis-moi... » Commença-t-elle avant d'enchaîner, serrant sa main plus fort, comme pour bien lui prouver qu'elle était avec lui : « Je vais entrer au Ministère l'an prochain. J'aiderai à trouver qui a fait ça. Je t'en fais la promesse. » Voilà, c'était pour ça qu'elle avait parcouru l'école à sa recherche. Pour lui dire qu'elle avait choisi le ministère dans lequel elle allait entrer. Finalement, elle ne deviendrait pas journaliste comme l'avait suggéré Hugh, ni auror comme ses notes pouvaient le laisser espérer, ni bureaucrate comme elle-même se l'était imaginé. Elle allait entrer au service du département des mystères, elle deviendrait incollable en magie secrète et interdite, et elle passerait tout au peigne fin pour que des sorts comme celui qui avait frappé Julian ne soit pas aussi long à découvrir que ça l'avait été pour lui. Elle mettrait son intelligence au service des secrets des sorciers. Vu son physique, c'était ce qu'elle pouvait faire de mieux, car elle n'avait pas la carrure pour devenir auror.

Elle fixait toujours son camarade avec inquiétude. Ce devait être difficile à encaisser tout ça… Elle ne pouvait pas se l'imaginer. Elle avait son lot d'histoire triste : sa sœur jumelle retrouvée à quinze ans passé, sa vie à devoir voler pour manger et, surtout, voir sa famille manger, le travail au noir l'été pour simplement avoir des fournitures à la rentrée… mais ça n'avait rien à voir avec la souffrance qu'endurait sûrement Julian. Elle était assez fine psychologue pour savoir qu'il ne voudrait peut-être pas de sa compassion même si c'était dur de résister à une telle bouille, mais ça ne coûtait rien de la lui montrer… pour qu'il sache qu'il n'était pas seul et que même si cette école n'était pas pour lui le synonyme de bonheur qu'il pouvait être pour d'autres, comme elle par exemple, il y avait des personnes sur qui il pouvait compter. Alice ne pouvait pas prétendre qu'ils étaient proches… ça ne changeait rien. Alice était naturellement gentille et compatissante, et Serdaigle était sa seconde famille : aucun de ses membres ne devaient être lésés (à part peut-être l'autre peste d'Elena!). Dwayne aurait peut-être mieux trouvé les mots… mais pour le moment, il n'y avait qu'elle avec Julian. Alors elle faisait de son mieux, malgré les frissons de la fraîcheur de cette fin de journée humide. Quelque part, le temps était parfaitement accordé aux humeurs des deux adolescents. Un soleil brillant aurait juste paru déplacé ou moqueur… la brume c'était adéquat… car l'avenir était incertain, et ce léger brouillard les cachaient au reste du monde dont ils n'avaient pas besoin pour l'instant. Encore que rien ne disait que Julian ait besoin d'Alice… mais quand la petite blonde avait une idée dans la tête… difficile de l'en défaire !

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Serdaigle

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MessageSujet: Re: [THEME] ¤ Compassion ¤   Mar 11 Oct - 23:49

Il était difficile pour Julian de mettre des mots sur ses pensées depuis qu'il était revenu à Poudlard. L'Américain venait d'être excorté par deux aurors jusqu'à l'école, depuis le Ministère de la Magie où il venait d'être interrogé. Julian avait prit ses distances avec toute l'école pour aller se cacher dans le parc, derrière un arbre très loin du pont suspendu, endroit où il était sûr de ne pas être dérangé.
Et il avait pleuré. Fort. Pleuré à chaudes larmes, pleuré parce qu'il n'avait que 15 ans et que tout ce qui lui arrivait était injuste. Parce qu'il n'avait rien demandé et que c'était tombé sur lui alors qu'il y avait quelques mois, sa vie était parfaite. Il avait essuyé ses larmes, après plusieurs minutes où personne dans le monde tout entier n'avait pu se sentir aussi seul que lui, et il s'était finalement décidé à affronter tout ce qui allait lui arriver, prêt à encaisser une nouvelle fois plus qu'il n'aurait dû appelez-le Jésus.

Mais ne soyons pas si pessimiste et essayons – tant bien que mal - de voir ceci du côté positif de la chose. Essayons, donc : Julian Farrow, savait à présent ce qu'il se passait quand il avait de longues périodes 'd'absences' inexpliquées. Il savait aussi pourquoi il était arrivé à Poudlard, pourquoi ses parents avaient décidé un beau matin de quitter leur vie américaine pour partir vivre avec les buveurs de thé. Il savait également que la chaine en argent qu'il portait autour du cou depuis Halloween dernier n'était pas un banal objet enchanté, mais l'objet même de sa propre malédiction.

On avait placé ce bijou à son cou à sa soirée d'Halloween, à New York, on l'avait ensorcelé pour qu'il ne puisse jamais l'ôter et pour faire bonne mesure, on lui avait effacé la mémoire. Le reste avait été plus difficile à découvrir pour le Ministère (qui avait ramé, ramé, quand même, pendant de longs mois). Il n'avait pas fallu un mais trois Farrow pour éclaicir toute l'affaire. Bien que jamais Julian n'aurait soupçonné ses parents d'un dizième de milliers de ce qu'ils avaient avoué, les révélations de ses géniteurs l'aidèrent cependant beaucoup à comprendre leurs actes passés.
La Menace – puisque c'était elle qui était derrière tout ça – avait fait chanter les parents Farrow afin de se servir d'eux, nouveaux agents du Ministère Anglais fraichement débarqués. Une fois infiltrés, rien de plus facile que d'envoyer des tracts à toute la liste de sorciers du Royaume-Uni auquels ils avaient à présent accès. Julian lui, ne servait qu'à faire gentiment obéir tout ce beau monde – sous peine d'être allègrement torturé, sympaaa – en étant au passage réquisitionné pour servir de taupe dans Poudlard (autant joindre l'utile à l'agréable). C'est ainsi lui - alors qu'il n'en gardait absolument aucun souvenir - qui avait infiltré la salle commune des Serpentard, grâce à l'intervention de deux autres sorcières manipulées à distance elles aussi. C'était déjà ça de savoir qu'on n'était pas le seul dindon de la farce.
Mais comble du pompon, les deux sorcières manipulées par la Menace, à savoir une infirmière et une petite Serpentard, étaient à présent libérées – elles – de toute emprise ! Alors que Julian, lui, portait toujours une chaine en argent autour du cou, totalement à la merci de la moindre volonté de la Menace. Une demi-douzaine d'agents du bureau de la Police Magique n'avaient pas suffit à la retirer, c'est dire les incapables qu'ils étaient.

Quand la nuit tomba, Julian se décida enfin à rentrer. Il allait de toute façon tôt ou tard devoir faire face à ses camarades et à leurs regards suspicieux – au mieux. Dans son scénario optimiste, on lui lançait des pierres dans la Grande salle. Dans le pire des cas, il succombait à un Avada kedavra qu'il aurait de toute façon bien mérité. La mort n'était dans tous les cas pas aussi effrayante que ce qu'il s'imaginait de sa vie future.

Le regard rivé sur le sol, l'envie de sauter du pont presque aussi forte que son envie de liquider cette maudite Menace en deux coups de baguette magique, Julian fut sorti de sa torpeur par les bruits de quelqu'un qui venait vers lui. Il le sentait, il le savait, c'était Alice BINGO ! Tu n'as qu'un ami, hey !.

« Je crois pouvoir dire que c'est – à peu près - le pire jour de ma vie. »

Et sans aucune exagération, ce qui était le pire.

« Mes parents sont encore retenus par le Ministère de la Magie et ils vont peut être jugés pour haute trahison. Je suis à l'origine de toute la pagaille qui a eu lieu dans Poudlard ces dernier mois. J'ai été le pantin d'un groupe secret dont les motivations sont encore inconnues de tout le monde, même du Ministère de la Magie. Et pire que tout, personne ne m'a libéré de l'emprise de cette Menace. Ce qui veut dire qu'on peut me manipuler contre mon gré à tout instant et que je n'en aurais aucun souvenir. Donc si tu as une poutre et une corde, n'hésite pas. »

Il riait jaune mais en cet instant Julian préférait encore quitter ce monde plutôt que d'être à nouveau manipulé à distance. On pouvait se servir de lui pour tout, en fait la vaisselle, le ménage...! Pour l'instant on ne l'avait utilisé qu'à titre informatif, mais si l'envie les prenait de lui faire jeter des Avada Kedavra à tous ses copains de dortoirs, personne ne pourrait l'en empêcher. On avait rassuré Julian en lui disant que maintenant qu'on savait qu'il était démasqué, la Menace ne se servirait plus de lui. Mais c'était précisément maintenant qu'il serait intelligent de le faire ! Là, personne n'allait plus le soupçonner, il devenait donc le pigeon idéal. Surtout que personne ne pouvait le surveiller H24. Quelle brillante idée de l'avoir renvoyé à Poudlard ! Bingo les Anglais, ça cogite là dedans.

« Sans te vexer, ils s'y sont mis à 6 pour tenter de m'enlever le collier. Aucun n'a réussi. Et ils ont mis plusieurs mois pour trouver le sort qu'on m'a lancé, donc je ne compte pas sur eux pour m'aider. »

C'était ça le pire, de savoir que personne n'était en mesure de résoudre la situation. Ils ne pouvaient pas appeler le MACUSA en renfort, c'était efficient non ?

« Je n'ai même pas pu parler à mes parents, je ne sais même pas si c'est eux qui se sont dénoncés. Je ne sais rien. Juste ce qu'on m'a raconté, à savoir que c'était moi qui était manipulé à distance avec deux autres filles. Tu crois que mes parents vont avoir des ennuis ? »

La question pouvait paraitre ridicule mais il fallait bien avouer que pour Julian, ses parents étaient blanc comme neige. Ils n'avaient pas le choix ! Ils n'allaient quand même pas laisser leur fils mourir pour quelques tracs à envoyer, quand même ? Ils devaient être innocentés, on ne pouvait pas les désigner coupables pour être victimes de chantage, ce n'était pas juste. Surtout qu'ils n'étaient même pas Anglais, on ne pouvait donc pas les condamner pour haute trahison. Qu'on les renvois chez eux, mince !

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Julian Farrow

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MessageSujet: Re: [THEME] ¤ Compassion ¤   Dim 16 Oct - 11:01

Alice ne pouvait que le croire quand il lui affirmait qu'il s'agissait du pire jour de sa vie, et elle ne pouvait pas s'imaginer ce que ça faisait d'être dans sa situation – même si elle essayait, sincèrement -. Un peu comme tous ces autres qui ne savaient pas ce que ça faisait de devoir vivre dans les endroits mal famés de la capitale car il pensaient tous que Londres ce n'était que ce qu'on voyait sur les cartes postales ou aux informations. Sauf que les endroits où Alice avait grandi, même aux informations, on évitait d'en parler, parce que c'était un constat d'échec qu'il y ait tant de gens à dormir dehors – ou presque – à leur époque. Et ceux qui avaient un toit n'étaient même pas forcément les plus heureux. Tout ça, c'était dur à comprendre pour ses camarades et elle avait rapidement renoncé. Elle n'avait connu qu'une seule autre famille de sorcier qui avait vécu au même endroit qu'elle – si on ratissait large en terme de kilomètres – et il s'agissait des Jones dont le benjamin avait été à Serdaigle quand elle était très jeune et dont l'une des filles aînées était styliste à Pré-au-lard. Elle était gentille Megan, elle comprenait, et elle lui faisait des prix sur les robes, elle lui avait même mis à sa taille les vieux vêtements que Romilly lui avait donné et que la serpentard n'avait pas eu l'occasion de recoudre elle-même voilà trois ans et pour presque rien. Mais ils étaient rares ces gens-là.

Or, la situation de Julian était encore plus unique car le sortilège dont il était victime était resté inconnu depuis des siècles et n'avait été découvert que parce que La Menace en avait fait l'usage. Alice était bien contente que Voldemort n'en ait pas eu connaissance au fait de sa gloire, lui qui usait déjà de l'Imperium comme s'il s'agissait d'un simple sortilège du bouclier.

« Je comprends tes inquiétudes mais je ne pense vraiment pas que La Menace va recommencer, en tout cas pas maintenant alors que son plan vient d'être découvert, il va lui falloir du temps pour trouver d'autres stratagèmes, et même si tu finis par en faire partie, nous ça nous laisse du temps pour trouver comment t'enlever ce machin. » le ton était raisonnable, comme l'était presque toujours le ton d'Alice. Bien entendu, les craintes de son cadet était légitimes et elle sentait sa détresse, mais céder à la panique ne l'aiderait pas, ni lui, ni le ministère dont il semblait avoir presque aussi peur que de La Menace.

« Ne me sous-estime pas, en plus d'être très douée, j'ai un énorme avantage sur les autres personnes du ministère, c'est que moi je te connais. » Et parfois, la magie, ça ne tenait qu'à ça. Beaucoup de sortilèges interdits ou secrets avaient un rapport avec les sentiments, avec la personnalité des gens. Ce n'étaient pas que des formules qu'on lançait comme ça. Et peut-être que si le ministère n'avait encore rien trouvé, c'était parce que dans le cas de Julian, il y avait un lien avec lui, voire avec ses parents, et que pour briser la magie, il fallait fouiller plus loin. En plus de ça, le personnel actuel du ministère était pris à la gorge par les règles, et Alice savait faire semblant de les respecter tout en traçant sa route. Elle n'était pas une ancienne voleuse à la tire pour rien.

« Quant à tes parents… ils seront bientôt libérés, même si je pense que vous ne pourrez pas quitter le territoire pour rentrer dans votre pays car les sorciers de chez toi ne voudront pas s'occuper du problème, c'est comme ça à chaque fois. On nous demande toujours de tout régler, et du coup nous sommes toujours les cibles de toutes les attaques. Mais ils ne seront pas accusés de Haute Trahison, ils sont innocents… ils n'avaient pas le choix d'agir comme ils l'ont fait pour te sauver. » Car même si Julian était traumatisé, au moins il était vivant, ce qui était le but de ses parents au départ, et Alice aurait sûrement agi de la même manière à leur place, comme tous les autres sorciers, quoiqu'ils en disent.

« Et n'oublie pas Julian, tu es à Poudlard. Et les maisons se serrent les coudes. Tous les Serdaigles vont t'aider à passer cette période difficile. Crois-moi, pour l'instant il y a le choc de la nouvelle, mais tout le monde va te protéger, comme tes parents l'ont fait. Tu n'es pas seul. » C'était peut-être encore dur à voir vu la situation actuelle, mais elle savait qu'il finirait par s'en rendre compte. Car elle avait passé sept ans à Poudlard, et ça avait été sept années où elle avait repris confiance en l'être humain. Tous n'étaient pas bons, c'était vrai, sinon Le Menace n'existerait pas, mais tous n'étaient pas mauvais non plus, au contraire. Julian devait juste se trouver des alliés. « Et tu auras des alliés à l'extérieur, Aliénore et moi déjà, mais sûrement aussi Dwayne et les autres septièmes années. On sait que tu n'as rien fait de mal, que tu es une victime. Nos camarades te protégeront de l'intérieur et nous de dehors. Il y aura toujours des gens pour avoir peur, il suffit de regarder ce qui est arrivé aux Serpentards cette année, mais même eux ils ont toujours eu des soutiens, tu en auras aussi. Mais tu ne dois pas rester seul. Il faut que tu rentres à l'école avec moi, et que tu leur montres… je ne sais pas… ce que tu veux, mais en tout cas que tu n'es pas plus dangereux pour eux que Erin ou Mademoiselle Strue. Et même si l'école entière se retournait contre toi, ce qui ne sera pas le cas, je le sais pour t'y avoir cherché toute la journée, tu m'aurais encore moi. » Et si ce n'était pas suffisant, elle ferait de la propagande en ce sens. Elle était Alice Orwell ! La meilleure élève de septième année, la fille qui avait réussi à changer de vie simplement grâce à ses efforts ! Que les autres essaient seulement d'aller contre son avis, ils apprendraient s'ils l'ignoraient encore qu'elle n'avait rien d'une poupée blonde contrairement à ce que laissait entendre son apparence ! Elle défendrait et aiderait Julian, c'était une promesse.

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MessageSujet: Re: [THEME] ¤ Compassion ¤   Dim 16 Oct - 23:52

Julian était tellement plein de gratitude à l'égard d'Alice qu'il la voyait à présent différemment. En quelques secondes, la jeune fille avait réussi à le faire passer de la case "seul au monde en dépression totale" à celle du "reprend goût à la vie et n'a peur de rien". Elle avait un don. Julian n'avait pas 2 amis à Poudlard pour rien : pour qu'il ait réussi à ouvrir son cœur à deux personnes dans cet horrible château, c'était qu'il devait beaucoup les aimer et avoir besoin d'elles. Et c'était le cas : à chacun des mots de la Serdaigle, Julian se les entrait en tête et se hurlait qu'ils étaient vrais et que tout allait bien se passer quelle naïveté.

« Oui, peut être. »

Aux mots de soutien d'Alice sur son entrée au ministère, les larmes du jeune homme lui montèrent rapidement aux yeux. Un élan de gratitude l'envahit et Alice lui parut plus belle, plus solide et plus digne de confiance que tous ses amis réunis. Une envie de l'embrasser le traversa mais le jeune homme se contint et extériorisa ses émotions en laissant glisser ses larmes sur ses joues. Pile ce qu'il voulait éviter devant Alice. C'était tellement pathétique, qu'il se serait giflé.

« Mes parents... je ne peux même p'... pas les voir, alors que j'a' tellement de chos' à leur dire ! »

Ça y était, il pleurait. Ses paroles peinaient à être intelligibles. La frustration de comprendre enfin la situation sans même pouvoir parler à ses géniteurs était une chose affreuse. Il ne leur restait plus que eux à présent et il n'avait pas pu leur adresser le moindre mot ! Maintenant qu'il pouvait avoir leur explication sur cette sombre affaire et ses détails, le Ministère les empêchait de voir leur propre fils.

« Tu crois vraiment que les Serdaigle et les autres maisons de Poudlard vont me soutenir ? Je pense plutôt que les Serpentard vont me jeter des pierres et que tout le monde aura peur de moi. »

Et ils auraient bien raison.
Julian, lui qui n'avait pas pris parti dans le conflit contre Serpentard et qui s'était malgré lui trouvé dans une bagarre opposant des Serdaigle creux à des verts et argent énervés, avait quand même frappé un élève de Rowena et un de Salazar. Peut être qu'on lui en tiendrait rigueur un jour et c'est maintenant !.
Et puis de toute façon, avec ce qu'il avait fait, les Serpentard ne pourraient jamais le soutenir, le comprendre ou le défendre. Idem pour les autres maisons, qui ne verraient en lui – et à raison – qu'un pantin qui pouvait encore sévir sans en avoir conscience. Et puis il n'était pas intéressant du tout ! Depuis qu'il était arrivé à Poudlard, il mettait un point d'honneur à être le plus transparent et le plus réservé possible.

« Tiens, prends là. »

Julian venait de tendre sa baguette magique à Alice, et c'était pour lui la meilleure chose qu'il ait faite dans la journée. Il ne devait plus l'avoir en main sans la présence d'un professeur, c'est à dire en classe. C'était beaucoup trop dangereux. Même si Alice était convaincue du contraire, il restait encore un danger pour ses camarades. Hors de question que cette fois et en toute impunité, on l'utilise comme on voulait.

« Je vais demander à mes camarades de 5ème année de la garder à tour de rôle et de ne me la donner qu'en classe, en présence d'un professeur. Il ne faudra pas que je sache qui la détient entre les cours ou la nuit, je ne veux prendre aucun risque si on me contrôle à nouveau. »

Ainsi, même si la Menace reprenait possession de son corps, il serait un moldu, un sorcier sans baguette magique et donc nettement moins utile. En espérant évidemment que les mesures de sécurités seraient renforcées dans l'école, sinon tout cela ne servait à rien.

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MessageSujet: Re: [THEME] ¤ Compassion ¤   Ven 21 Oct - 14:37

Lorsque Julian se mit à pleurer, Alice se dit que c'était une bonne chose parce qu'il laissait ses sentiments sortir, si c'était douloureux sur le moment, à la longue ça allait lui faire du bien. « Ne t'inquiète pas, tu finiras par les voir, sûrement cet été. » Assura Alice en s'approchant et en enlaçant Julian pour le consoler. Malheureusement, comme elle était très petite par rapport à beaucoup de ses camarades et surtout les garçons (elle avait atteint difficilement le mètre cinquante-trois), cela n'était sûrement pas une étreinte très consolante. L'important était plutôt que le cœur y était.

Quant aux autres maisons, Alice était plutôt optimiste parce qu'elle savait que comme Julian n'avait pas été le seul à être manipulé, tout ne serait pas reporté sur lui. Le fait qu'il porte encore le bijou contrairement aux autres était un problème qui le mettait en lumière évidemment, mais ça pousserait plus les autres à vouloir le surveiller qu'à le mettre de côté. Et il leur restait encore un bon mois pour que les Serdaigle du groupe d'Alice mette de l'ordre dans l'esprit de leur camarade plus jeunes pour qu'ils prennent la relève l'année suivante.

« Certains auront peur, mais pas tous, et pas pour toujours. On va leur montrer ce que c'est qu'une maison soudée à Serdaigle ! » Serdaigle, son deuxième foyer, sa deuxième maison, là où elle avait appris qu'elle pouvait faire confiance à d'autres personnes que sa famille et que la vengeance n'était pas la solution à tout. Alice croyait dans les siens. Quant à Serpentard, même si Micah n'était plus préfet, il serait quand même là encore une année pour rapporter à Alice ce qui s'y passait et parfois temporiser. De plus, les préfets étaient bien dans les autres maisons, Alice n'imaginait pas la douce Payton ou la charmante Candys s'en prendre à Julian ou encourager les autres à le faire, sans compter sur Klara qui serait plutôt du genre à le défendre en bonne Gryffondor ! Non, Julian serait entre de bonnes mains, mais il devait reprendre espoir.

« Et puis, tu n'es pas entré à Serpentard par tes propres moyens, la petite Hazzard était ensorcelée elle aussi et elle t'a aidé. Si elle est maintenant libérée du sortilège, elle sait ce que ça fait, et peut-être que vous pourriez vous soutenir entre victimes de La Menace. » On était toujours plus fort quand on faisait front. Après, le petit soucis résidait dans le caractère d'Erin qui était assez solitaire, pour ne pas dire désagréable, et qui n'avait pas mieux vécu que Julian toutes ces histoires autour d'eux. Personne ne l'avait vu dernièrement non plus, mais Alice ne la connaissant pas personnellement avait délégué à d'autres la charge de s'en occuper. Elle, elle se chargeait de remonter le moral de Julian, et ça paraissait presque efficace !

Elle avait lâché Julian pour lui parler de Erin et elle fut un peu étonnée qu'il décide de lui confier sa baguette… elle ne pensait pas que ce soit utile, mais si ça le rassurait, pourquoi pas ? De toute manière ils n'avaient pas vraiment le droit de faire de la magie en dehors des cours (même si c'était sûrement la règle la moins respectée de l'école) donc elle ne devrait pas lui manquer.

« D'accord, mais seulement parce que ça te rassure, ok ? Et il faudra peut-être qu'on trouve un plan pour cet été… je t'aurais bien proposé de venir chez moi avec tes parents, mais je vis dans un quartier un peu pourri pour l'instant et je n'aurais sûrement pas mon propre appartement avant septembre… Tu sais comment c'est chez tes parents ? Ce serait mieux si on restait avec toi même pendant les vacances si tu crains à ce point qu'on te manipule encore, non ? » Malheureusement, elle ne connaissait pas trop les cinquièmes années comme elle était en septième. Tous de nom évidemment, mais pas personnellement. Dwayne en saurait peut-être plus qu'elle pour monter un plan, il était naturellement tellement plus sociable !


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