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 Cette fois, on y va !

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Poufsouffle

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MessageSujet: Cette fois, on y va !    Sam 15 Oct 2016, 08:51

C’était Alan qui avait eu l’idée en premier, et il n’avait pas manqué d’étonner Prudence quand il était venu la lui suggérer, la veille au soir. Certes, la fillette tannait son ami depuis le début de l’année, pour partir à la découverte de la forêt, qui bordait le parc - en bonne Poufsouffle qu’elle était (parfois), Prudence était une fervente partisane de la bêtise solidaire –, mais celui-ci avait toujours fermement repoussé jusqu’à ses avances les plus « subtiles » (« Oh, il fait drôlement beau aujourd’hui ! Ce serait tellement agréable d’aller faire un pique-nique dans les sous-bois ! »). De guerre lasse, la jeune sorcière avait fini par se dire qu’Alan était beaucoup trop sérieux – ou beaucoup trop timoré – pour entendre l’appel de la forêt. Elle avait cessé de chercher à le convaincre de l’accompagner, sans renoncer, pour autant, à arpenter, un jour, les obscurs sentiers que les grands chênes dissimulaient au regard.

Depuis quelques temps, Prudence avait changé de stratégie, et lorgnait du côté des élèves de Gryffondor, dans l’espoir de repérer parmi eux un potentiel partenaire de crime. Elle n’avait toutefois pas encore osé les aborder, ne serait-ce que parce que « Hé, salut, tu veux violer dix articles du règlement intérieur avec moi et mettre, sinon ta vie, du moins ton intégrité physique, en danger ? », ne lui semblait pas une entrée en matière très heureuse. Oh ! Prudence ne croyait pas réellement - la naïve - qu’elle serait en danger, dans la forêt elle-même quelqu’un avait bien dû finir par signaler à Hagrid qu’il fallait arrêter d’y lâcher tout un tas de bestioles, mais elle ne doutait pas que le Professeur McGonagall se ferait un point d’honneur à l’étrangler de ses propres mains si jamais elle apprenait que Prudence était allée baguenauder dans les bois.

La Poufsouffle savait pertinemment que son entêtement à vouloir explorer les tréfonds de la forêt n’était pas un signe de sagesse, mais c’était plus fort qu’elle : en Irlande, elle passait presque tous ses dimanches à battre la campagne en compagnie de sa mère, et certains de ses meilleurs souvenirs étaient liés à la forêt. Voir celle de Poudlard si proche et, en même temps, si inaccessible, avait quelque chose d’à la fois frustrant et incompréhensible pour la fillette. Elle avait entendu dire que les élèves qui choisissaient l’option « Brûlures et morsures Soins aux créatures magiques » étaient amenés, au cours de leur cursus, à faire de courtes excursions dans la forêt, mais Prudence, qui n’était pas une  Poufsouffle modèle, n’avait pas la « patience proverbiale » censée être l’apanage de sa maison : sa troisième année lui paraissait trop loin pour qu’elle attende.

Elle était donc sur des charbons ardents et désespérait de parvenir à ses fins, quand Alan était venu lui suggérer une escapade forestière. Un instant, elle avait pensé que leur incursion dans la bibliothèque, au nez et à la barbe des adultes de l’établissement, avait enfin libéré le rebelle qui sommeillait en lui. Puis, elle avait compris que ce que lui proposait, en réalité, Alan, c’était une chance d’accomplir son rêve le plus fou pendant qu’elle en avait encore l’occasion. De fait, la guerre des tranchées dispute virulente qui opposait les parents de Prue au sujet de son maintien dans l’école, maintenant que la Menace parvenait à y entrer, ne s’était pas améliorée, et elle sentait bien que, si toute l’affaire n’était pas réglée d’ici l’été, elle ne ferait plus partie des effectifs de Poudlard à la rentrée prochaine pour le plus grand bonheur de tous ses enseignants.
D’après ce que Prudence comprenait de la logique de son ami, l’idée était qu’elle devait profiter du château et de ses alentours tant qu’elle le pouvait encore. Après tout, que risquait-elle, dans le pire des cas ? La mort L’exclusion ? Hé bien, au moins, la dispute parentale serait réglée, et, avec un peu de chance, Alan et elle seraient inscrits dans le même établissement. Profondément émue – elle savait ce qu’il avait dû en coûter à Alan de renoncer à tous ses principes de bon élève – la fillette avait eu toutes les peines du monde à contenir sa joie : il lui avait fallu trois bonnes minutes de bredouillements inintelligibles avant de parvenir à faire une réponse sensée.

C’est ainsi que la petite Poufsouffle et son acolyte se trouvaient, en ce samedi matin printanier, devant les sous-bois. Ils avaient petit-déjeuné à la première heure, estimant, l’un comme l’autre, que partir tôt leur épargnerait les témoins gênants : à part quelques grands malades Serdaigles acharnés du travail, presque tout le monde dormait encore, ou paressait au fond de son lit. Prudence, qui, dans son excitation, n’avait quasiment pas fermé l’œil de la nuit, avait enfilé ses chaussures de randonnée, et portait un sac à dos de véritable aventurière, bourré de tout un tas de choses « vachement inutiles », depuis les barres énergétiques jusqu’à la paire de jumelles, en passant par un livre d’ornithologie, une boussole, des pansements et autres menues bricoles, sans oublier sa baguette magique, coincée dans la poche avant du sac.  A la voir ainsi harnachée, on aurait pu croire qu’elle partait pour un trek plutôt que une petite promenade matinale.

Arrivée devant les premiers arbres, la fillette coula un œil prudent aha aux alentours, pour s’assurer que personne ne les observait puis, levant le pouce à l’attention de son ami, elle chuchota, avec des airs de conspiratrice :
- Petit Hérisson à grosse tortue Marmotte Véloce, Petit Hérisson à Marmotte Véloce, la voie est libre, je répète, la voie est libre… On y va ?
Et d’adresser un sourire radieux à son complice.

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Poufsouffle

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MessageSujet: Re: Cette fois, on y va !    Dim 16 Oct 2016, 13:02

Il était fort peu probable que ce soit Alan Carmichael, le Poufsouffle de première année sage et très attaché à chacun des paragraphes du règlement intérieur enfin ça c'était avant de vandaliser quelques armures de Poudlard, qui prenne l'initiative de partir avec sa meilleure amie en excursion dans le seul endroit interdit de l'école : la forêt. C'était pourtant le cas. Prue l'avait tanné pendant de longs mois car il lui semblait nécessaire – que dire, vital – d'arpenter les sentiers de la forêt interdite de l'école avant de mourir.

Pour les Irlandais qu'ils étaient, il était vrai qu'avoir une immense forêt en bordure d'école dans laquelle on ne pouvait pas mettre les pieds, avait quelque chose de très frustrant. En tant qu'étranger Irlandais un jour, Irlandais toujours ils passaient la quasi-totalité de leurs week-end – avant leur entrée à Poudlard – avec leurs parents, à pique-niquer dans les bois. Si Alan avait la passion de la nature, des forêts foisonnantes et luxuriantes, des champs verdoyants s'étirant à perte de vue, des lochs mystérieux et reposants et des criques océaniques et vivifiantes, Prudence elle, ne jurait que par les bois.

Alan la connaissait bien, et il fallait de toute manière être plus que stupide pour ne pas comprendre les multiples avances de la demoiselle tout au long de l'année.

Mais voilà, l'année était peut être en train de se terminer pour la jaune et noir. Si l'avenir d'Alan à Poudlard était assuré, les parents de Prudence se livraient une lutte sans merci pour la retirer – ou pas – de l'école. Et plus ça durait, plus Alan redoutait les lettres du papa de Prue. Plus ça allait, et plus il était remonté. Pire encore, la situation à Poudlard était loin de s'arranger (on venait de découvrir que la Menace avait contrôlé plusieurs élèves à distance) et Alan rêvait chaque nuit que dès le petit matin, le papa moldu de Prudence arrivait à Poudlard pour la récupérer de force.

Le jeune sorcier prit donc un jour son courage à deux mains, ravala sa peur de décevoir ses professeurs / se faire exclure de l'école / mourir et annonça à Prue que le lendemain, ils allaient dans la forêt interdite. Sa meilleure amie eut un peu de mal à y croire, mais après quelques secondes de reflexion, elle ne se fit évidemment pas prier.

C'est ainsi que quelques heures plus tard, les deux sorciers, armés de sac à dos, de vivres (chocolat et cookies pour Alan) et de baguettes magiques s'apprétaient à vivre une nouvelle aventure mortelle à deux.

« Marmotte Véloce à Petit Hérisson, on y va ! »

Bien évidemment, Alan n'était pas parti en touriste. Déjà, il avait organisé tout un programme pour passer discrètement de la salle commune de Poufsouffle au l'orée du bois. Il avait également épluché tous les livres qu'il pouvait pour apprendre de nouveaux sorts qui pourraient leur être utile. Le 'Lumos' il le connaissait bien et ça leur servirait pour sûr. L'rlandais avait même tenté de maîtriser le sortilège de protection. Le 'Protego' était hélas un sort assez compliqué et après de nombreux essais infructueux, Alan n'était parvenu qu'à un léger crachat de flammes blanches scintillantes.

« T'es impatiente ? »

Alan souriait. Il se donnait tout le mal du monde pour paraître heureux alors qu'au fond, l'excursion le terrifiait. Il espérait que Prue s'était pas mal documenté sur le sujet et qu'elle savait où elle mettait les pieds. Alan lui, préférait ne pas trop savoir, il espérait juste qu'ils feraient quelques pas, histoire d'être prudent, tout en regardant au loin le château et qu'ils reviendraient. On pouvait rêver non ?

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Dernière édition par Alan Carmichael le Dim 16 Oct 2016, 18:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Cette fois, on y va !    Dim 16 Oct 2016, 18:18

« Impatiente » était un mot bien trop faible pour exprimer l’intensité du bouillonnement intérieur de Prudence. La petite sorcière trépignait littéralement sur place, à la manière d’un enfant qui, le matin de Noël, est tenu d’attendre le réveil de toute la famille avant d’ouvrir ses cadeaux. Son désir de pénétrer dans la forêt était si puissant qu’elle en tremblait presque. N’y tenant plus, elle battit des mains et piailla d’un ton surexcité :
- Carrément, qu’on y va ! On n’est pas là pour se dégonfler !
Et, pour mieux illustrer ses propos, la Gryffondor Poufsouffle s’avança d’un air décidé dans les sous-bois. Elle fit quelques pas, le temps d’atteindre un grand chêne, et sauta plusieurs fois sur place : le bruit des brindilles qui craquaient sous ses pieds, associé à la sensation de la mousse qu’elle écrasait à chaque saut, lui procurait visiblement un bonheur béat. Elle finit toutefois par arrêter son petit jeu, et étendit les bras, en levant le nez vers la canopée, comme pour mieux s’imprégner de l’odeur de la forêt. Le mélange des feuillages légèrement humides de rosée et de l’humus pourrissant sur le sol était un des parfums qu’elle préférait. Elle huma profondément l’air, puis hocha la tête, satisfaite : ça c’était de la forêt de première catégorie ou elle ne s’y connaissant pas !

- Ah ! s’exclama-t-elle, en se tournant vers Alan, toujours à l’orée du bois, ça fait drôlement de bien ! Tu sais, ça me fait de la peine de le reconnaître, mais on se croirait presque en Irlande ! Tu viens ?
Pendant qu’Alan la rejoignait, la fillette scruta les alentours. Contrairement à ce que son ami espérait, elle ne s’était absolument pas renseignée sur la sylve environnante, partant du principe qu’une aventure planifiée n’avait rien d’une aventure, justement, et tout de la gentille petite promenade dominicale de papi et mamie. Tout ce qu’elle savait, c’était que la forêt de Poudlard comptait parmi les plus sauvages de l’Europe sorcière, qu’il fallait des jours pour la traverser, et qu’elle abritait en son sein quantités d’espèces magiques « totalement inoffensives » - selon les critères très personnels d’Hagrid – ainsi qu’une flore à faire se pâmer d’extase leur professeur de botanique. Autrement dit, les chances des deux compères de tomber sur des bestioles assoiffées de sang humain, et des plantes bien décidées à enrouler leurs petits pseudopodes gluants – et potentiellement venimeux - autour de leur cou délicat, étaient plutôt bonnes, merci beaucoup. Bien loin d’être rebutée par cette perspective, Prudence s’en réjouissait d’avance : si elle ne revenait pas à l’école avec des griffures sur les bras et une palpitante histoire de fuite éperdue à travers les fougères, elle estimerait avoir perdu sa journée.

De là où elle se trouvait, la fillette apercevait plusieurs sentiers mal-dessinés qui s’enfonçaient en serpentant à travers les arbres.
- Tu veux aller par où ? Demanda-t-elle à Alan, quand il se trouva près d’elle. Moi, je prendrai bien ce chemin-là, enchaîna-t-elle, en désignant d’un signe de tête un sentier, qui semblait directement conduire au cœur du bois. Parce que les autres, on a l’impression qu’ils longent l’orée de la forêt pendant un petit moment, alors je ne vois pas bien l’intérêt… Ce n’est pas exactement comme si on ne la connaissait pas déjà ! En plus, on a davantage de chances de se faire repérer si on reste à portée de voix.
Pour être parfaitement honnête, la crainte d’être repérée importait peu à Prudence. Certes, elle n’aurait pas aimé voir sa petite escapade écourtée, mais elle ne croyait pas réellement que quelqu’un se promenât aux alentours de la forêt de si bon matin. Toutefois, elle avait pensé qu’agiter la peur des représailles, qui ne manqueraient pas de s’abattre sur eux en cas d’interception, était le meilleur moyen de pousser Alan à s’engager directement dans la forêt. L’idée n’était pas mauvaise, mais sa réalisation risquait d’être compromise par la réflexion qui suivit, et qu’elle ne parvint pas à contenir :
- En tout cas, elle est drôlement touffue, cette forêt. Moi, si j’étais un tueur fou recherchée par tout le Ministère, c’est ici que je viendrai me planquer… Si ça se trouve, on va tomber sur le fan-club de la Menace ! Ben… Alan… Pourquoi t’es tout pâle ?

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MessageSujet: Re: Cette fois, on y va !    Dim 16 Oct 2016, 20:14

Plus ça allait, moins Alan se sentait bien. Le cerveau du jeune homme était en pleine ébullition et il mettait toute la bonne volonté du monde à ne pas exprimer à haute voix toutes ses (nombreuses) craintes : « Attends, on va rester au bord de la forêt hein, pour toujours voir de la lumière et être capable sortir vite fait en cas de danger. Parce que franchement, il y'a de quoi baliser hein. Tu te rends compte que si on tombe sur un loup-garou on est carrément sans défense ? Au pire il nous tue, au mieux il nous mord et on devient potentiellement des loups-garou à notre tour. Et ça ce n'est rien, hein. On peut tomber sur des araignées géantes, des Chaporouges et plein d'autres choses qui peuvent nous zigouiller en trois secondes. Et c'est pas avec un Lumos qu'on va se défendre ! » Il y arrivait, mais la randonnée ne faisait que commencer. Sans compter que par nature, Alan agissait précisément comme l'opposé naturel de Prudence Faraday. En particulier quand celle-ci dépassait les limites. Là, il allait être coton de la fermer et de paraître cool, détendu et confiant : ils risquaient quand même leur vie, mais l'un dans l'autre, Alan s'était fait la promesse de faire passer une bonne journée à Prudence la dernière de sa vie.

« Allez, vendu, on part par là ! »

Bien évidemment, Alan aurait préféré le sentier longeant l'orée du bois, hélas, Prudence semblait emballée par le chemin principal, celui qui menait au cœur même de la forêt. Parfait ! Il était sûr que si un animal dangereux les chargeait, aucun des deux n'en réchapperait. Et s'ils criaient, pareil, personne à Poudlard ne les entendrait. Mais faire plaisir à Prue était plus important. Il n'y avait plus qu'à prier sa bonne étoile et espérer que tout se passerait bien fort heureusement Alan était verni depuis qu'il était arrivé à Poudlard. Bizarrement, Alan était plus confiant en la chance de Prue qu'en la sienne. Faites que tout aille bien, Merlin, par pitié !

« Je pense qu'il y 'a plein d'endroit où la Menace aurait pu choisir pour se cacher autre que la forêt interdite. Ici, il y'a bien trop de danger pour une planque, je trouve. Enfin... ! Je dis ça que ce n'est pas forcément très dangereux ici, hein. C'est façon de parler. »

Réalisant qu'il avait trahi ses pensées, Alan se rattrapa aussi bien qu'il le put. Il ne fallait surtout pas stresser Prudence, du moins pas autant que lui ce qui était impossible ne l'était. La jeune fille lui répondant par un large sourire, son meilleur ami conclut qu'il n'avait pas gaffé. Elle était dans son élément, totalement à l'aise et heureuse d'être là.

Alan lui, aurait plus profité de l'instant présent, des odeurs de mousse, du merveilleux aspect de la luxuriante forêt et du cadre qui – il était vrai – rappelait l'Irlande, s'il n'avait pas subitement pris conscience de ce qu'il avait fait.

Le danger était très présent autour d'eux et au lieu de croire en la bonne étoile Irlandaise de sa meilleure amie, Alan lui, sentait qu'il aurait du plus croire en lui. Entendons par là, qu'Alan était la seule personne au monde qui arrivait à freiner Prudence Faraday et même son cousin Magnus Fitzpatrick (et ce n'était pas peu dire), il avait donc un devoir sur eux. Et aujourd'hui ce devoir, Alan ne l'avait pas honoré. Il avait pensé aux fantaisies de Prue en premier au lieu de songer aux réels dangers que comportait une telle mission.
Comment avait-il pu lâcher sa meilleure amie comme ça ? Comment pouvait-il être un bon ami si elle même ne pouvait pas compter sur lui ? Il était son frein naturel, celui sur qui elle pouvait compter pour la maintenir en vie. Et là, il avait été bête, lâche, il n'avait fait que penser à son bonheur, sans penser aux nombreux dangers qui pouvaient finalement le ternir.

Notez que Prudence aurait été aux anges si sa mort était le fruit d'un loup-garou affamé l'étripant à pleine bouche dans la forêt interdite. Alan lui, l'était un peu moins.

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MessageSujet: Re: Cette fois, on y va !    Dim 16 Oct 2016, 21:16

Question psychologie, Prudence avait encore de gros progrès à faire : elle avait beau connaître Alan depuis sa plus tendre enfance, et deviner confusément qu’il aurait préféré être au fond de son lit ou, plutôt, en train de faire ses devoirs - pour une raison qui échappait totalement à Prudence, son ami a-do-rait faire ses devoirs au début du week-end - , elle ne percevait rien du malaise grandissant du jeune garçon. Dans son enthousiasme égoïste, la terrible violation du règlement intérieur qu’ils étaient en train de commettre, n’était qu’une innocente petite promenade entre amis, et « Pas de quoi fouetter un chat, Professeur McGonagall – sauf vot’ respect, bien sûr – c’était pas plus dangereux que de faire le tour du lac… Parce qu’entre le calmar géant et les sirènes mal aimables, s’cusez-moi, M’dame, mais j’ai l’impression que c’est pas super sécure de ce côté-là non plus, hein ! ». Ravie de voir Alan se ranger de son avis, elle s’engagea d’un bon pas sur le sentier qui s’enfonçait le plus rapidement dans la forêt :

- Alors, demanda-t-elle, il nous faudrait combien de temps, pour arriver au milieu de la forêt ? Apparemment, le nombre de sorciers à l’avoir traversée se compte sur le doigt d’une seule main amputée de plusieurs membres, et aucune carte n’a jamais été réalisée. C’est dingue, non ? On aurait pu croire que ceux qui ont réussi l’exploit, penseraient à en faire une pour aider les générations suivantes, mais d’après ce que j’ai compris, aucun d’entre eux n’avait très envie de retourner explorer les lieux pour vérifier la topographie. C’est un peu dommage, mais en même temps, je les comprends : une fois qu’on a découvert un endroit, on doit plus avoir envie de passer au suivant que d’y retourner, même si c’était très joli. Tu crois qu’on devrait créer notre propre carte ?

Ici, Prudence marqua une pause, pour reprendre sa respiration, et laisser - la brave petite - à Alan le temps de faire deux ou trois arrêts cardiaques successifs. Non seulement Prue ne comprenait pas que, si des sorciers expérimentés avaient fermement refusé de remettre les pieds dans la forêt, c’était peut-être plus par crainte de ce qu’ils pourraient y rencontrer que par peur de s’ennuyer (« Ouais, la forêt interdite de Poudlard, ouais… J’l’ai déjà faite… Joli p’tit bois, sympa pour se mettre en jambes, mais j’aimerais concentrer mes efforts sur quelque chose de plus conséquent, maintenant, si vous voyez ce que je veux dire… La jungle indienne, par exemple. Ou les territoires perdus de l’Amazonie… Là il y a vraiment du challenge ! ») mais en plus, pour qu’elle proposât de dresser une carte des sous-bois, il fallait qu’elle eût déjà décidé d’y revenir. Pour Alan, ce n’était pas une bonne nouvelle.

- A ton avis, on a combien de temps devant nous, avant que quelqu’un signale notre absence ? Jusqu’au déjeuner ? Jusqu’au dîner ? J’ai pris une boussole, des fois qu’on se perdrait, précisa-t-elle, en se tordant le bras pour tapoter son sac à dos. Tu sais qu’il paraît que des sorciers se sont si complètement égarés dans la forêt qu’on a mis des mois à les retrouver ! Apparemment, l’un d’entre eux était presque retourné à l’état sauvage et vivait au milieu d’une colonie de nifleurs… J’ai lu ça dans les vieilles Gazettes, l’autre jour, pendant qu’on cherchait des infos sur la Menace. Quand on y pense, il y a sans doute des gens qui ne sont jamais sortis de la forêt ! On va peut-être tomber dessus ! Même si d’après mon Grand-Père, on ne peut pas faire confiance à la Gazette…

Prudence aurait pu s’arrêter là, et éviter ainsi à Alan de s’évanouir dans ses urines au pied des arbres, mais elle était d’une insensibilité impitoyable, aussi poursuivit-elle :
- C’est fou, on a vraiment l’impression d’être seuls au monde ! On n’entend quasiment pas un bruit… Les oiseaux chantent à peine ! Moi je maintiens que c’est une bonne cachette. D’ailleurs, si on y réfléchit, la Menace doit être hyper calée, question magie noire, pour réussir à contrôler trois personnes à Poudlard, dont l’infirmière… M’étonnerait qu’elle se laisse impressionnée par deux ou trois bestioles dentues. En plus, rien ne nous dit que les bestioles dentues n’ont pas rallié son camp. Je te rappelle que certaines créatures magiques étaient partie prenante, dans la dernière guerre – ça aussi, je l’ai lu dans la Gazette -, et on peut supposer que la Menace a besoin de tous les alliés qu’elle peut trouver…  Ben… Alan ? Youhou, Alan ? Pourquoi tu fais demi-tour ?

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MessageSujet: Re: Cette fois, on y va !    Dim 16 Oct 2016, 23:18

Alan n'était effectivement pas très loin de l'évanouissement. Non content de rayonner de bonheur, Prudence semblait prendre un malin plaisir à lister une à une toutes les façons de mourir atroces qui allaient bientôt s'offrir à l'un ou à l'autre - sinon les deux - des deux amis. Et ça semblait la faire rigoler ! Alan commençait à peine l'expédition qu'il avait déjà envie de crier à Prudence de faire demi-tour illico presto. C'était clair maintenant, s'ils ne finissaient pas désossés par un loup-garou ou étripés par une araignée géante, ils seraient séquestrés – au mieux – ou torturés par les sbires de la Menace. Sympa ! Merci Prudence, d'ouvrir de nouveaux horizons à Alan qui voyait déjà mille et une façons de mourir sordidement depuis la veille au soir.

« Je pense que si on marchait toute la journée, on n'arriverait même pas au milieu. J'ai déjà vu une carte des alentours de Poudlard, et elle est immense. Mais je pense que pour faire une carte il faudrait de longues journées de randonnées, non ? Si on en ressort vivant, on pourra essayer ! »

Alan afficha un sourire radieux à Prudence qu'il savait fort heureusement totalement naïve sur les émotions de son ami qui signifiait en fait : "Pitié, achevez-moi avant qu'il ne soit trop tard ! Mais faites en sorte que Prudence ne le vois pas, c'est la dernière fois de sa vie qu'elle est heureuse.". Il savait que s'il perdait son air renfrogné des 7 derniers mois et qu'il affichait une mine de psychopathe radieuse, ça allait passer crème côté Prudence. Par chance, son amie était une bille question déchiffrage des expressions des autres. Il en fallait pour que Prue voit qu'Alan stressait. Pour toute autre personne, en fait, il en aurait fallu pour ne pas voir qu'Alan était mal c'est beau l'amitié.

« Ah mon avis, au déjeuner Magnus va se rendre compte qu'on a disparu et va commencer à ameuter la terre entière. D'un côté on a bien fait de rien lui dire, sinon il aurait forcément gaffé. D'un autre côté ce sera lui notre plus gros inconvénient. »

Personne ne se serait inquiété de la disparition d'Alan et de Prue. Ils étaient dimanche, tout le monde faisait ce qu'il voulait et personne ne regardait personne. Alan et Prudence pouvaient donc être n'importe où dans le château pour qui ne les suivait pas à la trace. Magnus lui, l'heure du déjeuner venue, se serait forcément inquiété de ne voir ni son cousin, ni son amie et aurait commencé à chercher. S'il n'avait rien trouvé dans aucun lieu préféré du duo, il aurait commencé à alerter un préfet et peut être même un professeur.

« Des Nifleurs ? Ça vit dans des terriers, pourtant... »

L'histoire qu'avait lu Prue dans la Gazette était vraiment incroyable, Alan en tant que fanatique d'animaux trouvait ça totalement captivant. Et si cette histoire avait pu lui arriver aussi, en d'autres circonstances, il aurait été ravi. Là, en étant dans la forêt interdite, elle lui donnait trop l'impression qu'effectivement, finir avec des Nifleurs était une des solutions les moins dramatiques qui pourrait lui arriver dans la journée.

« Je vois que tu prends ça très bien. »

Alors qu'il marchait, Alan adressa un fin sourire à son ami en répondant à ses spéculations. Elle, on la plantait dans la forêt interdite de l'école avec 10000 créatures féroces, et elle épiloguait sur la potentielle présence de la Menace et de ses nombreux acolytes. No stress hein, Prudence Faraday ! T'es sûre que le Choixpeau t'a pas répartie à Gryffondor, par hasard ? Non parce que le côté tête brûlée courageux à outrance, c'est quand même pas très Poufsouffle.

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MessageSujet: Re: Cette fois, on y va !    Lun 17 Oct 2016, 18:37

Plus les deux compères s'enfonçaient dans la forêt, et plus le chemin devenait difficile à suivre. Par instant, ils le perdaient tout à fait de vue, si bien que Prudence avait le sentiment que nul n'avait foulé ce sentier depuis des années. Une fois encore, hélas, loin de s'inquiéter de la situation, la fillette s'en réjouissait : elle s'imaginait tantôt en aventurière renommée, partie à la conquête d'une dangereuse forêt vierge, tantôt en Indiana Jones en jupette, à la recherche de l'Arche perdue. En somme, elle s'amusait comme une petite folle, sans paraître remarquer qu'autour d'eux, l'obscurité et le silence s'épaississaient. Malheureusement, aussi fort que fût son désir de passer le week-end entier à explorer la forêt, elle dut se ranger - pour une fois - de l'avis d'Alan.
- Tu as sûrement raison, approuva-t-elle d'un ton qui cachait mal sa déception, Magnus en fera tout un fromage, si on ne se montre pas au déjeuner... On aurait peut-être dû le mettre dans la confidence...  

La fillette laissa sa phrase en suspens et coula un oeil perçant en direction de son ami. Elle n'était pas sûre de saisir complètement les raisons qui avaient poussé Alan à rejeter son cousin hors de leur escapade. Toutefois même si elle avait beaucoup de mal à se l'avouer, elle ne s'en plaignait pas. Elle adorait Magnus. Réellement. Il était, après Alan, son ami le plus proche : elle était très fière du trio qu'ils formaient, et auquel elle ne doutait pas que toute personne déséquilibrée crevait d'envie d'appartenir, mais, parfois, c'était agréable d'avoir l'un ou l'autre des deux cousins pour elle seule. Alan et Magnus étaient de la même famille : c'était un lien contre lequel elle ne pouvait lutter, et dont elle était un peu jalouse, tant elle était convaincue de rater, en sa qualité de Faraday, tout un tas d'événements majeurs. Elle tirait donc une certaine satisfaction, au fait de partager cette grosse bêtise promenade avec Alan-sans-Magnus. Elle chassa d'un geste de la main une nuée de moucherons, qui s'ébattaient dans l'air lourd et moite des sous-bois, et s'efforça d'ignorer la vague culpabilité qui avait point, quand elle avait commencé à songer à Magnus.
- De toute façon, reprit-elle, tandis qu'ils contournaient précautionneusement un gros buissons de ronces, si ça continue comme ça, il va bientôt nous falloir une machette pour avancer, et je n'ai pas ça en réserve... On s'équipera mieux la prochaine fois !

La perspective de voir son escapade écourtée n'avait en rien atteint l'optimisme de Prudence : contrairement à Alan, non seulement elle demeurait convaincue qu'ils sortiraient vivants de la forêt, mais en plus, elle se payait le luxe de croire qu'ils y retourneraient... Et, dans son esprit, il était bien évident que son ami partageait son enthousiasme.
- Je crois qu'il creusait son propre terrier ou quelque chose dans ce genre là... Répondit-elle ensuite, sans grand souci de transition, il avait du mal, au début, parce que la terre avait tendance à s'effondrer au beau milieu de la nuit, forcément, il avait besoin d'un trou beaucoup plus gros que les autres... Mais à force d'observer sa "nouvelle famille", il a fini par attraper la technique... Enfin, c'est ce que j'ai compris, mais tu sais, j'ai lu l'article en diagonale : ça ne concernait pas la Menace, après tout...

Elle s'apprêtait à ajouter que, si Alan était intéressé par la question, ils pourraient faire le test eux-même au prochain talus qu'ils croiseraient, d'ailleurs elle avait amené son seau et sa pelle tout exprès retourner chercher la Gazette concernée à la bibliothèque, lorsqu'il lui sembla percevoir un bruissement furtif parmi les fougères. Elle s'arrêta net et s'efforça de scruter la pénombre environnante :
- T'as pas entendu du bruit ? Demanda-t-elle, l'oreille tendue.
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MessageSujet: Re: Cette fois, on y va !    Mar 08 Nov 2016, 00:03

« Je pense que pour le bien de tout le monde, c'est très bien qu'il ne sache rien. »

Alan aurait effectivement pu proposer à son cousin de venir avec eux dans la Forêt Interdite mais des trois, Alan était celui qui connaissait le mieux ET son cousin ET sa meilleure amie. Amener Magnus dans la forêt interdite avec Prudence et lui, c'était comme serrer soi-même la corde pendue à son cou. Ou comme s'attacher seul un boulet à la cheville et se jeter dans un profond lac, sans avoir préalablement mangé de la branchiflore. C'était du suicide.
Entre Prue qui beuglait à tue-tête des incantations d'appel d'acromentulas et de loup-garous et Magnus qui avait une crise d'épilepsie à chaque caillou un peu multicolore qu'il croisait, aucun des trois Poufsouffle n'aurait fait plus de deux pas dans la forêt sans 1) finir bouffé par un gang organisé de Chaporouges 2) tomber sur Hagrid qui rentrait de sa visite conjugale hebdomadaire 3) allerter McGonagall et son 6ème sens de harpie hyperdéveloppé à l'affut de la moindre effraction de tout ce qui portait une cravate jaune et noire la garce (rayez les mentions inutiles).

Alan classa rapidemment le chapitre sur le sorcier/niffleur et ses merveilleuses aventures ô combien captivantes. D'un il s'en fichait comme de l'an 40 (et encore dans l'année 40 il s'était passé des tas de choses hyper intéressantes côté gobelins), de deux, il était trop occupé à tendre l'oreille pour rester en vie.

Quand Prue entendit un bruit qu'Alan lui-même n'avait pas entendu ce qui relevait à peu près de la naissance de Jésus Christ par la vierge Marie, à savoir un pur miracle, le sorcier tendit l'oreille immédiatement et coupa net sa respiration « Alan, pourquoi tu deviens tout bleu ?».

« On rentre. MAGNE-TOI ! Non. C'était quoi ? »

Alan n'osait pas parler trop fort. Il n'osait pas non plus respirer. Il voulait mourir, en fait. Le première année sortit sa baguette magique et la leva devant lui, dans la ferme intention de lancer un Lumos bien lumineux dans la gueule du premier qui approchait se défendre si nécessaire.

Et il entendit.

« C'est McGonagall, j'entends sa canne ! Tire-toi ! J'ai entendu. »

Alan supposait que Prue devait bien se douter qu'ils seraient à un moment donné confrontés à une situation de ce genre. L'Irlandais appréhendait énormément la réaction de son amie. S'il s'agissait d'un réel danger, le côté positif était que Prue aurait peur, retrouverait ses esprits et voudrait enfin quitter cette maudite forêt interdite. Le côté négatif étaient qu'ils finiraient tout deux en dessente de lit pour bête sanguinaire. A l'inverse, si le danger n'était pas grand, ils restaient tous les deux en vie pour le moment, mais Prue prendrait toute cette situation encore plus à la légère. Autrement dit en plus de finir en dessente de lit plus tard, ils se seraient passés la rate au court-bouillon pendant plus de 2 heures, pour rien. Alan, tout du moins Prue, elle, vivait très bien le fait de mourir jeune.

A cette situation, Alan préférait encore mourir un danger relatif. Il pourrait toujours cacher sa nature à Prue et lui faire croire qu'il avait vu – au loin – l'ombre d'un loup-garou affamé. Son amie le croirait sur parole et par prudence, ils feraient demi-tour.
Oui. Ouuuui. C'était tellement bien connaître Prudence Faraday, la personne qui portait le plus mal son nom de toute l'histoire de l'humanité. ILS ALLAIENT CREUVER ICI, oui, c'est tout ! On retrouve son sang-froid petit sorcier, on analyse le danger, on crie, et on détale gentiment et efficacement à toute jambe.

« Ne bouge surtout pas... »

Et tout se passera bien.

Va au diable, Prudence Faraday.

(609)


Dernière édition par Alan Carmichael le Dim 13 Nov 2016, 19:32, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Cette fois, on y va !    Sam 12 Nov 2016, 12:21

- Ouais, t'as raison, il nous aurait fait repérer en deux temps trois mouvements, approuva Prudence, ou alors, distrait comme il est, on aurait fini par le perdre, et va expliquer ça à McGonagall après...
La fillette esquissa une grimace vaguement horrifiée. S'il y avait bien une chose dont elle était sûre, c'était que jamais, ô grand jamais, la directrice ne devait apprendre leur petite escapade dans les sous-bois.
* Remarque, si elle nous fait un arrêt cardiaque, ça pourrait régler pas mal de problèmes... A son âge, les émotions fortes, ça peut être fatal... * Réalisa-t-elle en son for intérieur, sans la moindre pitié pour son professeur de Métamorphose. Malgré tout, la Poufsouffle se voyait mal aller taper sur l'épaule de McGonagall pour lui signaler que : "Oh, Minerva, guess what, on est allé faire un petit tour en forêt, hier matin... C'est pas pour critiquer, mais faudrait débroussailler un peu tout ça, parce que là, la moitié des chemins sont bouffés par les ronces". La vieille pie serait capable de les renvoyer de l'école et d'enlever mille points à Poufsouffle avant que son coeur ne lâche.

A l'instar d'Alan ("Ben, Lalan, t'es tout blanc ? Tu vas vomir ? C'est le porridge qui passe pas ?"), Prudence s'était arrêtée, afin de mieux percevoir les mouvements qui semblaient agiter les buissons. Elle plissa les yeux, dans l'espoir de distinguer quelque chose, malgré la pénombre environnante. Son coeur manqua un battement lorsque un nouveau frémissement vint agiter les hautes fougères. Pas de doute, quelque chose se tenait à l'affût dans les fourrés. Prudence, surexcitée, attrapa le bras de son ami : ce n'était pas la peur, qui avait guidé son geste, mais bel et bien l'exaltation. Quelle chance ! Ils étaient peut-être à deux doigts de tomber nez-à-nez avec une créature classée niveau huit sur l'échelle de la dangerosité par le Ministère sauvage ! Si elle cessa aussitôt de bouger, c'était moins par crainte d'être repérée, que pour ne pas risquer d'effrayer la pauvre petite bête ("Ouais, c't'une acromantule, ça. Non, c'est pas dangereux, faut juste essayer de ne pas avoir l'air trop appétissant..").

- C'est quoi, à ton avis ? ça ne doit pas être très, très grand, sinon on le verrait déjà, non ? Tu penses qu'on peut s'approcher ?, chuchota-t-elle à son tour, sans remarquer l'air inquiet d'Alan ("Demi-tour, demi-tour, demi-touuuuuur !")
Elle resta cependant immobile quelques minutes encore, à scruter les sous-bois. Hormis quelques craquements caractéristiques de la présence d'un animal, tout paraissait calme.
- Si c'était un prédateur, il nous aurait déjà reniflé, non ? Il se serait déjà jeté sur nous, réfléchit-elle à voix haute. Ou alors c'est qu'il n'a pas faim... Moi, je crois qu'on n'a rien à craindre...

Sans attendre la réponse de son ami, Prudence quitta le chemin pour s'avancer à petits pas dans les broussailles. Elle essayait de faire aussi doucement que possible, afin que la créature ne prît pas la fuite, et s'arrêtait tous les deux mètres pour vérifier qu'elle se dirigeait bien vers la source des bruits.
- Tu viens ? murmura-t-elle, au bout d'un moment, en se tournant vers Alan. Elle n'était plus très loin de l'animal, à présent : elle entendait plus distinctement le bruit de ses... pieds ? Pattes ? Sabots ? Téméraire mais pas suicidaire, elle tira lentement sa baguette de la poche latérale de son sac à dos. Si la créature cherchait à l'attaquer, elle pourrait toujours lui lancer un petit lumos aguamanti dans la figure. Ce n'était pas grand chose, mais, si elle visait bien, ça l'aveuglerait suffisamment pour laisser aux deux Poufsouffles le temps de s'enfuir... Avant d'être pris une chasse.
(605 mots)
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MessageSujet: Re: Cette fois, on y va !    Dim 13 Nov 2016, 21:00

Prudence s'était mise à chuchoter et Alan lui en fut reconnaissant. Dans ce cas là, le mieux aurait été qu'ils se liquéfient jusqu'à l'état de simple flaque, afin de se faire le plus discret possible. Mais ce n'était hélas pas possible, pour l'heure, ils restaient de simples et comestibles humains.

« Je sais pas... »

Complètement dingue, Prue partit à la recherche du bruit. Au lieu de détaler à toute jambe comme l'aurait fait n'importe quel être humain à peu près normal ce qui excluait donc effectivement Prudence, la jeune fille avançait à pas de loup vers la source du bruit. La forêt était devenue très dense et on peinait à voir loin. Peu importe, Prudence elle, n'avait peur de rien. Bien qu'Alan se disait qu'ils pouvaient tout deux compter sur la chance insolente légendaire de la sorcière, il ne pouvait toutefois s'empêcher d'écraser sa tête dans ses épaules à chaque pas. L'expression se cacher dans un trou de souris prenait ici tout son sens : le jaune et noir voulait plus que tout disparaître. Alan était tellement contracté et tendu qu'il sentit une vive crampe dans les cervicales. Elle voulait qu'ils meurent, c'était clair.

« Fais pas de bruit... »

Alan espérait – parmi les mille et un scénarios qu'il avait écarté ou soigneusement classé sur son échelle de mort sordide – que la (ou les) créature(s) qu'ils verraient serait sagement occupée à quelque chose et qu'elle ne remarquerait pas leur présence.

« Oh mon dieu. »

Alan et Prue s'arrêtèrent en même temps. Ils venaient de voir la source du bruit. « Professeur McGonagall ? Qu'est-ce que vous faites avec des Niffleurs ? » C'était une licorne, elle mangeait tranquillement de la verdure. Dans un premier temps les deux sorciers se figèrent et Alan – en bon petit gars maniaque de la logique qu'il était – lança, à voix basse :

« C'est une licorne ! »

Du moins, c'était ce qu'il voulu faire. L'excitation de voir un si bel animal se fit entendre dans son intonation et la licorne – qui n'était finalement pas très loin – l'entendit. Elle releva la tête, fixa le duo caché derrière un fourré quelques secondes et détala au triple galop.

« Oups. »

Alan lança un regard contrit à Prue et devant le regard qu'elle lui lança, ne sut que dire.
Quelques secondes seulement, du moins.

« Attends, ça aurait pu être un truc hyper dangereux, Prue ! C'était inconsidéré d'aller voir ce que c'était, parce qu'on aurait fait quoi avec nos pauvres baguettes ? On lui aurait mouillé la truffe avec un petit Aguamenti ? »

Là, Alan bluffait. La peur de mourir n'avait pas encore (et contre toute attente) surpassé la crainte de froisser Prudence. Ce qui était fou, pourtant, parce qu'Alan avait vraiment peur de mourir. Les dangers étaient tellement nombreux, qu'ils auraient déjà pu y passer déjà 10 fois depuis leur départ.
Mais c'était maintenant ou jamais qu'Alan pouvait se permettre de ramener tout ce beau monde sur le chemin de la raison. Prue comptait sur lui – malgré elle – pour rester en vie. Elle ne le savait pas mais Alan lui le savait. C'était clair à présent, s'il ne prenait pas les choses en main, on ne retrouverait jamais leurs deux corps.

« Allez, maintenant on rentre. On a vu comment c'était, on a même vu une licorne. Et on est en vie. Que demander de plus ? »

Alan avait perdu sa mine déconfite et affichait maintenant un air décidé. Plus question d'avancer, de toute façon le 'sentier' était devenu impraticable. Et si Prue ne voulait pas le suivre, il partirait seul, tant pis. L'Irlandais était persuadé qu'elle finirait par le rejoindre tôt ou tard.

« Tu viens ? »

Alan essayait de ne pas croiser le regard de Prue. Il ne voulait surtout pas lui faire du mal, il ne voulait pas la peiner, il voulait qu'elle soit contente. Et si il la voyait déçue, il recraquerait, c'était sûr. Et il ne fallait pas craquer ! C'était clair, ils avaient eu une chance de cocus de tomber sur une licorne. Ça aurait été un loup-garou, à l'heure actuelle ils se videraient de leur sang. Alan le sentait - la raison avait repris le dessus – le moment de rentrer était venu.

(703)

[Terminé pour Alan]
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