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 Opération Menace, deuxième round [PV]

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Poufsouffle

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MessageSujet: Opération Menace, deuxième round [PV]   Lun 6 Fév - 22:56

Les vacances étaient enfin terminées et, malgré tout l’amour que Prudence pouvait porter à son Irlande natale, elle n’était pas mécontente d’être de retour à Poudlard. La Poufsouffle avait marché sur des œufs tout l’été, particulièrement durant les trois semaines qu’elle avait passées en compagnie de son moldu de père, qui ne comprenait pas grand-chose aux inquiétants événements qui secouait le monde sorcier depuis environ un an, mais tenait néanmoins à faire entendre son avis sur la question, à savoir que sa fille unique n’était plus en sécurité à Poudlard et qu’il devenait urgent de l’en retirer. Il avait bien failli gagner la partie, au printemps précédent, et Prue demeurait convaincue qu’il l’enverrait poursuivre sa scolarité au fin fond du Commonwealth à la première incartade de la Menace. Cette perspective la terrifiait tant qu’elle était devenue une spécialiste du mensonge par omission et de la dissimulation d’informations - à l’entendre, la vie à Poudlard n’était qu’une longue suite de moments de grâce, depuis les cours (« Ils sont si exaltants que tout le monde était désolé voir les vacances arriver, tu sais ! ») jusqu’à la moindre conversation entre les élèves (« Ils sont tous si polis, si soucieux de réussir, si enthousiastes à l’idée d’aider les plus jeunes… C’est vraiment une ambiance de travail fabuleuse ! On s’entend tellement bien… C’est comme une grande famille ! ») – et en était venue à se féliciter de ce que ses parents, divorcés, ne se parlassent jamais, sinon pour échanger des noms d’oiseaux.

Quant à sa mère, si elle refusait tout net d’envisager un changement d’école pour sa fille, ne serait-ce que par esprit de contradiction vis-à-vis de son ex-époux, la liste de recommandations dont elle l’avait abreuvée avant le départ laissait à penser qu’elle n’avait pas l’esprit très tranquille non plus, a fortiori depuis l’étrange intervention de la Menace sur le Chemin de Traverse. Aussi, quand le Poudlard-Express s’était mis en branle ce premier Septembre là, la jeune fille avait soupiré de soulagement : jusqu’au dernier moment elle avait pensé qu’un incident quelconque viendrait remettre en question son retour à l’école, et s'était préparée à devoir s'accrocher de toutes ses forces aux accoudoirs de sa banquette pour qu'on ne la fît pas descendre du train.
L’hystérie qui semblait gagner progressivement les différents membres de sa famille – même son grand-père, incarnation du flegme par excellence, lui avait dit d’une voix chevrotante de « faire bien attention à elle » lorsqu’elle lui avait dit au revoir – n’incitait ironiquement pas la jeune fille à la prudence. Tout au contraire, elle en était arrivée à la conclusion que, plus tôt la Menace serait démasquée, mieux cela vaudrait pour elle. Elle était donc fermement décidée à reprendre et amplifier l’opération "A bas les masques, Menace !" que Viska et elle avaient lancée quelques mois plus tôt. Certes, les deux filles n’étaient pas allées très loin dans leurs investigations – la faute aux examens qui arrivaient et à la surveillance accrue des adultes – mais elles étaient tout de même parvenues à rallier une poignée d’élèves à leur cause et à trouver une ou deux informations prometteuses pour l’avenir on devrait franchement les nommer Ministres de la Magie.

Dans sa hâte de retrouver sa comparse pour débriefer les derniers événements et mettre en place leur prochaine action, Prudence avait failli s’asseoir à la table des Serpentards, au début de la cérémonie de répartition : elle avait été ramenée sur terre par un Alan éberlué, qui l’avait tirée par la manche en lui demandant ce qu’elle fichait (« Hein ? Quoi ? C’est pas notre table, ça ? »). La Poufsouffle en avait été réduite à lancer des œillades significatives en direction de Viska durant tout le banquet, ce qui lui avait attiré les moqueries de ses voisins de tablée (« Ben… Prudence… T’as un truc dans l’œil ? », « Alors comme ça, on cherche son petit amoureux, hum ? Et on peut connaître son nom ? », « On t’a déjà dit que tu faisais peur ? ») et, à peine le repas s'était-il terminé qu’elle s’était précipité vers la Serpentard, dans l’espoir de l’intercepter avant qu’elle ne regagne l’antre de la bête sa salle commune. Peine perdue ! Prudence n’était pas parvenue à lutter contre la foule des élèves quittant la Grande Salle, et elle avait été obligée de ronger son frein jusqu’au lendemain matin.

Déterminée à ne pas se laisser avoir une seconde fois, Prudence se planta en faction dans le Hall, dès potron-minet, et scruta l’escalier d’où les Serpentards remontaient pour prendre leur petit-déjeuner.
- Viska, psssssst, Viska ! S’exclama-t-elle avec la discrétion d’un troupeau d’hippogriffes enragés, dès qu'elle aperçut la blonde chevelure de sa camarade, par ici Viska !
Elle agita frénétiquement la main et haussa les sourcils, d’un air de conspiratrice, jusqu’à ce que la fillette parvînt à sa hauteur.
- Ça va ? Tu as passé de bonnes vacances ? T’es contente d’être de retour ? C’est comment, l’ambiance, à Serpentard ? On y parle Menace ou pas ? Parce que chez nous, c’était un sujet sensible, hier soir… Commença-t-elle, sans laisser à la pauvre Viska le temps de souffler. Il faut absolument qu’on arrive à reprendre l’enquête, tu ne crois pas ? Parce qu’on a bien vu, l’année dernière, que les adultes n’étaient pas très doués, question déduction… Et puis même si on ne fait pas mieux qu’eux, ça aura au moins le mérite de souder les maisons entre elles, tu ne penses pas ? Rajouta-t-elle, avec un enthousiasme évident qui n'avait absolument rien à voir avec la perspective de briser deux ou trois articles supplémentaires du règlement intérieur.




     

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Prudence Faraday

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MessageSujet: Re: Opération Menace, deuxième round [PV]   Mar 7 Fév - 19:09

Viska avait passé des vacances avec ses parents, des moldus, et ils n'étaient pas vraiment au courant de ce qui se passait à Poudlard. La Serpentard, en petite rusée qu'elle était, avait évidemment sciemment esquivé le sujet. Elle avait conscience, aussi, que la recherche de son père biologique stagnait au rythme de ses projets anti-Menace. Mais en même temps, il fallait avoir des priorités dans la vie. Surtout que tous les adultes savaient qui était le mystérieux inconnu alors il y en aurait bien un dans l'année ou dans la suivante qui allait lâcher le morceau, non ? Autrement dit, la petite blonde avait ses priorités. A presque treize ans, elle se trouvait assez mature pour régler les grands problèmes de ce monde ! Elle avait lu toute la biographie d'Harry Potter pendant ses vacances parce que JK Rowling c'est le bien! et lui, à treize ans, il avait déjà vaincu trois fois le grand méchant dont-Viska-avait-oublié-le-nom. Le chef des Aurors et la Ministre de la Magie avaient la grande classe ! Plus tard, elle ferait comme eux, et elle serait Auror ! Avec un père Mangemort et une tante assassin, pourquoi pas après tout?

Tout grand projet ambitieux d'avenir mis à part (parce que sinon, à part Auror, elle pouvait aussi devenir actrice, mannequin, danseuse ! Rien ne l'arrêterait!), elle avait trouvé le retour à Poudlard étourdissant. Tant de monde à qui dire bonjour, à qui donner des nouvelles ! De plus, il semblait qu'il se soit passé quelque chose de grave fin août dont elle n'avait pas eu connaissance car elle n'avait été à Londres qu'au début du mois d'août pour acheter ses fournitures. Bien à l'avance, comme toujours, car sa mère était du genre stressée… heureusement que le hibou n'avait pas attendu la fin du mois pour leur envoyer la liste des manuels et ses résultats d'examens. Ses parents avaient d'ailleurs observé ces derniers avec attention. Ils avaient un peu de mal avec le système d'évaluation par compétence mais ils comprenaient bien que leur fille laissait de côté les matières théoriques pour briller un peu plus dans celles qui étaient plus pratiques. Car, étrangement, elle avait de bien meilleures notes en sortilèges qu'en histoire de la magie. Enfin… comme elle avait quand même eu ses examens, elle n'avait eu droit qu'à un petit sermon et youp la boum, ils étaient passé à autre chose. Viska savait mené son monde à la baguette : ce n'étaient pas quelques résultats un peu moyens qui pouvaient gâcher son été !

Le fait était, donc, que bien que rentrée de la veille, elle n'avait encore vu personne. Dita était bien dans le dortoir mais avec la présence des autres filles, elles n'avaient pas bavardé. Elles tombaient de toute manière de sommeil avec le voyage et le solide repas ingurgité. Elle sentit que la première journée serait tout autre quand, dès le hall d'entrée, elle tomba sur Prudence (ce qui semblait être tout sauf un hasard). La Poufsouffle se mit à lui débiter avec la vitesse d'une mitraillette de nombreuses informations, ou questions plutôt, et Viska n'étant pas vraiment du matin la regarda d'abord d'un air un peu ébahi (pour ne pas dire abruti…) même si elle alla vers elle à l'appel de son nom.

« Hein ? Quoi ? Que ? » Furent ses premières réponses. Houla ! Doucement Prudence ! Viska n'a pas encore eu sa dose matinale de sucre ! « En fait… Personne n'a vraiment parlé hier, et mes parents sont moldus alors... » Bafouilla-t-elle dans un second temps, ce qui était un progrès admirable vers l'objectif de Prudence. Une fois que Viska fut un peu plus dedans (en gros, qu'elle ait accepté le fait qu'elle avait beau s'être levée de bonne heure, le petit déjeuner n'était pas pour tout de suite), ses yeux se mirent à pétiller. C'est vrai ! Le plan ! Heureusement que Prudence était son alliée ! Bien sûr Dita était sa meilleure amie, mais Prudence était beaucoup plus motivée quand il s'agissait d'aller faire des trucs illégaux la nuit.

« Oui ! Oui ! Bien sûr ! Il faut qu'on continue de notre côté ! On a prouvé qu'on était bien meilleur que les adultes ! Mais du coup, c'est quoi les dernières nouvelles ? C'était comment cet été côté sorcier ? Ça va nous donner du grain à moudre ? Je me demande si on ne devrait pas continuer de regarder du côté de l'histoire des blasons… si on n'avait pas été interrompu… c'était une bonne piste ! » Mais il avait fallu que tout le monde s'enfuit de la bibliothèque rapidement et les recherches n'avaient pas pu être reprise. Il faut dire que les professeurs n'avaient pas relâché deux fois leur vigilance...
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Poufsouffle

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MessageSujet: Re: Opération Menace, deuxième round [PV]   Lun 13 Fév - 15:52

Plusieurs pensées traversèrent simultanément l’esprit de Prudence, quand Viska parvint enfin à aligner deux phrases cohérentes, depuis « Quoi ? Tes parents sont moldus et tu es à Serpentard ? Tu as été adoptée ou bien ? » jusqu’à « Quoi ? Personne ne parlait de la Menace dans ta salle commune ? Tu es tombée chez les mous du bulbe ou bien ? », en passant par « Quoi ? Tu es surprise de me voir ? Tu croyais que je t’avais oubliée, ou bien ? », mais même elle était capable de voir qu’aucune de ces réactions n’était appropriée à la situation. Eût-elle déjà bu sa dose de thé matinal, qu’elle aurait probablement osé questionner Viska sur sa famille, mais la Serpentard (« C’est une erreur de répartition, c’est ça ? En fait le Choixpeau voulait dire Serdaigle, mais il a perdu les pédales et s’est planté de maison ? ») n’avait pas l’air très enthousiaste à l’idée de parler de sa famille tu m’étonnes, aussi la Poufsouffle jugea-t-elle plus prudent de remettre cette conversation à plus tard.

- Oh, se contenta-t-elle donc de dire, visiblement un peu déçue, je pensais que tout le monde ne parlerait plus que des derniers événements… Je sais bien qu'on n'est pas censé être au courant, mais, après tout, notre génération a été directement prise pour cible ! J’ai même entendu dire que certains élèves de l’école étaient sur le Chemin de Traverse, juste avant l’arrivée de la Menace !
La mine grave, la fillette hocha la tête, avant de lancer des coups d’œil à la ronde, comme si elle s’attendait à voir une des victimes de l’organisation secrète traverser le Grand Hall, un panneau lumineux « Membre du premier kidnapping de masse de la Menace » au-dessus de la tête.
- Tu te rends compte, rajouta-t-elle, comme si son rêve le plus cher était d’aller serrer la main à l’une des victimes du rapt estival, ils se promènent parmi nous en ce moment même ! Ce serait formidable de pouvoir les interroger ! Ils pourraient peut-être nous en dire plus sur ce qu’ils ont vécu !

Elle adressa un regard entendu à son amie et elle s’apprêtait à renchérir sur le manque de professionnalisme de la Gazette du sorcier, qui n’avait même pas pensé à interviewer les enfants quand elle avait évoqué – de manière plus que succincte – la dernière action en date de la Menace  (« On est quoi, nous ? Une quantité négligeable ? Du poisson pourri ? De la bouillie pour les chats ? C’est scandaleux, je te jure ! Journalistes  mes fesses, oui ! Pardon Viska, je suis un peu vulgaire, mais je dis les choses comme elles sont ! De toute façon, leur article, c’était juste un petit entrefilet coincé entre deux publicités…»), mais réalisa subitement que son amie ne semblait pas très au fait des événements récents. Ah oui… Les parents moldus et les camarades de maison désengagés de la vie politique (« Scandale ! »)… Prudence allait devoir ralentir le rythme, si elle ne voulait pas embrouiller Viska de si bon matin. Et Serpentard mécontent égale Serpentard violent.
- Beeeeeeen, reprit-elle, dans un effort louable de rétropédalage, de ce que je sais, la Menace est intervenue sur le Chemin de Traverse, pendant les vacances… Mais les journaux en ont à peine parlé, un peu comme si c’était un incident mineur, genre une crevaison du Magicobus ou un truc comme ça, tu vois. Pourtant, elle a bien dû faire quelque chose, parce que ma mère, qui était à Londres à ce moment-là, était toute retournée quand elle est rentrée à la maison ensuite…

La jeune fille se tut un instant, cherchant à mettre de l’ordre dans la chronologie, afin de ne pas perdre Viska en cours de route. Avait-elle besoin de préciser que sa mère, herbologiste de profession, se trouvait sur le Chemin de Traverse pour finaliser la rédaction de son partenariat avec l’un des plus gros apothicaires (et pas seulement dans le sens pondéral du terme) de Londres ? Non, Viska pouvait sans doute se passer de ce détail qui, si il faisait la fierté de Prudence – bientôt, les produits 100% irlandais de sa mère allaient envahir le marché londonien et alors, le monde serait à elles [insérer votre rire diabolique ici, merci] ! – n’apportait rien à la clarté de l’histoire.
- Bien entendu, elle s’est arrangée pour me virer de la pièce pendant qu’elle parlait à mes grands-parents, mais j’ai l’ouïe fine, et la porte de la cuisine n’est pas très épaisse… Poursuivit-elle, avec un sourire matois, de ce que j’ai pu entendre, la Menace avait un message à faire passer aux sorciers britanniques… Une histoire de sang pur à préserver ou quelque chose dans ce goût-là. Je n’ai pas bien compris si elle voulait hum… Eradiquer les nés-moldus – et Prudence coula un œil désolé vers Viska « Adieu Viska, je t’aimais bien, tu sais » - ou seulement interdire les contacts avec les moldus, mais ce que j’ai compris, par contre, c’est qu’elle s’est arrangée pour faire disparaître les enfants présents sur le Chemin de Traverse ce jour-là. Tu te rends compte ? Pof, d’un coup, tous les enfants se sont retrouvés otages de la Menace… C’est dingue, de pouvoir faire un truc pareil, non ? En tout cas, ça a foutu un sacré coup à maman, ça je peux te le dire, parce qu’elle a descendu deux verres de Whisky Pur Feu à la suite !

La Poufsouffle poussa un soupir, long requiem à la sobriété maternelle, et conclut :
- Si la Menace recommence à nous prendre pour cible, de manière bien plus massive que l’an dernier, il est urgent qu’on avance sur notre enquête… Peut-être qu’on devrait aller voir dans la salle des Trophées, pour les blasons, non ? Ou bien trouver des bouquins sur les vieilles familles du monde sorcier, quelque chose dans ce goût là… Suggéra-t-elle, même si la perspective de passer des heures dans des recueils poussiéreux ne la réjouissait guère

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Prudence Faraday

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Serpentard

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MessageSujet: Re: Opération Menace, deuxième round [PV]   Mar 14 Fév - 9:55

Viska secoua la tête négativement. Malheureusement, elle n'avait rien entendu la veille. Peut-être qu'à Serpentard, on n'en avait trop bavé l'année précédente pour avoir réellement le désir de discuter au sujet de La Menace à peine un pied dans l'école. Qui savait s'ils ne seraient pas encore les cibles de certains élèves se vengeant sur eux parce qu'ils ne pouvaient pas atteindre les vrais méchants ? Et puis, il y avait aussi l'accord tacite entre la plupart des membres des petites années pour ménager leur camarade, Erin Hazzard, qui avec Julian Farrow et Mademoiselle Strue avaient été des victimes de la manipulation de La Menace. Elle ne savait pas ce qu'il en était chez les grands, mais pour une bonne partie des deuxièmes et troisièmes années de Serpentard, il était hors de question de charger la mule : Erin semblait déjà beaucoup souffrir.

Certes, il y avait Julian qui était dans une situation encore pire, mais il était plus âgé et, surtout, il était à Serdaigle. Erin ne s'était pas seulement faite manipulée par le groupuscule qui prônait la pureté du sang, elle avait aussi été brimée l'année durant parce qu'elle était de la maison des verts et argents. Avoir été tous mis au ban de Poudlard pendant une période, aussi courte eusse-t-elle été (car les élèves avaient fini par se laisser des brimades en même temps que le beau temps et les activités d'extérieur avaient repris…), voilà qui avait soudé les liens de la maison de Viska. Encore plus chez les ex-premières années qui avaient été accusé de faire de la magie noire avant même de savoir faire de la magie tout court. Dans le cas de Viska, elle avait même débarqué à Poudlard peu de temps après avoir appris qu'elle était une sorcière et que son père n'était pas son père biologique. Le ridicule nauséabond de cette situation n'avait fait que les pousser à se regrouper entre eux, même si Viska, naturellement sociable, avait aussi nouée des liens avec Prudence au hasard d'une conversation.

« Je crois que les conversations sont restées assez badines hier soir pour que Erin ne se sente pas trop mal à l'aise. Tu sais, c'est la fille aux traits asiatiques qui est venu lors de nos recherches à la bibliothèque : elle fait partie des victimes ensorcelées. » Énonça finalement Viska à voix haute qui retrouvait peu à peu ses capacités cognitives en dépit de l'absence d'apport en sucre qui lui était quasi vital. Toutefois, comme elle restait un peu lente avant le petit déjeuner, elle ne réalisa qu'ensuite la portée des paroles de Prudence. Comment ça des élèves avaient été pris pour cible ? « Hein ? Pris pour cible ? Sur Le Chemin de Traverse ?! Mais c'est carrément la gamme au-dessus par rapport à l'an dernier ! » Parce que jusqu'ici, Viska en était resté aux articles douteux dans la Gazette et aux prospectus dans les boites aux lettres. Bon, il y avait eu la salle de Serpentard qui avait été saccagée mais tout le monde était d'accord pour dire que c'était un coup d'épée dans l'eau : on ne savait pas ce qu'ils cherchaient, mais ils ne l'avaient pas trouvé.

Elle écouta avec attention les explications de sa camarade et il était certain que l'adrénaline prit la place du sucre sans difficulté ! Viska était du genre à se rebeller contre le système, alors contre les injustices, vous pensez bien… surtout que toutes ces histoires de sang, elle s'était renseignée dessus, et elle ne comprenait toujours pas bien l'intérêt puisque si de la magie naissait chez des moldus sans qu'on sache pourquoi, l'inverse était vraie et certains sorciers avaient des enfants – rarement mais quand même – qui naissaient dépourvus de magie. C'était le cas de Rusard le vieux concierge de l'école qui se traînait de plus en plus avec le temps. Mais ça n'avait rien à voir avec sa qualité de Cracmol, c'était juste qu'il se faisait vieux et qu'il était tellement mauvais que ça se lisait sur sa figure. Il était obligé d'engager des assistants concierges le pauvre vieux mais pourquoi Miss Teigne vivait-elle encore, ce chat était increvable ou quoi!.

Viska avait bâclé certains de ses devoirs mais pour ce qui était de se mettre à la page sur les revendications de La Menace et leur historique, là, elle s'était plongée dans les bouquins. Preuve – s'il en fallait – que quand elle voulait, elle pouvait tout à fait se donner du mal avec la théorie. Souvent c'était seulement que ça ne l’intéressait pas.

« Ils ont pris des enfants en otage ! Mais seulement des élèves de Poudlard ou vraiment tous les enfants ? Genre, les bébés, ils les ont pas pris quand même ?! » Comme quoi, la réputation de cruauté des Serpentards était vraiment très exagérée car Viska était profondément choquée qu'on puisse s'en prendre à des enfants. Elle avait grandi dans un milieu relativement protégée dans lequel, même s'il y avait des guerres, les Nations-Unies protégeaient les enfants. C'était faux, mais c'était ce que ses parents lui racontaient. Et à l'école primaire, on évitait de leur parler des guerres récentes, or la Guerre de Cent Ans était auréolée d'une imagerie populaire bien éloignée des réalités du XXIème siècle. Quant aux Guerres chez les Sorciers, elle avait fait acheter par sa mère tout ce qu'elle avait pu trouver sur la question, mais finalement, comme l'histoire finissait bien, elle considérait le sacrifice des amis d'Harry Potter comme un mal nécessaire. Et ce n'étaient pas des enfants. Pas des enfants comme Prudence et elle en tout cas !

Laissant de côté cette information un peu trop brutale pour commencer la journée, elle tâcha d'évaluer les chances de réussite des propositions de Prudence. Elle doutait que ça les aide vraiment, mais qu'avaient-elles à perdre à essayer si ce n'est un peu de temps ? « On peut commencer par la salle des trophées, on trouvera peut-être un indice aussi sur ce que cherchait la Menace dans ma salle commune l'an dernier si on en sait plus sur l'histoire de Serpentard. Et je suis tout à fait pour qu'on cherche dans les vieilles familles de sorcier ! J'avais commencé l'an dernier pour essayer de retrouver mon vrai père, mais après les événements se sont enchaînés et j'ai laissé ça de côté… ça me permettrait de faire d'une pierre deux coups ! » Machinalement, elle tourna son poignet pour faire tinter son bracelet. Les roses noires enlacées autour du poignard en argent ne quittait jamais le poignet de Viska. C'était McGonagall qui le lui avait donné en lui disant que c'était un cadeau de son vrai père, le symbole de sa famille côté sorcier. Mais comment voulez-vous que la priorité soit de savoir qui est son père (sachant qu'on l'avait prévenu que ce qu'elle découvrirait n'était pas forcément joli-joli) quand sa maison était attaquée, des enfants enlevés, etc. Même à douze ans – presque treize, merci -, Viska avait le sens des priorités. Mais si elle pouvait mener les deux recherches de front… elle n'était pas contre non plus !

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Poufsouffle

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MessageSujet: Re: Opération Menace, deuxième round [PV]   Mar 14 Fév - 19:55

- Ouais, enfin, si je dois être parfaitement honnête, l'ouverture de la saison de Quidditch a aussi été beaucoup discutée, hier soir... Mais c’est vrai qu’à Poufsouffle, on n’a pas eu d’élèves ensorcelés pour la Menace mais il ne faut pas désespérer, concéda Prudence, en hochant la tête d’un air entendu, ou alors, on ne les a pas encore trouvés… Du coup, on doit avoir moins de scrupule à en parler dans la salle commune.
La jeune fille se garda bien d’ajouter que, si c’était elle, qui avait été prise pour cible par l’organisation, au cours de l’année passée, elle aurait été la première à mettre le sujet sur le tapis, tant elle aurait eu envie de se venger de ceux qui l’auraient traitée comme un vulgaire bout de viande, destiné à faciliter l’accomplissement d'un obscur plan machiavélique. Les Serpentards n’avaient visiblement pas la même manière d’appréhender le problème… Question de sensibilité sans doute. Après tout, il fallait bien que les deux maisons se distinguent sur certains points. Pourtant, plus Prudence discutait avec Viska, plus elle se disait que cette dernière aurait mérité d’être à Poufsouffle eu sa place chez les Blaireaux.

Remettant toutefois à plus tard l’épineuse question des répartitions (« Non mais soyons sérieux cinq minutes : il yoyote grave de la cervelle, le choixpeau, non ? Tu imagines que Viska n’est même pas une sang pur et qu’il l’a collée à Serpentard ? »), Prue reprit, les joues rougies par l’enthousiasme qui la gagnait (car enfin, la situation avait beau être critique, elle ne pouvait s’empêcher de sentir un frisson d’excitation la parcourir à la perspective d’agir contre la Menace) :
- Mais oui, comme je te dis, tous les enfants, même les plus petits ! Je suppose qu’ils voulaient s’assurer que les adultes leur prêteraient attention… Si ton bébé est retenu en otage, tu n’es probablement pas très enclin à la rébellion, non ? Et si tu n’as pas d’enfant, les parents doivent te mettre la pression pour t’empêcher d’agir… Poke Joshua Réfléchit-elle à haute voix. Bon sang ! S’exclama-t-elle, en tapant rageusement du pied sur le sol dallé du Grand Hall, c’est... C'est... C'est carrément dégueulasse de faire ça ! Ces gens-là n’ont vraiment aucune limite !

Les lèvres pincées, Prudence lança un coup d’œil farouche à la ronde, comme si elle mettait quiconque au défi de venir défendre la Menace (« Ah ! J’les attends, les gars ! Je suis en deuxième année, moi, maintenant : je maîtrise carrément bien le wingardium leviosa ! »). Mais ses camarades, attirés par les effluves du petit-déjeuner, continuaient à traverser le Hall sans lui prêter la moindre attention, et la Poufsouffle en fut réduite à esquisser une grimace de frustration. Tout de même, l’année passée, à peine quelqu’un évoquait-il la Menace, qu’il se trouvait au centre de tout un groupe d’élèves aux avis bien arrêtés sur la question – sans parler de ceux qui semblaient considérer que s’adresser à un Serpentard était un acte de haute trahison, et ne se privaient pas pour vous le signaler – et voilà qu’après deux mois de vacances, ses camarades préféraient discuter emplois du temps et binômes de potions (« Pitié, pas Payton, si je foire la préparation, son père va me tuer ! ») plutôt que complot diabolique pour dominer le monde. A croire que le soleil d’été leur avait ramolli le bulbe !

- Franchement
, repartit-elle, tandis qu’elle suivait d’un air mauvais deux filles de Serdaigle, qui passaient près d’elles en pouffant (* Non mais sérieusement, regarde-moi ces dindes ! ça, c’est encore le choixpeau qui a fait n’importe quoi ! *), je ne comprends pas pourquoi les journaux sont muets. J’imagine que c’est le Ministère qui préfère étouffer l’affaire… Il doit avoir peur de la panique générale ou un truc du genre, mais les rumeurs, c’est encore pire, tu ne penses pas ? Et puis je ne sais pas pour toi, mais moi, un Ministère qui musèle la presse, ça ne m’inspire rien de bon… Ou alors c’est la direction de la Gazette qui estime que l’affaire n’est pas suffisamment grave pour faire la une… Mais là, je ne sais pas ce qu'il lui faut pour qu'elle réagisse... La fin du monde ? Perturbée par le manque de réactivité de la Gazette, la fillette tira pensivement sur une mèche de cheveux, à la recherche d'une explication plausible. Si ça se trouve, la Menace a carrément infiltré les organes de presse ! Réalisa-t-elle subitement, les yeux écarquillés d’horreur.

Si tel était le cas, la communauté sorcière n’allait pas tarder à voir fleurir des articles vantant la pureté du sang et l’action de la Menace. Oui ! Il était grand temps d’agir ! Ainsi Prue s'empressa-t-elle de rebondir sur les propositions de Viska :
- Ouais, on peut essayer de faire un tour de la salle des Trophées dès ce week-end… De préférence avec deux ou trois autres élèves, pour gagner du temps, et ne pas passer à côté d’indices…
Elle croisa les doigts pour qu’aucune sélection de Quidditch ne soit prévue ce samedi-là, et poursuivit :
- Tu n’as pas peur que la Menace tente de nouveau de pénétrer dans le château, si elle n’a pas réussi à mettre la main sur ce qu’elle cherchait, la dernière fois ? J’imagine que McGonagall et les professeurs ont envisagé cette possibilité et renforcé les défenses de l’école, mais est-ce que ce sera suffisant… L'organisation a l’air beaucoup plus puissante que ce qu’on croyait, et j'ai  l'impression qu'on n'a même pas vu la moitié de ce dont elle est capable !

La Poufsouffle secoua la tête, et son regard fut attiré par le bracelet qui tintait au poignet de son amie :
- Il est joli, ton bijou, commenta-t-elle, les yeux rivés sur le motif, c’est toi qui a choisi le dessin ? ça veut dire quelque chose ? C’est le symbole d’un groupe de trafiquants de drogue ?
La curiosité de Prue était tout à fait innocente car, si elle avait bien enregistré l’information « Viska cherche son vrai père » - qu’elle ne manquerait pas de traiter plus tard – l’idée que le bracelet pût avoir un rapport avec la famille véritable de la jeune fille ne lui avait pas traversé l’esprit.
- Tu as trouvé des choses intéressantes, dans les ouvrages de généalogie ? Il faudrait qu’on fasse une liste de ceux qui sont à la bibliothèque et qu’on se les répartisse, non ? Surtout qu'on aura bientôt beaucoup de devoirs salauds de profs, et moins de temps pour les recherches...

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Meilleure Poufsouffle 2017

Prudence Faraday

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MessageSujet: Re: Opération Menace, deuxième round [PV]   Ven 17 Fév - 11:36

« Oui, c'est sûr qu'à Poufsouffle et Gryffondor, vous êtes moins embêtés. Enfin, cela dit, c'est surtout dans mon année et celle juste au-dessus qu'on a décidé de ne pas en parler pour ne pas froisser Erin, peut-être qu'il y en a que je ne connais pas qui n'ont pas eu notre délicatesse. » Elle avait prononcé ces derniers mots avec tout le mépris que lui inspirait ce genre de comportement. Sans être profondément altruiste (elle d'abord, les autres ensuite), elle considérait que ça n'était pas grand-chose que de réfléchir avant de parler bêtement et de blesser quelqu'un que tu croisais tous les jours dans ta salle commune ! Toutefois, la réputation des Serpentards n'étant pas complètement usurpée, elle avait son lot de crétin, c'était seulement que la blondinette ne les connaissait pas et, si elle en avait connu, elle ne les aurait pas fréquentés. Elle trouvait qu'à bien des égards ce qui était arrivé à Erin était affreux car elle avait trahi les siens sans le vouloir ! En plus, il ne fallait pas beaucoup la connaître pour remarquer qu'elle était déjà à la base mal intégrée et solitaire, c'était pour ça que Viska l'avait embauchée pour l'opération à la bibliothèque l'an passé : elle avait voulu l'intégrer. Maintenant, elle se demandait si elle avait bien fait vu qu'elle avait été manipulée par La Menace, mais bon, il y avait eu Julian aussi avec eux, alors ça ne pouvait pas être pire qu'ils aient un ou deux ensorcelés, non ?

Surtout que Viska eut rapidement d'autres sujets pour s'offusquer que la potentielle goujaterie de certains de ses camarades ! « C'est ignoble ! Je n'arrive même pas à concevoir qu'on puisse s'en prendre à un bébé sans défense ! » Fille unique, Viska n'avait comme expérience des bébés que les frères et sœurs de ses amis et une tendance jusqu'à ses huit ans à jouer avec des poupons. Mais elle avait une parfaite conscience du bien et du mal, et s'en prendre à des êtres sans défense, c'était mal.

Pour ce qui était de la Gazette, Viska fronça les sourcils et se pinça l'arrête du nez dans un moment de réflexion intense, ne lui demandez pas pourquoi, ces histoires de journaux lui rappelaient quelque chose mais dans sa vie avec les moldus, et elle essayait de se souvenir quoi… un scandale quelconque ? Hum… Comme visiblement le contexte n'allait pas lui revenir, elle décida d'énoncer ce qui lui venait juste pour ne pas passer pour la dernière des dindes si on l'avait laissé se nourrir avant de réfléchir aussi!.

« Je ne pense pas que La Menace ou le Ministère soit responsable du silence de la Gazette. Tu te souviens au début de l'année dernière ? Ils avaient publié la lettre qu'ils avaient reçu anonymement de la part de La Menace et après tous les Serpentards ont été ostracisés tu as vu l'étendu de mon vocabulaire ? Hein, hein?, finalement ils ont été les premiers complices à leur insu de ce groupe. Je crois qu'ils n'en parlent plus pour ne pas refaire la même boulette. J'ai l'impression que mon père m'avait parlé de quelque chose de semblable chez les moldus, un scandale quelconque naît de la presse et étouffé par elle… mais j'arrive pas à me souvenir des détails. Faut dire que ça ne m'intéressait pas… toutefois ça m'a l'air familier. Je crois que la presse se muselle d'elle-même. Mais on a un journal ici, il pourrait être le relais de notre groupe ! » Si l'idée emballa pendant trente bonnes secondes Viska, elle réalisa rapidement que ce n'était pas elle qui pourrait postuler au Hibou Bavard. Avoir du vocabulaire à l'oral était une chose, et on ne pouvait nier qu'elle était une argumentatrice née, mais elle avait une orthographe déplorable, sans compter sa concentration qui ne dépassait pas les cinq minutes quand elle n'était pas intéressée. En gros, elle ne pouvait pas postuler, elle se ferait jeter… Prudence en revanche ! « Mais toi tu pourrais t'inscrire ! Bon, je doute qu'on te laisse directement faire la propagande de notre groupe alors que tu serais nouvelle, mais quoi de mieux pour se tenir au courant des dernières nouvelles auprès des adultes qu'une carte de presse ?! » Prudence avait toutes ses chances, elle, car déjà elle n'était pas à Serpentard. L'air de rien, depuis un an, c'était quelque chose qui comptait. Et pour leurs plans, ils allaient avoir besoin de contacts ! « Moi je suis à Sterne, ça me permettra de garder contact avec certains élèves plus âgés comme Opaline et Daryl. » C'était un peu comme ça que le recrutement de l'an passé avait fonctionné : un peu par les clubs, les maisons et ensuite le bouche à oreille. Mine de rien, Prudence et Viska étaient sûrement les filles de deuxième année les plus connus avec cette incursion à la bibliothèque l'an passé !

Sortant son agenda (un vrai truc de fille avec des paillettes), elle nota que son week-end était pris. « Pour moi, ça marche pour ce week-end, les clubs n'en seront qu'aux inscriptions, ce sera le moment parfait ! Tu penses demander à qui de venir avec nous ? Moi je pourrais demander à Dita mais j'ai peur que ça ne l'intéresse guère... » Sa meilleure amie n'étant pas vraiment à fond pour ce qui était de contrecarrer La Menace, un peu comme si elle ne se sentait pas concernée malgré tout ce qu'elles avaient subie l'année précédente ! Viska ne lui en tenait pas rigueur mais ça limitait pas mal ses idées de recrutement sur un laps de temps aussi court. Harmony serait peut-être disponible… Il faudrait qu'elle lui demande, on ne sait jamais. Sinon, elles abattraient le boulot à deux, tant pis !

Quant à une nouvelle intrusion de La Menace… « Si, un peu, mais je crois qu'il ne faut pas vivre dans la peur. Surtout que Julian est le seul encore ensorcelé et il est sous haute surveillance. En plus, on change de mot de passe toutes les semaines à Serpentard maintenant, histoire que ça filtre plus difficilement. Je me demande ce qu'ils cherchaient quand même... » Voilà qui l'interpellait beaucoup plus que d'imaginer que le groupe des méchants reviendrait faire des tentatives dans leurs murs à l'aide des élèves ou des adultes. Car ils n'avaient pas réussi à entrer au final, et c'était quand même ça le plus important ! « De toute façon, aussi forts soient-ils, ce qu'il faut c'est se battre ! » Autant dire que pour une Serpentard, Viska avait des tripes ! Mais cela faisait plusieurs mois qu'elle ressassait cette question ! Pour les professeurs qui savaient qui était son père, il était clair qu'elle tenait soit de sa mère moldu (qu'ils ne connaissaient pas), soit de Myrielle (une Serpentard avec un vrai côté Gryffondor), car Nathan n'avait jamais eu ce caractère combatif.

D'ailleurs la question de son ascendance arriva et Viska réalisa que même si elle s'entendait bien avec Prudence, elle ne lui avait jamais raconté son problème de famille. «Merci, je l'aime bien aussi... En fait c'est un cadeau de mon père biologique. Quand il a appris qu'il avait une fille, il l'a donné à des gens du ministère et quand McGonagall est venu m'expliquer que j'étais une sorcière, elle me l'a passé. Mais il paraît que mon père est un sang pur qui était du mauvais côté pendant la guerre, alors on m'a dit que si je voulais découvrir qui il était, je devais le trouver par moi-même. Je pense que c'est pour gagner du temps, pour que je découvre la vérité le plus tard possible. » Et ça marchait, elle était en deuxième année et pas beaucoup plus avancée qu'avant. « Donc, pendant mes recherches pour le trouver, j'ai constaté que les sang pur avaient souvent un blason comme celui représenté sur mon bracelet, et ils ont aussi une devise. Mais je suis certaine que cette mode des blasons s'étend aux associations etc. alors il faudrait lire tous les livres là-dessus pour trouver comment est né le blason de La Menace. Il ressemble à celui des Serpentards et en même temps, ce n'est pas le même. » C'était en train de lui filer mal à la tête ! « Bref. Il faut qu'on commence par la salle des trophées et par reformer le groupe. Ensuite on se répartira les tâches, vu qu'on aura nos devoirs comme tu dis, il faut qu'on soit nombreux. » Dans une guerre il y avait deux sortes de vainqueurs : ceux qui avaient la plus grosse armée ou ceux qui avaient la meilleure stratégie. Viska comptait bien former un groupe anti-Menace qui joindrait les deux qualités : nombre et ruse.

Vous le voyez maintenant le côté Serpentard ?

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MessageSujet: Re: Opération Menace, deuxième round [PV]   Sam 4 Mar - 20:47

Prudence avait penché la tête sur le côté, un peu surprise par la sollicitude dont les Serpentards étaient capables de faire preuve réaction d'Erin, après ses déboires de l'année passée. Certes, songea-t-elle, avoir été victime de la Menace n'était sans doute "pas très rigolo", mais si c'était elle, qui avait été ensorcelée, elle n'aurait certainement pas refusé d'en parler. Le mutisme d'Erin s'apparentait presque, dans l'esprit de Prudence, à une forme de culpabilité. Or, ce n'était tout de même pas sa faute, si la Menace l'avait manipulée ! Elle n'avait aucune raison de raser les murs. Quant à la délicatesse de ses camarades, n'allait-elle pas finir par lui donner le sentiment qu'elle était une petite chose fragile qu'il fallait protéger à tout prix ? Le sujet était toutefois délicat, et Prue, qui ne connaissait pas Erin autrement que sur le terrain de Quidditch, se garda bien d'exprimer le fond de sa pensée.
- Ouais, répondit-elle donc, en haussant les épaules d'un air résigné, les gens deviennent un peu fous, avec cette histoire de Menace. J'suis sûre que certains élèves auraient préféré voir Erin, Julian et Miss Strue quitter définitivement le château... Comme s'ils étaient responsables de ce qui leur est arrivé... Quelle idiotie !

Une idée frappa subitement la jeune sorcière qui écarquilla les yeux, visiblement atterrée :
- Han ! S'exclama-t-elle, si ça se trouve, la Menace a même profité de son passage sur le Chemin de Traverse pour placer tous les enfants enlevés sous son contrôle ! Maintenant que ses marionnettes à Poudlard ont été démasquées, ses plans sont probablement mis en péril. Elle doit chercher à contrôler d'autres innocents ! Tu imagines ? On parlerait de dizaines d'enfants de tous les âges sous son emprise !
La Poufsouffle fut parcourue d'un frisson horreur à cette perspective. Elle ne doutait pas un instant que les membres de la Menace fussent capables d'une telle perversité si ils estimaient qu'elle était de nature à servir leur cause.
- Le Ministère y a forcément pensé, hein ? Tenta-t-elle de se rassurer. Elle adressa un regard suppliant à Viska, qui avait apparemment plus confiance qu'elle dans les capacités des dirigeants du monde sorcier. Sans doute que les enfants kidnappés ont été examinés à Sainte-Mangouste, non ? En fait, rajouta-t-elle, pleine d'espoir, c'est peut-être pour ça que les journaux n'ont pas trop commenté l'événement. Pour éviter aux enfants d'être exposés à la pression médiatique et tout ça !

Même si Prudence n'était pas totalement sûre de pouvoir donner une définition exacte de la "pression médiatique" ("Ben, tu vois, la pression médiatique, c'est quand ta boîte aux lettres est tellement pleine de journaux qu'elle explose. Voilà."), expression qu'elle avait pourtant souvent entendue dans la bouche de son grand-père, elle n'était pas mécontente de son raisonnement, qui avait au moins le mérite de justifier - sans convoquer immédiatement la théorie du complot - la couverture plus que laxiste de l'événement par les journalistes. La fillette avait beau être anarchiste dans l'âme - bien que, une fois encore, elle ignorât le nom derrière lequel se cachait le concept - elle n'aurait pas aimé découvrir que sa sécurité reposait entre les mains d'un gouvernement aussi machiavélique et corrompu que l'organisation dont il prétendait protéger ses concitoyens.

La suggestion de Viska finit de la dérider, et c'est d'une voix débarrassée de toute angoisse qu'elle pépia :
- Oh ! Tu crois qu'ils voudront de moi au Hibou Bavard ? C'est clair que ça me botterait d'y entrer, mais je croyais qu'ils préféraient les élèves plus âgés... Le rédacteur en chef est un grand, non ? Je ne connais personne qui y soit, dans notre année...
La Poufsouffle se tut un instant, le regard perdu dans le vague. Elle se voyait déjà en haut de l'affiche, son carnet en main, son chapeau de journaliste vissé sur la tête, arpentant les couloirs de l'école à la recherche du scoop de l'année. Avec un peu de chance, on lui donnerait même une carte de presse "Hibou bavard" à agiter sous le nez des élèves et professeurs. Ce serait trop cool !
- En tout cas, reprit-elle, les yeux brillants d'enthousiasme, tu as raison. Ce sera très pratique pour nous, si j'arrivais à rejoindre le club ! Tout le monde lit le Hibou Bavard... On toucherait un maximum d'élèves avec un minimum d'efforts ! De toute façon, plus on investira les clubs, plus on sera visibles dans l'école. A toi Sterne, à moi le Hibou !

Regonflée à bloc, Prue se promit d'aller poser sa candidature au journal dès que les inscriptions seraient ouvertes. Elle se sentait bien plus à l'aise avec une plume qu'avec ses pieds, et était soulagée que Viska ne lui ait pas proposé de l'accompagner à Sterne. La Poufsouffle aurait été bien en peine de lui expliquer que selon elle, la danse n'était que d'aimables gesticulations que l'on n'applaudissait que parce qu'on était soulagés quand elles s'achevaient.  
- Bon, en attendant, on prend rendez-vous pour ce week-end ! Ramène Dita si tu peux, moi, je pense que je vais réussir à convaincre Alan de nous rejoindre... J'aimerais demander à Magnus aussi, mais ça risque de tourner vinaigre... Précisa-t-elle, sur une grimace éloquente.

Les deux cousins, en froid tout l'été, avaient laissé exploser leur hargne dans le Poudlard-Express, et Prue redoutait de voir l'excursion dans la salle des trophées s'achever en bataille rangée s'ils étaient ensemble ("Oui, bon, j'vais pas vous mentir, Professeur McGonagall, il est possible que quelqu'un ait jeté la coupe de Quidditch 1968 à la tête de quelqu'un d'autre à un moment donné, mais je ne vois pas le rapport avec les vitrines brisées et les écussons partout par terre... Z'êtes sûre que c'est pas l'oeuvre de gros rats ?"). D'un autre côté, la susceptibilité de Magnus, qui s'était révélé étonnamment doué pour jouer les chiens battus, supporterait-elle d'être laissée à l'écart ? Finalement, peut-être fallait-il mieux, pour leur tranquillité, n'inviter ni Magnus, ni Alan à participer aux recherches. Soupirant, Prue repoussa le problème à plus tard et conclut, car les clichés ne l'effrayaient pas :
- Ce serait chouette d'avoir un Serdaigle, aussi... Ils sont forts pour collecter des infos, non ? Je vais proposer à Heather...

Elle allait demander à Viska à quelle heure elle voulait commencer à mener les investigations, mais ses révélations sur son père biologique lui firent oublier le planning :
- Ah oui ? Tu ne connais pas ton papa ? C'est super triste !
Sa réaction manquait de tact, mais Prudence, qui tombait des nues, était sincèrement désolée pour son amie. Ses propres parents étaient divorcés depuis qu'elle était toute petite, et elle avait toujours trouvé très pénible de ne pas voir son père, qui vivait à Londres, aussi souvent qu'elle le voulait. Elle n'imaginait pas ce que pouvait ressentir Viska, qui, elle, ne l'avait carrément jamais vu. La jeune fille éprouva une soudaine bouffée d'amour filial pour son moldu de père, et elle se jura de lui envoyer une lettre d'ici la fin de la journée.
- Enfin, s'il a donné le bracelet, c'est probablement qu'il aimerait bien que tu le retrouves, non ? Tu as déjà des pistes ? Je peux faire ton portrait pour le Hibou Bavard ? "Viska Spingate, la blessure secrète..." Non attends... Tu ne veux pas plutôt qu'on parle de tout ça devant le petit-déjeuner ? Je t'invite à notre table ! dit-elle, car son estomac, jusqu'alors muselé par sa surexcitation, venait de se rappeler à son bon souvenir dans un gargouillis douloureux.

Sans attendre la réponse de Viska, Prudence lui saisit le bras, et la guida d'autorité vers la Grande Salle.

[Fin pour Prudence]




     

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Prudence Faraday

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