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 Si j'avais su... Je t'aurais demandé de rester avec moi en gage de mon amitié...

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Actuellement : Psychologue dans un centre de prévention suicide


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MessageSujet: Si j'avais su... Je t'aurais demandé de rester avec moi en gage de mon amitié...   Mer 19 Avr - 20:15

Depuis la tentative de suicide de son ami Nicolas, elle était un peu sur les nerfs, voire inquiète pour lui. C’était un peu normal puisque Nick, c’était son meilleur ami. Savoir qu’il ne va pas bien, c’était un peu un appel au secours trop tard. Elle savait bien qu’il était dépressif, mais il ne laissait pas cette impression qu’il était au fond du baril pour qu’il fasse un geste qui allait mener à cette conséquence de ce qu’il en est aujourd’hui.

Il ne pouvait sortir sans avoir l’accord des médecins, psychologue et surtout de Mégan, sa sœur dont elle vous scrutait de ses yeux noirs à chaque pas, chaque parole. C’était en fait agressant. En prenant le recul, elle aurait agi de la même manière. Sa sœur ne voulait que son frère aille bien. Qu’il se remette en selle le plus rapidement possible. Sibelle avait bien pensé alors qu’elle était à un cheveu de le perdre pour de bon. Elle savait bien qu’au fond d’elle-même qu’elle ne s’en remettrait jamais. Elle avait l’impression que Nick, c’était elle et qu’elle c’était lui. Deux âmes sœurs finalement… Ses idées noires ne faisait qu’empirer son état à elle-même à sont tour pour ne plus ressentir le goût de continuer puisqu’elle souffrait continuellement. La meilleure idée, c’était de se sacrifier ses poignets pour qu’elle puisse diriger sa douleur vers les cicatrices de plus en plus visible en raison de l’inquiétude qu’elle recevait à cause de l’état dépressif de son meilleur ami.

Dernièrement, alors qu’elle vivait comme elle le pouvait, reçu une lettre de Mégan, sa sœur qui l’informait de son état avancé. Qu’il était maintenant chez sa soeur pour se remettre de sa tentative de suicide et qu’il était suivit par les médecins pour le stabiliser. La torpeur de la jeune femme était quasi foudroyante. La réaction en lisant cette lettre lui avait assommée au point de s’en vouloir de n’avoir rien vu venir. Encore plus touché alors qu’elle s’adonnait à un métier où elle travaillait dans un hôpital traitant les gens aux prises avec la maladie mentale. Elle AURAIT dû sentir venir à cet acte qui est de lourd de conséquence. Elle aurait pu le perdre pour de bon, mais le destin en a décidé autrement que de le garder en vie heureusement. Mais malgré tout, Sibelle ne se pardonnait pas d’avoir baissé sa garde même si elle n’était pas sur ses heures de travail et qu’elle ne lui avait pas donné de ses nouvelles depuis ce temps.

Après de multiples d’échanges de lettres de correspondance, ils se sont convenus à cette date, c’est-à-dire aujourd’hui. Mégan était disponible à la maison et il ne fallait certainement pas le rencontrer sans que celle-ci soit là. Son rendez-vous étant à  sept heures, c’est à dire après souper, elle avait décidé de partir sur l’heure du souper. Habillé d’un large pull et de jogging. Elle protégeait ses yeux fragiles par la fatigue de grosse lunette de soleil. Elle marcha tranquillement sur le trottoir aidée de sa canne puisqu’elle ne se sentait pas vraiment à l’aise, surtout quand c’est un endroit qu’elle ne prenait pas habituellement. Elle songeait à toute sorte de choses et elle ne savait pas comment la rencontre allait se dérouler. Elle était anxieuse et avoir l’impression de toujours avoir envie de pleurer, ce qui l’a rendait vulnérable. Après quelques minutes de marches, la demoiselle arrivait enfin à une station de métro pour voyager rapidement. Après avoir fait le trajet, quelques instants plus tard, elle arrivait non loin de l’endroit d’où Mégan habitait. Elle ne se sentait vraiment pas bien, même qu’elle se sentait malade d’angoisse. La nervosité lui faisait manquer d’air qu’elle cherchait sa respiration. Surtout, elle sentait qu’elle allait craquer, mais elle réussissait à se retenir. Il ne faut pas lui demander comme elle le faisait! Mais il fallait qu’elle le fasse pour alléger son inquiétude. Son état de conscience. La raison est simple : Nick était là, dans cette maison. C’était la raison de tous ses tourments. Elle avait hâte de le revoir, mais elle hésitait vraiment si c’était toujours une bonne idée. Mais le mal était fait, le rendez-vous était pris et il n’était plus question de reculer.

Elle se dirigea vers la maison tremblante à un coin de rue. Montant les marches difficilement. Heureusement que sa canne l’aidait pour garder son équilibre puisque son corps était tendu et rigide à cause qu’elle arrivait devant la porte d’entrée. Laissant échapper quelques pointes de sa respiration sifflante, elle frappa la porte timidement. Puis, quelques secondes seulement, la porte s’ouvrit lentement.

« Bon…Bonjour Mégan, je suis Sibelle. Je viens voir Nick. »

Qu’elle avait prononcé d’une voix filante. Elle savait d’avance que Mégan n’était visiblement pas heureuse de sa présence. Elle lui ouvrit alors la porte. Le malaise s’installa chez Sibelle. Elle réussit tout de même à suivre la jeune dame et elle lui montra la porte qui s’avéra la chambre de son meilleur ami Nick.

« Merci… Mégan. »

Elle ne savait pas combien de minutes qu’elle était devant la porte. Une minute? Deux minutes? Cinq Minutes? Elle ignorait vraiment. Armant de son rare courage, elle cogna doucement à sa porte. Maintenant, la balle est dans son camp. Pour s’occuper son esprit chamboulé, elle se mit dos de sa porte à la recherche de truc intéressant sur les murs malgré sa vue sombre en raison de lunette de soleil qui était encore sur son visage. En attendant que Nicolas lui ouvre sa porte. Sa main libre passa machinalement de son geste habituel qui est celui de jouer avec son bracelet qui lui permettait de cacher ses nombreuses cicatrices visibles rougeâtres et qui n’étaient pas encore cicatrisé.

À l’instant même, elle se demandait si c’était la meilleure chose à faire, qu’elle sera sa réaction en voyant Nick. A-t-il changé depuis son accident? Est-ce qu’elle le reconnaîtra sous ses yeux marron celui qu’elle a toujours connu? L’inconnu lui faisait peur, mais elle s’arma de courage en se disant que les interrogations seront bientôt terminées… Enfin, elle espérait beaucoup de choses…
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MessageSujet: Re: Si j'avais su... Je t'aurais demandé de rester avec moi en gage de mon amitié...   Mar 9 Mai - 17:03

Nick avait fini par obtenir que Sibelle puisse lui rendre visite chez Megan. Depuis sa tentative de suicide, il vivait à Pré-au-lard chez sa sœur aînée, en compagnie de sa nièce. Il avait pleinement investi la chambre d’amis mais il ne voyait quasiment personne en dehors de sa famille et d’Emma, parce que son autre meilleure amie (en dehors de Sibelle) était aussi son médicomage. Jusqu’ici, seule Emma avait eu le loisir de voir Nick, et il était presque évident pour le jeune homme que ça n’avait pas du être une partie de plaisir. Même une fois ses plaies cicatrisées, il avait refusé de s’alimenter. Ou plus exactement, c’était comme si son corps refusait la nourriture : il vomissait dès qu’elle franchissait ses lèvres. Petit à petit, les choses étaient revenues à la normale à ce niveau, toutefois, il mangeait encore peu par rapport à avant et avait énormément maigri. Ses joues étaient un peu plus creuses et ses cheveux avaient poussés en boucles blondes sur sa nuque. Physiquement, il paraissait très faible, toutefois son regard était clair et aussi intelligent qu’autrefois. Il avait été un temps dans le brouillard, poupée de chiffon laissant Megan et Emma décider pour lui, s’en fichant pour tout dire, mais il avait fini par se réveiller de cet état à cause de celui de Sibelle. Il s’inquiétait pour elle.

Problème : ils étaient trop pareils tous les deux. Les ennuis de Sibelle étaient proches des siens (le courrier de Nick était lu par sa sœur). Sa famille n’avait pas envie qu’il replonge à cause d’une influence extérieure. C’est pourquoi il s’était passé deux mois supplémentaires entre la première lettre de Sibelle et sa première visite. Durant ce temps, Nick avait essayé de reprendre un semblant d’activité, néanmoins il fatiguait vite. Son esprit dominait encore son corps, lui imposant le repos forcé sous peine d’épuisement immédiat.

C’est pour cette raison qu’il ne se leva pas à l’arrivée de son amie. Il se tourna seulement vers elle depuis son fauteuil : « Entre Sib’ ! Je serais bien venu jusqu’à toi, mais je pense que je vais rester assis pour le moment. » Avec le stress et l’agitation de l’arrivée prochaine de son amie, il avait de nouveau eu du mal à manger. Mais derrière sa pâleur et ses traits tirés, on reconnaissait parfaitement la chaleur propre à Nicolas, le garçon qui aidait les autres depuis sa prime enfance, au détriment de lui-même bien souvent.

« Megan n’a pas été trop désagréable ? Elle ne fait pas partie de tes plus grands fans. » Autant ne pas se mentir. Si ça avait été n’importe qui d’autre, l’autorisation n’aurait pas posé autant de question. C’était parce que Sibelle pouvait emmener Nick dans ses propres et profondes ténèbres que cela avait été aussi compliqué de convaincre tout le monde du bien fondé de cette rencontre. De son côté, le jeune homme était relativement confiant : même si Sibelle se scarifiait, c’était leur unique point commun. Il n’avait pas les mêmes raisons de le faire qu’elle. Et il n’avait pas essayé de se suicider parce que quelqu’un lui aurait soufflé l’idée (c’était une théorie ridicule à ses yeux, ne pouvait-il pas faire quelque chose de stupide de son propre chef?!). Au contraire, il avait agi dans un moment d’intense solitude… et maintenant, il allait mieux. Ou il essayait d’aller mieux en tout cas.
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