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 Viska Spingate... Symphonie !? [PV]

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MessageSujet: Viska Spingate... Symphonie !? [PV]   Lun 21 Aoû - 15:06

Viska Spingate... Symphonie ?!Rendez-vous avec la professeure assistante de sortilège

Viska avait été convoquée dans le bureau de Susan Mongomery-Bones, l’assistante de sortilèges. Elle ne savait pas du tout pourquoi car ses résultats dans cette matière étaient honorables, sans être formidables, certes, mais être dans la moyenne suffisait à la jeune Serpentard. C’est donc non sans une certaine appréhension qu’elle toqua à la porte entrebâillée avant de l’entr’ouvrir un peu plus, timidement « Professeur Montgomery-Bones ? Vous vouliez me voir ? » La jeune fille ne pouvait pas savoir que si Susan voulait lui parler, ce n’était pas pour ses résultats mais son ascendance sorcière. Voilà deux ans maintenant que Minerva McGonagall avait donné à la fillette le bracelet en argent légué par Nathan – par ailleurs toujours en cavale – quand il avait appris avoir une fille. Il avait inscrit Viska à Poudlard peu après sa naissance et avait envoyé les armoiries de sa famille, une rose entrelacée avec un poignard, pour que la jeune sang mêlée sache qu’elle n’était pas n’importe qui chez les sorciers. Jusque là, les professeurs au courant avaient jugé plus sage de laisser à Viska le temps de découvrir le monde sorcier, qui lui était totalement inconnu avant de recevoir sa lettre d’inscription, avant de lui révéler l’identité de son père.

Il faut dire que Nathan n’était pas un enfant de chœur. Ancien Mangemort vaguement repenti, il était sujet à des crises de folie et de violence dont sa sœur cadette, Myrielle, avait été la première victime. L’unique même. Car il s’était détourné de Voldemort avant même la grande bataille de Poudlard, ce qui ne signifiait pas qu’il était innocent : après avoir battu sa sœur pendant des années, il l’avait marqué au fer rouge le jour de ses onze ans, et quand elle avait été à Poudlard, il avait martyrisé des moldus, juste pour jouer, pour passer ses nerfs sur quelqu’un. Il n’avait jamais accepté la mort de ses parents, se retrouver tuteur de sa sœur à 17 ans était un fardeau trop lourd. Il avait été envoyé à Azkaban pour ses forfaits tôt dans le conflit, mais il s’échappa aussi très tôt, en même temps que les autres Mangemorts, il fit encore un peu de grabuge, puis, ce fut la fuite. Il était en cavale depuis et Viska était née du hasard d’une rencontre.

On retrouvait beaucoup de lui, et donc de Myrielle, dans le physique de Viska, mais aussi dans la posture. Elle était de taille moyenne, mais avec un physique qui n’avait rien d’une petite fleur fragile. Ses yeux bleus étaient perçants et remplis d’intelligence. Toutefois, elle était blonde, comme son père, tandis que sa tante était rousse. Et elle n’était pas musclée non plus comme l’était Myrielle au même âge, n’ayant jamais été soumise à des cours intensifs.

Ce qui avait décidé la directrice à mettre au courant, via Susan, c’était que Viska était devenue une sorte de leader chez les élèves. L’opération qui avait conduit à la découverte du vase des sang-pur était une idée de Viska et de son amie Prudence. Il fallait croire que les Symphonie aimaient à avoir un peu de compagnie chez les Poufsouffle. S’il semblait évident que Viska marchait plus dans les traces de sa tante que dans celle de son père, il devenait difficile de lui cacher plus longtemps ses origines. Si un autre élève les découvrait avant elle, ce serait psychologiquement bien trop difficile, et cela aurait des répercussions sur tout le groupe d’élèves qui comptait sur son énergie et sa bonne humeur pour continuer à croire en Poudlard. Viska et Prudence étaient porteuses d’espoir pour leurs camarades, elles étaient en deuxième année seulement et faisaient de grandes choses.

Viska devait apprendre la vérité, rencontrer sa tante, en apprendre plus sur elle-même… c’était du quitte ou double : soit elle le prendrait bien et continuerait sur sa lancée, soit ce serait trop difficile pour elle d’apprendre que son père biologique était un criminel… A 13 ans, pourtant, elle était assez grande pour comprendre, et peut-être aussi qu’avec tout le potentiel qu’elle avait, elle aurait de meilleures notes après avoir rencontré Myrielle, ainsi que ses cousins. Car elle n’était pas seule chez les sorciers, elle avait une famille qui vivait à Pré-au-lard, tout prés. Tout près de Susan aussi. Minerva avait choisi l’assistante de sortilège pour plusieurs raisons : son lien fort avec Shinku et une connaissance relative de son histoire avec les Symphonie, les années passées à Poudlard avec Myrielle, une relation à l’élève plus facile que quand on était directrice et aussi, plus simplement, le fait que Susan puisse accompagner un jour Viska chez Myrielle puisqu’elle aussi vivait à Pré-au-lard.

Comme quoi, parfois, les ennuis, ça tient à peu de choses, hein Susan ? Car le sujet n’était pas facile à amener et Viska attendait une réponse, sans broncher, sans crainte apparente si ce n’est une expression de vague culpabilité au cas où elle aurait été convoqué par une bêtise… Viska préférait toujours prendre les devants. Elle était loin de se douter que cette fois-ci, elle n’était pas du tout prête.

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MessageSujet: Re: Viska Spingate... Symphonie !? [PV]   Dim 14 Jan - 17:56

Debout devant la fenêtre de son bureau, Susan contemplait d’un œil maussade l’étendue d’herbe boueuse du parc, qui descendait en pente douce jusqu’au lac. A cette époque de l’année, ses berges humides étaient boudées des élèves, et il n’y avait guère que les violents coups de vent, annonciateurs de la tempête hivernale, pour venir troubler la quiétude grisâtre des eaux. Susan frissonna : sous le ciel gonflé de nuages, le spectacle était sinistre. La jeune femme laissa échapper un soupir agacé, comme si elle se sentait personnellement offensée par les caprices de la météo. Il lui semblait que la tâche qu’elle avait à accomplir aurait été simplifiée par l’apparition d’un soleil éclatant. Elle embrassa une dernière fois le paysage du regard : décidément, songea-t-elle avec amertume, en se détournant de la fenêtre, il ne fallait attendre aucune aide de ce côté-là. Elle retourna s’asseoir derrière son bureau et croisa les mains devant elle, dans l’espoir de calmer sa nervosité. Elle ne savait pas exactement à quoi s’attendre, mais elle avait l’intuition que l’entretien à venir risquait de tenir une place de choix dans la – longue - liste des moments les plus gênants de son existence.

Au fond, elle s’en voulait un peu. Quand Minerva MacGonagall était venue lui demander de révéler à Viska le secret de ses origines, elle avait été si surprise qu’elle avait d’abord été incapable de répondre puis, quand, enfin, elle avait retrouvé la parole, elle avait vu toutes ses protestations balayées par la directrice. A ses yeux, l’affaire été réglée, et peu importait que Susan ne fût pas directrice de Serpentard, peu importait qu’elle n’eût aucune affinité particulière avec Viska, peu importait qu’elle ignorât la majeure partie des arcanes de la famille Symphonie, peu importait, même, qu’elle détestât Myrielle, Minerva avait décidé qu’elle était la mieux placée pour parler à la jeune fille. Susan n’avait pu s’empêcher de trouver particulièrement ironique la remarque de sa supérieure sur ses « liens avec la tante de l’enfant » : depuis sa sortie de l’école, les liens en question se bornaient à changer de trottoir chaque fois qu’elle apercevait son ancienne camarade. La jeune femme se pinça l’arête du nez, tandis qu’elle exhumait, des tréfonds de sa mémoire, l’image de Myrielle dans son uniforme de Serpentard. Même déformée par le filtre du souvenir, la vision ne faisait naître chez elle aucune nostalgie, aucune mélancolie un peu mièvre. Elle se sentait vide et sèche. Elle ne voulait plus rien avoir à faire avec les Symphonie. Elle n’était pas la personne qu’il fallait à Minerva, et encore moins celle dont Viska avait besoin.

Trop tard, hélas ! A cette heure, la jeune sorcière devait déjà être en route vers son bureau. Dans un instant, il faudrait tout confesser. Subitement prise d’angoisse, Susan s’efforça de puiser du courage dans la conversation qu’elle avait eue, la veille au soir, avec Quentin. D’ordinaire, la Poufsouffle n’aimait pas parler de ses élèves à son mari. Une sorte de pudeur, qu’elle n’était jamais parvenue à complètement s’expliquer, l’en empêchait. Tout ce qu’elle savait, c’était qu’elle avait la sensation de les trahir chaque fois qu’elle se risquait à entrer dans le détail de ses relations avec eux. Cette fois, pourtant, elle avait dérogé à sa propre règle, non seulement parce que la situation était suffisamment inédite pour qu’elle demandât conseil, mais encore parce que Quentin avait passé sept ans dans la même maison que Myrielle, et nourrissait des sentiments autrement plus charitables que ceux de son épouse à l’égard de la jeune femme.

Et le conseil de « l’expert » en psychologie symphonienne était le suivant : être franche et directe. Pour un Serpentard, Susan trouvait que Quentin avait parfois la délicatesse d’un Gryffondor (« Fonce, on réfléchira plus tard. »). Néanmoins, elle avait fini par se ranger à son avis. Quelles que fussent les précautions linguistiques qu’elle pût prendre pour protéger Viska, il lui faudrait, tôt ou tard, tout révéler. Entourer la réalité d’un joli petit emballage rhétorique ne la rendrait pas moins violente. Quentin avait raison : mieux valait être direct, et garder les mouchoirs et la tasse de thé à proximité, juste au cas où… Au moment où elle s’assurait qu’elle avait bien de l’Earl Grey dans le premier tiroir de son bureau, Viska fit son apparition.
- Ah, Miss Symphonie Spingate, oui, entrez… Asseyez-vous, dit-elle, en désignant un des deux sièges placés en face du bureau.

Alors qu’elle scrutait d’un œil perçant son élève qui prenait place, Susan sentit ses certitudes fondre comme neige au soleil. Elle paraissait si petite, si jeune, si… fragile ! Comment Minerva pouvait-elle penser qu’elle était prête à entendre la vérité ? Ne croyait-elle pas que le monde dans lequel Viska évoluait, était suffisamment bouleversé sans avoir à ajouter sur ses épaules un passé familial compliqué torturé ? Elle n’avait que treize ans, bon sang ! L’espace d’un instant, Susan fut tentée de tout garder pour elle : c’était facile, elle n’avait qu’à se taire, et sermonner Viska sur ses notes qui, pour correctes qu’elles étaient, n’en demeuraient pas moins en-deçà des capacités de l’adolescente. Seulement elle avait promis de tout dire. Et Susan ne revenait jamais sur une promesse. En son for intérieur, elle songea avec âcreté que Minerva avait parfaitement manœuvré pour parvenir à ses fins : quand Viska quitterait la pièce, elle saurait tout ce qu’il y avait à savoir.

Susan s’assura d’un regard que la porte était bien fermée, avant de se lancer :
- Si je vous ai demandé de venir me voir aujourd’hui, c’est pour que nous puissions parler de votre famille. Commença-t-elle d’une voix maîtrisée, les yeux rivés sur Viska. Votre famille paternelle, j’entends. Celle qui deale dont vous avez hérité vos capacités magiques. La direction pense que vous êtes assez mature, maintenant, pour entendre son histoire mais… Susan marqua une pause, soudain indécise, et darda un œil soucieux sur Viska, Je suis désolée, Spingate, tout ne va pas être agréable à entendre, reprit-elle d’un ton plus troublé, pensez-vous être prête ?
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MessageSujet: Re: Viska Spingate... Symphonie !? [PV]   Mar 16 Jan - 18:03

Viska Spingate... Symphonie ?!Rendez-vous avec la professeure assistante de sortilège

A la décharge de Minerva, elle ignorait tout des rapports conflictuels qu’entretenaient Susan et Myrielle une quinzaine d’années auparavant. Les deux rouquines étant de l’entourage proche d’Alexander Shinku, il n’était pas rare alors de les voir ensemble. Sans compter qu’elles avaient toutes les deux choisi le camp de Harry Potter lors de la bataille finale, bien que Myrielle se soit à l’époque déguisée pour ne pas trop « trahir » Drago et ses autres amis de Serpentard, moins scrupuleux qu’elle dans cette histoire de né-moldus et cie. Une fois adultes, elles s’étaient toutes les deux installées à Pré-au-lard et s’étaient aussi toutes les deux mariées/mises en concubinage avec un Montgomery, Alexis pour Myrielle, Quentin pour Susan. Elles étaient donc de la même famille par alliance. Impossible pour Minerva, de loin, de deviner que Susan gardait un aussi mauvais souvenir de Myrielle qui n’avait, quand elle était élève, pas causé tant de problèmes que ça (aucun qui n’ait été étouffé par Alexander ou Isaac en tout cas!).

Sur le papier, ça restait donc une bonne idée. Quant à Viska, elle ignorait absolument tout du passé de sa tante, ne sachant même pas qu’elle en avait une. Presque timidement, la jeune serpentard s’avança et prit place sur la chaise. Elle aurait bien balancé ses pieds en signe de nervosité mais sa mère lui avait appris que ce n’était pas poli, alors elle gardait le dos bien droit, les mains croisées sur ses genoux dans une posture de petite fille sage. Elle ne savait pas pourquoi elle avait été convoquée mais elle arriverait bien à se défendre, quelque soit les accusations. Vu que c’était le professeur Montgomery-Bones qui l’avait convoquée, il y avait fort à parier que c’était sa légère paresse qui était en cause. Mais les adultes devaient bien être capables de comprendre qu’elle ne pouvait pas à la fois manquer de causer la mort de ses camarades déjouer les énigmes de Serpentard à la place des aurors et faire plus que le minimum en matière de devoir.

Elle redressa donc un petit menton fier, bien qu’un peu tremblotant (qui aimait aller dans le bureau des professeurs, hein?), et elle attendit. Elle s’affaissa quand les paroles de Susan lui apprirent les raisons réelles de sa convocation. Aussitôt, elle posa la main sur son poignet, enserrant les armoiries de sa famille biologique côté paternel. Elle n’avait pas réussi à les trouver dans les livres sur les familles de sorcier, à chaque fois qu’elle croyait approcher du but, les pages étaient manquantes, déchirées ou alors les livres n’étaient pas disponibles. De quoi rager car elle n’avait eu de cesse de se poser des questions depuis qu’elle avait reçu sa lettre pour Poudlard, quelques années auparavant. Non pas qu’elle se cherche un autre père, celui qu’elle avait et qui l’avait adoptée était un super papa ! Elle voulait seulement connaître les arcanes de sa naissance et de ses origines.

La question de Susan lui parut donc un brin étrange car elle avait l’impression d’avoir fait ses preuves en matière de courage. Elle se disait parfois qu’elle aurait presque pu être à Gryffondor (si elle n’avait pas besoin de Prudence pour se lancer dans tous ces projets!). « Je... » Elle chercha ses mots quelques secondes. « Je suis prête. Je sais très bien que si mon père sorcier était respectable, on m’en aurait parlé avant. Il a demandé au professeur McGonagall de me donner ce bracelet quand je suis entrée à Poudlard, donc il sait qui je suis et que j’existe. Pourtant il n’est jamais venu me voir et n’a jamais pris contact avec maman. Mais ce n’est pas grave, je veux savoir. » Ses mains se crispèrent sur le tissu de sa jupe d’uniforme, toutefois ses yeux d’un bleu légèrement gris sous la lumière du bureau restait fixé sur son professeur avec une lueur résolue. Elle n’avait pas la maturité de sa tante quand celle-ci avait treize ans, rien ne l’avait fait grandir avant l’âge, dans sa tête, elle était bel et bien une adolescente comme les autres, pourtant elle était de ceux qui avaient déjà un fort caractère et une volonté qui n’avait pas à faire rougir les couleurs de sa maison. Elle avait la fierté des Serpentard : elle était forcément quelqu’un. Qui que fut son père, elle saurait être mieux que lui. Son sang ne définirait pas qui elle deviendrait, en revanche, il était toujours plus facile de regarder vers l’avenir quand le passé n’était pas flou. Sa mère lui avait avoué qu’elle ressemblait un peu à son père biologique, bien qu’elle ait quand même pris de sa maman dans les traits du visage, plus doux que ceux des Symphonies. Si son père était du genre à courir les jeunes femmes moldus alors qu’il était marié ou alors que c’était un méchant sorcier comme ceux de MS, Viska montrerait au monde qu’elle n’avait pris de lui que sa magie… même si d’autres verraient qu’elle avait aussi hérité d’une volonté d’acier… à l’instar de celui des poignards de ses armoiries.
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MessageSujet: Re: Viska Spingate... Symphonie !? [PV]   Sam 27 Jan - 22:27

Susan hocha lentement la tête. La réponse de Viska ne l’étonnait pas outre mesure : pour que Minerva eût décidé qu’il était temps que la fillette en apprenne plus sur son père, c’était probablement qu’elle approchait de la vérité ou, du moins, qu’elle la cherchait avec suffisamment de détermination pour faire craindre qu’elle ne la découvrît, tôt ou tard, d’elle-même. Evidemment, que Viska voulait savoir ce que Susan avait à dire : pourquoi refuserait-elle d’entendre les réponses aux questions qu’elle devait se poser depuis des semaines ? Mais était-elle capable de les accepter ? Voilà ce qui tracassait Susan. Elle craignait que sa jeune élève ne se fût construit une représentation de Nathan très éloignée de la réalité, un fantasme de père idéal dont la destruction serait douloureuse. Aussi fut-elle surprise – et un peu soulagée – de constater que la fillette ne manquait pas de lucidité quant à la situation de son géniteur.

Malgré elle, Susan ne put s’empêcher d’éprouver un élan d’affection pour Viska. La Serpentard lui semblait toujours extrêmement jeune, mais sa mine décidée forçait le respect. Placée dans la même position au même âge, Susan n’eût sans doute pas montré le même calme que Viska. En fait, elle eût certainement suivi la bonne vieille stratégie qu’elle avait utilisée au moins jusqu’en quatrième année : bredouiller, devenir toute rouge, puis se mettre à pleurer en hoquetant que le monde était trop cruel et qu’elle allait certainement mourir, abandonnée de tous, sous un pont de Londres, par une sombre nuit d’hiver. S’il y avait eu un concours de la chouine, lors de ses premières années à Poudlard, Susan l’eût emporté haut la main. La jeune femme esquissa un sourire sans joie : elle avait beau apprécier la force de caractère de Viska, elle n’était pas sûre que celle-ci serait d’un grand secours à la fillette, dans les minutes qui allaient suivre.

- Bien, déclara-t-elle finalement, si vous êtes sûre de vous... Elle appuya son menton contre ses mains croisées, tandis qu’elle cherchait le meilleur angle d’attaque pour commencer son récit. L’histoire du père de Viska était d’autant moins facile à raconter, qu’elle obligeait Susan à exhumer des souvenirs qu’elle préférait garder enfouis au plus profond de sa mémoire. Pour elle, le nom de Nathan Symphonie, comme ceux des autres mangemorts, restait inextricablement lié aux cadavres qui avaient jonché les couloirs de Poudlard, une sombre nuit de Mai. S’efforçant de chasser de son esprit l’image de Lavande, exsangue, étendue sur la pierre froide du Grand Hall, Susan inspira profondément pour affermir sa volonté. Elle avait promis. Votre père, Nathan Symphonie, n’était, effectivement, pas quelqu’un de très fréquentable, comme vous l’avez déjà compris. Reprit-elle d’un ton dénué de toute passion. Rester factuelle lui semblait être la meilleure ligne de conduite à tenir. Disons, pour résumer, qu’il est connu pour être d’un tempérament emporté dont il n’a jamais su canaliser les accès de violence. Il a rejoint les alliés de Voldemort, lors de la dernière guerre et a, à ce titre, commis un certain nombre d’exactions qui lui ont fallu d’être enfermé à Azkaban. Mais il s’en est enfui, comme beaucoup, au moment où la situation est devenue très chaotique pour le Ministère. Il s’est rendu coupable de nouveaux… L’espace d’une brève seconde, elle faillit dire « crimes », mais préféra opter pour une formule moins radicale, abus, avant de prendre la fuite. Actuellement, il est toujours en cavale et activement recherché par le Département de la Justice Magique. C’est peut-être en partie ce qui explique qu’il ne vous ait jamais contactée…

Susan se tut, et son regard glissa vers le bracelet qui ornait le poignet de son élève. Elle venait de lui livrer beaucoup d’informations d’un coup, et pas des plus évidentes à digérer. Elle aurait aimé adoucir la violence de ces révélations. Ce fut certainement ce qui la poussa à ajouter, d’une voix plus douce :
- Mais ce n’est pas parce qu’il ne vous a jamais vue qu’il ne vous reconnaît pas comme sienne. Il vous a inscrite ici, Viska, et il a tenu à ce que vous ayez ce bijou, gravé aux armoiries de sa famille. Vous êtes une Symphonie, et il voulait que vous le sachiez.
Elle interrompit de nouveau son discours. Elle avait franchi la première étape, peut-être la plus difficile à entendre. Cependant, un autre secret devait être révélé.

- Même si votre père est actuellement introuvable, vous n’êtes pas seule. Votre tante ma meilleure amie, Myrielle, la sœur de votre père des fois que tu aurais du mal avec le concept de tante, habite à Pré-au-Lard. Peut-être devriez-vous entrer en contact avec elle, ajouta-t-elle avec circonspection. Elle avait la fâcheuse impression de jeter la fillette dans la gueule du loup. Il s’en fallait de peu que son imagination fertile ne lui présentât à l’esprit une Viska junkie, occupée à écluser la marchandise de sa tante probablement avec l’aide de Prudence au détour d’un cachot. Elle est la plus à même de répondre à toutes les questions que vous pourriez vous poser. Je vous accompagnerai, si vous le souhaitez pour surveiller vos arrières : il se trouve que j’étais à Poudlard en même temps qu’elle.

Susan avait retrouvé toute sa neutralité, mais elle se garda bien d’approfondir le sujet « Myrielle », de peur de déraper. D’ailleurs, elle avait encore quelque chose à préciser :
- Il y a une dernière chose que vous devez savoir : votre cousin fera sa rentrée à Poudlard en Septembre prochain. J’ignore dans quelle mesure il est conscient de votre existence, mais nous avons pensé qu’il était important que vous soyez au courant. Au cas où…
Et voilà. Tout était dit. Susan n’en éprouvait toutefois aucun apaisement. Elle avait, au contraire, le sentiment d’avoir chargé les épaules de Viska d’un poids trop lourd à porter. Silencieuse, elle fixa son élève d’un œil anxieux, prête à bondir sur la théière au moindre signe d’affaissement de la jeune fille.
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MessageSujet: Re: Viska Spingate... Symphonie !? [PV]   Dim 28 Jan - 19:08

Viska Spingate... Symphonie ?!Rendez-vous avec la professeure assistante de sortilège

Pendant que Susan lui racontait l’histoire de son père, qui n’était pas vraiment la sienne, les doigts de Viska passaient machinalement sur les armoiries de sa famille sorcière. Les Symphonie. Le professeur Bones avait dit qu’il s’appelait Nathan Symphonie. Bizarrement, ce nom de famille lui disait quelque chose, mais elle était trop prise par le récit que lui faisait l’assistante de sortilège pour faire le rapprochement avec la boutique dans laquelle elle commandait ses robes de bal depuis l’année précédente.

Elle laissa Susan terminer son exposé des faits sans l’interrompre. Viska réfléchissait, son regard fixé sur les nuages extérieurs de la même couleur que ses yeux. Elle finit par reprendre la parole d’une voix posée, bien que le petit air farouche qu’elle affichait ne faisait que camoufler tout ce qui tournait dans son esprit : des questions principalement… Pourtant, elle ne voulait pas commencer directement en les posant. Elle fit comme sa mère le lui avait appris quand elle devait être devant un professeur et prendre la parole : elle posa les mains sur ses cuisses, les pieds bien ancrés dans le sol, et elle chercha les yeux de son professeur, quittant ainsi le spectacle extérieur. Ce dernier ne lui apporterait rien, Susan, si. Peut-être. Encore que Viska sentait que son professeur n’était pas très à l’aise. Il faut dire que le professeur McGonagall ne lui avait pas donné le beau rôle. Si la jeune Serpentard s’était bien préparé en amont à ces nouvelles, qui sait si cela aurait été le cas de tous les enfants de mages noirs qui s’ignoraient ? Avoir la confirmation que son père était un criminel (violent en plus de ça!) ne faisait que renforcer sa détermination à toujours se battre contre les injustices.

« Il ne peut pas savoir qui je suis. Mon cousin je veux dire. Ma mère est une moldue et j’étais encore bébé quand elle a épousé mon père adoptif, qui est lui aussi un moldu. Quand le professeur McGonagall est venue me rendre visite la première fois, elle m’a dit qu’à cause de ça, ce qu’il restait de ma famille biologique ignorait mon existence. » Son exposé était dénué d’émotion, presque froid : elle énonçait simplement les faits, se préparant mentalement à la suite.

« Voldemort, c’est le sorcier qui a causé une guerre il y a quinze ans, c’est ça ? » Ses connaissances en histoire de la magie étaient assez bonnes pour une enfant de moldu car elle avait beaucoup lu dans l’espoir de retrouver une trace de son père. Il semblait que même dans la liste des mangemorts, il avait disparu. Il faut dire que cette liste n’était pas très exhaustive. Pour protéger les familles peut-être. Viska n’avait pas très envie qu’on l’associe à un mage noir, elle était bien contente de porter le nom de son père adoptif. « Mon père biologique est donc bien un mage noir, comme je le soupçonnais. Un peu comme les membres de Magicis Sacra ? Ce qui veut dire… qu’il détestait les moldus ? » Elle fit une pause avant de pouffer nerveusement, se tenant les côtes pour ne pas éclater de rire pour de bon. Finalement, elle essuya une larme qui était remontée à ses yeux tant elle avait contenu son rire : « Vous vous rendez compte que sa fille unique est à moitié moldu ? Et que j’ai grandi au milieu d’eux ? C’est franchement trop drôle ! Vous savez que je défends les nés-moldus en plus ?! » Elle pouffa à nouveau, la main sur les lèvres. Susan devait avoir l’impression qu’elle perdait la tête, mais pas du tout : elle trouvait vraiment que c’était coquasse.

Elle respira un grand coup, histoire d’être de nouveau dans son rôle de bonne élève. Ou du moins d’élève ayant une santé mentale intacte. Elle avait conscience d’avoir un peu dérapé, elle mit ça sur le compte du stress. Elle avait passé des heures et des heures à faire tous les bouquins pour trouver qui était sa famille sorcière… et maintenant qu’elle avait les réponses, elle prenait conscience que ça ne changeait rien pour elle. Il faut dire qu’elle ne saurait qu’en rencontrant Myrielle que son père lui avait fait don d’une malédiction dont elle n’était pas encore au courant...

« Pardon professeur, je vais tâcher de garder mon sérieux maintenant. » s’excusa-t-elle rapidement, avant de reprendre la conversation de façon plus conventionnelle. « J’aimerais entrer en contact avec ma tante, ainsi que mon cousin, si cela ne dérange personne. Ma mère est fille unique, je n’ai pas beaucoup de famille, ça me ferait plaisir de les rencontrer. Ils ne sont pas des mages noirs eux, n’est-ce pas ? Parce que je ne veux rien avoir à faire avec des gens de cette espèce en revanche...» demanda-t-elle, pensive, avant d’enchaîner ce qui était sûrement une bonne stratégie « Vous les connaissez ? Les Symphonie ? Mon père, ma tante… je… je leur ressemble ? Physiquement ? Maman m’a toujours dit que mon père était blond. Ah et, ils étaient dans quelle maison ? Serpentard, comme moi ? Je n’ai que ma tante ou il me reste de la famille, peut-être plus éloignée ? » Viska s’arrêta là pour les questions, ce qui n’était peut-être pas plus mal, car Susan ne pourrait peut-être pas répondre à toutes. Heureusement, Myrielle saurait combler les vides, comme de parler de Clément, qui était aussi l’oncle de Viska, fait peu connu vu que celui-ci était un enfant illégitime. Ou comment Nathan était devenu un mangemort. Susan avait des réponses, mais elle était loin de toutes les posséder car les Symphonie avait un certain goût du secret… et qui plus est, Susan n’avait jamais cherché à connaître sa camarade (et réciproquement).

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