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 Débandade [ PV ]

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Tempérance Biel
Poufsouffle

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Âge : 16 ans { 24/02/1998 }
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MessageSujet: Débandade [ PV ]   Mer 2 Jan - 13:10

❝Débandade❞
Tempérance & Payton
© Pando


Tout était parti d'une crise de sentimentalisme exacerbé, Tempérance en était pleinement consciente. Pour sa défense, elle était coupée de sa mère - et ainsi de sa seule famille proche - depuis de longues semaines désormais. C'était donc plutôt naturellement qu'elle s'était tournée vers le seul petit bout de famille qu'il lui restait lorsqu'elle était à Poudlard, c'est-à-dire, le souvenir de son père. Un petit passage par la salle des trophées après le dîner - et avant d'être emprisonnée dans sa salle commune par le couvre-feu - paraissait plutôt innocent, sur le principe. Un coup d’œil au trophée de duel de son père, un petit pincement au cœur en lisant le nom 'Biel', et elle pouvait retourner dans son dortoir plus sereinement.

Mais parce qu'elle était prône à la catastrophe et aux déboires divers et variés, il avait fallu que le karma la rattrape. Elle aurait dû s'en douter. Au sortir de la salle, un caquètement familier lui fit sortir par réflexe - et plutôt inutilement - sa baguette de la poche de sa robe, pour tâcher de se défendre face à ce qu'elle savait être la menace représentée par l'esprit frappeur de l'école. Quelle tuile. Voyant cependant apparaître Peeves en possession de ce qui semblait être une quantité impressionnante de mélasse enfermée dans un grand bocal transparent, la jeune Poufsouffle décida que dans le fond, la meilleure stratégie était parfois le replis. Jurant dans sa barbe inexistante, elle prit ses jambes à son cou en priant tous les dieux on ne sait jamais : autant mettre les statistiques de son côté de ne pas trébucher sur ses propres pieds. Objectif : la salle commune, avant de finir par être la énième victime de Peeves - voire pire, se faire attraper par un membre de MS faisant preuve d'un peu trop de zèle concernant le couvre-feu approchant. Elle n'avait pas besoin de finir en retenue jusqu'à la fin de l'année. Elle réservait ce genre d'exploits à Teddy, ce grand benêt qui ne faisait vraiment pas assez preuve d'instinct de préservation.

Tournant à l'angle du couloir des sortilèges, elle vit apparaître une silhouette venant en sens inverse et ralentit sa course avec appréhension. « Payton ! » Elle était essoufflée, vaguement transpirante, et franchement angoissée à l'idée de finir en colle avec un membre de MS. Une humiliation de plus à ajouter à une liste qui ne faisait décidément que s'allonger, événements auxquels Payton avait parfois eu la malchance d'assister mais bon avec l'amnésie, elle a peut-être oublié ? « Peeves ! » expliqua-t-elle en se pliant en deux pour atténuer son point de côté. Il fallait vraiment qu'elle se remette au sport. Un caquètement la fit se redresser et attraper son amie par la manche. « Désolée de t'embarquer là-dedans ! » Trois étages à descendre puis les sous-sol à atteindre. Tempérance fit travailler ses méninges pour se souvenir d'un potentiel passage secret découvert au fil des années, ou enseigné par Teddy.

La tapisserie d'Herbert le Malin ! Elle vira à droite, entraînant Payton avec elle et là tu regrettes amèrement d'avoir choisi ce couloir-là, et poussa un petit cri de joie en apercevant l'affreuse décoration. « Par là ! » Elle tira la tapisserie et fit tout tomber sur elle. Si elles ne bougent plus Peeves ne les verra peut-être pas ?, laissa passer Payton et s'engouffra à sa suite dans le passage menant au deuxième étage. Passage découvert après s'être malencontreusement appuyée sur ladite tapisserie au cours de sa deuxième année et avoir fini dans le décor à l'insu - elle l'espérait du moins - de ses petits camarades. Elle était dignement réapparue de là, l'amour-propre mis à mal, en se disant que si elle faisait comme si de rien n'était, peut-être qu'on ne lui ferait aucune remarque. Technique brevetée Biel. « Quelle horreur cet esprit frappeur ! Presque pire que Rusard... » marmonna-t-elle avec mécontentement. Et c'était peu de le dire, puisque Tempérance avait une peur semi-irrationnelle du concierge depuis sa première année passée à l'école. « Tu retournais à la salle commune ? C'est bientôt l'heure du couvre-feu... » chuchota-t-elle timidement à présent. Après tout, elle avait embarqué cette pauvre Payton dans ses galères sans qu'elle n'ait rien demandé. Mais une fois qu'elles s'étaient croisées, elle aurait difficilement pu la laisser servir d'appât à Peeves quoique.

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Payton Harris
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MessageSujet: Re: Débandade [ PV ]   Sam 5 Jan - 17:29

Payton vivait plutôt bien l’invasion de Magicis Sacra. Mieux que certains en tout cas. Mieux aussi que ce que ses camarades avaient craint pour elle. La raison en était relativement simple : elle ne pensait pas avoir de nouveaux problèmes avec MS si elle se tenait à carreau et ils lui avaient déjà tout pris. De plus, l’amnésie avait ceci de confortable qu’elle n’avait pas de lien profond avec ses parents. A ses yeux, c’était à peine si elle les connaissait depuis un an, et le fait d’être en internat ne l’avait pas amenée à beaucoup les côtoyer. Elle se sentait bien plus chez elle à Poudlard avec ses amis, ses camarades de maison et son petit ami. En effet, Payton sortait avec Louis et elle se sentait bien plus proche de lui que d’une famille qu’elle ne voyait jamais. Être enfermée dans le château lui évitait même d’avoir à écrire des lettres fades dont le contenu lui pesait.

Cependant, elle savait que sa situation bien particulière provoquait chez elle cette situation de confort et que ce n’était pas un sentiment partagé par ses camarades. Aussi, bien qu’elle se sentit assez à l’aise pour traîner dans Poudlard en soirée, elle n’imposait pas son avis aux autres et n’en parlait pour ainsi dire jamais. Traverser l’enfer de l’amnésie l’avait en quelque sorte anesthésiée de tout sentiment de peur envers MS et c’est l’esprit tranquille qu’elle était sortie tard de la bibliothèque. La rancœur avait disparu car elle ne lui apporterait rien, elle ne lui rendrait même pas ses souvenirs. Payton préférait avancer de son mieux dans les circonstances actuelles tout en veillant à ne pas faire prendre de risques inutiles aux adultes pris en otage, bref, elle se comportait comme une élève normale dont les professeurs étaient juste différents d’avant. Elle évitait aussi de trop réfléchir : elle n’avait pas de passé alors mieux valait qu’elle ne perde pas espoir en l’avenir.

Le calme qu’elle affichait sur la route devant la conduire à la salle commune fut brusquement brisé par l’apparition de Tempérance qui semblait dans tout ses états. « Qu’est-ce que... » commença-t-elle à demander alors qu’elle était déjà entraînée dans la course de son amie. Il semblait que Peeves était à ses trousses et c’était lui qu’elle fuyait, Payton préféra donc suivre le mouvement plutôt que d’être la nouvelle cible des facéties de l’esprit frappeur. Elles finirent par pénétrer, en sécurité, dans un passage secret qu’évidemment la brunette ne connaissait pas/plus.

« C’est vrai qu’une fois qu’il a décidé de faire quelque chose, il est intenable… mais il a le mérite de faire tourner en bourrique tous les occupants du château, quel qu’ils soient. » Mais Payton n’avait quasiment jamais eu à faire à lui depuis son amnésie, elle se contentait d’en entendre souvent parler par ses camarades – et toutes les histoires concordaient quant au caractère impossible de l’esprit frappeur -. Peut-être Peeves ne trouvait-il pas très drôle de s’en prendre à une fille qui savait à peine comment s’appelaient les membres de sa famille ? En revanche, il n’était pas avare de tours avec Magicis Sacra qui semblaient, pour beaucoup,en prendre leur parti. « Je finissais un devoir à la bibliothèque, je n’avais pas vu l’heure, on m’a presque mise à la porte. Et toi ? Pourquoi étais-tu sortie ? » Tempérance ne semblait pas être le genre à chercher les ennuis en traînant jusque tard dans les couloirs… donc elle devait avoir une bonne raison de ne pas être encore rentrée (et de tomber au passage sur Peeves!).

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FLORISSONE

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Tempérance Biel
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MessageSujet: Re: Débandade [ PV ]   Ven 11 Jan - 19:51

Au fil des mois, Tempérance avait eu le temps de passer par les cinq étapes du deuil concernant Payton : d'abord, le déni ("Comment ça tu ne te souviens pas de moi ? Tu me dois cinquante Gallions et trois Mornilles, ne fais pas l'enfant. Impossible qu'elle ait perdu la mémoire pour de bon : ça va forcément revenir."), rapidement suivi par la colère ("A cause de toi j'ai dû acheter tous mes manuels d'occasion ! MS c'est tous des crevards, sus à l'ennemi, au diable la notion de stratégie et de plan !") et le marchandage ("Franchement tu me donnes les cinquante Gallions et on est quitte. Peut-être qu'elle se souviendra de certains trucs ?"), précédant une terrible phase de dépression ("Bouhouhou je veux mon argent. C'est horrible ce qui est arrivé à Payton. Et à sa famille. Et elle ne se souvient plus de rien même pas de moi...") ne touchant à sa fin que grâce à l'acceptation ("C'est fini je n'aurai plus jamais d'argent. Je suis pauvre désormais, c'est ma vie. Ce n'est peut-être pas tout à fait la même personne, mais ça reste quand même mon amie, même si elle ne retrouvera sans doute jamais la mémoire. C'est la vie."). Elle avait pourtant rencontré Payton dès sa première année à l'école. La jeune femme avait beau être d'un an son aînée, leurs caractères respectifs les avait aisément rapprochées, aussi Tempérance l'avait-elle toujours comptée comme une amie précieuse. Mais si l'ancienne Payton avait disparu, cela ne signifiait pas qu'elle ne serait pas présente pour la 'nouvelle' - qui restait tout de même Payton, en version altérée, certes.

En revanche, Tempérance était bien consciente - et tout à fait désolée - d'avoir entraîné son amie dans ses galères (une fois n'est pas coutume). A son soulagement, elle l'avait tout de même suivie sans broncher, ce qui aurait nettement ralenti leur cavalcade. Sans doute l'apparition d'une Tempérance échevelée et vaguement suintante avait-elle fini de la convaincre du danger imminent que représenterait l'immobilisme.

Les deux filles finirent dans un passage découvert par l'Irlandaise des années plus tôt, et qu'elle espérait suffisamment couvert pour les protéger de Peeves. Si elles ne faisaient pas trop de bruit, elles avaient leurs chances : il ne s'agissait pas d'un cul-de-sac mais d'un escalier caché menant au deuxième étage, aussi y avait-il peu de risques pour que l'esprit frappeur les y poursuive s'il ne les avait pas vues y entrer. Reprenant son souffle, légèrement courbée en avant, Tempérance ronchonna à cœur joie - mais à voix basse - concernant les agissements de Peeves. Remise de ses émotions, elle fit signe à Payton de la suivre tout en lui répondant : « Tu as raison : il enquiquine les membres de MS tout autant que nous - voire plus. » Tempérance avait beau avoir atteint l'acceptation, elle ne s'habituait toujours pas au détachement dont Payton parvenait à faire preuve vis-à-vis de l'organisation qui lui avait coûté sa mémoire. Sans doute ne pouvait-elle pas comprendre - et ne comprendrait jamais entièrement. « S'il parvenait à leur faire quitter l'école, ça serait par-fait. » ajouta-t-elle en se tournant pour adresser un regard entendu à son amie.

Elle grimaça à l'évocation de la bibliothèque. « Vraiment ? J'ai horreur de cet endroit, c'est si calme... Et Madame Pince me déteste. Remarque, elle n'est pas là actuellement, mais je n'apprécie pas plus le cadre pour autant. » Peu adepte de la solitude, Tempérance ne se rendait en effet à la bibliothèque que : 1) accompagnée (et chuchotant un flot de paroles diverses et variées à son compagnon d'infortune coucou Erin tout au long de sa présence) ou 2) pour emprunter fissa un livre et fuir vers des contrées plus opportunes. « Je suis passée par la salle des trophées en sortant du dîner. Je voulais regarder le trophée de mon père, c'est un peu stupide... » reprit-elle en soupirant. Son cœur se serra. Elle n'avait pas encore re-communiqué cette information à Payton. « Il est décédé lorsque j'étais plus jeune. Je n'ai jamais vraiment su ce qu'il s'était passé. » ajouta-t-elle de manière succincte mais efficace : elle ne tenait pas à s'attarder sur le sujet - elle n'était plus certaine d'avoir encore assez de larmes pour en verser de nouvelles. « J'espère que ma mère va bien. Enfin, tout le monde est plus ou moins dans le même bateau de toute façon... » Objectif : garder la foi et l'optimisme qui la caractérisait. Pas question de s'effondrer lorsque ses proches avaient besoin d'elle. Même si sa mère était une moldue. Même si elle était la seule famille lui restant.
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MessageSujet: Re: Débandade [ PV ]   Mer 6 Mar - 17:14

Payton était elle aussi par les cinq phases du deuil concernant son amnésie mais, comme elle ne faisait jamais les choses comme tout le monde, cela avait eu lieu à rebours. Dans un premier temps, il y avait eu l’acceptation : c’était un fait, elle avait perdu la mémoire, elle ne se souvenait absolument de rien et il allait falloir faire avec. Cette période avait été suivie par une vague de dépression bien compréhensible : devoir ré-apprendre sa propre vie n’était pas la chose la plus confortable au monde, et encore, elle n’était qu’adolescente, le choc était moins grand. Elle avait ensuite tenter une sorte de marchandage avec elle-même du genre « allez, aujourd’hui, tu souris à tout le monde et demain ça ira mieux, plus personne ne te regardera comme une bête curieuse ». La méthode sus-citée ne fonctionnant pas, ou peu, elle passa à la colère. Pendant une période relativement courte mais qui pouvait paraître longue à l’échelle de l’unique année de souvenirs de Payton, elle avait séché ses cours particuliers, s’était renfermée sur elle-même et refusait de parler à une bonne partie des adultes. Vint ensuite, et enfin, l’époque bénie du déni dans lequel elle baignait encore par période : peu importait qu’elle ne se souvienne de rien, elle n’était pas différente d’avant son amnésie, après tout. Sauf qu’en réalité si. Elle avait bien gardé quelques traits en commun avec son ancienne personnalité, mais sans les souvenirs heureux d’une enfance choyée, il restait surtout une adolescente qui, en dépit d’un bon fond, avait un caractère très (trop) affirmé.

« Je n’y crois pas trop honnêtement. Si Peeves suffisait à faire fuir MS, ils seraient déjà partis. » Elle était extrêmement raisonnable concernant l’invasion, un peu trop même de l’avis de certains. Mais elle ne voyait pas du tout pourquoi elle devrait partir comme une va-t-en guerre contre MS alors qu’elle éprouvait un sentiment très mitigé quant à leurs actions. D’un côté, c’était vrai qu’ils lui avaient lancé un oubliette, mais d’un autre côté, ils avaient beau tenir l’école depuis plusieurs semaines, ils n’avaient violentés aucun d’entre eux. Peut-être que tout ça était juste une vaste erreur et que MS finirait par trouver un terrain d’entente avec le ministère ?

Elles évoquèrent finalement leurs activités pré-Peeves mais Tempérance ne paraissait pas très emballée par les devoirs faits en bibliothèque (à moins que le problème là-dedans ce soit plus simplement le travail supplémentaire, non?). « C’est plutôt sympa quand on a besoin de calme. » mais Tempérance n’était pas très solitaire alors que Payton, parfois, ressentait une certaine nécessité à être au calme pour faire le point sur tout ce qu’elle avait appris dans la journée, y compris sur elle-même. Or, l’endroit le plus calme de l’école était bien la bibliothèque !

Visiblement, ce n’était pas le travail qui avait été à l’ordre du jour pour sa camarade de Poufsouffle. Elle s’était plongée dans le passé, chose que Payton ne savait pas faire (pas seulement parce qu’elle avait été oubliettée, mais aussi parce qu’elle avait même du mal à penser à la semaine précédente). « Je suis désolée pour ton père... » Elle ne voyait pas quoi dire d’autre même si elle sentait la tristesse qui pointait derrière les paroles de son amie. « Je suis sûre que ta mère va bien, même si elle doit être inquiète. Ils nous l’auraient dit s’ils avaient fait quelque chose à l’extérieur. » Elle essayait de rester optimiste : il y aurait forcément de la lumière au bout du chemin.

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MessageSujet: Re: Débandade [ PV ]   Sam 9 Mar - 11:36

Tempérance - comme beaucoup d'élèves, supposait-elle - détestait Peeves. Pour une élève aussi prompte à la maladresse qu'elle, l'esprit frappeur était une véritable affliction. Les attaques surprises, les pièges laissés à l'intention d'élèves traversant distraitement un couloir sans s'attendre à ce qu'une flaque de sirop d'érable les attende au prochain angle... Mais s'il fallait reconnaître une qualité à cet énergumène, c'était qu'il se montrait plutôt impartial. Tout le monde avait droit à son lot de caquètements enflammés et d'attaques au ballon rempli d'eau. Même - et surtout - les membres de Magicis Sacra. Cela étant, Tempérance était loin de songer que ses petits agissements suffiraient à faire fuir Freja et ses sbires. Ils n'étaient pas des enfants. Elle aurait bien voulu, néanmoins, mais même elle n'était pas assez optimiste pour réellement le penser. « C'est sûr. S'il peut au moins les enquiquiner le plus possible cela dit, ça ne leur fera pas de mal... » énonça-t-elle dans un rare moment de haine envers autrui. Le calme - voire l'acceptation - de Payton la médusaient. Ces gens-là étaient responsables de son amnésie, pourtant, son aînée n'exprimait aucune aversion à leur égard.

L'évocation de la bibliothèque arracha une moue vaguement dégoûtée à la jeune Irlandaise, tandis qu'elle remontait le passage secret en compagnie de son amie. Si elle s'y rendait, ce n'était toujours que par pure nécessité et pour le moins de temps possible. « T'as raison. Mais je trouve ça trop calme... J'préfère quand c'est un peu trop plus moins calme. » avoua-t-elle en haussant les épaules. Trop de calme : trop de temps pour se perdre dans ses propres pensées. Tempérance préférait nettement faire semblant de travailler dans la salle commune des Poufsouffles, voire dans la chaleur de son dortoir en dormant, finalement. Certes, les distractions étaient plus nombreuses, mais elle pouvait également parler à ses amis si elle avait une question sur un point, ce qui était très difficile à la bibliothèque, sous le joug de Madame Pince.

Détournant les yeux quand il fut question de raconter - brièvement - son propre passé, Tempérance préféra se concentrer sur le présent, et ce qu'il advenait à l'extérieur de l'école : « Sans doute, mais on n'en est pas sûr. Tout comme ça doit être le cas pour les parents. On ne nous traite pas mal, mais on peut facilement imaginer le pire. Et même si j'ai envie de croire qu'elle va bien, vraiment, parfois c'est un peu difficile... » Elle déglutit. « Et puis, peut-être que ça va maintenant, mais on ne sait même pas quels sont leurs plans pour après. Ils en ont forcément, non ? » Comment protéger sa mère devenait une question qui revenait sans cesse dans son esprit. En admettant qu'on les laisse un jour quitter Poudlard - de gré ou de force -, si MS demeurait, alors Siobhan ne serait pas tout à fait en sûreté, si ? Avec ce que MS semblait penser des moldus, Tempérance avait de plus en plus de mal à y croire - et pourtant, elle était connue pour sa capacité au déni à garder l'espoir en toute circonstance.

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